màj 05/11/13

TAUL : Petit dictionnaire de squences de phrases


-- analyse partielle et provisoire --

introduction

mots-vedettes




tour morphosyntaxique : assertion, à la forme négative, indicatif, futur proche, 2ème pers. du sg.

dialogue, ajout droite :

tu ne vas pas [l'arrter] ! ah j'vais me gner

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Inspecteur Tu es pas en rgle [papiers d'identit]. Raymonde Quoi j'suis pas en rgle. Inspecteur Non tu es pas en rgle. Allez, viens avec moi. Maltaverne Oh vous n'allez pas l'arrter ! Inspecteur Ah j'vais me gner. Allez hop !

monologue, ajout gauche :

tu es fou tu ne vas pas [faire a] !

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 48
LE POLICIER : Ne pleure pas, a te rend encore plus laide que de coutume ! MADELEINE, hors d'elle : C'est trop. Je n'en supporterai pas plus. Elle sort un petit flacon de son corsage, le porte ses lvres. LE POLICIER : Tu es folle, tu ne vas pas faire a ! Ne fais pas a !

monologue, ajout droite :

tu ne vas pas [faire a] ! ne fais pas a !

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 48
LE POLICIER : Ne pleure pas, a te rend encore plus laide que de coutume ! MADELEINE, hors d'elle : C'est trop. Je n'en supporterai pas plus. Elle sort un petit flacon de son corsage, le porte ses lvres. LE POLICIER : Tu es folle, tu ne vas pas faire a ! Ne fais pas a !

tu ne vas pas [m'appeler "Madame"] tu dconnes, ou quoi ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX, prenant un jeune parti : Arrte Nico, tu ne vas pas m'appeler "Madame", on travaille dans la mme galre. Tu dconnes ou quoi ? OK, tu es intrimaire ! OK, tu as besoin de gagner de l'argent !

tu ne vas pas me faire a moi ! salaud

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 79
MADELEINE : Il s'chappe ! [] Je ne veux pas, je ne veux pas. (Parlant en direction de Choubert :) Emmne-moi avec toi au moins. LE POLICIER, Choubert : Tu ne vas pas me faire a moi Eh ! eh ! Salaud !

tu ne vas pas [partir] ! ne [pars] pas !

1961 Amlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
AMLIE : Tu ne vas pas partir ! Fany ! Ne pars pas !

tu ne vas pas [partir] par un temps pareil

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
A: Vous entendez [l'orage] ? Vous n'allez pas partir par un temps pareil ! L: Si si! il le faut

tu ne vas pas [t'enfiler de la vodka de bon matin] ! mais o as-tu t lev ?

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
BONY : Dis donc, tu vas pas t'enfiler de la vodka de bon matin, mais o t'as t lev ? LEO : Je vais me gner.



tour morphosyntaxique : assertion, à la forme négative, indicatif, imparfait, 1ère pers. du sg.

monologue, ajout droite :

je n'allais pas [fermer le magasin] ! tu en as de bonnes

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Pourquoi n'est-il pas venu en vacances plus tt ? ] : Et le magasin ? J'allais pas fermer le magasin, tu en as de bonnes, toi.



classe smantique : classe d'actants

monologue, ajout gauche :

a ne te regarde pas ce ne sont pas des histoires pour les gamines.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Dis, tu crois que c'est vrai ? Denise : Quoi ? Rolande : Les choses qu'on raconte. Denise : D'abord, a ne te regarde pas. Ce ne sont pas des histoires pour les gamines.

cela ne te regarde pas ce n'est pas pour les femmes.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 404
Vous comprenez, si j'tais seul, garon mais cause de ma femme, je me demande si je peux le [=Charlus] laisser voyager avec nous aprs ce que vous m'avez dit, chuchota le docteur. Qu'est-ce que tu dis ? demanda Mme Cottard. Rien, cela ne te regarde pas, ce n'est pas pour les femmes , rpondit en clignant de l'il le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction de lui-mme []

monologue, avec geste, mimique droite :

ce n'est pas pour les femmes. rpondit en clignant de l'il le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction de lui-mme ()

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 404
Vous comprenez, si j'tais seul, garon mais cause de ma femme, je me demande si je peux le [=Charlus] laisser voyager avec nous aprs ce que vous m'avez dit, chuchota le docteur. Qu'est-ce que tu dis ? demanda Mme Cottard. Rien, cela ne te regarde pas, ce n'est pas pour les femmes , rpondit en clignant de l'il le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction de lui-mme []



classe smantique : date

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce que tu fais [date] ? je suis pris

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Louisette: Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Pierre: Ce soir ? Louisette: C'est mon dernier jour ici, je voudrais fter a ! Tous mes copains sont partis, sauf mon fianc, mais lui, je le vois trop. Pierre: Non merci, moi je suis pris.

qu'est-ce que tu fais [date] ? rien de spcial

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
L: Qu'est-ce que vous faites ce soir ? A: Rien de spcial. L: Alors on dne ensemble ? L: Pas question.

monologue, ajout droite :

qu'est-ce que tu fais [date] ? on ne va pas se quitter comme a !

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 362
Je fais naturellement comme si je l'avais remis du premier coup. Et comment a va, qu'est-ce que je fabrique, a va, a marche, et toi-mme ? Bon, qu'est-ce que je fais ce soir, on ne va pas se quitter comme a []

qu'est-ce que tu fais [date] ? tu n'as pas quelque chose de prvu ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Tu n'as pas quelque chose de prvu ? Parce que, coute, je ne sais pas si a te dit [] je vais Paris pour un vernissage [] a peut tre trs intressant, en tout cas moi j'y vais.



classe smantique : espace de temps

monologue, ajout gauche :

attends j'en ai pour un instant.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre [ Blanche qui s'en va prendre le train alors qu'il lui a propos de la raccompagner en voiture] Non, mais attendez ! J'en ai pour un instant !



reprise :

monologue, ajout droite :

si je veux ? mais je ne demande que a !

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 144
YVONNE : Oui, a suffit. Si nous pensions autre chose, Pierre, vous ne voulez pas ? PIERRE : Si je veux ? Mais je ne demande que ca.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

si [p] ?! reprit-il avec chaleur

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 115
Alors, tu connais le grand Julot ? Si je le connais ! reprit avec chaleur le jeune homme de vingt-deux ans. C'est un de mes meilleurs amis intimes.





monologue, ajout gauche :

tu as la parole c'est toi. 2

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Docteur : La parole est au Professeur. Journaliste : Professeur, vous avez la parole. C'est vous... a tourne !

attention c'est vous 2

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
(Entre en scne.) Jean-Jacques. Attention ! c'est vous concentrez-vous bien

monologue, ajout droite :

c'est toi. 2 a tourne

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Docteur : La parole est au Professeur. Journaliste : Professeur, vous avez la parole. C'est vous... a tourne !



abattre

monologue, ajout gauche :

tu ne te fais pas assez confiance il ne faut pas se laisser abattre. 1

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
Solange : Et puis je dois t'avouer, tu me fais un peu peur. C'est vrai, t'as l'air... Tu as l'air trop paum. Moi, j'ai besoin de quelqu'un qui me rassure. Yannick : Attends, je ne suis pas si paum que a, hein ! Solange : Ben c'est l'impression qu'on a, en te voyant. Yannick : Bah merde, alors... Solange : coute. Je m'excuse, je t'ai dit : je suis comme a, j'suis directe. Mais c'est vrai. Tu t'fais pas assez confiance, faut pas se laisser abattre. Mme si c'est dur il faut s'affirmer dans la vie.

monologue, ajout droite :

faut pas te laisser abattre. 1 tu y arriveras

1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 492, 2000]
Gabor : Ben c'est mme le moment ou jamais [de sourire] : vous devriez tre dans un frigo, avec une tiquette au doigt de pied. Adle : De toute faon, j'aurais d le savoir. Gabor : Savoir quoi ? Adle : Que je me raterais... je suis capable derien, ni de me noyer correctement, a a toujours t comme a. [] Le suicid ( Adle) : Faut pas vous laisser abattre. Un jour ou l'autre vous y arriverez.



abonnement

monologue, ajout gauche :

encore vous c'est un abonnement !

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
[Eric et Serge se prsentent pour la deuxime fois chez Louvier, qu'ils prtendent connatre, mais qui ne les connat pas.] LOUVIER : Ah !... Encore vous ! Mais c'est un abonnement, alors ! ERIC : Excusez-nous,... excusez-nous de venir vous dranger.



aboyer

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

ces modes de langage qui apparaissaient se maintenaient puis disparaissaient : les chiens aboient, la caravane passe.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 86
Autrefois je me rappelle que vous vous amusiez noter ces modes de langage qui apparaissaient, se maintenaient, puis disparaissaient : "celui qui sme le vent rcolte la tempte" ; "les chiens aboient, la caravane passe" []



abstenir (se)

monologue, ajout gauche :

si c'est pour dire des neries tu ferais mieux de t'abstenir.

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
[Que faire pour la "Fte des Adieux" de la colonie ? ] HERVE : Ou alors quelque chose de carrment original : le dimanche au dner, au lieu des deux bonbons habituels, trois bonbons. DIRECTEUR : Ecoutez, Herv, si c'est pour dire des neries dsagrables, vous feriez mieux de vous abstenir.



absurde

monologue, ajout droite :

tu as des ides absurdes. ce serait ridicule

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 29
Quant ma mre elle ne pensait qu' tcher d'obtenir de mon pre qu'il consentt parler Swann non de sa femme mais de sa fille qu'il adorait et cause de laquelle disait-on il avait fini par faire ce mariage. Tu pourrais ne lui dire qu'un mot, lui demander comment elle va. Cela doit tre si cruel pour lui. Mais mon pre se fchait : Mais non ! tu as des ides absurdes. Ce serait ridicule.



abuser

dialogue, ajout droite :

j'abuse de toi. mais comment je suis ravie cela m'enchante

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 277
C'tait encore l'occasion pour nous d'couter Mme de Villeparisis Nous abusons de vous, disait ma grand-mre. Mais comment, je suis ravie, cela m'enchante , rpondait son amie avec un sourire clin []

monologue, ajout droite :

je m'en voudrais d'abuser. je ne puis

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 126
Frre Tarabas : Restez tant que vous voudrez. Jean : Je m'en voudrais d'abuser. Je ne puis.



abuser (se)

monologue, ajout gauche :

c'est une mprise je crois que tu t'abuses.

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
(Les machinistes viennent sortir le fou Irne du bureau du patron.) EDOUARD. Bonjour Monsieur ! C'est pour avoir l'honneur de vous dire que le patron peut pas vous recevoir. IRNE (tonn). Comment ? Il ne peut pas ? Mais il m'a dj reu ! 2eMACHINISTE. Eh ben alors ! Ia rception est finie. IRNE. Finie ? (ricanant) Je crois qu'il y a quelque mprise ! Je crois, bonnes gens, que vous vous abusez. EDOUARD. Nous, on s'amuse pas. Nous, on fait notre boulot !



accepter

monologue, ajout gauche :

sois courageux il faut accepter.

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
[Julien vient de s'entendre dire par Annie qu'elle ne l'aime plus et que l'enfant n'est pas de lui.] JEANNE : Sois courageux, mon petit... Sois courageux... Il faut accepter. a passera.

c'est trop beau ! je ne peux pas accepter. 2

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
(Louise a un crin la main [] Elle l'ouvre, le prsente la nice.) La nice (admirative) : Oh ! C'est trop beau ! Je ne peux pas accepter. (Les deux femmes s'embrassent.)

monologue, ajout droite :

il faut accepter. a passera

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
[Julien vient de s'entendre dire par Annie qu'elle ne l'aime plus et que l'enfant n'est pas de lui.] JEANNE : Sois courageux, mon petit... Sois courageux... Il faut accepter. a passera.



accident

monologue, ajout gauche :

fais attention un accident est vite arriv.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur approche la tte du trou du puits.) MAINS ROUGES: Fais attention Monsieur. Le puits a 20 mtres de fond, un accident est vite arriv. Allez, rentre la cabane.



accord

monologue, ajout gauche :

tu veux bien ? nous sommes d'accord ?

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
DANNY. Ecoute, maintenant tu dois venir avec moi et parler papa. ERIC. Quand j'aurais reu la lettre que j'attends. Pas avant. DANNY. Quel mulet ! ll le faut pourtant, et tout de suite ! ERIC. Mais pourquoi tout de suite ? DANNY. Parce que nous partons Eric. ERIC. C'est pas possible ! DANNY. Si, papa en a assez ! ll faut avouer qu'il a de bonnes raisons pour a ! Qu'est-ce que tu dcides Eric ? (Elle tend son visage vers lui, mue.) Eric ? Tu veux bien ? Nous sommes d'accord ? (Il acquiesce.) C'est pour toujours ? ERIC. Pour toujours.



accoucher

dialogue, ajout gauche :

Si j'te disais c'que j'ai fait tu me croirais pas accouche !

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Si j'te disais c'que j'ai fait tu me croirais pas. BONY : Accouche ! Leo : J'ai fait l'amour dans un taxi !



accrocher

monologue, ajout gauche :

ne lche pas accroche-toi. 1

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 48
Marie, au Roi qui essaye de gravir les marches du trne en titubant : Ne lche pas, accroche-toi.



acheter

monologue, ajout gauche :

a ne va pas moi, on ne m'achte pas comme a !

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Catherine. Et moi si je vous donnais de l'argent, j'arriverais vous faire taire ? Antoine. a va pas, non ! Moi, on ne m'achte pas comme a !



admettre

monologue, ajout gauche :

ouais admettons.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 322
Ce besoin qu'il avait eu de justifier devant moi son genre actuel de vie, me laissant entendre que, quelle que pt tre mon opinion, j'tais nanmoins bien aise d'en profiter. Ouais. Admettons.

oui admettons que c'est a.

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Camille : Tout ce que je sais c'est que j't'aime plus. Paul : C'est chez Jeremie Prokosch quand tu m'as vu donner une tape sur le derrire de Francesca Vanini. Camille : Oui, admettons que c'est a. Bon maintenant c'est fini, on n'en parle plus.

il s'agit bien de [a] je suis bien oblig de l'admettre

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ouais mais est-ce que tu es sr que de savoir la vrit, a va t'amener quelque part ? Martin : Mais oui, c'est le seul moyen pour moi de tuer mon amour pour elle... parce qu'il s'agit bien d'amour maintenant, je suis bien oblig de l'admettre.

monologue, ajout droite :

je l'admets. je ne te contredis pas

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
BRENGER : Mais c'est atroce. Atroce. DOUARD : Je l'admets. Je ne vous contredis pas.



admissible

monologue, ajout droite :

est-ce admissible ? est-ce pensable ?

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 82
La plus puissante des religions universelles reste ce jour sans lieu de dvotion. Est-ce admissible ? Est-ce pensable ?



adorer

monologue, ajout gauche :

laisse-[le] [faire] j'adore quand [p]. 2

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 135
Laissez Simone raconter J'adore quand elle raconte

monologue, ajout droite :

j'adore a. 1 c'est mon grand plaisir

1949 Manges, film de Yves Allgret
Vous montez cheval, Mademoiselle ? Ce doit tre pour vous une grande distraction. Oui, j'adore a. C'est mon grand plaisir.



advenir

monologue, ajout droite :

advienne que pourra. que veux-tu qu'on y fasse ?

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 234
[Tous les autres sont devenus rhinocros.] Brenger : Je t'aime, mon amour. Ne t'en fais pas, a leur passera. Un engouement passager. Daisy : a ne leur passera pas. C'est dfinitif. Brenger : je t'aime, je t'aime follement. Daisy : Advienne que pourra. Que veux-tu qu'on y fasse ? Brenger : Ils sont tous devenus fous.



affaire

monologue, ajout gauche :

on n'en parlera plus affaire classe.

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Bernard : Cette fille et moi, on n'a jamais t faits pour tre ensemble, tu comprends ? On avait le don d'tre nfastes l'un l'autre Arlette (moqueuse) : Nfastes, rien que a ! Bernard (piqu) : Oui, nfastes, nfastes ! Je pensai que a ne valait pas la peine d'en parler D'ailleurs, on n'en parlera plus : affaire classe. Termin.

je n'en sais rien ce ne sont pas mes affaires.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : C'est qui cette fille ? Infirmire : J'en sais rien, je vous dis, ce ne sont pas mes affaires. Martine : C'est sa fiance ? Infirmire : Ce ne sont pas les vtres non plus, d'ailleurs.

laisse-moi tranquille ce n'est pas ton affaire. 2

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT [le patron]. Marie sait que tu nes pas venu [au travail] ? TONI. Quest-ce que a peut te faire ? ALBERT. Bon, tu n'aurais pas par hasard t faire la voltige du ct de Josfa, hein ? TONI. Laisse-moi tranquille, cest pas ton affaire.

de quoi je me mle ? c'est mon affaire. 1

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 98
La bonne : Vous feriez mieux de ne pas commencer par l'arithmtique avec Mademoiselle. L'arithmtique a fatigue, a nerve. Le professeur : Plus mon ge. Et puis de quoi vous mlez-vous ? C'est mon affaire. Et je la connais. Votre place n'est pas ici.

tu n'as pas me donner de conseils c'est mon affaire. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 52
DANY, l'architecte : Vous devez tout de mme comprendre que je ne peux plus partager la responsabilit. C'est au-dessus de mes forces. L'ARCHITECTE : L'Administration est irresponsable. DANY, 1'Architecte : Vous devriez prendre conscience... L'ARCHITECTE, Dany : Ce n'est pas vous de me donner des conseils. C'est mon affaire. Mais, encore une fois, tenez-vous sur vos gardes ! DANY, l'Architecte : Moi non plus, je n'ai pas couter vos conseils. C'est mon affaire, moi aussi.

si a [l]'amuse c'est son affaire.

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 150
Oh ! je ne mle pas tout a ; si a amuse le pauvre Swann de faire des btises et de ruiner son existence c'est son affaire, mais on ne me prend pas avec ces choses-l, tout a peut trs mal finir, je les laisse se dbrouiller.

aprs tout je m'en fiche c'est tes affaires.

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
[Mado lui propose quelqu'un pour l'aider.] Simon : Tu parles d'un type qui a t condamn par contumace pour escroquerie Je vais pas m'en sortir par escroc interpos ! Mado : Aprs tout, je m'en fiche. C'est tes affaires !

a ne me regarde pas c'est ton affaire.

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU : Pourquoi restez-vous ici ? Il va faire trs froid Enfin, a ne me regarde pas ! C'est votre affaire.

on ne sait pas ce qui peut arriver comme a ce sera une affaire faite.

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Bravo, on va rgler a tout de suite. Gorlier : Mais a ne presse pas. Simon (renchrissant) : Mais t'as tout le temps ! Gilieth : Mon vieux, on ne sait pas ce qui peut arriver. Comme a ce sera une affaire faite.

c'est entendu j'en fais mon affaire.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 117
Je ne sais si vous tes en termes assez intimes avec votre tante : ne pourriez-vous, en me faisant assez habilement valoir ses yeux pour qu'elle ne refuse pas, lui demander de me laisser aller voir le tableau [d'Elstir, chez elle] sans vous, puisque vous ne serez pas l ? C'est entendu, je rponds pour elle, j'en fais mon affaire

tu es prvenu tu sais qui tu as affaire.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Tous les hommes que j'ai voulus, je les ai eus, moi, l'infirme ! () Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prvenu, tu sais qui tu as affaire.

monologue, ajout droite :

affaire classe. termin

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Bernard : Cette fille et moi, on n'a jamais t faits pour tre ensemble, tu comprends ? On avait le don d'tre nfastes l'un l'autre Arlette (moqueuse) : Nfastes, rien que a ! Bernard (piqu) : Oui, nfastes, nfastes ! Je pensai que a ne valait pas la peine d'en parler D'ailleurs, on n'en parlera plus : affaire classe. Termin.

aprs tout, ce n'est pas mon affaire. pardonnez-moi

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
GILLES ( Anne) : Comme vous tes belle ! [] Vous tes la plus jolie fille du monde. Mais pourquoi semblez-vous si triste ? LE DIABLE : Allez-vous-en, votre place n'est pas ici. GILLES : Votre fille, sans doute ? LE DIABLE : Non. ce n'est pas ma fille. GILLES : Ah ! Je comprends, et je comprends aussi sa tristesse. Vraiment, le monde est mal fait. La jeunesse devrait vivre avec la jeunesse. Enfin, elle vous aime peut-tre. et, aprs tout, ce n'est pas mon affaire. Pardonnez-moi.

a c'est mes affaires. 2 a ne te regarde pas

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Bernard prend amoureusement les poignets de Mathilde et embrassant le creux de sa main gauche dcouvre une cicatrice au poignet gauche.) Bernard : Qu'est-ce que c'est que a ? Tu crois que c'est intelligent ? Mathilde : a c'est mes affaires. a ne te regarde pas, mon petit ami.

ce n'est pas mes affaires. je n'ai pas m'en occuper

1983 Vivement Dimanche, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Julien ( sa secrtaire) : Parce qu'il y a une chose que vous ne savez pas, Barbara : Massoulier tait l'amant de Marie-Christine [=femme de Julien] ! Barbara : Si, si, je le savais, mais... Ce n'est pas mes affaires, je n'ai pas m'occuper de lavie des gens...

ce n'est pas mon affaire. je ne suis pas une concierge

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 19
LA VOIX DU POLICIER : Concierge ! Concierge ! MADELEINE : Elle n'est jamais l. Que nous sommes mal servis ! CHOUBERT : On devrait river les concierges leur loge. On demande peut-tre quelqu'un de la maison. Si j'allais voir ? (Il se lve, il serassoit.) MADELEINE, sans violence : Ce n'est pas notre affaire. Nous ne sommes pas des concierges, mon ami.

c'est ton affaire. je n'ai rien y voir

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Chico : Bon Dieu ! Les voil qui s'amnent. Charlie : C'est ton affaire, j'ai rien y voir.

la belle affaire ! qu'y a-t-il de si extraordinaire ?

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
(Le Visiteur apparat dans la chambre dAnne.) ANNE, surprise. Qui tes-vous ? Et comment tes-vous entr ici ? LE VISITEUR. Je suis le Diable... ANNE. Si vous saviez comme cela m'est gal ! LE DIABLE sursautant, dpit. Comment ?... Mais vous necomprenez donc pas ?... Je suis le Diable... le Diable... aussi vrai que je suis ici et que je suis ailleurs en mme temps !... Oui... ailleurs... tenez... regardez l... par exemple... dans ce jardin. ANNE, trs calme. La belle affaire ! Qu'y a-t-il de si extraordinaire ! Moi qui suis ici, enferme, ne suis-je pas en mme temps, dans un bois prs d'une fontaine o celui que j'aime m'a tenue dans ses bras pour la premire fois...

l'affaire est classe. on n'en parle plus

1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Michelet : J'vous demande pardon, Mademoiselle Je suis le secrtaire du commissaire ; justement j'ai une convocation pour vous sur mon bureau. Alice (sche) : Si c'est pour le crime, je ne sais rien, je suis arrive le lendemain. Michelet (ironique): Oui, je sais Je sais mme le nom de votre dernire rsidence [=prison] ; je sais pourquoi vous y tiez, j'ai votre dossier. Alice : Puisque vous savez tout, j'ai plus rien vous dire Michelet : Qui sait ?Oh, tout a, a n'a pas d'importance,maintenant, l'affaire est classe, on n'en parle plus.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

comme ces ouvriers et ces joueurs qui ne font pas d'embarras et se contentent de ce qui leur tombe sous la main ils pourraient dire de n'importe quoi a fera l'affaire.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 401
Comme ces ouvriers et ces joueurs qui ne font pas d'embarras et se contentent de ce qui leur tombe sous la main, ils pourraient dire de n'importe quoi : cela fera l'affaire



affirmer

monologue, ajout droite :

je ne peux rien affirmer. mais j'ai des doutes

1973 Bdu, Vie dure [Frantext]
Je ne peux rien affirmer, qu'il suintait dans le bigophone, mais j'ai des doutes L'attitude de ma femme change de jour en jour Elle doit me tromper !



affreux

monologue, ajout gauche :

c'est abominable a me parat affreux. 2

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Ha22
(208)(ME26)Ha22 : dans la mesure o c'est possible/ dans la mesure o financirement c'est pas trop utopique enfin/ je me rends bien compte de a/ mais je me dis (p=j'me dis) a serait peut-tre "intressant "aussi/ euh au moins cette ouverture au monde entier/ non pas que la tlvision qu'on a n'essaye pas de s'ouvrir au monde entier/ mais qu'on ait le choix/ qu'on ait la possibilit/ par satellite maintenant/ de prendre toutes les missions tous les toutes les tout ce qu'on peut/ tout ce qu'on peutcans tous les toutes les tout ce qu'on peut/ tout ce qu'on peut capter/ qu'on puisse le prendre sur tlviseur/ et non pas embarbouiller pour que les uns aient le droit d'y voir et pas les autres/ a a me parat absolument "abominable/ affreux et impensable/ voil

monologue, ajout droite :

a me parat affreux. 2 c'est impensable

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Ha22
(208)(ME26)Ha22 : dans la mesure o c'est possible/ dans la mesure o financirement c'est pas trop utopique enfin/ je me rends bien compte de a/ mais je me dis (p=j'me dis) a serait peut-tre "intressant "aussi/ euh au moins cette ouverture au monde entier/ non pas que la tlvision qu'on a n'essaye pas de s'ouvrir au monde entier/ mais qu'on ait le choix/ qu'on ait la possibilit/ par satellite maintenant/ de prendre toutes les missions tous les toutes les tout ce qu'on peut/ tout ce qu'on peutcans tous les toutes les tout ce qu'on peut/ tout ce qu'on peut capter/ qu'on puisse le prendre sur tlviseur/ et non pas embarbouiller pour que les uns aient le droit d'y voir et pas les autres/ a a me parat absolument "abominable/ affreux et impensable/ voil

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle poussait des cris : c'est affreux ! 1

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 298
Quand ma grand'mre souffrait ainsi, la sueur coulait sur son grand front mauve, y collant les mches blanches, et, si elle croyait que nous n'tions pas dans la chambre, elle poussait des cris: "Ah! c'est affreux!", mais, si elle apercevait ma mre, aussitt elle employait toute son nergie effacer de son visage les traces de douleur, ou, au contraire, rptait les mmes plaintes en les accompagnant d'explications qui donnaient rtrospectivement un autre sens celles que ma mre avait pu entendre: Ah! ma fille, c'est affreux, rester couche par ce beau soleil quand on voudrait aller se promener, je pleure de rage contre vos prescriptions.



agaant

monologue, ajout droite :

ce que tu peux tre agaant ! tu n'as pas bientt fini ?

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Oh ce que tu peux tre agaante ! T'as pas bientt fini de me suivre, non ! Mais c'est vrai a tu es tout le temps sur mes talons, tu as compris ?



agacer

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

vous m'agacez, vous ! cria-t-il d'une voix terrible

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 207
J'attends qu'une des personnes qui surveillent aux vtements puisse prendre mon pardessus et me donner un numro. Qu'est-ce que vous dites ? demanda d'un air svre M. Verdurin : "qui surveillent aux vtements". Est-ce que vous devenez gteux ? on dit : "surveiller les vtements". S'il faut vous rapprendre le franais comme aux gens qui ont eu une attaque ! [] Surveiller quelque chose est la vraie forme, murmura Saniette d'une voix entrecoupe ; l'abb Le Batteux Vous m'agacez, vous, cria M. Verdurin d'une voix terrible.



ge

monologue, ajout gauche :

je te demande un peu nos ges

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Jrme : Et Genevive, qu'est-ce qu'elle en pense [de toutes ces fleurs qu'elle reoit] ? Edmond : Ben rien. Elle s'imagine que ces fleurs viennent de moi. Elle doit me prendre pour un idiot. Je te demande un peu, des fleurs, nos ges.

qu'est-ce que tu en ferais ? ton ge

1924 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 148
Une femme, qu'est-ce que vous en feriez, votre ge ?

c'est pas bien ton ge 2

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Comment tu t'appelles ? LA JEUNE FILLE : Mona. FRANK : Et il y a longtemps qu'elle t'oblige faire a ? Ben mon vieux... pour une robe de chambre molletonne... Faut pas faire a ! C'est pas bien. ton ge... Quel ge t'as ? Il y a d'autres solutions quand mme.

quelle ide ton ge 2

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Jacques. Non mais quelle ide son ge d'aller faire la bamboula aux Carabes ! Franchement ! Pierre : Y'a plus de troisime ge, hein !

tu n'as pas honte ? ton ge 2

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
[Mathieu surprend Fanfan avec Marion dans une meule de paille] Oh, tu n'as pas honte, ton ge !

tu as le temps de penser a. ce n'est pas de ton ge.

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
CATHERINE. Il a un frre [ton fianc] ? SUZON. Non. CATHERINE. Dommage ! SUZON. Arrte, t'as tout le temps de penser a. C'est pas de ton ge...

a ne m'amuse plus j'ai pass l'ge. 1

1978 Dorin, Le tout pour le tout [DFP]
Roxane. [] il faut savoir sacrifier aux muses. Mathieu. a ne m'amuse plus. J'ai pass l'ge.

qu'est-ce que tu fais ? quel ge tu as ?

1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 492, 2000]
Adle : Mais qu'est-ce que vous faites ? Vous avez quel ge pour jouer au train ? Vous cherchez quoi ? Gabor [sur la voie] : Je cherche ma voie.

tu n'as rien de mieux faire ? quel ge tu as ?

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
Jacqueline : Tu as rien de mieux faire que perscuter ta sur, toi ? Tu as quel ge ? Luc : Mais c'est elle qui fait chier

monologue, ajout droite :

ton ge 2 es-tu assez enfant pour () ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 431
Mais comment votre ge tes-vous assez enfant (et enfant assez mal lev) pour n'avoir pas devin tout de suite que votre lection par moi et tous les avantages qui devaient en rsulter pour vous allaient exciter des jalousies ?

ton ge 2 quel ge tu as ?

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Comment tu t'appelles ? LA JEUNE FILLE : Mona. FRANK : Et il y a longtemps qu'elle t'oblige faire a ? Ben mon vieux... pour une robe de chambre molletonne... Faut pas faire a ! C'est pas bien. ton ge... Quel ge t'as ? Il y a d'autres solutions quand mme.

ton ge 2 tu ne devrais pas

1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 35
M. Smith : Ah, la la la la. M. Martin : Vous avez du chagrin ? Mme Smith : Non. Il s'emmerde. Mme Martin : Oh, Monsieur, votre ge, vous ne devriez pas.

[vingt-cinq] ans 2 ne pas savoir [ouvrir un pot de peinture]

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj23
(342)(FA11)Fj23 : et puis: bon il va chez lui tout/ alors il lui dit: {tiens te voil le port- le pinceau tu peins le portail} une demi-heure aprs/ l'autre oncle de trente ans il est venu qu'est-ce qu'il a vu? le pot tait encore ferm le pinceau sur la/ sur la bote/ il lui dit: {t'as pas encore commenc?} il dit alors {regarde/ a s'ouvre comme a/ tu trempes le pinceau/ tu peins le portail} EF(Fj23) : m (343)(FA12)Fj23 : et puis il a fallu qu'il lui explique "deux fois/ et/ deux fois quand mme il a compris/ quand mme vingt-cinq ans pas savoir ouvrir un pot de peinture et puis peindre!

si ton ge il faut t'apprendre [ce que p]

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 233
[] [Odette] lui rpondait avec un peu de mpris: "Mais les endroits chics, parbleu! Si, ton ge, il faut t'apprendre ce que c'est que les endroits chics, que veux-tu que je te dise, moi ? par exemple le dimanche matin l'avenue de l'Impratrice []"



aggraver

monologue, ajout gauche :

a suffit n'aggrave pas ton cas

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprim, c'est pas du tout ce que je voulais dire. Au contraire je... Margot : Tais-toi, a suffit, j'ai compris, n'aggrave pas ton cas.



agir (se)

dialogue, ajout droite :

il ne s'agit pas de a. mais de quoi s'agit-il, alors ?

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 102
ELLE : Non. Ils ne nous ont rien fait. Rien de ce qu'on peut dire. F. 1 : Alors ce qu'on ne peut pas dire Forcez-vous un peu, si vous voulez quon vous aide. ELLE : Non. Oh non, il ne s'agit pas de a. F.1 : Mais de quoi s'agit-il, alors ? ELLE : C'est c'est LUI : C'est qu'ils existent.

monologue, ajout gauche :

pas si vite il ne s'agit pas de a.

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
JEAN (il veut obtenir la main dAgns ; Hlne.) Je remets mon sort entre vos mains. Dites-leur [ Agns et sa mre] mes intentions. Je sens qu'il faudrait trs peu de choses pour les convaincre. HELENE. Mais, mon cher Jean, pas si vite. ll ne s'agit pas d'elles il s'agit de vous Il est indispensable que je me renseigne davantage, que vous ne vous lanciez pas dans une aventure

qu'est-ce qui te prend ? il ne s'agit pas de a.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 217
A propos, saviez-vous qui est partisan enrag de Dreyfus ? Je vous le donne en mille. Mon neveu Robert ! Je vous dirai mme qu'au Jockey, quand on a appris ces prouesses, cela a t une leve de boucliers, un vritable folie. Comme on le prsente dans huit jours... Evidemment, interrompit la duchesse, s'ils sont tous comme Gilbert qui a toujours soutenu qu'il fallait renvoyer tous les juifs Jrusalem... Ah ! alors, le prince de Guermantes est tout fait dans mes ides, interrompit M. d'Argencourt. ./. Le duc se parait de sa femme mais ne l'aimait pas. Trs "suffisant", il dtestait d'tre interrompu, puis il avait dans son mnage l'habitude d'tre brutal avec elle. Frmissant d'une double colre de mauvais mari qui on parle et de beau parleur qu'on n'coute pas, il s'arrta net et lana sur la duchesse un regard qui embarrassa tout le monde. Qu'est-ce qu'il vous prend de nous parler de Gilbert et de Jrusalem ? dit-il enfin. Il ne s'agit pas de cela.

que vient faire ici [le racisme] ? il ne s'agit pas de a.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 95
Botard : Est-ce d'un chat, ou est-ce d'une chatte qu'il s'agit ? Et de quelle couleur ? De quelle race ? Je ne suis pas raciste, je suis mme antiraciste. Monsieur Papillon : Voyons, monsieur Botard, il ne s'agit pas de cela, que vient faire ici le racisme ?

monologue, ajout droite :

il s'agit bien de a. on n'en est pas l

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 169
H. 1 : Et moi, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que j'ai besoin de les raconter, mes histoires ? Je les connais je n'ai aucune envie de briller, je vous assure Il s'agit bien de a. (Amer.) On n'en est pas l. C'est pour distraire monsieur.

mais il ne s'agit pas de []. tu vois bien que [p]

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 41
Mais va donc avec lui puisque tu disais justement que tu n'as pas envie de dormir, reste un peu dans sa chambre, moi je n'ai besoin de rien. Mais, mon ami, rpondit timidement ma mre, que j'aie envie ou non de dormir, ne change rien la chose, on ne peut pas habituer cet enfant Mais il ne s'agit pas d'habituer, dit mon pre en haussant les paules, tu vois bien que ce petit a du chagrin, il a l'air dsol, cet enfant ; voyons, nous ne sommes pas des bourreaux ! Quand tu l'auras rendu malade,tu seras bien avance !

monologue, avec geste, mimique droite :

mais il ne s'agit pas de []. dit-il en haussant les paules

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 41
Mais va donc avec lui puisque tu disais justement que tu n'as pas envie de dormir, reste un peu dans sa chambre, moi je n'ai besoin de rien. Mais, mon ami, rpondit timidement ma mre, que j'aie envie ou non de dormir, ne change rien la chose, on ne peut pas habituer cet enfant Mais il ne s'agit pas d'habituer, dit mon pre en haussant les paules, tu vois bien que ce petit a du chagrin, il a l'air dsol, cet enfant ; voyons, nous ne sommes pas des bourreaux ! Quand tu l'auras rendu malade,tu seras bien avance !

avec glose d'une mimique, gauhe :

il vous coutait avec une bienveillance attentive d'un air de dire : de quoi s'agit-il ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 188
[] ds qu'on causait avec lui [=un mdecin] dans le monde, ft-ce de politique ou de littrature, il vous coutait avec une bienveillance attentive, d'un air de dire : De quoi s'agit-il ? , sans prononcer tout de suite, comme s'il s'tait agi d'uneconsultation.



agrable

monologue, ajout gauche :

pourquoi pas ? c'est toujours agrable 1

1949 Manges, film de Yves Allgret
Elle [il la dlaisse] : Je te demande pas de m'embrasser. Lui : Pourquoi pas ? C'est toujours agrable [ils s'embrassent] C'est incroyable ce que tu es sentimentale.

monologue, ajout droite :

si a pouvait tre agrable Monsieur [] 1 il me serait facile de [faire a]

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 377
[] le patron revint nous dire que M. le prince de Foix aurait bien voulu que M. le marquis lui permit de venir dner une table prs de lui. Mais elles sont toutes prises, rpondit Robert en voyant les tables qui bloquaient la mienne. Pour cela, riposta la patron, cela ne fait rien : si a pouvait tre agrable M. le marquis, il me serait bien facile de prier ces personnes de changer de place. Ce sont des choses qu'on peut faire pour M. le marquis ! Mais c'est toi de dcider, me dit Saint-Loup, Foix est un bon garon, je ne sais pas s'il t'ennuiera, il est moins bte que beaucoup.



aider

dialogue, ajout droite :

vous ne voulez pas m'aider ? dbrouille-toi tout seul

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Je crois qu'il faut changer les draps. MARIE : Eh bien changez-les. ALEXANDRE : Vous ne voulez pas m'aider ? MARIE : Dbrouillez-vous tout seul.

monologue, ajout gauche :

tu as un problme ? je peux t'aider ?

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Un automobiliste s'arrte auprs de personnes affaires autour de leur vhicule] L : Vous avez un problme ? Je peux vous aider ? A : Ah non non merci c'est rien, on vient d'craser not' chat.

tu t'es fait mal ? je peux t'aider ?

1960 Plein soleil, film de Ren Clment [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 262, 1981]
(Philippe s'avance vers la Belge, qui guette un taxi. Il se cogne dlibrment contre un panneau publicitaire et pousse un gmissement de douleur.) LA BELGE : Oh ! (le soutenant.) Vous vous tes fait mal ? Je peux vous aider ? O allez-vous ?

laisse je vais t'aider, veux-tu ? 1

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Muguet transporte des seaux deau.) TONKIN. Laisse, je vais t'aider, veux-tu ? MUGUET. Non, non, merci.

a ira ? tu veux que je t'aide ? 1

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
(Les dtenus se font matriser par les surveillants.) LE BRIGADIER : Eh Dubois ! a ira ? Vous voulez qu'on vous aide ? DUBOIS : Non, merci, brigadier a va ! Alors ? LE BRIGADIER : C'est fini, on va les descendre au cachot.

monologue, ajout droite :

tu veux que je t'aide ? 2 branleur

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Francis : Alors un soir, [mon pre] il est venu... il s'est planqu de ce ct, derrire la buvette... et il a siffl... Je pouvais pas voir qui c'tait... Quand je suis arriv sur lui, j'ai reconnu son manteau, mais c'tait trop tard... Il s'est mis cogner. Des gifles. Une... deux... trois... avec la chevalire. De honte, je me suis piss dessus... Il gueulait : Tu veux que je t'aide, branleur ?



aimable

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce que a peut te faire ? toujours aimable !

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Denise [au mdecin] : C'est grave, n'est-ce pas Dr Germain : Qu'est-ce que a peut vous faire ? Denise : Toujours aimable ! Dr Germain : Vous devriez vous recoucher, vous allez prendre froid. Denise : Qu'est-ce que a peut vous faire ?

dialogue, ajout droite :

tu es bien aimable. c'est la moindre des choses

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 30
La mnagre, ramassant ses provisions, aide par le Vieux Monsieur : Vous tes bien aimable, Monsieur. [] Le Vieux Monsieur : C'est la moindre des choses, chre Madame.

monologue, ajout gauche :

merci bien c'est bien aimable.

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Fritz Lang, tu sais c'est lui qui a fait le western avec Marlne Dietrich que l'on a vu vendredi soir. Camille : Oh oui c'tait formidable. Fritz Lang : Moi, j'aime mieux M. Camille : Le Maudit ? Fritz Lang : Oui. Camille : On l'a vu l'autre jour la tlvision, moi j'ai beaucoup aim. Fritz Lang : Merci bien, c'est bien aimable.

que c'est gentil toi comme tu es aimable !

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 202
Brenger : Oh ! chre mademoiselle Daisy ! Que c'est gentil vous d'tre venue, comme vous tes aimable.

je vous suis bien oblig vous tes bien aimable.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 22
MADELEINE : Soyez tranquille, cher Monsieur, nous n'allons pas vous retenir de force venez tout de mme vous reposer un petit instant. LE POLICIER : Merci. Je vous suis bien oblig. Vous tes bien aimable.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu n'es pas trs aimable. dit-il toujours sur un ton poli et doux ()

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 166
Il toucha lgrement son chapeau et dit au journaliste : "Monsieur, est-ce que vous voudriez bien jeter votre cigare, la fume fait mal mon ami." [] Il n'est pas dfendu de fumer, que je sache ; quand on est malade, on n'a qu' rester chez soi" ditle journaliste. [] En tous cas, Monsieur, vous n'tes pas trs aimable", dit Saint-Loup au journaliste, toujours sur un ton poli et doux, avec l'air de quelqu'un qui vient de juger rtrospectivement un incident termin.

avec glose de l'acte de parole, gauche :

elle [la] remercia en lui disant : comme tu es aimable !

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 376
La vieille dame elle-mme ayant pli ses Dbats, demanda l'heure une bonne d'enfants qui passait et qu'elle remercia en lui disant : Comme vous tes aimable !



aimer

monologue, ajout gauche :

excusez-moi mais j'aimerais [faire a].

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Commissaire : Madame Hiquet [=vocatif] ? Mme Hiquet : Oui, pourquoi ? [] Commissaire : Excusez-moi mais j'aimerais avoir un petit entretien avec vous. Mme Hiquet : quel sujet ?

tiens je sais que tu aimes a.

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
LA MERE. Tiens ! C'est de la gele de coings. Je sais que tu l'aimes. LAURENCE. Merci.

pourquoi as-tu fait [a] ? tu aimes mieux [faire a] que [faire b] ?

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 375
J'avais t oblig de dranger ma table et d'autres qui taient devant la mienne, pour aller lui [Saint-Loup]. Pourquoi as-tu boug ? Tu aimes mieux dner l que dans la petite salle [celle de l'aristocratie] ? Mais, mon pauvre petit, tu vas geler.Vous allez me faire le plaisir de condamner cette porte, dit-il au patron. l'instant mme, monsieur le marquis, les clients qui viendront partir de maintenant passeront par la petite salle, voil tout.

tu ne m'aimes plus tu en aimes un(e) autre.

1929 L'argent, film de Marcel L'herbier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 210, 1978]
La Baronne. Pourquoi cette jalousie ? Vous ne m'aimez plus. Vous en aimez une autre.

j'ai compris tu n'aimes pas

1960 Plein soleil, film de Ren Clment [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 262, 1981]
MARGE. J'ai besoin de ton opinion, coute. PHILIPPE. Ecouter quoi ? MARGE. Ma nouvelle prface. MARGE. [] PHILIPPE. J'ai dj lu a quelque part. MARGE. Mais attends ! PHILIPPE. Oui, et bien on aura tout le temps d'en parler, mais laisse-moi maintenant, c'est pas le moment. (ll s'loigne.) MARGE. Tu vois, tu ne t'intresses pas ce que je fais. PHILIPPE (se retournant). Mais si ! MARGE. Tu ne m'aimes pas.

monologue, ajout droite :

j'aime mieux pas. tu sais ce que c'est

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp Moi je vais attendre chez la mre Tarte avec Tania. Chez Ins, j'aime mieux pas. Tu sais ce que c'est. On te pose un tas de questions, et puis tu es oblig de rpondre.

j'aimerais bien. 1 ce serait trop beau

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Vous me donnez une nouvelle fois la preuve de l'archasme du syndicalisme franais. Il est ahurissant qu' l'aube de l'an 2000, vous n'ayez pas encore compris que l'intrt des ouvriers est qu'une entreprise fasse des bnfices. MADAME ARNOUX : Vous n'allez pas me demander d'tre capitaliste ?! LE PATRON : J'aimerais bien, Madame Arnoux, ce serait trop beau !

j'aimerais [faire a]. est-ce possible ?

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
J'aimerais vous voir, Commissaire, est-ce possible ?

j'aimerais [faire a]. est-ce que c'est possible ?

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Quand il est mort vous faisiez l'amour avec lui, n'est-ce pas ? Ccilia : Oui. Martin : O a ? Ccilia : En haut, dans la chambre. Martin : J'aimerais la voir, est-ce que c'est possible ? Ccilia : Oui, bien sr.

j'aimerais que tu [fasses a]. tu n'as jamais [fait a]

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
(Sortie du cinma.) JACQUES. J'aimerais bien que tu viennes dner un soir chez moi. T'es jamais venue. LAURENCE. Ouais La semaine prochaine ? JACQUES. Ouais !

j'aimerais que tu [me serves]. tu fais [me sers] ?

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
GUILLAUME : Bon. J'aimerais bien que vous me serviez. Tu me sers, Valrie ? (Valrie le sert.) Encore, encore ! De a... de a...

tu n'aimes pas [le monde] ? 1 tu as raison

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 351
H bien ! je vous quitte, me dit comme regret Mme de Guermantes. Il faut que j'aille une seconde chez la princesse de Ligne. Vous n'y allez pas ? Non, vous n'aimez pas le monde ? Vous avez bien raison, c'est assommant. Si je n'tais pas oblige ! Mais c'est ma cousine, ce ne serait pas gentil. []

tu ne m'aimes plus. tu en aimes une autre

1929 L'argent, film de Marcel L'herbier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 210, 1978]
La Baronne: Pourquoi cette jalousie ? Vous ne m'aimez plus. Vous en aimez une autre.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

c'est a [la jeune fille] que tu aimes ? dit-il d'un ton o l'tonnement tait mt par la crainte de me fcher

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 24
Soudain il l'[=la photo] aperut, il la tint un instant dans ses mains. Sa figure exprimait une stupfaction qui allait jusqu' la stupidit. "C'est a la jeune fille que tu aimes ?", finit-il par me dire d'un ton o l'tonnement tait mat par la crainte de me fcher.

je n'ai jamais beaucoup aim qu'on []. reprit-elle d'un air dlicat et digne que ()

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 287
Non, ce que je lui reproche, dit-elle d'un ton tendre, comme une femme ivre de son succs, c'est de manquer de dlicatesse envers vous. Il y a des choses qu'on ne dit pas tout le monde. Ainsi tout l'heure il a pari qu'il allait vous faire rougir deplaisir, en vous annonant (par blague naturellement, car sa recommandation suffirait vous empcher de l'avoir) que vous auriez la croix de la Lgion d'honneur. Cela passe encore, quoique je n'aie jamais beaucoup aim, reprit-elle d'un air dlicat etdigne, qu'on dupe ses amis, mais vous savez, il y a des riens qui nous font de la peine.



air 2

monologue, ajout gauche :

a peut vous entraner de quoi on aurait l'air ?

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 10
H. 1 : C'est donc si terrible ? H. 2 : Non, pas terrible... ce n'est pas a... H. 1 : Mais qu'est-ce que c'est, alors ? H. 2 : C'est... c'est plutt que ce n'est rien... ce qui s'appelle rien... ce qu'on appelle ainsi... en parler seulement, voquer a... a peut vous entraner... de quoi on aurait l'air ? Personne, du reste... personne ne l'ose... on n'en entend jamais parler...

tu ne vas pas [faire a] comme a non de quoi on aurait l'air ?

1977 La communion solennelle, film de Ren Fret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 186, 1977]
JACQUES : Je vais t'donner une blouse. Tu vas pas aller au march comme a, non ! De quoi on aurait l'air ?

non pourquoi ? j'ai l'air d'un [sn] ? 1

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Paul : Vous tes professeur ? Charles : Non, pourquoi J'ai l'air d'un professeur ?

c'est impossible je te demande de quoi j'aurais l'air !

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Mme Brissard Le noir ? Mais c'est impossible ! Un piano noir avec un mobilier en pitchpin, je vous demande de quoi nous aurions l'air

que tu es bte tu as l'air d'un [] ?

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Pierre : Mais qu'est-ce que je peux bien avoir ? Romaine : Le docteur Hamon te l'a dit, un rein bloqu sans doute... Pierre : Un rein bloqu. Alors c'est de l'urmie ? Romaine : Trs lgre. Pierre : De l'urmie ! Mais on en claque ! Romaine : Oh que tu es bte, Pierrot ! Tu as l'air d'un homme qui va mourir ?

monologue, ajout droite :

de quoi on a l'air ? ils vont nous croire compltement fous

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 76
ELLE : Oh coute, de quoi on a l'air ? Ils vont nous croire compltement fous.



ajouter

monologue, ajout gauche :

aprs cela ai-je besoin d'ajouter que [p] ?

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 359
Ce Monsieur est quelqu'un qui []. En outre, il se permet []. Il peut []. Que, par surcrot, ce Monsieur soit [] Mais vous apprendrez plus tard []. Voil pour ce Monsieur []. Aprs cela, ai-je besoin d'ajouter que []



aller 1

dialogue, ajout droite :

bon, faut que j'y aille. au revoir

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Georges (regardant sa montre) : Bon, faut que j'y aille. Marie : Au revoir.

il faut que j'y aille. eh bien vas-y

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Le gardien de muse. Il faut que j'aille au Louvre. Sa femme. Encore ? Gardien. Oui. Sa femme. C'est une ide fixe. Gardien. Il faut que j'y aille ! Sa femme. Eh bien vas-y. Rends-toi ridicule. Aprs tout c'est ton affaire.

monologue, ajout gauche :

excuse-moi excuse-moi, il faut que j'y aille.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
(Ils s'embrassent longuement, voluptueusement, puis se sparent.) Fabien : Excuse-moi, il faut que j'y aille. D'autant plus qu'avant de partir je dois ramener le reste des affaires de La ses parents.

je n'ai pas le temps il faut que j'y aille.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche : Tu viens dner avec moi ? La : Ah non, je n'ai pas le temps, maintenant, il faut que j'y aille.

je te laisse il faut que j'y aille.

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.

je vais me faire engueuler il faut que j'y aille.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 302
Allez, tout l'heure, le patron va m'engueuler, il faut que j'y aille.

excusez-moi je dois y aller.

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
[Rencontre dans l'escalier ; petite conversation.] Nelly : Excusez-moi je dois y aller. Dollabella : Oui oui, allez-y

je te gne peut-tre je peux m'en aller !

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Plyne : C'est dommage qu'elle vous intresse pas... je voudrais bien que ce soit moi qu'elle regarde ainsi. Charlie : Je vous gne peut-tre, je peux m'en aller. Plyne : Oh t'en fais pas, je suis pas son type.

si je suis de trop je peux m'en aller !

1949 Manges, film de Yves Allgret
Si je suis de trop ici, je peux m'en aller !

tout le monde est l on va pouvoir y aller...

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
[Runion.] Infirmier : Bon ben tout le monde est l. On va pouvoir y aller...

monologue, ajout droite :

bon ben maintenant faut que j'y aille, moi. allez bonne chance

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
[L'automobiliste qui dpose l'auto-stoppeur.] : Bon ben maintenant faut que j'y aille, moi. Allez, bonne chance !

faut qu'j'y aille vraiment. salut

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Marion (mordant dans sa tartine d'un air de dfi) : Richard, tu m'aimes ?... Eh ? Tu m'aimes ? Mais quoi ! Richard : Bon j 'y vais. (Il se lve et met son manteau) Faut qu'j'y aille vraiment. Salut.

il va falloir que je m'en aille. il se fait tard

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 108
Chrie, disais-je gentiment, il va falloir que je m'en aille, n'est-ce-pas ? Il se fait tard et vous devez dormir aussi

on y va ! vite allez vite les enfants

1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 147, 1974]
METTEUR EN SCENE : Alors, coutez-moi : quand je fais comme a (mouvement du bras), vous vous regardez tous les deux, hein... lentement. a va ?... Montei ? LOUIS XIV-NICOLAS : Oui... oui. METTEUR EN SCENE : Bon, alors on y va. Vite, allez, vite les enfants.

o allons-nous ? o nous allons ?

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Hr11
(234)(AN66)Hr11 : coutez/ xxx/ voyez/ voyez/ vous allez la campagne/ xxx/ [il ny a] plus d'oiseaux plus de/ coutez o allons-nous? o o o nous allons?

avec glose de l'acte de parole, gauche :

j'ai tch de le remonter je lui ai dit : il ne faut pas se laisser aller.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 285
[Le magistrat, habitu des toilettes publiques, dont la femme est morte.] On sentait qu'il avait t tout drang dans ses petites habitudes. J'ai tch de le remonter, je lui ai dit : Il ne faut pas se laisser aller. Venez comme avant, dans votre chagrin a vous fera une petite distraction.



aller 2

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce qui ne va pas ? tout va bien, tout va bien.

1949 Manges, film de Yves Allgret
[Elle a l'air de faire la tte]. Le mari : Qu'est-ce qu'y a qui ne va pas ? Sa femme : Rien, tout va bien, tout va bien, je t'aime. Mari : Ben alors fais pas cette tte-l !

dialogue, ajout droite :

a te va ? 2 c'est comme tu veux

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Ccilla : O on va maintenant ? Martin : Nulle part. Je te raccompagne chez toi. a te va ? Ccilia : C'est comme tu veux.

a te va ? 2 entendu

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Disons mille cinq cents francs. a vous va ? LA COMTESSE : Entendu. Les dbats d'argent ne sont vraiment pas mon fort.

non mais a va pas ! 2 si tu vas comprendre

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Dis donc !... Gilbert : Quoi ? Maurice : J'aurais besoin de ton revolver... Pour demain. Gilbert : Non... mais a ne va pas ? Maurice : Si... Tu vas comprendre... []

qu'est-ce qu'y a qui ne va pas ? 2 rien, tout va bien, tout va bien

1949 Manges, film de Yves Allgret
[Elle a l'air de faire la tte]. Le mari : Qu'est-ce qu'y a qui ne va pas ? Sa femme : Rien, tout va bien, tout va bien, je t'aime. Mari : Ben alors fais pas cette tte-l !

monologue, ajout gauche :

je peux le faire toute seule a ira.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : Voil, Djamel, dont je vous ai parl, il pourra vous aider mettre des affichettes, si vous voulez ... Chlo [elle a perdu son chat] : Oh non, mais je peux le faire seule a, a ira.

non merci a ira.

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
(Dans la barque. C'est l'inspecteur qui rame.) ALPHONSE. Acclre nom de Dieu !... Acclre ! L'INSPECTEUR. Je peux pas, je suis au max ! LA JEUNE FILLE. Vous voulez que je vous relaye ? L'INSPECTEUR. Non merci, a ira...

non a ira.

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Oui ?... Alors tu as choisi ? Le client : Ouais, j'veux bien une chocolat Chantilly, s'il te plait. Margot : Et un peu de gingembre avec ? Le client : Non, a ira.

pour cette fois a ira !

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO [au taxi] : J'te dois quinze francs ? CORA : Pour cette fois, a ira ! LEO : Merci pour la course !

qu'est-ce qu'il y a ? a n'a pas l'air d'aller.

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Qu'est-ce qu'il y a ? a n'a pas l'air d'aller. Francesca : Rien. Paul : Vous avez pleur ? Francesca : Non.

arrte de jouer les [] a ne te va pas.

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Agns, qu'est-ce que t'en penses ? Elle est mignonne, non ? Martin : Oui, et alors ? Sophie : mon avis, c'est du tout cuit. Martin : Mais arrte de jouer les entremetteuses, a te va pas du tout.

ce n'est pas de toi a ne te va pas.

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
RODOLPHE-JULIEN : En tout cas, j'ai compris une chose [en prison]. Si on veut pas d'emmerde, il faut pas dconner. Se tenir peinard dans son coin... IMPERATRICE-JEANNE : Rodolphe ! quel langage ! Ce n'est pas de toi ! a ne te va pas ! C'est comme... C'est comme... un ver dans un beau fruit.

ne sois pas cynique a ne te va pas.

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Ne sois pas cynique, a ne te va pas.

qu'est-ce que tu as ? a ne va pas ? 1

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Jrme. Qu'est-ce que tu as mon vieux ? a ne va pas ? Jean-Jacques. Si. Pourquoi ? Jrme. Je ne sais pas, je te sens comme nerveux Jean-Jacques. Cette pice me rappelle tant de choses

qu'est-ce que tu fais ? a ne va pas ? 1

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Pierre [ Charles qui se rafrachit dans les toilettes] : Qu'est-ce que tu fais ? a ne va pas ?

qu'est-ce qu'il y a ? a ne va pas ? 1

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : T'as entendu la sonnette ? Ho ? Tu l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Oui, je l'ai entendue. Emile : Qu'est-ce qu'y a a va pas ? T'es malade ? T'es pas le genre casser la vaisselle,toi !

y a un problme ? a ne va pas ? 1

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
ALAIN, Frank qui pleure : Y a un problme ? a va pas ?

qu'est-ce que tu fais ? a ne va pas. 1

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(197)(AN109)Fj12 : je vois une fois dans mon square o j'habitais avant/ une dame qui tait en train de taper son chien mais/ avec une laisse/ mort. EF(Fj12) : mm (198)(AN110)Fj12 : je suis arrive mais je lui ai dit [] j'ai dit {qu'est-ce que vous faites l? a va pas/ mais mais c'est un animal. vous l'entendez pas qu- qu'il a mal ?}

c'est correct a peut aller. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 15
BRENGER : Etes-vous bien pay ? Je m'excuse, je suis peut-tre indiscret. L'ARCHITECTE : Ne vous excusez pas, je vous en prie Je suis pay moyennement, comme prvu au budget. C'est correct. a peut aller.

ce n'est pas mal a pourra peut-tre aller. 1

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 160
F. 4 : N'ayez crainte (Tout bas.) Allez-y. Continuez. Ce n'est pas mal. a pourra peut-tre aller Vous y arriverez peut-tre comme a.

je n'ai rien a va. 1

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette [elle a dcouch ; sa fille, qui est de mauvaise humeur] : Mais qu'est-ce que tu as ce matin ? Magali : J'ai rien, a va. Tu veux du caf ? Jeannette : Oui, merci.

on s'entend bien a va. 2

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 52
Elle est pas emmerdante pour un sou. On s'entend bien, a va.

non, je te remercie, tu es gentil a va. 5

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
L'TUDIANTE : Vous allez bien madame, vous avez besoin de quelque chose ? MARIE : Non, je vous remercie, vous tes gentille, a va...

non merci a va. 5

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
PREMIER BARMAN, au tlphone : Il est au bar, en face. Vous voulez que je le fasse appeler ? SILIEN : Non, merci.... a va...

c'est bon a va. 6

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
Le chauffeur de taxi. Parce que moi, si vous ne voulez pas me payer, y'a qu' le dire, c'est trs simple, la voiture est en bas, y'en a pas pour longtemps, je vous ramne au poste [de police]. Michel (lass). Oui, oui, c'est bon, a va, j'vous remercie

t'en fais pas a va aller. 2

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre, Henri : T'en fais pas, vahein ! a va aller !

bonjour comment vas-tu ?

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 234
Ils causrent un instant ensemble et sans doute de moi, car tandis que Saint-Loup se rapprochait de sa mre, Mme de Guermantes se tourna vers moi. Bonjour, comment allez-vous, me dit-elle. Elle laissa pleuvoir sur moi la lumire de son regard bleu, hsita un instant, dplia et tendit la tige de son bras, pencha en avant son corps qui se redressa rapidement en arrire comme un arbuste qu'on a couch et qui, laiss libre, revient sa position naturelle.

mais qu'est-ce que tu as ? tu es tout ple il y a quelque chose qui ne va pas ?

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
PUCK (remarquant le bras bless dEric.) Mais qu'est-ce que tu as ? Tu es tout ple. ERIC. Non. PUCK. Il y a quelque chose qui ne va pas ? ERIC. Non.

tu as l'air tout drle quelque chose qui ne va pas ?

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
Edwige [ David qui lui rend visite]. Vous avez l'air tout drle ! Quelque chose qui ne va pas ? La mort de mon voisin ? Vous avez appris ? Mais bien sr, vous le connaissiez

qu'est-ce que tu as ? tu as l'air tout chose qu'est-ce qui ne va pas ? 2

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Tante Jeanne (inquisitrice). Mais qu'est-ce que tu as ? Tu as l'air tout chose. Qu'est-ce qui ne va pas ? Arthritisme ? Contrarit ? Jrme (coupant. Estomac.

tu en fais une tte qu'est-ce qui ne va pas ? 2

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : T'en fais une tte ! Qu'est-ce qui ne va pas, tu ne te sens pas bien ? Martin : Je sais pas, je me sens oppress.

monologue, ajout droite :

ah non, a va, 6 je t'en supplie

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : Je ne veux pas que vous croyez que vous donnez asile une voleuse professionnelle. J'vais vous raconter ma vie. Pierre : Ah non, non a va je vous en supplie pas cette heure-ci ! Arlette : Laissez-moi au moins vous dire que... Pierre: Non, rien du tout ! J'ai sommeil.

ah non, a va comme a ! 2 j'ai dj donn

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Enfant : Monsieur, c'est pour la qute, la lutte contre le cancer. Le monsieur : Ah non, a va comme a, j'ai dj donn.

allez, a va ! 7 arrte

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Allez, a va, arrtez vos saloperies.

allons, a va, 7 que je ne te revoie plus

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
(Fred propose Albert un duel au couteau.) ALBERT. Non, non, j'en veux pas ! (ll tourne le dos Fred et fait celui qui part.) FRED. Allons, dis plutt que tu as peur ! Allons, a va, que je ne te revoie plus, t'as compris ?

bon, a va ! 7 de quoi je me mle ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Mais laisse-la la demoiselle, elle est pas pour toi, Djamel ! Chlo : Bon, a va, de quoi je me mle ? Qu'est-ce que vous en savez qu'il est pas pour moi ?

bon maintenant a va comme a ! 2 je ne veux plus te voir

1981 Les annes lumire, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 271, 1981]
LE PATRON : Tu tais malade ou tu n'avais pas envie [de venir travailler] ? JONAS : Les deux, c'est ce que j'essaie de te dire. L'ide de laver des verres a m'a rendu malade. a m'a fait dgueuler. LE PATRON : Bon maintenant a va comme a. Je ne veux plus te voir ici.

a ira. merci

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
[Arrive l'htel] Employ : Je peux prendre votre bagage ? Client : Non, a ira, merci.

a ira ? tu pourras tenir ?

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
MARION. ll faut que tu te prpares passer plusieurs semaines [cach] ici. a ira, tu pourras tenir ? LUCAS. Bien sr que je pourrai tenir... Il le faut.

a ne va pas ? qu'est-ce qui te prend ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre : Non mais a ne va pas ? Enfin, Henri, qu'est-ce qui te prend ? qui parle de ton pre ?

a ne va pas ? 1 t'es malade ?

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : T'as entendu la sonnette ? Ho ? Tu l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Oui, je l'ai entendue. Emile : Qu'est-ce qu'y a a va pas ? T'es malade ? T'es pas le genre casser la vaisselle,toi !

a ne va pas ? 1 tu es malade ?

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
PIERRE. Laurence ! Laurence ! Attends. O tu vas, l ? Tu ne vas pas au C.E.S. ? LAURENCE (au bord des larmes) Non, laisse-moi PIERRE. a ne va pas ? Tu es malade ? LAURENCE. Laisse-moi Je vais rentrer la maison, a ira mieux.

a ne va pas ? 2 je t'ai rien demand

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
LE TYPE : Vous tes sre qu'on ne s'est pas vu l-bas ? On a eu une conversation super-cool sur la tlvision. Je suis ralisateur de tlvision. Tu m'as dit que tu me trouvais cool pour un ralisateur de tl. JULIETTE : a m'tonnerait. J'ai horreur des mecs cool, des conversations super-cool, de tout ce qui est cool en gnral et des ralisateurs de tlvision en particulier. LE TYPE : a fait un peu sourire ce que vous dites l. JULIETTE : Eh ben souris, connard. LE TYPE: Attends. a va pas ? Je t'ai rien demand. C'est toi qui viens me chercher alors tu m'insultes pas. C'est toi la connasse.

a ne va pas ? 2 qu'est-ce qui te prend ?

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
Vincent lui prend le poignet et l'embrasse sur la bouche. Marie, surprise, a un mouvement de recul, puis elle le repousse violemment. MARIE : Non, mais a va pas ! Qu'est-ce qui vous prend ? VINCENT, penaud : Excusez-moi, je croyais... MARIE, nerve : Je viens de vous dire que j'tais marie...

a ne va pas. 4 bois un coup

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 163
L'HOMME (ivre), douard : a ne va pas ! [=vous n'allez pas bien] Buvez un coup !

a ne va pas mieux t'as pas l'air content

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
FRED. Petite Pola ! POLA. Laissez-moi tranquille. (Elle se dgage vivement.) FRED. Oh ! ben, ca va pas mieux, t'as pas l'air contente de me revoir. POLA. Mais o tiez-vous ? FRED. J'tais en voyage.

a peut aller. 1 a peut aller

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Hr11
(208)(AN40)Hr11 : voyez encore on les [=les chiens, les chats] amne dans les euh dans les espaces verts l vous savez dans les grandes cits xxx EF(Hr11) : oui (209)(AN41)Hr11 : c'est pas ce qui manque on les emmne la campagne EF(Hr11) : m (210)(AN42)Hr11 : a encore a va/ a peut aller/ xxx/ c'est je dis/ c'est exactement comme si je prendrais un: un lion/ je sais pas/ xxx xxx/ EF(Hr11) : mm (211)(AN43)Hr11 : moi je dis que je suis l'usine et que je je travaille et que j'ai envie de sortir de/ de ces btes-l elles ont exactement les mmes euh... ils ont un autre langage que nous nous avons pas mais vous savez c'est c'est exactement pareil hein?

a va. 1 allez

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
LE GENDARME ( Toni.) . H ! dis donc, l-bas ! Les papiers, s'il vous plat. C'est la premire fois que vous travaillez en France ? TONI. Non, non, je suis dj venu. LE GENDARME (lui rendant ses papiers). a va. Allez.

a va. 1 tout va bien

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Hj19
EF(Hj19) : alors tu tu disais qu'en fait euh tu aurais aim euh tre ptissier plutt que enfin c'est xx (384)(PR23)Hj19 : enfin j'aurais aim c'tait euh c'tait au dpart c'est ce que je voulais faire bon ben EF(Hj19) : ouais (385)(PR24)Hj19 : me brancher l-dessus... a m'avait/ a m'a pas dplu non plus hein EF(Hj19) : mm (386)(PR25)Hj19 : ... enfin j'ai t content de le faire quand mme...puis (p=pi) je me plains pas maintenant a va tout va bien

a va. 1 y'a rien

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
Graham. J'ai eu un petit accident, aujourd'hui. Un tout petit accident. A un feu rouge, j'tais arrt, je me fais emboutir l'arrire. L'homme, le chauffard , visiblement un verre dans le nez, descend, va l'arrire de sa propre voiture et me crie: a va, y'a rien ! .

a va. 6 a suffit

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
DOUARD [il s'est trangl en buvant, Brenger lui tape dans le dos] : Merci a va comme a vous me faites mal a suffit, je vous prie.

a va. 6 c'est bon cherche pas

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Il l'a crite pour toi [cette chanson] ? Solne : Non mme pas. Non, pour une autre... C'est pas grave, il me l'a donne quand mme, c'est gentil ! Gaspard : Hum... en fait... heu... enfin je l'ai crite Solne : Ah ah ah a va c'est bon, cherche pas... te justifie pas hein.

a va. 6 je sais ce que j'ai faire

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX, Frank : Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-tre mme pas, tu es un opportuniste ! Tu es bien parti pour russir! Tu feras un chouette patron. Allez, moi je prfre vous laisser parce que... LE PRE, Frank : Faut pas faire attention elle. Il faut garder ses distances, c'est tout. FRANK : a va ! Je sais ce que j'ai faire.

a va aller ? tu es sr que a va ?

