Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × locution phrastique (hors proverbes).
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.
Fonction :
Critiquer le dest. de se plaindre au lieu de se rŽjouir.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation :
Motifs d'Žnonciation alternatifs : motif ou rŽaction ˆ ce motif
OU BIEN
nature : un Žtat de fait non dŽt. ; bŽnŽficiaire : le dest. ; source motivationnelle : val. mondaine pos. pour le dest. (aux yeux du loc.)
; observabilitŽ : - rŽalisŽ - mentionnŽ
; localisation : - dans un ŽnoncŽ antŽrieur du loc. - dans une rŽplique du dest. - rŽalisŽ dans la situation
RŽfŽrence morpho-lexicale au motif de l'Žnonciation dans l'ŽnoncŽ : nŽant.
OU BIEN
nature : un acte de parole : se plaindre ; phase : . en cours ; motif : le premier motif d'Žnonciation ; agent de l'acte : le dest. ; source motivationnelle : val. mondaine nŽg. aux yeux du loc.
; observabilitŽ : - rŽalisŽ
; localisation : - dans une rŽplique du dest.
RŽfŽrence morpho-lexicale au motif de l'Žnonciation dans l'ŽnoncŽ : nŽant.
Type de phrase :
assertion nŽgative
Ñ mode littŽral
Attestations :
Enchaînements remarquables :
monol. : [ on ne conna”t pas son bonheur ] [ on n'est jamais si malheureux qu'on croit ]
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 335
[É] il songea que s'il avait ŽtŽ, comme tant d'autres, pauvre, humble, dŽnuŽ, obligŽ d'accepter
toute besogne, ou liŽ ˆ des parents, ˆ une Žpouse, il aurait pu �tre obligŽ de quiter Odette, que ce
r�ve dont l'effroi Žtait encore si proche aurait pu �tre vrai, et il se dit : Ç On ne conna”t pas
son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit. È
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
TONI. Cette MarieÉ c'est une femme Žpatante quand m�me. Elle donnerait sa peau pour moi, tu sais
! FERNAND. Ouais. TONI. Et elle me soigne comme un enfant. Eh ben, �a me rend malheureux. Elle m'a
trop rendu service. FERNAND. Eh... Fallait pas les accepter ! TONI. Mais qu'est-ce que tu veux,
c'est venu tout seul. FERNAND. EhÉ Tu connais pas ton bonheur, hein. Moi, ˆ ta place, pour
pas la rendre malheureuse, je m'amuserais pas ˆ lui agacer les nerfs comme tu fais.
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 73
VOIX : Ñ Faites attention que le Ciel ne vous punisse pas. S'il arrivait, qu'ˆ Dieu ne plaise,
touchons du boisÉ quand vous y repenseriez. ELLE et LUI : Ñ Oh oui, qu'ˆ Dieu ne plaise. VOIX : Ñ
Ah vous voyez. Vous tentez le sort. ELLE et LUI : Ñ Oh non.VOIX : Ñ Vous ne connaissez pas votre
bonheur.