Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × motif d'Žnonciation non transparent dans l'ŽnoncŽ, mais dŽterminŽ × locution phrastique (hors proverbes).
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.
Fonctions :
Expliquer le pourquoi d'un acte de valeur nŽgative du loc. EN PART. Se donner une excuse.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation :
Motif d'Žnonciation simple :
nature : un acte ; agent de l'acte : le loc. ; source motivationnelle : val. mondaine nŽg. aux yeux du loc.
; observabilitŽ : - rŽalisŽ - mentionnŽ
; localisation : - dans un ŽnoncŽ antŽrieur du loc. - dans une rŽplique du dest. - rŽalisŽ dans la situation
RŽfŽrence morpho-lexicale au motif de l'Žnonciation dans l'ŽnoncŽ : anaphore du motif de l'Žnonciation.
Type de phrase : [en attente]
Attestations :
Enchaînements remarquables :
monol. : [ �'a ŽtŽ plus fort que moi ] [ j'ai explosŽ ]
monol. : [ c'Žtait plus fort que lui ] [ un simple rŽflexe ]
monol. : [ ce n'est pas possible ] [ c'est plus fort que moi ]
monol. : [ il ne pouvait pas s'arr�ter ] [ c'Žtait plus fort que lui ]
monol. : [ je ne pouvais pas faire autrement ] [ quelque chose de plus fort que moi me retenait ]
monol. : [ je ne sais pas ] [ c'est plus fort que moi ]
monol. : [ je te demande pardon ] [ c'Žtait plus fort que moi ]
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 161
[É] c'est plus fort que moi, vous savez, ces femmes de fonctionnaires, je ne peux pas m'emp�cher de leur tirer la langue. Et ma ni�ce Albertine est comme moi.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 257
Ah ! quelle soirŽe ! ajoiuta Mme Verdurin [É] Avoir fait jouer ces chefs-d'Ïuvre devant ces
cruches ! [É] Ah ! c'est ˆ vous rendre enragŽe. Qu'est-ce que vous voulez, moi je n'ai plus vingt
ans. Quand j'Žtais jeune on me disait qu'il fallait savoir s'ennuyer, je me for�ais, mais
maintenant, ah ! non, c'est plus fort que moi, j'ai l'‰ge de faire ce que je veux, la vie est
trop courte, m'ennuyer, frŽquenter des imbŽciles, feindre, avoir l'air de les trouver intelligents,
ah ! non, je ne peux pas.
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
PUCK. Ñ Tu as une fiancŽe ? ERIC. Ñ Non. PUCK. Ñ Et tu en auras une ? ERIC. Ñ Sans doute, quand
je serai amoureux. (Puck dŽtourne les yeux et prend une attitude songeuse. Puis, subitement, elle se
penche vivement sur la main d'Eric posŽe sur son Žpaule et lui mord un doigt.) Eric (surpris)
Pourquoi Puck ? PUCK. Ñ Je ne sais pas. C'est plus fort que moi. Va-t-en ! Non... (Elle lui
prend les Žpaules et l'attire vers elle.) Je ne sais pas ce que je veux.
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
(Coup de tonnerre. Effroi de CornŽlla qui se jette dans les bras du duc.) CORNƒLIA. Ñ Oh ! le tonnerre ! le tonnerre me rend folle ! Le tonnerre et les sourisÉ Monseigneur, cÕest plus fort que moi.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
RenŽe: Ñ Si je ne suis pas partie c'est que je ne pouvais pas faire autrement, c'est que quelque chose de plus fort que moi me retenaitÉ ToiÉ
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
[Arlette a dit ÒnonÓ devant M. le Maire] Yves : Ñ Non c'est une histoire ˆ me faire perdre ma
situation ! Oui et moi qui t'apportais le bouquet de la mariŽe... c'est une paire de tartes que tu
mŽriterais ! Arlette : Ñ Je ne pouvais pas dire oui, c'Žtaitplus fort que moi, je ne l'aime
pas !
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 196
C'est plus fort que moi, je prends systŽmatiquement le contre-pied de ce qu'elle dŽbite, m�me si, par miracle, elle rŽussit ˆ s'extraire une idŽe potable.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 311
Si j'Žcrivais tous les soirs au lieu d'aller tra”ner ma bosse ? Mais c'est plus fort que moi. Je sais, je sens que la vie circule au-dehors, et rien ne pourrait me retenir de sortir.
¥ 1965 Viva Maria, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 57, 1966]
MARIE-BRIGITTE [qui vient d'emprunter un fusil et de tirer sur un officier qui a incendiŽ le village], ˆ ses amis. Ñ Je vous demande pardon... C'Žtait plus fort que moi.
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 126
PIERRE : Ñ Vous Žtiez sur le point de la plaindre. Tout le monde se laisse faire, personne n'ose broncherÉ Alors �a ŽtŽ plus fort que moi, j'ai explosŽÉ
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 131
PIERRE : Ñ C'est vrai, Lucie, vous savez bien que vous ne pouvez pas vous en emp�cher. LUCIE : Ñ Eh bien oui, c'est plus fort que moi. Il faut toujours que j'aille au-devant. comme s'il me tirait.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 94
Il y avait m�me un chameau qui dansait et un magicien avec un chapeau d'o� sortaient en file
indienne des lapins qui faisaient un tour de piste et remontaient dans le chapeau pour recommencer
encore une fois et encore, c'Žtait un spectacle continu et il ne pouvait pas s'arr�ter,c'Žtait
plus fort que lui.
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 10
H. 2 : Ñ Que veux-tu... je t'aime tout autant, tu sais... ne crois pas �a... mais c'est plus fort que moi... H. 1 : Ñ Qu'est-ce qui est plus fort ? Pourquoi ne veux-tu pas le dire ? Il y a donc eu quelque chose...
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
(On a sonnŽ.) LA VEUVE. Ñ Nous ne sommes pas supposŽs avoir entendu... Poursuivons... Vous
m'embrassiez.... ALPHONSE. Ñ Ah oui !... C'est vrai. (Il I'embrasse avec fougue, ce qui ne semble
pas �tre du gožt de la veuve. Ils se redressent tous les deux.) LA VEUVE. Ñ Non, je vous en prie,
pas comme �a... Nous ne sommes pas des machines... ALPHONSE. Ñ Excusez-moi, je suis dŽconcentrŽ...
Savoir qu'il y a quelqu'un derri�re la porte, c'est plus fort que moi, �a me perturbe !
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 80
ELLE : Ñ C'Žtait ridicule. Je suis sžre que maintenant il s'en rend compte. Il aurait dž te
laisser t'expliquer, te laisser t'affirmer. Et lui: Ç Qui elle ? È, mais ce n'Žtait pas pour
t'Žcraser, tu saisÉ je le connaisÉ c'Žtait plus fort que lui : un simple rŽflexe. Ç Qui elle
? ÈÉ par habitudeÉ Par conformisme.
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 81
ELLE : Ñ Mais dis quelque chose ! LE FILS : Ñ Eh bien, il n'y a rien ˆ faireÉ c'est plus fort que moi, je me rŽtracte. Dans un instant (voix terrible pour rire) je vais, comme la pieuvre, sŽcrŽterÉ une encre noire va se rŽpandreÉ
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 55
H 3 : Ñ je dis juste qu'elle a peut-�tre pu s'imaginer... H 2 : Ñ Rien du tout. Elle a eu un moment... cÕest humain, que voulez-vous... c'Žtait plus fort qu'elle... elle a voulu s'Žchapper en emportant sa ch�re idŽe.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(197)(AN109)Fj12 : Ñ je vois une fois dans mon square o� j'habitais avant/ une dame qui Žtait
en train de taper son chien mais/ avec une laisse/ ˆ mort. EF(Fj12) : Ñ mm (198)(AN110)Fj12 : Ñ je
suis arrivŽe mais je lui ai dit {mais qu'est-ce que vous faites lˆ?} c'Žtait plus fort que
moi et j'ai pas le droit de faire �a/ EF(Fj12) : Ñ oui (199)(AN111)Fj12 : Ñ j'ai pas le droit
ˆ la limite. c'est son chien hein/ hein
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fr05
(442)(AG78)Fr5 : Ñ mais il aime �a/ alors tous les jours il est au bistrot. EF(Fr5) : Ñ ah!
(443)(AG79)Fr5 : Ñ c'est malheureux �a. oh moi je: �a c'Žtait plus fort que moi hŽ le voir
rentrer ivre hein! j'Žtais jeune/ j'avais vingt-sept ans. EF(Fr5): Ñ ah oui. (444)(AG80)Fr5 : Ñ eh
ben/ vous savez!
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ Dieu sait pourtant si j'ai envie de toi; mais lˆÉ [son rival est ˆ quelques pas] non
non, je ne peux pas, c'est pas possible ! Non non, c'est plus fort que moiÉ (se
ressaisissant, soucieux) Mais je dis n'importe quoi, allez, salut !
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Mme Manceau : Ñ MŽlanie, arr�tez de faire la mauvaise t�te. Convenez qu'au moins, ils sont corrects ces Allemands. MŽlanie : Ñ Madame, c'est plus fort que moi. Je peux pas les voir.
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Il est venu m'aboyer dessus comme d'habitude, �a a ŽtŽ plus fort que moi, j'ai eu une montŽe [de rage] tout d'un coup, je lui ai dit : directeur ou pas, vous n'avez pas le droit de vous adresser aux gens de cette fa�on.