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine [il raccompagne son amie un peu ivre] : a va aller ? Vous tes sre que a va ?

a va, a va. 7 je fais ce que je peux

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 63
LE VIEUX : Allons toi, plus vite avec tes chaises il en faut encore une LA VIEILLE : a va, a va je fais ce que je peuxje ne suis pas une mcanique

a va, a va ! 7 on la connat

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
ALBERT [il chante]. Mais t'as compris un peu plus chaque jour / Ce que c'est que l'bonheur mon amour ! / Sous les toits de Paris... LOUIS (tapant sur la main d'Albert qui continue battre la mesure). a va, a va, on la connat ! ALBERT. Trs bien, vous ne l'entendrez plus.

a va, maintenant ! 7 je m'excuse

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
[L'Assassin a pris le Maon pour une femme.] LE MAON (menaant) Quand on met la main au cul, faut regarder deux fois, mon petit gars !... Parce que sinon, tu peux tomber sur un os ! Et puis cet os peut tre pig !... Il peut te pter la gueule !(Alphonse se porte au secours de son copain.) ALPHONSE Oh ! Mollo ! Mollo ! Mollo ! Hein ? a va maintenant !... Monsieur s'excuse, c'est un regrettable malentendu, tout le monde va se coucher, et on n'en parle plus.

a va maintenant ! 7 tu arrtes

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
[Francis en colre contre Gilbert.] ALEX : a va, maintenant, Francis, tu arrtes...

a va pour cette fois. 2 mais la prochaine fois

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
L'homme chauve. Oui, bien a va pour cette fois mais la prochaine fois on affranchira Aristide, il te flanquera une drouille pour t'apprendre tre rgulire. T'as compris, oui ?

il y a quelque chose qui ne va pas ? je t'ai fait quelque chose ?

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
(Marion, emporte par le dsir, tente de dshahiller Richard qui rsiste. lls luttent puis se redressent. Richard rajuste son blouson) Marion : Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Rien. Marion : Y a quelque chose qui va pas ? Je t'ai fait quelque chose ? Richard : Non, c'est moi.

oh a va, 7 s'il y a quelque chose dis-le

1949 Manges, film de Yves Allgret
Elle [ son amant] : Je t'ai pas vu depuis huit jours. Lui : Dj ? C'est incroyable ce que le temps file. Elle : Qu'est-ce que je t'ai fait ? Lui : Toi ? Rien, pourquoi ? Elle : Oh a va, si y a quelque chose, dis-le.

qu'est-ce qui ne va pas ? 1 tu as une sale gueule

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 340
Qu'est-ce que je deviens et comment se fait-il qu'on me voie si rarement ? [] j'ai une sale gueule, qu'est-ce qui ne va pas ?

qu'est-ce qui ne va pas ? 2 tu ne te sens pas bien ?

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : T'en fais une tte ! Qu'est-ce qui ne va pas, tu ne te sens pas bien ? Martin : Je sais pas, je me sens oppress.

tout ira bien. aie confiance

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 245
Bougras avait une voix enroue, un peu casse, pas tout fait la mme qu' l'habitude. Il avait envie de dire l'enfant Bonne chance ! ou le mot qui remplace cette expression. Il cligna seulement trois fois de l'il et secoua la tte petits coups rapides pour exprimer : Tout ira bien. Aie confiance !

tout va bien. ne te fais pas de bile

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Pierre : Et le paquet [=de drogue] ? Michel : Planqu, tout va bien, ne te fais pas de bile

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

a va, a va. 7 dit-elle modestement

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 140
Je vous remercie, dit la dame enchante. Y a pas de quoi, rpliqua Zazie. Tout de mme c'est gentil, insista la dame. a va a va, dit Zazie modestement. Quand vous aurez fini tous vos salamalecs, dit le flicard.

avec glose d'une mimique, gauhe :

Il cligna seulement trois fois de l'il et secoua la tte petits coups rapides pour exprimer : tout ira bien.

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 245
Bougras avait une voix enroue, un peu casse, pas tout fait la mme qu' l'habitude. Il avait envie de dire l'enfant Bonne chance ! ou le mot qui remplace cette expression. Il cligna seulement trois fois de l'il et secoua la tte petits coups rapides pour exprimer : Tout ira bien. Aie confiance !

glose d'une mimique, droite :

a va ? 4 avec un air, l, on dirait un docteur !

1996 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
Philippe : a va, Riri ? Henri : Ben oui, a va, pourquoi ? qu'est-ce qu'y a ? Philippe : Y a rien, je te demande si a va, c'est tout. Philippe : Tu me dis a va ? avec un air, l, on dirait un docteur !



aller 3

monologue, ajout gauche :

de quoi je me mle ? allez allez !

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio, p. 116
La bonne, tirant par la manche [le professeur qui donne un cours son lve] : Monsieur ! Monsieur ! [] Le professeur, la bonne : Mais, laissez-moi, Marie Voyons, de quoi vous mlez-vous ? A la cuisine ! A votre vaisselle ! Allez ! Allez !

tu pousses un peu allons ! 2

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Belka : Tu t'es arrang avec un fasciste. Georges : Oh Belka, tu pousses un peu l... Fasciste , allons !

monologue, ajout droite :

allons ! 1 pour me faire plaisir

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 35
LA VIEILLE : Alors, imite le mois de fvrier. LE VIEUX : Je n'aime pas les mois de l'anne. LA VIEILLE : Pour l'instant il n'y en a pas d'autres. Allons, pour me faire plaisir.

allons ! 1 sans fausse modestie

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 138
Frre Tarabas : Asseyez-vous donc mais non,ne vous gnez pas. Jean : Je ne veux pas avoir l'air de prsider c'est la place du frre Suprieur. Frre Tarabas : Allons sans fausse modestie installez-vous.

allons ! 1 vite

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 141
Le professeur : Regardez [le couteau], allons, vite , rptez : cou. L'lve : Ah, si vous y tenez. cou. couteau.

allons donc ! je te croyais srieux

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 97
Daisy : Mais moi, je l'ai vu, j'ai vu le rhinocros. J'en mets ma main au feu. Botard : Allons donc ! Je vous croyais une fille srieuse.

allons donc ! ne fais pas l'innocent

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 109
Dudard : C'est une mystification ! Dudard : Qu'est-ce qui est une mystification ? Botard : Votre histoire de rhinocros, pardi ! C'est votre propagande qui fait courir ces bruits ! Dudard : Quelle propagande ? Brenger : Ce n'est pas de la propagande. [] Dudard : Vous me faites rire !. De la propagande ! Dans quel but ? Botard : Allons donc !. Vous le savez mieux que moi. Ne faites pas l'innocent.

bon, allez je te laisse

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
MARIE : Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.



allumette

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

il m'a fait le coup classique, vous savez : je vais chercher des allumettes.

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Il m'a fait le coup classique, vous savez : Je vais chercher des allumettes . Toujours est-il que je ne l'ai jamais revu.



alors

dialogue, ajout droite :

et alors ? 3 et alors rien

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
GILBERT : C'est quoi, a ? ALEX : Un plan. GILBERT : Un plan de quoi ? ALEX : Un terrain. GILBERT : Le terrain de ton pre ? ALEX : Oui. GILBERT : Et alors ? ALEX : Et alors, rien.

monologue, ajout droite :

a alors ! 1 c'est tonnant

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 134
BRENGER : Tiens, des cartes de visites [dans la serviette d'douard]. DOUARD : Oui. Des cartes de visite. En effet, c'est tonnant a alors ! BRENGER : Ce doit tre son nom. DOUARD : Le nom de qui ? BRENGER : Le nom du criminel, voyons,le nom du criminel.

a alors ! 1 je me disais aussi

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Betty et Denis (=amants], a alors ! Je me disais aussi toujours bavasser tous les deux, l

et alors ? 2 merde

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Liza : Mais c'est pas la banque, c'est un huissier Tarek ! [Tu as emprunt] trois cent mille balles ? Mais c'est quoi, c'est le matriel ophtalmo, c'est la bagnole ? Attends, t'as fait un autre emprunt ? Tarek : Ouais, J'ai fait un autre emprunt et alors ? Merde Liza !



amusant

monologue, ajout gauche :

allez c'est amusant.

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
GENEVIEVE : Eh bien, je l'ai invit deux, trois fois des soires ici. Il est marrant, hein ? Tu veux que je l'appelle ? On lui propose de venir prendre un verre ? BRIGITTE : Non. GENEVIEVE : Mais pourquoi ? Il vit tout seul avec sa mre, le soir il s'ennuie... Allez, c'est amusant, non ?



amuser

dialogue, ajout droite :

si a t'amuse 3 oh oui

1961 Amlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
MONSIEUR BOULE, examinant la pice : Oh !... Il [=ce salon] ne sert plus gure et, depuis la mort de ma femme, je ne me souviens pas d'y avoir pass une soire... Mais si a vous amuse... EMMANUELLE : Oh ! oui... MONSIEUR BOULE : Attention au tapis !

tu m'amuses. 1 je t'ennuie ?

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Loc : C'est une forme d'explication commode lie aux croyances de son temps, qui finalement ne prouve pas que l'me est immortelle en tant que substance, mais affirme la prsence dans notre facult de connatre de quelque chose d'antrieur l'exprience. Je t'ennuie ? Flicie : Non, tu m'amuses.

monologue, ajout droite :

on peut savoir ce qui t'amuse ? dis-le bien haut que tout le monde en profite

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Professeur : Elle [la lettre anonyme] conseille la police de venir chercher le revolver du Docteur dans un certain bar, en face du port... Tenancire : Ce porc, vous vous souvenez... (Le Paltoquet clate de son grand rire nerveux.) On peut savoir ce qui t'amuse ? Dis-le bien haut, que tout le monde en profite !

si a t'amuse 3 a n'a rien de criminel

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 74
[] Mme de Franquetot tenta une dmarche en faveur de sa cousine qui aimait tant la musique. Mais comme elle ne put pas obtenir pour elle une rponse plus explicite que ces mots : Mais on peut toujours entrer couter de la musique, si a vous amuse, a n'a rien de criminel ! , Mme de Cambremer ne trouva pas l'invitation assez pressante et s'abstint.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

si a t'amuse 3 dit-il ironiquement

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 542
Mais nous allons regarder votre photographie. Dfaites l'enveloppe", dit la duchesse un valet de pied. "Mais, Oriane, pas ce soir! vous regarderez cela demain, implora le duc [] Mais a m'amuse de voir cela avec Charles, dit la duchesse [] H bien, il viendra vous voir exprs, dclara le duc, qui sa femme dut cder. Vous passerez trois heures ensemble devant, si a vous amuse, dit-il ironiquement.



amuser (se)

dialogue, ajout gauche :

un de ces quatre amuse-toi bien !

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Bon, j'te laisse les consommations, hein ? BONY : C'est a LEO : un d'ces quatre ! BONY : Amuse-toi bien ! LEO : Ouais...

dialogue, ajout droite :

amuse-toi bien ! toi aussi

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
FRANOIS : Dpose-moi o tu veux. [] BRIGITTE. Amuse-toi bien ! FRANOIS : Toi aussi !

monologue, ajout gauche :

pour rien, comme a pour s'amuser

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Pierre Et puis, de nous-mmes, on s'est prcipits dans tous ces ennuis, l. Et pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir [] Et tout a pour quoi ? Pour rien, comme a, pour s'amuser.

tu deviens fou ? si tu crois que a m'amuse

1949 Manges, film de Yves Allgret
Le patron du mange sa femme : Il a l'air de te [=un client] plaire, c'est toujours avec lui que tu sors [=promenade cheval]. Elle : Tu deviens fou ? Si tu crois que a m'amuse [=de les accompagner] ! C'est pour toi que je le fais [=pour l'argent].

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

si tu crois que je m'amuse sur un ton dpit en faisant l'enfant

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 198
Qu'est-ce qu'ils ont rire, toutes ces bonnes gens-l, on a l'air de ne pas engendrer la mlancolie dans votre petit coin l-bas, s'cria Mme Verdurin. Si vous croyez que je m'amuse, moi, rester toute seule en pnitence , ajouta-t-elle sur un ton dpit, en faisant l'enfant.



an

monologue, ajout gauche :

toujours [faire le] bb tu n'as plus cinq ans !

1935 La kermesse hroque, film de Jacques Feyder [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 27, 1963]
SISKA. Que fait papa ? CORNLIA. Va lui demander Oui, que fait papa ? SISKA. Que vont-ils faire dans cette chambre ? CORNLIA. Je nen sais rien ! Je nen sais pas plus que toi ! Toujours poser des questions de bb ! Tu n'as plus cinq ans !



anguille

monologue, ajout droite :

tu te doutais bien qu'il y avait anguille sous roche. pourquoi as-tu accept ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La Je te le dis parce que je ne veux pas que tu joues au chat et la souris avec elle. Alexandre J'ai jou, moi ? [] La Alors pourquoi tu as accept de venir ? Tu te doutais bien qu'il y avait anguille sous roche !



anormal

monologue, ajout droite :

il est anormal. c'est un malade

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 62
CHOUBERT, continuant son jeu : Une nostalgie, des dchirures, les bribes d'un univers MADELEINE, au Policier : Qu'est-ce que a veut dire ? LE POLICIER, Madeleine : Il dit : les bribes d'un univers CHOUBERT, mme jeu : Un trou bant LEPOLICIER, l'oreille de Madeleine : Un trou bant MADELEINE, au Policier : Il est anormal. C'est un malade. Il n'a pas les pieds sur terre.



apercevoir

monologue, ajout gauche :

c'est de ma faute j'aurais d m'en apercevoir plus tt.

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
Franois ( Pomme). On ne peut pas tre heureux ensemble, on est trop diffrents. Tu t'ennuies, a se voit bien. Tout a c'est de ma faute. J'aurais d men apercevoir plus tt.



apparence

monologue, ajout droite :

il ne faut pas se fier aux apparences. l'habit ne fait pas le moine

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 42
H. 2 : Si vous tiez ce que vous paraissez tre premire vue, il est certain que vous vous seriez tenu bien coi, bien en scurit l-bas, dans l'ombre... [] Mais vous, vous avez ce courage... Vous... Il ne faut pas se fier aux apparences. L'habitne fait pas le moine. Comme c'est vrai...



appeler 1

monologue, ajout gauche :

tais-toi ou j'appelle le marchand de peaux de lapins.

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
[Lucienne baigne sa fille Jacqueline] Jacqueline (criant) C'est chaud ! C'est chaud ! (un temps) C'est trop chaud ! C'est trop chaud ! Lucienne Tais-toi, ou j'appelle le marchand de peaux de lapins.

nous nous reverrons je t'appelle.

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
L'ACTRICE : Si vous avez besoin de moi, je suis votre disposition. VICTOR : C'est donc promis, nous nous reverrons. Je vous appelle !

ne va pas trop loin on t'appellera.

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 14
Vous pouvez vous retirer ; n'allez pas trop loin, on vous appellera.

monologue, ajout droite :

on s'appelle au revoir

2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Un huissier : Monsieur le Prsident, le rapporteur et l'assesseur sont dans votre bureau. Sbastien, Damien : Je suis dsol. On s'appelle. Au revoir.

tu m'appelles. je compte sur toi

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
Isabelle : Il faut que tu viennes dner, la maison un soir. M. Arnaud : Bien sr. Isabelle : Tu nous appelles. Je compte sur toi. M. Arnaud : Oui, oui



appeler 2

monologue, ajout droite :

c'est a que tu appelles [], c'est ce que j'appelle []. c'est ce que j'appelle []

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 521
Et j'tais, au fond, de son avis, quand elle me disait que Mme de Montmorency tait stupide et avait l'esprit ouvert toutes les choses qu'elle ne comprenait pas, ou quand, apprenant une mchancet d'elle, la duchesse me disait: "C'est cela que vous appelez une bonne femme, c'est ce que j'appelle un monstre".

comment appeler a ? je ne sais pas

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj08
(136)(AG11)Fj8 : sinon jusqu' treize ans mme oui/ jusqu' treize ans en primaire je me rappelle/ j'tais j'- si j'tais heureuse/ en primaire/ puis aprs treize ans/ j'ai fait un camp/ alors l c'tait la rvolution c'tait (rire) c'tait: le:...comment appeler a? je sais pas le/ le seuil quoi! ce que je faisais en camp/ quand j'avais treize ans/ j'ai vraiment eu l'impression de passer euh de prendre je sais pas combien de temps en un mois EF(Fj8) : oui (137)(AG12)Fj8 : c'tait une sacre exprience

quand on s'appelle N on ne [fait] pas [a], que veux-tu que je te dise ?

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 217
[] mais enfin, que diable ! quand on s'appelle le marquis de Saint-Loup, on n'est pas dreyfusard, que voulez-vous que je vous dise ?

tu appelles a moi j'appelle a []

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
MAMY. Il faut tre indulgente, Augustine est une vraie gamine ! Ta mre est trs gentille de tolrer ses petites manies sans se fcher... GABY. Tu appelles a des petites manies , toi ?... Moi j'appelle a des insolences.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

ah ! voil ce que tu appelles [] ! s'cria-t-il avec drision

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 506
"Mettez-vous dans le sige Louis XIV", me rpondit-il d'un air imprieux et plutt pour me forcer m'loigner de lui que pour m'inviter m'asseoir. Je pris un fauteuil qui n'tait pas loin. "Ah! voil ce que vous appelez un sige Louis XIV! je vois que vous tes un jeune homme instruit," s'cria-t-il avec drision.



apprendre

monologue, ajout gauche :

bien fait a lui apprendra ! 1

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Je crois que le locataire va en baver. Il a plutt mauvaise presse. Rien que cet aprs-midi, les oreilles ont d lui tinter. Denise : Bien fait ! a lui apprendra !

tu l'as voulu a t'apprendra. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 77
[Quelqu'un a t jet l'eau par l'assassin.] LE PATRON : C'est la jeune fille, la blonde... BRENGER [qui l'avait demande en mariage] : Dany ? Mademoiselle Dany ? Ce n'est pas possible ! L'ARCHITECTE : Si. Pourquoi pas. C'est ma secrtaire, mon ex-secrtaire. Je lui avais pourtant bien dconseill de quitter mon service. Elle tait l'abri. BRENGER : Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! L'ARCHITECTE : Elle tait dans l'Administration ! Il ne s'attaque pas l'Administration ! Mais non, elle a voulu sa libert. a lui apprendra. Elle l'a, maintenant, sa libert. Je m'y attendais...

ton ge s'il faut t'apprendre [qu- p]

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 233
Il ne va jamais que dans les endroits chics. Et si Swann lui demandait ce qu'elle entendait par l , elle lui rpondait avec un peu de mpris : "Mais les endroits chics, parbleu ! Si, ton ge, il faut t'apprendre ce que c'est que les endroits chics, que veux-tu que je te dise, moi ? par exemple le dimanche matin l'avenue de l'Impratrice []"

je ne suis pas au courant tu me l'apprends.

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Simon (au tlphone) : Mais non, je ne suis pas au courant. Non, pas du tout Vous me l'apprenez

monologue, ajout droite :

tu ne vas pas m'apprendre [faire a] ! je connais mon mtier

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 86
MADELEINE, au Policier qui ne l'coute pas : Je sais faire de la bonne cuisine, pourtant, Monsieur. Il a de l'apptit ! LE POLICIER : Vous n'allez pas m'apprendre la mdecine, Madame, je connais mon mtier. Votre garon, ou bien il pique du nez,ou bien il s'gare. Il n'a pas de forces ! Il doit absolument grossir.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

oh ces enfants dit-il d'une voix aigu mivre et cadence il faut tout leur apprendre.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 451
Voyons, vous n'avez pas remarqu comme il a t troubl quand vous avez parl d'elle ? [] Oh ! ces enfants, dit-il, d'une voix aigu, mivre et cadence, il faut tout leur apprendre, ils sont innocents comme l'enfant qui vient de natre, ils ne savent pas reconnatre quand un homme est amoureux d'une femme. votre ge j'tais plus dessal que cela , ajouta-t-il, car il aimait employer les expressions du monde apache, peut-tre par got, peut-tre pour ne pas avoir l'air, en les vitant, d'avouerqu'il frquentait ceux dont c'tait le vocabulaire courant.

elle lui rpondait avec un peu de mpris : s'il faut t'apprendre [qu- p]

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 233
Il ne va jamais que dans les endroits chics. Et si Swann lui demandait ce qu'elle entendait par l , elle lui rpondait avec un peu de mpris : "Mais les endroits chics, parbleu ! Si, ton ge, il faut t'apprendre ce que c'est que les endroits chics, que veux-tu que je te dise, moi ? par exemple le dimanche matin l'avenue de l'Impratrice []"



approcher

monologue, ajout gauche :

laisse-moi je te dfends de m'approcher

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 288
H bien, enfin, ce n'est pas trop tt, tes-vous content, jeune gloire et bientt jeune chevalier de la Lgion d'honneur ? Car bientt vous pourrez montrer votre croix , dit M. de Charlus Morel d'un air tendre et triomphant [] Laissez-moi, je vous dfends de m'approcher, cria Morel au baron. Vous ne devez pas tre votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous essayez de pervertir !



aprs

dialogue, ajout droite :

aprs vous aprs vous

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 132
Le pompier [sur la grande chelle] rapparaissant la fentre : A qui le tour ? Monsieur Papillon, s'adressant aux trois : Allez-y. Dudard : Aprs vous, monsieur Papillon. Brenger : Aprs vous, monsieur le Chef. Botard : Aprs vous, bien sr.

aprs vous non aprs vous je vous en prie

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 147
Quand on a un certain ge, on devient de moins en moins frquent, sauf si on a des enfants et que la loi de la nature les oblige. Je crois qu'ils se faisaient peur tous les deux et qu'ils se regardaient comme pour dire aprs vous non aprs vous je vous en prie.

monologue, ajout gauche :

jamais de la vie aprs ce qui s'est pass

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Alors pourquoi vous me gardez pas ?... Je tiendrai l'harmonium, je serai domestique... Pas pour les gros travaux, cause du soleil. Il me fait mal la tte. Je suis comme un homme saoul. SUPERIEUR : Je vous ai dit que ce n'tait pas possible. BOUVIER : Je suis rest deux ans ici [autrefois]. On n'a pas eu se plaindre de moi... J'ai port la robe. J'ai mme fait la classe Villechenve. SUPERIEUR : Jamais de la vie ! Aprs ce qui s'est pass ! [Bouvier a commis un crime.]

c'est comme tu veux aprs tout

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 138
Le professeur : [] Procdons par ordre. Je vais essayer de vous apprendre toutes les traductions du mot couteau. L'lve : C'est comme vous voulez. Aprs tout.

comment est-ce possible ? aprs tout ce qui s'est pass ! 2

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 50
H 3 : C'est vrai ? Vous tes si loin ? de si grandes distances ? Vraiment ? Mais comment est-ce possible ? Aprs tout ce qui s'est pass ? Tout ce qui a t fait... [] toutes les guerres de religion, [] charniers et camps de concentration ? Vraiment ? Vous ne pouvez pas comprendre ?

mettons et aprs ? 1

1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 389, 1990]
Mercadot : Deux cent mille [morts] de plus, deux cent mille de moins Dellaplane : Ah non ! non ! Mes chiffres sont srs ! On a escamot deux cent mille morts ! Mercadot : Mettons ! Et aprs ? L'humanit est entre dans la fte finale, le bal dela mort et de la vie, la grande apothose ! Les survivants bouchent les trous et forniquent couilles rabattues pour prparer la prochaine !

monologue, ajout droite :

aprs ce que je t'avais dit! 1 il y a de quoi

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La : a y est ! J'ai repris avec Fabien. Blanche : Ah ?! La : Tu as l'air tout tonne ! Remarque, il y a de quoi ! Aprs ce que je t'avais dit ! Mais j'ai t idiote. J'aime Fabien. Je m'en rends compte chaque fois que je le quitte.

aprs ce qu'elle a fait pour moi 2 c'est trop fort

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 208
Elle suffoque. S'attendait srement me voir dguerpir la premire injonction. Tant d'audace, tant d'insolence aprs ce qu'elle a fait pour moi. C'est trop fort.

aprs tout je m'en moque

1880 Zola, Nana, [Frantext]
Devant ce regard noir, o il lut une menace, le jeune homme cda tout d'un coup, balbutiant des paroles confuses. Faites, aprs tout, je m'en moque Ah ! Vous abusez. Vous verrez, vous verrez

aprs tout j'en ai rien chiquer

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 133
Il boudait, grognait, philosophait en noir pour lui tout seul et jetait des Bande d'ordures ! suivis d' Aprs tout, j'en ai rien chiquer ! en regardant les pigeons qui piquaient du bec l'alle sableuse, comme s'il s'adressait eux.

aprs tout je n'y vois pas d'inconvnient

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 36
Marie, Juliette : Laisse-lui le sceptre, puisqu'il le dsire. Marguerite : Aprs tout, je n'y vois pas d'inconvnient.

aprs tout qu'est-ce que a fait ?

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 126
Oh ! non, je ne vous trompe pas. Cette parole causa M. de Charlus un vif plaisir. [] Il se retourna vers Jupien : Il est gentil de me dire a. Et comme il le dit bien ! On dirait que c'est la vrit. Aprs tout, qu'est-ce que a fait que ce soit la vrit ou non puisqu'il arrive me le faire croire ? Tiens je vais te donner deux gros baisers pour la peine. Tu penseras moi dans les tranches. []

avec glose d'une mimique, gauhe :

ils se regardaient comme pour dire : aprs vous

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 147
Quand on a un certain ge, on devient de moins en moins frquent, sauf si on a des enfants et que la loi de la nature les oblige. Je crois qu'ils se faisaient peur tous les deux et qu'ils se regardaient comme pour dire aprs vous non aprs vous je vous en prie.



arranger

monologue, ajout gauche :

coute, si tu en as envie, a m'arrangerait.

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Maxime : Je devais les appeler ce matin, j'ai compltement oubli. J'ai peur d'tre oblig d'y aller demain. Stphane : Je peux y aller, si tu veux. Maxime : Ah bon, c'est nouveau ! Stphane : Oui, tu m'as convaincu. Maxime : coute, si tu en as envie. a m'arrangerait.

ne t'en fais pas a s'arrangera. 1

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Paul. Allez, t'en fais pas Carlo, a s'arrangera.

tu feras comme tu voudras comme cela t'arrangera le mieux.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 346
Votre ami serait ici en pays de connaissance et a l'amuserait peut-tre de voir la maison. [] Enfin vous ferez comme vous voudrez, comme cela vous arrangera le mieux conclut-elle sans insister pour ne pas avoir l'air de chercher connatre de la noblesse, et parce que sa prtention tait que le rgime sous lequel elle faisait vivre les fidles, la tyrannie, ft appele libert.

il ne faut pas dramatiser tout s'arrange. 2

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 204
Dans la vie, il y a des moments plus graves que d'autres, mais il ne faut pas dramatiser. Tout s'arrange. Il suffit que chacun y mette un peu du sien.

tu es vraiment dgueulasse tu aurais pu t'arranger.

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Alice : Allez, viens, on va marcher, j'ai besoin d'air, je suis reste enferme toute la journe, moi. Emile : Ecoute Alice... Heu... Alice : T'es vraiment un dgueulasse, t'aurais pu t'arranger !

je n'ai jamais dit a vous n'entendez que ce qui vous arrange. 2

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Catherine. Mais je n'ai jamais dit que j'aimais mentir ! Antoine. Pourtant hier, vous disiez Catherine. Je n'ai jamais dit a, vous n'entendez que ce qui vous arrange.

monologue, ajout droite :

tout s'arrange. 2 il suffit que chacun y mette un peu du sien

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 204
Dans la vie, il y a des moments plus graves que d'autres, mais il ne faut pas dramatiser. Tout s'arrange. Il suffit que chacun y mette un peu du sien.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

l'hsitation martiale d'un chef qui cherche vous rassurer et vous dit : je vais arranger a.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 295
Avant mme qu'il n'et parl de sa voix forte t lgrement bgayante, sa haute taille et sa figure colore manifestaient dans leur oscillation l'hsitation martiale d'un chef qui cherche vous rassurer et vous dit : On m'a parl, nous arrangerons cela ; je vous ferai lever votre punition ; nous ne sommes pas des buveurs de sang ; tout ira bien.



arranger (se)

monologue, ajout gauche :

il fallait le dire on peut s'arranger.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 46
DANY [secrtaire], l'architecte : Je suis dcide partir, Monsieur, j'ai besoin de vacances. Je suis fatigue. L'ARCHITECTE, mielleux. : Si ce n'est que cela, il fallait le dire. On peut s'arranger. Voulez-vous trois jours de permission ?



arrter

monologue, ajout droite :

mais arrte ! tu n'as rien te reprocher

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Tu crois que Jean est malheureux avec moi ? AMANDA : Mais arrte Marie, tu n'as rien te reprocher !

tu arrtes parce que tu m'nerves

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Bon, maintenant tu arrtes, parce que tu m'nerves !

tu vas arrter ? pour qui tu te prends ?

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud : Ah avant, elle [=vous] se sentait redevable, elle faisait du zle ! et puis l maintenant, pfuit fini. Le vide ! Nelly C'est lamentable, ce que vous dites. M. Arnaud : Mais regardez-vous ! Vous tes pose l, devant cette machine comme un ectoplasme ! Nelly : Vous allez arrter ? Vous vous prenez pour qui ? Vous me payez pour un travail, on va le finir.



arriver

dialogue, ajout gauche :

dpche-toi ! bon, bon, j'arrive ! 1

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
David : All ? Pre : C'est moi. David : Papa ? Salut Papa ! Pre : a y est. David : Quoi, a y est ? Pre : Une surprise ! Dpche-toi ! David : Bon, bon, j'arrive !

tu n'as pas vu N ? il lui est peut-tre arriv quelque chose.

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
[La Patronne a disparu.] Patron. T'as pas vu la patronne ? Employ. Il lui est peut-tre arriv quelque chose

on va commencer oui, j'arrive

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Voix : Monsieur Lpidon, on va commencer. Lpidon : Oui, j'arrive.

dialogue, ajout droite :

tu arrives juste temps. qu'est-ce qui se passe ?

1976 L'affiche rouge, film de Frank Cassenti [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
DOMINIQUE : Mario, t'arrives juste temps ! MARIO/ALFONSO : Qu'est-ce qui se passe ? DOMINIQUE : Tu verras... ARIO/ALFONSO : Qu'est-ce qui se passe ? ROGELIO/MANOUCHIAN : Tu vas voir, c'est une surprise... Ils ont mont une scne sur la Rsistance.

tu sais ce qui m'arrive ? non

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Bonjour, a va ? La Ah oui ! Quelle journe ! La Tu sais ce qui m'arrive ? Blanche Non ! La J'ai rompu avec Fabien !

tu sais ce qui m'arrive ? tu es enceinte ?

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Catherine : Tu sais ce qui m'arrive ? Mado : Tu es enceinte ?

monologue, ajout gauche :

a peut arriver a arrive. 2

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 26
[Le Roi, mourant, est tomb.] J'avais gliss tout simplement. Cela peut arriver. Cela arrive.

je me suis tromp a arrive. 2

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Je me suis trompe, a arrive.

je pensais autre chose a arrive. 2

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 78
Tu profites d'un moment d'inattention de ma part. Je pense autre chose a arrive on ne peut pas penser tout, on ne peut pas avoir toutes les choses prsentes dans la tte chaque instant.

ne crains rien, je vais tout arranger. il ne peut rien nous arriver.

1975 Souvenirs d'en France, film de Andr Tchin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 167, 1976]
BERTHE. Qu'est-ce que tu as ? HECTOR. Cette situation m'inquite. BERTHE. Quelle situation ? HECTOR. La mienne Je me trouve plus souvent parmi eux que parmi vous. Je ne sais plus quoi faire. BERTHE. Ne crains rien Je vais tout arranger. Il ne peut rien nous arriver.

bonjour j'arrive ! 1

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
[David se rend chez Edwige.] Edwige, du balcon. Bonjour ! J'arrive !

oui, merde j'arrive ! 1

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
(On a sonn, les amants ne veulent pas ouvrir, puis de dcident ; ce moment, retentit un second coup de sonnette.) ALPHONSE Oui ! Merde ! J'arrive !

patience j'arrive ! 1

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 87
[Coup de sonnette.] La bonne : Oui. Tout de suite. [Deuxime coup de sonnette. ] Patience. J'arrive.

tiens bon j'arrive ! 1

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
AURLIE (en proie une crise de coliques nphrtiques) : Il faut de l'eau ! DIDIER: De l'eau ! de l'eau ! elle souffre ! Tenez bon, tenez bon, on arrive.

tout de suite j'arrive ! 1

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 149
(On entend sonner la porte de gauche.) Voix de la Bonne : Tout de suite, j'arrive !

commence j'arrive ! 2

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 377
Assieds-toi toujours et commence dner, j'arrive , et il disparut dans la petite salle.

vas-y j'arrive ! 2

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Pierre : On va au bar. Lucienne : Oui, oui, allez-y, j'arrive ! A tout de suite.

ce n'est pas prudent on ne sait pas ce qui peut arriver.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PERE : Le 30 au soir pour un rendez-vous le 1er au matin, c'est pas prudent. On ne sait pas ce qui peut arriver.

a n'a pas l'air d'aller qu'est-ce qu'est arriv ? 2

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 119
Gabriel lui tape sur l'paule avec bnvolence. a n'a pas l'air d'aller, qu'il dit comme a. Qu'est-ce qu'est arriv ? C'est ta niceta putain de nice

qu'est-ce qu'il y a ? En voil une tte ! qu'est-ce qui t'arrive ? 1

1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Monsieur Sauvage. Monsieur Breteuil... Le patron. Oui, qu'est-ce qu'il y a ? En v'l des ttes! Qu'est-ce qui vous arrive ?

tu es matinal qu'est-ce qui t'arrive ? 1

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
[Visite matinale Laura] Laura Eh bien, je pense que vous tes matinal ! Qu'est-ce qui vous arrive ? Dr Germain Je vous ai dit un jour que si jamais vous couriez un danger, je serais l J'y suis

tu es malade ? qu'est-ce qui t'arrive ? 2

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Alexandre [ Richard qui renifle comme s'il venait de pleurer]. Richard ! Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Casse-toi, je t'ai rien demand. Alexandre : T'es malade ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Richard : Non je suis pas malade. Allez va-t-en.

o tu vas ? qu'est-ce qui t'arrive ? 3

1836 Musset, Il ne faut jurer de rien, [Frantext]
Valentin Vous aviez raison, elle est agrable; [] elle a un petit signe au coin de la bouche que je n'avais pas remarqu Van Buck O vas-tu ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Veux-tu me rpondre srieusement ?

qu'est-ce que j'ai fait qu'est-ce qui va m'arriver, maintenant !

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 144
Le professeur [il vient de tuer l'lve] : Qu'est-ce que j'ai fait ! Qu'est-ce qui va m'arriver maintenant ! Qu'est-ce qui va se passer ! Ah ! l ! l ! Malheur !

pourquoi cet air [dsol] ? que t'arrive-t-il ? 2

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 20
Marguerite : Sire, je dois vous mettre au courant. [] Le Roi : Au courant de quoi ? [] Marie, pourquoi cet air dsol ? Que vous arrive-t-il ? Marguerite : Sire, on doit vous annoncer que vous allez mourir.

monologue, ajout droite :

toi aussi a t'arrive. je ne l'ai pas fait exprs

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 102
VOIX DE LA CONCIERGE : Ne claquez pas la porte comme a. VOIX D'UNE FEMME, dans I'entre : vous aussi, a vous arrive de la claquer. Je n'ai pas fait exprs.

a arrive. 2 ce n'est pas grave

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Infirmier : Il est pas fch, il s'est nerv un peu... a arrive... C'est pas grave..

a arrive. 2 je ne te dis rien

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
MARTINE : Elle se fait de l'amour une ide - comment dire - potique..., un peu dmode... LAURENT, gentiment : Ne te donne pas tant de mal ! J'ai compris. Je ne lui dis rien, quoi, a arrive.

a arrive. 2 y a pas de mal

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 88
VOIX D'UN HOMME, poliment : Vous avez dit quelque chose, Madame la Concierge ? VOIX DE LA CONCIERGE, plus poliment encore, mielleuse : Rien du tout, Monsieur Lelard, je causais comme a, toute seule pour apprendre parler ! a passe le temps ! VOIX D'UN HOMME : Il m'avait bien sembl que vous m'appeliez. Je m'excuse. VOIX DE LA CONCIERGE : Dame, on se trompe, Monsieur. a arrive ! y a pas de mal !

a n'arrive pas que chez les autres. a arrive aussi chez soi

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa13
(386)(MO43)Fa13 : [ propos du dcs de sa sur dans un accident de la route] parce que je disais/ c'est pas possible/ je n'arrivais pas le croire/ alors a m'a fait penser quelqu'un qui me disait toujours euh un moment donn o on parlait toujours des accidents de la voiture de rou- de voitures c'est a/ EF(Fa13) : m (387)(MO44)Fa13 : euh les accidents a n'arrive pas ch- que chez les autres/ a arrive aussi chez soi/ c'est vrai/ malheureusement

cela devait arriver, cela devait arriver. c'tait prvoir

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 116
Monsieur Papillion: Il [le rhinocros] nous a dmoli l'escalier, tant mieux, une chose pareille devait arriver ! Depuis le temps que je demande la direction gnrale de nous construire des marches de ciment pour remplacer ce vieil escalier vermoulu. Dudard : Il y a une semaine encore, j'ai envoy un rapport, monsieur le Chef. Monsieur Papillon : Cela devait arriver, cela devait arriver. C'tait prvoir. J'ai eu raison.

cela devait arriver un jour. je m'en doutais

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 102
Comment a-t-il pu disparatre ? Il n'est pas l. L non plus, ici non plus, il n'est plus l. Comme la maison est vide. Comme le vide est grand. Cela devait arriver un jour, bien sr, je m'en doutais.

j'arrive ! 1 cinq minutes !

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Luce : Basile ! Basile : Qu'est-ce qui y a Mm ? Luce : J'aimerais bien que tu viennes m'aider. Basile : J'arrive, cinq minutes

j'arrive. 1 il n'y a pas le feu

1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 422, 1993]
Monsieur Lechat : I' doit roupiller dans un coin. Anita. Le v'l Loulou. Loulou : Bon a va, a va j'arrive ! Y a pas l'feu. Monsieur Lechat : D'o tu viens toi ? Allez va bosser, va bosser.

j'arrive, je te dis ! une seconde, quand mme !

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe : Yoyo Yolande : Vas-y, j'arrive. Philippe : Allez, viens ! Yolande : J'arrive, je te dis ! Une seconde, quand mme !

je ne sais pas ce qui m'arrive. c'est trange

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 57
H 2 : Vous savez, je ne sais pas ce qui m'arrive... c'est trange... (L'air surpris :) J'accepte. Oui. (Ton furieux :) J'accepte. (Ton accabl:) J'accepte. (Ton calme :) J'accepte. (Ton ferme, dcid :) J'accepte. Qu'elle garde en elle son ide. Qu'elle la couve. Qu'elle la soigne. Qu'elle l'engraisse... a m'est gal... H 3 : Ce n'est pas possible ?... Ne me dites pas que vous tes devenu un de ces indiffrents... un de ces tides pour qui les ides...

je ne sais pas ce qui m'est arriv. comment ai-je pu me laisser emporter ?

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 239
Brenger : De l'nergie ? Tu veux de l'nergie ? Tiens, en voil, de l'nergie ! (Il lui donne une gifle.) Daisy : Oh ! jamais je n'aurais cru Brenger : Oh ! pardonne-moi, ma chrie, pardonne-moi ! (Il veut l'embrasser, elle se dgage.) Pardonne-moi, ma chrie. Je n'ai pas voulu. Je ne sais pas ce qui m'est arriv, comment ai-je pu me laisser emporter !

qu'est-ce qui t'arrive ? 1 tu es souffrant ?

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Bernard (arrive son lieu de travail). Vous pouvez me faire remplacer une heure ou deux ? (ll s'en va .sans attendre la rponse.) Un collgue (il le poursuit). Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous tes souffrant ? Bernard. Non non, rien... Le collgue. Expliquez-moi ! Bernard (il enfile sa veste). Non, je ne suis pas malade, mais je ne peux pas rester ici. Vous pouvez me faire remplacer ? (ll s'en va vers sa voiture).

qu'est-ce qui t'arrive ? 2 qu'est-ce que tu as ?

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Adultes s'adressant un enfant] L. Mais qu'est-ce qui t'arrive ? A. Oh ! qu'est-ce qu'elle a ? [] T. Mais enfin, pourquoi tu pleures ?

qu'est-ce qui t'arrive ? 3 tu as perdu la tte ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
MAMY. Ah! Mais quelle bande de voleurs! Au voleur! Elle hurle. l'assassin ! Au voleur ! GABY. Mais enfin maman, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as perdu la tte ! MAMY. Pas la tte, non ! SUZON. Mamy vient de m'apprendre qu'on lui a vol ses titres, il y a deux jours...



assez

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce que a peut te faire d'[attendre] ? a me fait que j'en ai assez

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
( la piscine.) CARLA ( sa sur) : Je m'en vais ! DANNY (qui observe Eric, le matre-nageur) : Oh, attends encore un petit peu ! CARLA : Ah, tu en as de la veine que je sois ta sur ! DANNY : Pourquoi ? CARLA : Pourquoi ! Parce qu'une autre ma place serait dj partie ! DANNY : Je t'en prie Carla ! Qu'est-ce que a peut te faire d'attendre ? CARLA : a me fait que j'en ai assez !

monologue, ajout gauche :

a m'ennuie j'en ai assez. 2

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 50
Juliette : Et puis, et puis, je lave la vaisselle de la veille. Des assiettes pleines de gras qui colle. Et puis, j'ai la cuisine faire. Le Roi : Quelle joie ! Juliette : Au contraire. a m'ennuie. J'en ai assez.

encore ? j'en ai assez. 2

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 36
LA VIELLE : Dis-moi l'histoire, tu sais, l'histoire : Alors on a ri LE VIEUX : Encore ? J'en ai assez Alors on a ri ? encore celle-l tu me demandes toujours la mme chose !

je fous le camp j'en ai assez. 2

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
Oh et puis je fous le camp, moi, j'en ai assez !

laisse-moi tranquille j'en ai assez, moi j'en ai assez ! Assez ! 2

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
ERIC. Ne me touche pas ! Qu'est-ce qui te prend ? Hein ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que vous avez toutes ? Vous ne pouvez pas me fiche la paix, non ? Laissez-moi tranquille, moi j'en ai assez ! J'en aime une, une seule ! Toutes les autres, je m'en fiche ! Non, mais tout de mme, on est malade, on n'a rien se mettre sous la dent, on crve pour ainsi dire de faim devant vous, et vous, vous ne pensez qu' vos idiotes histoires d'amour ! Mais maintenant, ah maintenant c'est fini ! Tu m'entends, c'est fini ! J'en ai assez, moi j'en ai assez ! Assez !

monologue, ajout droite :

assez ! 2 tu profites

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Josefa pique par une gupe.) TONI. Maintenant, il faudrait bien presser et sucer le sang. Mais a va te faire mal. JOSEFA. Bon, tant pis. Vas-y ! Vas-y ! (Toni presse.) TONI (lui tendant le dard). Tiens ! JOSEFA. Aah ! Le piquant. (Toni se met sucerla blessure et crache le venin.) Aaaah a fait moins mal, a. Fais-le encore, Toni. Peut-tre que j'ai encore du venin, tu sais. Un poquito. (Toni l'enlace franchement.) Eh Toni! Toni ! (ll l'embrasse. On entend le bruit du baiser.) Assez, tu profites!

j'en ai assez. 2 ah le salaud

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Thrse Et vous, toujours de bonne humeur ? Noblet Moi, je suis furieux au contraire, et le plus embt des hommes. Mon garagiste de Limoges m'en fait voir de toutes les couleurs. Ah j'en ai assez ! Ah le salaud ! J'en ris, mais je suis trs embt.

j'en ai assez. 2 c'est toujours pareil

1957 Ascenseur pour l'chafaud, film de Louis Malle
Elle. coute, Louis, c'est la troisime fois qu'on fait l'autoroute. J'en ai assez, c'est toujours pareil. Lui. [au volant] On aime rouler ou on n'aime pas rouler.

j'en ai assez. 2 j'en ai marre

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
(La musique arabe est fortissimo. Pp l'coute du disque se redresse et menace. [] Jimmy debout devant le phono retire le disque ds qu'il entent Pp.) Pp Toi l-bas Ah j'en ai assez. Leur musique, leur charabia, j'en ai marre.

j'en ai assez. 2 tu entends ? J'en ai assez

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Aristide : Rends-moi cette montre que tu as vole ! Arlette : Mais je ne l'ai plus ! Aristide : Donne-moi-la ou gare ! Arlette : Je l'ai rendue. Aristide : C'est--dire que tu veux la garder pour toi ! Arlette : Je vous jure que je ne l'ai plus ! (Aristide la gifle violemment) Ah Aristide : Menteuse, ingrate, la rue ou la montre ! Arlette : Oui, je l'ai rendue et je suis contente de l'avoir fait. (Elle hurle) J'en ai assez de voler, vous entendez ! j'en ai assez !

moi j'en ai assez. 2 je m'en vais

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Au bal] 2me violoniste Qui est-ce ? Violoncelliste C'est le baron Donati. 2e violoniste Et elle? Violoncelliste C'est Madame de1er violoniste Oui, eh bien, baron ou pas baron, moi, j'en ai assez, je m'en vais.

oh et puis assez, tiens ! 2 je m'en vais

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Marion. Non, mais tu es insens ! [] Moi, je t'assure, je t'aimerais beaucoup si tu n'tais pas aussi jaloux. Pierre. Oui, eh bien, je le suis. Je le suis, parce que Je le suis parce que je t'aime. Voil. Oh, et puis assez, tiens, je m'en vais.

tu n'en as pas assez ? 2 tu en veux encore ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 285
[] du banc qui est l-bas vous embrassez tout le panorama. Mais vous ne pouvez pas y aller tout seul, vous vous perdriez. Je vais vous y conduire, si vous voulez, ajouta-t-elle mollement. Mais non, voyons, tu n'as pas assez des douleurs que tu asprises l'autre jour, tu veux en prendre de nouvelles ? Il reviendra, il verra la vue de la baie une autre fois.

y en a assez. 2 j'ai dit non

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
1re sentinelle C'tait vendredi, tu comprends. Il y avait encore des haricots. 2me sentinelle . Alors j'ai dit non, hein... J'ai dit non, encore des fayots, y'en a assez, hein. L'autre T'as raison.

y en a assez. 2 j'en ai marre

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj23
(492)Fj23 : quand Leclerc il baisse l'essence EF(Fj23) : mm (493)Fj23 : qu'est-ce qu'il fait le gouvernement? ben il baisse EF(Fj23) : oui (494)Fj23 : Leclerc baisse encore plus EF(Fj23) : ben oui (495)Fj23 : bon ben le gouvernement il dit {bon y en a assez y en a marre stop l} et puis c'est tout a fait que... puis enfin... moi je dis moi/ {Leclerc fait son travail}



assiette 2

monologue, ajout gauche :

excuse-moi je ne suis pas dans mon assiette.

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Carlos Atout ! Pp ( Rgis) Ben, mets du cur, t'en as, c'est toi qui a demand. Rgis Ben, excusez-moi, je suis pas dans mon assiette. Carlos Ben o que t'es ? Soye avec nous. Pp Ah, il pense Pierrot.



assommant

monologue, ajout droite :

c'est assommant, la fin. 2 tais-toi

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 135
LUCIE : Arrtez, je vous en prie. Laissez Simone raconter. J'adore quand elle raconte. PIERRE : Dcidment, ma petite Lucie, vous tes indcrottable. YVONNE : Oh ! vous, hein, taisez-vous. C'est assommant, la fin. Vous ne croyez jamais personne.



assommer

monologue, ajout droite :

tu m'assommes. je m'en moque

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 196
Brenger : Vous m'assommez avec votre Galile Je m'en moque de Galile.



assurer

dialogue, ajout gauche :

quelle ide je t'assure.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 16
[] vous devriez vous marier. Votre femme vous gurirait et vous feriez son bonheur. Non, parce que j'ai trop mauvais caractre. Quelle ide ! Je vous assure ! J'ai du reste t fianc mais je n'ai pas pu me dcider l'pouser (et elle y a renonc elle-mme), cause de mon caractre indcis et tracassier.

dialogue, ajout droite :

je t'assure. c'est vrai ?

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 222
Daisy : Tu as t sage, aujourd'hui ? Tu n'as pas pris de cognac ? Brenger : Oui, j'ai t sage. Daisy : C'est bien vrai ? Brenger : Ah a oui, je t'assure. Daisy : Dois-je te croire ? Brenger : Oh ! oui, crois-moi, oui.



atroce

monologue, ajout droite :

c'est atroce. 1 il n'y a rien faire

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 112
H. 3: On partageait la mme rpulsion, la mme horreur. Et a sans avoir besoin mme dune ombre sans lueur dans les yeux sans vacillements. Sans isma. Mais, bon Dieu, qu'est-ce qu'il vous faut donc? ELLE : Mais comprenez-moi. (Gmit.) Oh non, c'est atroce, il ny a rien faire. H.3 : Non. En effet, je ne comprends pas.

c'est atroce. 2 pourquoi as-tu fait a ?

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
DOMINIQUE. Vous ne connaissez pas encore toute la vrit. C'est pour me plaire que Renaud avait promis de combattre sans cotte de mailles. Et c'est ainsi que vous l'avez frapp mort. HUGUES. C'est atroce. Pourquoi avez-vous fait a ? DOMINIQUE. Vous me demandez pourquoi ? Je croyais Renaud plus agile, plus fort que vous. Je craignais le pire, j'avais peur de vous perdre.



attendre

dialogue, ajout gauche :

[il] nous attend il attendra.

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Camille : Dpche-toi. Maxime nous attend. Rgine (trs sche) : Eh bien il attendra ! Moi, je suis pas prte, je suis mme pas maquille.

qu'est-ce que tu fais l ? tu ne m'attendais pas, hein !

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain (surpris avec Laura par Denise, dans l'glise) Denise ! Denise Vous ne m'attendiez pas, hein ? Dr Germain Qu'est-ce que vous faites l ? Denise Vos scrupules vous obligent me quitter, mais ne vous empchent pas de courir aprs unefemme marie, une petite sainte-nitouche vicieuse et sournoise Mes compliments !

dialogue, ajout droite :

il faut attendre. attendre quoi ?

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Docteur : Qu'est-ce qu'on fait l ? Lotte : Je ne sais pas. Je crois que je rve et que je ne sais plus me rveiller. Ou alors que je suis dans le rve de quelqu'un d'autre. Il faut attendre. Docteur : Attendre quoi ? Lotte : Le rveil !

je t'attends. 2 je viens

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
(Loge du tnor. On frappe deux coups brefs.) Le tnor. Qui est l ? (La personne frappe de nouveau.) Entrez. Le petit rgisseur. Monsieur Sopranelli ? en scne ! Le tnor. Je viens. Le rgisseur. On vous attend. Le tnor. Je viens.

je t'attends. 2 oui pardon

1975 Souvenirs d'en France, film de Andr Tchin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 167, 1976]
VICTOR. Bon, Hector, on t'attend. HECTOR. Oui, pardon.

je t'attends. 2 voil voil

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Serge. Karina, on t'attend ! Karina. Voil, voil (Elle part.)

tu aurais pu m'attendre. tu n'avais qu' tre l'heure

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Bernard : Quand mme, vous auriez pu nous attendre ! Luce : Le gigot, a attend pas. Vous aviez qu' tre l'heure.

monologue, ajout gauche :

je ne me souviens plus attends attends 2

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 128
Ce que j'ai vu ? Ce que j'ai vu ? Oh, tellement de choses que je m'en souviens difficilement. Tout s'embrouille. Attendez. Attendez. J'ai vu des gens, j'ai vu des prairies, j'ai vu des maisons []

quelle fichue ide a pouvait attendre. 2

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 344
Quelle fichue ide a eue Wierne de me tirer du lit pour m'annoncer sette srie de calamits ! a pouvait attendre.

si j'attends [sa lettre] je peux attendre longtemps. 2

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 431
Je lui crirai demain, parce que si j'attends sa lettre d'abord, je peux attendre longtemps, elle est si ngligente

pourquoi tu n'es pas venu ? je t'ai attendu.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Chlo : Ben pourquoi t'es pas venue l'autre soir, moi je t'ai attendue... Flo : Mais attends, j'te jure, j'ai pas pu faire autrement, vraiment c'tait trop galre...

viens je t'attends. 1

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Stphanie : Alors vous descendez ? Richard : Si on sort on vous baise. Stphanie (ironique): Alors l Estelle : Ouais c'est a ! Allez, venez, que de la gueule ! Stphanie : Sans problme ! Richard : Ben on arrive. Estelle (avec les gestes d'un rocker) : Allez venez, allez viens Estelle et Stphanie : Allez on vous attend !

bon allez on m'attend.

1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 422, 1993]
Willy : Bon allez. Y a Borelli qui m'attend, j'vais m'entraner.

il faut que je me sauve on m'attend.

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : Ecoute, Sabi, ne, je suis dsol. Je me suis tromp. Je n'ai pas le temps de t'expliquer. Je ne peux pas aller chez Zenada ce soir. SABINE : Mais on a convenu d'aller au dbut... ANTOINE : Non je t'assure, coute... SABINE : Explique-toi, mais arrte de souffler comme a. ANTOINE : Mais je ne peux plus. Je n'ai pas le temps. Il faut que je me sauve. On m'attend, tu vois [=un taxi]. Je te tlphonerai de l'imprimerie.

je suis en retard on m'attend.

1960 Plein soleil, film de Ren Clment [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 262, 1981]
FREDDY (se levant). Bon, je m'en vais. Je suis dj en retard et elles m'attendent.

tu m'excuses on m'attend.

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Tu m'excuses, on m'attend. [Il s'en va.]

c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? qu'est-ce que tu attends ? 1

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Aristide [professeur de vol explique comment voler au cours dun bal. lՎlve Arlette]. Alors ! c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? Qu'est-ce que t'attends ? Trop honnte probablement ! ou bien tu ne danses pas avec n'importe qui ?

il faut que tu te dcides que tu t'engages qu'est-ce que tu attends ? 1

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Il faut que tu te dcides, que tu t'engages. Qu'est-ce que tu attends ? Que les choses se fassent toutes seules ? Elles se font puisque je suis venu [te chercher].

eh bien vas-y qu'est-ce que tu attends ? 2

1935 La kermesse hroque, film de Jacques Feyder [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 27, 1963]
(Le bourgmestre est convaincu que sa femme vient de le tromper avec le duc.) LE BOURGMESTRE. Le meurtre est matre de moi ! Fourbissez les armes ! Donnez le fil aux glaives ! Et sus aux Espagnols ! O est ma hallebarde ? (Il s'aperoit qu'il la lamain ) Duc ! Rglons d'abord nos comptes ! (On entend un bruit de pas.) LE BOURGMESTRE (inquiet) On marche CORNELIA (amuse) H bien ! allez-y ! Qu'attendez-vous ? Si vous tuez le duc, vous serez pendu et si vous le manquez, vous serez galement pendu.

fais-le qu'est-ce que tu attends ? 2

1949 Manges, film de Yves Allgret
A. Je ficherai le camp. L. Tu parles que de a. Fais-le, qu'est-ce que t'attends ?

alors quoi i va pas se dcider ? qu'est-ce qu'il attend ? 1

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 65
Alors quoi, i va pas se dcider ? Qu'est-ce qu'il attend ? Qu'est-ce qu'i croit ? Qu'est-ce qu'il veut ?

salaud tu aurais pu m'attendre.

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
JEAN-PIERRE : Oh !... mais je ralise je n'ai rien mang, moi. Bande de salauds, vous auriez pu m'attendre pour dner. J'ai faim, moi.

monologue, ajout droite :

attends ! 2 ah oui

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Bernard. O tais-tu hier soir ? Mathilde. Hier soir ? attends Ah oui, hier soir, j'ai fait des dmarches pour mon livre. Bernard. Alors a ! Tu ne fais rien de la journe et tu veux me faire croire que tu fais des dmarches pour ton livre la nuit ? Mathilde. C'tait pas la nuit, c'tait le soir.

attends ! 2 bouge pas

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L. Attends, bouge pas. A. Qu'est-ce que t'as ? L. Une ide.

attends ! 2 on voit a

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
CLIENTE. C'est combien, a ? VENDEUSE. Attendez, on voit a. Alors, je vous le fais deux mille. CLIENTE. Quoi ? Quoi, vingt francs ! ? VENDEUSE. Alors, mettons. mille. Mettons mille... On marchande. [] Dix francs, a vous va ?

attends ! 2 voyons un peu

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 55
H3: Non, attendez... voyons un peu... Quand vous avez commenc vos travaux d'approche... partant de loin, en catimini... je dois dire que l je vous ai admir...

attends ! 3 a ne va pas ? 3

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
LE TYPE : Vous tes sre qu'on ne s'est pas vu l-bas ? On a eu une conversation super-cool sur la tlvision. Je suis ralisateur de tlvision. Tu m'as dit que tu me trouvais cool pour un ralisateur de tl. JULIETTE : a m'tonnerait. J'ai horreur des mecs cool, des conversations super-cool, de tout ce qui est cool en gnral et des ralisateurs de tlvision en particulier. LE TYPE : a fait un peu sourire ce que vous dites l. JULIETTE : Eh ben souris, connard. LE TYPE: Attends. a vapas ? Je t'ai rien demand. C'est toi qui viens me chercher alors tu m'insultes pas. C'est toi la connasse.

a n'attend pas. tu n'avais qu' tre l'heure

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Bernard : Quand mme, vous auriez pu nous attendre ! Luce : Le gigot, a attend pas. Vous aviez qu' tre l'heure.

je n'aime pas attendre. je n'ai pas de temps perdre

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 15
Brenger : Excusez-moi. Vous m'attendez depuis longtemps ? Jean : Non. J'arrive, vous voyez bien. Brenger : Alors, je me sens moins coupable, puisque vous-mme Jean : Moi, c'est pas pareil, je n'aime pas attendre, je n'ai pas de temps perdre.

je ne t'attendais plus. j'tais couch

1985 Vaudeville, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
(On frappe.) Martine : C'est toi ? Victor : Qui veux-tu que ce soit ? Martine : Je t'attendais plus... j'tais couche...

je t'attends. 2 dpche-toi

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Le matin la pension] Moreau. Dpchez-vous dans les lavabos. On vous attend !

qu'est-ce que tu attends ? 1 va-t-en

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Allez-vous-en ! Qu'est-ce que vous attendez ? Allez-vous-en !

qu'est-ce que tu attends ? 2 t'oses pas hein ?

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Si tu me lches pas, je hurle ! LEO : Ben, qu'est-ce que t'attends ? Crie ! CORA : Arrte ! LEO : T'oses pas, hein ?

tu ne pouvais pas attendre ? o as-tu l lev ?

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde. Tu pouvais pas attendre que je te dise d'entrer avant d'entrer ? O que t'as t lev ?

avec glose d'une mimique, gauhe :

ses tempes () proclamaient sans qu'elle et besoin de parler : je sais ce qui m'attend.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 286
Sous l'action des innombrables nvralgies que la musique de Bach, de Wagner, de Vinteuil, de Debussy lui avait occasionnes, le front de Mme Verdurin avait pris des proportions normes, comme les membres qu'un rhumatisme finit par dformer. Ses tempes, pareilles deux belles sphres brlantes, endolories et laiteuses, o roule immortellement l'Harmonie, rejetaient de chaque ct des mches argentes, et proclamaient, pour le compte de la Patronne, sans que celle-ci et besoin de parler : Je sais cequi m'attend ce soir.



attendre (se)

monologue, ajout gauche :

vrai dire vrai dire, je m'y attendais.

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 89
LUI: Vous auriez pu dire aussi : mdisance. Ou cancans. Mais vous avez choisi le dnigrement. Je comprends A vrai dire, je m'y attendais.

qu'est-ce que tu veux ? il fallait s'y attendre.

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Georges. Il est sur une charrette [=de licenciements] pour septembre ou octobre, je suis au courant, mais qu'est-ce que tu veux, il fallait s'y attendre.

ce n'est pas grave je m'y attendais.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 206
Forte tte, Nora. Tiendra bon jusqu' la dernire cartouche. Ce n'est pas grave, je m'y attendais.

a m'a dboussol je ne m'y attendais pas.

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Tu comprends, William a presque le mme ge que mon pre, alors a me gne de les voir ensemble. D'autant qu'ils sont de grands timides tous les deux. Son arrive m'a compltement dboussole, je ne m'attendais pas du tout le voir.

je n'en crois pas mes yeux je ne m'y attendais pas.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 53
LE VIEUX, il ouvre la porte : Oh ! madame, c'est vous ! Je n'en crois pas mes yeux, et pourtant si je ne m'y attendais plus du tout

ah par exemple si je m'attendais a !

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 324
Ah ! par exemple ! s'cria M. Nissim Bernard, si je m'attendais dner avec le fils de mon ami !

monologue, ajout droite :

je m'y attendais. j'avais prvu

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 230
[Des barrissements au tlphone.] Daisy, effraye : Que peut-il bien se passer ! Brenger : Ils nous font des farces maintenant ! Daisy : Des farces de mauvais got. Brenger : Tu vois, je te l'avais bien dit ! Daisy : Tu ne m'as rien dit ! Brenger : Je m'y attendais, j'avais prvu. [Des barrissements au tlphone.] Daisy, effraye : Que peut-il bien se passer ! Brenger : Ils nous font des farces maintenant ! Daisy : Des farces de mauvais got. Brenger : Tu vois, je te l'avais bien dit ! Daisy : Tu ne m'as rien dit ! Brenger : Je m'y attendais, j'avais prvu.

je m'y attendais. tu as bien fait

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 256
Je suis en train de lui expliquer que, me trouvant court d'argent, c'est lui que j'ai pens. Oui, il s'y attendait. J'ai bien fait.



attention

monologue, ajout gauche :

tu sais ce qui est arriv N il faut faire attention.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 33
LA VIEILLE : Allons, allons, mon chou, viens t'asseoir. Ne te penche pas, tu pourrais tomber dans l'eau. Tu sais ce qui est arriv Franois Ier. Faut faire attention.

c'est ma faute j'aurais d faire attention.

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
[La cabane est en feu.] LUCIE : C'est les enfants qui ont fait brler des branches... C'est ma faute, j'aurais d faire attention.

salaud tu ne peux pas faire attention ?

1960 Plein soleil, film de Ren Clment [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 262, 1981]
PHILIPPE (Il manque de se faire craser en traversant hors des clous). Salaud, vous pouvez pas faire attention !

tu es con tu ne peux pas faire attention ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
A l'cole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GARON: T'es con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune garon est terre, visiblement trs en colre. Blandine lui tend la main. BLANDINE : C'est pas grave, a va, il apas fait exprs. Le garon se laisse aider... Une fois debout, se sentant humili, il regarde Paul, post prs de l. LE GARON: Connard ! Btard !

monologue, ajout droite :

je n'ai pas fait attention. je ne sais pas

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : De quelle couleur est le canap ? Ccilia : Je sais pas, j'ai pas fait attention.

mais fais attention c'que tu fais, merde ! qu'est-ce que tu as dans les doigts ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
[Dmnagement, dans l'escalier.] Mais je tourne... Donne-moi-le ... Aie ! mais fais attention c'que tu fais merde ! T'as quoi dans les doigts, l ? Aide-le Pascal, aide-le... Voil... Mais putain !

tu ne peux pas faire attention ? je t'avais dit de ne pas ()

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ?

tu ne peux pas faire attention, non ? tu n'es pas bien ?

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
(Colette pousse un cri et se prcipite, gare. Elle saisit bras le corps l'enfant turbulent du wagon restaurant qui jouait avec la serrure d'une porte donnant sur la voie.) COLETTE : Mon petit ! (Colette remet l'enfant ses parents.) Vous n'tes pas bien ! Il jouait avec la serrure. Vous ne pouvez pas faire attention, non !



attraper

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

attrape ! 2 dit-elle tout bas

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 337
Qu'est-ce que c'est que cette affaire-l avec ces piquets, demanda Mme Verdurin en montrant M. de Cambremer un superbe cusson sculpt au-dessus de la chemine? Ce sont vos armes? ajouta-t-elle avec un ddain ironique. Non, ce ne sont pas les ntres, rpondit M. de Cambremer. Nous portons d'or trois fasces bretches et contrebretches de gueules cinq pices chacune charge d'un trfle d'or. Non, celles-l ce sont celles des d'Arrachepel, qui n'taient pas de notre estoc, mais de qui nous avons hrit la maison, et jamais ceux de notre lignage n'ont rien voulu y changer. Les Arrachepel (jadis Pelvilain, dit-on) portaient d'or cinq pieux points de gueules. Quand ils s'allirent aux Fterne leur cu changea mais resta cantonn de vingt croisettes recroisettes au pieu pri fich d'or avec droite un vol d'hermine. Attrape, dit tout bas Mme de Cambremer.



aucun

monologue, ajout droite :

aucun prix il ne faut pas

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 227
Mais il ne faut pas les laisser m'emmener l'hpital, Momo. A aucun prix, il ne faut pas.



aujourd'hui

monologue, ajout gauche :

ben alors qu'est-ce qu'on fait ? c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Comment tu t'appelles ? LA JEUNE FILLE : Mona. FRANK : Et il y a longtemps qu'elle t'oblige faire a ? Ben mon vieux... pour une robe de chambre molletonne... Faut pas faire ca ! C'est pas bien. A ton ge... Quel ge t'as ? Il y a d'autres solutions quand mme. Allez, vas y, cite-moi n'importe quel mtier, comme a, au hasard... a sera toujours mieux que a ! MONA : Ben alors, qu'est-ce qu'on fait ? C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

monologue, ajout droite :

c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? qu'est-ce que tu attends ?

