màj 26/10/13

TAUL : Dictionnaire de phrases usuelles


-- analyse partielle et provisoire --

mot-vedette : vouloir

Qu'est-ce que tu veux ? 3

Dictionnaires : [en attente]

Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × homonymie interne ˆ la nomenclature.
Ñ nomenclature large : × lexique programmatif.
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.

Fonctions :
Exprimer sa rŽsignation. OU Demander au dest. de se rŽsigner.

Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]

Motif de l'énonciation : [en attente]

Type de phrase : [en attente]

Attestations :

     Enchaînements remarquables :
glose de mimique : [ avec cette esp�ce d'Žgarement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent ˆ se ma”triser et disent : ] [ que veux-tu ? ]
monol. : [ ah ! que veux-tu ! ] [ c'est normal ]
monol. : [ qu'est-ce que tu veux ? ] [ �a s'est trouvŽ comme �a ]
monol. : [ qu'est-ce que tu veux ? ] [ je n'y peux rien ]
monol. : [ qu'est-ce que tu veux ? ] [ je ne peux pas appeler �a [de la peinture] ]
monol. : [ que veux-tu ? ] [ c'est humain ]
monol. : [ que veux-tu, que veux-tu !É ] [ c'est terrible ]


¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 311
(avec cette esp�ce d'Žgarement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent ˆ se ma”triser et disent : Ç Que voulez-vous ! È)

¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 168
"Lohengrin? Ah! oui, la derni�re revue des Folies-Berg�re [É]" HŽ bien, madame, qu'est-ce que vous voulez, quand on entend des choses comme �a, �a vous fait bouillir. J'avais envie de la gifler. Parce que j'ai mon petit caract�re, vous savez.

¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 201
Au nom du ciel, apr�s un peintre comme Monet, qui est tout bonnement un gŽnie, n'allez pas nommer un vieux poncif sans talent comme Poussin. Je vous dirai tout nžment que je le trouve le plus barbifiant des raseurs. Qu'est-ce que vous voulez, je ne peux pourtant pas appeler cela de la peinture.

¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 280
Ç HŽ bien ! ce pauvre Dechambre ! È dit-il, mais ˆ mi-voix [É] Ç C'est affreux, rŽpondit allŽgrement M. Verdurin. Ñ Si jeune È, reprit Brichot. AgacŽ de s'attarder ˆ ces inutilitŽs, M. Verdurin rŽpliqua d'un ton pressŽ et avec un gŽmissement suraigu, nonde chagrin, mais d'impatience irritŽe : Ç HŽ bien oui, mais qu'est-ce que vous voulez, nous n'y pouvons rien, ce ne seront pas nos paroles qui le ressusciteront, n'est-ce-pas ? È

¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 130
ƒvidemment le militaire Žtait en train de railler son compagnon, au sujet du peu de conformitŽ que sa conduite offrait avec son habit, car celui-ci d'un air grave, et levant vers son visage un doigt hideux de docteur en thŽologie, dit sentencieusement :Ç Que voulez-vous, je ne suis pas È (j'attendais Ç un saint È) Ç une ange. È

¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Ñ Oui, je prŽf�re les filles. Les gar�ons sont ingrats, oublieux de leurs devoirs, prompts ˆ dŽsobŽir. (Ce disant, il regarde la place vide de Gilles. Avec bontŽ.) Je ne suis pas mŽchant, bien sžr, maisÉ (Brusquement mŽchant et glacial.) j'ai horreur, oui, j'ai horreur qu'on me dŽsobŽisse ! (Redevenanf bonhomme.) Chacun a ses petits travers, que voulez-vous ?

¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
HUGUES (il a tuŽ Renaud au tournoi) Ñ Renaud, Renaud, que je considŽrais dŽjˆ comme mon fils. Quand je pense que c'est cette main-lˆ qui l'a frappŽ. LE GROS SEIGNEUR. Ñ Que voulez-vous, on ne peut rien contre une mauvaise chance.

¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Ñ HŽlas ! Les meilleurs d'entre nous se rŽjouissent du malheur des autres. Que voulez-vous ? C'est humain !

¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 13
CHOUBERT : Ñ Nous savons que les suggestions prennent brusquement figure de r�glement, de lois sŽv�res. MADELEINE : Ñ Que veux-tu, mon pauvre ami, la loi est nŽcessaire [É]

¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
BƒRENGER : Ñ Mais c'est atroce. Atroce. ƒDOUARD : Ñ Je l'admets. Je ne vous contredis pas. BƒRENGER : Ñ Votre indiffŽrence me rŽvolte ! Je vous le dis en face. ƒDOUARD : Ñ Que voulez-vousÉ jeÉ BƒRENGER, plus fort : Ñ Votre indiffŽrence me rŽvolte !

¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 21
Ñ Si tu veux insinuer que je suis pas ˆ la page, dit Zazie, moi je peux te rŽpondre que tu n'es qu'un vieux con. Ñ Tu entends �a ? dit Gabriel. Ñ Qu'est-ce que tu veux , dit Charles, c'est la nouvelle gŽnŽration.

¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 169
Ñ Tout de m�meÉ [�tre amoureuse d'] un flicard. Moi, �a me dŽbecterais. Ñ Je te comprends. Mais qu'est-ce que tu veux, �a s'est trouvŽ comme �a.

¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 221
Ñ Mais je l'ai vu si souvent, le numŽro de Gabriel, que maintenant j'en ai soupŽ, c'est le cas de le dire. Et puis, il ne se renouvelle pas. Les artisses, qu'est-ce que vous voulez, c'est souvent comme �a.

¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
La femme : Ñ Je ne m'y attendais pas. Tout lui rŽussissais. Il s'en sortait toujours au dernier moment. L'ami : Ñ Dans l'Žtat de fatigue o� il Žtait ! Vous n'auriez pas dž le laisser. La femme : Ñ Que voulez-vous, que voulez-vous !É C'est terrible.

¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 81
Ñ Quel ‰ge as-tu, mon joli ? Ñ Dix ans. Ñ Tu as une maman ? ./. Je disais non et j'avais de la peine pour Madame Rosa [qui m'Žl�ve] mais qu'est-ce que vous voulez.

¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 211
J'avais aussi envie de revoir la m™me blonde et jolie qui sentait frais dont je vous ai parlŽ, je crois, vous savez, celle qui s'appelait Nadine ou comment dŽjˆ. C'Žtait peut-�tre pas tr�s gentil pour Madame Rosa [=ma vieille nourrice] mais qu'est-ce que vous voulez.

¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 74
LUI : Ñ Moi ˆ cet ‰ge-lˆ, j'Žtais idiot. Un peu arriŽrŽ. Toujours dans les livres. Dans les musŽes. Mais luiÉ ah oui, pour �a oui, lui, ces choses-lˆ, �a l'ennuieÉ il n'aime pas �aÉ lui, c'est les bandes dessinŽesÉ la tŽlŽ. Voix : Ñ Ah que voulez-vous,il est de son tempsÉ c'est normal, il est comme tout le monde.

¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 35
H. 1 : Ñ Je pense que depuis quelque temps on assiste ˆ une recrudescence... ˆ une dŽgradation de plus en plus sensible... H. 2 : Ñ Oui... oui... H. 1 : Ñ Je lisais l'autre jour... Il Žtait de mon avis... c'est un mouvement irrŽversible... H. 2 : Ñ Oui... c'est bien vrai... H.1 : Ñ Que voulez-vous ? On ne peut que faire le dos rond... Personne d'ailleurs... vous ne trouvez pas ?

¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Ñ De toute fa�on c'est un peu moi qui t'ai laissŽe seule dans ton coin ! Mais qu'est-ce que tu veux, il y a des moments, cette fille est accaparante et bon euh... impossible de s'en dŽp�trer !



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