màj 26/10/13

TAUL : Dictionnaire de phrases usuelles


-- analyse partielle et provisoire --

mot-vedette : agir (se)

Il ne s'agit pas de �a.

Dictionnaires :
. NPR : glosŽe.

Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × motif implicite par convention.
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.

Fonction :
Critiquer un acte de parole du dest. non pertinent.

Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]

Motif de l'énonciation :
Motif d'Žnonciation simple :
nature : un acte de parole ; focus : contenu ; agent de l'acte : le dest. ; source motivationnelle : val. mondaine nŽg. aux yeux du loc. ; domaine d'Žvaluation : non pertinent ; observabilitŽ : - rŽalisŽ ; localisation : - dans une rŽplique du dest. RŽfŽrence morpho-lexicale au motif de l'Žnonciation dans l'ŽnoncŽ : anaphore du motif de l'Žnonciation.

Type de phrase :
assertion nŽgative Ñ mode littŽral

Attestations :

     Enchaînements remarquables :
avec geste : [ mais il ne s'agit pas de [É] ] [ dit-il en haussant les Žpaules ]
dial. : Ñ [ il ne s'agit pas de �a ] Ñ [ mais de quoi s'agit-il, alors ? ]
monol. : [ mais il ne s'agit pas de [É] ] [ tu vois bien que [p] ]
monol. : [ pas si vite ] [ il ne s'agit pas de �a ]
monol. : [ qu'est-ce qui te prend ? ] [ il ne s'agit pas de �a ]
monol. : [ que vient faire ici [le racisme] ? ] [ il ne s'agit pas de �a ]


¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 41
Ñ Mais va donc avec lui puisque tu disais justement que tu n'as pas envie de dormir, reste un peu dans sa chambre, moi je n'ai besoin de rien. Ñ Mais, mon ami, rŽpondit timidement ma m�re, que j'aie envie ou non de dormir, ne change rien ˆ la chose, on ne peut pas habituer cet enfantÉ Ñ Mais il ne s'agit pas d'habituer, dit mon p�re en haussant les Žpaules, tu vois bien que ce petit a du chagrin, il a l'air dŽsolŽ, cet enfant ; voyons, nous ne sommes pas des bourreaux ! Quand tu l'auras rendu malade,tu seras bien avancŽe !

¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 217
Ñ A propos, saviez-vous qui est partisan enragŽ de Dreyfus ? Je vous le donne en mille. Mon neveu Robert ! Je vous dirai m�me qu'au Jockey, quand on a appris ces prouesses, cela a ŽtŽ une levŽe de boucliers, un vŽritable folie. Comme on le prŽsente dans huit jours... Ñ Evidemment, interrompit la duchesse, s'ils sont tous comme Gilbert qui a toujours soutenu qu'il fallait renvoyer tous les juifs ˆ JŽrusalem... Ñ Ah ! alors, le prince de Guermantes est tout ˆ fait dans mes idŽes, interrompit M. d'Argencourt. ./. Le duc se parait de sa femme mais ne l'aimait pas. Tr�s "suffisant", il dŽtestait d'�tre interrompu, puis il avait dans son mŽnage l'habitude d'�tre brutal avec elle. FrŽmissant d'une double col�re de mauvais mari ˆ qui on parle et de beau parleur qu'on n'Žcoute pas, il s'arr�ta net et lan�a sur la duchesse un regard qui embarrassa tout le monde. Ñ Qu'est-ce qu'il vous prend de nous parler de Gilbert et de JŽrusalem ? dit-il enfin. Il ne s'agit pas de cela.

¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
FRAN‚OISE. Quelles sont les clauses du nouveau contrat ? MEYERB00M. Cinq cent mille francs. IRƒNƒE (ahuri). Cinq. Cinq cent mille francs ? Pour moi ? MEYERB00M. Mais oui,. pour vous ! IRƒNƒE. Un demi-million ! FRAN‚OISE. Par film ? IRENƒE (bŽat). Mais non, voyons ! Pour toute la vie. Il m'ach�te un demi million. FRAN‚OISE. Mais non,. mais pas du tout ! ‚a serait fou, tout simplement. MEYERBOOM. Il ne s'agit pas de l'acheter ! Ce que je lui propose, c'est pour un an, pas plus !

¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
(Renaud va se battre ˆ mort contre Hugues au tournoi.) DOMINIQUE. Ñ Comme je vous sais grŽ de ne pas m'avoir cachŽ la triste vŽritŽ. Mais maintenant je suis folle d'inquiŽtude, et je crains de vous perdre. RENAUD. Ñ Croyez-moi, mon amie, c'est chose rapide et fort simple que la mort violente. A peine le temps de souffrir et sžrement pas le temps d'y penser. DOMINIQUE. Ñ Je vous admire de parler de la mort avec une telle lŽg�retŽ. RENAUD. Ñ Mais il ne s'agit pas de la mienne.

¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
JEAN (il veut obtenir la main dÕAgn�s ; ˆ HŽl�ne.) Ñ Je remets mon sort entre vos mains. Dites-leur [ˆ Agn�s et sa m�re] mes intentions. Je sens qu'il faudrait tr�s peu de choses pour les convaincre. HELENE. Ñ Mais, mon cher Jean, pas si vite. ll ne s'agit pas d'elles il s'agit de vousÉ Il est indispensable que je me renseigne davantage, que vous ne vous lanciez pas dans une aventureÉ

¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
(Manque de discipline dans la mine. Les chefs discutent.) LARZAC. Ñ Vous avez une solution ? DUBARD. Ñ Et vous ? LARZAC. Ñ Moi, je ne peux pas considŽrer les mineurs comme des adversaires. DUBARD. Ñ Il ne s'agit pas de �a.
    Žvaluation nŽgative : chercher une solution au manque de discipline n'implique pas de considŽrer les mineurs comme des adversaires.

¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 28
CHOUBERT : Ñ Je suis heureux de savoir que, sur le plan artistique, nous avons encore les m�mes gožts puisque vous �tes acquis aux principes d'un art dramatique rŽvolutionnaire ! LE POLICIER : Ñ Il ne s'agit pas de cela pour le moment ! (Le Policier sort une photo de sa poche, la tend ˆ Choubert :) T‰che de te rafra”chir la mŽmoire, regarde la photo, est-ce bien Mallot ? [Choubert ne se souvient plus s'il a connu les Mallot]

¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 35
BŽrenger : Ñ Peut-�tre que le rhinocŽros s'est-il ŽchappŽ du jardin zoologique ! Jean : Ñ Vous r�vez debout ! BŽrenger : Ñ Je suis assis. Jean : Ñ Assis ou debout, c'est la m�me chose. BŽrenger : Ñ Il y a tout de m�me une diffŽrence. Jean : Ñ Il ne s'agit pas de cela.
    BŽrenger perd le fil.

¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 95
Botard : Ñ Est-ce d'un chat, ou est-ce d'une chatte qu'il s'agit ? Et de quelle couleur ? De quelle race ? Je ne suis pas raciste, je suis m�me antiraciste. Monsieur Papillon : Ñ Voyons, monsieur Botard, il ne s'agit pas de cela, que vient faire ici le racisme ?

¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 102
ELLE : Non. Ils ne nous ont rien fait. Rien de ce qu'on peut dire. F. 1 : Alors ce qu'on ne peut pas direÉ Forcez-vous un peu, si vous voulez quÕon vous aide. ELLE : Non. Oh non, il ne s'agit pas de �a. F.1 : Mais de quoi s'agit-il, alors ? ELLE : C'estÉ c'estÉ LUI : C'est qu'ils existent.

¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 55
H 2 : Ñ 0ui, et apr�s, quand je me suis avancŽ en terrain dŽcouvert... et vous me dites que je n'ai rien fait, que c'est surtout vous... Enfin... il ne s'agit pas de �a... Donc, quand j'ai engagŽ l'action, elle a... H 3 : Ñ Elle n'a pas paru cŽder.

¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 57
H 2 : Ñ Quoi ? ‚a de nouveau, la tolŽrance ? Toujours ces mots qui enserrent, qui dŽforment... parce que j'ai dit que son idŽe ˆ elle peut bien vivre, s'engraisser, aussit™t �a y est, on croit que tout est rentrŽ dans l'ordre. C'est de la tolŽrance... Eh bien non, il ne s'agit pas de �a. C'est ˆ mon idŽe ˆ moi, ˆ elle seule, que je penseÉ

¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud : Ñ ‚a ne vous prendrait pas toute la journŽe. Si vous pouvez m'accorder deux heures ici et lˆ, ˆ votre convenance. Nelly : Ñ Oui, je peux me dŽbrouiller. Je serais heureuse de vous rendre serviceÉ de pouvoir vousÉ [rembourser]. M. Arnaud : Ñ Vous n'allez pas recommencer ! Il ne s'agit pas de �a. Vous serez rŽtribuŽe comme la dame en question [qui a fait ce travail avant vous].



énoncés rangés sous une autre lettre ou autre
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