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Aristide [professeur de vol explique comment voler au cours dun bal. lՎlve Arlette]. Alors ! c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? Qu'est-ce que t'attends ? Trop honnte probablement ! ou bien tu ne danses pas avec n'importe qui ?



autant

monologue, ajout gauche :

a ne m'intresse pas j'aime autant [faire a].

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fr05
(395)(AG31)Fr5-les voyages moi a m'intresse pas quand mme/ si on y allait tous deux d'accord/ mais du moment que j'y vais que toute seule/ non/ non. EF(Fr5) : oui. (396)(AG32)Fr5 : je sais pas... j'aime autant rester la maison et puis



autoriser

monologue, ajout gauche :

laisse-moi rire qu'est-ce qui t'autorise [me comparer ()] ?

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 202
crivain ! Laissez-la rire ! Qu'est-ce qui m'autorise me comparer un crivain ? Ces gens-l passent-ils leur temps se conduire comme de vulgaires gigolos ?



autre

dialogue, ajout gauche :

pourquoi tu ne fais pas [a] ? j'ai autre chose faire.

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
La : Pourquoi tu fais pas de politique ? Henri : H, parce que j'ai autre chose faire.

dialogue, ajout droite :

et puis il y a autre chose. 1 quoi ? qu'est-ce qu'il y a ?

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Bernard. J'aimerais bien que tu m'expliques, l alors il parat que je te fais peur, maintenant? Mathilde. C'est pas grave, Bernard. J'ai dit a parce que j'tais nerve Bernard. Ah, parce que tu tais nerve, tu as raccroch le tlphone c'esta ? Mathilde. J'ai raccroch le tlphone parce que tu m'as insulte. T'as pas me traiter comme si t'tais un policier, comme si jՎtais une voleuse ! [Bernard est jaloux, il l'interroge sur son emploi du temps.] [] Mathilde. Et puis. et puis il y a autre chose. Bernard. Quoi? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Mathilde. Je dteste le mensonge [vis--vis de son mari], et depuis que depuis que nous nous revoyons, je vis dans le mensonge.

et puis il y a autre chose. 1 quoi d'autre ?

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Sur la scne.) JEAN-LOUP (Dr. SANDERS) Hlna, ma petite Hlna, quand me feras-tu enfin confiance ? Ne sais-tu pas que je suis l'homme au monde qui t'aime le plus ? Et puis il y a autre chose. MARION (HELENA). Quoi d'autre ? JEAN-LOUP (Dr. SANDERS). Il y a que je ne veux pas te perdre.

il y a autre chose. 1 quoi ?

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Dtective. Il n'avait pas bonne mine, en tous cas. [] Oh ! il n'est pas mort. Il lisait un bouquin Il y a autre chose. Pierre. Quoi ? Dtective. Il vit avec un gars et une fille, un peu genre bohmien.

on pourrait pas en avoir un petit peu d'autre ? avec plaisir

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(30)(AL27)Fj12 : oui je les vois tous les jours/ quelquefois [au restaurant] j'en vois qui sont pas possibles parce que: {on pourrait pas en avoir un petit peu d'autre?} moi je dis {avec plaisir} hein mais quelquefois/ je me demande mme comment est-ce qu'ils (p=qui) font pour manger tout a xxxxx hein!

tu n'as pas autre chose faire que de [] ? je ne fais pas de mal

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 179
LE DEUXIEME AGENT, au Soldat, montrant du doigt le bouquet d'illets rouges que celui-ci tient toujours dans sa main, en s'ventant : Tu n'as pas autre chose faire que de t'amuser avec a ? LE SOLDAT, poliment : Je ne fais pas de mal, Monsieur l'Agent, ce c'est pas cela qui empche les camions de dmarrer.

monologue, ajout gauche :

je ne peux pas ce sera pour une autre fois.

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Yvette : Allez, j'ai pas le temps, il va falloir que je m'en aille. Basile : T'avais dit que tu restais manger. Yvette : Oui, mais je peux pas. a sera pour une autre fois.

merci ce sera pour une autre fois.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 32
Le Vieux Monsieur, la mnagre : Puis-je vous faire un bout de conduite ? La mnagre : Mon mari m'attend, cher Monsieur. Merci. Ce sera pour une autre fois.

il ne faut pas exagrer j'ai autre chose faire.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj08
(57)(RE54)Fj8 : alors ils voulaient faire le bi-millnaire/ mais alors "tout "tout doit faire bi-millnaire alors/ les coles primaires/ alors il faut qu'ils fassent l'histoire seulement sur le bi-millnaire/ nous/ notre prof d'histoire nous a demandaussi de faire le truc sur le bi-millnaire/ enfin "tout/ la danse/ tout tout tout/ EF(Fj8) : oui (58)(RE55)Fj8 : mais alors le thtre l justement/ il faut qu'on fasse un truc sur le bi-millnaire aussi/ ils sont compltement taps parce que bon ben les gens vont s'en lasser au bout d'un moment/ EF(Fj8) : oui (59)(RE56)Fj8 : bon ben il faut pas exagrer/ on a autre chose faire hein/ que leur bi-millnaire.

je suis dbord j'ai autre chose faire.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 75
BRENGER : Peut-tre feriez-vous bien de poster, cet endroit, un inspecteur en civil, de faon permanente. L'ARCHITECTE : Vous voulez m'apprendre mon mtier. Techniquement, cela n'est pas possible. Nos inspecteurs sont dbords, ils ont autre chose faire.

on en reparlera j'ai autre chose faire.

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
[Le patron l'employ]. a va bien, on en reparlera. Moi j'ai autre chose faire.

ce n'est pas le moment j'ai autre chose en tte.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Chlo : H dis Michel, tu pourrais vraiment pas garder Grigri [=mon chat] ? Michel : Je t'ai dit non... non, attends, en plus, Chlo t'as vu, c'est pas vraiment le moment... Je viens de plaquer Jean-Yves, j'ai autre chose en tte que ton chat...

monologue, ajout droite :

il a autre chose gratter. si tu crois que j'ai le temps de

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Oh ! que tu es mchant, le bon Dieu te punira, tu verras. ALBERT. Le bon Dieu, ben, il a autre chose gratter. Si tu crois qu'il a le temps de s'occuper de tes petites affaires

il y a peut-tre autre chose que tu ne dis pas. 2 tu me caches quelque chose

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 101
ELLE, piteusement: Des Dubuit Que vous connaissez C'est pourquoi nous vous demandions. mais comme l'antipathie a ne peut pas aller comme vous ne vouliez pas comprendre il vous fallait des justifications F. 1 : coutez, il y a peut-tre autre chose que vous ne nous dites pas. Vous nous cachez encore quelque chose. F. 2 : Ils n'osent pas dire ce que les Dubuit leur ont fait. On est l chercher.



autrement

dialogue, ajout gauche :

tu veux bien [qu'on ferme] ? puisqu'on ne peut pas faire autrement.

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
[Comment se rendre une invitation ?] AGATHE : Et si l'on fermait la boutique ? Pour une fois ? Di MAZZEI : C'est vrai ? Tu veux bien qu'on ferme ? AGATHE : Puisqu'on ne peut pas faire autrement.

monologue, ajout gauche :

je regrette je ne peux pas faire autrement.

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
Daniel [pay pour liminer David, braque son rvolver]. Je regrette, David. Je ne peux pas faire autrement... Adieu David.

que veux-tu ? on ne pouvait pas faire autrement.

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 94
LUI: Ds que les gens se mettent parler comme a, a y est, je plaque a dessus H.2 : Quoi a ? LUI : Eh bien, I'change de lieux communs. De clichs, quoi Vous savez bien. On ne vous l'a pas encore assez rpt ? a n'a pas t assez mont en pingle ? a ne vous gne pas de vous tre laisss retomber l-dedans ? F. 2: Que voulez-vous ? On ne pouvait pas faire autrement. Il fallait bien meubler le silence .

monologue, ajout droite :

je n'ai pas pu faire autrement c'tait trop galre

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Chlo : Ben pourquoi t'es pas venue l'autre soir, moi je t'ai attendue... Flo : Mais attends, j'te jure, j'ai pas pu faire autrement, vraiment c'tait trop galre...

je ne pouvais pas faire autrement. quelque chose de plus fort que moi [me retenait]

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Rene Si je ne suis pas partie [ l'tranger] c'est que je ne pouvais pas faire autrement, c'est que quelque chose de plus fort que moi me retenait Toi

on ne pouvait pas faire autrement. il fallait bien [meubler le silence]

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 94
LUI: Ds que les gens se mettent parler comme a, a y est, je plaque a dessus H.2 : Quoi a ? LUI : Eh bien, I'change de lieux communs. De clichs, quoi Vous savez bien. On ne vous l'a pas encore assez rpt ? a n'a pas t assez mont en pingle ? a ne vous gne pas de vous tre laisss retomber l-dedans ? F. 2: Que voulez-vous ? On ne pouvait pas faire autrement. Il fallait bien meubler le silence .



avancer

monologue, ajout gauche :

c'est dingue a n'avance rien.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa06
(138)(VI92)Fa6 : l'accueil est trs froid... froid violent et... EF(Fa6) : violent? (139)(VI93)Fa6 : (aspiration) oh oui/ a arrive quelquefois quand mme hein. et les gens s'en prennent pour un "rien. EF(Fa6) : oui. (140)(VI94)Fa6 : (soupir) fff/ je trou-/je trouve c'est dingue/ parce que a avance rien/ ho ho ho/ strictement rien du tout/ ho ho ho. EF(Fa6) : oui./ oui (141)(VI95)Fa6 : rien du tout... mais c'est comme a de toute faon hein. (chuchot) dans les autres villes/ je sais pas/

quand je t'aurais dit que [p] en seras-tu plus avanc ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 472
[Je voudrais] que Mme Verdurin me fasse jouer des choses d'un musicien dont elle connat trs bien les uvres. Moi aussi j'en connais une, mais il parat qu'il y en a d'autres et j'aurais besoin de savoir si c'est dit, si cela diffre des premires. Quel musicien ? Ma petite chrie, quand je t'aurai dit qu'il s'appelle Vinteuil, en seras-tu beaucoup plus avance ?

quand [p] en seras-tu plus avanc ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 342
[Charlus met le Narrateur en garde contre une invitation chez M. de Cambremer] Vous ferez ce que vous voudrez Ce que je peux vous dire : c'est excessivement malsain ; quand vous aurez pinc une fluxion de poitrine, ou les bons petits rhumatismes desfamilles, vous serez bien avanc ?

l'incident est clos il faut avancer.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE DRH : La prochaine fois, quand tu auras des choses proposer, tu m'en parleras d'abord moi. FRANK : Que ce soit clair, je n'ai pas cherch te court-circuiter. LE DRH : Je ne dis pas a. FRANK : a s'est fait un peu par hasard. On discutait, et j'ai parl de a. LE DRH : Ecoute ! Dans une entreprise, il y a une hirarchie, et que tu le veuilles ou non, il est bon de la respecter. Alors, l'incident est clos, maintenant, il faut avancer.

a ne durera pas toujours Alors tu seras bien avanc.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 275
Nous fmes prendre ce fbrifuge ma grand-mre et remmes alors le thermomtre. Comme un gardien implacable qui on montre l'ordre d'une autorit suprieure auprs de laquelle on a fait jouer une protection, et qui le trouvant en rgle rpond : "C'estbien, je n'ai rien dire, du moment que c'est comme a, passez", la vigilante tourire ne bougea pas cette fois. Mais, morose, elle semblait dire : " quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me donnera l'ordre de ne pas bouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancs."

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu seras bien avanc. dit-elle avec une sottise inconsciente et une mchancet voulue

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 344
[] Il y a combien de temps ? Oh ! Charles, mais tu ne vois pas que tu me tues ! c'est tout ce qu'il y a de plus ancien. Je n'y avais jamais repens. On dirait que tu veux absolument me redonner ces ides-l. Tu seras bien avanc, dit-elle avec unesottise inconsciente et une mchancet voulue.



avant

monologue, ajout gauche :

trop facile ! il fallait le dire !

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Commissaire : Et vous, Monsieur le Professeur ? Professeur : Rien de plus dire que le Docteur. Peut-tre pourrais-je situer plus prcisment la direction du tir... On a d tirer de derrire moi, un peu sur ma droite. Mais tout a, hein, approximatif. Commissaire : Autrement dit, et toujours approximativement, hein ? On a tir de l'endroit o se trouvait le Docteur. Eh bien voil, merci Professeur ! Professeur : Serviteur. Commissaire : Mais je m'en doutais ! Paltoquet (entre ses dents) : Trop facile ! Fallait le dire avant, gros malin !

tu m'embtes tu n'avais qu' faire [a] avant.

1992 Oral
[Jardin public.] Petite fille J'ai envie de faire pipi ! Mre Tu m'embtes, t'avais qu' y aller avant de partir.

monologue, ajout droite :

il fallait faire [x] avant. tu avais le temps

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 45
(On entend sonner.) LE VIEUX : Allons LA VIEILLE : Je suis toute dpeigne attends un peu LE VIEUX : Il fallait te prparer avanttu avais bien le temps.

tu n'avais qu' le dire avant. maintenant c'est trop tard

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La: a t'amuse beaucoup d'aller chez ces gens ? Fabien: Ecoute, bon, si tu ne voulais pas venir, tu n'avais qu' le dire avant Maintenant, c'est trop tard J'ai horreur de dcommander, de toutes faons



avantage

monologue, ajout gauche :

autant faire avec il y a des avantages apprciables.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj08
(200)(SE17)Fj8 : [vaut-il mieux tre fille ou garon ?] enfin c'est quand mme pas mal d'tre une fille/ enfin je me plaindrais peut-tre si je n'tais pas heureuse et si j'avais plein de problmes/ mais vu que je suis heureuse et que je n'ai pas de problmes (rire)/ enfin si j'en ai mais pas d- pas des trop gros. EF(Fj8) : oui c'est pas forcment des problmes qui sont lis (201)(SE18)Fj8 : non xxx EF(Fj8) : xxx fille (202)(SE19)Fj8 : non non... non ben a... ben non de toute faon je peux rien y faire/ alors euh: autant faire avec hein (rire) bon y a quand mme des avantages apprciables

monologue, ajout droite :

quel avantage aurais-tu [faire L] ? aucun

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Jean: Quel avantage aurais-tu sduire une femme qui te plat et qui tu plais ? Aucun ! Ce qui donne du prix cette aventure, c'est sa difficult



avec

monologue, ajout gauche :

on ne peut rien y faire alors autant faire avec.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj08
(200)(SE17)Fj8 : [vaut-il mieux tre fille ou garon ?] enfin c'est quand mme pas mal d'tre une fille/ enfin je me plaindrais peut-tre si je n'tais pas heureuse et si j'avais plein de problmes/ mais vu que je suis heureuse et que je n'ai pas de problmes (rire)/ enfin si j'en ai mais pas d- pas des trop gros. EF(Fj8) : oui c'est pas forcment des problmes qui sont lis (201)(SE18)Fj8 : non xxx EF(Fj8) : xxx fille (202)(SE19)Fj8 : non non. non ben a. ben non de toute faon je peux rien y faire/ alors euh: autant faire avec hein (rire) bon y a quand mme des avantages apprciables.



avertir

monologue, ajout gauche :

tu n'aurais pas d [faire a] je t'avais averti.

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Le Roi : [] Il croyait que nous tions des chats et que les chats taient autre chose. Un beau jour, tout de mme, il a d se dire qu'il devait sortir. Le gros chien des voisins l'a tu. [] Marie, Marguerite : Tu n'aurais pas d laisser la porte ouverte ; je t'avais avertie.

je dcline toute responsabilit tu es averti.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 48
L'ARCHITECTE : Rflchissez, je vous le rpte, rflchissez bien. Si vous ne faites plus partie de nos services, l'administration ne vous prend plus sous sa protection. Le savez-vous ? tes-vous bien consciente des dangers qui vous guettent ? DANY : Oui, Monsieur, personne n'est mieux place que moi pour le savoir. L'ARCHITECTE : Vous assumez les risques ? DANY, I'Architecte : Je les assume, oui, Monsieur. [] L'ARCHITECTE, Dany : Je dcline donc toute responsabilit. Vous voil avertie.



avis

dialogue, ajout droite :

c'est ton avis. ce n'est pas le tien ?

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Jean Walter : Le Prsident lui-mme est droite, mme l'extrme-droite presque, dans ma dialectique. Rgis Lebrun-Blondet : C'est votre avis et Jean Walter : Ce n'est pas le vtre ? Rgis Lebrun-Blondet : Vous avez bien vu que non [].

monologue, ajout gauche :

je te prviens () premier et dernier avis.

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Aristide : J'te prviens que si tu n'es pas srieuse, j'te fiche la porte. Premier et dernier avis !

monologue, ajout droite :

mon avis mais c'est un avis personnel

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
COUSINE. Eh bien moi, je trouve qu'il en a beaucoup [du sex-appeal]. CHARLET. Et toi, Franoise, qu'est-ce que tu en dis ? FRANOISE. C'est trs difficile de juger comme a, vue de nez. Enfin, mon avis, mais c'est un avis personnel, il me semble qu'il n'en manque pas.

je suis de ton avis. c'est trs bien de ta part

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 296
[Saniette est ruin ; M. Verdurin sa femme : ] Alors j'avais pens, je ne veux rien faire qui te dplaise, mais nous aurions peut-tre pu lui faire une petite rente pour qu'il ne s'aperoive pas trop de sa ruine, qu'il puisse se soigner chez lui. Je suis tout fait de ton avis, c'est trs bien de ta part d'y avoir pens. Mais [] cet imbcile a gard un appartement trop cher, ce n'est plus possible, il faudrait lui louer quelque chose avec deux pices.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

est-ce que tu n'es pas de mon avis ? demanda-t-elle avec inquitude

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 443
Oriane, dit la princesse de Parme, j'ai eu l'autre jour la visite de votre cousine d'Heudicourt ; videmment, c'est une femme d'une intelligence suprieure ; c'est une Guermantes, c'est tout dire, mais on dit qu'elle est mdisante. Le duc attacha sursa femme un long regard de stupfaction voulue. Mme de Guermantes se mit rire. La princesse finit par s'en apercevoir. Mais est-ce que vous n'tes pas de mon avis ? demanda-t-elle avec inquitude. Mais Madame est trop bonne de s'occuper des mines de Basin. Allons, Basin, n'ayez pas l'air d'insinuer du mal de nos parents.



avoir

dialogue, ajout gauche :

je vous remercie il n'y a pas de quoi. 2

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 140
Je vous remercie, dit la dame enchante. Y a pas de quoi, rpliqua Zazie. Tout de mme c'est gentil, insista la dame. a va a va, dit Zazie modestement. Quand vous aurez fini tous vos salamalecs, dit le flicard.

merci beaucoup il n'y a pas de quoi. 2

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 182
BRENGER, au Deuxime Agent, reprenant ses papiers : Merci beaucoup, Monsieur l'Agent. LE DEUXIEME AGENT : Y a pas de quoi

merci il n'y a pas de quoi. 2

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
(Rene longe le comptoir, les bras chargs de vaisselle. Elle manque de tout renverser. Edmond les rattrape de justesse) Rene (avec un sourire) Merci monsieur Edmond. Edmond (touchant du doigt son chapeau) Pas de quoi.

attends bouge pas qu'est-ce que tu as ? 1

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
A: Attends, bouge pas. L: Qu'est-ce que t'as ? A: Une ide.

nom de Dieu qu'est-ce qu'il y a ? 1

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Sous-Prfet [dplie le journal de Paris] Nom de Dieu ! Dr Delorme Qu'est-ce qu'il y a ? Sous-Prfet Dplac! Ils m'ont dplac, et j'apprends a par le journal !

dialogue, ajout droite :

ben qu'est-ce qui y a ? 1 rien

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
L [ Colette qui s'arrte de marcher] Ben qu'est-ce qui y a ? A : Rien

mais qu'est-ce que tu as ? 1 rien

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Denisold : En plus, ta bagnole, une heure pour savoir o t'avais mis les cls. Serge ( bout) : Oh ! tu m'fais chier ! Je t'avais dit, sous le sige. Denisold : Mais qu'est-ce que t'as ? Serge : Rien Une priptie

qu'est-ce que tu as ? 1 j'ai que [p]

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 75
LUI, ton ferme : C'est fini. Termin. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Quest-ce que tu as ? LUI : J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.

qu'est-ce que tu as ? 1 mais rien

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 65
LUI : C'est beau, tu ne trouves pas ? ELLE, hsitante : Si. LUI : Tu ne trouves pas que c'est beau ? ELLE, comme contrecur : Si. si. LUI : Mais, qu'est-ce que tu as ? ELLE : Mais rien. Qu'est-ce que tu veux ? Tu me demandes. Je te rponds oui.

qu'est-ce que tu as ? 1 rien rien

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre : On peut emprunter un driveur. Regarde ! La mer est tellement belle ! Pauline [due que Sylvain ne soit pas l] : Non, j'ai pas envie. Pierre: Mais qu'est-ce que tu as ? Pauline: Rien, rien.

qu'est-ce que tu as ? 1 rien, simplement [la panique]

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre [Blanche l'a quitt prcipitamment]. Oh l l ! Je n'ai rien compris, qu'est-ce qu'elle a ? La. Rien, simplement la panique.

qu'est-ce que tu as ? 1 tu ne peux pas comprendre

1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
(Alice souponne Alfred d'avoir tu pour voler ; elle lui demande de lui prter trois mille francs.) Alfred (l'air pathtique). Ecoute, ma pauv'Lili. tu sais pas ce que a me fait de te dire non mais [] sais-tu combien j'ai ? Trois cent francs. C'est tout. Alice (radieuse). Je t'aime ! Alfred. Mais qu'est-ce que t'as ? Alice (elle se relve et se jette son cou). Ah tu peux pas comprendre, mais je t'aime, je t'aime ! Viens !

qu'est-ce que tu as ? 2 il y a que [p]

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
(Agns est dprime.) Mme D. Agns, quest-ce que tu as ? AGNES. Il y a que tout est impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman, explique-moi. Je ny comprends rien. Est-ce que la vie consiste porter ternellement le poids d'une erreur qu'on a commise ?

qu'est-ce que tu as ? 2 j'ai rien a va

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette [elle a dcouch ; sa fille, qui est de mauvaise humeur] : Mais qu'est-ce que tu as ce matin ? Magali : J'ai rien, a va. Tu veux du caf ? Jeannette : Oui, merci.

qu'est-ce que tu as ? 2 je ne sais pas rien

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 19
Le Roi : Qu'est-ce que tu as, ma beaut ? Marie : Je ne sais pas rien Je n'ai rien. Le Roi : Tu as les yeux cerns. Tu as pleur ? Pourquoi ?

qu'est-ce que tu as ? 3 comme si tu ne le savais pas, ce que j'ai

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Josfa se laisse caresser puis bouscule Albert.) JOSEFA. Vous me faites mal avec votre bras. Mais qu'est-ce que vous avez me serrer comme cela ? ALBERT. Comme si tu ne le savais pas, ce que j'ai

qu'est-ce qu'il y a ? 1 c'est cause de toi.

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Marion : Tu fais la gueule. Richard : Non. Marion : Ben si, je vois bien que tu fais la gueule. Richard : Non, je fais pas la gueule. Marion : Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : C'est cause de toi. Marion : Qu'est-ce que je t'ai fait ? Richard : Tu m'aimes et a me gne.

qu'est-ce qu'il y a ? 1 il n'y a rien

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 73
VOIX : Quand je pense tous ceux qui donneraient n'importe quoi ELLE : Oui. De ce ct-l. hein? Tu reconnais. LUI : Oui, pour le travail scolaire c'est vrai. VOIX : Le travail scolaire ! On dirait que a ne compte pas. LUl : Si, bien sr, a compte. VOIX : Alors, qu'est-ce qu'il y a ? LUI, hsitant : Il y a Voix : Quoi ? LUI, radouci, amolli : Non, il n'y a rien rien

qu'est-ce qu'il y a ? 1 il y a que [p]

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Oh zut ! Arlette : Qu'est-ce qu'il y a ? Pierre : Y'a, y'a que ce cochon de Firmin n'a pas mis les draps !

qu'est-ce qu'il y a ? 1 rien J'ai envie de ()

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
(Franois sapproche de Pomme, accroupie prs du panier rempli du linge pli. Franois s'accroupit ct d'elle. Pomme caresse le linge blanc. Franois la fixe.) Pomme. Qu'est-ce quil y a ? Franois. Rien J'ai envie de passer une nuit avec toi.

qu'est-ce qu'il y a ? 1 rien, rien, je te regarde.

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
(Marie pioche dans son assiette de lentilles.) Georges (la regardant en souriant) : Dis donc a a l'air (Marie se remet manger de bel apptit) Marie (relevant les yeux, la bouche pleine): Qu'est-ce qu'y a ? Georges (souriant): Rien, rien, je te regarde

qu'est-ce qu'il y a ? 2 je ne t'ai rien demand

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Alexandre [ Richard qui renifle comme s'il venait de pleurer]. Richard ! Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Casse-toi, je t'ai rien demand. Alexandre : T'es malade ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Richard : Non je suis pas malade. Allez va-t-en.

qu'est-ce qu'il y a ? 4 c'est au sujet de ()

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
MAES. Monsieur l'lngnieur DUBARD. Qu'est-ce qu'il y a ? MAES. C'est au sujet de la circulaire sur la main-d'uvre trangre.

monologue, ajout gauche :

tu vas hurler mais il n'y a pas de quoi.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne : Je peux te dire une chose ? Tu vas encore hurler, mais vraiment, il n'y a pas de quoi ! Je t'ai fait de la rclame ! J'y suis mme alle fond les manettes !

j'ai mal [tel endroit] je ne sais pas ce que j'ai.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj23
(405)(FA74)Fj23 : en plus/ xx elle m'nerve elle me dit va pas trop vite va/ pas trop vite/ moi qu'est-ce que je fais je cours/ euh et puis elle est fragile elle fait de la scoliose/ EF(Fj23) : ah (406)(FA75)Fj23 : et puis je lui dmonte la clavicule/ elle arrive chez moi elle dit: {j'ai mal mon bras/ je sais pas ce que j'ai}/ on l'amne l'hpital/ allez entorse!/ oh je vous jure! rien... rien qu'en s'amusant on/ on se fait vite/ dmonter h

mais quoi ? qu'est-ce que tu as ? 1

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
(Gaspard a t reu par le directeur de la prison. Retour dans la cellule.) MANU. Qu'est-ce que t'as foutu pendant deux heures dans son bureau ? GASPARD. C'est un homme trs aimable. Il s'est intress mon affaire, c'est tout. MANU. Ben voyons ! C'est mme pour a qu'il t'a gard pendant deux heures. Y fait a tous les jours, le directeur ! Tous les jours il convoque un dtenu pour lui faire la conversation. Vous avez sans doute pris le th ? GASPARD. Je comprends pas ce que tu veux dire. MANU. Raconte-nous ce qui s'est pass. (Manu prend les paules de Gaspard et le secoue brutalement.) T'es rentr chez le directeur, y t'a annonc la bonne nouvelle, et aprs ? Raconte ? Ra conte ! Ra GASPARD. Mais quoi ? Quest-ce que tu as ? MANU, schement. Raconte-nous ce que tu lui as dit.

qu'est-ce qu'il y a ? qu'est-ce que tu as ? 2

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
(Arrive impromptue de Prosper.) Michel. Qu'est-ce qui t'arrive toi ? Prosper. L'un de nous, tiens, tiens, lis a. L'un de nous est millionnaire. Michel. Hein ! quoi millionnaire ? Qu'est-ce que tu racontes ? Prosper. Oui mon vieux, je, je tu tu (il s'vanouit dans les bras des cranciers. Le journal lui tombe des mains. Michel le ramasse.) Michel. Qu'est-ce qu'il a ? qu'est-ce que t'as ?

qu'est-ce qui t'arrive ? qu'est-ce que tu as ? 2

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Adultes s'adressant un enfant] A : Mais qu'est-ce qui t'arrive ? L : Oh ! qu'est-ce qu'elle a ? [] T: Mais enfin, pourquoi tu pleures ?

tu as bu ? qu'est-ce que tu as ? 2

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
[ Laurent qui n'a pas rpondu sa question. Il est proccup d'autre chose.] VALRIE : Enfin, tu as bu ? Qu'est-ce que tu as ?

tu en fais une figure qu'est-ce que tu as ? 2

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
MAINS ROUGES. Mais qu'est-ce que tu as, toi, ben t'en fais une figure. MUGUET. Les gendarmes ont emmen Monsieur. MAINS ROUGES. Qu'est-ce que ca peut te faire, Muguet ? MUGUET. Comment, mais c'est terrible, mon oncle.

tu en fais une tte qu'est-ce que tu as ? 2

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : T'en fais une tte ! Qu'est-ce que tu as ? Djamel : Ben je trouve que la vie, et ben, elle est mal faite...

qu'est-ce qui te prend ? qu'est-ce que tu as ? 3

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 40
H. 2: a vous agace? Hein? Eh bien, je vais vous agacer. Vous serez force de l'couter. Je le ferai entrer que vous le vouliez ou non. (Crie des mots qu'on distingue mal. Elle se bouche les oreilles. Il lui carte les mains.) a entrera... Mme ici, dans cette... cette (il lui frappe le front) il n'est pas possible que a ne puisse pas entrer, dmolir ce qui est l, cette imbcillit. F: Mais dites donc... qu'est-ce qui vous prend? mais qu'est-ce que vous avez? Vous perdez la tte.

tu es malade ? qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu as ? 2

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Arlette s'est leve pour aller vomir.) Bernard. Arlette, tu es malade ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu as, Arlette ? Arlette. Devine... (Bernard lui prend le bras, interrogateur. Elle, accable.) Oui

as-tu bientt fini ? qu'est-ce que tu as aujourd'hui ?

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 342
Oh ! que tu me rends malheureuse , s'cria-t-elle en se drobant par un sursaut l'treinte de sa question. Mais as-tu bientt fini ? Qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? Tu as donc dcid qu'il fallait que je te dteste ? que je t'excre ? []

pourquoi me gner ? qu'est-ce qu'il a de plus ?

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 333
Les scrupules ne m'ont jamais touff []. Elle ou une autre, pourquoi me gner, qu'est-ce qu'elle a de plus ? C'est peut-tre notre bonne mre la Providence qui me l'envoie []

pourquoi ? qu'est-ce qu'il y a ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe : a va, Riri ? Henri : Ben oui, a va, pourquoi ? qu'est-ce qu'y a ? Philippe : Y a rien, je te demande si a va, c'est tout.

qu'est-ce que a veut dire ? qu'est-ce qu'il y a ? 1

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 288
H bien, enfin, ce n'est pas trop tt, tes-vous content, jeune gloire et bientt jeune chevalier de la Lgion d'honneur ? Car bientt vous pourrez montrer votre croix , dit M. de Charlus Morel d'un air tendre et triomphant [] Laissez-moi, je vous dfends de m'approcher, cria Morel au baron. Vous ne devez pas tre votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous essayez de pervertir ! [] Dans une circonstance si cruellement imprvue, ce grand discoureur ne sut que balbutier : Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce qu'il y a ? On ne l'entendait mme pas. Et la pantomime ternelle de la terreur panique a si peu chang, que ce vieux monsieur qui il arrivait une aventure dsagrable dans un salon parisien, rptait son insu les quelques attitudes schmatiques dans lesquelles la sculpture grecque des premiers ges stylisait l'pouvante des nymphes poursuivies par le dieu Pan.

que se passe-t-il ? qu'est-ce qu'il y a ? 2

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Mathilde avait disparue ; son mari la retrouve, elle est en sanglots.) Philippe. Mathilde ! Mathilde ! Mathilde ! (les sanglots de Mathilde redoublent) Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? Mathilde ! [] Mon petit, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-cequ'il y a, mon petit ? Rponds-moi !

tu as l'air dans tous tes tats qu'est-ce qu'il y a ? 2

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Vous avez l'air dans tous vos tats. Qu'y a-t-il ? JEAN. Hlne, expliquez-moi quelle est cette horrible histoire dans laquelle je me trouve et laquelle je ne comprends rien... Je vous en prie, Hlne. Parlez. Ne craignez pas de me fairedu mal. Je deviens fou. Il faut que je sache.

tu as mauvaise mine qu'est-ce qu'il y a ? 2

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
ERIC. Tu as bien mauvaise mine qu'est-ce qu'il y a donc ? PUCK. Tu ne le sais pas ? Alors qui le saura, Eric ? C'est ta faute. Tu n'aurais pas d m'embrasser. Oh, Eric ! Comment faire ? A prsent je ne peux plus me passer de toi. ERIC Voyons, Puck

oh a va s'il y a quelque chose, dis-le.

1949 Manges, film de Yves Allgret
Elle [ son amant] : Je t'ai pas vu depuis huit jours. Lui : Dj ? C'est incroyable ce que le temps file. Elle : Qu'est-ce que je t'ai fait ? Lui : Toi ? Rien, pourquoi ? Elle: Oh a va, si y a quelque chose, dis-le.

a va aller ? s'il y a quoi que ce soit, [fais a].

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Infirmier : a va aller ? Si y a quoi que ce soit on est ct, vous nous appelez ? Bonne nuit.

t'es s heureux ? tu n'as pas eu ce que tu voulais ?

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Qu'est-ce que tu nous les brises ? T'es pas heureux ? T'as pas eu ce que tu voulais ?

monologue, ajout droite :

il n'y a pas de quoi. tu n'y es pour rien

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Je voudrais vous prsenter Frank. Pour ceux qui ne le connatraient pas, il s'agit de Frank Verdeau, un brillant tudiant, qui nous honore de sa prsence le temps d'un stage. Il est par ailleurs le fils de Jean-Claude Verdeau, que vous connaissez tous. Je suis particulirement fier que Frank soit aujourd'hui cette place. MADAME ARNOUX : Il n'y a vraiment pas de quoi ! Vous n'y tes pour rien ! LE PATRON : Vous non plus, chre madame. MADAME ARNOUX : a reste prouver !

je n'ai pas [mouchoir]. tu peux me prter le tien ?

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Mathilde (elle pleure). Je n'ai pas de mouchoir, tu peux me prter le tien ? Bernard. Oui, voil. Oh, attends, il est sale. Mathilde. a m'est gal, prte-le moi.

je ne sais pas ce que tu as. qu'est-ce qui se passe ?

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Manuella : Qu'est-ce qu'elle fait, Delphine ? Franoise : Eh bien, finalement... Batrice : Elle est partie. Elle ne veut pas parler. Je ne sais pas ce qu'elle a... Elle est toujours toute seule, cette fille. Qu'est-ce qui se passe ? Franoise : Mais non, mais Delphine, c'est parce que... Elle est triste.

mais qu'est-ce que tu as ? tu perds la tte

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 44
H 2 : 0ui, le voir agir et ne pas bouger. La tolrance. On est pris l-dedans... pieds et poings lis... Quel mot, hein ? Une vraie camisole de force... (Silence accabl.) H mais, dites-moi.. . mais qu'est-ce que nous avons ? Mais nous perdons latte. Mais je ne me laisserai pas ligoter comme a.

qu'est-ce que j'ai ? 2 pourquoi tu me regardes comme a ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Qu'est-ce que j'ai, maman ? Pourquoi tu me regardes comme a ? MADAME TEMPLE: Je peux bien te regarder !

qu'est-ce que tu as ? 1 pourquoi tu fais la gueule ?

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Jacques: Ben, qu'est-ce que vous avez ? Pourquoi vous faites la gueule ?

qu'est-ce que tu as ? 2 a ne va pas ?

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Jrme. Qu'est-ce que tu as mon vieux ? a ne va pas ? Jean-Jacques. Si. Pourquoi ? Jrme. Je ne sais pas, je te sens comme nerveux Jean-Jacques. Cette pice me rappelle tant de choses

qu'est-ce que tu as ? 2 que se passe-t-il ?

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
(Sabine entre, mconnaissable, le visage marbr par les larmes, mal coiffe, vtue de noir. Elle arrive jusqu' son bureau et s'effondre) Barny. Qu'est-ce que vous avez, Sabine ? Que se passe-t-il ? Sabine. [] mon frre a t arrt par la Gestapo.

qu'est-ce que tu as ? 2 tu as l'air tout chose

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Tante Jeanne (inquisitrice). Mais qu'est-ce que tu as ? Tu as l'air tout chose. Qu'est-ce qui ne va pas ? Arthritisme ? Contrarit ? Jrme (coupant.) Estomac.

qu'est-ce que tu as ? 2 tu es bless ?

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
[Pp tire sur les policiers] (un coup de feu) Ins [ Pp]. Oh, qu'est-ce que tu as ? Tu es bless ? Pp. Mais non, mais non, c'est rien. [] Grand-Pre. Ils vous ont eu. Pp. Ouais, mais c'est rien, je crois que c'est dans le gras.

qu'est-ce que tu as ? 2 tu es tout ple

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Karina. Ben, qu'est-ce que vous avez ? Vous tes tout ple !

qu'est-ce que tu as ? 2 tu es vert

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 203
[] l'affreuse douleur que j'avais rapprocher subitement [] de l'envie d'Albertine de venir tantt, la prsence annonce [] de Mlle Vinteuil et de son amie [] Mais ma souffrance devenait visible. Mais qu'est-ce que vous avez ? me dit le baron, vous tes vert ; allons, entrons, vous prenez froid, vous avez mauvaise mine.

qu'est-ce que tu as ? 2 tu m'entends ?

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Louise a un malaise] Nounou : Qu'est-ce que tu as ? Tu m'entends ? Tu m'entends ? Qu'est-ce que tu as ? Au secours ! Au secours ! Elle meurt ! Elle meurt ! Elle meurt !

qu'est-ce que tu as ? 2 tu trembles

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 111
BRENGER : Qu'estce que vous avez ? Vous tremblez.

qu'est-ce que tu as ? 3 il est cingl, il est piqu

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Fais gaffe ta gueule. Lucas : Qu'est-ce qu'il a ? Il est cingl, il est piqu !

qu'est-ce que tu as ? 3 je ne t'ai rien fait

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Il faut que je sache... Tu arrtes de mentir ? Comment tu as eu cet argent ? FRANK : Mais je te l'ai dit, mon chou Je t'ai tout expliqu... cent fois ! JEANNE : Non, tu mens !... [] JEANNE : Je veux savoir. Il faut que je sache ! FRANK: Mais qu'est-ce que tu as ? Je t'ai rien fait !... Mais pourquoi tu t'en prends moi ? JEANNE : Mais j'ai le droit de savoir. Je suis ta femme.

qu'est-ce que tu as ? 3 pourquoi tu te mets dans un tel tat ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Alors la caille, t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dj pas mal. LA MRE : Dgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PRE : Qu'est-ce qui se passe ? a va pas la tte ? LA MRE : Dgage, je t'ai dit de ne pas approcher. LE PRE : Mais qu'est-ce que t'as ? Pourquoi tu te mets dans un tel tat ?

qu'est-ce que tu as ? 3 regardez-moi a

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
[A propos d'un enfant apeur par un bruit d'explosion et qui se blottit] Maltaverne: Eh ben qu'est-ce qu'il a, l'autre ? Regardez-moi a !

qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? fous-moi la paix

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
Marianne ( Franois). Tu vis dans ton petit monde, avec ton petit manteau et ton petit cache-nez : t'as quand mme peur d'attraper froid ! Grard. Ne le prends pas mal, Franois. Mais c'est vrai que tu ne cherches pas voir les choses autour de toi! Franois (explosant). Mais qu'est-ce-que vous avez aujourd'hui ? Foutez-moi la paix !

qu'est-ce qu'il a ? il est fou

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 35
"Par exemple, madame, le jour o vous deviez dner chez Mme de Saint-Euverte, avant d'aller chez la princesse de Guermantes, vous aviez une robe toute rouge, avec des souliers rouges, vous tiez inoue, vous aviez l'air d'une espce de grande fleur de sang, d'un rubis en flammes, comment cela s'appelait-il? Est-ce qu'une jeune fille peut mettre a?" [] La duchesse avait l'air de dire: "Qu'est-ce qu'il a ?, il est fou."

qu'est-ce qu'il a de plus ? je te demande

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
Henri : Eh ben, eh ben un homme politique, par exemple, qu'est-ce qu'il a de plus que moi ? Je vous demande. Qu'est-ce qu'il a de plus que moi ? Pourquoi est-ce que moi, je ne peux pas tre un homme politique ? Parce qu'ils n'ont pas partag le savoir avec moi, voil !

qu'est-ce qu'il y a ? on t'a mang ta soupe ?

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
[Dd fait la tte.] Justin : Bonjour Dd ! Oh ! Qu'est-ce qu'y'a, on t'a mang ta soupe ?

qu'est-ce qu'il y a ? 1 a ne te va pas ?

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 102
H. 3: Je connaissais un homme qui se servait de ce moyen pour se dbarrasser de ses enfants ils le tourmentaient de la mme faon ils venaient le hanter la nuit absurdes insensibles idiots il se prenait la tte deux mains il m'a dit : je me rpte que c'est comme ca. On n'y peut rien. Ils sont ainsi faits : ils existent. comme les singes. Comme les perroquets. Et a le soulageait. (Un temps.) Qu'est-ce qu'il y a? a ne vous va pas non plus? LUI: Non, non. Impossible. Les Dubuit On auraitbeau leur faire subir toutes les mtamorphoses, [] a n'empcherait pas

qu'est-ce qu'il y a ? 1 il y a quelque chose qui ne va pas ? Je t'ai fait quelque chose ?

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Marion (emporte par le dsir, tente de dshahiller Richard qui rsiste. lls luttent puis se redressent. Richard rajuste son blouson) : Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Rien. Marion : Y a quelque chose qui va pas ? Je t'ai fait quelque chose ? Richard : Non, c'est moi.

qu'est-ce qu'il y a ? 1 pourquoi tu ne dis rien ?

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Qu'est-ce qu'il y a Camille ? Pourquoi tu ne dis rien ? [] Mais rponds quand est-ce qu'on te parle. Pourquoi est-ce que tu ne dis rien ? Qu'est-ce que vous avez fait [toi et Jerry] pendant que je n'tais pas l ? Camille : Rien de spcial.

qu'est-ce qu'il y a ? 1 tu es fatigu ?

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Serge : Qu'est-ce que tu prfres ? Marie: Que tu dnes avec tes types sans moi, voil ce que je prfre. (Serge encaisse. Il comprend que a ne va pas trs bien.) Serge : Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es fatigue ?

qu'est-ce qu'il y a ? 2 a n'a pas l'air d'aller

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Qu'est-ce qu'il y a ? a n'a pas l'air d'aller. Francesca : Rien. Paul : Vous avez pleur ? Francesca : Non.

qu'est-ce qu'il y a ? 2 a ne va pas ? tu es malade ?

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : T'as entendu la sonnette ? Ho ? Tu l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Oui, je l'ai entendue. Emile : Qu'est-ce qu'y a a va pas ? T'es malade ? T'es pas le genre casser la vaisselle,toi !

qu'est-ce qu'il y a ? 2 a ne va pas ?

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj08
(164)(AG39)Fj8 : ben je suis bien contente parce (?) que j'ai trouv des des gens qui: qui me comprennent bien/ avec qui je m'entends: vraiment trs bien/ par exemple quand quand des fois/ quand a va pas/ pour une raison ou pour une autre/ justementon va vers un copain il va dire {qu'est-ce qu'il y a? a va pas?} puis il va mettre les pieds dans le plat/ c'est atroce/ tandis qu'un ami/ qui vous connat/ bon ben/ il posera pas les grosses questions... ben a des fois c'est difficile trouver maisj'en ai

qu'est-ce qu'il y a ? 2 tu as l'air bizarre

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pauline. Pourquoi tu lui demandes a [=si elle a vu Sylvain] ? Tu sais trs bien qu'elle ne le connat pas [] Pierre. Ben... on ne sait jamais ! Pauline. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air bizarre. Pierre. Mais non ! Pauline. Tu te moques demoi ?

qu'est-ce qu'il y a ? 2 tu es malade ?

1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 92, 20 ]
Catrine [ Ridder, assis en pyjama sur le lit] Tu sais qu'il est dix heures et demie ? Ridder Je ne me sens pas bien. Catrine Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es malade ?

qu'est-ce qu'il y a ? 2 tu n'es pas bien ?

1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 92, 20 ]
[5h du matin, Ridder se rveille dans la lumire, Catrine est assise sur le fauteuil] Ridder Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'es pas bien ? Catrine Si. Ridder Tu n'arrives pas dormir ? Catrine Il fallait que j'allume, c'est tout.

qu'est-ce qu'il y a ? 3 je n'ai rien fait de mal

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 145
Une conduite intrieure bien banale fit son apparition. Trouscaillon roucoula. Le vhicule s'arrta. Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le conducteur agressivement Trouscaillon qui s'approchait. J'ai rien fait de mal. J'ai mon permis de conduire, moi.

qu'est-ce qu'il y a ? 3 qu'est-ce que j'ai dit ?

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 152
H. 1, rage froide et dsespre: Ah, a y est. Voil. a ne pouvait pas manquer. Vous pouvez tre contents. Vous y tes arrivs. Tout ce que je voulais viter. (Gmissant.) Je ne voulais aucun prix. Mais (rageur) vous tes donc aveugles. Vous tes doncsourds. Vous tes totalement insensibles. (Se lamentant.) J'ai fait ce que j'ai pu pourtant, je vous ai prvenus, j'ai essay de vous retenir, mais il n'y a rien faire, vous foncez comme des brutes. Voil. Soyez contents maintenant. F. 3: Mais qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce que j'ai dit? Mais contents de quoi?

qu'est-ce qu'il y a ? 3 qu'est-ce qui te prend ?

1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 190, 1977]
Leone [secourt Colomba]: Reposez-vous, Madame et ne craignez plus rien. Allons vite, les sbires [] qu'on le [Volpone] mne au gibet [] Mosca (qui arrive): Mais qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui te prend ? Ne m'avais-tu pas jur de rester tranquille ?

qu'est-ce qu'il y a ? 4 en voil une tte

1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Monsieur Sauvage. Monsieur Breteuil... Le patron. Oui, qu'est-ce qu'il y a? En v'l des ttes! Qu'est-ce qui vous arrive ?

qu'est-ce qu'il y a ? 4 qu'est-ce que j'ai fait ?

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Ernest : Qu'est-ce qu'il y a, Monsieur l'Agent ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Le motard : Arrtez le moteur et descendez. Ernest : Laissez-moi vous expliquer. Le motard : Vos papiers.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

d'un air furieux je lui criai : qu'est-ce qu'il y a ? 3

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 60
[Le Narrateur vient d'apprendre la mort d'Albertine] Cet avenir indissoluble d'elle, je n'avais pas su l'apercevoir, mais maintenant qu'il venait d'tre descell, je sentais la place qu'il tenait dans mon cur bant. Franoise qui ne savait encore rien entra dans ma chambre ; d'un air furieux, je lui criai : Qu'est-ce qu'il y a ? Alors [] elle me dit : Monsieur n'a pas besoin d'avoir l'air fch. Il va tre au contraire bien content. Ce sont deux lettres de mademoiselle Albertine.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

qu'est-ce qu'il y a ? 3 demanda-t-il agressivement

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 145
Une conduite intrieure bien banale fit son apparition. Trouscaillon roucoula. Le vhicule s'arrta. Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le conducteur agressivement Trouscaillon qui s'approchait. J'ai rien fait de mal. J'ai mon permis de conduire, moi.

avec glose d'une mimique, gauhe :

elle avait l'air de dire [ un tiers] : qu'est-ce qu'il a ?

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 35
"Par exemple, madame, le jour o vous deviez dner chez Mme de Saint-Euverte, avant d'aller chez la princesse de Guermantes, vous aviez une robe toute rouge, avec des souliers rouges, vous tiez inoue, vous aviez l'air d'une espce de grande fleur de sang, d'un rubis en flammes, comment cela s'appelait-il? Est-ce qu'une jeune fille peut mettre a?" [] La duchesse avait l'air de dire: "Qu'est-ce qu'il a ?, il est fou."



avoir

dialogue, ajout gauche :

tu pourrais m'attendre tu n'as qu' te dpcher

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Eh, tu pourrais m'attendre ! Natacha : Tu n'as qu' te dpcher.

monologue, ajout gauche :

il n'y a plus rien faire il n'y a plus qu' [faire a]. 2

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 89
LUI : A vrai dire, je m'y attendais. Toi aussi, tu t'y attendais, n'est-ce pas? [] ELLE: Oui. Je le voyais venir. Tout marchait trop bien. LUI, soupire : Plus rien faire. Il n'y a plus qu' se rendre. Personne ne rsiste a.

a tombe mal j'ai faire.

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
GILBERT : Papa ! On t'emmne. Josyane t'a prpar un petit dner comme tu les aimes. FRANOIS : Oh, a tombe mal. Ce soir, j'ai faire.

aprs une histoire pareille je n'ai plus qu' []. 2

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Aprs une histoire pareille, moi j'ai plus qu' dmissionner

a ne me drange pas je n'ai rien faire

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Denis, Henri : a ne me drange pas de vous donner un petit coup de main, j'ai rien faire ce soir.

il ne fallait pas t'as pas [faire a]. 2

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Il te plat pas [mon cadeau] ? LEO : Si... Mais... il fallait pas ! T'as pas m'acheter des trucs pareils !

je ne t'ennuie pas ? tu as peut-tre faire.

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 352
[Swann dans une maison de rendez-vous] Comme nous avons une belle conversation, pour un endroit de ce genre! Je ne t'ennuie pas? Tu as peut-tre faire ? Non, j'ai tout mon temps. Si vous m'auriez ennuye je vous l'aurez dit.

c'est insens tu l'avais bien [faire], non ?

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Elve. Je l'ai pas appris, Mademoiselle. Institutrice. Enfin, c'est insens ! Vous l'aviez bien apprendre, non ?

ce n'est pas grave tu n'as qu' [faire a]. 1

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : Et ben, c'est pas grave qu'il [le chat] est maigre ! et mouill ! T'as qu' prendre un torchon !

c'est de ta faute tu n'avais qu' pas [faire a].

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : Ah, mon vieux, j'en ai marre ! J'arrive pas en sortir ! EMMANUEL : C'est de ta faute, mon vieux. T'avais qu' pas divorcer ! Tu frquentes toujours le mme genre de filles. Je suis sr que la nouvelle ressemble l'ancienne. T'aimes que les petites filles bien leves.

tant mieux tu n'avais qu' pas [faire a].

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
TONKIN (il manipule ses marionnettes.) H, Monsieur La Loi, eh eh, en prison. Vous aussi Monsieur Dicton, en prison. Quant vous Monsieur Mes Sous, pas de discussion, ah, la guillotine, hun. MAINS ROUGES. Ah, t'en as fait du propre. TONKIN. Oui,ben tant mieux, i'n'avaient qu' pas me refuser [dՎpouser] Muguet.

monologue, ajout droite :

t'as qu' [faire a]. 5 pendant que tu y es

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Belka : Ta famille aussi a tlphon. Lucette, ta nice, elle te cherche. Georges : Ben voyons ! T'as qu' leur dire de venir tous ensemble, pendant que tu y es ! Comme a, ils rgleront mon compte !

tu n'avais qu' pas [faire a]. c'est bien fait pour toi

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Au fond, si je me suis laiss faire par Solne, c'est parce que j'tais persuad que Lna me filerait entre les doigts au dernier moment... et quand j'ai vu qu'elle rentrait de Jersey exprs pour a, j'ai eu honte. Margot : C'est bien fait pour toi, t'avais qu' pas courir deux livres la fois.



avouer

dialogue, ajout droite :

tu avoueras que hein ! oui oui

1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 147, 1974]
CLEMENT : Boite de vitesses automatique. Arbre cames en tte. Je voulais te la faire essayer. Tu m'avoueras que... hein ! NICOLAS : Oui, oui.

monologue, ajout gauche :

c'est pas vrai ? avoue ! 3

1981 Garde vue, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 289, 1982]
MARTINAUD : Un raton ou un ngre a violent une petite fille, c'est une affaire quelconque. Par contre, si c'est moi, Matre Martinaud, notaire, alors l, c'est inespr dans une carrire de flic. Hmm ? Les journaux, les interviews.. La tl, si tout va bien... Hm, c'est pas vrai, a ? Hm, hm, avouez !

pour tre tout fait franc je dois avouer que [p]. 1

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Et quand pensez-vous le retrouver [mon mari] ? LE GENDARME : Pour tre tout fait franc, je dois vous avouer que s'il s'est noy, son corps peut tre retrouv dans deux jours, comme dans trois mois ou bien mme jamais. MARIE : Mais alorsqu'est-ce que je fais, moi ? LE GENDARME : coutez pour l'instant, a ne sert rien de trop s'inquiter. Vous rentrez chez vous, vous vous reposez et vous attendez.

monologue, ajout droite :

avoue ! 3 c'est a ?

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : H bien, a me fait plaisir de te voir de bonne humeur comme a ! CHRISTINE : a t'tonne hein ! Oui, je sais bien ce que tu te dis quand tu viens voir le petit [ton fils] : Ah ! l'angoisse, a y est, je vais encore me faire engueuler ! Hein, c'est a ? Avoue. ANTOINE : Pas du tout, alors ! CHRISTINE : Avoue ! ANTOINE : J'avoue rien du tout.

t'avoueras, aussi il y a de quoi

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Basile [11 ans] : Tu sais, j'ai mme aid ton grand-pre construire sa maison. [] Ccile : Tu te souviens quand je t'ai dit que j'tais Marie-Antoinette. Ben maintenant, j'en suis presque sre. Basile : Tu te moques de moi. Tu crois rien du tout. Ccile : Oh, coute, t'avoueras aussi ! Y a de quoi !



balancer (s'en)

monologue, ajout gauche :

oh je m'en fous je m'en balance.

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lgion] Le militaire : Votre nom? Gilieth : Benot. M. : C'est un nom que les franais donnent souvent. a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement? G. : Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, a m'est gal.

monologue, ajout droite :

je m'en balance. a m'est gal

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lgion] Le militaire : Votre nom? Gilieth : Benot. M. : C'est un nom que les franais donnent souvent. a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement? G. : Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, a m'est gal.



baratin

monologue, ajout droite :

c'est du baratin ! je connais par cur

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
FRANK : Bon, coutez, Madame Arnoux. Je porte un costume, je travaille la direction, a vous suffit peut-tre pour me voir comme un ennemi, mais je peux vous dire une chose, je suis convaincu que les 35 heures sont une bonne chose pour tout le monde.Et il n'y a pas de raison que la direction en ait moins conscience que les syndicats. MADAME ARNOUX : C'est du baratin ! Je connais par cur ! Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-tre mme pas, tu es un opportuniste !



barjo

monologue, ajout gauche :

mais il est barjo tu es barjo ?

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
[Jeannette surprise par le gardien voler des pots de peinture.] Jeannette : Tu pourrais me les donner ? Marius : Mais elle est barjo. T'es barjo ou quoi ? Tu crois qu'ils sont moi ces pots de peinture ? On me paye pour les garder. Donne-moi tespapiers.



bavard

monologue, ajout gauche :

tu l'entends ? ce qu'il est bavard !

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 184
BRENGER : Ecoutez-moi, je vous en prie, c'est tout fait srieux. Vous avez vu. Je suis un homme honorable. LE DEUXIEME AGENT : Qu'est-ce que a peut vous faire, tout a ? BRENGER : Pardon, pardon, je suis citoyen, a me regarde, cela nous concerne tous, nous sommes tous responsables des crimes qui Enfin, je suis un vrai citoyen. LE DEUXIEME AGENT, au Premier : Tu l'entends ? Ce qu'il est bavard !



beau

monologue, ajout gauche :

j'aimerais bien ce serait trop beau !

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Vous me donnez une nouvelle fois la preuve de l'archasme du syndicalisme franais. Il est ahurissant qu' l'aube de l'an 2000, vous n'ayez pas encore compris que l'intrt des ouvriers est qu'une entreprise fasse des bnfices. MADAME ARNOUX : Vous n'allez pas me demander d'tre capitaliste ?! LE PATRON : J'aimerais bien, Madame Arnoux, ce serait trop beau !

monologue, ajout droite :

c'est du beau ! je le dirai N

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 188
C'est comme a, Brichot, que vous vous promenez la nuit avec un beau jeune homme ? dit-il [=Charlus] en nous abordant [] C'est du beau ! On le dira vos petits lves de la Sorbonne, que vous n'tes pas plus srieux que cela. []



besoin

dialogue, ajout droite :

tu n'as besoin de rien ? ne te drange pas

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 86
Ils sont trs reconnaissants. Ils me demandent : Vous n'avez besoin de rien madame ? Vous n'avez besoin de rien, docteur ? Ne vous drangez pas , je leur rpte.

monologue, ajout gauche :

je t'emmerde je n'ai pas besoin de toi.

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Jacques [pilote de ligne]: Je m'en fous, je demanderai pas mon affectation au sol, je vous emmerde, j'ai pas besoin de vous, je trouverai une solution tout seul

non merci tu es gentil je n'en ai pas besoin.

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Madame Jouve a reu un tlgramme. Bernard la rejoint dans la cuisine.) Bernard. Qu'est-ce qu'il y a, Madame Jouve, l ? Je peux vous aider ? Madame Jouve. Non non. Merci Bernard, vous tes gentil, j'ai pas besoin. Bernard. Parce que je vous aivue et j'avais l'impression que vous tiez bouleverse. Madame Jouve. Oui, j'ai reu un tlgramme, un sale tlgramme, mais je ferai comme si j'avais rien reu, allez. Bernard. Non, parce que je peux vous aider. Madame Jouve. Non, laissez-moi allez. Bernard (avant de sortir il se retourne). Vous savez que vous pouvez compter sur moi. Madame Jouve. Oui.

il ne fallait pas qu'as-tu besoin de [sn] ?

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadmicien qui a chou au baccalaurat] : Tu n'aurais pas d te prsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les conscrations, tu n'es jamais satisfait. Qu'avais-tu besoin de ce diplme ?

tu vas me foutre la paix si on a besoin de toi on te sonnera.

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Vous allez me foutre la paix et si on a besoin de vous on vous sonnera.

je vais [faire des courses] t'as besoin de rien ?

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
LOUISE. Je vais faire des courses Lens, t'as besoin de rien ? GEORGES. Non.

a va ? tu as besoin de quelque chose ?

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
L'TUDIANTE : Vous allez bien madame, vous avez besoin de quelque chose ? MARIE : Non, je vous remercie, vous tes gentille, a va...

je vais [faire ] tu as besoin de quelque chose ?

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Bon, ben moi je vais peut-tre Je vais aller acheter Le Monde, vous avez besoin de quelque chose ?

monologue, ajout droite :

j'ai besoin mais terriblement besoin [d'un smoking]

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (matre-nageur). Ecoute Puck, te moque pas de moi. J'ai terriblement besoin, mais terriblement besoin PUCK. Mais de quoi ? Va donc ! ERIC. d'un smoking ! PUCK. D'un smoking ? ERIC. Oui. PUCK. (elle rit gorge dploye) Et qu'est-ceque tu veux faire d'un smoking, Seigneur ? ERIC. Ce qu'on fait d'habitude : je veux le porter. PUCK. Mais ce n'est pas du tout ton affaire ! Un smoking pour donner des leons de crawl !

j'en ai besoin tu es drle

1966 Trois enfants dans le dsordre, film de Lo Joannon
L: H ! ma cl ! A: Permettez-moi de la conserver. L: J'en ai besoin, vous tes drle !

si tu n'as plus besoin de moi je me sauve

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(La rptition est termine). NADINE. Bon, ben, si vous n'avez plus besoin de moi, je me sauve. JEAN-LOUP. Oui, sauve-toi, ma chrie. NADINE. Bonsoir.

tu n'as plus besoin de moi ? je peux [faire a] ?

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
NADINE (Jouant Harriett.) Vous n avez plus besoin de moi, Madame ? Je peux aller prparer la chambre d'Eric ? MARION (HELENA). Je vous en prie, Harriett, et n'oubliez pas la pommade pour sa main gauche.



bte, adj.

monologue, ajout gauche :

tu trouves a idiot ? oui, je sais, a a l'air bte.

1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 492, 2000]
Gabor (au voleur) : Pardon, j'en ai besoin [= un briquet] ! Au cas o il me viendrait une brusque pousse de bourdon... On n'est pas l'abri, hein ? Vous trouvez a idiot ? Oui je sais, a a l'air bte, on s'attache des riens

monologue, ajout droite :

c'est bte. mais c'est comme a

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa17
(475)(ME40)Fa17 : y en a d'autres bon ben qui vont couter Radio Monte-Carlo parce euh (clic?) Radio Luxembourg/ parce que y a y a y a une autre un: une autre attirance [=des jeux] par euh encore ce truc-l/ EF(Fa17) : mm (476)(ME41)Fa17 : c'est bte mais: c'est comme a parce que l moi je vois bon ils nous (?) ont achet le poste FM exprs pour avoir de la musique toute la journe [ l'atelier] elles [=les employes] en veulent pas a les agace.

je me suis senti bte. je n'ai pas su quoi faire

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
LAURENCE. Tu sais ce qu'ils m'ont fait comme poisson d'avril mes lves, l'anne demire ? lls ont interchang les classes. J'arrive le matin et je me retrouve devant les gamins que j'avais eus un an avant. Ils avaient tous sorti leurs affaires, et personne ne riait. Je me suis demand si je n'tais pas devenue folle... Surtout quand il y en a un qui a lev la main et qui a dit: Mademoiselle, on continue le Bourgeois Gentilhomme ? . Alors l, je me suis sentie bte ! J'ai pas su quoi faire.

je trouve a bte. moi a me dpasse

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(256)(DR30)Fj12 : c'est arriv c'est arriv oui. j'ai discut avec des gens qui fumaient [de la drogue] comme a je leur ai demand {mais qu'est-ce que tu ressens?} : {ah ben moi/ chaque fois/ je pense des choses mchantes des choses:} mais ils refusent chaque fois. je trouve a c'est bte! moi a me dpasse.{XX mais coute t'es ridicule!} mais a les regarde ils veulent le faire ils le font. c'est leur vie hein! moi je rentre pas dans leur vie hein!

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

est-il bte ! s'cria [le baron] d'un ton aigu et ravi.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 269
Voyons, dit-il au baron, restez un peu avec nous, vous lui donnerez l'accolade tout l'heure , ajouta Brichot [] L'accolade, est-il bte ! s'cria le baron d'un ton aigu et ravi. Mon cher, je vous dis qu'il se croit toujours une distribution de prix, il rve de ses petits lves. []

avec indication de notorit de l'expression, droite :

que je suis bte ! comme on dit dans la conversation

1933 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 46
Elle est aussi un peu bte. Ce soir, plusieurs reprises, elle s'est mise me dire : Mon Dieu, que je suis bte , comme on dit dans la conversation. Je lui ai dit : Ne le dites donc pas comme cela, voyons. Parce que, vous savez, c'est vrai !



bte, n.

monologue, ajout gauche :

pourquoi tu ne rponds pas quand je te parle ? je ne suis pas une bte, non ?

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu ne lui rpond pas.] JEANNE (hurlant). Mathieu, tu m'coutes ? (Mathieu surpris se lve et s'approche de Jeanne.) Mais qu'est-ce que tu as ne pas me rpondre ? Mais qu'est-ce que tu as ? Pourquoi tu ne rponds pas quand je te parle ? Je ne suis pas une bte, non ? (Il veut l'enlacer, mais elle se retire avec force.) Ah ! Non ! Ne me touche pas ! Ah non !

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

cette sale bte ! mots qu'arrachent les derniers sursauts d'un animal inoffensif qui agonise au paysan qui est en train de l'craser

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 272
[Swann aurait voulu rester avec Odette. Mme Verdurin est intervenue.] Et elle ajouta encore, un instant aprs, avec colre : Non, mais voyez-vous, cette sale bte ! en employant sans s'en rendre compte, et peut-tre en obissant au mme besoin obscur de se justifier comme Franoise Combray quand le poulet ne voulait pas mourir les mots qu'arrachent les derniers sursauts d'un animal inoffensif qui agonise, au paysan qui est en train de l'craser.



btise

monologue, ajout gauche :

laisse-moi tranquille ne dis pas de btises.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Si vous ne voulez pas me donner Louise, donnez-moi sa sur... Qu'est-ce que a peut faire ? Mme LESUEUR : Laissez-nous tranquilles. Ne dites pas de btises.

monologue, ajout droite :

ne dis pas de btises ! a n'a pas de sens

1986 Thrse, film de Alain Cavalier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 364, 1987]
Thrse: Un jour, tu viendras [au Carme]. Cline: Ne dis pas de btises ! a n'a pas de sens.



beurre

monologue, ajout gauche :

c'est pour rire a compte pour du beurre.

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : C'est a. Et, ce moment-l, vous vous chargez... [] Bon, on va rpter. Et n'oubliez pas que c'est du thtre, hein... C'est pour rire ! a compte pour du beurre.



bien, adj.

monologue, ajout gauche :

c'est gentil c'est bien.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(365)(MA59)Fj12 : [ propos des handicaps] je voudrais pas voir un/ une personne {vous voulez que je vous aide?} c'est gentil/ c'est bien/ a vient du fond du cur je trouve a super sympa/ c'est con c'est tout/ c'est vraiment tout a con/ tout a/ moi j'accepterais pas.

tu n'as pas besoin de [maigrir] tu es bien comme a.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Madame Caressa : Oui, mais tu sais, t'as pas besoin de maigrir, tu es trs bien comme a.

comme tu es ple tu n'es pas bien ? 1

1961 Amlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
PIERRE : Comme vous tes blanche ! Comme vous tes ple ! Vous n'tes pas bien ?

monologue, ajout droite :

ce n'est pas bien. je n'aurais pas d

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
JEANNE : Oui, maman, je sais !... J'aurais pu rentrer plus tt ... Je suis en retard... Ce n'est pas bien ! J'aurais pas d... Eh bien, j'ai t retenue, figure-toi !

c'est bien. je n'ai rien dire

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 275
Nous fmes prendre ce fbrifuge ma grand-mre et remmes alors le thermomtre. Comme un gardien implacable qui on montre l'ordre d'une autorit suprieure auprs de laquelle on a fait jouer une protection, et qui le trouvant en rgle rpond : "C'est bien, je n'ai rien dire, du moment que c'est comme a, passez", la vigilante tourire ne bougea pas cette fois. Mais, morose, elle semblait dire : " quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me donnera l'ordre de ne pasbouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancs."

mais c'est trs bien. c'est parfait

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 92
L'lve : Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Non plus, Mademoiselle, mais, si vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu de Mademoiselle ? L'lve : Paris, c'est le chef-lieu de la France ? Le professeur : Mais oui, Mademoiselle, bravo, mais c'est trs bien, c'est parfait. Mes flicitations.

tu n'es pas bien ! 2 tu es tomb sur la tte

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Manuella : Ecoute, il y a un type qui aimerait bien partir avec toi. Delphine : C'est qui ? Manuella : Eh bien, il te propose des vacances dans une grande maison... Delphine : C'est qui ? Manuella : Raoul. Delphine : Raoul ! Tu n'es pas bien! Tu es tombe sur la tte ! Raoul !

tu n'es pas bien ! 2 tu ne peux pas faire attention ?

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
(Colette pousse un cri et se prcipite, gare. Elle saisit bras le corps l'enfant turbulent du wagon restaurant qui jouait avec la serrure d'une porte donnant sur la voie.) COLETTE : Mon petit! (Colette remet l'enfant ses parents.) Vous n'tes pas bien ! Il jouait avec la serrure. Vous ne pouvez pas faire attention, non !



bien, adv.

monologue, ajout gauche :

je m'y attendais tu as bien fait.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 256
Je suis en train de lui expliquer que, me trouvant court d'argent, c'est lui que j'ai pens. Oui, il s'y attendait. J'ai bien fait.

exactement tu ne crois pas si bien dire.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre: Tu as tout ton temps pour comprendre ! La: Oui, et toi pour savoir ce que tu veux dire ! Alexandre: Exactement, tu ne croyais pas si bien dire !

monologue, ajout droite :

bien fait ! a lui apprendra

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Je crois que le locataire va en baver. Il a plutt mauvaise presse. Rien que cet aprs-midi, les oreilles ont d lui tinter. Denise : Bien fait! a lui apprendra !

c'est bien fait ! tu n'avais qu' pas [faire ]

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Au fond, si je me suis laiss faire par Solne, c'est parce que j'tais persuad que Lna me filerait entre les doigts au dernier moment... et quand j'ai vu qu'elle rentrait de Jersey exprs pour a, j'ai eu honte. Margot : C'est bien fait pour toi, t'avais qu' pas courir deux livres la fois.

tu as bien fait. c'est une trs bonne ide

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Raymond apporte un jambon). RAYMOND. Et voil l'animal ! Regardez a, sept kilos, sept ! J'ai pens [le mettre dans] l'tui violoncelle parce que je vous voyais pas entrer votre htel avec un jambon sous le bras. Jai eu tort ? MARION. Non, non, vous avez bien fait, cest une trs bonne ide, Raymond.

tu as bien fait. tu le devais

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
L'ami : Je vous ai annonc la chose d'une manire trop brutale. Excusez-moi. La femme : Vous avez bien fait, vous le deviez. De toute faon il fallait que je le sache.

tu ne crois pas si bien dire. et encore tu ne sais pas tout

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
JEAN-LOUP. Tu n'as jamais eu tellement envie d'tre actrice, finalement ? MARION. J'avais un mtier, il me plaisait. JEAN-LOUP. Oh, mais non, je sais bien, si Lucas avait pas t te sortir de ta maison de couture tu serais encore au milieu de tes chiffons, hein ? Avoue ! MARION. Tu crois pas si bien dire, et encore tu ne sais pas tout : si j'avais refus de le suivre, il me l'a avou lui-mme, il aurait demand Mademoiselle Chanel de me renvoyer !



bien, n.

monologue, ajout gauche :

tiens bois un coup a te fera du bien.

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
TONI. Ah, tiens, bois un coup a te fera du bien, va !

une bonne fesse a te fera du bien.

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU : Je vais me fcher et trs fort. Mme dix huit ans, une bonne fesse a lui fera du bien.

vas-y a va te faire du bien.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : T'as envie de me frapper, frappe-moi. vas-y a va te faire du bien. moi j'aime bien, j'aime bien, toutes faons tu peux pas me faire plus de mal, vas-y. Dis-moi quelque chose.

ce que j'en dis c'est pour ton bien.

1960 Plein soleil, film de Ren Clment [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 262, 1981]
PHILIPPE. Quand on veut faire distingu, ce qui est dj une intention vulgaire, on ne se sert pas d'un couteau pour dcouper le poisson, et par dessus le march, on ne tient pas son couteau comme a ; on le tient comme a ! Oh, ce que j'en dis, c'est pour ton bien.

monologue, ajout droite :

a fait du bien. 1 a remonte

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 163
L'HOMME, douard : a ne va pas ! Buvez un coup ! DOUARD: Non, merci. L'HOMME : Si, si, a fait du bien. a remonte.

est-ce un bien, est-ce un mal ? c'est difficile dire

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa13
(102)(FA4)Fa13 : d'abord l'indpendance des jeunes EF(Fa13) : m (103)(FA5)Fa13 : bon il faut quand mme: euh tre raliste EF(Fa13) : oui (104)(FA6)Fa13 : l'ge o je suis euh de de mon "temps les jeunes n'avaient absolument pas la libert qu'ont les jeunes de maintenant EF(Fa13) : mm mm (105)(FA7)Fa13 : bon a c'est certain euh c'est-il un bien? c'est-il un mal? c'est difficile dire hein!



bile

monologue, ajout gauche :

tout va bien ne te fais pas de bile. 1

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Pierre Et le paquet [de drogue] ? Michel: Planqu, tout va bien, ne te fais pas de bile.



bizarre

monologue, ajout gauche :

comme c'est curieux comme c'est bizarre !

1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 25
M. Martin : J'ai pris le train d'une demie aprs huit le matin, qui arrive Londres un quart avant cinq, Madame. Mme Martin : Comme c'est curieux ! comme c'est bizarre ! et quelle concidence ! J'ai pris le mme train, Monsieur, moi aussi !

qu'est-ce qu'il y a ? tu as l'air bizarre.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pauline. Pourquoi tu lui demandes a [=si elle a vu Sylvain] ? Tu sais trs bien qu'elle ne le connat pas [] Pierre. Ben... on ne sait jamais ! Pauline. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air bizarre. Pierre. Mais non !

monologue, ajout droite :

a parat bizarre, mais en y rflchissant

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
IRNE [lit le contrat quil a obtenu]. En cas de maladies contractes en pays trangers, les indemnits seront payes selon le barme suivant. Autre parenthse : les maladies sont payes en monnaie du pays de la maladie. Au premier abord, a parat bizarre, et mme rigolo. Mais, en y rflchissant, c'est absolument Iogique. C'est pour que tu puisses te faire soigner dans les pays de la maladie... Tu comprends ?

tu es bizarre. qu'est-ce qu'il y a ?

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Tu es bizarre, depuis tout l'heure, Camille qu'est-ce qu'il y a ? Camille : Rien du tout... je savais que tu me dirais a.



blablabla

monologue, ajout droite :

ce n'est pas du blabla. il faut me croire

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie : En restant ici, je t'empche de trouver la femme de ta vie. Elle existe, j'en suis sre. Tu sais, en fait, c'est une chance pour toi que je parte. C'est pas du blabla. Je te le dis du fond du cur. Il faut me croire.



blague

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas possible tu me fais une blague ?

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
[Sur le quai de la gare] Arlette : Non, non je ne pars pas, je suis venue seulement pour vous dire adieu. Pierre : Comment adieu, mais mais ce n'est pas possible vous vous me faites une blague ? Arlette : Non, non j'vous assure, je ne pars pas,je je n'peux pas. Pierre : Mais enfin voyons, Arlette, mais hier encore vous Arlette : Bien des choses ce sont passes depuis hier.

tu as march ? tu ne vois pas que c'tait une blague ?

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
(Rivalit pour Pola.) ALBERT. Non mais, tu as march ? (Louis le regarde tonn.) Tu ne vois donc pas que tout cela c'tait une blague ! Mais je n'ai jamais pens Pola. Allons, embrassez-vous, et n'en parlons plus.

monologue, ajout droite :

c'est une blague. n'en crois rien

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
David. Je vous ai crit que j'allais me suicider. N'en croyez rien ! C'est une blague !

c'est une blague ? c'est du chiqu

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp [Ins lui a fait croire que Gaby tait l] C'est une blague, hein ! c'est du chiqu ! rponds ! Mais rponds ! Ins C'tait le seul moyen de te retenir.



blmer

dialogue, ajout droite :

je ne te blme pas. il ne manquerait plus que a

1938 R. Queneau, Les enfants du limon, p. 35
a vous tonnera peut-tre, mon garon, mais c'tait l premire fois que j'y [=dans une "maison"] allais. Je ne vous blme pas, M. Chambernac. Il ne manquerait plus que a.

monologue, ajout droite :

je ne te blme pas. je trouve que tu as parfaitement raison

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 95
Mais es-tu sr que M. de Charlus ait eu tant de matresses ? [] Il se contenta de hausser les paules en rponse ce qu'il croyait de ma part une navet. Mais d'ailleurs, je ne l'en blme pas, je trouve qu'il a parfaitement raison.



bleu

dialogue, ajout gauche :

et ta sur ? elle pisse bleu, t'as rien teindre ?

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 48
travers le transparent jauni, on voyait une demi-douzaine d'insectes groups sur un morceau de sucre sale. Avec une grimace, Olivier dit : C'est dgotant ! Et ta sur ? rtorqua Loulou [] A cette question il tait habituel de rpondre : Elllebat le beurre et cela continuait avec des enchanements sur tout ce qu'on pouvait battre avec un bton. Ou bien on disait : Elle pisse bleu. T'as rien teindre ? ce qui coupait court tout prolongement de la discussion.



boire

monologue, ajout gauche :

en voil un langage ! oh, toi, tu as bu !

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
(Jrme a dcid de marier son fils Gilberte.) Franois (cur). Que voulez-vous, moi je trouve Gilberte, impossible, physiquement. Jrme. Physiquement ? En voil un langage ! Oh, toi, tu as bu !

ne me touche pas ! tu as bu !

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ne me touche pas toi, tu as bu !

tu as des visions tu as encore bu.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 151
Brenger : Vous tes de plus en plus vert [de peau]. Jean : Vous avez la manie des couleurs aujourd'hui. Vous avez des visions, vous avez encore bu.

monologue, ajout droite :

enfin, tu as bu ? qu'est-ce que tu as ?

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
[ Laurent qui n'a pas rpondu sa question. Il est proccup d'autre chose.] VALRIE : Enfin, tu as bu ? Qu'est-ce que tu as ?



bon, adj.

dialogue, ajout gauche :

a marche ? c'est bon. 4

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
[Taxi.] LE CLIENT : J'vais 24 rue Jean-Moulin Vincennes, a marche ? CORA : C'est bon.

dialogue, ajout droite :

quoi bon ? mais si

1935 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 2012, p. 113
Elle me demande d'aller la voir mardi la Bibliothque. Je dis : quoi bon ? Elle dit : Mais si. Je dis : Alors, c'est entendu.

monologue, ajout gauche :

laisse c'est bon, c'est bon ! 5

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie (elle fait tomber un bout de poulet en le dcoupant) : Ah merde. (Maxence se penche pour le ramasser) Non laisse, laisse. C'est bon. C'est bon. Tiens ! Emmne a [les couverts]. Merci.

elle est bonne dcidment tu en as de bonnes !

1925 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Aprs djeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Vous devriez bien me raccommoder mon veston. Cela n'a pas manqu. Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder, moi ? Pour qui me prenez-vous ? Toucher votre fumier ! Elle est bonne, dcidment. Vous en avez vraiment de bonnes !

merci tu es trop bon. 1

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
SILIEN : Je sais qu'il vous dgote. Alors, si vous voulez le laisser tomber, je vais vous donner une chance. FABIENNE : Merci, vous tes trop bon...

laisse-moi faire tu n'es bon rien.

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Albert et Josfa agitent le drap avant de le plier.) JOSEFA. L. ALBERT. Hein ? JOSEFA. Alors, je prends ma droite. ALBERT. A droite, bon. Non. Ben alors gauche ? JOSEFA. Mais non. ALBERT. Non ? Mais comment... Faudrait qu'on s'entende, voyons ! JOSEFA. Oh ! Laisse-moi faire toute seule. Vous n'tes bon rien. ALBERT. Mais comment veux-tu que je devine s'il s'agit de ta main gauche ou de la mienne ?

monologue, ajout droite :

quoi bon ? il vaut mieux [l'oublier]

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 70
ELLE : J'tais heureuse, heureuse, heureuse, heureuse ! Il y a eu juste, tout coup, je ne sais pas comment. cet affreux moment. Chaque fois que j'y repense. LUI, froid : De toute manire, quoi bon ? Il vaut mieux l'oublier. Ce qui est fait estfait. Maintenant tu ne le changeras pas.

quoi bon [continuer] ? je n'y arrivarai pas

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 17
F., H. 3 : Eh bien, je trouve a gentil... H. 2, gmit : Oh ! F., H. 3 : Vous ne trouvez pas a gentil ? Moi, on me proposerait... H. 2 : quoi bon continuer ? Je n'y arriverai pas. H. 1 : Si, j'y tiens. Continue, je t'en prie. Ce n'tait pas gentil ?

c'est bon. 5 a va

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
Le chauffeur de taxi. Parce que moi, si vous ne voulez pas me payer, y'a qu' le dire, c'est trs simple, la voiture est en bas, y'en a pas pour longtemps, je vous ramne au poste [de police]. Michel (lass). Oui, oui, c'est bon, a va, j'vous remercie

c'est bon. 7 cherche pas

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Il l'a crite pour toi [cette chanson] ? Solne : Non mme pas. Non, pour une autre... C'est pas grave, il me l'a donne quand mme, c'est gentil ! Gaspard : Hum... en fait... heu... enfin je l'ai crite Solne : Ah ah ah a va c'est bon, cherche pas... te justifie pas hein.

c'est bon pour la sant. a donne des forces

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
(Jeanne, sa mre, vient lui servir des pinards chauffs dans une casserole. Richard (avec mauvaise humeur). Tu le fais exprs ou quoi, tu le sais trs bien que j'aime pas a. Jeanne (continuant le servir). Allez un petit effort, c'est du fer, c'est bon pour la sant. a donne des forces, t'es tout palot en ce moment.

comme tu es bon ! 1 je ne saurai jamais vous remercier assez

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 78
Pour commencer, puis-je prendre tout ce qui est sur la table ? Comme vous tes bonne, Nora ! Je ne saurai jamais vous remercier assez.

du reste, quoi bon ? a n'aurait rien chang

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Pierre [lit] : Plus j'ai t mauvaise et cruelle, plus on riait... plus on m'a aime... Voil ma seule excuse... Personne ne lui est venu en aide cette petite rosse de Maniche [=moi]. Du reste quoi bon ? a n'aurait rien chang...

elle est bonne, dcidment ! tu en as vraiment de bonnes

1925 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Aprs djeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Vous devriez bien me raccommoder mon veston. Cela n'a pas manqu. Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder, moi ? Pour qui me prenez-vous ? Toucher votre fumier ! Elle est bonne, dcidment. Vous en avez vraiment de bonnes !

oh c'est bon ! 3 oh ce que c'est agrable

1990 La campagne de Cicron, film de Jacques Davila [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 403, 1991]
Franoise : Ben gratte-moi. Charles-Henry : Dehors ou dessous ? Franoise : Dehors. (Charles Henry gratte Franoise) Ouais ! Voil ! Oh c'est bon ! Un petit peu plus gauche. Oh ce que c'est agrable. Quand on vit toute seule, on ne peut pas se faire gratter. Descends un peu.

tu en as de bonnes. qu'est-ce que tu crois ?

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 79
ELLE : Ne prends pas cet air LE FILS : Quel air ? ELLE : Ne fais pas cette tte de bb. LUI : Ah tu en as de bonnes ! Qu'est-ce que tu crois ? Tu crois que tu possdes une baguette magique pour transformer le cygne en prince charmant, le crapaud en belle princesse ?

vous es bon, toi ! 2 on voit bien que ce n'est pas toi qui [feras]

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 199
[] je n'ai pas envie force de pleurer [en entendant la sonate] de me fiche un rhume de cerveau avec nvralgies faciales, comme la dernire fois ; merci du cadeau ; je ne tiens pas recommencer; vous tes bons vous autres, on voit bien que ce n'est pas vous qui garderez le lit huit jours !

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

elle est bien bonne ! 1 s'cria joyeusement le duc

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 312
M. de Guermantes [] et fini par sortir, si au mme moment il n'avait vu entrer Saint-Loup arriv le matin mme Paris et accouru aux nouvelles. Ah ! Elle est bien bonne ! s'cria joyeusement le duc en attrapant son neveu par sa manche qu'il faillit arracher []

il en a de bonnes ! s'cria [Bloch] en s'esclaffant

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 178
" propos [] vous savez la plaisanterie que m'a faite hier matin mon neveu Basin ? demanda Mme de Villeparisis l'archiviste. Il m'a fait dire, au lieu de s'annoncer, que c'tait la reine de Sude qui demandait me voir. Ah ! il vous a fait dire cela froidement comme cela ! Il en a de bonnes !" s'cria Bloch en s'esclaffant, tandis que l'historien souriait avec une timidit majestueuse.

tu en as de bonnes. grogna [Gabriel]

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 119
Et il s'lance vers son bahut. / Gabriel lui court aprs : Comment qu'on fera pour rentrer ? Tu prendras le mtro [en grve]. Il en a de bonnes, grogna Gabriel en arrtant sa poursuite.



bon, adv.

monologue, ajout gauche :

pour rire pas pour de bon

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 94
F. 2: On se reconnat [dans les romans]. Et on ne se reconnat pas. F. 1: C'est vrai. On se voit sans se voir on rit. H. 3: On rit jaune. H. 2: Oui, mais pour rire, pas pour de bon. Pas vraiment jaune. C'est dlicieux.

avec glose d'une mimique, gauhe :

on voyait [sur son visage] flotter perptuellement une incertitude o se lisait la question qu'il n'osait pas poser : dis-tu cela pour de bon ?

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 194
Le docteur Cottard ne savait jamais [] si son interlocuteur voulait rire ou tait srieux. [] on y [=sur son visage] voyait flotter perptuellement une incertitude o se lisait la question qu'il n'osait pas poser : "Dites-vous cela pour de bon ?"



bonheur

monologue, ajout droite :

on ne connat pas son bonheur. on n'est jamais si malheureux qu'on croit

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 335
[] il songea que s'il avait t, comme tant d'autres, pauvre, humble, dnu, oblig d'accepter toute besogne, ou li des parents, une pouse, il aurait pu tre oblig de quiter Odette, que ce rve dont l'effroi tait encore si proche aurait pu tre vrai, et il se dit : On ne connat pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit.



boniment

monologue, ajout droite :

allez, pas de boniment. j'ai compris

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth [ qui on a vol son portefeuille]: Allez, rendez a tout de suite Simon: Quoi qu'est-ce que tu veux dire ? Gorlier En voil des manires ! Gilieth: Allez, pas de boniment J'ai compris, rendez-moi mon portefeuille !



bonjour

dialogue, ajout droite :

on ne dit plus bonjour ? si, j'allais le faire

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
MARLES: Alors on ne dit plus bonjour ? ROGER: Si, j'allais le faire MARLES: Allez dis-le, tu m'en veux pour t'avoir lav la tte hein ?



bouder

monologue, ajout droite :

tu peux bouder. je m'en fous

1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 492, 2000]
Adle : Non mais, vous pouvez bouder, je m'en fous !



bouger

monologue, ajout gauche :

attention ne bougeons plus.

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Le journaliste : Attention, ne bougeons plus ! (Il prend la photo) Merci! (Il s'en va)

attends ne bouge pas. 3

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L: Attends, bouge pas. A: Qu'est-ce que t'as ? L: Une ide.

monologue, ajout droite :

ne bouge pas. 2 je l'ai

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
SIMON : Tiens, Maurice, tu veux pas aller voir sur mon bureau... (cherchant dans sa poche) bouge pas, je l'ai !



boulot

monologue, ajout droite :

je fais mon boulot. c'est tout

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Colette (Franois critique Bergaugnon) : Oh coute, Franois ! il fait ce qu'on lui dit de faire Il fait son boulot, c'est tout



bravo

monologue, ajout droite :

ben bravo ! 2 pourquoi tu ne fais pas () pendant que tu y es ?

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Vous savez, beaucoup de vos clients ont tlphon ce matin. Ils attendaient des livraisons. Moi, je leur ai expliqu ce qui se passait [vous tiez en prison]. FRANK : Ben bravo ! Pourquoi vous faites pas une annonce dans les journaux pendant que vous y tes ?

bravo ! 1 mais c'est trs bien c'est parfait Mes flicitations

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 92
L'lve : Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Non plus, Mademoiselle, mais, si vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu de Mademoiselle ? L'lve : Paris, c'est le chef-lieu de la France ? Le professeur : Mais oui, Mademoiselle, bravo, mais c'est trs bien, c'est parfait. Mes flicitations.



a

dialogue, ajout gauche :

[tu dbloques] c'est a, [je dbloque]

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Elle : Tu passes ta vie mentir, mon pauvre ami. Lui : Mais qu'est-ce que tu dbloques, l ? Tu es folle ? Elle : C'est a, je dbloque.

pourquoi ? parce que c'est comme a.

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
lise [enfant] : Chez Loc, il y avait un jardin. Flicie : Oui mais chez Loc, c'tait une toute petite maison. Ici, c'est une grande maison. lise : Pourquoi ? Flicie : Parce que c'est comme a.

dialogue, ajout droite :

ce n'est pas a. 2 quoi alors ?

1961 Amlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
EMMANUELLE : Je vous effraie ? ALAIN : Non... ce n'est pas cela... EMMANUELLE : Quoi alors ? ALAIN : C'est drle que vous soyez l...

monologue, ajout droite :

ah c'est a ? 1 il fallait le dire

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 167
BRENGER : Ce ne sont pas les documents [cherchs]. Ce ne sont que des jeux de l'oie ! DOUARD, Brenger : C'est un jeu amusant. (Au Vieillard.) Vous ne trouvez pas ? LE VIEILLARD : Je n'y ai plus jou depuis longtemps. BRENGER, douard: De quoi vous proccupez-vous ! Il s'agit de la servietteDe la serviette avec les documents. (Au Vieillard.) Les preuves, pour arrter le malfaiteur. LE VIEILLARD : Ah, c'est cela, il fallait le dire plus tt.

ce n'est pas a. 2 qu'est-ce que tu racontes

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Le dentiste : Mais quand est-ce qu'il va mourir, ton pre ? Il a quel ge ? Jean-Paul : Il est vieux. Le dentiste : Il y a des vieux qui sont increvables ! Jean-Paul : Il vient d'avoir une attaque. Le dentiste : Alors tu espres qu'il n'en a plus pour trs longtemps ? Jean-Paul : C'est pas a, qu'est-ce que vous racontez ! Une garantie [=assurance-vie] ! C'est pour que vous patientiez.

ce n'est pas du tout a. 1 tu confonds [x] et [y]

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Eve : Transcendantal, a veut dire quoi ? Natacha : Ben ce qu'elle dit. Une philo qui se place au plus haut sommet, qui dpasse tous les points de vue, les transcende. Eve : Hum, ce n'est pas du tout a. Tu confonds transcendantal et transcendant, comme quatre-vingt-dix-neuf pour cent des gens.

ce n'est pas du tout a. 2 je t'expliquerai

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Paul : Vous n'tes pas le premier qui trompe sa femme l'htel Charles : Mais non, vous vous trompez ce n'est pas a du tout Je vous expliquerai

c'est a. 2 mon il

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Mais attends, attends, je te la [=photo] rends si tu me dis qui c'est. Tu me dis qui c'est, je te la rends. Germain : Ben c'est ma sur. Martine : Ouais, c'est a, mon il. Germain : Ouais, je te dis que c'est ma sur.

c'est a. 4 fais l'innocent !

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Violeur ! Violeur ! Violeur ! Tikides est un violeur ! Ah ah ah ! A bas Tikides le violeur... TIKIDES : Quoi, violeur ? FRANK : C'est a ! Faites l'innocent ! Et la petite Mona, chez la vieille peau de lapin, a ne vous dit rien ? Eh bien, elle est mineure. Et toc ! Au trou Tikides !

c'est a. 4 prends sa dfense !

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ne le prends pas de haut avec moi ! FRANK : Je ne le prends pas de haut. J'arrive, je vous dis bonjour poliment, vous m'agressez ! LE PRE ( Mme Arnoux) Laisse-le tranquille ! Occupe-toi de ton syndicat ! MADAME ARNOUX : C'esta, prends sa dfense !

c'est a. 4 sers-toi avec tes doigts !

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
(Dans la cuisine.) VALRIE : C'est a, Guillaume, sers-toi avec tes doigts !

c'est a, c'est a ! 2 continue, t'as rien trouv de mieux ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Quelle connasse ! Si tu crois que tu vas rester ici sans que je te touche ! Tu vas baiser ailleurs quand je ne suis pas l ? (La mre ne rpond pas.) LE PRE : Tu fais la sainte nitouche, comme tes filles ! Mme l'autre, sur le canap, jesuis sr que Bernard il se la saute. LA MRE : C'est a, c'est a ! Continue, t'as rien trouv de mieux ?

parce que c'est comme a. j'ai pas de comptes te rendre

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Je veux simplement te prendre la main. Lna : Non ! Gaspard : Ben le bras, alors ? Ou l'paule ? Lna : J'ai dit non. Mais tu vas me lcher ? Gaspard : Mme la main ! Mais je fais rien ! Lna : Non ! Gaspard : Mais pourquoi ? Lna: Parce que c'est comme a ! J'ai pas de comptes te rendre !



cacher

monologue, ajout droite :

tu me caches quelque chose. avoue

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 68
ELLE : Rien que de penser ce qui aurait pu nous arriver. LUI : Parce qu'il y a eu pire ? Des fautes plus graves ?. ELLE : Oh, non. LUI : Mais si. Dis-le. Il y a longtemps que je sens que tu me caches quelque chose. Avoue.



cachottier

monologue, ajout droite :

t'es un sacr cachottier. tu aurais pu m'en parler de ()

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Alors dis donc, Jean-Claude ! T'es un sacr cachottier, toi ! Tu aurais pu quand mme m'en parler, des brillantes tudes de ton fils, non ?!



calme

monologue, ajout droite :

du calme ! pour qui tu te prends ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
FRANK : Si a t'amuse de passer pour un plouc, de sortir des clichs CHRISTIAN, vex, se jette sur Frank et le saisit par le col de la chemise : Je prfre tre un plouc qu'un connard de snob. (Frank se dgage trs agressivement. Franois s'interpose entre ses deux copains et toise Frank.) FRANOIS : Eh ! Oh ! Du calme ! Pour qui tu te prends ? C'est la russite qui te monte au cerveau ?



calmer

monologue, ajout droite :

calme-toi. ne t'nerve pas

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Ccilia : Eh ben dornavant, on pourra plus se voir tous les jours, mais... seulement deux fois par semaine. Martin : Ah bon, mais pourquoi ? Ccilia : Calme-toi, ne t'nerve pas. Martin : Je suis calme, je suis pas nerv.



capable

monologue, ajout gauche :

faut faire attention il est capable de tout.

1986 Thrse, film de Alain Cavalier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 364, 1987]
Thrse ( Jsus): Dpche toi. Tu fais rien pour elle. Moi je ne peux pas lui dire que je l'aime. Faut faire attention, elle est capable de tout. Fais-en ta meilleure pouse.



caprice

monologue, ajout gauche :

c'est pas vrai tu ne vas pas faire un caprice !

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Sylvie: Je veux l' [=un sac main sale] emmener avec moi [au restaurant] Pre: C'est pas vrai ! tu vas pas faire un caprice maintenant, Sylvie, enfin ! Sylvie: a fait rien, je veux l'emmener quand mme



casser

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas grave il n'y a rien de cass.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 304
[] j'ai invent un prtendu voyage Balbec. [Le mcanicien] m'a tout simplement dpose Auteuil, chez mon amie de la rue de l'Assomption, o j'ai pass les trois jours me raser cent sous l'heure. Vous voyez que ce n'est pas grave, il n'y rien decass.



centre

monologue, ajout gauche :

c'est un peu prtentieux ce que tu dis l tu ne te prendrais pas pour le centre du monde, par hasard ?

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre : Le fait qu'elle ne m'aime pas, mais un type comme Henri [] a la rabaisse au-dessous du niveau o je peux l'aimer. Pauline : C'est un peu prtentieux ce que tu dis l. Tu te prendrais pas pour le centre du monde, par hasard ?



cerveau

monologue, ajout gauche :

pour qui tu te prends ? c'est [sn] qui te monte au cerveau ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
FRANK : Si a t'amuse de passer pour un plouc, de sortir des clichs CHRISTIAN, vex, se jette sur Frank et le saisit par le col de la chemise : Je prfre tre un plouc qu'un connard de snob. (Frank se dgage trs agressivement. Franois s'interpose entre ses deux copains et toise Frank.) FRANOIS : Eh ! Oh ! Du calme! Pour qui tu te prends ? C'est la russite qui te monte au cerveau ?



changer

monologue, ajout gauche :

et aprs ? qu'est-ce que a change ?

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : Je m'en souviendrai de la prise de la Bastille! Ils ont pris la Bastille, et puis aprs? Qu'est-ce que a change ? Il y a quand mme des paniers salade!

je suis vraiment content de te revoir tu n'as pas chang. 1

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ah Georges ! Je suis vraiment content de te [re]voir, t'as pas chang ! Georges : T'es pas mal install, ici, dis donc ! a te russit, la vie parisienne !

il est encore temps tu n'as pas chang d'avis ? 2

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Sylvie [petite fille]: Je veux l'emmener [=un sac main sale] avec moi [au restaurant][] Pre: Tu sais, Sylvie, il est encore temps hein ! Tu n'as pas chang d'avis ?

monologue, ajout droite :

tu n'as pas chang. 1 laisse-moi te regarder

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
[Retrouvailles.] CHARLIE : Tu n'as pas chang ! Laisse-moi te regarder...

tu ne le changeras pas. il est ttu

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LA MRE : Tu le [=ton pre] changeras pas, il est ttu... FRANK : Il est ttu, mais il faut que a change. Il faut qu'il se prenne en main. Il doit se dfendre.

tu ne veux pas changer d'avis ? c'est un coup de tte insens

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE, Dany : Vous ne voulez pas changer d'avis, n'est-ce-pas ? C'est un coup de tte insens ! DANY, 1'Architecte : Non, Monsieur.

monologue, avec geste, mimique gauche :

pour ajouter () le geste rituel, il fit mine de ne pouvoir rsister au dsir de lui pincer la jambe il ne change pas. 2

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 300
- Je croyais, dit l'universitaire, en jetant autour de lui ce qui lui restait de regard et en souriant de ses lvres minces, que si vous tiez attard Graincourt, c'est que vous aviez rencontr quelque pripatticienne. Voulez-vous vous taire, si mafemme vous entendait, dit le professeur. La femme mo, il est jalouse. Ah! ce Brichot, s'cria Ski en qui l'grillarde plaisanterie de Brichot veillait la gaiet de tradition, il est toujours le mme, bien qu'il ne st pas vrai dire si l'universitaire avait jamais t polisson. Et pour ajouter ces paroles consacres le geste rituel, il fit mine de ne pouvoir rsister au dsir de lui pincer la jambe. Il ne change pas, ce gaillard-l , continua Ski []



chanson

monologue, ajout gauche :

chaque fois c'est pareil je connais la chanson

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : Qu'est-ce que tu veux qu'il te demande ? Tu comprends quelque chose au march des ordinateurs, toi ? Henri : Ah ouais, c'est vrai, j'suis con, moi, j'suis l'imbcile de la famille. T'as raison, je ne vois pas pourquoi il me demanderait quelque chose, moi ! Betty : Est-ce que j'ai dit a Henri : chaque fois c'est pareil, je la connais par cur, ta chanson !



chanter

monologue, ajout droite :

qu'est-ce que tu me chantes l ? a va pas, non ?

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Je suis dsol, mais je vais tre oblig de porter plainte contre vous. FRANK : Qu'est-ce que vous me chantez l ? a va pas, non ? Vous... vous tes compltement louf. STAPLIN : Vous verrez mon petit Frank, un petit sjour en taule vous mettra un peu de plomb dans la cervelle.



charger

monologue, ajout gauche :

ne t'inquite pas je m'en charge.

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Forster : Mais il nous faut d'abord une galerie [d'art]. Jacques : Ah, la meilleure pour a ce serait Messinger, mais tant donn vos [mauvaises] relations avec son attache de presse... Forster : Ne vous inquitez pas : je m'en charge.



charmant

monologue, avec geste, mimique gauche :

l'tonnement ou le dsir de paratre tonne carquillait ses yeux : c'est charmant ! 2

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 361
Tenez, lui dis-je, maintenant on me tourmente, on me perscute me reparler de vos relations, mais avec Andre. Avec Andre ?? s'cria [Albertine]. La mauvaise humeur enflammait son visage. Et l'tonnement ou le dsir de paratre tonne carquillait ses yeux. C'est chcharmant !! Et peut-on savoir qui vous a dit ces belles choses ? est-ce que je pourrais leur parler, ces personnes ? savoir sur quoi elles appuient leurs infamies ?

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

disait avec dgot : charmant [milieu] ! 2

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 164
Seul aussi d'ailleurs il tait prsent par Odette qui prfrait que Mme Verdurin n'entendt pas de noms obscurs et voyant plus d'un visage inconnu d'elle, pt se croire au milieu de notabilits aristocratiques, calcul qui russissait si bien que le soirMme Verdurin disait avec dgot son mari : Charmant milieu ! Il y avait toute la fleur de la Raction !



charrier

monologue, ajout gauche :

je ne vais pas [baisser mon froc] il ne faut pas charrier.

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
[Chris a t vir par son patron boulanger.] ROSETTE : Pourquoi t'y vas pas demain matin ? CHRIS : Demain matin ? Merde, enfin quand mme ! Il m'a vir, il m'a vir. Je vais pas baisser mon froc en plus !... Faut pas charrier !



chasser

monologue, ajout gauche :

reste je ne te chasse pas.

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
GENEVIEVE : Moi, je vais dormir, mais restez. Je ne vous chasse pas. Si tu veux coucher l, Brigitte, tu peux. Charlie, bientt.



chemin

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas la peine de te dranger je connais le chemin.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Je ne veux pas vous dranger plus longtemps Au revoir. LA LOI. Au revoir Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance. MONSIEUR. Moi, de mme. INSTITUTEUR. J'espre que nous nous reverrons bientt. MONSIEUR. Mais certainement. [] LA LOI. Je vous accompagne Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ce n'est pas la peine, ne vous drangez pas, je connais le chemin. Au revoir.

ne te drange pas je connais le chemin.

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques (se rendant chez Jrme, au domestique). Ne vous drangez pas je connais le chemin.



cher 2

monologue, ajout gauche :

(ne te mle pas de a) a peut te coter cher.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 257
Monsieur Driss coutait et il a conseill au grant de ne pas se mler des histoires entre Juifs et arabes car a pouvait lui coter cher.

pourquoi tu [fais a] ? on me paierait cher.

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
BRIGITTE [ Lolita] : Quand je pense qu'aprs demain tu seras marie ! GENEVIEVE : Rflchis. Il est encore temps... Mais pourquoi tu l'pouses ? Moi, on me paierait cher pour remettre a.



chercher

monologue, ajout gauche :

je n'y suis pour rien je ne l'ai pas cherch.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La Blanche [] Je sais que de ton point de vue c'est mal ce que j'ai fait. Mais je n'y suis pour rien, je ne l'ai pas cherch. Tu dois comprendre. On est tombs dans les bras l'un de l'autre. Je suis encore toute surprise !

a va c'est bon ne cherche pas. 1

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Il l'a crite pour toi [cette chanson] ? Solne : Non mme pas. Non, pour une autre... C'est pas grave, il me l'a donne quand mme, c'est gentil ! Gaspard : Hum... en fait... heu... enfin je l'ai crite Solne : Ah ah ah a va c'est bon, cherche pas... te justifie pas hein.

il n'y a pas de quoi () se mettre martel en tte. pas de quoi chercher midi quatorze heures.

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 73
VOIX : Quand je pense tous ceux qui donneraient n'importe quoi. ELLE : Oui. De ce ct-l hein ? Tu reconnais. LUI : Oui, pour le travail scolaire c'est vrai. VOIX : Le travail scolaire ! On dirait que a ne compte pas. LUl : Si, bien sr,a compte. VOIX : Alors, qu'est-ce qu'il y a ? LUI, hsitant : Il y a Voix : Quoi ? LUI, radouci, amolli : Non, il n'y a rien. rien. C'est vrai. Il n'y a pas de quoi parler. Pas de quoi se mettre martel en tte. Pas de quoi chercher midi quatorze heures.

dis-moi ce que tu veux qu'est-ce que tu cherches ?

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : Ecoute, dis-moi ce que tu veux. Qu'est-ce que tu cherches ? J'en ai marre... je ne joue plus... C'est quoi le petit service [que tu veux que je te rende] ?...

monologue, ajout droite :

ne cherche pas. 1 ne te justifie pas

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Il l'a crite pour toi [cette chanson] ? Solne : Non mme pas. Non, pour une autre... C'est pas grave, il me l'a donne quand mme, c'est gentil ! Gaspard : Hum... en fait... heu... enfin je l'ai crite Solne : Ah ah ah a va c'est bon, cherche pas... te justifie pas hein.

qu'est-ce que tu cherches ? on peut savoir ?

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A: Allons-y L. : Qu'est-ce que tu cherches ? On peut savoir ? A: Te fche pas, je veux savoir par o ils entrent et sortent du Louvre

qu'est-ce que tu cherches ? qu'est-ce que tu veux au juste ?

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
Mais qu'est-ce que tu cherches ? Qu'est-ce que tu veux, au juste ?



chez

monologue, ajout gauche :

j'ai le droit je suis ici chez moi.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 154
Brenger : Ne plaisantez plus, voyons. Jean : Laissez-moi souffler. J'en ai bien le droit. Je suis chez moi.

reviens nous ne sommes pas chez nous.

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
[Mre petit enfant] Non, Grgory, ne rentre pas chez la dame ! Reviens, nous ne sommes pas chez nous.

tu es fou ? t'es pas tout de mme chez toi, ici.

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
[Au patron qui casse tout dans la chambre de Jules] Tu es fou ? [] T'es pas tout de mme chez toi, ici !

monologue, ajout droite :

il est chez lui. il fait ce qu'il veut

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Excuse-moi, mais t'lves ta fille comme tu veux, mais moi elle me parle pas comme a ! Belka : Elle est chez elle et elle fait ce qu'elle veut !



chialer

monologue, ajout gauche :

n'insiste pas tu vas me faire chialer !

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
(Bouboule apporte du travail aux dtenus dans leur cellule.) BOUBOULE. Quel courage ! a va pas durer longtemps. MONSEIGNEUR. Vous comprenez, chef, nous, on s'emmerde force. BOUBOULE. N'insiste pas, tu vas me faire chialer !



chic

monologue, ajout droite :

tu es chic. 2 c'est rare les gens comme toi

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. Je l'ai juste emprunte. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un coup de folie de partir avec la voiture. je n'allais pas loin, la preuve,vous m'avez retrouv ici... PACO : Ne vous en faites pas, vous n'aurez pas d'ennuis et bientt vous serez dehors [=sorti de l'hpital]. C'est moi qui regrette de vous avoir mis dans cet tat. NINO : Vous tes vraiment chic, c'est rare les gens comme vous... Si j'avais su...



chinois

monologue, ajout droite :

c'est du chinois. je n'arrive pas comprendre

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 113
F.2 : Moi, vrai dire quand j'coute tout a! Franchement, pour moi c'est du chinois. Sincrement, a, je narrive pas le comprendre.



choix

monologue, ajout gauche :

c'est invitable je n'ai pas le choix.

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Mais puisque je te dis qu'elle me trompe, comment tu veux que je prenne du recul ? Au contraire, il faut que je la surveille ! Faut que je la surveille, de mes propres yeux. Sophie : Oh l l, surtout ne fais pas a. Martin : C'est invitable, j'ai pas le choix. Sophie : Mais non, tu vas t'humilier. Martin : Je m'en fous, j'en suis plus l !

il n'y a pas d'autre mthode je n'ai pas le choix.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 105
LE POLICIER [pris parti par Nicolas, alors qu'il s'apprte enfoncer son poing dans la gorge de Choubert pour le faire avaler ; presque pleurnichant] : Mais, Monsieur Nicolas d'Eu, je ne fais que mon devoir ! Je ne suis pas l pour l'embter ! Je dois tout de mme bien savoir o se cache Mallot, avec un t la fin. Il n'y a pas d'autre mthode. Je n'ai pas le choix.

il faut passer par l on n'a pas le choix.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa06
(226)(PR82)Fa6 : et c'est ce qui s'est pass dernirement chez nous hein/ on a embauch une fille pendant un an euh.../ au bout d'un an e-... elle est partie/ et puis cette fille/ elle s'adaptait et... on y... prend got hein? EF(Fa6) : et oui. (227)(PR83)Fa6 : et puis quand on vous dit {eh ben oui le contrat est fini/ excusez-nous} a a fait mal/ une jeune de dix-huit ans euh (aspiration) bon ben... mais Redon/ ils le font aussi et... je pense que c'est a qui x/ bon ben maintenant tant donn que (clic) les contrats ont: ont t: faits: EF(Fa6) : oui oui. (228)(PR84)Fa6 : il faut passer par l/ quoi. EF(Fa6) : oui oui/ mm. (229)(PR85)Fa6 : on (n') a pas le choix. (silence)

monologue, ajout droite :

j'ai pas eu le choix. il y avait urgence

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JULIETTE : On va voir un film, on va pas au bal... Et puis quel film d'ailleurs... C'est le film serbe, c'est a ? DIDIER: Bosniaque. JULIETTE : Je croyais que c'tait une merde. Pure propagande fasciste, c'est ce film-l ? DIDIER: Justement, jeveux vrifier. JULIETTE : Tu veux vrifier, vrifier quoi ? Que tu as eu raison ? De toute faon tu as eu tort. On n'crit pas sans avoir vu. DIDIER: J'ai pas eu le choix. Il y avait urgence.

je n'ai pas le choix. il faut bien que je [retrouve cette machine]

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
L : Je vais m'installer dans le secteur en attendant l'occasion. A : Ah ben a risque d'tre long ! L : Ben ma petite j'ai pas le choix, faut bien que je retrouve cette machine.



choquer

dialogue, ajout droite :

a te choque ? non c'est une question de got

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : [Mon ami] a presque le mme ge que mon pre, et la petite amie de mon pre n'est pas beaucoup plus vieille que moi. a te choque ? Jeanne : Non, c'est une question de got.

monologue, ajout gauche :

pardon je te choque ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JEUNE FILLE : Il faut que je me fasse chier couter ses sermons, ses leons de morale. Et avec a il suce la bite de tout ce qui passe. Pardon. Je vous choque. DIDIER: Non. Au contraire.



chose

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

une locution qui () nous donnait tort : "Le fait est" Nous n'insistions pas de peur de nous en faire infliger une bien plus grave : c'est quelque chose. 2

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 250
[] si ma grand'mre ou moi nous avions froid aux pieds, Franoise, ft-il une heure tout fait normale, n'osait pas sonner; elle assurait que ce serait mal vu parce que cela obligerait rallumer les fourneaux, ou gnerait le dner des domestiques quiseraient mcontents. Et elle finissait par une locution qui malgr la faon incertaine dont elle la prononait n'en tait pas moins claire et nous donnait nettement tort: "Le fait est..." Nous n'insistions pas, de peur de nous en faire infliger une, bien plus grave: "C'est quelque chose! ..." De sorte qu'en somme nous ne pouvions plus avoir d'eau chaude parce que Franoise tait devenue l'amie de celui qui la faisait chauffer.



cinma

monologue, ajout gauche :

tu fais semblant c'est du cinma. 2

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VERONIKA : Vous faites semblant de dormir. Un maximum de cinma. Vous voulez qu'on fasse du cinma ? Alexandre, vous tes le seul homme que j'aie jamais aim. Avec vous c'tait le super-pied.



cingl

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce qu'il a ? il est cingl

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Fais gaffe ta gueule ! Lucas : Qu'est-ce qu'il a ? Il est cingl, il est piqu !

monologue, ajout droite :

il est cingl il est piqu

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Fais gaffe ta gueule ! Lucas : Qu'est-ce qu'il a ? Il est cingl, il est piqu !



clair

monologue, ajout gauche :

je t'ai dit que [p] je croyais que c'tait clair.

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JRME : Aurlie ! Ouvre, s'il te plat. AURLIE : Pas question. Rentrez chez vous tout de suite. JRME : J'ai besoin de te parler. [] AURLIE : Je suis malade. JRME : C'est pas une raison. AURLIE : J'ai pas envie de vous voir. C'est une raison, a ? Je vous l'ai dit, je ne joue plus. Je croyais que c'tait clair.

je me suis mal fait comprendre je n'ai pas t assez clair.

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 106
Le professeur : Combien d'units avez-vous de trois quatre ? ou de quatre trois, si vous prfrez ? L'lve : Il n'y pas d'units, Monsieur, entre trois et quatre. Quatre vient tout de suite aprs trois ; il n'y a rien du tout entre trois et quatre ! Le professeur : Je me suis mal fait comprendre. C'est sans doute ma faute. Je n'ai pas t assez clair.

monologue, ajout droite :

c'est clair. 1 c'est logique

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 204
BRENGER : Vous seriez stupide si, en sachant que tout n'est que poussire, vous donniez du prix au crime, car ce serait donner du prix la vie Ce serait prendre tout au srieux ainsi, vous voil en pleine contradiction avec vous-mme. Hein ? C'est clair, c'est logique, l je vous ai eu. Dans ce cas, vous tes lamentable, un pauvre d'esprit, un pauvre type. Logiquement, on a le droit de se moquer de vous !

c'est clair. 1 tu vois bien

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
Didier se prcipite vers Aurlie qui se tord par terre. UNE FEMME : Mais qu'est-ce qu'elle a ? DIDIER: Coliques nphrtiques ! Coliques nphrtiques ! FEMME: Vous tes mdecin ? DIDIER: Non mais c'est clair, vous voyez bien, vous n'avez jamais vu une crise de coliques nphrtiques ?



cochon

monologue, ajout gauche :

je ne vous permets pas de me tutoyer on n'a pas lev les cochons ensemble

1995 Oral, vendeuse vendeur
Je ne vous permets pas de me tutoyer. On n'a pas lev les cochons ensemble.

monologue, ajout droite :

tte de cochon ! y a rien faire

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
ANAIS, dans le magasin, essaie une robe : Plus court ! LA MRE ( la vendeuse) : Non, c'est mieux si on cache le genou. ANAIS : Non, moi je veux plus court... Plus court! C'est moi qui vais la porter, alors... (Pour illustrer sa volont, elle enlve les pingles et commence les mettre n'importe comment plus haut.) VENDEUSE : Non, non!... je vais les mettre... LA MRE (fataliste) : C'est une tte de cochon!... y'a rien faire !



cur

monologue, ajout gauche :

c'est du baratin je connais par cur !

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
FRANK : Bon, coutez, Madame Arnoux. Je porte un costume, je travaille la direction, a vous suffit peut-tre pour me voir comme un ennemi, mais je peux vous dire une chose, je suis convaincu que les 35 heures sont une bonne chose pour tout le monde.Et il n'y a pas de raison que la direction en ait moins conscience que les syndicats. MADAME ARNOUX : C'est du baratin ! Je connais par cur ! Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-tre mme pas, tu es un opportuniste !

monologue, ajout droite :

si le cur t'en dit n'hsite pas

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 180
Si jamais vous vous sentez de la peine ou que le cur vous en dise, n'hsitez pas, me dit-elle, faites-moi chercher, je viendrai en vitesse, et si vous ne craignez pas que cela fasse scandale dans l'htel, je resterai aussi longtemps que vous voudrez.



comdie

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce que c'est que cette comdie ? quelle comdie ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La Eh bien, ma vieille, si je ne m'attendais pas quelque chose, c'tait a ! Mais... mais alors, qu'est-ce que c'est que cette comdie ? Blanche Quelle comdie ? La Mais la comdie que tu jouais quand tu prtendais que



commander

monologue, ajout droite :

c'est moi qui commande. tu m'entends ?

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio, p. 138
Le professeur, il appelle la bonne : Marie ! Marie ! Elle ne vient pas. Marie ! Marie !. Voyons, Marie. (Il ouvre la porte.) Marie !. (il sort.) Le professeur, voix criarde, dehors : Marie ! Qu'est-ce que a veut dire ? Pourquoi ne venez-vouspas ! Quand je vous demande de venir, il faut venir. (Il rentre, suivi de Marie.) C'est moi qui commande, vous m'entendez.



comme

dialogue, ajout gauche :

non comme tu voudras. 1

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Hire : Il est tard, je vais vous raccompagner. Alice : Non, je vais rentrer seule... Hire : Comme vous voudrez, Alice.

dialogue, ajout droite :

ne sois pas comme a. comment est-ce que je suis ?

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Sois pas comme a. Camille : Comment est-ce que je suis ? Paul : Tu le sais trs bien ! Camille : C'est d'ta faute.

tu me dis a comme a ! je ne dis pas a comme a

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
VOIX PAMELA : Pour l'instant, je vis avec une amie et on se trouve trs bien. MADAME AUPHAL : Mais c'est peut-tre elle qui se .. mariera... VOIX PAMELA : June ? Srement pas !... Elle est... dfinitivement de l'autre bord... MADAME AUPHAL : Ah bon... Et vous dites a comme a... VOIX PAMELA : Je ne dis pas a comme a . Je dis a... vous.

monologue, ajout gauche :

c'tait pas intentionnel a s'est prsent comme a.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ah, tu me serres la main maintenant ?! (au pre de Frank) Non, parce que ce matin, l'entre de la runion, c'est comme si j'tais transparente. FRANK : Non... Excusez-moi, c'tait pas intentionnel... a s'est prsent comme a.

je ne sais pas pourquoi c'est arriv comme a...

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul [le fils adoptif et prfr, ses "frres"] : Vous voulez que je vous dise ce qu'il a fait dimanche, le fils prfr ? J'ai failli le [=votre pre] laisser crever... avec sa casquette, sa gueule de con et son cur dtraqu ! J'ai voulu le tuer... Et je sais mme pas pourquoi... C'est arriv comme a...

y a pas discuter c'est comme a. 1

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Tu as vu quoi ? Flicie : Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me lier avec quelqu'un que je n'aime pas la folie. Pour toi, a, c'est des mots, mais pour moi, c'est pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas discuter, c'est comme a.

a me plat c'est comme a. 2

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre. Je n'ai pas votre hrosme de pouvoir me passer de repas. La. Ah mais ce n'est pas de l'hrosme, a nous plat, c'est comme a.

on n'a jamais su c'est comme a. 2

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
FRANOISE. Alors, pourquoi [un homme] vous aime-t-il ? ASTRUC. On ne sait pas. On n'a jamais su. C'est comme a. Une fois que l'on s'aime, on trouve des raisons parce qu'on a toujours besoin des raisons ; a tranquillise.

pour rien comme a 1

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : Et puis, de nous-mmes, on... on s'est prcipit dans tous ces ennuis, l... Et pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir (...) Et tout a pour quoi ? Pour rien, comme a, pour s'amuser...

j'sais pas comme a. 2

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : a fait longtemps que tu fais le taxi ? CORA : Deux mois, pourquoi ? LEO : J'sais pas, comme a !...

[pour] rien, comme a 2

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Ccile : J'aimerais bien que tu me fasses visiter le train [fantme] un jour, l a doit pas tre possible, il doit faire noir. Pourquoi a te fait rire ? Bernard : Rien, comme a. Tu veux que je te fasse visiter le train fantme ? Ccile : Eh ben oui !. Et alors ? Je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire ! a doit tre marrant de voir comment a marche.

[pour] rien, comme a. 2

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Qu'est-ce que vous avez fait [toi et Jerry] pendant que je n'tais pas l ? Camille : Rien de spcial. Paul : Pourquoi, il t'a fait la cour ? Camille : Pourquoi tu me demandes a ? Paul : Rien, comme a...

pour rien comme a 2

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La. Et il ne fait pas de natation ? Fabien. Eh bien, pas aux entranements, en tout cas. Pourquoi tu me demandes a ? La. Pour rien, comme a. On l'a vu l'autre jour la piscine.

excuse-moi j'ai dit a comme a.

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ben J'ai t cruel avec elle. Tu sais, des fois elle me parat aussi incomprhensible et vide de sens qu'un objet. Alors pour la faire exister, pour avoir enfin un rapport avec elle, j'ai eu besoin de la faire souffrir, et de la tourmenter. Mais la cruaut me rpugne, c'est tellement un signe de faiblesse. Sophie : Mais tu es faible. Martin : Comment a ? Sophie : Non non excuse-moi, rien, j'ai dit a comme a.

je n'exagre pas je dis les choses comme elles sont.

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Lui : N'xagre pas, s'il te plait. Elle : Je n'exagre pas, je dis les choses comme elles sont.

le mot n'est pas de moi je te le rpte tel qu'on me l'a dit.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 38
"Si c'est a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma ire Oriane, rpondit Braut qui, se voyant contredit, commenait lcher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rpte tel qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.

non, non, comme a 2

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine [rend visite Catherine]: Vous tes en meubl ? Catherine: Non, pourquoi ? Antoine: Non, comme a a fait longtemps que vous habitez ici ? Catherine. Trois mois.

monologue, ajout droite :

c'est comme a. 1 c'est la vie

1987 Grand guignol, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
Le patron : Vous pouvez me garder la boutique ? J'ai une course [galante]. Sarah : Non, n'y allez pas ! La cliente : a sert rien de les r'tenir... Ils y vont toujours... C'est comme a, c'est la vie.

c'est comme a. 1 je n'y suis pour rien

1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
ROBERT : La beaut se nourrit de l'ignominie, elle s'y frotte. Et moi je suis l, j'en profite. C'est comme a, j'y suis pour rien.

c'est comme a. 2 pour savoir, a m'intresse

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
Je dis pas a [=question] pour le petit N, c'est comme a, pour savoir, a m'intresse.

c'est comme a. 2 y a des jours

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
LOUISE : Quand j'ai l'angoisse, je mange. MATHIAS : Et pourquoi vous avez l'angoisse ? LOUISE : C'est comme a, y a des jours.

comme a pour rien, par curiosit

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fianc] de toute faon ? Denis : Comme a, pour rien, par curiosit.

comme a 2 sans raison

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. a vous arrive jamais, par exemple, d'avoir envie de tuer quelqu'un ? LE QUIDAM. Pardon ? ALPHONSE. Je vous demande si a vous arrive, parfois, d'avoir envie de tuer quelqu'un. LE QUIDAM. Qui ? ALPHONSE. N'importe qui. LE QUIDAM. Et pourquoi ? ALPHONSE. Comme a... Sans raison... Une impulsion... LE QUIDAM. Non...

comme a, 1 a passe le temps

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 87
VOIX D'UN HOMME, poliment : Vous avez dit quelque chose, Madame la Concierge ? VOIX DE LA CONCIERGE, plus poliment encore, mielleuse : Rien du tout, Monsieur Lelard, je causais comme a, toute seule pour apprendre parler ! a passe le temps !

comme a 1 pour rien, sans raison

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Tu veux faire l'amour avec moi ? Marius : Surtout pas ! Jeannette : Qu'est-ce que tu veux, alors ? Marius : Moi ? Je veux rien. Tout va bien. Je veux rien. Jeannette : Tu viens repeindre chez moi comme a, pour rien, sans raison ?Marius : Oui, c'est a, pour rien. a t'ennuie ? Jeannette : Non.

comme a 1 pour s'amuser

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : Et puis, de nous-mmes, on... on s'est prcipit dans tous ces ennuis, l... Et pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir (...) Et tout a pour quoi ? Pour rien, comme a, pour s'amuser...

comme a 1 sans raison, pour faire un geste

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 116
A l'intrieur de lui, derrire ses yeux, dans sa poitrine, quelque chose le blessait, l'oppressait. Il ne savait pas quoi. Alors, il sortit un mouchoir de sa poche et se moucha deux fois de suite, comme a, sans raison, pour faire un geste.

comme a 1 simple curiosit

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
J'aimerais savoir o on va. Comme a. Simple curiosit.

comme tu voudras. 1 mais je te prviens que [p]

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 95
Et peut-on savoir pourquoi vous avez tlphon Andre ? Pour lui demander si cela ne la contrarierait pas que je me joigne vous demain et que j'aille ainsi faire aux Verdurin la visite que je leur promets depuis La Raspelire. Comme vous voudrez. Mais je vous prviens qu'il y a un brouillard atroce ce soir et qu'il y en aura srement encore demain []

comme tu voudras. 1 que veux-tu que a me fasse ?

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 153
[Mme de Guermantes acceptera-t-elle de rencontrer Mlle Swann ?] Mais comme vous voudrez, que voulez-vous que a me fasse ? Je ne vois aucun inconvnient ce que nous connaissions cette petite. Vous savez bien que je n'ai jamais rien eu contre elle. []

je te le dis comme on me l'a dit. parce que je n'en sais rien

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fr20
(464)Fr20 : [ propos d'un restaurant] il parat qu'on mange trs bien et que c'est pas cher/ mais enfin je vous le dis/ comme on me l'a dit/ parce que je n'en sais rien.

je te le rpte tel qu'on me l'a dit. prends-le pour ce qu'il vaut

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 38
"Si c'est a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma ire Oriane, rpondit Braut qui, se voyant contredit, commenait lcher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rpte tel qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.

si c'est comme a 2 je m'en vais

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Richard [qui sest refus Marion]. Tu pleures ? (Marion renifle). Marion : Si tu crois que tu peux me faire pleurer. Richard : Si c'est comme a je m'en vais. Marion : Ouais c'est a, va-t-en, rentre chez toi. Richard : Au revoir, quand mme. Marion : Mais t'es pas la seconde !

tu es comme a. a passera

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
Barny : Pourquoi est-ce que je suis mauvaise avec vous ? Lon Morin : Vous tes comme a, a passera.



commencer

dialogue, ajout droite :

ce n'est pas moi qui ai commenc. c'est moi, peut-tre !

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
TONKIN. Retire ce que t'as dis, Mes Sous. MES SOUS. Je n'ai rien dit toi. TONKIN. Si. MES SOUS. Non. TONKIN. Tu m'as regard. MES SOUS. Je regarde o je veux. Je suis ici chez moi. DICTON. Charbonnier est matre chez soi. MES SOUS. Parfaitement. MAINS ROUGES. a va bientt finir tout a. TONKIN. Mais, c'est pas moi qu' commenc. MES SOUS. C'est moi peut-tre. TONKIN. Oui, c'est toi. MAINS ROUGES. Assez.

monologue, ajout gauche :

viens a commence

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Venez, a commence !

je n'ai jamais [fait a] ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer.

1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 492, 2000]
Gabor : Vous croyez pater qui ? Adle : Mais personne, j'ai jamais pat qui que ce soit, c'est pas aujourd'hui que je vais commencer

monologue, ajout droite :

commence pas comme a ! pour qui tu te prends ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LA MRE : Alors tu as mang avec qui ? FRANK : J'tais la table des cadres. Je me suis ennuy crever. Ils sont sinistres. Et pas trs futs. LE PRE : Commence pas comme a. Pour qui tu te prends toi ? FRANK : Pour rien de spcial... Je disjuste que demain, je viendrai manger avec vous, parce que vous, vous rigolez.



comment

monologue, ajout droite :

comment, [p] ? 2 qu'est-ce que tu racontes ?

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 271
Mais, tu as de la fivre, Momo ! Non, a va aller. Tiens, viens manger avec moi, a te fera du bien. Non merci, je ne mange plus. Comment, tu ne manges plus ? Qu'est-ce que tu racontes ? Moi les lois de la nature, j'en ai rien foutre, Madame Lola.

comment se fait-il que [p] ? 1 qu'y a-t-il ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 485
Je suis venue, me dit ma mre, parce qu'en dormant il me semblait entendre quelqu'un qui pleurait. Cela m'a rveille. Mais comment se fait-il que tu ne sois pas couch ? Et tu as les yeux pleins de larmes. Qu'y a-t-il ?

comment tu vas faire ? explique-moi

1994 entendu dans le train
Allez, comment tu vas faire ? Explique-moi [=tu ne pourras pas]

comment veux-tu que [p] ? 1 tu oublies donc que [q] ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 413
M. de Charlus et-il pu imaginer ces mots dits par certaine tendre parente : Comment veux-tu que Mm soit amoureux de moi ? tu oublies donc que je suis une femme !

tu vois comme tu es. on ne peut pas parler avec toi

1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
PAUL : D'abord je ne pensais pas qu'on serait toutes les nuits ensemble... enfin c'est comme a, c'est de ma faute aussi ! Enfin, je croyais que tu aurais plein d'autres choses faire que de me voir tous les soirs, je me disais, des fois, on ne se verra pas pendant une semaine, un mois... tu me laisserais disparatre... MARIE, oppresse : Pas sans donner de nouvelles. Pas pour tre ici Paris en mme temps que moi. PAUL : Voil, tu n'as pas confiance ! MARIE, d'une voix sourde : J'm'en vais. Si tu veux, j'm'en vais, et tu ne me revois plus jamais. PAUL, doucement : Tu vois comme tu es, on ne peut pas parler avec toi !

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle s'exclame : comment, [p] ? 2

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 54
Mais une femme du monde n'a rien faire et en voyant dans le Figaro: "Hier le prince et la princesse de Guermantes ont donn une grande soire, etc.", elle s'exclame: "Comment! j'ai, il y a trois jours, caus une heure avec Marie Gilbert sans qu'elle m'en dise rien!" et elle se casse la tte pour savoir ce qu'elle a pu faire aux Guermantes.

il a rpondu avec cet air insolent que vous connaissez : comment veux-tu que [p] ? 1

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 286
Quelqu'un cru lui [=Charlus] faire plaisir en lui disant : "Nous admirons beaucoup votre ami Morel." Savez-vous ce qu'il a rpondu, avec cet air insolent que vous connaissez : "Mais comment voulez-vous qu'il soit mon ami ? nous ne sommes pas de la mme classe, dites qu'il est ma crature, mon protg."

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

comment, [p] et [q] ? 2 s'cria-t-elle

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 479
Comment ! vous avez fait le voyage de Hollande et vous n'tes pas all Haarlem ? s'cria la duchesse.

comment se fait-il que [p] ? 2 me dit-il (d'un ton o le reproche n'avait pas besoin de s'exprimer tant il tait dans les paroles mmes)

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 244
Pendant que je regardais les photographies, Charles Morel examinait ma chambre. Et comme je cherchais o je pourrais les serrer : "Mais comment se fait-il, me dit-il (d'un ton o le reproche n'avait pas besoin de s'exprimer tant il tait dans les paroles mmes), que je n'en voie pas une seule de votre oncle dans votre chambre ?" Je sentis le rouge me monter au visage, et balbutiai : "Mais je crois que je n'en ai pas."

avec glose de l'acte de parole, droite :

mais voyons, comment donc ! 2 cette vague dfense

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 37
[le] duc d'Aumale, qui une dame invisible criait : "Que monseigneur me permettre de lui ter son pardessus", cependant que le prince rpondait : "Mais voyons, comment donc, madame d'Ambresac." Elle le faisait malgr cette vague dfense et tait envie par tous cause d'un pareil honneur.

glose d'une mimique, droite :

comment a ? 2 dit-[il] de l'air stupide et incrdule d'un municipal ()

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 209
"[] je djeune justement demain avec le Prfet de police l'lyse. Comment a, l'lyse? cria le docteur Cottard d'une voix tonnante. Oui, chez M. Grvy", rpondit Swann, un peu gn de l'effet que sa phrase avait produit. [] Comment a, M. Grvy? vous connaissez M. Grvy? dit [Cottard] Swann de l'air stupide et incrdule d'un municipal qui un inconnu demande voir le Prsident de la Rpublique, et qui, comprenant par ces mots " qui il a affaire", comme disent les journaux, assure au pauvre dment qu'il va tre reu l'instant et le dirige sur l'infirmerie spciale du dpt.



complet

monologue, ajout droite :

c'est complet [tu fais parles les morts] maintenant

1925 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 250
Pauvre, pauvre femme ! Jusqu' prter son mari [dcd] les propos les plus dsagrables sur mon compte. Je le lui ai dit : C'est complet. Vous faites parler les morts, maintenant.



compliment

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

ah s'cria-t-il ravi je te fais tous mes compliments.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 417
Elle se demandait si cela [=sa tenue] allait plaire M. de Charlus. Ah ! s'cria celui-ci ravi, voil un rayon, un prisme de couleur. Je vous fais tous mes compliments.



comprendre

dialogue, ajout gauche :

j'y comprends plus rien il n'y a rien comprendre.

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Mais ... et toi, alors... qu'est-ce que tu vas faire Bordeaux ? J'y comprends plus rien. JEAN : Ben, y a rien comprendre. J'arrte la boxe, c'est tout. Avec toi, j'ai appris mon mtier. Et la boxe, c'est pas un mtier.

c'est bien clair ? j'ai compris. 1

1935 La kermesse hroque, film de Jacques Feyder [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 27, 1963]
(La femme du bourgmestre est en train de le tromper. Avec le boucher, il part en expdition punitive.) LE BOURGMESTRE. C'est bien clair ? LE BOUCHER. Jai compris. LE BOURGMESTRE. J'entre par la chambre des enfants pour surprendre Ies coupables revers. LE BOUCHER. Par le balcon extrieur, je sais. LE BOURGMESTRE. Quand je frapperai un coup avec ma hallebarde LE BOUCHER. Je fonce chez le duc pour lui barrer la retraite ! LE BOURGMESTRE. Bien, allons !

je ne sais pas comment t'annoncer cela j'ai compris. 2

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 183
La femme : Alors, cher ami, dites vite. L'ami : Je ne sais pas comment vous annoncer cela. La femme : J'ai compris.

je ne te parlais pas de [travail] j'avais compris.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Et le type de l'autre jour ? [] Solange. Il habite Roubaix. Antoine. [] Tu vas passer ton temps faire l'aller et retour [] Solange. Si mon travail le demande, oui, sans doute. Antoine. Je te parlais pas travail, l. Solange (complice). J'avais compris.

je ne comprends rien ce que tu dis tu ne peux pas comprendre.

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Tu as vu quoi ? Flicie : Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me lier avec quelqu'un que je n'aime pas la folie. Pour toi, a, c'est des mots, mais pour moi, c'est pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas discuter, c'est comme a. Maxence : Qu'est-ce que tu racontes ? Je comprends rien ce que tu dis. Flicie : Mais tu peux pas comprendre. C'est moi qui ai vu, pas toi.

je te comprends tu ne peux pas comprendre.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 115
BRENGER : On me l'a arrache... arrache !... [ma fiance] J'ai... DOUARD : a doit tre douloureux... Avez-vous du th, s'il vous plait ? BRENGER : Excusez-moi, je n'y pensais pas... Avec ce drame... qui dchire ma vie ! Oui, oui, j'en ai ! DOUARD : Je vous comprends. BRENGER : Vous ne pouvez pas comprendre. DOUARD : Oh, si.

dialogue, ajout droite :

je te comprends. tu ne peux pas comprendre

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 115
BRENGER : On me l'a arrache... arrache !... [ma fiance] J'ai... DOUARD : a doit tre douloureux... Avez-vous du th, s'il vous plait ? BRENGER : Excusez-moi, je n'y pensais pas... Avec ce drame... qui dchire ma vie ! Oui, oui, j'en ai ! DOUARD : Je vous comprends. BRENGER : Vous ne pouvez pas comprendre. DOUARD : Oh, si.

oui, j'avais compris. ah bon, excuse moi

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
PIERRE. Alors, mon premier qui tait pd, c'tait Ro, parce que Ro baise Pierre. Mon second qui tait pd aussi, c'tait To, parce que To pine en bourre. (Voyant que Laurence ne ragit pas, il rpte en dtachant les syllabes.) To-pine-en-bourre LAURENCE (petit rire un peu triste). Oui, j'avais compris. PIERRE Ah bon, excuse-moi. J'avais cru que

monologue, ajout gauche :

mais enfin d'un autre ct a peut se comprendre.

1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 389, 1990]
Dellaplane : La loi de juillet est une connerie. Autoriser les familles rcuprer les corps, est une connerie. Trvise : Mais enfin d'un autre ct a peut se comprendre.

je ne veux plus que [p] c'est compris ? 2

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
ROGER ( ses beaux-parents) : Bon, vous voulez qu'on se remette ensemble [votre fille et moi] ? (Sans enthousiasme.) D'accord, c'est entendu. (A Nathalie.) Allez, on s'en va. Viens, on rentre la maison. Mais je te prviens : je ne veux plus que tes parents nous fassent de la morale. C'est compris ?

je ne te dis pas que [p] comprends au moins ce que je dis !

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 464
[Mme de Guermantes dit de la manire dont Charlus manifeste le deuil de sa femme que "ce n'est pas un deuil de mari."] Ce n'est pas pour dire du mal du pauvre Mm [=Charlus] [], reprit la duchesse, je reconnais qu'il est bon comme personne, il est dlicieux, il a une dlicatesse, un cur comme les hommes n'en ont pas gnralement. C'est un cur de femme, Mm ! Ce que vous dites est absurde, interrompit vivement M. de Guermantes. Mm n'a rien d'effmin, personne n'est plus viril que lui. Mais jene vous dis pas qu'il soit effmin le moins du monde. Comprenez au moins ce que je dis, reprit la duchesse.

a va j'ai compris, 1

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
MOISE : Je t'aime Zo. Et je te demande en mariage devant tout le monde. ZOE : Mose, tu es fou. MOISE : Alors c'est oui ou c'est non ? Je ne peux plus me passer de toi. ZOE : Tu ne devrais pas boire. A chaque fois, a te monte la tte. Assieds-toi, on va parler. MOISE : a va, j'ai compris, c'est foutu.

ce n'est pas la peine de me faire un dessin, a va j'ai compris. 1

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Acha : L'Arbi [lui a apport une lettre], et alors Pierrot tout de suite il est descendu, et puis aprs Rgis il remonte. Et Pierrot je l'attends, voil, c'est tout [] Pp (il sort) : Ce n'est pas la peine de me faire un dessin, a va, j'ai compris [que c'tait un pige] ! Allez hop !

je ne suis pas sourd j'ai compris. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Vous assumez les risques ? DANY, I'Architecte : Je les assume, oui, Monsieur. [] L'ARCHITECTE, Dany : Je dcline donc toute responsabilit. Vous voil avertie. DANY, 1'Architecte : Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le rpter trente-six mille fois !

ne dis rien j'ai compris. 1

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : Pourquoi es-tu partie sans me dire adieu? Je ne t'aurais pas retenue. Je vaux bien un petit au revoir au dpart. Rene : Je voudrais te dire Edmond : Ne dis rien. J'ai compris.

bon, a va, j'ai compris. 2

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Antoine : Ben, y a qu'une chose faire Chercher du secours. A pied ! Simon : Ben oui. Antoine : Bon, a va, j'ai compris ! J'y vais

a va j'ai compris. 2

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Ccilia : Ben je sens qu'il [=Momo] m'aime. Martin : Et avec moi ? Ccilia : Avec toi aussi. Martin : Mais comment est-ce que a te fait plaisir ? Euh, a te fait... a te fait plaisir ? Ccilia : Ben oui, a fait plaisir toutes les femmes de se sentir aimes. Martin : Non mais plus ou moins plaisir qu'avec Momo ? Ccilia : Je sais pas, c'est diffrent. Martin : a va, j'ai compris.

il n'y a rien expliquer j'ai compris. 2

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
Vanda (charmeuse). Bonsoir Michel. Michel. Alors maintenant vous travaillez pour Prosper, vous ? Vanda. Oh mais non ! Michel. Oui, flicitations, c'est joli ! Vanda. Ah mais non. Michel. Ah mais non, mais si, mais si. Vanda. Ah mais non, laissez-moi vous expliquer. Michel. Ah mais il n'y a rien m'expliquer, j'ai compris.

allez, pas de boniment j'ai comprs. 1

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth [on lui a vol son portefeuille]. Allez, rendez a tout de suite. Simon. Quoi qu'est-ce que tu veux dire ? Gorlier. En voil des manires ! Gilieth. Allez, pas de boniment. J'ai compris, rendez-moi mon portefeuille !

j'ai une question te poser j'aimerais comprendre [qu- p].

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
L'inspecteur : J'ai plusieurs questions vous poser... mais d'abord, ce que j'aimerais comprendre, c'est pourquoi les gens ne vous aiment pas.

qu'est-ce que tu racontes ? je comprends rien ce que tu dis.

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Tu as vu quoi ? Flicie : Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me lier avec quelqu'un que je n'aime pas la folie. Pour toi, a, c'est des mots, mais pour moi, c'est pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas discuter, c'est comme a. Maxence : Qu'est-ce que tu racontes ? Je comprends rien ce que tu dis.

bon, a va je crois qu'il a compris

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe, Betty : Tu vas la dcouvrir, la vie toute seule. On verra ce qu'elle est devenue, ton insolence, ce moment-l. Tu seras peut-tre moins fire dans six mois ou dans un an quand tu vas t'apercevoir Denis : Bon, a va, je crois qu'elle a compris, l ! Hein, t'as compris, Betty, dans l'ensemble !

je ne m'explique pas je ne comprends pas. 3

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 138
BRENGER : Vous avez l [elles taient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le criminel]. Nous pouvons le faire arrter. Vous en rendez-vous compte ? DOUARD, balbutiant : Je ne savais pas je ne savais pas BRENGER : Vous auriez pu pargner tant de vies humaines ! DOUARD, mme jeu : Oui Je m'en aperois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BRENGER : C'est une ngligence condamnable. DOUARD : C'est vrai, je m'en excuse, je suis navr. BRENGER : Enfin, tout de mme, ces choses ne sont pas venues toutes seules l-dedans. Vous les avez trouves, vous les avez reues. EDOUARD, toussant, s'pongeant le front, chancelant : Je suis honteux je ne m'explique pas je ne comprends pas Je

pourquoi ? je ne comprends pas. 3

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
[Au matin.] Martine : Bon coute, pars devant je te rejoins. Jean : Ben non, on y va ensemble. Martine : J'te dis d'y aller. Jean : Attends, l, pourquoi ? Je comprends pas, l.

a veut dire quoi ? je ne comprends pas. 4

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
mile : Tu vas pas rester l. Oh ! Victor Faut que tu viennes la runion ! Tu vas pas nous laisser tomber ! Tu laisses tomber le parti ? a veut dire quoi ? Bon je comprends pas l.

c'est pouvantable je ne comprends pas. 4

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fr20
(163)(ME8)Fr20 : pourquoi ne pas leur montrer [= la tl] un: film/ un exemple de probit/ d'honntet/ de: de de sincrit de/ EF(Fr20) : mm (164)(ME9)Fr20 : mettre (?) les valeurs morales moi je trouve/ ou alors de conduite/ de politesse/ qu'on leur donne a/ qu'on les gave de a/ mais pas de ce qu'on est en train de les "ga"ver/ que de la violence alors vous savez/ ils ils en prennent l'habitude d'ici quelque temps mais ils "manipuleront/ un rvolver/ comme on manipulait euh un crayon ce sera pareil/ (trs convaincue) EF(Fr20) : mm mm (165)(ME10)Fr20 : pareil... on les fournit avec les films/ oh c'est pouvantable je ne comprends pas qu'on ne censure pas la tl

comme tu voudras je te comprends.

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
Silien : Maintenant, coutez-moi bien, votre tour. Salignari est mort. Et moi, je laisse tout tomber... Je vais vivre ailleurs. Je ne sais pas o encore, mais s'il existe un pays sans police ni truands, a sera celui-l. Maintenant si, entre temps, je trouve le type qui a tu Salignari, je m'en occuperai moi-mme. C'est plus sr et a ne me cotera pas une minute de prison. Et si, moi je ne le trouve pas, aucun policier au monde ne le trouvera. Clain : Comme tu voudras. Personnellement, je te comprends.

en un sens je te comprends.

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 163
H. 1 : Ils vous taquinent Mais moi je vais vous dire: en un sens, je vous comprends. Ce sont des choses auxquelles il ne faut pas toucher. C'est sacr pour vous, ces petits auvents.

je te demande pardon je te domprends, tu sais

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
CHRISTINE : Et toi, tu es un inconscient ! Il te faut tout, tout le temps. Il faut t'embrasser quand tu as envie d'tre embrass. Il faut te laisser tranquille quand tu as besoin de penser. Je ne suis pas ta disposition, tu sais. ANTOINE : a va ! CHRISTINE : En tous les cas, je ne le suis plus. ANTOINE : a va ! Ecoute, coute je te demande pardon. Je te comprends, tu sais. CHRISTINE : Non, coute, ce truc-l je le connais.

je sais mais comprends-moi.

1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 157, 1975]
BARON RAOUL : J'ai entendu parler des bons de Bayonne pour la premire fois, il y a trois mois, quand le scandale a clat. (Brouhaha). Je sais, je sais, mais comprenez-moi, Messieurs. Dans la vie cela ne se passe pas comme au thtre ! Sur scne,tout est permis... Mais moi je suis comme Fabrice Waterloo, Messieurs. Je ne connais qu'un petit morceau de ce casse-tte chinois !

a va, a va on a compris. 1

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 21
Si tu veux insinuer que je suis pas la page, dit Zazie, moi je peux te rpondre que tu n'es qu'un vieux con. Tu entends a ? dit Gabriel. Qu'est-ce que tu veux , dit Charles, c'est la nouvelle gnration. La nouvelle gnration, dit Zazie, elle t' a va, a va, dit Gabriel, on a compris.

c'est un peu dur mais on arrive comprendre.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Quand la femme qu'on aime baise avec un ami, ou quelqu'un qu'on aime bien, c'est un peu dur, mais on arrive comprendre.

que je ne te revoie plus, t'as compris ? 2

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
(Fred propose Albert un duel au couteau.) ALBERT. Non, non, j'en veux pas ! (ll tourne le dos Fred et fait celui qui part.) FRED. Allons, dis plutt que tu as peur ! Allons, a va, que je ne te revoie plus,t'as compris ?

tu ne me touches pas ! tu as compris ? 2

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Toi, tu ne me touches pas ! Tu as compris ?

ne fais pas l'imbcile tu as trs bien compris.

1990 La campagne de Cicron, film de Jacques Davila [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 403, 1991]
Christian : Qu'est-ce que tu as ? Nathalie : Je suis consterne. Christian : Il [=ton amant, de passage] est encore fatigu ? Nathalie : Oui et ne fais pas l'imbcile. Tu as trs bien compris ! Il ne m'a pas touche depuis qu'il est l. C'est pas normal. Tu ne trouves pas ? Et ce qui me fche le plus, c'est qu'il dort.

je t'interdis de [rpondre mon tlphone] tu comprends ?

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Sortez, mademoiselle ! Je vous interdis de rpondre mon tlphone, vous comprenez ? Je vous interdis d'entrer dans mon bureau !

ne fais pas la bte tu me comprends. 3

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 104
LUI : Gnreux ! Vous osez dire a ! Quand vous n'avez travaill que pour votre compte. H. 3: Quoi ? Pour mon compte ? Qu'est-ce que c'est que a ? LUI : Oui. Ne faites pas la bte. Vous me comprenez.

ne le prends pas mal tu peux comprendre !

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JULIETTE : Non, ne m'embrasse pas. J'ai t trop embrasse aujourd'hui. DIDIER: O.K. JULIETTE : Le prends pas mal, tu peux comprendre. DIDIER: Je comprends trs bien.

monologue, ajout droite :

j'ai compris. 1 ce n'est pas la peine de me le rpter

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Vous assumez les risques ? DANY, I'Architecte : Je les assume, oui, Monsieur. [] L'ARCHITECTE, Dany : Je dcline donc toute responsabilit. Vous voil avertie. DANY, 1'Architecte : Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le rpter trente-six mille fois !

j'ai compris. 1 pas de problme

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Pierre (au tlphone). Oui, oui, j'ai compris : quelqu'un dpose un paquet dimanche et vient le reprendre jeudi. Pas de problme

j'ai compris. 2 pas besoin d'interprte

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond. a va dcidment mieux, ta gorge. Raymonde. J'ai compris, pas besoin d'interprte.

j'avais compris. je ne suis pas idiot

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Vga : Moi [mon pre] il est maire. Zo : Ton pre est "mre" ? Vga : Mais non, "maire" a i, pas e accent grave. Zo : J'avais compris, je ne suis pas idiote.

je ne comprends pas. 3 qu'est-ce que tu as fait ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne. Je suis contente de te voir. Enfin, je voulais te demander de m'excuser pour samedi. Je suis vraiment dsole. Je suis dans une humeur pouvantable. [] Blanche. Je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu as fait ?

je ne comprends pas. 4 c'est pas normal

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Ha07
(632)(SE108)Ha7 : moi je suis pour "l'galit des sexes EF(Ha7) : oui (633)(SE109)Ha7 : et l'galit de l'galit des salaires dans une entreprise. que ce soit une femme ou un homme si elle fait le mme travail EF(Ha7) : ah oui? (634)(SE110)Ha7 : elle doit tre paye pareil alors je suis contre le fait (?) des des des gens qui... fin les entreprises qui paient les femmes trente ou vingt ou trente pour cent moins (?) cher EF(Ha7) : mm (635)(SE111)Ha7 : qu'un qu'un homme pour faire lemme travail bon a euh je comprends pas EF(Ha7) : mm (636)(SE112)Ha7 : je comprends pas a hein EF(Ha7) : oui (637)(SE113)Ha7 : je comprends pas c'est pas normal/ pas normal. travail gal salaire gal

je ne comprends pas. 4 c'est vrai, a me dpasse

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(168)(AN80)Fj12 : alors ils sont l {ah qu'est-ce que c'est beau des papillons comme a toute une collection!} mais eux eux-mmes quand ils voient dans la rue ils disent {mais qu'est-ce que c'est beau!} et ils les tuent! c'est a/ que je ne comprends pas moi. c'est vrai a a me dpasse.

je ne te comprends plus 2 tu ne sais plus ce que tu dis

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 239
Brenger : La preuve, c'est que je t'aime autant qu'un homme puisse aimer une femme. Daisy : Drle d'argument ! Brenger : Je ne te comprends plus, Daisy. Ma chrie, tu ne sais plus ce que tu dis ! L'amour ! l'amour, voyons, l'amour

tu n'as rien compris. c'est trs clair

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Loc : On ne sait pas si la statue s'anime par magie ou si la reine n'a jamais t morte. Flicie : Mais t'as rien compris ! C'est trs clair. C'est la foi qui la fait revivre.

tu ne comprends pas. 3 a n'a aucune importance d'ailleurs

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain : Je suis rest auprs de vous autant par dcouragement que par dsir Vous comprenez ? Denise : Je serais vraiment trop bte ! Dr Germain : Non, vous ne comprenez pas ! a n'a aucune importance, d'ailleurs, je suis dcid quitter laville.

tu ne peux pas comprendre. a n'a rien voir

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Batrice : Tu joues la comdie. Tu veux avoir l'air de quelqu'un d'extraordinaire. C'est facile d'tre mchant. Forster : Tu peux parler ! Tu t'es vue, avec ton bonhomme ? Batrice : Ah non, a n'a rien voir ! Tu ne peux pas comprendre a. Tu ne sais pas ce que c'est que l'amour !

tu ne peux pas comprendre. laisse-moi

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Femme de chambre : Madame, les valises sont prtes. Mais pouvez-vous me dire pourquoi nous devons dj partir ? Nous venons d'arriver [] Louise : Tu ne peux pas comprendre. Laisse-moi.

monologue, avec geste, mimique gauche :

il ajoutait en clignant de l'il : tu comprends ce que je veux dire ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 263
Aussi aprs m'avoir cit la princesse Sherbatoff parmi les personnes que recevait Mme Verdurin, Cottard ajoutait en clignant de l'il : Vous voyez le genre de la maison, vous comprenez ce que je veux dire ? Il voulait dire ce qu'il y a de plus chic.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

je comprends. rpondait-il avec ce ton prcis et fin ()

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 185
Mais non, au contraire, ce n'est pas du tout naturel qu'elle vienne volontiers. C'est trs incommode de venir de Berneville ici. Je comprends ! Vous lui direz de venir avec vous. Oui, oui, oui, oui, je comprends trs bien , rpondait-il de ce ton prcis et fin qui depuis longtemps avait cess de me faire "bonne impression" parce que je savais qu'il tait presque mcanique et recouvrait sous sa nettet apparente beaucoup de vague et de btise.

avec glose de l'acte de parole, droite :

tu ne comprends pas. 2 je me rcriais :

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 326
Comme elle me disait qu'Elstir tait bte et que je me rcriais : Vous ne comprenez pas, rpliqua-t-elle en souriant, je veux dire qu'il a t bte en cette circonstance, mais je sais parfaitement que c'est quelqu'un de tout fait distingu.



compte

monologue, ajout gauche :

moi c'est fini j'ai mon compte.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Bon ! On va voir un autre match ? Adrienne (d'un ton pinc). Vous faites ce que vous vous voulez, mais alors moi c'est fini, j'ai mon compte.

parce que c'est comme a je n'ai pas de comptes te rendre !

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Je veux simplement te prendre la main. Lna : Non ! Gaspard : Ben le bras, alors ? Ou l'paule ? Lna : J'ai dit non. Mais tu vas me lcher ? Gaspard : Mme la main ! Mais je fais rien ! Lna : Non ! Gaspard : Mais pourquoi ? Lna: Parce que c'est comme a ! J'ai pas de comptes te rendre !

excuse-moi je ne m'tais pas rendu compte.

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Marie. Bon, allez, maintenant, tu arrtes de me parler d'elle ? Georges (tonn). C'est moi qui en parlais ? Excuse-moi, je m'tais pas rendu compte.

a m'emmerde tu ne te rends pas compte.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Arrtez, vous allez enfoncer mon tampax. a y est. Ah merde. Il va encore falloir que j'aille voir un gyncologue. Que je lui dise avec une petite voix douce : Je ne sais pas ce qui est arriv, j'ai perdu mon tampax. Ah a m'emmerde. Vous ne vous rendez pas compte. Il peut me sortir par les narines.

tu exagres tu ne te rends pas compte.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 135
Jean : Une plaine morose, une plaine grise, une plaine boueuse, une plaine sans fin, ou des sentiers menant nulle part, des sentiers menant nulle part ; et puis la brume s'est tendue Frre Tarabas : Vous exagrez. Vous ne vous rendez pas compte. Un de ces sentiers vous a bien men nous.

monologue, ajout droite :

je ne te demande pas de comptes. tu es libre

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 203
Mais vous, belle jeunesse, on en vous voit gure quai Conti. Vous n'en abusez pas ! Je dis que je sortais surtout avec ma cousine. Voyez-vous a ! a sort avec sa cousine, comme c'est pur ! dit M. de Charlus Brichot. Et s'adressant de nouveau moi : Mais nous ne vous demandons pas de comptes sur ce que vous faites, mon enfffant. Vous tes libre de faire tout ce qui vous amuse. Nous regrettons seulement de ne pas y avoir de part. []



compter

dialogue, ajout droite :

je compte sur toi, alors ? oui, oui, t'en fais pas

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Paul. Tu veux leur dire alors [] ? [] Jacques. C'est tout ? Paul. Oui, c'est tout. Je compte sur toi, alors ? Jacques. Oui, oui, t'en fais pas.

monologue, ajout gauche :

quelles sont tes intentions ? que comptes-tu faire ?

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : Vous n'avez rien compris ce qui s'est pass entre Philippe et moi. Il n'y a pas eu d'histoire. Personne n'y a cru, ni lui, ni moi. ALEXANDRE : Je n'ai pas cherch comprendre. Je me souviens que cette nuit-l, je vous ai tlphon plusieurs fois. Vous tiez l. Vous n'avez pas dcroch. MARIE : Vous tiez avec Gilberte... Et moi, combien de nuits vous ai-je attendu ? ALEXANDRE : Bon, et maintenant je ne suis plus avec elle. Je suis avec vous. Je vis avec vous. Puis-je savoir quelles sont vos intentions ? Que comptez-vous faire ? MARIE : J'aimerais voir Philippe de temps en temps. C'est tout.

si tu as besoin, tu sais que tu peux compter sur moi.

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
Si tu as besoin, tu sais que tu peux compter sur moi.



con

monologue, ajout gauche :

tant pis pour toi tu es vraiment trop con.

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
L'inspecteur : Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous vous enttez ne rien dire... Vous ne comprenez donc pas, on va finir par vous coffrer ! Oh, puis merde ! Je ne vois pas pourquoi je m'obstine, tant pis pour vous aprs tout, vous tes vraiment trop con !

monologue, ajout droite :

je suis con je crois au pre Nol

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Elle va s'apercevois que c'est pas possible, on est trop habitus, elle ne peut pas me laisser tomber comme a au bout de quinze ans ! a fait quinze ans ! Je suis con, hein ! Je crois au pre Nol.

tu es con. tu ne peux pas faire attention ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
A l'cole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GARON: T'es con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune garon est terre, visiblement trs en colre. Blandine lui tend la main. BLANDINE : C'est pas grave, a va, il a pas fait exprs. Le garon se laisse aider... Une fois debout, se sentant humili, il regarde Paul, post prs de l. LE GARON: Connard ! Btard !



concierge

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas mon affaire je ne suis pas une concierge.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 19
LA VOIX DU POLICIER : Concierge ! Concierge ! MADELEINE : Elle n'est jamais l. Que nous sommes mal servis ! CHOUBERT : On devrait river les concierges leur loge. On demande peut-tre quelqu'un de la maison. Si j'allais voir ? (Il se lve, il serassoit.) MADELEINE, sans violence : Ce n'est pas notre affaire. Nous ne sommes pas des concierges, mon ami.



confiance

dialogue, ajout droite :

je te fais confiance ? y a pas de problme

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Je m'en vais un petit moment et puis je reviens. [] Denis, tu t'occupes de tout ? Je te fais confiance ? Denis : Y a pas de problme.

monologue, ajout gauche :

je tiendrai parole aie confiance. 2

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 240
Daisy : Mon pauvre chri, je rsisterai avec toi, jusqu'au bout. Brenger : Le pourras-tu ? Daisy : Je tiendrai parole. Aie confiance.

pas la peine, j'ai confiance.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
NINA. Je vous apporte de l'argent. Les 10 000 francs pour les billes de peupliers. TISANE. Mais, a ne pressait pas. NINA. Qui paye ses dettes s'enrichit comme dirait Dicton. Si vous voulez vrifier. TISANE. Pas la peine, j'ai confiance. SOUS. T'as fait une bonne affaire.

n'aie pas peur tu peux avoir confiance en moi.

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 59
Allons, voyons, disait le type d'un ton encourageant, qu'est-ce qu'il y a ? Tes parents te battent ? Tu as perdu quelque chose et tu as peur qu'ils te grondent [] Il faut tout me dire. N'aie pas peur. Tu peux avoir confiance en moi.



confidence

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu en sais ? il t'a fait des confidences ?

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 170
En attendant, dit Zazie rondement, descendez donc boire un glasse avec nous. Il [votre amoureux] est peut-tre au sous-sol aprs tout. Peut-tre qu'il l'a fait esprs. Faut pas egzagrer. Il est flic, pas espion. Qu'est-ce que vous en savez ? Il vous a fait des confidences ? Dj ?



confondre

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas possible tu confonds.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 249
Et comme certains faits ont plus de dure, le souvenir excr de l'Affaire Dreyfus persistant vaguement chez eux grce ce que leur avaient dit leurs pres, si on leur disait que Clmenceau avait t dreyfusard, ils disaient: "Pas possible, vous confondez, il est juste de l'autre ct".

ce n'est pas possible tu dois confondre.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 205
Daisy : J'ai une nouvelle frache vous donner : Botard est devenu rhinocros. Dudard : Tiens ! Brenger : Ce n'est pas possible ! Il tait contre. Vous devez confondre.



confus

monologue, ajout droite :

je suis confus. 1 je ne savais pas

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 137
BRENGER : Vous avez l [elles taient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le criminel]. Nous pouvons le faire arrter. Vous en rendez-vous compte ? DOUARD, balbutiant : Je ne savais pas je ne savais pas BRENGER : Vous auriez pu pargner tant de vies humaines ! DOUARD, mme jeu : Oui Je m'en aperois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

pour remercier d'un cadeau qu'une trangre lui avait fait elle avait rpondu : je suis confuse. 2

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 328
Ce n'est pas qu'Albertine ne possdt dj quand j'tait Balbec un lot trs sortable de ces expressions qui dclent immdiatement qu'on est issu d'une famille aise, et que d'anne en anne une mre abandonne sa fille comme elle lui donne au fur et mesure qu'elle grandit, dans les circonstances importantes, ses propres bijoux. On avait senti qu'Albertine avait cess d'tre une petite enfant quand un jour, pour remercier d'un cadeau qu'une trangre lui avait fait, elle avait rpondu: "Je suis confuse." Mme Bontemps n'avait pu s'empcher de regarder son mari qui avait rpondu: Dame, elle va sur ses quatorze ans.



connatre

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu en sais ? je le connais.

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : [] Edmond, c'tait bien Paulo. Nazarde : Oui, et maintenant il a fil. Raymonde : Oui, mais il reviendra. Nazarde : Qu'est-ce que t'en sais ? Raymonde : Je le connais.

bonjour on se connat ?

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Bonjour ! Gaspard : Bonjour ! On se connat ? Margot : Vous ne me reconnaissez pas ? Gaspard : On s'est vus Rennes ? Margot : Mais non, ici hier soir, au restaurant.

a m'tonnerait ! tu ne le connais pas ! 1

1957 Ascenseur pour l'chafaud, film de Louis Malle
L. Si Monsieur Tavernier te trouve l il va te passer une de ces racles ! A. a m'tonnerait. L. : Tu ne le connais pas !

dialogue, ajout droite :

tu ne me connais pas ! 1 je ne te connais pas, mais je te vois

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Batrice : Je comprends qu'on puisse tre comme a, mais il faut t'en sortir. Et nous, en tant qu'amies, on est l pour t'aider. Delphine : Ne pousse pas mon cas l'extrme. Je ne suis pas triste. Tout va bien... Batrice : Mais il faut pousser les choses l'extrme pour crever l'abcs. Delphine : Mais tu ne me connais pas ! Tu ne me connais pas ! Batrice : Je ne te connais pas, mais je te vois.

monologue, ajout gauche :

a va, merci, je connais. 1

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Claude (versant du caf dans deux bols) : C'est des scones. Je les ai faits moi-mme. Forster : a va, merci, je connais. J'ai t lev New York, par une nurse anglaise. a faisait plus chic.

t'inquite pas je m'y connais.

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Solne : Touche pas trop [ la guitare]. Gaspard : T'inquite pas, je m'y connais.

je n'ai rien voir avec vous je ne vous connais pas. 2

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
[Le patron vire un employ.] SYNDICALISTE : Excusez-.moi. Je suis dlgu syndical de la boulangerie, je voudrais vous parler. PATRON : Non non, je n'ai rien voir avec vous. Je ne vous connais pas.

je dis a je n'y connais rien.

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Camille (buvant) : Il est bon, ce vin. Je dis a, j'y connais rien.

vous tes fou ! nous ne nous connaissons pas.

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
[L'indic, au Commissaire, dans la rue.] Vous tes seul ? Commissaire. Comment, seul ? Indic. Personne ne veut s'occuper de cette histoire. Commissaire. H ! pas si vite ! Indic. Vous tes fou ! Nous ne nous connaissons pas ! Commissaire. Ne faites pas votre cinma, hein !

a va, a va, on la connat ! 1

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
ALBERT [il chante]. Mais t'as compris un peu plus chaque jour / Ce que c'est que l'bonheur mon amour ! / Sous les toits de Paris... LOUIS (tapant sur la main d'Albert qui continue battre la mesure). a va, a va, on la connat ! ALBERT. Trs bien, vous ne l'entendrez plus.

tais-toi tu ne connais rien de ce que tu racontes.

1990 La campagne de Cicron, film de Jacques Davila [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 403, 1991]
Nathalie : L'intelligence n'est pas le moyen le plus subtil, ni le plus puissant, ni le plus appropri pour s'approcher de la vrit. Franoise : C'est bien vrai a ! Nathalie : Tais-toi. Tu ne connais rien de ce que tu racontes !

il n'est pas comme a tu ne le connais pas. 1

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
[Pauline est due que Sylvain ne soit pas l.] Pierre. Oh, coute, tu vas pas pleurer pour tous les petits mecs qui te posent des lapins, quand mme! Non ? Pauline. Il n'est pas comme a. Tu ne le connais pas. Et puis il ne t'a rien fait.

mle-toi de ce qui te regarde ! tu ne le connais pas ! 1

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Ecoute, c'est pas de ta faute [si tu ne peux pas l'accompagner]. Elle t'avait propos a par gentillesse. Elle n'avait peut-tre pas envie de s'encombrer de toi. La. Mle-toi de ce qui te regarde ! Tu ne la connais pas !

comment peux-tu dire a ? tu ne me connais pas ! 1

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Alice : Vous, c'est pas pareil, on voit que vous tes gentil. Hire : Comment pouvez-vous dire a, vous ne me connaissez pas.

mais qu'est-ce que tu en sais ? tu ne me connais pas ! 1

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Henri. Toi par exemple, Pierre, tu es dans le futur, une espce de futur improbable, et tu ne vis pas. Pierre. Mais qu'est-ce ce que t'en sais ? Tu ne me connais pas ! Henri. Si, un peu. Je te devine.

qu'en sais-tu ? tu ne me connais pas ! 1

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La. Toutes les filles se retournent sur lui, mais moi a ne m'pate pas. Toi, je ne crois pas que ce soit ton genre. Blanche. Qu'en sais-tu ? Tu ne me connais pas !

ne dis pas n'importe quoi tu n'y connais rien.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bnfices normes et prfre aller faire travailler les enfants en Core. LE PATRON : Ne dites pas n'importe quoi ! Vous n'y connaissez rien !

monologue, ajout droite :

je le connais. c'est tout vu

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Toujours aussi fou ? JEAN. Plus que jamais. Il faut que cette fille mappartienne. HELENE. Elle vous appartiendra peut-tre. Mais de quelle manire ? JEAN. Nous verrons. HELENE. Mais, mon cher Jean, je la connais. Cest tout vu.

je le connais c'est plus fort que lui

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 80
ELLE : C'tait ridicule. Je suis sre que maintenant il s'en rend compte. Il aurait d te laisser t'expliquer, te laisser t'affirmer. Et lui: Qui elle ? , mais ce n'tait pas pour t'craser, tu sais je le connais c'tait plus fort que lui : un simple rflexe. Qui elle ? par habitude Par conformisme.

je m'y connais tu sais

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Yolande, Henri : Personne ne t'a rien dit, mais il tait trs bon, ton canard. Je m'y connais, tu sais !

tu ne le connais pas ! 1 ce n'est pas du tout a

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 188
L'ami : Votre mari, chre amie, voulait boucher un trou. Il est consciencieux. La femme : Vous ne le connaissez pas. Ce n'est pas du tout a. Il veut la gloire, il veut les honneurs.

tu ne me connais pas ! 1 tu te fais de moi une ide compltement fausse

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Quand la femme qu'on aime baise avec un ami, ou quelqu'un qu'on aime bien, c'est un peu dur, mais on arrive comprendre. Mais quand elle baise, ou se branche dans la tte comme vous dites, sur quelqu'un qui est tout ce qu'on dteste, tout ce qu'on a toujours fui, elle vous met sur le mme plan que lui, comme si on tait pareil. MARIE : Vous ne le connaissez pas. Vous vous faites une ide de lui compltement fausse.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu le connais ? 2 demanda-t-il schement

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 420
[] En tous cas vous avez d la voir chez Mme de Villeparisis. La marquise de Villeparisis qui appartient le chteau de Baucreux ? demanda Brichot d'un air captiv. Oui, vous la connaissez ? demanda schement M. de Charlus. Nullement, rponditBrichot, mais notre collgue Norpois passe tous les ans une partie de ses vacances Baucreux. J'ai eu l'occasion de lui crire l.



conseil

monologue, ajout droite :

si tu veux un conseil d'ami, [p]. ta place

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. [] je n'ai rien de particulier contre ce garon que je ne connais pas, mais si tu veux un conseil d'ami, ta place je ne me fierais pas trop ce genre de petits mecs qui [] draguent une fille sur chaque plage []



content

monologue, ajout gauche :

tu seras dbarrass tu seras content.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Et qu'est-ce que tu comptes faire ? MADELEINE : Je me tuerai, je m'empoisonnerai. LE POLICIER : Tu es libre. Je ne t'empcherai pas. MADELEINE : Tu seras bien dbarrass, tu seras content !

monologue, ajout droite :

tu es content ? 2 a te fait plaisir

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Georges : Vous voulez que je reste [en France] hein ? Vous voulez que je vende ? Mais a va pas non ? Marinette : Tu vois bien qu'en Algrie, a tourne mal. Georges : Ah t'es contente ! a te fait plaisir ! T'avais tout prvu y a trente ans.

tu n'es pas content ? ben qu'est-ce qu'il te faut ?

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 144
Qu'est-ce qu'il y a ? demanda la chauffeur agressivement Trouscaillon [flic] qui s'approchait. J'ai rien fait de mal. Je connais le code de la route, moi. Jamais de contredanses. Et j'ai mes papiers. Alors quoi ? Vous feriez mieux d'aller faire marcher le mtro [en grve] que de venir emmerder les bons citoyens. Vous tes pas content avec a ? Ben, qu'est-ce qu'il vous faut !

tu peux tre content. 2 tu y es arriv

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 152
F. 3 : C'tait il y a l Vous avez su rendre C'tait vraiment H. 1 : Non, non, assez, arrtez. F. 3 : C'est d'une posie H. 1, rage froide et dsespre : Ah, a y est. Voil. a ne pouvait pas manquer. Vous pouvez tre contents. Vous y tes arrivs. Tout ce que je voulais viter.



continuer

monologue, ajout gauche :

c'est a, c'est a, continue ! 3

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Quelle connasse ! Si tu crois que tu vas rester ici sans que je te touche ! Tu vas baiser ailleurs quand je ne suis pas l ? (La mre ne rpond pas.) LE PRE : Tu fais la sainte nitouche, comme tes filles ! Mme l'autre, sur le canap, jesuis sr que Bernard il se la saute. LA MRE : C'est a, c'est a ! Continue, t'as rien trouv de mieux ?

monologue, ajout droite :

a ne peut pas continuer. j'en peux plus !

1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 388, 1989]
Catherine [ son mari] : Il n'y a pas que a. Le patron du journal a reu des lettres. On le menace, s'il ne se spare pas de moi. Franois : C'est grotesque ! Catherine : Peut-tre mais il y a eu trois alertes la bombe et il a dcid de retarderla parution de mes articles. C'est elle [ton ex-matresse]. [] Catherine : a peut pas continuer comme a ! J'en peux plus !

a va continuer longtemps ? assez je n'en peux plus ! arrtez !

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 72
VOIX : Une supposition que vous seriez vieux ELLE : Mais non. VOIX : Une supposition que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les aliments comme on en voit tant, de nos jours LUI : a va continuer longtemps ? Assez Je n'en peux plus. Arrtez

monologue, avec geste, mimique droite :

oui, oui, tu peux continuer. 2 lui dit-elle ironiquement en esquissant le geste de quelqu'un qui vous fait la barbe

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 165
On ne peut pas dire que je fais sonner mon argent, je te dis toujours que je suis un pauvre bougre qui n'a pas le sou. Tu as tort de le prendre comme a, mon petit. En quoi suis-je intress ? Tu sais bien que mon seul intrt, c'est toi. Oui, oui, tu peux continuer," lui dit-elle ironiquement, en esquissant le geste de quelqu'un qui vous fait la barbe.



contraire

monologue, ajout gauche :

je ne sais pas pourquoi tu dis que [p] tu sais trs bien le contraire.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 425
coutez, Basin , disait la duchesse dont le moment de donner la rplique son mari tait venu, je ne sais pourquoi vous dites que cela peut fcher Palamde, vous savez trs bien le contraire. Il est beaucoup trop intelligent pour se froisser de cette plaisanterie stupide qui n'a quoi que ce soit de dsobligeant.



contredire

monologue, ajout gauche :

je l'admets je ne te contredis pas.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
BRENGER : Mais c'est atroce. Atroce. DOUARD : Je l'admets. Je ne vous contredis pas.



convenir

dialogue, ajout droite :

a te convient ? parfait, parfait

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
MAXIME [il relit] : Dans l'attente de votre accord et celui du Conseil Municipal, afin que je puisse prsenter au Registre du Commerce, lors de mon inscription, l'autorisation qui m'est demande. (A Alex.) a te convient ? ALEX : Parfait, parfait!

monologue, ajout droite :

j'en conviens. mais avoue que [p]

1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 157, 1975]
GRAMMONT : C'est dur [pour vous], Sacha, j'en conviens. Mais avouez que c'est en grande partie de votre faute ! Je vous avais prvenu ... Votre gestion a t dsastreuse ces derniers mois ... Il fallait cesser de jeter l'argent par les fentres !



correct

monologue, ajout droite :

c'est correct. 1 a peut aller

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 15
BRENGER : Etes-vous bien pay ? Je m'excuse, je suis peut-tre indiscret. L'ARCHITECTE : Ne vous excusez pas, je vous en prie Je suis pay moyennement, comme prvu au budget. C'est correct. a peut aller.



coup

monologue, ajout gauche :

ah a non tu me fais pas le coup !

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
(En face, un caf La Palmeraie offre sa clientle de demi-saison, tandis que l'office du tourisme de l'autre ct de la nationale dresse sa masse carre.) ANAIS : Moi je m'arrte l, je suis vanne ! ELNA : Ah a non, ma vieille!... Tu me faispas le coup ! (Elle empoigne sa sur et acclre le pas pour dpasser le caf.) ANAIS (d'vidente mauvaise foi) : Je croyais que tu voulais boire un verre.. C'est bien un endroit pour boire un verre ! ELNA (grimpant au cocotier) : Tu sais trs bienque c'est nul, y'a pas un pkin !



courage

monologue, ajout gauche :

j'ai une mauvaise nouvelle il va falloir avoir du courage.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Verligodin : Je crois que je l'ai retrouv [votre chat]. Chlo : Oui ? Ah ben... Mme Verligodin : Il est bien noir ?... Chlo... Alors j'ai une mauvaise nouvelle... Il va falloir avoir du courage mon petit...



courageux

monologue, ajout droite :

sois courageux. il faut accepter

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
[Julien vient de s'entendre dire par Annie qu'elle ne l'aime plus et que l'enfant n'est pas de lui.] JEANNE : Sois courageux, mon petit... Sois courageux... Il faut accepter. a passera.



coutume

monologue, ajout gauche :

je sais bien mais une fois n'est pas coutume.

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Monsieur de : Vous direz que vous l'[=bijou]avez retrouv. Louise : C'est que je mens si mal. M. de : Oui, je sais bien, mais une fois n'est pas coutume.



cran

monologue, ajout gauche :

vas-y un peu de cran...

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY. Oh mais a suffit. Plus un geste ou je tire ! PIERRETTE. Eh bien, allez-y. Tirez!... Un peu de cran... Tirez!...



crever

monologue, ajout gauche :

tu ne trouves pas ? tu ne vois pas que a crve les yeux ?

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 38
H. 2 : Vous n'tiez pas d'accord, n'est-ce pas ? F : Bon, peut-tre... et alors ? H. 2 : Alors vous aviez tort. F : Tiens, vous croyez ? H. 2 : Si je le crois ? Mais j'en suis sr. Architort. Ce que nous disions, c'en tait ridicule tellement c'est vident... F : Je ne trouve pas. H. 2 : Vous ne trouvez pas ? Vous ne voyez pas que a crve les yeux ?



crime

monologue, ajout gauche :

faut pas dramatiser ce n'est pas un crime.

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Eve : De toute faon, si Judith doit partir [ cause de la loi anti-Juifs], on part toutes ensemble. Colette : Allez ! Vous en faites pas, j'en parlerai la Marchale. Non mais c'est vrai. Elle a l'air gentille. Entre femmes on devrait se comprendre. Hans : Allez ! Faut pas dramatiser. Juif ! Juif ! C'est pas un crime, tout de mme !



criminel

monologue, ajout gauche :

si a t'amuse a n'a rien de criminel.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 74
[] Mme de Franquetot tenta une dmarche en faveur de sa cousine qui aimait tant la musique. Mais comme elle ne put pas obtenir pour elle une rponse plus explicite que ces mots : Mais on peut toujours entrer couter de la musique, si a vous amuse, a n'a rien de criminel ! , Mme de Cambremer ne trouva pas l'invitation assez pressante et s'abstint.



croire

dialogue, ajout gauche :

ah non, ne dites pas a ! mais si, qu'est-ce que tu crois ?

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Catherine. Au dbut vous m'intimidiez beaucoup [] Maintenant vous ne me faites plus du tout cette impression, je pense que vous tes comme les autres. Antoine. Ah non ! Ne dites pas a Catherine. Mais si, Antoine ! Qu'est-ce que vous croyez ?

dialogue, ajout droite :

tiens, tu crois ? si je le crois ? mais j'en suis sr !

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 38
H. 2 : Vous n'tiez pas d'accord, n'est-ce pas ? F : Bon, peut-tre... et alors ? H. 2 : Alors vous aviez tort. F : Tiens, vous croyez ? H. 2 : Si je le crois ? Mais j'en suis sr. Architort. Ce que nous disions, c'en tait ridicule tellementc'est vident... F : Je ne trouve pas.

tu ne me crois pas ? je te crois toujours

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 339
Comme, lui ayant fait remarquer qu'il tait tard, j'ajoutais : Vous ne me croyez pas ? , elle me rpondit, ce qui tait peut-tre vrai mais seulement depuis deux minutes et pour quelques heures : Je vous crois toujours.

tu ne me crois pas ? si puisque tu le dis

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Actuellement Mathieu est dtach au CNRS et, l'anne prochaine, il aura un poste d'assistant Grenoble. Alors, nous n'aurons plus qu' nous marier. Natacha : Pour de vrai ? Jeanne : Ben oui pour de vrai. Tu ne me crois pas ? Natacha : Si... puisque tu le dis. Mais a n'a pas l'air de t'enchanter !

tu ne vas pas me croire. dis quand mme

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
[On fait connaissance] David. Quelle profession ? Daniel. Vous n'allez pas me croire. Vous allez me prendre pour un fou. David. Dites quand mme. Daniel. Mon travail, c'est d'liminer des gens.

monologue, ajout gauche :

sornettes comment peux-tu croire ?

1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
[La Marquise enceinte sans savoir comment.] MARQUISE : Je voudrais savoir comment procde la Nature ? Y-a-t-il possibilit d'une conception inconsciente ? SAGE-FEMME : Ce ne peut tre le cas de Madame la Marquise ! MARQUISE : Non, non... je veux savoir en gnral. Ce phnomne est-il dans l'ordre de la Nature ? SAGE-FEMME : Hormis la Sainte-Vierge, ce n'est arriv nulle femme du monde ! MARQUISE : Et en rve ? SAGE-FEMME : Sornettes !.. Comment pouvez-vous croire ?

excuse-moi j'avais cru que 2

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
PIERRE. Alors, mon premier qui tait pd, c'tait Ro, parce que Ro baise Pierre. Mon second qui tait pd aussi, c'tait To, parce que To pine en bourre. (Voyant que Laurence ne ragit pas, il rpte en dtachant les syllabes.) To-pine-en-bourre LAURENCE (petit rire un peu triste). Oui, j'avais compris. PIERRE Ah bon, excuse-moi. J'avais cru que

excuse-moi je croyais. 2

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
Vincent lui prend le poignet et l'embrasse sur la bouche. Marie, surprise, a un mouvement de recul, puis elle le repousse violemment. MARIE : Non, mais a va pas ! Qu'est-ce qui vous prend ? VINCENT, penaud : Excusez-moi, je croyais... MARIE, nerve : Je viens de vous dire que j'tais marie...

je suis con je drois au pre Nol

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Elle va s'apercevoir que c'est pas possible, on est trop habitus, elle ne peut pas me laisser tomber comme a au bout de quinze ans ! a fait quinze ans ! Je suis con, hein ! Je crois au pre Nol !

t'es incroyable, toi ! je n'aurais pas cru a de toi. 1

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Et l'adresse [de Germain], tu l'as eue o ? Comment ? Anne : Je l'ai prise dans le registre o on met le nom de tous les voleurs. Martine : T'es incroyable, toi. J'aurais jamais cru a de toi.

qu'est-ce qui te prend ? je ne te croyais pas comme a !

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. En admettant qu'il y ait un genre de filles qui m'attirent, tu lui corresponds beaucoup plus [que La]. Blanche. Mais tu as fini avec tes flatteries ? Qu'est-ce qui te prends ? Je ne te croyais pas comme a !

ce n'est pas la peine on te croit. 2

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 17
Le mdecin : Vous voulez voir dans la lunette [astronomique] ? Marguerite : Ce n'est pas la peine. On vous croit.

ah tu en as de bonnes ! qu'est-ce que tu crois ? 3

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 79
ELLE : Ne prends pas cet air LE FILS : Quel air ? ELLE : Ne fais pas cette tte de bb. LUI : Ah tu en as de bonnes ! Qu'est-ce que tu crois ? Tu crois que tu possdes une baguette magique pour transformer le cygne en prince charmant, le crapaud en belle princesse ?

mais arrte qu'est-ce que tu crois ? 3

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PRE : Il faut pas le prendre la lgre. Un rendez-vous [d'embauche] comme a, a se prpare, on y va pas les mains dans les poches. FRANK : Mais arrte... Qu'est-ce que tu crois ?! (il s'interrompt) Bon, papa, tu as gagn. J'ai le trac. Jel'avais pas, maintenant a y est. T'as russi me le donner. Tu es content ? LE PRE : Ben, a me parat normal d'avoir un peu le trac.

tu te trompes si tu crois que [p]

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU [ sa fille absente] : Si tu crois que je vais t'attendre jusqu' l'aube, tu te trompes. Il faut attendre toute la nuit que mademoiselle rentre !

si je te le dis tu ne me croiras jamais.

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
Louis XV : Eh bien, mon ami, que faites-vous l ? D'o sortez-vous ? D'o venez-vous ? Tranche-Montagne : Si je vous le dis, vous ne me croirez jamais. Je suis tomb de la chemine Si, si

comment tu ne vas pas me faire croire que [p].

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 125
Je dis Andre que c'et t une grande curiosit pour moi si elle avait voulu me laisser la voir, mme simplement en se bornant des caresses qui ne la gnassent pas trop devant moi, faire cela avec celles des amies d'Albertine qui avaient ces gots,et je nommai Rosemonde, Berthe, toutes les amies d'Albertine, pour savoir. "Outre que pour rien au monde je ne ferais ce que vous dites devant vous, me rpondit Andre, je ne crois pas qu'aucune de celles que vous dites ait ces gots." Me rapprochant malgr moi du monstre qui m'attirait, je rpondis: "Comment! vous n'allez pas me faire croire que de toute votre bande il n'y avait qu'Albertine avec qui vous fissiez cela! Mais je ne l'ai jamais fait avec Albertine. Voyons, ma petite Andre, pourquoi nier des choses que je sais depuis au moins trois ans, je n'y trouve rien de mal, au contraire.

a ne va pas du tout ! tu ne vas pas me faire croire que [p] ? !

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Oui, on s'est vus l-bas en face, samedi ! La Oui, alors tu divagues compltement, hein ! a ne va pas du tout ! Tu ne vas pas me faire croire que tu as vu Alexandre samedi ici !

monologue, ajout droite :

comment te croire ? tu m'avais jur que [p]

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 179
Vous faisiez cela dans cet appartement inhabit de votre grand-mre ? Oh ! non, jamais, nous aurions t dranges. Tiens, je croyais, il me semblait D'ailleurs, Albertine aimait surtout faire cela la campagne. O a ? Autrefois, quand elle n'avait pas le temps d'aller trs loin, nous allions aux Buttes-Chaumont, elle connaissait l une maison, ou bien sous les arbres, il n'y a personne ; dans la grotte du Petit Trianon aussi. Vous voyez bien, comment vous croire ? Vous m'aviez jur,il n'y a pas un an, n'avoir rien fait aux Buttes-Chaumont. J'avais peur de vous faire de la peine.

crois ce que tu veux. a m'est bien gal

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur est injustement souponn de meurtre et de vol.) MONSIEUR. Croyez ce que vous voulez, a m'est bien gal. Voil.

il ne faut pas croire. a arrive

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 103
Elle disait tout le temps il ! il ! , c'est le cri du cur juif quand ils ont mal quelque part, chez les Arabes c'est trs diffrent, nous disons Kha ! Kha ! et les Franais Oh ! Oh ! quand ils ne sont pas heureux, car il ne faut pas croire a leur arrive aussi.

je n'en crois pas mes yeux. je ne m'y attendais plus du tout

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 53
LE VIEUX, il ouvre la porte : Oh ! madame, c'est vous ! Je n'en crois pas mes yeux, et pourtant si je ne m'y attendais plus du tout

je ne peux pas en croire mes yeux. je crois que je rve

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 67
Puis de nouveau, il se dtournait vers moi et le monocle et le regard myope faisaient allusion notre grande amiti Non! vous ici, dans ce quartier o j'ai tant pens vous, je ne peux pas en croire mes yeux, je crois que je rve.

qu'est-ce que tu crois ? 3 j'en ai rien foutre

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : coute, si tu veux baiser avec Alexandre... Il ne demande que a. VRONIKA : Je ne veux pas baiser. Mais qu'est-ce que vous croyez ? J'en ai rien foutre. Je n'ai pas envie d'Alexandre.

qu'est-ce que tu crois ? 3 tu crois que [p] ? non !

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
MARIE : La vrit, c'est qu'il faut que tous les autres tournent autour de toi. La terre et tous les autres... VINCENT : C'est a. MARIE : Mais qu'est-ce que tu crois ? Tu crois qu'ils t'aiment, les autres ?... Non !

qu'est-ce qu'il se croit ? en voil des faons

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Inspecteur : Voulez-vous me montrer vos papiers. Raymonde : De quoi ? Inspecteur : Je vous dis de m'montrer vos papiers. Raymonde : Ah mais qu'est-ce qu'y se croit ? En voil des faons !

tu crois ? eh bien tu te trompes

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain (tonn) Mais vous n'aviez pas besoin de prtexte ! [=pour venir me parler]. Laura Vous croyez ? Eh bien, vous vous trompez. C'tait peut-tre vrai hier, a ne l'est plus aujourd'hui. Et par votre faute ! Dr Germain Je ne comprends pas.

tu crois que [p] ? tu t'es pas regard !

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
FRANK [en garde vue] : Oh ! Vous croyez que je vais rester en cabane, moi, Frank Poupart ? Vous vous tes pas regards ! Z'avez entendu ?

tu ne vas pas me croire si je te disais que [p]

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 211
Bon, vous n'allez pas me croire si je vous disais qu'elle tait l m'attendre, dans cette salle, je ne suis pas le genre de mec qu'on attend.

tu ne veux pas me croire. regarde ()

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 88
Vous comprendrez plus tard, tous les deux, qui je suis. Vous regretterez. Vous ne voulez pas me croire. Regardez toutes les dcorations que j'ai.

avec glose de l'acte de parole, droite :

je croyais. 2 dit-il lgrement sans plus s'excuser de son erreur ()

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 331
"Je vous ai dit, lui rpondis-je, que Mme de Cambremer tait la sur d'un ingnieur, M. Legrandin. Je ne vous ai jamais parl de M. de Charlus. Il y a autant de rapport de naissance entre lui et Mme de Cambremer qu'entre le Grand Cond et Racine. Ah! je croyais" dit Ski lgrement sans plus s'excuser de son erreur que quelques heures avant de celle qui avait failli nous faire manquer le train.



croyable

monologue, ajout droite :

ce n'est pas croyable ! comment est-ce possible ?

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Salva : Mais a fait un trou de Simon : Six cent millions ! Mathelin : C'est pas croyable ! Comment est-ce possible ?

avec glose d'une mimique, gauhe :

des regards d'tonnement, de dngation qui signifiaient : ah c'est pas croyable, hein !

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 311
Plein d'une mlancolique ironie, Swann les regardait couter l'intermde de piano [] et suivre le jeu vertigineux du virtuose, Mme de Franquetot anxieusement, les yeux perdus comme si les touches sur lesquelles il courait avec agilit avaient t une suite de trapzes d'o il pouvait tomber d'une hauteur de quatre-vingt mtres, et non sans lancer sa voisine des regards d'tonnement, de dngation qui signifiaient : Ce n'est pas croyable, je n'aurais jamais pens qu'un homme pt faire cela. []



curieux

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

c'est curieux ! dit[-il] tonn

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 242
Ainsi Brichot, ce soir, ce n'est rien: je l'ai vu, vous savez, chez moi, blouissant, se mettre genoux devant; eh bien! chez les autres, ce n'est plus le mme homme, il n'a plus d'esprit, il faut lui arracher les mots, il est mme ennuyeux." C'est curieux! dit Forcheville tonn.



curiosit

monologue, ajout gauche :

comme a, pour rien, par curiosit

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fianc] de toute faon ? Denis : Comme a, pour rien, par curiosit.

comme a simple curiosit.

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
J'aimerais savoir o on va. Comme a. Simple curiosit.



dbarrasser

monologue, ajout gauche :

allez, a suffit ! dbarrasse le plancher !

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 209
Me comporter de la sorte avec une femme. Avec elle ! Allez, a suffit, que je dbarrasse le plancher et qu'elle n'entende surtout plus parler de moi.

monologue, ajout droite :

dbarrasse le plancher ! que je n'entende plus parler de toi !

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 209
Me comporter de la sorte avec une femme. Avec elle ! Allez, a suffit, que je dbarrasse le plancher et qu'elle n'entende surtout plus parler de moi.

tu seras bien dbarrass. 2 tu seras content

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Et qu'est-ce que tu comptes faire ? MADELEINE : Je me tuerai, je m'empoisonnerai. LE POLICIER : Tu es libre. Je ne t'empcherai pas. MADELEINE : Tu seras bien dbarrass, tu seras content !



dbrouiller (se)

dialogue, ajout gauche :

tu ne veux pas m'aider ? dbrouille-toi tout seul.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Je crois qu'il faut changer les draps. MARIE : Eh bien changez-les. ALEXANDRE : Vous ne voulez pas m'aider ? MARIE : Dbrouillez-vous tout seul.



dconner

dialogue, ajout droite :

sans dconner ? je te jure !

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Attends ! Attends ! Y'a deux mecs y'a deux pompiers qui sont monts sur le toit. Chtak !!! Ils l'ont cueilli comme une fleur ! C'tait super voir ! Client : Sans dconner ? Carlos : J'te jure !



dfendre 1

monologue, ajout droite :

il n'est pas dfendu de [], que je sache

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 166
Il toucha lgrement son chapeau et dit au journaliste : "Monsieur, est-ce que vous voudriez bien jeter votre cigare, la fume fait mal mon ami" [] Il n'est pas dfendu de fumer, que je sache ; quand on est malade, on n'a qu' rester chez soi" ditle journaliste.



dfendre 2

monologue, ajout gauche :

t'as raison dfends-toi ! 1

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Y a aucun respect ici ! Radia : C'est toi qui parles de respect ? Si tu veux qu'on te respecte, tu respectes les autres, d'accord ? Pauv' barbu ! Setti : T'as raison, dfends-toi !



dgoter

monologue, ajout gauche :

j'en ai marre tu me dgotes.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : J'en ai marre. Vous me dgotez. Vous ne faites jamais rien pour personne. Il faut toujours tout faire pour vous. Allez baiser avec le monde entier. Vous me dgotez. Vous tes un sale.

monologue, ajout droite :

tu me dgotes. tu es comme tous les mecs

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Mais enfin... elle est pas vulgaire !... Et puis c'est toi qui m'a jet dans ses bras. Margot : Alors a, c'est le comble ! Tu n'as mme pas le courage de tes opinions J'avais bien raison de parler de remplaante ! Tu me dgotes. Tu es comme tous les mecs : tu ne vois pas plus loin que ta petite vanit, tu ne prends pas de risques, il suffit qu'une fofolle te tombe dessus pour que tu te prennes pour le roi des tombeurs. Je me demande vraiment ce que je fais avec toi !

tu me dgotes. tu es un sale

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : J'en ai marre. Vous me dgotez. Vous ne faites jamais rien pour personne. Il faut toujours tout faire pour vous. Allez baiser avec le monde entier. Vous me dgotez. Vous tes un sale.



dgueulasse

monologue, ajout droite :

tu es vraiment dgueulasse. tu aurais pu [t'arranger]

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Alice : Allez, viens, on va marcher, j'ai besoin d'air, je suis reste enferme toute la journe, moi. Emile : Ecoute Alice... Heu... Alice : T'es vraiment un dgueulasse, t'aurais pu t'arranger !



dj

monologue, ajout droite :

je t'ai dj dit que [p]. c'est pas possible, a !

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Qu'est-ce que vous faites dans le porteau ? je vous ai dj dit de pas marcher dedans. C'est pas possible, a !



dlirer

monologue, ajout droite :

c'est du dlire ! il faut te faire soigner

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bnfices normes et prfre aller faire travailler les enfants en Core. LE PATRON : Ne dites pas n'importe quoi ! Vous n'y connaissez rien ! MADAME ARNOUX : Vous savez que c'est lavrit. LE PATRON : coutez, c'est du dlire ! Il faut vous faire soigner ! Vous dlirez totalement, et vous commencez me faire chier...



demain

monologue, ajout droite :

demain il fera jour. et la nuit porte conseil

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
DICTON. Ah ! c'est curieux, tout de mme, Tisane qu'a disparu, Monsieur qu'a disparu, I'argent qu'a disparu, sans compter le vieux qu'on a assomm. Ah ! Demain, il fera jour et la nuit porte conseil.

avec indication de notorit de l'expression, droite :

demain il fera jour. comme dit la sagesse populaire

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 240
Je pse des tonnes. Le sommeil grsille derrire les yeux, mais ds ce soir je serai cas et, comme dit la sagesse populaire, demain il fera jour.



demander

dialogue, ajout gauche :

tu pourrais me remercier je ne t'ai rien demand.

1966 Trois enfants dans le dsordre, film de Lo Joannon
Zo a bross ton costume et je t'ai cir les souliers. Tu pourrais nous remercier ! Mais je t'ai rien demand, moi !

dialogue, ajout droite :

est-ce que je peux te demander quelque chose ? essaie toujours

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Marie. Georges, est-ce que je peux encore te demander quelque chose ? Georges. Essaie toujours. Marie. Je voudrais que tu me prennes dans tes bras et que tu me serres trs fort

je ne te demande pas ton avis. c'est pour a que je te le donne

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Charlotte : Vous savez, ce n'est pas si facile d'lever un enfant toute seule. Forster : Eh ben, fallait pas le faire ! Charlotte : Mais je ne vous demande pas votre avis ! Forster : C'est pour a que je vous le donne.

je peux te demander quelque chose ? bien sr

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
Viviane. Je peux vous demander quelque chose ? David [prof de guitare]. Bien sr. Viviane (revenant avec une camra vido qu'elle est alle chercher derrire David et se plaant devant lui l'il coll au viseur) J'aimerais filmer vos mains quandvous jouez... David. Si vous voulez.

je te demande si [p]. a te regarde ?

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond [ Kenel qui importune Rene]. C'est fini ? Je vous demande si c'est fini. Kenel. a vous regarde ? Edmond. Parce que si c'est pas fini a va commencer. Kenel. Je vous cause pas, je cause Rene.

monologue, ajout gauche :

excuse-moi j'ai quelque chose te demander.

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Monsieur de : Excusez-moi, j'ai quelque chose vous demander Louise : Mais je ne comprends pas, le baron attend. M. de : Oh, il attendra ! Ne vous inquitez pas. Voulez-vous me donner vos boucles d'oreille, je vous prie ?

attends, a va pas ? je ne t'ai rien demand.

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
LE TYPE : Vous tes sre qu'on ne s'est pas vu l-bas ? On a eu une conversation super-cool sur la tlvision. Je suis ralisateur de tlvision. Tu m'as dit que tu me trouvais cool pour un ralisateur de tl. JULIETTE : a m'tonnerait. J'ai horreur des mecs cool, des conversations super-cool, de tout ce qui est cool en gnral et des ralisateurs de tlvision en particulier. LE TYPE : a fait un peu sourire ce que vous dites l. JULIETTE : Eh ben souris, connard. LE TYPE: Attends. a va pas ? Je t'ai rien demand. C'est toi qui viens me chercher alors tu m'insultes pas. C'est toi la connasse.

fous-moi la paix je ne te demande rien. 2

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
Julien (inquisiteur). Tu veux pas me dire o elle est ta mre ? Bonnet. Elle est en zone libre. Julien. Y a plus de zone libre. Bonnet. Je sais. Fous-moi la paix ! Je te demande rien, moi... Je sais pas o elle est. Elle m'a pas crit depuis trois mois.

casse-toi, je t'ai rien demand.

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Alexandre [ Richard qui renifle comme s'il venait de pleurer]. Richard ! Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Casse-toi, je t'ai rien demand. Alexandre : T'es malade ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Richard : Non je suis pas malade. Allez va-t-en.

tu m'coutes ? je te demande [qu- p].

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Yvette [en visite, son fils] : Basile ! Pourquoi t'es parti ? O tu vas avec ta carriole ? Tu pourrais me rpondre, si tu crois que c'est facile ! Je travaille, moi tu sais, je vais bientt l'avoir l'appartement, y aura plus de problme, je te reprendrai avec moi t'entends ce que je te dis ? C'est pas la peine que je me crve prendre un appartement si t'as pas envie de venir ! Basile, Tu m'coutes ? Je te demande o tu vas !

non je te le demande. 3

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
GILBERTE : Excuse-moi il faut que j'y aille. ALEXANDRE : Je viens avec toi. GILBERTE : Non. Je te le demande.

tais-toi on ne te demande pas ton avis.

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 186
[Mme Verdurin Odette qui veut lui prsenter Swann] Mais voyons, est-ce qu'on peut refuser quelque chose une petite perfection comme a ? Taisez-vous, on ne vous demande pas votre avis, je vous dis que vous tes une perfection.

je ne sais pas t'as qu' lui demander. 1

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
LEON : Liv, elle reste longtemps ? CHRIS : Je sais pas. T'as qu' lui demander.

ce n'est pas ce qu'on dit tu n'as qu' demander un peu 2

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Silien est un type correct. Gilbert : Ce n'est pas ce qu'on dit Paris. Tu n'as qu' demander un peu Maurice : Silien est mon ami ! Et il emmerde tout le monde.

c'est impossible tu ne peux pas me demander a.

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
DOMINlQUE. Est-il vrai, Renaud, qu'il est d'usage ici de prparer la chambre nuptiale et de la laisser ouverte tout venant longtemps avant le jour des noces ? RENAUD. Oui..., c'est vrai... c'est l'usage... DOMINlQUE. Jolie coutume. J'aimerais beaucoup voir cette chambre... RENAUD. Maintenant ? DOMINlQUE. Oui. RENAUD. Mais c'est impossible... Vous ne pouvez pas me demander cela ! DOMINlQUE, souriante. Pourquoi ?

tout ce que je vous dis est vrai vous n'avez qu' demander aux 2

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Mammy : Mais si, Monsieur le Brigadier, tout ce que je vous dis est vrai. Vous n'avez qu' demander aux locataires.

monologue, ajout droite :

ce n'est pas ce qu'on te demande. on te demande juste si [tu l'as vu]

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : Ah Djamel, toi qui habites l-haut t'aurais pas vu un petit chat, noir avec une tache blanche sur le dos... [] Djamel : Moi, j'sais pas, moi... C'est pas moi, hein ! Mme Dubois : Ben oui, c'est pas a ce qu'on te demande, on te demande juste si tu l'as vu ? Djamel : Ah, j'l'ai pas vu.

je n'en demandais pas tant. c'est tropn merci

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 98
H. 1 : Tu es ignoble. F.1 : Ignoble. Moi! Vous savez, je vais vous dire: je l'ai toujours senti, depuis le dbut, mais je n'arrivais pas mettre le doigt dessus. Il me fallait absolument. que quelqu'un me dise que a porte un nom. Et maintenant oh quel soulagement. C'est un tide. Un indiffrent. Amorphe. Et Dante! Et l'Apocalypse! Oh, je n'en demandais pas tant. C'est trop. Merci.

je ne te demande pas ton avis. je te donne un ordre

1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 388, 1989]
Franois : Vous viendrez me voir la fin du cours. Mathilde : C'est pas possible, je dois passer voir la conseillre. Franois : Je vous excuserai. Mathilde : Je dois aussi passer voir l'intendant et puis je dois aller... Franois : Non je nevous demande pas votre avis, je vous donne un ordre.

je ne te demande rien. 2 de quoi te mles-tu ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne. C'est vrai que je te trouve charmante et je suis trs intuitive, je devine les gens. Blanche. Mais je ne te demande rien ! De quoi te mles-tu ?

je te demande de [la lire]. je te le demande

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Je vous ai attendue tous les jours en pensant que vous ne viendriez jamais. AGNES. Je ne viens pas votre rendez-vous: je vous apporte une lettre. JEAN. Une lettre ? C'est donc des choses dsagrables AGNES. Trs dsagrables. JEAN. Alors, je la refuse. AGNES. Je vous demande de la lire. Je vous le demande. JEAN. Je la jette ? AGNES. Oh ! Non !

je voulais te demander... je voudrais savoir

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 9
H. 1 : coute, je voulais te demander... C'est un peu pour a que je suis venu... je voudrais savoir... que s'est-il pass ? Qu'est-ce que tu as contre moi ?

on te demande si [p]. eh bien, tu dors ?

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L. Y a un signal d'alarme, l-dessus ? A. : ... L. Oh ! on te demande si y a un signal d'alarme ! Eh ben ? Tu dors ?



demander (se)

monologue, ajout gauche :

enfin, je te dis a, je me demande. 2

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
La mre. Tu vis toute seule alors depuis un mois compltement ? Marie. Oui. La mre. Remarque, je te comprends, quoique, enfin bref enfin, je te dis a, je me demande Marie. Ah non, je t'assure, ne te demande pas.

monologue, ajout droite :

je me demande pourquoi [p]. c'est tout de mme drle

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A: Je me demande pourquoi il nous a convoqus tous les deux C'est tout de mme drle



dpcher (se)

monologue, ajout gauche :

je t'en prie dpche-toi !

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE, affole : Bonjour, excusez-moi, j'ai un problme, mon mari a disparu et je... Matre-nageur sauveteur : Calmez-vous, madame... Il est all se baigner ? MARIE : Oui, je crois... [] MNS : Sur cette plage ? MARIE : Non, plus loin sur la plage sauvage. MNS : Vous savez que c'est hors du secteur de surveillance. MARIE : Oui je sais, mais je vous en prie, dpchez-vous, il faut faire quelque chose !

monologue, ajout droite :

dpche-toi ! il faut faire quelque chose

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE, affole : Bonjour, excusez-moi, j'ai un problme, mon mari a disparu et je... Matre-nageur sauveteur : Calmez-vous, madame... Il est all se baigner ? MARIE : Oui, je crois... [] MNS : Sur cette plage ? MARIE : Non, plus loin sur la plage sauvage. MNS : Vous savez que c'est hors du secteur de surveillance. MARIE : Oui je sais, mais je vous en prie, dpchez-vous, il faut faire quelque chose !



dpendre

monologue, ajout gauche :

j'en sais rien a dpend.

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Femme de chambre. Vous gardez encore la chambre. Charles. Oui Je n'en sais rien Cela dpend Peut-tre encore plusieurs jours.

monologue, ajout droite :

a dpend. je sais pas

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Dis donc Manu toi qui es un homme de jugement qu'est-ce que tu ferais ma place ? [] Est-ce que tu penses que je peux lui faire confiance ? Manu. a dpend Je sais pas C'est pour quoi faire ?



dranger

dialogue, ajout gauche :

je ne veux pas vous dranger a ne me drange pas.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 123
Vous avez fini avec la chambre ? Ah ! ta gueule, tu n'es pas le matre ici. Oui, j'ai fini, et je venais pour payer. Il vaut mieux que vous payiez au patron. Maurice, va donc le chercher. Mais je ne veux pas vous dranger. a ne me drange pas.

je te drange ? mais oui, tu me dranges.

1935 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 2012, p. 137
[] elle a beaucoup de courses samedi, elle a prfr venir ce soir plutt que de me voir fch par un retard possible. Je te drange ? Mais oui, tu me dranges. Je vais m'en aller. Tu me dranges mais tu vas tout de mme entrer.

je te prie de m'excuser, mais tu ne me dranges pas.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur se lve.) MONSIEUR. Je vous prie de m'excuser, mais TONKIN. Oh ben, tu ne nous dranges pas, tu sais. MONSIEUR. Oui, je vois, faut que j'aille la ferme, j'ai besoin de voir ma chambre. TONKIN. Eh bien, c'est ca, va voir ta chambre.

excuse-moi tu ne me dranges pas du tout.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 20
BRENGER : Excusez-moi, Monsieur l'Architecte, je vous empche de faire votre service... L'ARCHITECTE, au tlphone : All ? (A Brenger.) Mais non... J'ai rserv une heure pour vous faire visiter le quartier. Vous ne me drangez pas du tout.

je ne veux pas te dranger tu ne me dranges pas du tout.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 111
BRENGER : La concierge ne m'a pas dit que vous m'attendiez. DOUARD : Sans doute ne m'a-t-elle pas aperu, je m'excuse, je ne savais pas qu'il fallait lui demander la permission de rentrer chez vous. Ne m'aviez-vous pas dit que ce n'tait pas indispensable ? Mais si vous ne voulez pas de ma visite... BRENGER : Je ne veux pas dire cela. Votre prsence me fait toujours plaisir. EDOUARD : Je ne veux pas vous dranger. BRENGER : Vous ne me drangez pas du tout.

ne te drange pas tu ne me dranges pas du tout, au contraire.

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : [Ici] c'est pas un endroit pour dormir ! J'en connais un. Jeanne : O a ? Natacha : Chez moi, Paris, dans le onzime. Mon pre n'est jamais l. Sa chambre est libre. Jeanne : Non, ne vous drangez pas. [] Natacha : Vous ne me drangez pas du tout, au contraire.

dialogue, ajout droite :

a ne me drange pas du tout, coute. je voulais te demanser si je pouvais [rester]

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Galle : Dis donc, j'ai essay de te joindre toute la journe. Je voulais te demander si je pouvais rester encore deux jours jusqu' dimanche soir ou plutt lundi matin parce que... Jeanne : Oui, a ne me drange pas du tout, coute.

monologue, ajout gauche :

je t'assure a ne me drange pas.

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Le pre. Tu veux que je te ramne ? Richard : Non, a va. Le pre (il lui touche le bras). Allez viens je te ramne. Richard : Non, je vais rentrer tranquillement. Le pre. Allez viens. Allez viens, je te ramne. Richard : Mais non, a va tefaire faire un dtour. Le pre. Non, non je t'assure, a ne me drange pas.

pardonne-moi j'ai t drang.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 92
Mais j'tais oblig d'interrompre un instant [la conversation tlphonique] et de faire des gestes menaants car Franoise [] entrait immdiatement chez moi ds que j'tais en train d'en faire d'assez secrtes [=des communications] pour que je tinsse particulirement les lui cacher. Quand elle fut enfin sortie de la chambre [], Pardonnez-moi, dis-je Andre [= qui le Narrateur tlphone], j'ai t drang.

je veux bien mais je ne voudrais pas te dranger.

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
David. Je peux vous offrir un verre ? L'homme. Je veux bien mais je ne voudrais pas vous dranger. David. Vous plaisantez

je prfre () si a ne te drange pas

1980 Diva, film de Jean-Jacques Beinex [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 408, 1991]
Alba : Ta bande, tu la prends ou tu la reprends pas ? Jules : Non, je prfre que vous la gardiez si a vous drange pas.

je prfrerais () si a ne te drange pas

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
BONY : Bon, ben coute, j'vais t'faire une bonne tasse de caf... a ira mieux aprs, hein ! CORA : J'prfrerais un bon bain, si a te drange pas.

allons, ouste ! dguerpis, tu nous dranges

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 66
LE FILS : Ah, rien que de lentendre est au-dessus de ses forces. a lui donne chaud, n'est-ce pas ? Elle a envie de se boucher les oreilles de se cacher LUI, se rveillant : Mais qu'est-ce qui se passe ? Mais o est-on ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Qui elle , d'abord ? De qui parles-tu ? Allons, ouste, dguerpis, tu nous dranges.

monologue, ajout droite :

a ne me drange pas. au contraire, a me fait plaisir

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj08
[ propos de l'entretien] (237)Fj8 : euh: puis je peux dire ce que je pense/ sans qu'on me tape sur les doigts (rire) EF(Fj8) : oui oui/ oui a me/ moi a me drange pas/ au contraire/ a me fait plaisir.

a ne me drange pas je n'ai rien faire

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Denis, Henri : a ne me drange pas de vous donner un petit coup de main, j'ai rien faire ce soir.

je ne veux pas te dranger plus longtemps. au revoir

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Je ne veux pas vous dranger plus longtemps Au revoir. LA LOI. Au revoir Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance. MONSIEUR. Moi, de mme.

je ne voudrais pas te dranger. a me gne

1966 Trois enfants dans le dsordre, film de Lo Joannon
A. : Je vais vous installer au premier. L. (air affect) Oh je ne voudrais pas vous dranger a me gne

si je te drange, je peux repartir tout de suite

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : Oh quelle surprise ! mais... mais on ne vous attendait que samedi, cher ami ! Pierre : Oh mais excusez-moi. Si je vous drange, je peux repartir tout de suite ! Arlette : Oh vous plaisantez ! Asseyez-vous, je vous en prie ! Pierre : Vous tes blen aimable.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

est-ce que je ne te drange pas ? 1 demanda-t-elle timidement

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 435
Mme Cottard resta donc debout parler M. de Charlus et son mari. [] brusquement le docteur [Cottard] frona le sourcil, ce que je ne lui avais jamais vu faire, et sans consulter M. de Charlus, en matre : Voyons, Lontine, ne reste donc pas debout, assieds-toi. Mais est-ce que je ne vous drange pas ? demanda timidement Mme Cottard M. de Charlus, lequel surpris du ton du docteur n'avait rien rpondu. Et sans lui donner cette seconde fois le temps, Cottard reprit avec autorit : Je t'aidit de t'asseoir.

avec glose du contenu de l'expression, droite :

je te drange ! 4 comme si c'tait un crime de la part de celui qu'on drange

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 161
une nouvelle faute de prononciation que commit le baron, la douleur et l'indignation de la duchesse augmentant ensemble, elle dit au baron : Palamde ! sur le ton interrogatif et exaspr des gens trop nerveux qui ne peuvent supporter d'attendre une minute et, si on les fait entrer tout de suite en s'excusant d'achever sa toilette, vous disent amrement, non pour s'excuser mais pour accuser : Mais alors, je vous drange ! comme si c'tait un crime de la part de celui qu'on drange.



dranger (se)

dialogue, ajout gauche :

tu n'as besoin de rien ? ne te drange pas.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 86
Ils sont trs reconnaissants. Ils me demandent : Vous n'avez besoin de rien Madame ? Vous n'avez besoin de rien, Docteur ? Ne vous drangez pas , je leur rpte.

dialogue, ajout droite :

ne te drange pas. ah, tu plaisantes !

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Au revoir mon vieux. Pierre : Mais je te raccompagne ! Marcel : Ne te drange donc pas. Pierre : Ah tu plaisantes, mon cher vieux !

ne te drange pas. si si a me fait plaisir

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
MADAME AUPHAL : Vous tes gentille. Vous ne voulez pas qu'on boive quelque chose d'un peu plus cors ? VOIX PAMELA : Non, non, merci, ne vous drangez pas. MADAME AUPHAL : Si, si, a me fait plaisir...

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas la peine ne te drange pas.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Je ne veux pas vous dranger plus longtemps Au revoir. LA LOI. Au revoir Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance. MONSIEUR. Moi, de mme. INSTITUTEUR. J'espre que nous nous reverrons bientt. MONSIEUR. Mais certainement. [] LA LOI. Je vous accompagne Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ce n'est pas la peine, ne vous drangez pas, je connais le chemin. Au revoir.

laisse ne te drange pas.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 48
LE VIEUX, il se baisse pniblement pour ramasser un objet invisible que la Dame invisible a laiss tomber : Laissez ne vous drangez pas je vais le ramasser

non non merci ne te drange pas.

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
MADAME AUPHAL : Vous tes gentille. Vous ne voulez pas qu'on boive quelque chose d'un peu plus cors ? VOIX PAMELA : Non, non, merci, ne vous drangez pas. MADAME AUPHAL : Si, si, a me fait plaisir...

monologue, ajout droite :

ne te drange pas. j'y vais

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 262
Mais vous n'avez pas l'air bien et vous allez avoir froid dans cette pice si humide, dit-il en poussant prs de moi une chaise. Puisque vous tes souffrant, il faut faire attention, je vais aller vous chercher votre pelure. Non, n'y allez pas vous-mme, vous vous perdrez et vous aurez froid. Voil comme on fait des imprudences, vous n'avez pourtant pas quatre ans, il vous faudrait une vieille bonne comme moi pour vous soigner." "Ne vous drangez pas, Baron, j'y vais," dit Brichot, qui s'loigna aussitt []



derrire

monologue, ajout droite :

si tu as une ide derrire la tte c'est pas la peine

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
Yannick : Je te raccompagne. Solange : J'habite loin, tu sais. Yannick : C'est pas grave... Solange : Si tu as une ide derrire la tte, c'est pas la peine.



dsagrable

monologue, ajout droite :

c'est excessivement dsagrable. a ne devrait pas arriver

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 130
[] sa colre prit un autre cours quand il m'aperut ; marchand droit au patron : Qui est-ce ? Qu'est-ce que a signifie ? murmura-t-il d'une voix basse mais courrouce. Le patron, trs ennuy, expliqua que ma prsence n'avait aucune importance, quej'tais un locataire. Le jeune homme en smoking ne parut nullement satisfait par cette explication. Il ne cessait de rpter : C'est excessivement dsagrable, ce sont des choses qui ne devraient pas arriver ; vous savez que je dteste a, et vous ferez si bien que je ne remettrai plus les pieds ici.

monologue, avec geste, mimique droite :

ce ne doit pas tre dsagrable. dit-il en se frottant les mains

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 538
[] M. le marquis devrait tre mort ; il n'a survcu que grce des lavements d'huile camphre. Taisez-vous, espce d'idiot, cria le duc au comble de la colre. Qu'est-ce qui vous demande tout a ? Vous n'avez rien compris ce qu'on vous a dit. Ce n'est pas moi, c'est Jules. Allez-vous vous taire ? hurla le duc, et se tournant vers Swann : Quel bonheur qu'il soit vivant ! Il va reprendre des forces peu peu. Il est vivant aprs une crise pareille. C'est dj une excellente chose. On ne peut pas tout demander la fois. a ne doit pas tre dsagrable un petit lavement d'huile camphre, dit le duc, en se frottant les mains.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

c'est bien dsagrable. dit-il avec un air de satisfaction

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 213
Dites-moi, ma bonne tante, demanda M. de Guermantes Mme de Villeparisis, qu'est-ce que ce monsieur assez bien de sa personne qui sortait comme j'entrais ? Je dois le connatre parce qu'il m'a fait un grand salut, mais je ne l'ai pas remis, vous savez,je suis brouill avec les noms, ce qui est bien dsagrable, dit-il d'un air de satisfaction.



dsoler

monologue, ajout gauche :

c'est pas grave je suis dsol. 1

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu trs en retard.] VICTOR : Mais on vous cherchait partout ! Que s'est-il pass ? MATHIEU : C'est pas grave. Je suis dsol. Ce n'est rien, presque rien du tout !

c'est un malentendu je suis dsol. 1

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Il semble qu'il y ait un malentendu Je suis dsol Tout l'heure je vous ai piqu par erreur [=injection d'un calmant] mais c'est la faute de Monsieur

si j'avais su je suis dsol. 2

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche. Aaal-lo ? La ?! Comment vas-tu ? Ben, a va bien T'excuser de quoi Tu ne m'as pas laiss tomber ! (Srieuse, proccupe.) Quoi ?! Oh coute, si j'avais su, je suis dsole !

monologue, ajout droite :

dsol je suis dsol

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
M. Rmy : Dsol... Je suis dsol de vous vendre ce bijou une seconde fois. M. de : Ne vous excusez pas, j'en suis enchant.

je suis dsol mais a me fait plaisir

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Oui. J'adore les mtques. J'adore baiser avec les mtques. Et a me fait plaisir aussi. Je suis dsole mais a me fait plaisir. Toujours. ALEXANDRE : Ne soyez pas dsole. Mais alors, qu'est-ce que vous faites avec moi ?

je suis dsol. 1 c'est une mprise

1957 Ascenseur pour l'chafaud, film de Louis Malle
L. Excusez-nous, madame Carala, je suis dsol, c'est une mprise et A. Oh la la ! arrte ton char.

je suis dsol. 1 je ne l'ai pas fait exprs

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Je suis dsol, Monsieur Milan, je ne l'ai vraiment pas fait exprs.

je suis dsol. 1 je ne peux pas

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE. Qu'est-ce que tu fais, ce soir ? MARION. Rien de spcial, je rentre. ARLETTE. Alors, je t'invite dner. MARION. Je suis dsole, je ne peux pas. ARLETTE. Mais enfin, Marion, tu ne peux pas passer toutes tes soires, seule, comme a. MARION. Je dois rentrer, je rentre.



dessin

monologue, ajout droite :

ce n'est pas la peine de me faire un dessin, a va, j'ai compris ! a va j'ai compris

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Acha : L'Arbi [lui a apport une lettre], et alors Pierrot tout de suite il est descendu, et puis aprs Rgis il remonte. Et Pierrot je l'attends, voil, c'est tout (...) Pp (il sort) : Ce n'est pas la peine de me faire un dessin, a va, j'ai compris [que c'tait un pige] ! Allez hop !



dvaliser

monologue, ajout gauche :

je n'ai plus grand-chose j'ai t dvalis.

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Hlne de Portes : Bonjour ! est-ce qu'on peut djeuner ? L'aubergiste : Je n'ai plus grand-chose la moiti a t dvalise



devenir

monologue, ajout droite :

qu'est-ce que tu deviens ? il y a longtemps qu'on ne te voit plus

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Qu'est-ce que tu deviens ? Il y a longtemps qu'on ne te voit plus. JESSA : J'tais aux tats-Unis. Mais je suis de retour depuis six mois dj.



deviner

dialogue, ajout droite :

devine ! 2 oh mais vas-y, dis-le

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
JOSYANE. Ah dis donc !... J'oubliais de te dire le principal ! ALPHONSE. Quoi ? JOSYANE. Devine ! ALPHONSE. Oh mais vas-y, dis-le ! JOSYANE. On nest plus tout seuls dans la tour...

monologue, ajout gauche :

je le savais je l'avais devin.

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth. L'homme qui est en bas, c'est mon plus grand ennemi. Acha. Je le savais, je l'avais devin son premier regard.



devoir 2, v.

monologue, ajout gauche :

c'est excessivement dsagrable ce sont des choses qui ne devraient pas arriver. 2

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 130
[] sa colre prit un autre cours quand il m'aperut ; marchand droit au patron : Qui est-ce ? Qu'est-ce que a signifie ? murmura-t-il d'une voix basse mais courrouce. Le patron, trs ennuy, expliqua que ma prsence n'avait aucune importance, quej'tais un locataire. Le jeune homme en smoking ne parut nullement satisfait par cette explication. Il ne cessait de rpter : C'est excessivement dsagrable, ce sont des choses qui ne devraient pas arriver ; vous savez que je dteste a, et vous ferez si bien que je ne remettrai plus les pieds ici.

tout est de ma faute je n'aurais jamais d [faire a].

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
Fanfan [condamn la pendaison] : Ah, non ! Ne pleure pas. Je n'ai pas t condamn te voir pleurer, moi. Allons, souris. Veux-tu me sourire ! Adeline : Tout est de ma faute. Je n'aurais pas d te dfier. Pourquoi m'as-tu coute, Fanfan ?

a me fait trs plaisir, mais tu n'aurais pas d ! 2

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Il te plat pas [mon cadeau] ? LEO : Si... Mais... il fallait pas !... T'as pas m'acheter des trucs pareils ! CORA : T'es pas oblig de le mettre. LEO : Mais il me plat !... C'est pas a CORA : S'il te plat pas, je peux le donner quelqu'un d'autre ! LEO : Bon, coute ! J'me suis mal exprim ! a me fait trs plaisir, mais t'aurais pas d !... Tu comprends ? CORA : Non !

merci tu n'aurais pas d ! 2

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
Marylne. Te voil entre dans ta dix neuvime anne ! (Marylne sort un cadeau joliment envelopp de sur ses genoux et le tend Pomme.) Alors, tiens. Pomme. C'est pour moi ? Marylne. Ben, prends-le, a ne va pas te mordre ! (Pomme de face, dfaitle paquet et en sort un pull-over noir, elle se mord les lvres d'tonnement.) Pomme. Merci ! T'aurais pas d ! (Pomme, le pull dans ses mains va embrasser Marylne sur le sommet de la tte pour la remercier.) Tu es vraiment gentille !

monologue, ajout droite :

je n'aurais pas d [faire a]. je ne pouvais pas savoir

1949 Manges, film de Yves Allgret
Lui. J'aurais pas d te laisser sortir tout l'heure [=elle a eu un accident] [] Je pouvais pas savoir.

tu n'aurais pas d ! 1 je t'avais averti

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Le Roi : [] Il croyait que nous tions des chats et que les chats taient autre chose. Un beau jour, tout de mme, il a d se dire qu'il devait sortir. Le gros chien des voisins l'a tu. [] Marie, Marguerite : Tu n'aurais pas d laisser la porte ouverte ; je t'avais avertie.

tu n'aurais pas d ! 1 je te l'avais bien dit

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadmicien qui a chou au baccalaurat] : Tu n'aurais pas d te prsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les conscrations, tu n'es jamais satisfait.

tu sais ce que tu devrais faire ? si tu tais gentil

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Louise : Vous savez ce que vous devriez faire, ce soir, si vous tiez gentil ? Adrien : Non... Louise : Vous emmneriez Rene au cinma... Elle s'ennuie cette petite... a lui changerait les ides... (...) Allez la chercher la cuisine, vous lui ferez plaisir.



devoir 3, v.

monologue, ajout droite :

dites-moi ce que je vous dois faites-moi le compte

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 165
Jean : [] J'ai repris mes forces. Je vous dis au revoir. Je vous salue amicalement. Je vous remercie de nouveau ; dites-moi ce que je vous dois, faites-moi le compte, s'il vous plat. Frre Tarabas : Ce n'est pas grand-chose. Cela ne doit pas tregrand-chose.



difficile

monologue, ajout droite :

ce n'est pas difficile. 1 tu n'as qu' ()

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 54
Comment ! vous ne savez pas faire renvoyer quelqu'un qui vous dplat ? Ce n'est pas difficile. Vous n'avez, par exemple, qu' cacher les choses qu'il faut qu'il apporte ; alors, au moment o ses patrons sont presss, l'appellent, il ne trouve rien, ilperd la tte ; ma tante vous dira, furieuse aprs lui : Mais qu'est-ce qu'il fait ? Quand il arrivera en retard, tout le monde sera en fureur et il n'aura pas ce qu'il faut.



dire

dialogue, ajout gauche :

et tu ne me l'as pas dit ! ben, je te le dis.

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
GILBERT : Au fait, je t'ai pas dit. Mon divorce. Suzanne. Rajeunie, aux anges. Elle a vu l'avocat. a y est. ALEX : Et tu me l'as pas dit ! GILBERT : Ben, je te le dis.

tu dis a, t'as pas de preuves du moment que je te le dis !

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp : Y a des pendules qui marquent deux heures, qui en sonnent quatre et il est midi moins le quart, ben ton ami Rgis, il est comme a. Il sonne faux. Pierrot : Tu dis a, t'as pas de preuves. Pp : Du moment que je te le dis, a suffit !

t'aurais quand mme pu me dire, hein ! eh ben, je te le dis

1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 147, 1974]
CLEMENT : De toute faon, le quinze, moi... je ferme... Le grand acteur fait ses adieux au public. NICOLAS : Qu'est-ce que a veut dire ? CLEMENT : J'entre chez Panzani. Tu sais, le parrain de Rose. Il m'avait promis, et a marche. Je vais m'occuper de P.L.V. NICOLAS : Et qu'est-ce que c'est que a ? CLEMENT : Ben, c'est la publicit sur lieux de vente. Trs marrant. NICOLAS : C'est bien, mais t'aurais quand mme pu me dire, hein. CLEMENT : Eh ben, je te le dis...

tu ne m'as jamais dit que [tu l'aimais] eh ben je te le dis, voil.

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Loc [amoureux de Flicie] : Rien ne t'oblige te lier un homme que tu n'aimes pas. Flicie : Mais j'aime Maxence ! Je t'ai toujours dit que je l'aimais et que c'tait pour cela que je n'acceptais pas qu'il reste avec sa nana, mme s'il disait qu'il n'y avait plus rien entre eux. Loc : Tu ne m'as jamais dit que tu l'aimais. Flicie : Eh ben, je te le dis, voil.

dialogue, ajout droite :

a te dit ? faut voir

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
PACO : Le cousin de Gunalle se marie la fin de la semaine Pont-l'Abb. Et y a un bal la salle des ftes. a te dit ? NINO : Faut voir. Il y aura du monde ? PACO : Plein de monde. Musique, et manger, et boire...

a te dit ? non, t'es gentil, mais

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
mile : Je t'invite boire un verre chez moi, a te dit ? Sabine : Non t'es gentil, mais

il faut que je te dise quelque chose. tu m'inquites

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Magali : Maman, faut que je te dise quelque chose d'important. Jeannette : Tu m'inquites.

je sais pas quoi te dire. ben tu ne dis rien

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
[Vincent a besoin d'argent.] FRANOIS : Merde, c'est con !... Merde, merde, merde Si seulement tu m'avais demand a... Quel jour on est ?... Je sais pas quoi te dire. VINCENT : Ben, tu dis rien...

je te l'avais dit. tu l'avais dit, tu l'avais dit tu as toujours tout dit !

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
(Agns est dprime.) Mme D. Agns, quest-ce que tu as ? AGNES. Il y a que tout est impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman, explique-moi. Je ny comprends rien. Est-ce que la vie consiste porter ternellement le poids d'une erreur qu'on a commise ? C'est injuste. Mme D. On t'a reconnue. J'en tais sre, je te lavais dit. AGNES. Tu lavais dit, tu lavais dit... Tu as toujours tout dit. Non, non. Lchons tout, jabandonne.

qu'est-ce que tu dirais si je [faisais a] ? 2 ne dis pas de btises !

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
Franois. Qu'est-ce que vous diriez si je partais au maquis ? Madame Quentin. Ne dis pas de btises. Tu dois passer ton bachot. Franois. Le bachot, le bachot ! Il y a des choses plus importantes... Julien vous a dit qu'il voulait tre babasse ?

qu'est-ce qui te fait dire a ? c'est juste une intuition

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Disons que je ne lui dplais pas trop. [] Jean. Et qu'est-ce qui te fait dire a ? Antoine. C'est juste une intuition.

qu'est-ce qui te fait dire a ? mon intuition

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Il y a des gens qui perdent en vieillissant. Toi, tu es du genre qui gagne. Gaspard : Qu'est-ce qui te fait dire a ? Margot : Mon intuition... fminine ou pas.

qui t'a dit que [p] ? j'ai pas dit a

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
(Georges et Marie ont rompu.) LOUISE. J'ai un peu parl Marie ce matin Elle n'est pas heureuse non plus GEORGES. Qui t'a dit que j'tais malheureux ? LOUISE. J'ai pas dit a...

qui t'a dit que [p] ? mon petit oiseau

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
VISEUX. Et pourquoi est-ce qu'ils n'auraient pas un chteau, les mineurs ? Tu devrais demander au bureau, c'est eux qui font les listes pour la fosse a ne te dirait rien d'y passer ta lune de miel ? GEORGES. Qui t'a dit que je me mariais ? VISEUX. Mon petit oiseau. GEORGES. Ben ton p'tit oiseau, il s'fout dedans.

qui te dit que [p] ? attends, tu ne veux pas que [p] ?

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
mile : Ben arrte, si tu veux avoir une chance de la rcuprer... Henri : Qui te dit que je veux la rcuprer ? mile : Attends, tu veux pas la rcuprer ? Henri : Si. mile : Bon alors O.K.

monologue, ajout gauche :

bien sr qui le dis-tu ?

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 73
VOIX : Vous ne connaissez pas votre bonheur. ELLE : Mais si. VOIX : Bien sr.. qui le dites-vous ? On est tout fiers, dans le fond, n'est-ce pas ?

bien sr ! videmment ! a va sans dire.

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
SABINE : Dis, pendant ces trois jours, Antoine, tu me seras fidle ? ANTOINE : Fidle? Bien sr ! Evidemment ! a va sans dire ! quelle question !

pourquoi tu me regardes comme a ? c'est pour moi que tu dis a ?

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Les affaires de Goupi ne regardent que les Goupi, surtout si par malheur l'assassin est un Goupi. TONKIN. Mais, pourquoi que tu me regardes comme a ? C'est pour moi que tu dis a, dis ?... Attention Mes Sous ! MES SOUS. Justement, jefais attention. MAINS ROUGES. Les Goupi ne se mangent pas entre eux. Allez, du calme.

vas-y franchement dis-moi ce que tu as me dire.

1983 L'homme qui aimait deux femmes, film de Philippe Defrance [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 302, 1983]
JULIE : Tu sais ce qu'elle m'a dit, Jane [ma fille] ? PAUL : Non ! JULIE : Elle m'a dit : Paul, il est trs sympathique mais je ne vois pas pourquoi tu as quitt New York [pour lui]. PAUL : Bon, vas-y franchement, dis-moi ce que tu as me dire ! JULIE : On s'loigne Paul... On s'loigne.

ce n'est rien dis-toi juste que [p].

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY. Je voudrais vous dire merci, pour votre discrtion... Pas pour moi, pour mes filles... PIERRETTE. Ce n'est rien. Dites-vous juste que c'est un geste de complicit fminine.

ah c'est a ? il fallait le dire ! 2

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 168
LE VIEILLARD : Il fallait le dire, que vous cherchiez la serviette de votre ami, avec les preuves. Je sais o elle est.

si ce n'est que cela il fallait le dire ! 2

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 46
DANY [secrtaire], l'architecte : Je suis dcide partir, Monsieur, j'ai besoin de vacances. Je suis fatigue. L'ARCHITECTE, mielleux. : Si ce n'est que cela, il fallait le dire. On peut s'arranger. Voulez-vous trois jours de permission ?

je ne savais pas il fallait me dire. 2

1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
ROBERT : Je savais pas... il fallait me dire si c'tait trop dur... Avec toi, j'avais l'impression que je pouvais aller trs loin... mais tu sais, je peux t'attacher moins svrement ... ou mme on peut faire l'amour tout fait normalement ...

c'est un enfant il ne sait pas ce qu'il dit. 2

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Contrle de la milice] Franois (entre ses dents). Collabos ! Mme Quentin (nerve). Tais-toi Franois ! Milicien. C'est toi qui a dis a ? Mme Quentin. C'est un enfant. Il ne sait pas ce qu'il dit.

ne l'coute pas, il est fous, il ne sait pas ce qu'il dit. 3

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 156
H. 1, gmissant : Piti. Ne l'coutez pas. Il est fou. Il ne sait pas ce qu'il dit.

a alors je me disais aussi

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Betty et Denis (=amants], a alors ! Je me disais aussi toujours bavasser tous les deux, l

pardon je ne dirai plus rien. 1

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 145
Elle sentit que son scepticisme venait de heurter l'aveugle une volont. Elle s'en excusa, me dit en m'embrassant: "Pardon, je ne dirai plus rien."

l tu vois je ne lui fais pas dire.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 81
Mais c'est vrai, je n'ai aucune raison de cacher que j'avais une sincre affection pour Charles [Swann] ! L, vous voyez, je ne lui fais pas dire. Et aprs cela, il pousse l'ingratitude jusqu' tre dreyfusard !

je ne sais pas je ne peux pas te le dire. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 131
BRENGER [il fouille dans la serviette d'douard] : Qu'est-ce que c'est que cela ? DOUARD : a m'a l'air d'une bote, n'est-ce pas ? BRENGER : En effet. Qu'est-ce qu'il y a de dedans ? DOUARD : Je ne sais pas, je ne sais pas. Je ne peux pas vous le dire.

tu es fou je t'ai dj dit de ne pas [].

1984 Les capricieux, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 328, 1984]
PELAGIE : Mademoiselle Diane ! Diane ! Vous tes folle ! Je t'ai dj dit de ne pas coucher dehors pass la mi-aot !

tu ne peux pas faire attention ? je t'avais dit de pas [faire a].

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ?

tu n'aurais pas d [te prsenter] je te l'avais bien dit.

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadmicien qui a chou au baccalaurat] : Tu n'aurais pas d te prsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les conscrations, tu n'es jamais satisfait.

j'en tais sr je te l'avais dit.

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
(Agns est dprime.) Mme D. Agns, quest-ce que tu as ? AGNES. Il y a que tout est impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman, explique-moi. Je ny comprends rien. Est-ce que la vie consiste porter ternellement le poids d'une erreur qu'on a commise ? C'est injuste. Mme D. On t'a reconnue. J'en tais sre, je te lavais dit. AGNES. Tu lavais dit, tu lavais dit... Tu as toujours tout dit. Non, non. Lchons tout, jabandonne.

tu vois je te l'avais dit.

1980 Diva, film de Jean-Jacques Beinex [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 408, 1991]
Le vieux monsieur : Garance ! [Ne mise] pas sur l'as de pique, a porte malheur ! [Elle joue et gagne, mais le forain se fait poignarder.] Le vieux monsieur : Tu vois, je te l'avais dit, allez, viens.

qu'est-ce qu'on a dit ? on a dit que qu'on [occupait l'usine]

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
UN GRVISTE : Eh les gars, les discussions a a assez dur. Qu'est-ce qu'on a dit ? On a dit qu'on occupait l'usine ! a commence bien faire !

bien sr, bien sr on dit a ! 2

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Yves [qui demande tre admis dans lՎcole des voleurs]. Bon, vraiment Monsieur, y'a pas d'espoir ? Mais j'suis prt faire n'importe quoi. J'suis pas exigeant moi ! Aristide [le directeur]. Bien sr, bien sr, on dit a. Ah oui, oui, oui, mais,pas d'papiers, pas d'domicile

pourquoi tu le prends comme a ? on ne peut rien dre ! 2

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
[Dispute.] Natacha : Vous tes tortueux les uns et les autres ! Jeanne : Natacha !... Natacha pourquoi tu le prends comme a ? On ne peut rien dire !...

ne te fche pas comme a on ne peut rien te dire. 2

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud : Tu commences m'emmerder l ! Dollabella : coute Pierre ne te fche pas comme a. On ne peut rien te dire sans que tu te mettes tout de suite en colre.

excuse-moi mais je voudrais comprendre qu'est-ce que a veut dire ? 2

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Excusez-moi mais je voudrais comprendre. Qu'est-ce que c'est que votre dmarche ? Qu'est-ce que a veut dire ?

tu entends ? qu'est-ce que j'ai dit ? 2

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 135
Le professeur : La chose la plus. comment dirais-je ? la plus paradoxale, oui, c'est le mot, la chose la plus paradoxale, c'est qu'un tas de gens qui manquent compltement d'instruction parlent ces diffrentes langues. Vous entendez ? Qu'est-ce que j'ai dit ? L'lve : parlent ces diffrentes langues ! Qu'est-ce que j'ai dit ?

mais qu'est-ce qu'il y a ? qu'est-ce que j'ai dit ? 3

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 152
H. 1, rage froide et dsespre : Ah, a y est. Voil. a ne pouvait pas manquer. Vous pouvez tre contents. Vous y tes arrivs. Tout ce que je voulais viter. (Gmissant.) Je ne voulais aucun prix. Mais (rageur) vous tes donc aveugles. Vous tes donc sourds. Vous tes totalement insensibles. (Se lamentant.) J'ai fait ce que j'ai pu pourtant, je vous ai prvenus, j'ai essay de vous retenir, mais il n'y a rien faire, vous foncez comme des brutes. Voil. Soyez contents maintenant. F. 3: Mais qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Mais contents de quoi ?

que je suis sotte qu'est-ce que je dis ? 1

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 336
[Mme Cottard s'tait assoupie. Elle se rveille.] Mon bain tait bien comme chaleur, murmura-t-elle, mais les plumes du dictionnaire s'cria-t-elle en se redressant. Oh ! mon Dieu, que je suis sotte ! Qu'est-ce que je dis ? je pensais mon chapeau,j'ai d dire une btise, un peu plus j'allais m'assoupir, c'est ce maudit feu. Tout le monde se mit rire car il n'y avait pas de feu.

a y est ! qu'est-ce que je disais ? 2

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Lecouvreur : Je vous mettrai au courant. [] Si a vous dit, ma proposition [=d'tre femme de mnage] Louise : a y est, qu'est-ce que je disais? Mon ide c'est son invention!

mais tu es fou ! qu'est-ce que tu dis ? 2

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
Louise apparat, la mine dconfite. Elle se met soudain crier. LOUISE. Madame !... Madame !... GABY. Qu'y a-t-il ? LOUISE, bouleverse. Monsieur... Monsieur... c'est affreux... Monsieur est mort, sur son lit. Avec un couteau plant dans le dos. GABY. Mais vous tes folle... Qu'est-ce que vous dites ?

je te jure tel que je te le dis.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 128
Dites donc, baron, vous n'allez pas me faire croire que quand j'tais gosse, je regardais par le trou de la serrure mes parents s'embrasser. C'est vicieux, pas ? Vous avez l'air de croire que c'est un bourrage de crne, mais non, je vous jure, tel que je vous le dis.

qu'est-ce que tu fous ? tu m'avais dit que tu [me donnerais un coup de main].

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Paul [ Charles encore au lit]. Qu'est-ce que tu fous ? Tu m'avais dit que tu me donnerais un coup de main, ce matin.

je ne te comprends plus tu ne sais pas ce que tu dis. 3

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 239
Daisy : Il n'y a pas de raison absolue. C'est le monde qui a raison, ce n'est pas toi, ni moi. Brenger : La preuve, c'est que je t'aime autant qu'un homme puisse aimer une femme. Daisy : Drle d'argument ! Brenger : Je ne te comprends plus, Daisy. Ma chrie, tu ne sais plus ce que tu dis ! L'amour ! l'amour, voyons, l'amour

tais-toi, ce n'est pas possible tu ne sais pas ce que tu dis. 3

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
ANNE. Je vous en supplie, ne riez pas comme cela, d'un rire aussi triste. GILLES. Pourquoi ? Vous voudriez peut-tre que je fonde en larmes, que je me roule vos pieds.... parce que vous m'aimez ? ANNE. Gilles, je vous aime et je sais que vous m'aimez aussi. GILLES. Ouvrez bien grande cette oreille... si jolie... si finement ourle..., si agrable caresser... Ecoutez bien ceci. Anne, mon amie, je ne vous aime pas. ANNE, incrdule, mais dsole. Taisez-vous, ce nest pas possible, vous ne savez plus ce que vous dites.

tais-toi tu ne sais pas ce que tu dis. 3

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 273
"En tout cas il n'tait pas joli, joli!" dit Brichot, lequel, affreux, se croyait bien et trouvait facilement les autres laids. "Taisez-vous, dit le Baron, vous ne savez pas ce que vous dites, dans ce temps-l il avait un teint de pche et, ajouta-t-il en mettant chaque syllabe sur une autre note, il tait joli comme les amours.

mais pourquoi tu peux me le dire ? 1

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ce sont des ides btes de petite fille. Et puis... c'est quelque chose que je ne peux pas te dire toi. Surtout toi. Fabien Surtout moi ? Mais pourquoi ? Tu peux me le dire ?

monologue, ajout droite :

aprs tout, ce que j'en dis, moi j'm'en fous.

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 56
C'est une fugue qu'elle est en train de faire cette gosse. Une fugue ! C'est gai, murmura Gabriel. Vous n'avez qu' prvenir la police. a ne me dit rien, dit Gabriel d'une voix trs affaiblie. Elle rentrera pas toute seule. On sait jamais. /Gridoux haussa les paules. Aprs tout, ce que j'en dis, moi j'm'en fous.

a va sans dire. quelle question

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
SABINE : Dis, pendant ces trois jours, Antoine, tu me seras fidle ? ANTOINE : Fidle? Bien sr ! Evidemment ! a va sans dire ! quelle question !

ce que j'en dis, c'est pour toi. c'est un conseil

1949 Manges, film de Yves Allgret
Lui. Tu as appris peler les oranges ? Elle. Appris quoi ? Lui. A peler les oranges. Non ? Ben tu aurais d, a te servira, l-bas [=en prison]. Ce que j'en dis, tu sais, c'est pour toi. C'est un conseil.

c'est moi qui te le dis. je t'en rponds

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 74
[] elle tait indigne qe M. de Cambremer, son ge, ft dans un tat-major, elle qui de tout homme qui n'allait pas chez elle disait : O est-ce qu'il a encore trouv le moyen de se cacher celui-l ? et si on affirmait que celui-l tait en premire ligne depuis le premier jour, rpondait sans scrupule de mentir ou peut-tre par habitude de se tromper : Mais pas du tout, il n'a pas boug de Paris, il fait quelque chose d' peu prs aussi dangereux que de promener un ministre, c'est moi qui vous le dis, je vous en rponds, je le sais par quelqu'un qui l'a vu

comment peux-tu dire que [p] ? tu n'en sais rien

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 277
Ah ! je ne sais pas, c'est trs possible , dit Franoise qui tait l et qui entendait pour la premire fois le nom de Charcot comme celui de Boulbon. Mais cela ne l'empchait nullement de dire : C'est possible. Ses c'est possible , ses peut-tre , ses je ne sais pas taient exasprants en pareil cas. On avait envie de lui rpondre : Bien entendu que vous ne le saviez pas puisque vous ne connaissez rien la chose dont il s'agit ; comment pouvez-vous mme dire que c'est possible oupas, vous n'en savez rien ? En tout cas maintenant vous ne pouvez pas dire que vous ne savez pas ce que Charcot a dit du Boulbon, etc., vous le savez puisque nous vous l'avons dit, et vos "peut-tre", vos "c'est possible" ne sont pas de mise puisque c'est certain.

comment tu peux dire un truc pareil ? tu n'as rien compris !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Et mon plus grand dfaut, c'tait quoi ?. Franois : Je sais pas. Martine : Si, dis-le, a pourrait m'aider. Franois : Indiffrente. Martine : Indiffrente ? Comment tu peux dire un truc pareil ? T'as rien compris hein ?

il fallait le dire directement. 2 au lieu de faire toutes ces salades

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
[Rosette est accepte dans la chambre.] CHRIS : Alors il va falloir que tu t'installes. ROSETTE : J'ai mon sac. CHRIS : Ah, t'as amen tes affaires dj ! T'avais prvu ton coup ? ROSETTE : Oui !... J'en tais sre, c'est a ! CHRIS : Fallait le dire directement au lieu de faire toutes ces salades !

je ne sais pas si je dois le dire. mais tant pis

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Vous voulez savoir, disons, le fond de ma pense... Je ne sais pas si je dois le dire, mais tant pis. Eh bien, en fin de compte, part cette question d'ge, je ne vous trouve pas tellement diffrent de Mathieu.

je ne te dis pas que [p]. comprends au moins ce que je dis

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 464
[Mme de Guermantes dit de la manire dont Charlus manifeste le deuil de sa femme que "ce n'est pas un deuil de mari."] Ce n'est pas pour dire du mal du pauvre Mm [=Charlus] [], reprit la duchesse, je reconnais qu'il est bon comme personne, il est dlicieux, il a une dlicatesse, un cur comme les hommes n'en ont pas gnralement. C'est un cur de femme, Mm ! Ce que vous dites est absurde, interrompit vivement M. de Guermantes. Mm n'a rien d'effmin, personne n'est plus viril que lui. Mais je ne vous dis pas qu'il soit effmin le moins du monde. Comprenez au moins ce que je dis, reprit la duchesse.

je t'avais dit de [m'attendre]. tu te fous de moi, l !

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
GERMAINE. Viens vite, j'ai peur. J'entends des bruits dans le thtre. RAYMOND. T'inquite pas, Germaine, je vais voir. [] Y'a quelqu'un, l ? Y'a quelqu'un ? [] Ben, quest-ce que tu fais l, toi ? Ben, Martine, par o tes entre ? MARTINE. Parla porte. RAYMOND. Je t'avais dit de m'attendre dehors. Mais, Martine, tu te fous de moi, l !

je te dis a je me demande

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
La mre. Tu vis toute seule alors depuis un mois compltement ? Marie. Oui. La mre Remarque, je te comprends, quoique, enfin bref enfin, je te dis a, je me demande ... Marie. Ah non, je t'assure, ne te demande pas.

je te dis a tu fais comme tu veux

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : C'est cher, un caf dix francs [au Pause-Caf], vous imaginez ? Dix francs ! Vous tes folle [de le frquenter], tandis que le petit caf, l, quatre francs, c'est aussi bien, 'fin je vous dis a, vous faites comme vous voulez.

je te l'avais bien dit. il ne fallait pas

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadmicien qui a chou au baccalaurat] : Tu n'aurais pas d te prsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les conscrations, tu n'es jamais satisfait.

mais je te le dis, je le sais

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 71
Mais non, il est Prussien, disait la Patronne. Mais je vous le dis, je le sais, il nous l'a assez rpt qu'il tait membre hrditaire de la Chambre des seigneurs de Prusse et Durchlaucht.

mais qu'est-ce que je te dis ! tu le sais aussi bien que moi

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 513
[Charlus parle de son salon] En somme, c'est bien. a pourrait peut-tre tre mieux, mais enfin ce n'est pas mal. N'est-ce pas, il y a de jolies choses, le portrait de mes oncles, le roi de Pologne et le roi d'Angleterre, par Mignard. Mais qu'est-ce queje vous dis, vous le savez aussi bien que moi, puisque vous avez attendu dans ce salon.

on dit a ! 2 c'est facile !

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Donati : J'ai une chose importante dire cette dame ! Employ : Je regrette, Monsieur, mais c'est impossible. Donati : Mais je suis diplomate. Employ : Oui, on dit a, ah, ah ! C'est facile ! Votre passeport !

on le dit toujours 2 je voudrais bien voir a !

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 138
Le professeur : Marie ! Qu'est-ce que a veut dire ? Pourquoi ne venez-vous pas ! Quand je vous demande de venir, il faut venir. (Il rentre, suivi de Marie.) C'est moi qui commande, vous m'entendez. La bonne : Ne vous mettez pas dans cet tat, Monsieur, gare la fin ! a vous mnera loin, a vous mnera loin, tout a. Le professeur : Je saurai m'arrter temps. La bonne : On le dit toujours. Je voudrais bien voir a.

on ne dit pas "[expression]". a ne se dit pas

1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 92, 20 ]
Catrine Je t'aime bien, tu sais. Je t'aime mme plus que bien. Ridder On ne dit pas plus que bien a ne se dit pas. Catrine Mais on le pense, non ?

qu'as-tu dire ? 2 rien

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
MEYERBOOM (glac). Je dis que vous vous tes conduits comme des galopins. Je dis que des gens, qui doivent tout leur argent et toutes leurs joies au cinma devraient avoir le plus grand respect pour une prise de vues grande mise scne. En retardant la fin de Napolon , vous avez aussi retard le travail de notre Manon Lescaut. C'est une charmante plaisanterie qui va me coter 25 000 francs. Et qu'avez-vous dire ? Rien. Mais moi, j'ai quelque chose dire. J'ai dire que quand on travaille chez Meyerboom, qui est votre patron, mais surtout votre ami, et qu'on fait, ses frais, une plaisanterie de 25000 francs, eh bien, au moins, on l'invite pour qu'il puisse rigoler un peu, lui aussi ! CHARLET. Si on avait su !

que dis-tu l ? 3 comment peux-tu penser

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 158
Jean : Et alors, s'il est devenu rhinocros de plein gr ou contre sa volont, a vaut peut-tre mieux pour lui. Brenger : Que dites-vous l, cher ami ? Comment pouvez-vous penser Jean : Vous voyez le mal partout. Puisque a lui fait plaisir dedevenir rhinocros, puisque a lui fait plaisir ! Il n'y a rien d'extraordinaire cela.

qu'est-ce que a veut dire ? 2 qu'est-ce qu'il y a ?

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 288
H bien, enfin, ce n'est pas trop tt, tes-vous content, jeune gloire et bientt jeune chevalier de la Lgion d'honneur ? Car bientt vous pourrez montrer votre croix , dit M. de Charlus Morel d'un air tendre et triomphant [] Laissez-moi, je vous dfends de m'approcher, cria Morel au baron. Vous ne devez pas tre votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous essayez de pervertir ! [] Dans une circonstance si cruellement imprvue, ce grand discoureur ne sut que balbutier : Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce qu'il y a ? On ne l'entendait mme pas. Et la pantomime ternelle de la terreur panique a si peu chang, que ce vieux monsieur qui il arrivait une aventure dsagrable dans un salon parisien, rptait son insu les quelques attitudes schmatiques dans lesquelles la sculpture grecque des premiers ges stylisait l'pouvante des nymphes poursuivies par le dieu Pan.

qu'est-ce que j'tais donc en train de te dire ? 1 ah oui que [p]

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 91
[] Qu'est-ce que j'tais donc en train de vous dire ? Ah ! oui, que les gens hassaient maintenant Franois-Joseph, d'aprs leur journal. []

qu'est-ce que tu dis ? 3 tu oses [m'accuser] !

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Homme : La lettre [anonyme] est tombe de la couronne que tu as apporte [au cimetire] ! Marie : Ce n'est pas vrai ! Je ne l'ai pas toujours tenue entre les mains ! Denise : Qu'est-ce que vous dites ? Vous osez m'accuser ?

qu'est-ce que tu me dis l ? 2 tu veux plaisanter ?

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 543
H bien, en un mot la raison qui vous empchera de venir en Italie ? questionna la duchesse [] Mais, ma chre amie, c'est que je serai mort depuis plusieurs mois. D'aprs les mdecins, que j'ai consults, la fin de l'anne le mal que j'ai, et qui peut du reste m'emporter tout de suite, ne me laissera pas en tous les cas plus de trois ou quatre mois vivre, et encore c'est un grand maximum , rpondit Swann en souriant []. Qu'est-ce que vous me dites l ? s'cria la duchesse en s'arrtant une seconde dans sa marche vers la voiture et en levant ses beaux yeux bleus et mlancoliques, mais pleins d'incertitude. [] Vous voulez plaisanter ?

qu'est-ce qu'on a dit ? 4 on a dit qu'on [occupait l'usine]

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
UN GRVISTE : Eh les gars, les discussions a a assez dur. Qu'est-ce qu'on a dit ? On a dit qu'on occupait l'usine ! a commence bien faire !

si a te dit faut pas te gner

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
TONI. Cette Marie c'est une femme patante quand mme. Elle donnerait sa peau pour moi, tu sais ! FERNAND. Ouais. TONI. Et elle me soigne comme un enfant. Eh ben, a me rend malheureux. Elle m'a trop rendu service. FERNAND. Eh... Fallait pas les accepter ! TONI. Mais qu'est-ce que tu veux, c'est venu tout seul. FERNAND. Eh Tu connais pas ton bonheur, hein. Moi, ta place, pour pas la rendre malheureuse, je m'amuserais pas lui agacer les nerfs comme tu fais. TONI. Mon collgue, si a te dit, faut pas te gner, tu me rends service !

si a te dit je ne veux pas t'en empcher

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
VALRIE : Voyons Guillaume... Je ne crois pas que je suis son type (Elle pouffe.) Jean-Pierre, tu es contre ? MARTINE, riant. Oh ! si a te dit, je ne veux pas t'en empcher. Mais tu ne m'avais jamais dit qu'il te plaisait.

si a te dit o tu veux, quand tu veux

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
JEAN-MARC : Il baise bien, votre mari ? Si un jour a vous dit, o vous voulez, quand vous voulez, et sans faons... On me joint ici, poste restante.

si je te disais ce que j'ai fait tu ne me croirais pas

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Si j'te disais c'que j'ai fait tu me croirais pas. BONY : Accouche ! Leo : J'ai fait l'amour dans un taxi !

tu avais dit que [p]. 2 ce sera pour une autre fois

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Yvette : Allez, j'ai pas le temps, il va falloir que je m'en aille. Basile : T'avais dit que tu restais manger. Yvette : Oui, mais je peux pas. a sera pour une autre fois.

tu peux tout me dire. je comprends les choses

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Vous m'intimidez LA JEUNE FILLE. Ah bon ! ALPHONSE. Oui. D'habitude je suis plutt du genre entreprenant... Mais l... Cest assez mystrieux... Il y a quelque chose, en vous, de grave... quelque chose de triste, peut-tre, qui m'impressionne ALPHONSE. Vous tes triste, en ce moment ? LA JEUNE FILLE. Je prfrerais ne pas en parler. ALPHONSE. Mais si !... Vous pouvez tout me dire !... Je comprends les choses !... Je suis un ami... Qu'est-ce qui ne va pas ?

tu sais ce que je t'ai dit. maintenant fais ce que tu voudras

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 113
[Swann refuse que Gilberte aille au concert] Il appela Gilberte et la prit part dans la pice ct. On entendit des clats de voix. [] Enfin Swann sortit en lui disant: "Tu sais ce que je t'ai dit. Maintenant, fais ce que tu voudras." ./. La figure de Gilberte resta contracte pendant tout le djeuner, aprs lequel nous allmes dans sa chambre.

monologue, avec geste, mimique droite :

qu'est-ce que tu dis ? 3 hurla-t-il d'un air la fois cur et furieux en fronant les sourcils ()

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 310
"Mais vous nous aviez toujours cach que vous frquentiez les matines de l'Odon, Saniette?" Tremblant comme une recrue devant un sergent tourmenteur, Saniette rpondit, en donnant sa phrase les plus petites dimensions qu'il put afin qu'elle et plus de chance d'chapper aux coups: "Une fois, La Chercheuse. Qu'est-ce qu'il dit", hurla M. Verdurin, d'un air la fois cur et furieux, en fronant les sourcils comme s'il n'avait pas assez de toute son attention pour comprendre quelque chose d'inintelligible.

qu'est-ce que tu me dis l ? 2 s'cria-t-[elle] () en levant ses beaux yeux bleus et mlancoliques, mais pleins d'incertitude

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 543
H bien, en un mot la raison qui vous empchera de venir en Italie ? questionna la duchesse [] Mais, ma chre amie, c'est que je serai mort depuis plusieurs mois. D'aprs les mdecins, que j'ai consults, la fin de l'anne le mal que j'ai, et qui peut du reste m'emporter tout de suite, ne me laissera pas en tous les cas plus de trois ou quatre mois vivre, et encore c'est un grand maximum , rpondit Swann en souriant []. Qu'est-ce que vous me dites l ? s'cria la duchesse en s'arrtant une seconde dans sa marche vers la voiture et en levant ses beaux yeux bleus et mlancoliques, mais pleins d'incertitude. [] Vous voulez plaisanter ?

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

il reprit avec autorit : je t'ai dit de [faire a].

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 435
Mme Cottard resta donc debout parler M. de Charlus et son mari. [] brusquement le docteur [Cottard] frona le sourcil, ce que je ne lui avais jamais vu faire, et sans consulter M. de Charlus, en matre : Voyons, Lontine, ne reste donc pas debout, assieds-toi. Mais est-ce que je ne vous drange pas ? demanda timidement Mme Cottard M. de Charlus, lequel surpris du ton du docteur n'avait rien rpondu. Et sans lui donner cette seconde fois le temps, Cottard reprit avec autorit : Je t'ai dit de t'asseoir.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

qu'est-ce que tu dis ? 3 demanda-t-il d'un air svre

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 207
"Qu'est-ce que vous faites-l dans cette pose de chien couchant?" lui demanda M. Verdurin. "J'attendais qu'une des personnes qui surveillent aux vtements puissent prendre mon pardessus et me donner un numro. "Qu'est-ce que vous dites? demanda d'un air svre M. Verdurin: "Qui surveillent aux vtements". Est-ce que vous devenez gteux, on dit "surveiller les vtements" s'il faut vous apprendre le franais comme aux gens qui ont eu une attaque !

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

c'est moi qui te le dis. expression par laquelle elle cherchait d'habitude tayer une assertion ()

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 255
Il parat qu'il [=Charlus] a fait de la prison. Oui, oui, ce sont des personnes trs renseignes qui me l'ont dit. Je sais, du reste, par quelqu'un qui demeure dans sa rue, qu'on n'a pas ide des bandits qu'il fait venir chez lui. Et comme Brichot qui allait souvent chez le baron protestait, Mme Verdurin, s'animant, s'cria : Mais je vous en rponds ! c'est moi qui vous le dis , expression par laquelle elle cherchait d'habitude tayer une assertion jete un peu au hasard.

avec glose de l'acte de parole, droite :

qu'est-ce que tu dis ? 3 protestait-elle

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 241
Vous savez ce que c'est Mlle de Forcheville, c'est tout simplement Mlle Swann. Et le tmoin de son mariage, le "baron" de Charlus, comme il se fait appeler, c'est ce vieux qui entretenait dj la mre autrefois au vu et au su de Swann qui y trouvait son intrt. Mais qu'est-ce que vous dites ? protestait ma mre, Swann, d'abord, tait extrmement riche. Il faut croire qu'il ne l'tait pas tant que a pour avoir besoin de l'argent des autres.



direct

monologue, ajout gauche :

je suis comme a je suis direct.

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
Solange : Et puis je dois t'avouer, tu me fais un peu peur. C'est vrai, t'as l'air... Tu as l'air trop paum. Moi, j'ai besoin de quelqu'un qui me rassure. Yannick : Attends, je ne suis pas si paum que a, hein ? Solange : Ben c'est l'impression qu'on a, en te voyant. Yannick : Bah merde, alors... Solange : coute. Je m'excuse, je t'ai dit : je suis comme a, j'suis directe.



discuter

monologue, ajout droite :

il n'y a pas discuter. 1 c'est comme a

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Tu as vu quoi ? Flicie : Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me lier avec quelqu'un que je n'aime pas la folie. Pour toi, a, c'est des mots, mais pour moi, c'est pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas discuter, c'est comme a.

je ne discute pas. 1 tu sais a mieux que moi

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Le musicien : Vous vous souvenez ? J'ai jou a New York avec Kubelik. Maxime. : Ah non, Matre, excusez-moi... a, vous l'avez jou avec le Philarmonique de Vienne, je suis formel... Le musicien : Ah, je ne discute pas... Vous savez a mieux que moi !

ne commence pas discuter. c'est oui ou non ?

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
[Tlphone.] Florence : Monsieur Messinger m'a charge de vous rencontrer afin que nous en parlions. On dne ensemble, demain soir ? Forster : Vous m'invitez dner ? Vous croyez qu'on peut se voir sans s'triper ? Florence : D'accord pour demainsoir ? Chez moi ? Passez me prendre la galerie vingt heures. Forster : Chez vous ? Florence : Oh, ne commencez pas discuter. C'est oui ou non ? Forster : Oui.



disposition

monologue, ajout gauche :

si tu as besoin de moi je suis ta disposition.

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
L'ACTRICE : Si vous avez besoin de moi, je suis votre disposition. VICTOR : C'est donc promis, nous nous reverrons. Je vous appelle !



distrait

monologue, ajout gauche :

excuse-moi je suis tellement distrait.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
VALENTIN. Marion ! MARION. Monsieur ? VALENTIN. Valentin... MARION. Oh, Valentin, excusez-moi, je suis tellement distraite, c'est stupide ! VALENTIN. Non, non, non, je vous en prie, ne vous excusez pas. Je sais que j'ai pris ce qu'on appelle un terrible coup de vieux.



divaguer

monologue, ajout droite :

tu divagues compltement. a ve va pas du tout

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Oui, on s'est vus l-bas en face, samedi ! La Oui, alors tu divagues compltement, hein ! a ne va pas du tout ! Tu ne vas pas me faire croire que tu as vu Alexandre samedi ici !



doigt

monologue, ajout gauche :

fais attention ce que tu fais t'as quoi dans les doigts, l ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
[Dmnagement, dans l'escalier.] Mais je tourne... Donne-moi-le ... Aie ! mais fais attention c'que tu fais merde ! T'as quoi dans les doigts, l ? Aide-le Pascal, aide-le... Voil... Mais putain !



dominer

monologue, ajout droite :

domine-toi prends sur toi

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre : Tu n'es pas dans ton assiette, je le comprends trs bien, mais je ne suis pas responsable, moi, alors domine-toi, s'il te plat !, prends sur toi, un peu !



dommage

monologue, ajout gauche :

c'est malheureux tout de mme c'est bien dommage.

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Juliette : C'est malheureux tout de mme, c'est bien dommage, c'tait un si bon roi.

monologue, ajout droite :

c'est dommage. pour une fois qu'[on se voit] !

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Excusez-moi, je dois partir. Blanche Dj ? Alexandre Oui, j'ai beaucoup de travail [] La C'est dommage, pour une fois qu'on se voit !



donner

monologue, ajout gauche :

a va comme a j'ai dj donn.

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
A. Monsieur, c'est pour la qute, la lutte contre le cancer. L. Ah non, a va comme a, j'ai dj donn.

ils sont tous comme a on leur donne la main, ils veulent tout le bras.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 19
Quand j'ai commenc rclamer ma mre, Madame Rosa [=qui m'a recueilli] m'a trait de petit prtentieux et que tous les Arabes taient comme a, on leur donne la main, ils veulent tout le bras.

c'est trs joli, mais qu'est-ce que a va donner ?

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fr20
(119)(PR36)Fr20 : mais:... mon petit-fils qu'est-ce que/ seize ans il a seize ans EF(Fr20) : ouais (120)(PR37)Fr20 : qu'est-ce qu'il va faire plus tard? il voudrait bien la banque aussi il est trs: soigneux trs: mticuleux/ trs ordonn/ il aimerait a mais/ vous savez avec le sicle des robots des: "hein? je sais pas ce que a va donner EF(Fr20) : ouais ouais (121)(PR38)Fr20 : c'est trs joli mais qu'est-ce que a va donner? EF(Fr20) : mm (122)(PR39)Fr20 : l'homme a: travaill son propre malheur je trouve.



dormir

monologue, ajout gauche :

tu vas pas bientt la fermer? on ne peut pas roupiller alors !

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Voix d'homme. Tu vas pas bientt la fermer ! On peut pas roupiller alors !



doute

monologue, ajout droite :

aucun doute possible aucune hsitation

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 29
H. 2 : Et ils demandent rompre. Ils ne veulent plus se revoir de leur vie... quelle honte... H. 1 : Oui, aucun doute possible, aucune hsitation: dbouts tous les deux.



douter (se)

monologue, ajout gauche :

cela devait arriver je m'en doutais.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 102
Comment a-t-il pu disparatre ? Il n'est pas l. L non plus, ici non plus, il n'est plus l. Comme la maison est vide. Comme le vide est grand. Cela devait arriver un jour, bien sr, je m'en doutais.

je le pensais. je m'en doutais.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 123
Jean : Vous saviez que j'allais venir ? Frre Tarabas : Nous le pensions, nous nous en doutions. C'est la maison o l'on vient d'habitude. La preuve : vous tes l.

je le pressentais je m'en doutais.

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 167
H. 1 : Un seul tmoignage suffit pour prouver et c'est celui de qui ? De Balzac ! rien de moins ! Balzac, s'il tait ici (Rire de joie.) Bien sr C'est a, tout simplement d'ailleurs, je le pressentais, je m'en doutais, cet individu s'est glissici parmi nous sans droit, il n'est pas des ntres, c'est un imposteur.

bien sr on s'en doute.

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 29
[Zazie, petite fille :] Moi c'est pas pour la retraite que je veux tre institutrice. Non bien sr, dit Gabriel, on s'en doute.

monologue, ajout droite :

j'aurais d m'en douter. j'aurais d me mfier

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 47
H 2 : Mais si, vous comprenez trs bien, fine mouche que vous tes... Pour cette question d'ducation, quand j'ai cd, aprs avoir cout vos arguments, c'tait pour le moins aussi grave F : Aussi grave que quoi ? H 2 : Aussi grave que tout l'heure, lorsque vous m'avez repouss... quand je vous suppliais... F : Ah c'est ca de nouveau. J'aurais d m'en douter. J'aurais d me mfier. Il commence toujours ainsi... de trs loin, trs en douceur, pour en venir ses fins... pour vous mener parle bout du nez...



dramatique

monologue, ajout droite :

a n'a rien de dramatique. ne tinquite pas

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
LAURENCE ( un parent dlve). Asseyez-vous. Voil, je voulais vous voir pour vous parler un peu de Jean. Mais a n'a rien de dramatique, ne vous inquitez pas.



droit 2

dialogue, ajout droite :

tu n'as pas le droit. tu crois ?

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Mre Franois [=son fils] est mort avec sa barbe. Il [=le rasoir] va resservir ! Dr Germain Vous n'avez pas le droit de faire a ! Mre Vous croyez ? Dr Germain Non, srement pas ! Mre Eh bien, je le ferai sans droit !

monologue, ajout gauche :

comme tu veux c'est ton droit.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : D'abord, qu'est-ce que vous fichez l ? Montrez-moi vos papiers ! BRENGER : Mais oui, comme vous voulez, Monsieur l'Agent C'est votre droit ! LE DEUXIEME AGENT : Allez, plus vite que a. Je n'ai gure de temps perdre !

j'aime pas [l'ail] j'ai le droit.

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Magali : Tout l'Estaque va sentir l'ail ds qu'on va ouvrir la bouche... Caroline : Et alors ? Tu prfres l'odeur de la menthe ? Jeannette : Elle prfre les odeurs plus raffines. Magali : Pourquoi tu dis a ? J'aime pas l'ail, j'ai le droit.

si on vaut [travailler] on a le droit

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
LE SURVEILLANT, Voil un nouveau !... MANU. Dites donc, chef, on est dj quatre ici. LE SURVEILLANT. Eh bien !... maintenant, vous voil cinq. MONSEIGNEUR. Et puis on attend du travail. On a command des cartons pour faire des botes. a va prendre beaucoup de place. LE SURVEILLANT. Y a rien qui vous oblige. Vous tes en prvention. Vous allez travailler parce que vous le voulez bien. MANU. a vous dplat qu'on travaille ? LE SURVEILLANT. Vous foutez pas de moi, hein ! MANU. Nous, si on veut travailler, on l'a le droit !

c'est interdit tu n'as pas le droit.

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
MATHIAS : Qu'est-ce qu'ils font, ceux l ? FERNAND : Ils ramassent des champignons. MATHIAS : C'est interdit ici, ils n'ont pas le droit. Viens, on va leur faire peur.

monologue, ajout droite :

j'en ai bien le droit. je suis chez moi

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 154
Brenger : Ne plaisantez plus, voyons. Jean : Laissez-moi souffler. J'en ai bien le droit. Je suis chez moi.

tu n'as pas le droit. c'est ignoble ce que tu fais !

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Contrle de la milice. Ils ont pris un Juif. Un enfant les a injuris] Plusieurs voix. Allez-vous en... Vous n'avez pas le droit... C'est ignoble ce que vous faites...



drle 1

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce qui te prend ? tu trouves a drle ?

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Bagarre] Mme Quentin. Julien, tu es compltement fou ! Ton beau costume... Nous aurons l'air de quoi au restaurant ! (Bonnet et Julien se regardent. Ils commencent par sourire, puis rient franchement.) Qu'est-ce qui vous prend ? Vous trouvez a drle?

monologue, ajout droite :

c'est pas drle quoi merde ! t'as pas encore compris ?

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 132
[] par une habitude rapidement prise, [Zazie] saisit travers l'toffe du pantalon un bout de chair de cuisse de l'oncle entre ses ongles et lui imprime un mouvement hlicodal. Merde la fin, gueula Gabriel, c'est pas drle, quoi, merde ce petit jeu-l, t'as pas encore compris ?

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

elle est pas drle, ton astuce. dit [Charles] qui commence s'nerver

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 94
Et qu'est-ce qu'il faisait des bombes, votre costaud ? Il les recevait dans ses bras pour qu'elles clatent pas ? Elle est pas drle votre astuce, dit Charles qui commence s'nerver.



drle 2

monologue, ajout droite :

c'est tout de mme drle. 2 comment tu expliques ?

1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 82
Tu as la peau de pluie comme les femmes de l'Asie [elle est Blanche]. Tu as aussi la finesse des poignets, et aussi des chevilles, comme elles, c'est drle quand mme, comment tu expliques



drlerie

monologue, ajout droite :

ah, c'est d'une drlerie... mais je ris ! je ris !

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
[La voiture ne dmarre pas. ] VINCENT : Qu'est-ce qui se passe ?... J'l'ai faite rviser il y a... (il soulve le capot) Oh !... Alors l, c'est la plaisanterie fine, hein ! Trs fine !... Jamais faite !... Dbrancher le delco !... Tiens, je veux mme pas savoir qui c'est, tiens ! Ah, c'est d'une drlerie... mais je ris !... je ris !



durer

monologue, ajout gauche :

j'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! a ne peut plus durer comme a !

1949 Manges, film de Yves Allgret
J'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! a peut pas durer comme a !

monologue, ajout droite :

a ne peut plus durer. c'est pas possible

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Qu'est-ce que tu fais, alors ? PIERRE : Rien. VINCENT : Comment a rien ? PIERRE : Je veux dire... j'attends de faire quelque chose qui... qui serve quelque chose. Pas travailler pour travailler . JEAN : Oui, mais pour vivre, t'es bien oblig. PIERRE : Eh ouais... l, pour vivre, je travaille dans une bote, ... mais je fais rien . a ne peut pas durer, c'est pas possible, a va sauter quelque part.

la farce a assez dur. on a t patient, trs patient

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 145
SIMONE : Cette fois, mes amis, je vous tire ma rvrence. YVONNE : Je trouve aussi que la farce a assez dur. On a t patient. Trs patient



carter (se)

monologue, ajout droite :

on s'carte on s'gare

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 39
F : Oh a alors, c'est vrai... Je me demande pourquoi... Qu'est-ce que a peut vous faire, ce que je pense ? Vous avez votre ide. Moi j'ai la mienne. On n'a pas le droit ? H.2 : Si, si. Le droit. Tous les droits. Vous avez le droit de l'avoir. Vouspouvez la conserver. La rpandre... (un lger temps) parmi ceux comme vous. F : Ceux comme moi ? Que voulez-vous dire? (Se tourne vers la salle.) Vous l'entendez ? Ceux comme vous... C'est qu'on est quelques-uns, n'est-ce pas?... Qu'est-ce qu'on a de particulier?... H. 2 : Mais rien. Je vous en prie, laissez a... On s'carte..., on s'gare... Ecoutez, ma chre amie... Non, ce n'est pas une formule : vous tes une amie, une vraie.



chapper

dialogue, ajout gauche :

tu t'en es tir bon compte je l'ai chapp belle !

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXNADRE : J'ai dj connu une fille qui a tu un type. Mais elle s'est suicide aprs. Elle a fait un trs joli coup. Ils sont alls l'htel. Ils ont fait l'amour. Elle a attendu qu'il s'endorme. Et elle lui a tir une balle dans le cur. Aprs, elle s'en est tire une dans la bouche. [] Rtrospectivement j'ai eu peur, parce que quelque temps avant, elle tait avec moi. L'ami : Tu t'en es tir bon compte. ALEXANDRE : Oui je l'ai chapp belle.



chelle

monologue, ajout gauche :

c'est parfait il n'y a qu' tirer l'chelle.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
ALAIN : Le premier jour o je suis arriv l'atelier, quand j'ai vu tous ces gars en bleu de travail, pleins de cambouis, le dos tourn devant leur machine... et puis le boucan de la presse, je me suis dit: Putain! Mais c'est l'enfer! [] Et puisde l'autre ct il y avait ton pre, il me voyait faire, il voyait que je ne m'en sortais pas... Et il est venu m'aider... Je vais te dire, de temps en temps, sans faire exprs, a m'arrive encore de le regarder. Bien sr, pas pour les mmes raisons, parce que le taf maintenant je le fais les yeux ferms, mais plutt pour voir qu'il y trouve son compte. Et de le voir tenir comme il tient, moi a m'aide tenir. FRANK : C'est parfait. Donc toi, tu tiens grce lui, lui il tient grce un autre ! etc. Il n'y a plus qu' tirer l'chelle, et dire merci patron !



couter

dialogue, ajout gauche :

il faut que je te parle srieusement je t'coute. 2

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
GRARD : coute Marie, il faut que je te parle srieusement... MARIE : Je t'coute. GRARD : Ton banquier m'a fait savoir que tu avais un dcouvert important et que tu ne pouvais avoir accs au compte de Jean... MARIE : Ah bon, il t'a dit a ?GRARD : Oui.

j'ai quelques questions vous poser je vous coute

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. Vous tes trs forte. Seulement voil, j'ai moi aussi quelques questions vous poser. PIERRETTE. Je vous coute. SUZON. Vous nous avez dit n'tre jamais venue ici, n'est-ce pas? PIERRETTE. Oui.

monsieur [Hire] je vous coute

1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
(Au caf.) Monsieur Sauvage. Monsieur Hire Monsieur Hire (se retournant vers lui, courtois). Monsieur ? Monsieur Sauvage (intimid). Monsieur Hire Monsieur Hire (ironique). Je vous coute, Monsieur, tout le monde vous coute. Attention, le comptoir est mouill, vous risquez de tacher votre manche.

puis-je vous parler un instant ? je vous coute

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Alibert : Monsieur le Marchal, puis-je vous parler un instant ? Ptain : Je vous coute.

je voudrais vous poser une question vas-y, j'coute. 2

1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 422, 1993]
Annie : Rvrend, s'il vous plait... J'voudrais vous poser une question. Jocko : Bon, vas-y, j'coute.

j'avais un truc te demander vas-y, je t'coute. 2

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Basile : O t'tais, tu travailles pas aujourd'hui ? Tu veux pas me parler ? C'est bte, j'avais un truc te demander C'tait un truc sur le nain Ccile : Ben vas-y, je t'coute !

dialogue, ajout droite :

des oreilles ennemies nous coutent. je n'ai rien cacher

1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Marcelle. Eh ben moi, je vous dis que c'est un poulet, ce type-l. Les flics, je les reconnais cent mtres. Il cherche l'assassin. Il le cherche partout : dans le tiroir, dans la corbeille papier, jusque dans I'encrier ! Et savez-vous ce qui s'passe pendant ce temps-l ? Pendant que le poulet cherche son client sous la commode ou dans le porte-parapluie les assassins ils vont au foot ! Le client ( voix basse). Des oreilles ennemies nous coutent. Marcelle. Oh, mais j'ai rien cacher, moi ! Et puis si on m'coutait, hein

on nous coute ! je n'ai rien cacher

1935 La kermesse hroque, film de Jacques Feyder [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 27, 1963]
(Le bourgmestre vient de promettre sa fille au boucher, sans en avoir parl sa femme, Cornlia.) CORNELIA. D'o vous vient ce penchant soudain pour ce tueur de veaux ? Est-ce qu'une fille est une marchandise qu'on ngocie ? Et ne tenez-vous pour riende la faire pleurer ? LE BOURGMESTRE. Un caprice de fillette ! CORNLIA. Et ne devriez-vous pas au moins me consulter, au lieu d'en faire votre guise ? LE BOURGMESTRE. On voit que vous tes Francaise, vous avez la parole facile ! CORNLIA. Vous ne pouvez pas en dire autant ! LE BOURGMESTRE. On nous coute ! CORNLIA. Je nai rien cacher, moi !

monologue, ajout gauche :

asseyez-vous je vous voute

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
[Consultation mdicale] Dr Germain Asseyez-vous, Madame. Je vous coute.

monologue, ajout droite :

ne l'coute pas. c'est une mauvaise langue

1990 La campagne de Cicron, film de Jacques Davila [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 403, 1991]
Hermance : Qu'est-ce que tu racontes ? Charles-Henry : Ta carrire ! Hermance : Ne l'coutez pas. C'est une mauvaise langue !

ne l'coute pas. il ne pense pas ce qu'il dit

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
MONIQUE : Quand on fait des btards, on les cache. Elle sort de la pice en claquant la porte. LA FEMME DU PRE : Ne l'coutez pas, elle pense pas ce qu'elle dit. LE PRE : Elle est folle, cette fille.

tu m'coutes ? je te demande [o tu vas] !

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Yvette [en visite, son fils] : Basile ! Pourquoi t'es parti ? O tu vas avec ta carriole ? Tu pourrais me rpondre, si tu crois que c'est facile ! Je travaille, moi tu sais, je vais bientt l'avoir l'appartement, y aura plus de problme, je te reprendrai avec moi t'entends ce que je te dis ? C'est pas la peine que je me crve prendre un appartement si t'as pas envie de venir ! Basile, Tu m'coutes ? Je te demande o tu vas !

tu m'coutes ? tu pourrais me rpondre !

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
VALRIE : Laurent ! (Pas de rponse.) VALRIE : Laurent ! (Laurent compte sur ses doigts les appels de Valrie.) VALRIE : Laurent ! Tu m'coutes ? VALRIE : Laurent ! Tu pourrais me rpondre !



gal

monologue, ajout gauche :

crois ce que tu veux a m'est bien gal.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur est injustement souponn de meurtre et de vol.) MONSIEUR. Croyez ce que vous voulez, a m'est bien gal. Voil.

je m'en balance a m'est gal.

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lgion] Le militaire: Votre nom ? Gilieth: Benot. Le militaire: C'est un nom que les franais donnent souvent. a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement ? Gilieth: Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, a m'est gal.

j'sais pas a m'est gal.

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Institutrice: O est ton livre ? Elve: J'sais pas, a m'est gal ! Institutrice: Ah a t'est gal ! Eh bien dans ce cas, tu vas aller passer l'heure de grammaire dans le couloir Allez !

qu'est-ce que tu veux que a me fasse ? cela m'est bien gal.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 461
[] je suis bien certaine qu'Albertine ne voudra pas vous voir, si elle vient seule [dormir] l'htel. Ce ne serait pas protocolaire" ajouta-t-elle en usant d'un adjectif qu'elle aimait beaucooup, depuis peu, dans le sens "ce qui se fait". "Je vous dis cela parce que je connais les ides d'Albertine. Moi, qu'est-ce que vous voulez que a me fasse, que vous la voyiez ou non ? Cela m'est bien gal."

monologue, ajout droite :

a m'est gal. au point o j'en suis

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
Prosper. Eh dis donc, j'veux faire quelque chose pour toi. Michel (bougonnant). Oh ! oh !... Prosper. J'ai des relations, si je retrouve le billet [gagnant], on partage le million ? Michel. Oh, oh, on partage. Non, non, on partage pas. Prosper. Oh ! ben cherche-le ton billet. Si c'est a les copains, alors... Michel. D'abord, pourquoi dis-tu a ? Prosper (mystrieux). Oh ! une ide, un pressentiment. Michel. Ah ! Prosper. Oui. Michel. Oh, moi, a m'est gal, au point o j'en suis.Prosper. Alors c'est entendu ? Quel que soit le moyen, si c'est moi qui te rapporte le billet, on partage le million. Michel (sans enthousiasme). Eh ben, c'est entendu.



galement

avec glose de l'expression, gauche :

une abrviation qu'ils se figurent bien porte intelligente et moderne en ce qu'elle vite de perdre en de vaines formules un temps prcieux : galement.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 116
En partant d'eux, je ne serais jamais arriv ce nez en colimaon; mais en partant de ce nez qui n'avait pas l'air de s'en inquiter, faisait cavalier seul et "fantaisie", j'allais dans une toute autre direction que l'uvre de Bergotte, j'aboutirais, semblait-il quelque mentalit d'ingnieur press, de la sorte de ceux qui quand on les salue croient comme il faut de dire: "Merci et vous" avant qu'on leur ait demand de leurs nouvelles et si on leur dclare qu'on a t enchant de faire leur connaissance, rpondent par une abrviation qu'ils se figurent bien porte, intelligente et moderne en ce qu'elle vite de perdre en de vaines formules un temps prcieux : galement.



garer (se)

monologue, ajout gauche :

on s'carte on s'gare

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 39
F : Oh a alors, c'est vrai... Je me demande pourquoi... Qu'est-ce que a peut vous faire, ce que je pense ? Vous avez votre ide. Moi j'ai la mienne. On n'a pas le droit ? H.2 : Si, si. Le droit. Tous les droits. Vous avez le droit de l'avoir. Vouspouvez la conserver. La rpandre... (un lger temps) parmi ceux comme vous. F : Ceux comme moi ? Que voulez-vous dire? (Se tourne vers la salle.) Vous l'entendez ? Ceux comme vous... C'est qu'on est quelques-uns, n'est-ce pas?... Qu'est-ce qu'on a de particulier?... H. 2 : Mais rien. Je vous en prie, laissez a... On s'carte..., on s'gare... Ecoutez, ma chre amie... Non, ce n'est pas une formule : vous tes une amie, une vraie.

on s'carte on s'gare

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 39
F : Oh a alors, c'est vrai... Je me demande pourquoi... Qu'est-ce que a peut vous faire, ce que je pense ? Vous avez votre ide. Moi j'ai la mienne. On n'a pas le droit ? H.2 : Si, si. Le droit. Tous les droits. Vous avez le droit de l'avoir. Vouspouvez la conserver. La rpandre... (un lger temps) parmi ceux comme vous. F : Ceux comme moi ? Que voulez-vous dire? (Se tourne vers la salle.) Vous l'entendez ? Ceux comme vous... C'est qu'on est quelques-uns, n'est-ce pas?... Qu'est-ce qu'on a de particulier?... H. 2 : Mais rien. Je vous en prie, laissez a... On s'carte..., on s'gare... Ecoutez, ma chre amie... Non, ce n'est pas une formule : vous tes une amie, une vraie.



embter

monologue, ajout droite :

arrte de m'embter avec a ! tu peux le laisser un peu tranquille

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LA MRE : Arrte de l'embter avec le travail. Tu peux le laisser un peu tranquille. Il a le droit de se dtendre, tout de mme. Il a travaill toute la journe.

tu m'embtes. laisse-moi tranquille

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
MRE : Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es l... (s'nervant). Tu vas me rpondre ? (elle essaie d'ouvrir). Eric, a suffit maintenant... ouvre ! ERIC : Fichez-moi la paix ! MRE : Je m'en irai pas avant que tu aies ouvert. ERIC : Vous m'embtez !... Laissez-moi tranquille !



emmener

monologue, ajout gauche :

il est fou on devrait l'emmener !

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 242
C'est bien rendu, hein ? demanda M. Verdurin Saniette. Je crains seulement, rpondit celui-ci en bgayant, que la virtuosit mme de Morel n'offusque un peu le sentiment gnral de l'uvre. Offusquer, qu'est-ce que vous voulez dire ? hurla M. Verdurin tandis que des invits s'empressaient, prts, comme des lions, dvorer l'homme terrass. Oh ! je ne vise pas seulement lui. Mais il ne sait plus ce qu'il dit. Viser quoi ? Il faudrait que j'entende encore une fois pour porter un jugement la rigueur. la rigueur ! Il est fou ! dit M. Verdurin se prenant la tte dans les mains. On devrait 'emmener.



emmerder

monologue, ajout droite :

a m'emmerde ! 3 tu ne te rends pas compte

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Arrtez, vous allez enfoncer mon tampax. a y est. Ah merde. Il va encore falloir que j'aille voir un gyncologue. Que je lui dise avec une petite voix douce : Je ne sais pas ce qui est arriv, j'ai perdu mon tampax. Ah a m'emmerde !Vous ne vous rendez pas compte. Il peut me sortir par les narines.



motion

monologue, ajout droite :

c'est l'motion. c'est rien, a va passer

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
[M. Geoffroy clate en sanglots.] MME GEOFFROY : C'est l'motion, c'est rien, a va passer.



empcher

monologue, ajout gauche :

a y est ! c'est reparti ! il ne peut pas s'en empcher.

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
Le pre, vlo, torse nu, en maillot de bain, une pelle sur l'paule, s'arrte entre les jeunes filles et la mre. LA MRE : a y est ! C'est reparti ! Il peut pas s'en empcher, a fait partie de son numro de charme.

c'est plus fort que moi je ne peux pas m'en empcher.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 161
[] c'est plus fort que moi, vous savez, ces femmes de fonctionnaires, je ne peux pas m'empcher de leur tirer la langue. Et ma nice Albertine est comme moi.

excusez-moi, cest nerveux je ne peux pas m'en empcher.

1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 159
Le rire du frre an devient un rire faux, cinglant. Il dit, il crie : Excusez-moi, c'est nerveux. Je ne peux pas m'empcher

je me dis "merde pourquoi j'ai fait a ?" et je ne peux pas m'en empcher.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(335)(MA29)Fj12 : je vois j'ai un copain qui vient souvent trs souvent me voir dans l'anne que j'adore hein EF(Fj12) : oui? (336)(MA30)Fj12 : bon quand il me voit nerve il ne me dit "rien. il me demande mme pas si a va pas. il a intrt hein parce qu'il me l'a demand au dbut: je me rendais compte qu'aprs je lui faisais mal/ parce que je sais qu'il m'aimait beaucoup. je lui faisais mal je me dis {merde pourquoi j'ai fait a?} et je ne peux pas m'en empcher.

je sais que c'est mal, mais je ne peux pas m'en empcher.

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Thrsa : Je te rends malheureux, non ? Je sais que c'est mal, mais je ne peux pas m'en empcher.

sois gentil qu'est-ce qui t'empche de [faire a] ?

1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
MARIE : Sois gentil, qu'est-ce qui t'empche ? Si tu bandais pas, encore, je comprendrais... en fait, tu as dcid d'arrter de faire l'amour, juste quand moi... (brusque accs de larmes)... fais attention, je vais avoir envie de m'assassiner !



empoisonner

monologue, ajout droite :

tu vas t'empoisonner l'existence. tu vas gcher ta vie

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
[Barny veut se convertir] Lon Morin : Vous allez vous empoisonner l'existence, vous allez gcher votre vie. Barny : Oui, c'est vrai. Vous, vous dites cela pour m'prouver, c'est vident.



enchanter

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

cela m'enchante. rpondait son amie avec un sourire clin en filant les sons sur un ton mlodieux ()

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 277
C'tait encore l'occasion pour nous d'couter Mme de Villeparisis. "Nous abusons de vous, disait ma grand-mre. Mais comment, je suis ravie, cela m'enchante", rpondait son amie avec un sourire clin, en filant les sons, sur un ton mlodieux []

je serais enchant. dit-elle avec satisfaction

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 163
Odette, le prince d'Agrigente qui est avec moi dans mon cabinet demande s'il pourrait venir vous prsenter ses hommages. Que dois-je aller lui rpondre ? Mais que je serais enchante , disait Odette avec satisfaction []



encore

dialogue, ajout gauche :

je voudrais vous dire un mot qu'est-ce qu'il y a encore ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 88
La duchesse avait quitt Froberville ; il se rapprocha : Je voudrais vous dire un dernier mot. Un peu agace : Qu'est-ce qu'il y a encore ? lui dit-elle avec hauteur.

monsieur ? quoi encore ?

1935 La kermesse hroque, film de Jacques Feyder [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 27, 1963]
PREMIER COMMIS. Monsieur ? LE BOUCHER, agac. Quoi encore ? PREMIER COMMIS. Madame n'a pas de monnaie. LE BOUCHER. Elle paiera une autre fois.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

qu'est-ce qu'il y a encore ? lui dit-elle avec hauteur

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 88
La duchesse avait quitt Froberville ; il se rapprocha : Je voudrais vous dire un dernier mot. Un peu agace : Qu'est-ce qu'il y a encore ? lui dit-elle avec hauteur.



endormir (se)

monologue, ajout gauche :

remue, bon sang tu t'endors !

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
VOIX 52 bis : Remue, bon sang, tu t'endors !



endroit

monologue, ajout gauche :

je ne suis pas un petit oiseau je ne peux pas tre plusieurs endroits la fois.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 498
Aussi celle-ci [=la dame d'honneur, en retard] courait-elle vite en emportant les illets, mais, pour garder son air l'aise et mutin, elle jeta en passant devant moi : La princesse trouve que je suis en retard, elle voudrait que nous fussions partieset avoir les illets tout de mme. Dame ! je ne suis pas un petit oiseau, je ne peux pas tre plusieurs endroits la fois.



nergie

monologue, ajout droite :

un peu d'nergie ! un peu de volont

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 68
L'ARCHITECTE, donnant une grosse tape sur I'paule de Brenger : Vous tes trop impressionnable, je vous l'ai dj dit. Il faut s'y faire. Allez, allez, un peu d'nergie, un peu de volont ! (II lui donne une nouvelle grosse tape sur l'paule. Brenger manque de degringoler avec sa chaise.) Vous avez l'air bien portant, quoi que vous en disiez, et malgr votre mine dconfite ! Vous tes sain d'esprit et de corps !



nervement

monologue, ajout gauche :

calme-toi ne t'nerve pas.

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Ccilia : Eh ben dornavant, on pourra plus se voir tous les jours, mais... seulement deux fois par semaine. Martin : Ah bon, mais pourquoi ? Ccilia : Calme-toi, ne t'nerve pas. Martin : Je suis calme, je suis pas nerv.



nerver

monologue, ajout gauche :

allez, laisse-moi tu m'nerves.

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Jeanne ( son fils, couch). Richard ? Qu'est-ce que tu fais dans le noir, cette heure-l, t'es pas en train de travailler ? Richard : Je me sentais pas bien. Jeanne. Qu'est-ce que c'est cette histoire encore ? Richard : C'est pas une histoire,je me sentais pas bien pour de vrai. Jeanne. Ben, t'es malade ? Richard : Mais non, je suis pas malade. Jeanne. Mais qu'est-ce que t'as alors ? Richard : C'est psychologique peut-tre, je sais pas. Jeanne. Ben dis donc, ce train-l c'est pasdemain matin que tu seras informaticien, si t'as des problmes psychologiques en plus. Richard (il soupire). Allez laisse-moi, tu m'nerves.

va-t-en tu m'nerves.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(140)(AN52)Fj12 : c'est [=les animaux] c'est des tres vivants/ c'est: des choses intelligentes. je sais pas/ c'est doux c'est c'est calme a a besoin de tendresse/ on peut pas refuser/ moi je ne peux pas refuser. un chien qui vient vers moi/ un chatqui vient vers moi/ qui/ qui se frotte contre moi/ je ne peux pas refuser de le caresser/ je ne peux pas dire {va-t-en tu m'nerves!} mme si je suis super-nerve/

monologue, ajout droite :

tu m'nerves. fiche-moi la paix

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
(Joseph [] tente de retenir une jeune fille trs maquille, d'allure assez vulgaire, portant de hauts talons rouges. Elle semble de trs mauvaise humeur. Elle s'carte.) La fille. Tu m'nerves. C'est fou ce que tu m'nerves. Fiche-moi la paix...



enfant

monologue, ajout gauche :

tu n'as pas honte ? il n'y a plus d'enfants.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 102
LE POLICIER, Choubert [adulte] : Des sottises, au lieu d'avaler ! A table, on ne parle pas ! Voyez-vous ce morveux ! Tu n'as pas honte ! Il n'y a plus d'enfants ! Ravale tout ! Vite !

monologue, ajout droite :

c'est un enfant. il ne sait pas ce qu'il dit

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Contrle de la milice] Franois (entre ses dents). Collabos ! Mme Quentin (nerve). Tais-toi Franois ! Milicien. C'est toi qui a dis a ? Mme Quentin. C'est un enfant. Il ne sait pas ce qu'il dit.



ennui 2

monologue, ajout droite :

a ne t'attirera que des ennuis. il ne faut pas jouer avec le feu

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 92
Les Cottard et la duchesse de Vendme, est-ce que vous ne trouvez pas que cela sera drle ? demanda Swann. Je crois que a marchera trs mal et que a ne vous attirera que des ennuis, il ne faut pas jouer avec le feu, rpondit Mme Bontemps, furieuse.



ennuyer

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce qui te prend ? tu m'ennuies.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 150
Brenger : Votre peau Jean : Qu'est-ce qu'elle peut vous faire ma peau ? Est-ce que je m'occupe de votre peau ? Brenger : On dirait oui, on dirait qu'elle change de couleur vue d'il. Elle verdit. Elle durcit aussi. Jean : Ne me ttez pas comme a. Qu'est-ce qu'il vous prend ? Vous m'ennuyez.

monologue, ajout droite :

a m'ennuie. 1 j'en ai assez

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 50
Juliette : Et puis, et puis, je lave la vaisselle de la veille. Des assiettes pleines de gras qui colle. Et puis, j'ai la cuisine faire. Le Roi : Quelle joie ! Juliette : Au contraire. a m'ennuie. J'en ai assez.

je ne t'ennuie pas ? tu as peut-tre faire ?

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 352
[Swann dans une maison de rendez-vous.] Comme nous avons une belle conversation, pour un endroit de ce genre ! Je ne t'ennuie pas ? Tu as peut-tre faire ? Non, j'ai tout mon temps. Si vous m'auriez ennuye je vous l'aurez dit.



entendre 1

monologue, ajout gauche :

ecoutez vous tes extraordinaire a t'entendre, on dirait que [p].

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Lola : Oui, dans un quart d'heure il faudra que je commence t'oublier. Esprons que ce ne sera pas trop long. M. de : Ah, ah ! Ecoutez, vous tes extraordinaire ! A vous entendre, on dirait que c'est moi qui vous quitte.

tu peux rpter ? j'ai mal entendu.

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Tenancire : Les biberons, au lieu de glander... Paltoquet : Je finis mon chapitre. Tenancire : Tu peux rpter ? J'ai mal entendu. Paltoquet (fermant son livre) : Voil, chef, c'est fini.

ta gueule, toi, on n'entend que toi ! 1

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Serge (au chien): Oh ta gueule, toi, on n'entend que toi ici

chut ! taisez-vous, on n'entend rien !

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Arlette. Ben Thomas, souffle, si c'est trop chaud, ta soupe ! C'est pas trop chaud, a va ? (Une voiture dmarre. Bernard tend loreille.) Ecoute, Thomas, quest-ce que tu as fait ? Bernard (agac). Chut ! Taisez-vous, on n'entend rien !

[isez] moins fort, je vous prie, on n'entends que vous

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 108
Dudard : Lisez moins fort, je vous prie. On n'entend que vous, vous m'empchez de fixer mon attention sur mon travail.

que je dbarrasse le plancher et qu'elle n'entende plus parler de moi

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 209
Me comporter de la sorte avec une femme. Avec elle ! Allez, a suffit, que je dbarrasse le plancher et qu'elle n'entende surtout plus parler de moi.

veux-tu te taire si N t'entendait

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 300
Je croyais , dit l'universitaire en jetant autour de lui ce qui lui restait de regard et en souriant de ses lvres minces, que si vous vous tiez attard Graincourt, c'est que vous aviez rencontr quelque pripatticienne. Voulez-vous vous taire? si ma femme vous entendait ! dit le professeur. La femme mo, il est jalouse.

tu ne t'en sortiras pas comme a tu entendras parler de moi !

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON, qui met Frank la porte : Allez sauve-toi ! Sinon c'est les flics qui vont te virer ! FRANK : Mais oui je m'en vais ! Vous ne vous en sortirez pas comme a de toute faon ! Vous entendrez parler de moi !

pourquoi tu ne dis rien ? tu m'entends ? 1

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Maman, j'en ai assez, il faut que nous partions d'ici, je ne supporte plus de me faire humilier... Maman, tu m'entends ? pourquoi tu ne dis rien ?

qu'est-ce que tu as ? tu m'entends ? 1

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Louise a un malaise] Nounou : Qu'est-ce que tu as ? Tu m'entends ? Tu m'entends ? Qu'est-ce que tu as ? Au secours ! Au secours ! Elle meurt ! Elle meurt ! Elle meurt !

c'est moi qui commande tu m'entends ? 5

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 138
Le professeur, il appelle la bonne : Marie ! Marie ! Elle ne vient pas. Marie ! Marie !. Voyons, Marie. (Il ouvre la porte.) Marie ! (il sort.) Le professeur, voix criarde, dehors : Marie ! Qu'est-ce que a veut dire ? Pourquoi ne venez-vouspas ! Quand je vous demande de venir, il faut venir. (Il rentre, suivi de Marie.) C'est moi qui commande, vous m'entendez.

tu es sourd ou quoi ? tu n'as pas entendu ma question ?

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Institutrice: D. 1685 ? Eh bien, D., tu m'entends ? [] Mais enfin, D. tu es sourd ou quoi ? Tu n'as pas entendu ma question ?

on t'a prvenu tu n'as rien voulu entendre.

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Dubois : C'est la vrit, Gauthier, vous n'auriez pas d faire a... Maurice (trs sec) : On t'a prvenu... Tu n'as rien voulu entendre. C'est dur de t'accabler, mais... ce malheur, tu es all le chercher!...

monologue, ajout droite :

on va t'entendre. crie pas comme a !

1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 388, 1989]
Franois : Pourquoi t'es pas venue au lyce ce matin ?... Et ne me dis pas que t'tais malade ! Mathilde : Crie pas comme a, on va t'entendre. Franois : Eh bien on m'entendra !

tu entends ? 1 qu'est-ce que j'ai dit ?

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 135
Le professeur : La chose la plus. comment dirais-je ? la plus paradoxale. oui. c'est le mot. la chose la plus paradoxale, c'est qu'un tas de gens qui manquent compltement d'instruction parlent ces diffrentes langues. vous entendez ? Qu'est-ce que j'ai dit ? L'lve : . parlent ces diffrentes langues ! Qu'est-ce que j'ai dit ?

tu l'entends ? il est fou

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
MAMY. Oh mais tuez-moi, tuez-moi ! GABY. Tais-toi, maman, a suffit maintenant ! AUGUSTINE, hystrique. Tu l'entends, Gaby, elle est folle. J'ai passe ma vie auprs d'une folle, dont je me suis occupe, que j'ai caresse, embrasse ! C'est une folle !

avec glose de l'acte de parole, gauche :

murmura-t-elle en l'invitant parler plus bas il pourrait nous entendre.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 470
"Mais Madame, s'cria-t-elle, Monserfeuil n'a aucune espce de crdit ni de pouvoir avec le nouveau gouvernement. Ce serait un coup d'pe dans l'eau." "Je crois qu'il pourrait nous entendre, murmura la princesse en invitant la duchesse parler plus bas." "Que Votre Altesse ne craigne rien, il est sourd comme un pot," dit sans baisser la voix la duchesse que le gnral entendit parfaitement.



entendre 3

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas ce que je voulais dire je m'entends.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 199
Dudard : Que vous a-t-il expliqu ? Brenger : [Il] a expliqu que les rhinocros asiatiques taient africains, et que les rhinocros africains taient asiatiques. Dudard : Je saisis difficilement. Brenger : Non, non. Il nous a dmontr le contraire, c'est--dire que les africains taient asiatiques et que les asiatiques je m'entends. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Enfin, vous vous dbrouillerez avec lui.



entendre 6

monologue, ajout gauche :

bon ! bien ! soit ! c'est entendu. 2

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Je pars aprs-demain pour Evian... Eh bien, ds que... [je serai revenu ] Romaine : Oh et bien alors, demain ? Marcel : Quoi ? Romaine : Oui, je choisis demain. Marcel : Ah ! non. Romaine : Ainsi, quand vous faites une promesse solennelle ?... Marcel : Mais je pars ! Romaine : M'avez-vous dit qu'en vous prvenant la veille Marcel : Bon !... bien !... soit !... C'est entendu.

d'accord c'est entendu. 2

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
ROGER ( ses beaux-parents) : Bon, vous voulez qu'on se remette ensemble [votre fille et moi] ? (Sans enthousiasme.) D'accord, c'est entendu. (A Nathalie.) Allez, on s'en va. Viens, on rentre la maison.

oui oui oui entendu. 2

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Thrse : Oui, a serait peut-tre mieux que j'aille lui en parler moi-mme. Noblet (jovial) : Eh bien, quand vous voudrez ! Thrse : Eh bien, si a ne vous drange pas, eh bien j'irais ds demain Villeneuve. Noblet : Oui, oui, oui, entendu !

tu veux ou tu veux pas ? il faudrait s'entendre. 1

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 194
Alors, dit Turandot d'une voix non moins ferme, je vous dclare unis par les liens du mariage. Amen, dit Gridoux. C'est idiot, dit Madeleine furieuse, c'est une blague idiote. Pourquoi ? demanda Turandot. Tu veux ou tu veux pas ? Faudrait s'entendre.

monologue, ajout droite :

c'est entendu. 2 j'en fais mon affaire

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 117
Je ne sais si vous tes en termes assez intimes avec votre tante : ne pourriez-vous, en me faisant assez habilement valoir ses yeux pour qu'elle ne refuse pas, lui demander de me laisser aller voir le tableau [d'Elstir, chez elle] sans vous, puisque vous ne serez pas l ? C'est entendu, je rponds pour elle, j'en fais mon affaire.

c'est entendu. Et aprs ? 1 et aprs ?

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 179
Ce que nous faisons ensemble, cette vieille toque et moi, est passablement dgotant, c'est entendu. Et aprs ? Les choses tant ce qu'elles sont, il n'y a pas ergoter. La fte continue !

entendu c'est entendu

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 342
Il m'appelera demain au tlphone. L'argent. Le travail. La note. Que doit-il rpondre si son ami veut me voir ? Entendu. C'est entendu. J'irai.

entendu. 2 pas de problme

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ce qui serait intressant pour la runion cadres de lundi c'est que tu me prpares une petite note de synthse de faon ce que je puisse prsenter un premier bilan. FRANK : Entendu. Pas de problme.



envie 1

monologue, ajout gauche :

merci je n'ai pas envie que [p]. 2

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 296
[Les Verdurin projettent de faire une rente Saniette] Avec nos revenus, il me semble qu'amortir dix mille francs pendant trois ans ce n'est pas impossible. Soit, seulement, l'ennui c'est que a se saura, a obligera le faire pour d'autres. Tu peux croire que j'y ai pens. Je ne le ferai qu' la condition expresse que personne ne le sache. Merci, je n'ai pas envie que nous soyons obligs de devenir les bienfaiteurs du genre humain. Pas de philanthropie !

monologue, ajout droite :

j'ai envie, c'est tout. trs simple

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Delphine : Et pourquoi tu veux que je passe quelques jours avec toi ? Jacques : Parce que j'ai envie, c'est tout. Trs simple. Laisse-toi aller. Mais viens ! Sympa... Tu ne veux pas ? Allez, dis-moi oui...

j'ai pas envie. 1 c'est tout

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Ccilia : Pourquoi tu voudrais qu'on se marie ? Tout va si bien comme a. Martin : Mais si je te permets de voir Momo [=autre amant], si rien ne change, si au contraire, au lieu d'tre pauvre, tu deviens riche, pourquoi tu refuses ? Quelle raison tuas de refuser ? Ccilia : J'ai pas envie de me marier, c'est tout.



erreur

monologue, ajout gauche :

tu dois te tromper je suis sr qu'il y a erreur. 2

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
1er infirmier: On vient le chercher pour l'emmener la clinique. Il est malade. 2e infirmier: Ouais, il est trs malade. Paul: Il n'est pas malade du tout. Vous devez vous tromper. [] Je suis sr qu'il y a erreur.



essayer

monologue, ajout gauche :

on peut parler a ne cote rien.

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
GLORIA : Je te revois quand, alors ?... Non, parce que tu es parti sans qu'on parle, alors moi, mets-toi ma place, ne serait-ce que vis--vis de Victor... Enfin, on peut parler, a ne cote rien...

monologue, ajout droite :

on peut toujours essayer. on verra l'usage

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Non, mais on est contents quand mme que tu sois l. Enfin, moi je suis content ! Faut demander. Lon, qu'est-ce qu'on en fait de celle-l ? LEON : Je sais pas, moi. On peut toujours essayer, on verra l'usage. CHRIS : Bon, on essaye.

qu'as-tu essay de faire ? qu'est-ce que tu veux prouver ?

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ce soir tout allait bien, qu'avez-vous essay de faire ? Qu'avez-vous voulu prouver ? Vous saviez trs bien ce qui allait se passer.



tat

monologue, ajout gauche :

calme-toi ne te mets pas dans cet tat.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 40
LE VIEUX : Je suis orphelin dans la vie, tu n'es pas ma maman LA VIEILLE : Voyons, calme-toi, ne te mets pas dans cet tat

qu'est-ce que tu as ? pourquoi tu te mets dans un tel tat ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Alors la caille, t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dj pas mal. LA MRE : Dgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PRE : Qu'est-ce qui se passe ? a va pas la tte ? LA MRE : Dgage, je t'ai dit de ne pas approcher. LE PRE : Mais qu'est-ce que t'as ? Pourquoi tu te mets dans un tel tat ?



tonnant

monologue, ajout gauche :

a a lors c'est tonnant.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 134
BRENGER : Tiens, des cartes de visites [dans la serviette d'douard]. DOUARD : Oui. Des cartes de visite. En effet, c'est tonnant a alors ! BRENGER : Ce doit tre son nom. DOUARD : Le nom de qui ? BRENGER : Le nom du criminel, voyons,le nom du criminel.



tonner

monologue, ajout droite :

pourquoi prends-tu cet air tonn ? tu le savais bien

1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 16
M. Smith : Tiens c'est crit que Bobby Watson est mort. Mme Smith : Mon Dieu, le pauvre, quand est-ce qu'il est mort ? M. Smith : Pourquoi prends-tu cet air tonn ? Tu le savais bien. Il est mort il y a deux ans.



tre

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce que c'est ? 2 c'est moi

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
(On frappe la porte.) LYSSENHOP. Qu'est-ce que c'est ? DANNY. C'est moi, papa. LYSSENHOP. Entre !

monologue, ajout gauche :

non mais attends qu'est-ce que c'est que a ? 5

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON, Frank : Allez ! Tu t'en vas ! MADAME ARNOUX : Non mais attendez... Qu'est-ce que c'est que a ?! LE PATRON : Il le sait trs bien. Il est foutu la porte ! S'il ne part pas tout seul, c'est moi qui vais le foutre dehors !

que veux-tu [sn], c'est [sn].

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 322
Mais que voulez-vous, l'histoire est l'histoire, nous n'y pouvons rien et il ne dpend pas de nous de la refaire.

tu te trompes compltement tu n'y es pas.

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Elles sont trs pauvres ? HELENE. Elles ont pass sans transition de l'opulence la gne, ou presque. Et elles y trouvent le bonheur. Elles m'tonnent. JEAN. Je les admire. Croyez-vous que je puisse essayer de les voir, de les distraire ? HELENE. Vous n'y pensez pas. Vous vous trompez compltement sur le genre de cette petite, mais compltement. Vous n'y tes pas du tout ! C'est le type de la jeune personne inaccessible. On ne l'approche pas. On ne la tente pas. On n'arrive rien.

monologue, ajout droite :

a y est. 2 c'est reparti

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
Le pre, vlo, torse nu, en maillot de bain, une pelle sur l'paule, s'arrte entre les jeunes filles et la mre. LA MRE : a y est ! C'est reparti ! Il peut pas s'en empcher, a fait partie de son numro de charme.

c'est pas du travail, a mon vieux. c'est du sabotage

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp : Fallait l'voir quand il est descendu chez ce pauvre fourreur. Grand-Pre, il coupait les renards argents au rasoir ! (...) Un vrai sacandale ! (...) C'est pas du travail, a mon vieux, c'est du sabotage, tiens, tu m'fais mal !

qu'est-ce que c'est ? 1 qu'est-ce qui se passe ?

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Invectives entre cochers aprs un accrochage] Donati : Mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ?

qu'est-ce que c'est ? 1 y a le feu ?

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
A: Patron !! B: Oh ! il m'a fait peur. L: Qu'est-ce que c'est ? Y a le feu ?

qu'est-ce que c'est ? 5 qu'est-ce que a veut dire ?

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (matre-nageur, apprend plonger). On va pouvoir y aller. Allons, allons... (Il la pousse lgrement mais elle rsiste. Au moment de plonger, elle crie, effraye, en se raccrochant au cou d'Eric qui ne semble pas troubl par son comportement.) Quoi ? Qu'est-ce que c'est ! (Il la repousse gentiment.) Qu'est-ce que a veut dire a, hein ?

qu'est-ce qu'il branle ? il s'est fait moine ?

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 301
Tu as vu Wierne ces temps-ci, qu'est-ce qu'il branle, quoi, il s'est fait moine, on le ne voit plus []

si ce n'est que a il fallait le dire

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 46
DANY [secrtaire], l'architecte : Je suis dcide partir, Monsieur, j'ai besoin de vacances. Je suis fatigue. L'ARCHITECTE, mielleux. : Si ce n'est que cela, il fallait le dire. On peut s'arranger. Voulez-vous trois jours de permission ?

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

quoi ? qu'est-ce que c'est ? 2 dit-il schement

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 464
[] Il [=Bloch] ne lui manquerait plus que de demeurer Paris, rue du Temple ! M. de Charlus [] me posait en ralit une question deux fins, dont la principale tait de savoir l'adresse de Bloch. En effet, fit remarquer Brichot, la rue du Temple s'appelait rue de la Chevalerie-du-Temple. Et ce propos, me permettez-vous une remarque, baron ? Quoi ? Qu'est-ce que c'est ? dit schement M. de Charlus, que cette observation empchait d'avoir son renseignement. Non, rien, rpondit Brichot intimid. C'tait propos de l'tymologie de Balbec qu'on m'avait demande. []



videmment

dialogue, ajout gauche :

en tes-vous sr ? videmment. 2

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 122
BRENGER : Comment ? Tout le monde est au courant ? DOUARD : Puisque je vous le dis. Vous voyez, moi-mme je le sais. La chose est sue, assimile, catalogue. Mme les enfants des coles savent BRENGER : Mme les enfants des coles ? En tes-vous sr ? DOUARD : videmment.



vidence

monologue, ajout droite :

pourquoi t'obstines-tu nier l'vidence ? tu sais bien que [p]

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Rene : Pourquoi t'obstines-tu nier l'vidence ? Tu sais bien que c'est moi qui ai tir. La preuve: je m'suis rate. J'ai toujours t si maladroite.



exact

dialogue, ajout gauche :

n'est-ce pas ? c'est exact.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 205
Brnger : Dudard vient de me le dire, l'instant. N'est-ce pas, Dudard ? Dudard : C'est exact.

monologue, ajout droite :

c'est exact. oui

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY. Tu as dit que tu avais entendu maman se lever... AUGUSTINE. Oui. C'est exact.



exagrer

dialogue, ajout droite :

tu exagres. 1 mais non, je n'exagre pas du tout !

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC. On a attir cette vieilIe gloire dans un traquenard !. Et on a tout simplement gorg ce vieillard ! FRANOISE (un peu outre). Oh ! tu exagres tout ! ASTRUC. Mais non, je n'exagre pas du tout. Je ne suis pas marseillais, moi. J'ai de bonnes raisons d'tre clairvoyant. Le rle que tu as fait arranger pour Irne est excellent. Il aura un trs gros succs de comique, mais Galubert est cuit. Il n'a plus qu' aller planter ses choux.

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas vrai tu exagres. 1

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 17
Le mdecin : Il tombe de la neige au ple Nord du soleil. La Voie lacte a l'air de s'agglutiner. La comte est puise de fatigue, elle a vieilli, elle s'entoure de sa queue, s'enroule sur elle-mme comme un chien moribond. Marie : Ce n'est pas vrai, vous exagrez. Si, si, vous exagrez.

monologue, ajout droite :

n'exagre pas. tu n'en es pas l !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
( l'hpital psychiatrique.] Pre : En tous cas, tu as meilleure mine que la dernire fois qu'on s'est vus. Martine : Ouais. Pre : Tu devais avoir besoin d'un petit peu de repos. Martine : Y a... y a dj eu des... antcdents dans la famille ?Pre : Qu'est-ce que tu veux dire ? Martine : Je sais pas... des gens un peu... [fous]. Pre : N'exagre pas, t'en es pas l !

tu exagres. 1 tu ne terends pas compte

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 135
Jean : Une plaine morose, une plaine grise, une plaine boueuse, une plaine sans fin, ou des sentiers menant nulle part, des sentiers menant nulle part ; et puis la brume s'est tendue Frre Tarabas : Vous exagrez. Vous ne vous rendez pas compte. Un de ces sentiers vous a bien men nous.



exclure

monologue, ajout gauche :

c'est bien possible ce n'est pas exclu.

1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 25
M. Martin : Mon Dieu, comme c'est curieux ! peut-tre bien alors, Madame, que je vous ai vue dans le train ? Mme Martin : C'est bien possible, ce n'est pas exclu, c'est plausible et, aprs tout, pourquoi pas ! Mais je n'en ai aucun souvenir, Monsieur !



excuser

dialogue, ajout droite :

excuse-moi. 1 mais vous plaisantez mon cher

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Donati : Excusez-moi de ne pas tre venu dj vous rendre visite Monsieur de : Mais vous plaisantez, mon cher !

monologue, ajout droite :

excuse-moi, mais 6 c'est la premire fois que je vois quelqu'un [faire a]

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Cela dit, excuse-moi, mais c'est la premire fois que je vois quelqu'un fumer en faisant la cuisine.

je voulais te demander de m'excuser. je suis vraiment dsol

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne: Je suis contente de te voir. Enfin, je voulais te demander de m'excuser pour samedi. Je suis vraiment dsole. Je suis dans une humeur pouvantable. [] Blanche: Je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu as fait ?

tu m'excuses. je reviens tout de suite

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Attendez, vous m'excusez, je reviens tout de suite.

tu m'excuses. j'y vais

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Bon, tu m'excuses, j'y vais.

tu m'excuses. un instant

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 49
(On entend sonner.) LA VIEILLE, au Vieux : Quelqu'un. Va vite. LE VIEUX, la Dame : Vous m'excusez, madame ! Un instant !



excuser (se)

dialogue, ajout gauche :

fais des excuses ! je n'ai pas m'excuser.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Le critique Daxiat a sali Marion Steiner. Dispute avec Bernard Granger.) BERNARD : Faites des excuses ! DAXIAT : Je n'ai pas d'excuses faire, j'ai fait mon mtier !

je m'excuse ne t'excuse pas.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 15
BRENGER : Etes-vous bien pay ? Je m'excuse, je suis peut-tre indiscret. L'ARCHITECTE : Ne vous excusez pas, je vous en prie Je suis pay moyennement, comme prvu au budget.

excuse-moi tu n'as pas t'excuser.

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
(Franois, tudiant, travaille sa table. Pomme croque une pomme en faisant le moins de bruit possible.) Franois. Tu peux la manger normalement, ta pomme ! Pomme. Excuse-moi. Franois. T'as pas texcuser ! Quand je travaille, j'entends tout(Pomme se gratte le nez et pose sa pomme.) Franois. Mais non, mange-la, coute !

monologue, ajout gauche :

je suis navr je m'excuse.

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 68
Le mdecin : Excusez-moi, Majest je dois partir. Je suis bien oblig. Je suis navr, je m'excuse.

monologue, ajout droite :

je m'en excuse. je suis navr

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 138
BRENGER : Vous avez l [elles taient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le criminel]. Nous pouvons le faire arrter. Vous en rendez-vous compte ? DOUARD, balbutiant : Je ne savais pas je ne savais pas BRENGER : Vous auriez pu pargner tant de vies humaines ! DOUARD, mme jeu : Oui Je m'en aperois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BRENGER : C'est une ngligence condamnable. DOUARD : C'est vrai, jem'en excuse, je suis navr.

je m'excuse. tu m'excuseras

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 90
Le professeur : Je ne sais comment m'excuser de vous avoir fait attendre. Je finissais justement. n'est-ce pas, de. Je m'excuse. Vous m'excuserez. L'lve : Il ne faut pas, Monsieur. Il n'y a aucun mal, Monsieur.



excuse

dialogue, ajout droite :

fais des excuses ! je n'ai pas d'excuses faire

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Le critique Daxiat a sali Marion Steiner. Dispute avec Bernard Granger.) BERNARD : Faites des excuses ! DAXIAT : Je n'ai pas d'excuses faire, j'ai fait mon mtier !



exemple

dialogue, ajout droite :

un exemple ! je n'ai que l'embarras du choix

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 19
H. 2 : Le Bonheur. Oui. Les Bonheurs. Et quels bonheurs ! les plus apprcis. Les mieux cots. Les bonheurs que tous les pauvres bougres contemplent, le nez coll aux vitrines. H. 1 : Un exemple, s'il te plat. H. 2 : Oh je n'ai que l'embarras duchoix... Tiens, si tu en veux un, en voici un des mieux russis...

monologue, ajout droite :

ah ! non, a, par exemple ! 2 je crois que tu te fiches de moi

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 122
"- H bien! me dit la Duchesse, en dehors de vos bals, est-ce que je ne peux vous tre d'aucune utilit? Avez-vous trouv un salon o vous aimeriez que je vous prsente?" Je lui rpondis que je craignais que le seul qui me fit envie ne fut trop peu lgant pour elle. "- Qui est-ce?" demanda-t-elle d'une voix menaante et rauque sans presque ouvrir la bouche. "- La baronne Putbus". Cette fois-ci elle feignit une vritable colre. "- Ah! non, a, par exemple, je crois que vous vous fichez de moi. Je nesais mme pas par quel hasard je sais le nom de ce chameau. Mais c'est la lie de la socit. []"

tiens ! par exemple ! 2 qu'est-ce qui nous vaut le plaisir ?

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
ARMAND [patron du bar] : Tiens !... par exemple. Qu'est-ce qui nous vaut le plaisir ? SILIEN : J'avais soif.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle feignit une vritable colre ah ! non, a, par exemple ! 2

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 122
"- H bien! me dit la Duchesse, en dehors de vos bals, est-ce que je ne peux vous tre d'aucune utilit? Avez-vous trouv un salon o vous aimeriez que je vous prsente?" Je lui rpondis que je craignais que le seul qui me fit envie ne fut trop peu lgant pour elle. "- Qui est-ce?" demanda-t-elle d'une voix menaante et rauque sans presque ouvrir la bouche. "- La baronne Putbus". Cette fois-ci elle feignit une vritable colre. "- Ah! non, a, par exemple, je crois que vous vous fichez de moi. Je nesais mme pas par quel hasard je sais le nom de ce chameau. Mais c'est la lie de la socit. []"



explication

monologue, ajout gauche :

vas-y j'attends tes explications.

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Tu t'es bien pay ma figure Eh bien vas-y, j'attends tes explications.



expliquer

dialogue, ajout gauche :

je voudrais t'expliquer il n'y a rien expliquer. 2

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Marion a surpris Nadine et Arlette sembrassant.) ARLETTE. Marion, je voudrais t'expliquer. MARION. Il n'y a rien expliquer. ARLETTE. Mais je voudrais pas que tu me juges. MARION. Mais je ne te juge pas. Simplement, je prfrerais que tu arranges tes affaires de cur en dehors du thtre.

laisse-moi t'expliquer il n'y a rien expliquer. 2

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
Vanda (charmeuse). Bonsoir Michel. Michel. Alors maintenant vous travaillez pour Prosper, vous ? Vanda. Oh mais non ! Michel. Oui, flicitations, c'est joli ! Vanda. Ah mais non. Michel. Ah mais non, mais si, mais si. Vanda. Ah mais non, laissez-moi vous expliquer. Michel. Ah mais il n'y a rien m'expliquer, j'ai compris.

comment tu expliques ? je ne m'explique pas.

1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 82
Tu as la peau de pluie comme les femmes de l'Asie [elle est Blanche]. Tu as aussi la finesse des poignets, et aussi des chevilles, comme elles, c'est drle quand mme, comment tu expliques Elle dit : J'explique pas.

qu'est-ce qui se passe ? je t'expliquerai.

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Je peux venir te voir demain matin ? Voix de Francis. J'ai cours 8 heures. Jean-Paul : Avant. Voix de Francis : Qu'est-ce qui se passe ? Jean-Paul : Je t'expliquerai... je t'embrasse. demain.

dialogue, ajout droite :

je voudrais t'expliquer. il n'y a rien expliquer

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Marion a surpris Nadine et Arlette sembrassant.) ARLETTE. Marion, je voudrais t'expliquer. MARION. Il n'y a rien expliquer. ARLETTE. Mais je voudrais pas que tu me juges. MARION. Mais je ne te juge pas. Simplement, je prfrerais que tu arranges tes affaires de cur en dehors du thtre.

monologue, ajout gauche :

c'est drle quand mme comment expliques-tu a ? 2

1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 82
Tu as la peau de pluie comme les femmes de l'Asie [elle est Blanche]. Tu as aussi la finesse des poignets, et aussi des chevilles, comme elles, c'est drle quand mme, comment tu expliques

monologue, ajout droite :

explique-toi. que veux-tu dire ?

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 138
La bonne : Ne vous mettez pas dans cet tat, Monsieur, gare la fin ! a vous mnera loin, a vous mnera loin, tout a. Le professeur : Je saurai m'arrter temps. La bonne : On le dit toujours. Je voudrais bien voir a. L'lve : J'ai mal aux dents. La bonne : Vous voyez, a commence, c'est le symptme ! Le professeur : Quel symptme ? Expliquez-vous ? Que voulez-vous dire ?

tout s'explique. il fallait le dire plus tt

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
VALRIE : Je me demande ce qui m'a plu en lui. MARTINE : Son physique... L'amour, tu sais !... VALRIE : Eh hien non, justement. Physiquement, il ne me dit rien. MARTINE : Ah ! bon... Tout s'explique ! Fallait le dire plus tt



exprs

monologue, ajout gauche :

c'est pas grave, a va il a pas fait exprs

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
A l'cole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GARON: T'es con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune garon est terre, visiblement trs en colre. Blandine lui tend la main. BLANDINE : C'est pas grave, a va, il a pas fait exprs. Le garon se laisse aider... Une fois debout, se sentant humili, il regarde Paul, post prs de l. LE GARON: Connard ! Btard !

laisse donc il le fait exprs.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Quelle heure est-il donc ? TISANE. 9 h I'Empereur devrait tre au lit depuis longtemps. EMPEREUR. Et vous ? TISANE. Vous attendez votre arrire-petit-fils ? EMPEREUR. Quel arrire-petit-fils ? MES SOUS . Mais laisse donc, il fait exprs.

toi aussi a t'arrive je ne l'ai pas fait exprs.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 102
VOIX DE LA CONCIERGE : Ne claquez pas la porte comme a. VOIX D'UNE FEMME, dans I'entre : vous aussi, a vous arrive de la claquer. Je n'ai pas fait exprs.

je suis dsdol je ne l'ai vraiment pas fait exprs.

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Je suis dsol, Monsieur Milan, je ne l'ai vraiment pas fait exprs.

monologue, ajout droite :

tu le fais exprs ? tu sais trs bien que j'aime pas a

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
(Jeanne, sa mre, vient lui servir des pinards chauffs dans une casserole. Richard (avec mauvaise humeur). Tu le fais exprs ou quoi, tu le sais trs bien que j'aime pas a. Jeanne (continuant le servir). Allez un petit effort, c'est du fer, c'est bon pour la sant. a donne des forces, t'es tout palot en ce moment.



exprimer (se)

monologue, ajout droite :

je me suis mal exprim. c'est pas ce que je voulais dire

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprim, c'est pas du tout ce que je voulais dire.



extraordinaire

monologue, ajout droite :

tu es extraordinaire ! 2 a vous entendre [p]

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Lola : Oui, dans un quart d'heure il faudra que je commence t'oublier. Esprons que ce ne sera pas trop long. M. de : Ah, ah ! Ecoutez, vous tes extraordinaire ! A vous entendre, on dirait que c'est moi qui vous quitte.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

[elle] lui disait avec admiration : tu es extraordinaire ! 1

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 114
Alors, comme s'il l'avait sortie de la poche de son veston avec sa clef, il nous montrait debout devant nous la petite porte de derrire de notre jardin qui tait venue avec le coin de la rue du Saint-Esprit nous attendre au bout de ces chemins inconnus. Ma mre lui disait avec admiration : Tu es extraordinaire !



fabriquer

monologue, ajout gauche :

tu n'as pas encore fini ? qu'est-ce que tu fabriques ? 2

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
La mre: Vous avez pas encore fini, qu'est-ce que vous fabriquez ? C'est comme a que vous rangez, vous ?

o est-il pass ? qu'est-ce qu'il fabrique ?

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
(De l'autre ct de la rue, Franois donne des indications des soldats allemands, manifestement gars, ct de leur voiture.) Madame Quentin. O est pass Franois ?... Mais qu'est-ce qu'il fabrique ?



fcher

dialogue, ajout droite :

tu es fch ? "fche" ? !

1966 Trois enfants dans le dsordre, film de Lo Joannon
(La fiance) : J'ai cru entendre cet enfant vous appeler Papa ? Ah ? il m'appelait Papa ? Vous auriez pu me prvenir ! Vous tes fche ? "Fche" !

monologue, ajout gauche :

pourquoi tu ne dis rien ? tu es fch ?

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Basile : Pourquoi tu dis rien ? T'es fch ? Bernard : Mais non, je suis pas fch. C'est elle ! Elle m'a mis la honte avec ses farces et attrapes.

monologue, ajout droite :

je t'ai fch. excuse-moi

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
GLORIA : Tu m'teras pas de l'ide qu'un homme qui a ton intelligence et tes capacits, quand mme... Victor aussi, avant, il n'tait pas ce qu'il est et puis il a ragi, et maintenant si je peux te faire entrer dans ses affaires, a signifie pour toiplus d'argent, plus de responsabilits, plus de libert ! Le prt--porter, c'est le prt--porter, mais c'est tout de mme autre chose que de... ALEX [garon dans un restaurant] : Gloria, c'est peut-tre autre chose, mais a ne m'intresse pas. C'esta qu'il faut te dire ? GLORIA : Je suis maladroite, je t'ai fch, excuse-moi.



facile

monologue, ajout gauche :

ce n'est tout de mme pas une raison ce serait vraiment trop facile.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 83
Je vous dirai, me rpondit la duchesse, qui je parlais de ce dsir [de voir Swann], que moi je ne tiens pas excessivement le voir parce qu'il parat [] qu'il voudrait avant de mourir que je fasse la connaissance de sa femme et de sa fille. Mon Dieu,a me fait une peine infinie qu'il soit malade, mais d'abord j'espre que ce n'est pas aussi grave que a. Et puis enfin ce n'est tout de mme pas une raison, parce que ce serait vraiment trop facile.

non, je ne t'excuse pas, c'est trop facile de () [s'excuser]

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
(Antoine descend de son perchoir et marche sur la robe par terre. Il la ramasse maladroitement.) ODETTE : Mais qu'est-ce que vous faites ? Lchez-a immdiatement ! (Prenant la robe.) L, mais laissez-a enfin ! (Elle la pend.) ANTOINE : Excusez-moi, Colette. COLETTE : Non, je ne vous excuse pas ! C'est trop facile de faire n'importe quoi et puis de s'excuser aprs. Vous n'avez pas chang, Antoine !



faon

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu te crois ? en voil des faons !

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Inspecteur: J'vous dis de me montrer vos papiers. Raymonde: Ah mais qu'est-ce qu'y se croit ? En voil des faons ! a n'empche rien, a vient aprs la bagarre et a vous demande vos papiers !

monologue, ajout droite :

je n'aime pas ces faons de rpondre. tu commences m'embter

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Capitaine: C'est srieux [cette inimiti] ? Gilieth: La peau de l'un vaudra la peau de l'autre. Capitaine (ton autoritaire): Je n'aime pas ces faons de rpondre. Vous commencez m'embter avec toutes ces histoires.



faire

dialogue, ajout gauche :

a m'ennuie de te demander a je n'ai rien d'autre faire. 1

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Voil la liste. a te fait deux cent cinquante enveloppes rdiger, maman. a m'ennuie de te demander a. MERE : Oh, mon chri, je n'ai rien d'autre faire ; je m'y mettrais tout de suite aprs mon petit dner.

dialogue, ajout droite :

a ne se fait pas. justement

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Tu veux que je t'embrasse ? ROSE : Mais a ne se fait pas ! JUGE : Justement !

il faut absolument faire quelque chose. 2 tu me dis a

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Marie ( propos de Jrme qui a tent de se suicider): Georges, il faut absolument que tu fasses quelque chose. Georges (impuissant sur le moment): Tu me dis a Marie: Oui, je te dis a

que veux-tu qu'on y fasse ? c'est regrettable

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
DOUARD : C'est regrettable, certes. BRENGER : Trs regrettable ! Extrmement regrettable DOUARD : Que voulez-vous qu'on y fasse ?

monologue, ajout gauche :

a a ass dur a commence bien faire.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
UN GRVISTE : Eh les gars, les discussions a a assez dur. Qu'est-ce qu'on a dit ? On a dit qu'on occupait l'usine ! a commence bien faire !

a va durer longtemps ? a commence bien faire.

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Oh ! Tu vas faire la gueule encore longtemps ? a commence bien faire ! Depuis quelque temps, on dirait une folle.

tu vas me foutre la paix parce que maintenant a commence bien faire.

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
[Chicanes continuelles.] MARC : Tiens, v'l l'hallebardier ! PHILIPPE : Merde !... Tu vas me foutre la paix, parce que, maintenant, a commence bien faire !

ce n'est pas srieux a ne se fait pas.

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
LEON : On peut pas faire une grve de la faim avec plein bouffer sous le nez ! CHRIS : Pourquoi pas ? LEON : Ben, c'est pas srieux... a se fait pas !

c'est trop tard ce qui est fait est fait. 2

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 153
J'ai d'abord cru que cette Juive avait peur de Dieu et elle esprait qu'en se faisant enterrer sans religion, elle allait y chapper. Ce n'tait pas a du tout. Elle n'avait pas peur de Dieu, mais elle disait que c'tait maintenant trop tard, ce qui estf ait est fait et Il n'avait plus venir lui demander pardon.

ne m'en demande pas plus c'est tout ce que je peux faire.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER (au Juge) : Je suis peut-tre un assassin, mais je ne suis pas un menteur. Je vais vous en dire encore un [crime que j'ai commis]. a fera le douzime. Mais, aprs celui-l, ne m'en demandez pas plus. C'est tout ce que je peux faire pour vous.

dpche-toi il faut faire quelque chose ! 2

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE, affole : Bonjour, excusez-moi, j'ai un problme, mon mari a disparu et je... Matre-nageur sauveteur : Calmez-vous, madame... Il est all se baigner ? MARIE : Oui, je crois... [] MNS : Sur cette plage ? MARIE : Non, plus loin sur la plage sauvage. MNS : Vous savez que c'est hors du secteur de surveillance. MARIE : Oui je sais, mais je vous en prie, dpchez-vous, il faut faire quelque chose !

il faut trouver une solution il faut faire quelque chose ! 2

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Pierre. Pour l'instant tout est bloqu sur d'absurdes questions de signatures ... des tas de dcisions qui ne peuvent tre prises. Il faut trouver une solution il faut faire quelque chose.

je suis trs inquiet il faut faire quelque chose ! 2

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
Mme D. Elle [Agns] est trs mal. Elle a eu trois syncopes. Son cur peut flancher d'une minute l'autre. Je suis trs inquite. Il faut faire quelque chose.

qu'est-ce qu'il faut faire ? il faut faire quelque chose ! 2

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Marie prend une bote de cachets que Vronika a apporte. MARIE : Combien il en faut pour dormir ? VRONIKA : Un ou deux. MARIE : Toute la bote, a va ? Elle avale toute la bote, Alexandre bondit. ALEXANDRE : Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? VRONIKA : Rien. Laissez-la. Elle fait ce qu'elle veut. ALEXANDRE : Mais non, il faut faire quelque chose !

ah non a par exemple il ne faut pas nous la faire.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 280
[] et comme Mme de Cambremer disait : Relisez ce que Schopenhauer dit de la musique , elle nous fit remarquer cette phrase en disant avec violence : Relisez est un chef-d'uvre ! Ah ! non, a, par exemple, il ne faut pas nous la faire.

c'est l'impasse je ne sais pas quoi faire. 1

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
JEAN : Et alors, bon..., si tu paies pas [ta traite], il se passera quoi ? VINCENT : Je saute. JEAN : C'est pas possible a,... on saute pas pour une traite. VINCENT : Eh si, c'est possible... la preuve ! Je suis hypothqu... C'est l'impasse, quoi... Je sais pas quoi faire.

mais qu'est-ce que tu as ? je ne t'ai rien fait.

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Il faut que je sache... Tu arrtes de mentir ? Comment tu as eu cet argent ? FRANK : Mais je te l'ai dit, mon chou Je t'ai tout expliqu... cent fois ! JEANNE : Non, tu mens !... [] JEANNE : Je veux savoir. Il faut que je sache ! FRANK: Mais qu'est-ce que tu as ? Je t'ai rien fait !... Mais pourquoi tu t'en prends moi ? JEANNE : Mais j'ai le droit de savoir. Je suis ta femme.

y a quelque chose qui ne va pas ? je t'ai fait quelque chose ?

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
(Marion, emporte par le dsir, tente de dshahiller Richard qui rsiste. lls luttent puis se redressent. Richard rajuste son blouson) Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Rien. Marion : Y'a quelque chose qui va pas ? Je t'ai fait quelque chose ? Richard : Non, c'est moi.

mais tu es compltement fou ! mais qu'est-ce que tu fais ?

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Sous lOccupation.) LUCAS (il est juif). Je vais leur expliquer... Je vais me dclarer, je vais me mettre en rgle ! MARION. Mais tu es compltement fou ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Mais tu ne sortiras pas dici ! Mais qu'est-ce que tu veux ? Aller en camp de concentration, c'est a que tu veux ?

pourquoi ? qu'est-ce que j'ai fait ? 2

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
L'ESCOGRIFFE. Mais j'ai jamais tu personne ! Je suis un artiste ! Je suis musicien ! Je suis troisime violon l'Opra ! L'INSPECTEUR. Qu'est-ce que t'as dit ? L'ESCOGRIFFE. Je vous dis que je suis un simple musicien ! Un petit violoniste compltement insignifiant ! L'INSPECTEUR. Mettez-lui les menottes ! L'ESCOGRIFFE. Mais pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? L'INSPECTEUR. Y aura pas de violoniste dans cette tour !... C'est une tour interdite aux musiciens !...

pourquoi moi ? qu'est-ce que j'ai fait ? 2

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Policier: Vos papiers, s'il vous plat. Pierre: Pourquoi, moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

attends qu'est-ce que tu fais ? 2

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
[La barmaid entreprend Chlo.] Chlo : Attends, qu'est-ce que tu fais ? Barmaid : Attends, c'est pas grave, laisse-toi faire...

attention qu'est-ce que tu fais ? 2

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 72
VOIX : Une supposition que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les aliments. comme on en voit tant, de nos jours. LUI : a va continuer longtemps ? Assez. Je n'en peux plus. Arrtez. ELLE, tout bas : Attention, qu'est-ce que tu fais ? Tais-toi. Il ne faut surtout pas interrompre. Il faut que a se droule. Patience. Tu verras.

a va ? qu'est-ce que tu fais de beau ?

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
[Rencontre.] SERGE : a va ?... (un temps). Qu'est-ce que tu fais de beau ? ERIC (tout en jouant) : T'aurais pu te presser, hein.

attends attends qu'est-ce que tu me fais, l, attends ? 2

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
[Chlo veut embrasser Michel.] Michel : Non, attends, attends, qu'est-ce que tu me fais l, attends ?... Chlo : Ben quoi, j'ai pas la gale, a t'excite pas les filles, un tout petit peu ? Michel : Non.

je m'en fous qu'est-ce que tu veux que a me fasse ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
JEANNE : Qu'est-ce que t'es moche ! T'as vraiment pas de chance ! BLANDINE : J'm'en fous, qu'est-ce que tu veux que a me fasse ?

comme tu voudras que veux-tu que a me fasse ?

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 153
"A propos, dit-il, j'avais une commission vous faire de Mme de Virelef. Elle voulait vous demander de venir lundi l'Opra, mais comme elle a la petite Swann, elle n'osait pas et m'a pri de tter le terrain. Je n'mets aucun avis, je vous transmets tout simplement. Mon Dieu, il me semble que nous pourrions..." ajouta-t-il vasivement, [] Mme de Guermantes acheva d'arranger son voile et choisit une ombrelle. "Mais comme vous voudrez, que voulez-vous que a me fasse, je ne vois aucun inconvnient ce que nous connaissions cette petite. Vous savez bien que je n'ai jamais rien eu contre elle. Simplement je ne voulais pas que nous ayions l'air de recevoir les faux-mnages de nos amis. Voil tout."

advienne que pourra que veux-tu qu'on y fasse ?

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 234
[Tout les autres sont devenus rhinocros.] Brenger : Je t'aime, mon amour. Ne t'en fais pas, a leur passera. Un engouement passager. Daisy : a ne leur passera pas. C'est dfinitif. Brenger : je t'aime, je t'aime follement. Daisy : Advienne que pourra. Que veux-tu qu'on y fasse ? Brenger : Ils sont tous devenus fous.

monologue, ajout droite :

ben alors, qu'est-ce que tu fous ? 3 je te cherche partout

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
(Arrive de Denisold, en retard au rendez-vous) Serge (se levant et explosant): Ben alors qu'est-ce que tu fous ? Je te cherche partout [] T'as oubli que c'est deux heures ?

a commence faire. barre-toi, je t'ai assez vu

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Allez, a commence bien faire les petits meetings dans ma chambre... Barre-toi, je t'ai assez vu. Mais barre-toi, je te dis !

a ne se fait pas. faut pas s'en faire faut pas se fner franchement !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un talage et commence l'plucher.] Femme : Mais a ne se fait pas a madame... faut pas s'en faire... Faut pas se gner... Franchement...

faites donc, faites. ne vous gnez pas

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 31
BRENGER : Quelle odeur suave ! Vous savez, Monsieur l'Architecte, je excusez-moi de vous parler de moi, on peut tout dire un architecte, il comprend tout... L'ARCHlTECTE : Faites donc, faites, ne vous gnez pas.

je n'ai pas que a faire. je travaille moi

1977 La communion solennelle, film de Ren Fret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 186, 1977]
JULIEN 1 : Bon ! On y va. J'ai pas que a faire. Je travaille moi ! Allez, on y va !

je ne t'ai rien fait. mais pourquoi tu t'en prends moi ?

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Il faut que je sache... Tu arrtes de mentir ? Comment tu as eu cet argent ? FRANK : Mais je te l'ai dit, mon chou Je t'ai tout expliqu... cent fois ! JEANNE : Non, tu mens !... [] JEANNE : Je veux savoir. Il faut que je sache ! FRANK: Mais qu'est-ce que tu as ? Je t'ai rien fait !... Mais pourquoi tu t'en prends moi ? JEANNE : Mais j'ai le droit de savoir. Je suis ta femme.

je ne vois pas ce que [Papa] vient foutre l-dedans on ne te parle pas de [Papa]

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : De toute faon je ne vois pas ce que Papa vient foutre l-dedans, on ne te parle pas de Papa, l, on te parle de la dcoration !

je trouve que a commence bien faire. a suffit, maintenant.

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 93
LUI : Eh bien, je me permets mon tour de rappeler tout le monde l'ordre, je me permets d'exprimer comme vous, haute voix, ma petite opinion sur ce qui est en train de se passer. ELLE : Oh, je t'en prie, arrte, je ne pourrai pas le supporter. LUI :Moi je le supporterai trs bien. Je trouve que a commence bien faire. a suffit maintenant, c'est lassant, la fin

mais qu'est-ce que je t'ai fait ? 2 tu n'as rien me reprocher

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Ins : Tu vas pas partir, Pp ! Mais je veux pas ! Mais qu'est-ce que je t'ai fait? T'as rien me reprocher. Pp : Ecoute, Ins, t'es une bonne mme. Je t'ai bien aime, il faut pas m'en vouloir. Tout a c'est de la faute la Casbah.

mais qu'est-ce que tu fous ? 2 tu es dingue !

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Mais qu'est-ce que vous foutez, nom de Dieu ! vous tes dingue !

qu'est-ce que a fait ? 2 cela n'a aucune importance

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 291
[] si malade que ft ma grand-mre, en somme plusieurs personnes auraient pu dire qu' six heures, quand nous revnmes des Champs-lyses, elles l'avaient salue, passant en voiture dcouverte, par un temps superbe. Legrandin, qui se dirigeait vers la place de la Concorde, nous donna un coup de chapeau, en s'arrtant, l'air tonn. Moi qui n'tais pas encore dtach de la vie, je demandai ma grand-mre si elle lui avait rpondu, lui rappelant qu'il tait susceptible. Ma grand-mre, me trouvant sans doute bien lger, leva la main comme pour dire : "Qu'est-ce que cela fait ? Cela n'a aucune importance."

qu'est-ce que a peut me faire ? que me font les autres ?

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 226
Maintenant, tous les soirs, quand il l'avait ramene chez elle, il fallait qu'il entrt et souvent elle ressortait en robe de chambre et le conduisait jusqu' sa voiture l'embrassait aux yeux du cocher, disant: "Qu'est-ce que cela peut me faire, que me font les autres?"

qu'est-ce que j'ai fait ? 3 qu'est-ce qui va arriver maintenant ?

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 144
Le professeur [il vient de tuer l'lve] : Qu'est-ce que j'ai fait ! Qu'est-ce qui va m'arriver maintenant ! Qu'est-ce qui va se passer ! Ah ! l ! l ! Malheur !

qu'est-ce que tu en ferais ? ton ge

1924 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 148
Une femme, qu'est-ce que vous en feriez, votre ge ?

qu'est-ce que tu fais ? 2 a suffit !

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
[Douches au collge] Pre Michel. Ciron, prenez la deuxime douche. (Babinot chahute avec un autre l'arrire.) Babinot, qu'est-ce que vous faites ? Babinot, a suffit !

qu'est-ce que tu veux que a me fasse ! cela m'est bien gal

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 461
[] je suis bien certaine qu'Albertine ne voudra pas vous voir, si elle vient seule [dormir] l'htel. Ce ne serait pas protocolaire" ajouta-t-elle en usant d'un adjectif qu'elle aimait beaucooup, depuis peu, dans le sens "ce qui se fait". "Je vous dis cela parce que je connais les ides d'Albertine. Moi, qu'est-ce que vous voulez que a me fasse, que vous la voyiez ou non ? Cela m'est bien gal."

qu'est-ce qu'on fait ? il faut prendre une dcision

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe : Bon, qu'est-ce qu'on fait ? Non, il faut prendre une dcision, l, je dcommande, je fais quoi ?

qu'est-ce qu'on fait ? qu'est-ce que tu proposes ?

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Jacques : Alors, coutez, les mecs, faudrait savoir ce qu'on veut [] Moi je vous demande : qu'est-ce qu'on fait ? [] Non mais sans dconner, qu'est-ce que vous proposez ?

si tu fais a tu le paieras cher

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 214
Aprs avoir chang un rapide coup d'il, Loulou et Olivier tentrent une vasion. Ils ne purent dpasser la premire cour o on les repris pour les rduire l'immobilit. Le cirage ! rclama Labrousse. Si vous faites a, vous le paierez cher ! dit Loulou. On se vengera il pour il dent pour dent ! affirma Olivier.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle vous dira furieuse aprs lui : mais qu'est-ce qu'il fait ?

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 54
Comment ! vous ne savez pas faire renvoyer quelqu'un qui vous dplat ? Ce n'est pas difficile. Vous n'avez, par exemple, qu' cacher les choses qu'il faut qu'il apporte ; alors, au moment o ses patrons sont presss, l'appellent, il ne trouve rien, il perd la tte ; ma tante vous dira, furieuse aprs lui : Mais qu'est-ce qu'il fait ? Quand il arrivera en retard, tout le monde sera en fureur et il n'aura pas ce qu'il faut.

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

disait selon la belle expression populaire () je ne sais plus ce que je fais.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 81
A ces moments-l [le narrateur est reu par Swann] son matre d'htel m'aurait fait plaisir en me demandant de lui donner ma montre, mon pingle de cravate, mes bottines et de signer un acte qui le reconnaissait pour mon hritier : selon la belle expression populaire dont, comme pour les plus clbres popes, on ne connat pas l'auteur, mais qui comme elles et contrairement la thorie de Wolf en a eu certainement un (un de ces esprits inventifs et modestes ainsi qu'il s'en rencontre chaque anne, lesquels font des trouvailles telles que "mettre un nom sur une figure", mais leur nom eux, ils ne le font pas connatre), je ne savais plus ce que je faisais.

avec glose de l'acte de parole, droite :

qu'est-ce que tu veux que a me fasse ? tait une preuve de colre

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 361
Je sais trs bien qu'Andre m'a crit qu'elle ne viendrait pas, elle m'a mme tlgraphi, [] mais ce n'tait pas ce jour-l, d'ailleurs, quand mme 'aurait t ce jour-l, qu'est-ce que vous voulez que cela me fasse qu'Andre vnt Balbec ou non? Qu'est-ce que vous voulez que cela me fasse tait une preuve de colre, et que cela me fasse quelque chose ; mais pas forcment une preuve qu'Albertine tait revenue uniquement par dsir de voir Andre.

avec glose d'une mimique, gauhe :

une petite grimace du coin de la bouche complte au besoin d'un hochement de tte qui signifiait : qu'est-ce que a peut me faire ?

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 93
[] il avait essay un jour de lire travers l'enveloppe une lettre adresse par Odette Forcheville [] et plutt que d'approfondir la honte qu'il ressentait, il prfrait se livrer une petite grimace du coin de la bouche complte au besoin d'un hochement de tte qui signifiait : "Qu'est-ce que a peut me faire ?".



faire (s'en)

monologue, ajout gauche :

a ne se fait pas faut pas s'en faire ! 2

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un talage et commence l'plucher.] Femme : Mais a ne se fait pas a madame... faut pas s'en faire... Faut pas se gner... Franchement...

tu n'auras pas d'ennuis ne t'en fais pas. 1

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. je l'ai juste emprunte. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un coup de folie de partir avec la voiture. je n'allais pas loin, la preuve,vous m'avez retrouv ici... PACO : Ne vous en faites pas, vous n'aurez pas d'ennuis et bientt vous serez dehors [=sorti de l'hpital]. C'est moi qui regrette de vous avoir mis dans cet tat.

monologue, ajout droite :

faut pas s'en faire ! 2 faut pas se gner franchement !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un talage et commence l'plucher.] Femme : Mais a ne se fait pas a madame... faut pas s'en faire... Faut pas se gner... Franchement...

il ne faut pas s'en faire. 1 on verra bien

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Lna : Ils ont dit : A bientt [=menace]. Charlie : Faut pas s'en faire. On verra bien. Lna : C'est a, faut pas s'en faire. Le revolver, il marche srement avec des bouchons.

ne t'en fais pas a va aller

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre, Henri : T'en fais pas, vahein ! a va aller !

ne t'en fais pas. 1 j'ai l'habitude

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 27
MADELEINE : Attention, ne vous balancez pas [sur la chaise], vous pourriez tomber. LE POLICIER, continuant de se balancer sur sa chaise : Ne vous en faites pas, Madeleine [] j'ai l'habitude.



fait

monologue, ajout droite :

au fait 1 je t'ai pas dit

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
GILBERT : Au fait, je t'ai pas dit. Mon divorce. Suzanne. Rajeunie, aux anges. Elle a vu l'avocat. a y est. ALEX : Et tu me l'as pas dit ! GILBERT : Ben, je te le dis.



falloir

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu veux il faut ce qu'il faut.

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT (le patron). Mais c'est pas une ptaudire ici. Je vous assure moi, que je tiens en mains et j'ouvre l'il. Parce que j'aime mieux passer pour une vache que pour un ballot. D'ailleurs, ils savent bien quavec moi y a rien faire. a mempche pasdՐtre juste, seulement qu'est-ce que vous voulez, hein, faut ce qu'il faut ! L'INSPECTEUR. a doit pas tre drle ici toute la journe.

je te l'avais bien dit il ne fallait pas. 1

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadmicien qui a chou au baccalaurat] : Tu n'aurais pas d te prsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les conscrations, tu n'es jamais satisfait.

c'est gentil il ne fallait pas. 2

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
Didier tend sa mre un petit paquet enrubann. MADAME TEMPLE : C'est gentil, il ne fallait pas, qu'est-ce que c'est ? DIDIER: Attends, je te dbarrasse.

tu es fou il ne fallait pas. 2

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
[Arrive d'invits, dont Clovis. Il tend les deux bouteilles Paul.] PAUL : Oh l, tu es fou... il fallait pas...

monologue, ajout droite :

il ne faut pas. 3 il n'y a aucun mal

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 90
Le professeur : Je ne sais comment m'excuser de vous avoir fait attendre. Je finissais justement. n'est-ce pas, de Je m'excuse. Vous m'excuserez. L'lve : Il ne faut pas, Monsieur. Il n'y a aucun mal, Monsieur.

mais fallait pas. 2 tu as fait des folies

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 88
Ils passent les drages, j'en prends une, j'en prends deux. Merci beaucoup. C'est succulent. mais fallait pas. Faites des folies. On sait ce que c'est. Que tout est cher. Les yeux de la tte.

qu'est-ce qu'il te faut de plus ? 2 qu'est-ce qui ne va pas ?

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 99
LUI : Les Dubuit? Eh bien, quoi? Qu'est-ce qu'il y a? Il y a quelque chose qui recouvre tout a. Tout. Regarde. Tu vois ? a se nomme l'antipathie. ['Lui' ironise sur le mot que vient de proposer H.2] H. 2: Et alors, qu'est-ce qu'il vous fallait de plus? Qu'est-ce qui n'allait pas ? ELLE : Alors on avait beau se le rpter aucun effet.



fantaisie

monologue, ajout droite :

s'il te prenait fantaisie de [] tu trouverais qui parler

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 351
Je n'ai pas mettre mon petit grain de sel, mais vous voyez, je me tords de toutes les avanies qu'elle vous prodigue. Je rigole comme un bossu, donc j'approuve, moi le mari. Aussi, s'il vous prenait fantaisie de vous rebiffer, vous trouveriez qui parler, mon petit monsieur. []



fatiguer (se)

monologue, ajout gauche :

a va, va ne te fatigue pas. 1

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Franck : On va te dposer vite fait parce qu'prs, nous, on va faire un billard. Ccile : Non mais je peux rentrer pied ausi hein ! Franck : Mais non, c'est sur la route Ccile : a va, va Te fatigue pas, je suis assez grande pour rentrer toute seule.

monologue, ajout droite :

ne te fatigue pas. 1 je suis assez grand pour [rentrer] tout seul

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Franck : On va te dposer vite fait parce qu'prs, nous, on va faire un billard. Ccile : Non mais je peux rentrer pied ausi hein ! Franck : Mais non, c'est sur la route Ccile : a va, va Te fatigue pas, je suis assez grande pour rentrer toute seule.



faute

monologue, ajout gauche :

je ne peux pas tre partout la fois ce n'est pas de ma faute.

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ? BRUNO : C'est pas ma faute, a a cass quand je suis all mettre l'eau dans lesaubergines derrire la maison; je peux pas tre partout la fois.

j'aurais d faire attention c'est de ma faute.

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
[La cabane est en feu.] LUCIE : C'est les enfants qui ont fait brler des branches... C'est ma faute, j'aurais d faire attention.

monologue, ajout droite :

qui la faute ? j'aime mieux n'y pas penser

1928 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 312
Je rpte ce que j'ai dit : n'est-il pas imbcile de discuter je ne dis pas disputer comme tu obliges le faire par tes folies, alors que les choses agrables seraient tellement plus simples et plus agrables ? Je le rpte galement : A qui la faute ? J'aime mieux n'y pas penser. La colre me reprend.

c'est de ma faute. je prends tous les torts sur moi

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
[Sylvain et Pierre se disputent.] Henri: Bon, bon, bon ! a suffit ! a suffit ! a suffit ! J'ai dit qu'on se rconciliait, on se rconcilie. C'est ma faute, je prends tous les torts sur moi, d'accord ? C'est une affaire finie, on n'en parle plus.

tout est de ma faute. 1 je n'aurais pas d [te dfier]

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
Fanfan [condamn la pendaison] : Ah, non ! Ne pleure pas. Je n'ai pas t condamn te voir pleurer, moi. Allons, souris. Veux-tu me sourire ! Adeline : Tout est de ma faute. Je n'aurais pas d te dfier. Pourquoi m'as-tu coute, Fanfan ?

monologue, avec geste, mimique gauche :

il avait l'air de s'excuser et de dire ce n'est pas de ma faute.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 60
Le pauvre petit Vaugoubert, le fils de l'ambassadeur, a t sept fois bless avant d'tre tu et chaque fois qu'il revenait d'une expdition sans avoir cop, il avait l'air de s'excuser et de dire que ce n'tait pas sa faute.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

qui ne commet des fautes ? dit-il du mme ton optimiste que les journaux qui disent : "Il y a eu des fautes commises c'est entendu mais qui ne ccommet des fautes ?"

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 208
Est-ce que vous retournerez cette anne Incarville ? me demanda Brichot. Je crois que notre Patronne a relou La Raspelire, bien qu'elle ait eu maille partir avec ses propritaires. Mais tout cela n'est rien, ce sont nuages qui se dissipent , ajouta-t-il du mme ton optimiste que les journaux qui disent : Il y a eu des fautes de commises, c'est entendu, mais qui ne commet des fautes ?



faux

monologue, ajout gauche :

tu ne [me] connais pas tu te fais de [] une ide compltement fausse.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Quand la femme qu'on aime baise avec un ami, ou quelqu'un qu'on aime bien, c'est un peu dur, mais on arrive comprendre. Mais quand elle baise, ou se branche dans la tte comme vous dites, sur quelqu'un qui est tout ce qu'on dteste, toutce qu'on a toujours fui, elle vous met sur le mme plan que lui, comme si on tait pareil. MARIE : Vous ne le connaissez pas. Vous vous faites une ide de lui compltement fausse.



flicitation

dialogue, ajout gauche :

je vais me marier flicitations ! 1

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Vous ne savez pas... ? Je vais me marier ! MARYSE : Flicitations. Et avec qui, si je peux savoir ?

monologue, ajout gauche :

mais c'e'st trs bien, c'est parfait mes flicitations ! 1

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 92
L'lve : Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Non plus, Mademoiselle, mais, si vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu de Mademoiselle ? L'lve : Paris, c'est le chef-lieu de la France ? Le professeur : Mais oui, Mademoiselle, bravo, mais c'est trs bien, c'est parfait. Mes flicitations.



fliciter

monologue, ajout gauche :

bravo ! je tiens encore une fois vous fliciter.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
DAXIAT. Mon cher Granger, bavo ! Je tiens encore une fois vous fliciter, vous tiez fantastique



feu

dialogue, ajout droite :

il n'y a pas le feu. si ! moi je suis press !

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
A: Tu crois qu'il l'a rcupre sa bagnole [=que nous lui avons vole] ? L: T'es con, pas dj A: Alors qu'est-ce qu'ils glandent les flics ? L: Ah ! y a pas le feu ! A: Si ! moi je suis press

monologue, ajout gauche :

a ne t'attirera que des ennuis il ne faut pas jouer avec le feu.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 92
Les Cottard et la duchesse de Vendme, est-ce que vous ne trouvez pas que cela sera drle ? demanda Swann. Je crois que a marchera trs mal et que a ne vous attirera que des ennuis, il ne faut pas jouer avec le feu, rpondit Mme Bontemps, furieuse.

bon, a va, j'arrive ! il n'y a pas le feu.

1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 422, 1993]
Monsieur Lechat : I' doit roupiller dans un coin. Anita. Le v'l Loulou. Loulou : Bon a va, a va j'arrive ! Y a pas l'feu. Monsieur Lechat : D'o tu viens toi ? Allez va bosser, va bosser.

mais qu'est-ce qu'il y a de si press, punaise ! il n'y a pas le feu au lac !

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Frank ! FRANK : Oui, j'arrive... Si on peut plus aller faire caca tranquille ! Alors, franchement, je dis non... JEANNE : Frank, a suffit ! FRANK : Mais qu'est-ce qu'il y a de si press, punaise ! Oh, y a pas le feu au lac...

qu'est-ce que c'est ? il y a le feu ?

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
A: Patron !! B: Oh ! il m'a fait peur L Qu'est-ce que c'est ? Y a le feu ?

attends un peu y a pas le feu la maison

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Josfa a tu son mari ; son amant :) JOSEFA. On part Gabi ? GABI. Eh, attends un peu. Y a pas le feu la maison. JOSEFA. Le feu ? GABI. Eh non, y a pas le feu. Malheureusement... y a autre chose [le cadavre].



ficher (se) 1

monologue, ajout gauche :

cela m'est parfaitement gal je m'en fiche comme de colin-tampon.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 81
propos de dreyfusards, dis-je, il parat que le prince Von l'est. Ah ! vous faites bien de me parler de lui, s'cria M. de Guermantes, j'allais oublier qu'il m'a demand de venir dner lundi. Mais qu'il soit dreyfusard ou non, cela m'est parfaitement gal puisqu'il est tranger. Je m'en fiche comme de colin-tampon. []

monologue, ajout droite :

aprs tout, je m'en fiche. c'est tes affaires

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
[Mado lui propose une solution.] Simon : Tu parles d'un type qui a t condamn par contumace pour escroquerie Je vais pas m'en sortir par escroc interpos ! Mado : Aprs tout, je m'en fiche. C'est tes affaires !

monologue, avec geste, mimique gauche :

il prit un air sombre "cerveau brl" () par allusion ceux qui risquent leur peau () aprs tout, je m'en fiche.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 334
[] Cottard se dcidant jouer atout, prit un air sombre, cerveau brul , et par allusion ceux qui risquent leur peau, joua sa carte comme si c'et t sa vie, en s'criant : Aprs tout, je m'en fiche !



fin, n.

monologue, ajout gauche :

calme-toi ce n'est pas la fin du monde.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE. Elle est sans piti, Marion. Elle est trop dure, elle est trop froide. Elle ne s'intresse personne, elle ne pardonne rien personne... Elle ne m'a jamais regarde. Depuis que Lucas est parti, elle est encore pire qu'avant. Mais j'en ai marre !... J'en ai marre ! ... JEAN-LOUP. Calme-toi, calme-toi, ma grande. C'est pas la fin du monde, tout a. Qu'est-ce qui s'est pass ? Marion a pouss une porte qui aurait d tre ferme de l'intrieur, bon, alors sur le moment, a prend des allures de drame, et puis dans quinze jours personne n'y pensera plus, tu sais bien.



finir

monologue, ajout gauche :

on ne va pas recommencer, non ! c'est fini, c'est fini. 1

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
(Un nouveau venu dans la cellule.) MONSEIGNEUR. Je m'appelle Vosselin. Mais t'as qu' m'appeler Monseigneur, c'est mon surnom. GASPARD. Je m'appelle Claude Gaspard. J'tais la 8me Division. On nous a changs pour faire des rparations. MONSEIGNEUR, aimable. Ici, tu seras bien. GASPARD. Ce n'est pas l'impression que j'ai eue en entrant. MANU, un peu sec. Je t'ai demand d'oublier a. ROLAND. On ne va pas recommencer, non ! C'est fini, c'est fini. (Il tend la main Gaspard.)

tu ne vas pas commencer te mler tu sais comment a finit.

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
L: Tu vas pas commencer te mler, tu sais comment a finit ! A: Quoi ? comment a finit ? [pas de rponse]

monologue, ajout droite :

c'est fini. 3 j'ai mon compte

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabienne: Bon ! On va voir un autre match ? Adrienne (d'un ton pinc): Vous faites ce que vous vous voulez, mais alors moi, c'est fini, j'ai mon compte

c'est fini tout a, 1 allez allez

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Georges : D'abord, c'est pas lui [=Ren] qui a t emmur, c'est Ren Garcia. Un grand. Dans sa pharmacie, Mascara. coute... Le ntre, il a t tu sur la route de Mostaganem, dans une embuscade. Les fellaghas les ont tus et les ont enterrs dans le foss. C'est Monsef, l'infirmier, qui m'a tout racont en 72. Il m'a dit qu'il avait reconnu le corps de Ren. Il en tait sr... Voil ! C'est fini tout a, allez, allez...

c'est une affaire finie. 1 on n'en parle plus

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
[Sylvain et Pierre se disputent] Henri: Bon, bon, bon ! a suffit ! a suffit ! a suffit ! J'ai dit qu'on se rconciliait, on se rconcilie C'est ma faute, je prends tous les torts sur moi, d'accord ? C'est une affaire finie, on n'en parle plus

mais as-tu bientt fini ? 2 qu'est-ce que tu as aujourd'hui ?

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 342
"Oh! que tu me rends malheureuse", s'cria-t-elle en se drobant par un sursaut l'treinte de sa question. "Mais as-tu bientt fini ? Qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? Tu as donc dcid qu'il fallait que je te dteste ? que je t'excre? []"

avec glose d'une mimique, gauhe :

mais sa taille droite et immobile ses yeux sans expression ses mches fuyantes le disaient pour elle [elle] ne disait pas () vous n'en auriez pas fini

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 228
Mme Verdurin ne disait pas : Vous comprenez que je la connais un peu cette musique, et un peu encore ! S'il me fallait exprimer tout ce que je ressens, vous n'en auriez pas fini ! Elle ne le disait pas. Mais sa taille droite et immobile, ses yeux sans expression, ses mches fuyantes, le disaient pour elle.



flatter

monologue, ajout gauche :

non, je te jure, je ne dis pas a pour te flatter.

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 354
M. Verdurin lui disait : "Mais comment pouvez-vous voir ce qu'il fait en ce moment puisque vous tes 800 lieues de lui ?" Alors Odette lui a rpondu : "Rien n'est impossible l'il d'une amie." Non je vous jure, je ne vous dis pas cela pour vous flatter, vous avez l une vraie amie comme on n'en a pas beaucoup.



fois

monologue, ajout gauche :

c'est dommage pour une fois qu'[on se voit]

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Excusez-moi, je dois partir. Blanche Dj ? Alexandre Oui, j'ai beaucoup de travail [] La C'est dommage, pour une fois qu'on se voit !

monologue, ajout droite :

a fait [trente ans] que je te le demande tu fais exprs pour m'emmerder, ou quoi ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri, Philippe : Arrte de m'appeler Riri, a fait trente ans que je te le demande. Tu fais exprs pour m'emmerder, ou quoi ?



folie

monologue, ajout gauche :

c'est ma passion c'est ma folie.

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC. Alors, srieusement, vous songez faire du cinma. IRNE. Monsieur, c'est--dire que non seulement jy songe, mais j'en rve, j'en suis malade, j'en crve. Le cinma, monsieur, c'est ma passion, c'est ma folie. Pour jouer mme un petit rle je ferais n'importe quoi !

il ne fallait pas tu fais des folies.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 88
Ils passent les drages. j'en prends une, j'en prends deux. Merci beaucoup. C'est succulent. mais fallait pas. Faites des folies. On sait ce que c'est. Que tout est cher. Les yeux de la tte.



force

monologue, ajout gauche :

jE NE PEUX PAS c'est au-dessus de mes forces.

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 72
ELLE, tout bas : Attention, qu'est-ce que tu fais ? Tais-toi. Il ne faut surtout pas interrompre. Il faut que a se droule. Patience. Tu verras LUI : Je ne peux pas, c'est au-dessus de mes forces. a me donne le tournis, a me fait mal au cur



formidable

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

elle allait jusqu' dclarer propos d'un vnement politique qu'elle blmait : je trouve a formidable. 2

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 17
Albertine, mme dans l'ordre des choses btes, s'exprimait tout autrement que la petite fille qu'elle tait il y avait seulement quelques annes Balbec. Elle allait jusqu' dclarer, propos d'un vnement politique qu'elle blmait: "Je trouve a formidable."



fort

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas possible c'est plus fort que moi.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Dieu sait pourtant si j'ai envie de toi; mais l [son rival est quelques pas] non non, je ne peux pas, c'est pas possible ! Non non, c'est plus fort que moi (se ressaisissant, soucieux) Mais je dis n'importe quoi, allez, salut !

je ne sais pas c'est plus fort que moi.

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
PUCK. Tu as une fiance ? ERIC. Non. PUCK. Et tu en auras une ? ERIC. Sans doute, quand je serai amoureux. (Puck dtourne les yeux et prend une attitude songeuse. Puis, subitement, elle se penche vivement sur la main d'Eric pose sur son paule et lui mord un doigt.) Eric (surpris) Pourquoi Puck ? PUCK. Je ne sais pas. C'est plus fort que moi. Va-t-en ! Non... (Elle lui prend les paules et l'attire vers elle.) Je ne sais pas ce que je veux.

il ne pouvait pas s'arrter c'tait plus fort que lui.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 94
Il y avait mme un chameau qui dansait et un magicien avec un chapeau d'o sortaient en file indienne des lapins qui faisaient un tour de piste et remontaient dans le chapeau pour recommencer encore une fois et encore, c'tait un spectacle continu et il ne pouvait pas s'arrter,c'tait plus fort que lui.

je te demande pardon c'tait plus fort que moi.

1965 Viva Maria, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 57, 1966]
MARIE-BRIGITTE [qui vient d'emprunter un fusil et de tirer sur un officier qui a incendi le village], ses amis. Je vous demande pardon... C'tait plus fort que moi.

je ne pouvais pas faire autrement quelque chose de plus fort que moi me retenait.

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Rene: Si je ne suis pas partie c'est que je ne pouvais pas faire autrement, c'est que quelque chose de plus fort que moi me retenait Toi

monologue, ajout droite :

'a t plus fort que moi. j'ai explos

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 126
PIERRE : Vous tiez sur le point de la plaindre. Tout le monde se laisse faire, personne n'ose broncher Alors a t plus fort que moi, j'ai explos

c'tait plus fort que lui. un simple rflexe

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 80
ELLE : C'tait ridicule. Je suis sre que maintenant il s'en rend compte. Il aurait d te laisser t'expliquer, te laisser t'affirmer. Et lui: Qui elle ? , mais ce n'tait pas pour t'craser, tu sais je le connais c'tait plus fort que lui : un simple rflexe. Qui elle ? par habitude Par conformisme.



fou

monologue, ajout gauche :

mais qu'est-ce qui te prend ? qu'est-ce qu'il raconte ? il devient fou ? 1

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 65
LE FILS : Oh coute, pourquoi faire semblant ? Tu sais bien que tu n'obtiendras rien de plus que ca que du bout des lvres que d'une voix blanche rien de plus. Rien, tu sais bien. Puisque je suis l. Et je n'ai mme pas besoin de me montrer, pas besoin de faire coucou le voil. Il suffit que je sois derrire le mur enferm dans ma chambre. Mme derrire un mur de bton ma seule prsence suffit pour que a ne sorte pas : C'est beau . pas comme tu le voudrais. LUI : Mais qu'est-ce qui te prend? Qu'est-ce qu'il raconte ? Il devient fou ?

qu'est-ce qu'il a ? il est fou

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 35
"Par exemple, madame, le jour o vous deviez dner chez Mme de Saint-Euverte, avant d'aller chez la princesse de Guermantes, vous aviez une robe toute rouge, avec des souliers rouges, vous tiez inoue, vous aviez l'air d'une espce de grande fleur de sang, d'un rubis en flammes, comment cela s'appelait-il? Est-ce qu'une jeune fille peut mettre a?" [] La duchesse avait l'air de dire: "Qu'est-ce qu'il a, il est fou."

tu vois je ne suis pas fou. 1

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 102
Monsieur Papillon : Dites donc, Brenger, vous aussi vous avez vu des rhinocros ? [] Brenger : Mais oui, bien sr, je l'ai vu ! [] Daisy [qui vient de prtendre l'avoir vu, et qui n'est pas crue] : Ah ! vous voyez, je ne suis pas folle.

je te connais peine je suis folle.

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
Paco marche avec Marinette. Il se passe quelque chose de tendre. Ils s'embrassent. Marinette est tonne de son propre comportement, de se laisser aller. MARINETTE : Je suis folle... je vous connais peine...

pardon, je suis fou !

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : Pourquoi me serres-tu si fort, Rene? Hein? On dirait que tu te raccroches moi. Rene, tu m'entends? Rene : Pardon, je suis folle. Edmond : Qu'est-ce qui s'est pass, hein? Ah tu t'agrippais, tu t'agrippais

laisse-moi ! tu es fou ! 1

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Mathilde. Je t'en prie, ne parle pas si fort ! Bernard (Il hurle comme un dment). Mais enfin, je parlerai aussi fort que je veux, aussi fort ! (Il se radoucit.) Non, ce que je te demande, c'est de ne pas partir ce soir avec Philippe [son mari], ou alors de retarder ton voyage de quelques jours Si, j'ai quelque chose d'important te dire ! Mathilde (elle se dbat). Laisse-moi ! Tu es fou ! Compltement fou ! Nicole (elle sort de la chambre). Mais enfin, qu'est-ce qui se passe ? (Elle essaie de les sparer.)

monologue, ajout droite :

a me rend fou. je ne supporte pas a

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JEUNE HOMME : Je suis pas l'heure ? je suis l'heure. Non ? (Il regarde sa montre.) Presque. VIOLAINE : Presque ! Tu sais bien, je ne supporte pas d'attendre. a me rend folle.

il est fou. 1 il ne sait pas ce qu'il dit

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 156
H. 1, gmissant : Piti. Ne l'coutez pas. Il est fou. Il ne sait pas ce qu'il dit.

il est fou ! 1 on devrait l'emmener

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 242
[] Il faudrait que j'entende encore une fois [la musique] pour porter un jugement la rigueur. la rigueur ! Il est fou ! dit M. Verdurin se prenant la tte dans ses mains. On devrait l'emmener. Cela veut dire : avec exactitude, vous dites bbbien avec une exactitude rigoureuse. Je dis que je ne peux pas juger la rigueur. Et moi, je vous dis de vous en aller , cria M. Verdurin gris par sa propre colre, en lui montrant la porte du doigt, l'il flambant. Je ne permets pas qu'on parle ainsi chez moi !

mais tu es compltement fou ! 1 mais qu'est-ce que tu fais ?

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Sous lOccupation.) LUCAS (il est juif). Je vais leur expliquer... Je vais me dclarer, je vais me mettre en rgle ! MARION. Mais tu es compltement fou ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Mais tu ne sortiras pas dici ! Mais qu'est-ce que tu veux ? Aller en camp de concentration, c'est a que tu veux ?

mais tu es fou ! 1 c'est impossible

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 18
ces moments-l je discutais pourtant en me disant : Inutile, n'est-ce pas, d'envisager l'hypothse o elle [=Albertine] partirait brusquement. C'est absurde. Si je la confiais un homme sens et intelligent [], il m'aurait srement dit : "Mais vous tes fou. C'est impossible." Et en effet nous n'avions pas eu une seule querelle. On part pour un motif. On le dit. On vous donne le droit de rpondre. On ne part pas comme cela. Non, c'est un enfantillage. C'est la seule hypothse absurde.

mais tu es fou ! 1 qu'est-ce que tu dis ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
Louise apparat, la mine dconfite. Elle se met soudain crier. LOUISE. Madame !... Madame !... GABY. Qu'y a-t-il ? LOUISE, bouleverse. Monsieur... Monsieur... c'est affreux... Monsieur est mort, sur son lit. Avec un couteau plant dans le dos. GABY. Mais vous tes folle... Qu'est-ce que vous dites ?

tu es compltement fou ! 1 de quoi tu parles ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Tu sors avec lui ? JULIETTE: Tu es compltement fou mon vieux. De quoi tu parles ? DIDIER: Vous tes dj amants ? Ou pas encore ? JULIETTE : Attends, je ne sors pas avec tous les types que je rencontre !

tu es fou ! 1 i' manquerait plus que a !

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
A: Et Michel [=ton mari] il est au courant [=que tu as un amant] ? L: T'es folle, i'manquerait plus que a !

tu es fou ! 1 jamais de la vie !

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Une gupe !) JOSEFA. Elle m'a pique, oui ! a fait mal, a fait mal ! Regarde un peu l, en bas de mon doigt. TONI. Je vois rien. JOSEFA. Como no ? TONI. Ah ! L, le petit point noir ? JOSEFA. Oh, oui ! Ca fait mal, a fait mal ! Le piquant est rest dedans. Je vais enfler, je vais tre affreuse. TONI. B... Il faudrait que je te fasse une petite incision avec mon couteau. JOSEFA. Mais tu es fou ! Jamais de la vie !

tu es fou ! 1 quelle horreur !

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
Betty : En somme, tu voudrais coucher avec elle ! Barny : Tu es folle ! Quelle horreur ! Si Sabine me fascine, c'est parce qu'elle ressemble un jeune homme (...) mais dou de charmes singuliers, d'une virilit dlicatement fminise.

tu es fou ! 1 qu'est-ce que tu as t te mettre dans la tte ?

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Et Laura ? J'oubliais Laura Dr Germain : Oublie-la ! Laura et le Corbeau ne font qu'un. Denise : Tu es fou ! Qu'est-ce que tu as t te mettre dans la tte ?

tu es fou ! 1 qu'est-ce que tu dis ?

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 100
ELLE : Eh bien, oui. Les Dubuit c'est juste c'est une couverture c'est une transposition. En ralit, il s'agit eh bien, il s'agit de nos parents enfin de mes beaux-parents. Les Dubuit leur ressemblent. LUI: Tu es folle, qu'est-ce que tu dis ?

tu es fou ! 1 qu'est-ce qui te prend ?

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
(Guillaume fait tomber Valrie sur le lit. Valrie, abasourdie, veut se relever. Guillaume la retient. Bagarre.) VALRIE : Mais... qu'est-ce qui te prend ?... Tu es fou ! Qu'est-ce qui te prend ?

monologue, avec geste, mimique droite :

il est fou ! 1 dit-il en se prenant la tte dans les mains

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 242
[] Il faudrait que j'entende encore une fois [la musique] pour porter un jugement la rigueur. la rigueur ! Il est fou ! dit M. Verdurin se prenant la tte dans ses mains. On devrait l'emmener. Cela veut dire : avec exactitude, vous dites bbbien avec une exactitude rigoureuse. Je dis que je ne peux pas juger la rigueur. Et moi, je vous dis de vous en aller , cria M. Verdurin gris par sa propre colre, en lui montrant la porte du doigt, l'il flambant. Je ne permets pas qu'on parle ainsi chez moi !

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

elle lui dit tu es fou comme elle lui dirait je t'aime

1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 84
Elle lui dit tout bas qu'il est fou. Comme elle lui dirait qu'elle l'aime.

avec glose de l'acte de parole, droite :

es-tu pas fou ? elle faisait des rprimandes sa sur :

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 233
[] Allons bon, voil qu'il rpand son lait, attendez qe je vous mette une serviette car vous ne sauriez pas vous y prendre, je n'ai jamais vu quelqu'un de si bte et de si maladroit que vous. On entendait alors le bruit plus rgulier de torrent de Marie Gineste qui, furieuse, faisait des rprimandes sa sur : Allons, Cleste, veux-tu te taire ? Es-tu pas folle de parler Monsieur comme cela ?

avec glose d'un geste, gauche :

elle haussa les paules comme pour dire : tu es fou ! 1

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 224
Srieusement, je ne suis pas dsagrable ? Et en les respirant [=les catleyas sur le corsage d'Odette] pour voir s'ils n'ont vraiment pas d'odeur, non plus ? Je n'en ai jamais senti, je peux ? dites la vrit . / Souriant, elle haussa les paules, comme pour dire vous tes fou, vous voyez bien que a me plat .



foutre

dialogue, ajout droite :

et qu'est-ce que a peut te foutre, toi ? 1 a me fait que [p]

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Patrick : Il m'a demand de te ramener. Jean-Paul : Me ramener ? Patrick : Oui, on va y aller ensemble. Jean-Paul : Qu'est-ce que a veut dire ? Patrick : a veut dire qu'il ne te fait plus confiance... Jean-Paul : Et qu'est-ce que a peut te foutre, toi ? Patrick : a me fait que c'est par moi que tu l'as connu... Et que s'il y a une merde avec toi, c'est moi qui serai emmerd !

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu crois ? 2 j'en ai rien foutre.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : coute, si tu veux baiser avec Alexandre... Il ne demande que a. VRONIKA : Je ne veux pas baiser. Mais qu'est-ce que vous croyez ? J'en ai rien foutre. Je n'ai pas envie d'Alexandre.

monologue, ajout droite :

qu'est-ce que tu fous ? tu ne vois pas que [p] ?

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
GERARD : H, les mmes !... Qu'est-ce que vous foutez ?... Vous voyez pas qu'il pleut, non ? ...



foutre (se) 1

monologue, ajout gauche :

aprs tout, ce que j'en dis, je m'en fous

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 56
C'est une fugue qu'elle est en train de faire cette gosse. Une fugue ! C'est gai, murmura Gabriel. Vous n'avez qu' prvenir la police. a ne me dit rien, dit Gabriel d'une voix trs affaiblie. Elle rentrera pas toute seule. On sait jamais. /Gridoux haussa les paules. Aprs tout, ce que j'en dis, moi j'm'en fous.

monologue, ajout droite :

je m'en fous. qu'est-ce que tu veux que a me fasse ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
JEANNE : Qu'est-ce que t'es moche ! T'as vraiment pas de chance ! BLANDINE : J'm'en fous, qu'est-ce que tu veux que a me fasse ?

je m'en fous. tu fais ce que tu veux

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Richard : Je peux vous prendre une cigarette ? Marion (elle se tourne vers lui. D'une voix blanche). Tu fumes ? Richard : Ben des fois. Marion (elle va prendre son paquet hors-champ gauche et le lui tend. Elle parle en expirant de la fume). Tiens, moi je m'en fous, tu fais ce que tu veux .

mais on s'en fout ! y a personne

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
(Richard et Marion traversent la rue en dansant le tango. La musique de tango du bal rsonne au loin.) Richard : On a l'air con. Marion : Mais on s'en fout, y a personne.

on s'en fout. c'est affreux

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Ha22
(254)(ME72)Ha22 : la tlvision on s'en fout/ on peut couper/ on peut prendre autre chose/ mais au cinma/ je crois qu'il faudra de plus en plus: qu'il y ait des choses intressantes/

monologue, avec paraphrase droite :

je m'en fous. enfin je m'en balance a m'est gal

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lgion] Le militaire: Votre nom ? Gilieth: Benot. Le militaire: C'est un nom que les franais donnent souvent. a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement ? Gilieth: Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, a m'est gal.



foutre (se) 2

monologue, ajout gauche :

c'est pas possible, je rve, tu te fous de ma gueule ! 1

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Alors ? JULIETTE : Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'tais cette nuit] ? DIDIER: J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dj vu ? C'est Jrme Sauveur ? JULIETTE: Qui a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le garon que j'ai abord dans le parc, quand on s'est disputs. DIDIER: C'est pas possible, je rve, tu te fous de ma gueule ! JULIETTE: Non, pourquoi ? DIDIER: Ce type d'une vulgarit rpugnante, ralisateur de tl... Ce type qui t'a insulte, qui t'a traite de connasse, il n'y a pas d'injure plus dgradante ...

monologue, ajout droite :

tu te fous de moi ? 2 tu plaisantes ?

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Jacques : Dis, je voulais te demander un truc. Tu bosses, lundi ? Delphine : Non, j'ai encore plusieurs jours de vacances. Jacques : Tu ne veux pas venir passer quelques jours prs de Bayonne, l, avec moi ? Delphine : Tu te fous de moi ? Tu plaisantes ? Jacques : Je ne plaisante pas, non.



franc

monologue, ajout droite :

pour tre tout fait franc, je dois t'avouer que [p]

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
NARIE : Et quand pensez-vous le retrouver [mon mari] ? LE GENDARME : Pour tre tout fait franc, je dois vous avouer que s'il s'est noy, son corps peut tre retrouv dans deux jours, comme dans trois mois ou bien mme jamais. MARIE : Mais alorsqu'est-ce que je fais, moi ? LE GENDARME : coutez pour l'instant, a ne sert rien de trop s'inquiter. Vous rentrez chez vous, vous vous reposez et vous attendez.



froid

monologue, ajout gauche :

tu viens manger ? a va tre tout froid.

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Julie : Papa ! Tu viens manger ? a va tre tout froid.

monologue, ajout droite :

a va tre froid. mange

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
NINO : Alors, a te fait quel effet ? PACO : Quoi ? NINO : Bah, ce qui t'arrive ! De te retrouver sur la route, de te retrouver l, de... PACO : a me fait l'effet d'un con qui s'est fait piquer sa bagnole... [=par Nino] et son boulot... Le nez dans sonassiette, Nino, contrari, ne bronche pas et s'arrte de manger. PACO : Mange, a va tre froid..



furieux

monologue, ajout droite :

je suis furieux ! je ne supporte pas a

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : C'est dommage quand mme. Elle fait trs bien le lapin la moutarde. VRONIKA : Qu'est-ce qui s'est pass ? ALEXANDRE : Oh... C'est lamentable. Elle a invit un type que je ne veux pas voir. Excusez-moi, je suis furieux. Je ne supporte pas a.



gcher

monologue, ajout gauche :

je t'en prie tu vas nous gcher la journe !

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
[Banquet communal.] FERNAND : Mesdames, messieurs... Mesdames, messieurs, je voulais vous annoncer que ce soir je serai mort ! SYBILLE : Je t'en prie, Fernand, tu vas nous gcher la journe !

monologue, ajout droite :

tu vas gcher ta vie. tu vas t'empoisonner l'existence

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
[Barny veut se convertir] Lon Morin : Vous allez vous empoisonner l'existence, vous allez gcher votre vie. Barny : Oui, c'est vrai. Vous, vous dites cela pour m'prouver, c'est vident.



gaffe

monologue, ajout gauche :

tu ne le savais pas ? oh ! zut, j'ai fait une gaffe.

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
LOUISE. Elle dort dans le pavillon de chasse au fond du parc... Pour sa libert, parat-il... D'ailleurs c'est son droit. Aprs une journe de travail, on est libre de faire ce qu'on veut, non ? Perfide. Et puis jouer aux cartes, a n'a jamais fait demal personne... Ellle attend la raction des filles du coin de 1'il. SUZON, surprise. Ah ? Parce que Chanel joue aux cartes, maintenant ? LOUISE, garce. Mademoiselle ne le savait pas ? Oh! zut j'ai fait une gaffe.



gagner

monologue, ajout gauche :

ce sera difficile la partie n'est pas gagne.

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Le Directeur : Et si tu arrives tre candidat, tu penses avoir des chances d'tre lu ? Julien : Eh bien ce sera difficile. La partie n'est pas gagne.



gare

monologue, ajout gauche :

je vais me mettre en colre ! gare toi !

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 200
BRENGER [au Tueur] : Mais rpondez-moi donc, rpondez ! Le dialogue n'est pas possible, avec vous ! coutez, je vais me mettre en colre, gare vous !



gner

monologue, ajout gauche :

je n'ose plus [y aller] a arrive me gner.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : J'y suis alle [demander si on n'a pas trouv le chat perdu] mme plusieurs fois mais j'ose plus, j'ose plus y aller j'ose plus aller. a arrive me gner.

je prfrerais qu'[on continue se dire vous] a me gne.

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
[Aprs l'amour.] LOUISE : Flicien a besoin d'une piqre. J'y vais. Reste l si tu veux. MATHIAS : Je prfrerais que... qu'on continue se dire vous. a me gne.

jamais je n'oserais [lui dire] a me gnerait.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
[Henri, devenu l'amant de Marion, lui propose de s'installer chez lui] Marion: Et Pauline [=cousine confie Marion] ? Henri: Mais qu'elle vienne aussi [] la maison est assez grande. Marion: Oh non ! Jamais je n'oserais lui dire, a me gnerait.

a va, lchez-moi tu me gnes. 2

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
VIOLAINE : C'est drle de te voir ici... Qu'est-ce que tu fais ? Tu as laiss tomber la boutique ? Tu es ici toute seule ? AURLIE : Je travaille. JULIETTE : Vous travaillez sur quoi ? AURLIE: Euh... JRME : Elle n'a peut-tre pas envie de ledire. VIOLAINE : Je lui donne des leons de franais, de maths... Pour lui faire entrer quelque chose dans la tte... AURLIE : a va, lchez-moi. Vous me gnez, vous gnez tout le monde.

te-toi de l tu me gnes. 2

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
FRANOIS : Un petit sourire ! Je suis sr que vous tes jolie quand vous souriez. VENDEUSE : Otez-vous de l. Vous me gnez.

monologue, ajout droite :

a me gne. je ne [le] connais pas

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Solne : On pourra toujours se baigner... La mer sera plus haute... Et puis j'ai un oncle l-bas qui a un bateau. On pourrait faire un tour en mer cet aprs-midi ? Gaspard : Ben a me gne, je ne le connais pas.

a ne me gne pas. c'est pas grave

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Marion. Et [] Pierre qui me fait des scnes de jalousie. Henri. Comment ? Tu lui as dit [que nous tions amants] ? Marion. Non, il ne se doute de rien, il veut que je dne avec lui ce soir. Henri. Sans moi, bien entendu. a ne me gne pas, c'est pas grave.



gner (se)

dialogue, ajout droite :

on ne se gne plus ! je te demande pardon

2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
(Lobatch surprend Damien en train de lire un mot qu'il a crit) Lobatch : On ne se gne plus ! Damien : Je te demande pardon.

monologue, ajout gauche :

faut pas s'en faire faut pas se gner. 2

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un talage et commence l'plucher.] Femme : Mais a ne se fait pas, a, madame... faut pas s'en faire... Faut pas se gner... Franchement...

continue ne te gne pas. 1

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 90
NICOLAS : Continuez, continuez, ne vous interrompez pas pour moi ! Ne vous gnez pas !

ben c'est a ! ne te gne pas ! 2

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Richard [trouve Batrice et Jean-Luc dans sa chambre]. Ben c'est a, vous gnez pas. Faites votre truc dgueulasse sur mon lit, je vous dirai rien.

faites donc ne vous gnez pas

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 31
BRENGER : Quelle odeur suave ! Vous savez, Monsieur l'Architecte, je excusez-moi de vous parler de moi, on peut tout dire un architecte, il comprend tout... L'ARCHlTECTE : Faites donc, faites, ne vous gnez pas.

monologue, ajout droite :

ne te gne pas ! 2 je ne te dirai rien

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Richard [trouve Batrice et Jean-Luc dans sa chambre]. Ben c'est a, vous gnez pas. Faites votre truc dgueulasse sur mon lit, je vous dirai rien.



genre

monologue, ajout gauche :

ne dis pas de conneries ce n'est pas mon genre. 1

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 169
[Madame Rosa, sa nourrice : ] Un jour, tu auras quatorze ans. Et puis quinze. Et tu ne voudras plus de moi. Ne dites pas de conneries, Madame Rosa. Je vais pas vous laisser tomber, c'est pas mon genre.

tu pourrais tre poli qu'est-ce que c'est que ce genre ?

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Je me suis coupe. ALBERT. J'm'en fous. JOSEFA. Tu es une brute. ALBERT. Mais tu pourrais tre polie, qu'est-ce que c'est que ce genre ?

monologue, avec geste, mimique gauche :

il ajoutait en clignant de l'il : tu vois le genre de la maison.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 263
Aussi aprs m'avoir cit la princesse Sherbatoff parmi les personnes que recevait Mme Verdurin, Cottard ajoutait en clignant de l'il : Vous voyez le genre de la maison, vous comprenez ce que je veux dire ? Il voulait dire ce qu'il y a de plus chic.



gens

monologue, ajout gauche :

tu es vraiment chic c'est rare les gens comme toi.

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. je l'ai juste emprunte. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un coup de folie de partir avec la voiture. je n'allais pas loin, la preuve,vous m'avez retrouv ici... PACO : Ne vous en faites pas, vous n'aurez pas d'ennuis et bientt vous serez dehors [=sorti de l'hpital]. C'est moi qui regrette de vous avoir mis dans cet tat. NINO : Vous tes vraiment chic, c'est rare les gens comme vous... Si j'avais su...



gentil

dialogue, ajout droite :

tu es gentil. 1 c'est tout naturel

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Ah t'es gentil de me garder le bureau, toi. C'est tout naturel, entre voisins. [] Prends ton temps, rien ne presse.

monologue, ajout gauche :

si tu pouvais ce serait gentil.

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Charles: Vous cherchez quelqu'un pour vous ramener chez vous [en voiture] ? Adeline: Si vous pouviez, a serait gentil

merci c'est gentil.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 238
Tu n'as jamais t un enfant comme les autres, Momo. Et tu ne seras jamais un homme comme les autres, j'ai toujours su a. Merci, docteur Katz. C'est gentil de me dire a. Je le pense vraiment. Tu seras toujours trs diffrent.

non non c'est gentil.

1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 492, 2000]
Adle : Je vous invite. Gabor : Non, non, c'est gentil.

non tu es gentil. 2

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Louisette: Je t'invite, j'ai de l'argent. Pierre: Non, tu es gentille, mais. Louisette: C'est parce que je suis une marchande ? Pierre: Mais t'es folle, mais enfin ! Ce soir, euh on dne chez nos cousins [c'est faux].

non non tu es gentil. 2

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Madame Jouve a reu un tlgramme. Bernard la rejoint dans la cuisine.) Bernard. Qu'est-ce qu'il y a, Madame Jouve, l ? Je peux vous aider ? Madame Jouve. Non non. Merci Bernard, vous tes gentil, j'ai pas besoin.

non tu es gentil. 2

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
La standardiste : Tu as des problmes, Jean-Paul... Si je peux tre utile... Jean-Paul : Non, tu es gentille...

merci tu es vraiment gentil. 1

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
Marylne. Te voil entre dans ta dix neuvime anne ! (Marylne sort un cadeau joliment envelopp de sur ses genoux et le tend Pomme.) Alors, tiens. Pomme. C'est pour moi ? Marylne. Ben, prends-le, a ne va pas te mordre ! (Pomme de face, dfaitle paquet et en sort un pull-over noir, elle se mord les lvres d'tonnement.) Pomme. Merci ! T'aurais pas d ! (Pomme, le pull dans ses mains va embrasser Marylne sur le sommet de la tte pour la remercier.) Tu es vraiment gentille !

monologue, ajout droite :

a serait vachement gentil. c'est gnial, a !

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Delphine : Il fait un temps sinistre [ Paris] et j'ai vachement envie de repartir [en vacances] tout de suite. Irne : C'est un peu sinistre tout de suite, mais il va faire beau ! Delphine : Mais moi m'en fous, parce que tu connais ma piaule, l-bas, boulevard Saint-Germain, quand il fait beau, hein, a chauffe ! Irne : Moi, j'ai une ide... Moi, j'ai une ide ! Delphine : C'est quoi ? Irne : J'ai un beau-frre qui a un appartement Biarritz, et moi, je te le prte ! [] Delphine : a serait vachement gentil ! C'est gnial, a !

c'est gentil. mais [je ne veux pas]

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Marius : Bon, et si je vous proposais de venir peindre chez vous ? Je peins bien vous savez. Je vous ferai du nickel-chrome. Et puis je sais faire autre chose que de tirer sur des voleurs, hein. Jeannette : C'est gentil, mais je veux pas.

c'est gentil. non merci

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : a vous drange de me laisser la place, l ? L'homme : Mais je vous en prie. Martin : Merci. Pour la peine, je vous paye un autre caf. L'homme : Oh c'est gentil, non merci.

c'est trs gentil. je suis trs touch

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Romaine, je vous fait une promesse solennelle. Vous avez droit une sance... une vraie sance de musique chez moi, l'aprs-midi, le jour qu'il vous plaira. A la seule condition de me prvenir la veille ! Romaine : C'est trs gentil, et j'en suis touche.

que tu as t gentil ! 1 comment te remercier ?

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 253
Robert m'appela dans le fond du salon o il tait avec ma mre. "Que tu as t gentil, lui dis-je, comment te remercier ? Pouvons-nous dner demain ensemble ? Demain, si tu veux, mais alors avec Bloch []"

tu es gentil. 2 je n'ai pas besoin

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Madame Jouve a reu un tlgramme. Bernard la rejoint dans la cuisine.) Bernard. Qu'est-ce qu'il y a, Madame Jouve, l ? Je peux vous aider ? Madame Jouve. Non non. Merci Bernard, vous tes gentil, j'ai pas besoin.

tu es gentil. 2 mais je ne peux pas.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Je vous ai suivi parce que j'avais envie de rester avec vous. ALEXANDRE : Vous tes gentille mais je ne peux pas.

tu es gentil. 2 mais laisse

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide dbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine laver. AMANDA : Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.

tu es gentil. 2 mais ne t'en fais pas

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
GRARD : Ecoute Marie, sois raisonnable ! Je te demande juste de faire attention, de ne pas trop dpenser. Essaye de vivre moindres frais tant que... MARIE : Tu es gentil de te proccuper de moi, mais ne t'en fais pas, je vais rgler tout a trs vite !

tu es trs gentil. 1 je ne sais comment vous remercier

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 209
Daisy : Pour le moment, on devrait djeuner. J'ai apport de quoi manger. Brenger : Vous tes trs gentille, mademoiselle Daisy. Dudard : Oui, trs gentille. Brenger : Je ne sais comment vous remercier.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle me remercia en me disant : tu es trop gentil. 1

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 337
Pourtant, malgr le sourire avec lequel Albertine me remercia [=d'une robe de chambre de Fortuny] en me disant : Vous tes trop gentil , je remarquai combien elle avait l'air fatigu et mme triste.



geste

monologue, ajout droite :

tu ne peux pas faire un geste ? c'est au-dessus de tes forces ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe, Betty : Tu ne peux pas t'arrter dans une librairie, acheter un pauvre livre trente francs, tu sais que c'est l'anniversaire Yoyo, tu peux pas faire un geste ? C'est au-dessus de tes forces, un geste ?



givr

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce qui te prend ? tu es givr, non ?

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui casse tout] : Qu'est-ce qui te prend? T'es givre, non ?



gourde

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu fais debout ? ne reste pas comme une gourde !

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
ELNA (faisant les prsentations) : Elna... ma petite soeur, Anas... ( Anas)... Qu'est ce que tu fais debout, reste pas comme une gourde !



got

dialogue, ajout gauche :

a te choque ? non, c'est une question de got.

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : [Mon ami] a presque le mme ge que mon pre, et la petite amie de mon pre n'est pas beaucoup plus vieille que moi. a te choque ? Jeanne : Non, c'est une question de got.

monologue, ajout gauche :

a ressemble quoi ? je vous le demande ! c'est d'un got !

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Mais non je n'oublie pas le meurtre de Sabourel. J'ai mme beaucoup grond Belphgor ce sujet. a ressemble quoi ? Je vous le demande ! C'est d'un got !



grce

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

a la grce de Dieu ! comme ceux qui aprs s'tre acharns treindre le problme de la ralit du monde extrieur ou de l'immortalit de l'me accordent la dtente ()

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 281
Il fatiguait la pense de Swann, lequel, se passant la main sur les yeux, s'criait: "A la grce de Dieu", comme ceux qui aprs s'tre acharns treindre le problme de la ralit du monde extrieur ou de l'immortalit de l'me accordent la dtente d'un acte de foi leur cerveau lass.



grand

monologue, ajout gauche :

a va va te fatigue pas je suis assez grand.

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Franck : On va te dposer vite fait parce qu'prs, nous, on va faire un billard. Ccile : Non mais je peux rentrer pied ausi hein ! Franck : Mais non, c'est sur la route Ccile : a va, va Te fatigue pas, je suis assez grande pour rentrer toute seule.

de quoi tu t'occupes ? je suis assez grand pour [] moi-mme.

1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 190, 1977]
MOSCA: Voulezvous que j'aille voir si la plus jolie femme de Venise est la maison ? CORVINO (avec brutalit) De quoi t'occupes-tu ? Je suis assez grand pour surveiller ma femme moi-mme !



grave

dialogue, ajout gauche :

excuse-moi ce n'est pas grave. 2

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche [elle pleure] Excuse-moi, mais c'est nerveux. Fabien Ce n'est pas grave. Tu es tout excuse, surtout si ce sont des larmes de joie.

je suis dsol ce n'est pas grave. 2

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
(Franois demande des explications un inconnu qui dvisage son amie Pomme.) Franois. Mademoiselle vous intresse ? L'artiste. Oui bien sr. (ll tend son dessin.) Je m'intresse vous aussi. (ll tend un autre dessin.) Franois. Je suis dsol, je ne savais pas que c'tait pour a. L'artiste. Ce n'est pas grave. Franois. Excusez-moi, excusez-moi.

monologue, ajout gauche :

a ne me gne pas ce n'est pas grave. 1

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Marion. Et [] Pierre qui me fait des scnes de jalousie. Henri. Comment ? Tu lui as dit [que nous tions amants] ? Marion. Non, il ne se doute de rien, il veut que je dne avec lui ce soir. Henri. Sans moi, bien entendu. a ne me gne pas, c'est pas grave.

fais pas cettte tte ce n'est pas grave. 1

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LA MRE : a m'embte... Tu sais, je garde souvent les petits quand ta sur travaille le soir... Alors, comme tu viens pas souvent, on a remis les lits superposs. FRANK : Fais pas cette tte ! C'est pas grave. LA MRE : Quand mme, c'est ta chambre. FRANK : Oui ! C`tait...

monologue, ajout droite :

ce n'est pas grave. 1 a va

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
A l'cole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GARON: T'es con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune garon est terre, visiblement trs en colre. Blandine lui tend la main. BLANDINE : C'est pas grave, a va, il a pas fait exprs. Le garon se laisse aider... Une fois debout, se sentant humili, il regarde Paul, post prs de l. LE GARON: Connard ! Btard !

ce n'est pas grave. 1 ce n'est pas un problme

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Grard L. : Voil les ctes de porc. Alors, il y a des bleues, des saignantes, il y a tout ce qu'il faut. Chacun se sert. Delphine : Moi, je ne mange pas de viande. Grard L. : Ah bon ? Delphine : Oui. Brigitte : Tu n'aimes pas la viande ? Delphine : Non, je n'aime pas a. Mais ce n'est pas grave, hein, ce n'est pas un problme.

ce n'est pas grave. 1 ce n'est rien

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu trs en retard.] VICTOR : Mais on vous cherchait partout ! Que s'est-il pass ? MATHIEU : C'est pas grave. Je suis dsol. Ce n'est rien, presque rien du tout !

ce n'est pas grave. 1 je m'y attendais

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 206
Forte tte, Nora. Tiendra bon jusqu' la dernire cartouche. Ce n'est pas grave, je m'y attendais.

ce n'est pas grave. 2 je plaisante

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa17
EF(Fa17) : oui oui non xxx voil on a fini regardez dans quel tat que vous m'avez mis mon fil! xx (en riant) (514)Fa17 : oh c'est vous! oh! (rire) EF(Fa17) : je me disais... quelle nervosit! (en riant) (515)Fa17 : oh excusez-moi (rire) EF(Fa17) : c'est pas grave (???) c'tait pas pnible finalement? je me demande si c'tait pas pnible cet entretien!? si? (516)Fa17 : (rire) ben non EF(Fa17) : vous avez vu le fil comme (en riant) (517)Fa17 : (rire) je sais pas je l'ai vu l moi EF(Fa17) : non non mais c'est pas grave/ je je plaisante.

tu vois que ce n'est pas grave. 1 il n'y a rien de cass

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 304
[] j'ai invent un prtendu voyage Balbec. [Le mcanicien] m'a tout simplement dpose Auteuil, chez mon amie de la rue de l'Assomption, o j'ai pass les trois jours me raser cent sous l'heure. Vous voyez que ce n'est pas grave, il n'y a riende cass.

avec glose de l'acte de parole, gauche :

des expressions de blme telles que : c'est trs grave.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 433
On sait que quand un ministre explique la Chambre qu'il a cru bien faire en suivant une ligne de conduite qui semble en effet toute simple l'homme de bon sens qui le lendemain dans son journal lit le compte rendu de la sance, et commence douter d'avoir eu raison d'approuver le ministre, en voyant que le discours de celui-ci a t cout au milieu d'une vive agitation et ponctu par des expressions de blme telles que : C'est trs grave , prononces par un dput dont le nom et les titres sont si longs et suivis de mouvements si accentus que, dans l'interruption tout entire, les mots c'est trs grave ! tiennent moins de place qu'un hmistiche dans un alexandrin.



grossier

monologue, ajout droite :

ne sois pas grossier. je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-l

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : Tu es l, tu rgentes tout, tu ratisses tout ! Tu avances comme un bulldozer avec tes gros nichons ! Madame Amet : Ne sois pas grossier. Je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-l.



grotesque

monologue, ajout gauche :

tout le monde te regarde tu es grotesque.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Tu devrais lui dire que de mettre des jeans qui rentrent dans le cul c'est. vulgaire. C'est vraiment mais, vulgaire ! Florence : Non mais a va j't'emmerde, maintenant. Franois : O.K. tu t'arrtes maintenant tout le monde te regarde, t'es grotesque.



grouiller

monologue, ajout gauche :

allons plus vite que a grouille-toi !

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 67
Cours donc faire du feu dans ma chambre, dit-il un soldat qui passait. Allons, plus vite que a, grouille-toi.



habit

monologue, ajout gauche :

il ne faut pas se fier aux apparences l'habit ne fait pas le moine.

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 42
H. 2 : Si vous tiez ce que vous paraissez tre premire vue, il est certain que vous vous seriez tenu bien coi, bien en scurit l-bas, dans l'ombre... pas fou... enfin pas au point de venir ici vous exposer... vous seriez avec les autres... ceux qui refusent, qui s'cartent... vous seriez peut-tre mme un de ceux qui partent, qui en ont vraiment assez. Mais vous, vous avez ce courage... Vous... Il ne faut pas se fier aux apparences. L'habit ne fait pas le moine. Comme c'est vrai...



habitude

monologue, ajout gauche :

laisse-moi faire j'ai l'habitude. 1

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
[Crise d'pilepsie.] LENNY : Faut l'empcher d'avaler sa langue. DIRECTEUR : Laissez-moi faire ! Laissez-moi faire ! J'ai l'habitude.

ne t'en fais pas j'ai l'habitude. 1

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 27
MADELEINE : Attention, ne vous balancez pas [sur la chaise], vous pourriez tomber. LE POLICIER, continuant de se balancer sur sa chaise : Ne vous en faites pas, Madeleine [] j'ai l'habitude.

ne t'inquite pas j'ai l'habitude. 1

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Ccile : Tu crois que tu vas y arriver, ramer jusqu' l-bas ? Elle est quand mme un peu loin, ton le. Je te prviens, moi je sais pas comment on fait. Basile [11 ans] : Oh, t'inquite pas, j'ai l'habitude ! C'est pas la premire fois !

a ne fait rien j'ai l'habitude. 2

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : On vous drange. LOUVIER : Oh ! oui. a fait rien, j'ai l'habitude ! Asseyez-vous. a fait un bout de fois que vous me drangez. Qu'est-ce que vous devenez ?

ne te gne pas j'ai l'habitude. 2

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Paul: Si [] vous ne savez pas trs bien o crcher, la chambre l-haut est libre. Vous ne vous gnez pas. J'ai l'habitude d'hberger les bourgeois sans feux ni lieux.

ne t'inquite pas j'ai l'habitude. 2

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 35
BRENGER [il a des choses dire l'Architecte, qui est occup] : