Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × motif d'Žnonciation non transparent dans l'ŽnoncŽ, mais dŽterminŽ × homonymie interne ˆ la nomenclature.
Ñ nomenclature large : × expression Žvaluative.
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.
Fonctions :
Critiquer un acte excessif du dest. EN PART. Contester une assertion.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation :
Motif d'Žnonciation simple :
nature : un acte ; mode d'action : . Žvaluation : exc�s ; agent de l'acte : le dest. ; source motivationnelle : val. mondaine nŽg. aux yeux du loc.
; observabilitŽ : - rŽalisŽ - mentionnŽ
; localisation : - dans une rŽplique du dest. - rŽalisŽ dans la situation
RŽfŽrence morpho-lexicale au motif de l'Žnonciation dans l'ŽnoncŽ : sŽlection d'un motif d'Žnonciation actif par son Žvaluation.
Type de phrase : [en attente]
Attestations :
Enchaînements remarquables :
dial. : Ñ [ tu exag�res ] Ñ [ mais non, je n'exag�re pas du tout ! ]
monol. : [ ce n'est pas vrai ] [ tu exag�res ]
monol. : [ tu exag�res ] [ tu ne terends pas compte ]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 208
A ce moment M. Verdurin vint ˆ notre rencontre. M. Verdurin ˆ qui nous f”mes nos condolŽances
pour la princesse Sherbatoff nous dit: "Oui, je sais qu'elle est tr�s mal." "Mais non, elle est
morte ˆ six heures", s'Žcria Saniette. "Vous, vous exagŽrez toujours", dit brutalement ˆ
Saniette M. Verdurin, qui, la soirŽe n'Žtant pas dŽcommandŽe, prŽfŽrait l'hypoth�se de la
maladie.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 221
Ç Ah ! me dit-elle, quelle joie de vous voir, vous mon plus vieil ami. È [É] Ç Son plus vieil
ami, me dis-je, elle exag�re, peut-�tre un des plus vieux, mais suis-je donc...È A ce moment
un neveu du prince s'approcha de moi: Ç Vous qui �tes un vieux Parisien È, me dit-il.
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
IRENƒE Faire rire ! Devenir un roi du rire ! C'est moins effrayant que d'�tre guillotinŽ, mais
c'est aussi infamant. FRAN‚OISE. Mais pourquoi ? IRENƒE. Des gens vont d”ner, avec leur femme ou
leur ma”tresse. Et vers neuf heures du soir, ils se disent: ÇAh, maintenant qu'on est bien repu et
qu'on a fait les choses sŽrieuses de la journŽe, o� allons-nous trouver un spectacle qui ne nous
fera pas penser, qui ne posera aucun probl�me et qui secouera un peu les boyaux, afin de nous
faciliter la digestion ?ÈÉ FRAN‚OISE. Mais vous exagŽrez tout !
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC. Ñ On a attirŽ cette vieilIe gloire dans un traquenard !. Et on a tout simplement ŽgorgŽ
ce vieillard ! FRAN‚OISE (un peu outrŽe). Ñ Oh ! tu exag�res tout ! ASTRUC. Ñ Mais non, je
n'exag�re pas du tout. Je ne suis pas marseillais, moi. J'ai de bonnes raisons d'�tre clairvoyant.
Le r™le que tu as fait arranger pour IrŽnŽe est excellent. Il aura un tr�s gros succ�s de comique,
mais Galubert est cuit. Il n'a plus qu'ˆ aller planter ses choux.
¥ 1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 69
Mme Martin : Ñ ‚a [le po�me rŽcitŽ par Mary] m'a donnŽ froid dans le dos. M. Martin : Ñ Il y a pourtant une certaine chaleur dans ces vers. Le pompier : Ñ J'ai trouvŽ �a merveilleux. Mme Smith : Ñ Tout de m�me. M. Smith : Ñ Vous exagŽrez.
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 117
Le professeur, ˆ l'Žl�ve : Ñ Je dois donc vous enseigner, si vous tenez vraiment ˆ vous
prŽsenter au doctorat partiel. L'Žl�ve : Ñ Oui, Monsieur. Le professeur : Ñ Les ŽlŽments de la
linguistique et de la philologie comparŽe. La bonne : Ñ Non, Monsieur, non ! Il ne faut pas ! Le
professeur : Ñ Marie, vous exagŽrez !
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 63
CHOUBERT : Ñ Je suis vieuxÉ Je suis vieuxÉ MADELEINE : Ñ Il ne le para”t pas tellement. Il exag�re. Il veut qu'on le plaigne.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 52
LE VIEUX : Ñ Regardez-moi, regardez-moi, ai-je l'air d'un mauvais soldat ? Une fois, mon Colonel, ˆ une batailleÉ LA VIEILLE : Ñ Il exag�re ! C'est inconvenant !
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 17
Le mŽdecin : Ñ Il tombe de la neige au p™le Nord du soleil. La Voie lactŽe a l'air de
s'agglutiner. La com�te est ŽpuisŽe de fatigue, elle a vieilli, elle s'entoure de sa queue,
s'enroule sur elle-m�me comme un chien moribond. Marie : Ñ Ce n'est pas vrai, vous exagŽrez.
Si, si, vous exagŽrez.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 135
Jean : Ñ Une plaine morose, une plaine grise, une plaine boueuse, une plaine sans fin, ou des
sentiers menant nulle part, des sentiers menant nulle part ; et puis la brume s'est ŽtendueÉ Fr�re
Tarabas : Ñ Vous exagŽrez. Vous ne vous rendez pas compte. Un de ces sentiers vous a bien
menŽ ˆ nous.
¥ 1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 92, 20 ]
Ridder Ñ Bonjour, mon petit chat. [É] Est-ce que tu as bien mangŽ aujourd'hui ? Ridder-Chat Ñ Eh
bien pour tout vous dire, je trouve que cette femme ne me donne pas assez ˆ manger. Oui, elle est un
peu avarŽe, je crois.. Ridder Ñ Pas avarŽe, avare. Mais dans la rue, tu mangeais certainement moins.
Ridder-Chat Ñ Ce n'est pas une raison pour m'affamer en appartement. Ridder Ñ Je crois que tu
exag�res un peu.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE. Ñ Je suis sžre qu'elle va faire une tr�s bonne lecture mais ˆ mon avis, ils ne la
prendront pas... Nadine est encore un bŽbŽ, on la verrait mieux dans Ç L'Ecole des femmes È.
JEAN-LOUP. Ñ Dans Ç L'Ecole des femmes È, Nadine ? Dans le r™le d'Agn�s ? Moi, je veux bien, mais
quand elle dira : Ç Le petit chat est mort È, j'aime autant te dire que dans la salle, ils vont tous
penser: Ç C'est elle qui a fait le coup ! È. MARION. Ñ Tu exag�res !
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
ANNE (en visite chez Laurence, prof.). Fait vachement froid dehors, hein ? Ah, j'oubliaisÉ
Tubiana a su que je venais te voir, alors il m'a donnŽ tes copies. LAURENCE. T'as vu tout ce qui me
reste ˆ corriger ? Et puis, le niveau, �a va �tre encoreÉ ANNE.Oh, t'exag�res ! J'en ai lu
une ou deux qui sont tr�s bien. Tiens, la premi�re, justement, c'est pas mal du tout, ce qu'il
Žcrit.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Roland. Ñ Alors, lˆ, Žvidemment, il y a le probl�me de la tache de sang. Bon. Le petit gar�on
est tombŽ, le dessin est tr�s beauÉ mais moi, j'ai pensŽ que cette tache de sang Žtait un petit peu
trop crue, trop violente pour de jeunes lecteurs. Mathilde (cassante). Ñ Vous avez eu tort. J'ai
fait ce dessin justement pour montrer une tache de sang. Non, vraiment. Cette image, sans la couleur
rouge, �a n'a plus aucun sens. Roland. Ñ Vous exagŽrez. Ce dessin Žtait morbide, regardez
bien la variante. Elle ne vous trahit pas.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Nicole. Ñ J'ai bien regardŽ [tes dessins] : tr�s tr�s bien, presque trop beau pour des enfants. Mathilde (sourire). Ñ Tu te rends compte de ce que tu dis ? Trop beau pour des enfants, tu exag�res.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Roland. Ñ Philippe m'a dit que vous faites des livres pour enfantsÉ Mathilde. Ñ Il a encore fait ma propagande ! Il exag�re !
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ C'est rempli de dragueurs [É]É Catherine: Ñ Oh, vous exagŽrez, on ne se fait pas toujours draguer ˆ Deligny [=piscine] !
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ Et puis je me sentais honteux ! Honteux que cette fille m'aborde dans cet accoutrement ! [É] J'Žtais humiliŽ ! Surtout qu'ˆ c™tŽ de moi il y avait une fille sublime !. Jean: Ñ Tu exag�res. Elle n'est pas laide ˆ ce point.
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Yvette [ˆ son fils] : Ñ Tiens, essaie le short, pour voir. Basile : Ñ Je mets pas de shorts, je
mets des pantalons. Yvette : Ñ Tu mettras ce qu'on te donne ! Non maisÉ fffÉ moi, ˆ ton ‰ge, on me
demandait pas mon avis. Luce : Ñ On ben t'Žxag�res ! On allait toujours choisir ensemble.
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Ñ Quoi qu'on fasse, on est perdant avec vous ! L'assureur : Ñ Non. Lˆ, vous exagŽrez, mais c'est vrai que je suis ici pour gagner de l'argent, pas pour en perdre, comme n'importe quelle entreprise.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
MARIE : Ñ Bernard ! O� tu vas ? BERNARD (depuis le tracteur) : Ñ Vider la sulfateuse. MARIE : Ñ Je viens avec toi ! L.A MéRE : Ñ T'exag�res ! on va manger !