Dictionnaires :
. NPR : glosŽe. TLF : glosŽe, attestŽe.
Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × motif d'Žnonciation non transparent dans l'ŽnoncŽ, mais dŽterminŽ.
Ñ nomenclature large : × expression dont le contenu est ŽvaluŽ en langue.
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.
Fonction :
Critiquer un acte du dest. qui importune le loc.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation :
Motif d'Žnonciation simple :
nature : un acte ; agent de l'acte : le dest. ; victime : le loc. ; source motivationnelle : val. mondaine nŽg. pour le loc.
; observabilitŽ : - rŽalisŽ - mentionnŽ
; localisation : - dans une rŽplique du dest. - rŽalisŽ dans la situation
RŽfŽrence morpho-lexicale au motif de l'Žnonciation dans l'ŽnoncŽ : nŽant.
Type de phrase : [en attente]
Attestations :
Enchaînements remarquables :
voix, ton, mimique : [ vous m'agacez, toi ! ] [ cria-t-il d'une voix terrible ]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 207
Ç Ñ J'attends qu'une des personnes qui surveillent aux v�tements puisse prendre mon pardessus et
me donner un numŽro. Ñ Qu'est-ce que vous dites ? demanda d'un air sŽv�re M. Verdurin : "qui
surveillent aux v�tements". Est-ce que vous devenez g‰teux ? on dit : "surveiller les v�tements".
S'il faut vous rapprendre le fran�ais comme aux gens qui ont eu une attaque ! [É] È Ñ Surveiller ˆ
quelque chose est la vraie forme, murmura Saniette d'une voix entrecoupŽe ; l'abbŽ Le BatteuxÉ Ñ
Vous m'agacez, vous, cria M. Verdurin d'une voix terrible.
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Nounou tire les cartes pour Louise] Nounou Ñ Petit ennui causŽ par ton mari [É] ˆ cause du roi [É] et du dix de carreau : un Žtranger. Tiens, quel Žtranger ? Louise (avec un soupir excŽdŽ) : Ñ Tu m'agaces !
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 35
Ñ C'est pas permis d'�tre aussi inintelligent que toi, tu sais ce que �a veut dire
"inintelligent" ?, esp�ce de con ? Ñ ‚a y est, dit Turandot, �a vient. Ñ Tu causes, dit Laverdure,
tu causes, c'est tout ce que tu sais faire. Ñ ‚a vient quoi ? demanda Gabriel nettement mena�ant. Ñ
Tu commences ˆ t'esprimer d'une fa�on repoussante. Ñ C'est qu'il commence ˆ m'agacer, dit
Gabriel ˆ Marceline.
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 15
Marguerite : Ñ Au lieu de consolider le sol, il laisse des hectares et des hectares s'engloutir
dans les prŽcipices sans fond. Marie : Ñ Ce que vous �tes regardante ! D'abord, on ne peut pas
lutter contre les tremblements de terre. Marguerite : Ñ Ce que vous m'agacez !É Il aurait pu
consolider [É]
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 196
Elle me crispe. Elle m'agace. Sa voix m'agace. Ses gestes m'agacent. Ses
mani�res de faire m'agacent. Ses intentions aussi m'agacent, quand elle se m�le d'�tre
ˆ peu pr�s sensŽe et qu'elle tente d'Žchanger avec moi quelques paroles sur mes sujets favoris.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 100
Marie-Madeleine : Ñ Je te cherche, oui, je te cherche. Veux-tu que je vienne, que je te touche ? Tu m'agaces, ˆ la fin. Allons, o� es-tu ? Allons, viens, veux-tu, donne-moi la direction, au moins.
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 126
VINCENT: Ñ Vous avez raison. mais chez Madeleine, il ne s'agit pas de �a, ce n'est pas un genre
chez elleÉ je croirais plut™t ˆ de la prudence: elle doit �tre avareÉ mais j'avoue qu'elle va fort,
elle m'agaceÉ seulement de lˆ comme Pierre ˆ oserÉ
¥ 1996 Les caprices d'un fleuve, film de Bernard Giraudeau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 463, 1997]
Makouta : Ñ Oh ! je ne suis qu'un perroquet qui rŽp�te les paroles d'un vieux sage, Thiam Demba. Il dit que se reconna”tre soi-m�me vaut mieux que de l'apprendre des autres. Jean-Fran�ois : Ñ Ce n�gre m'agace !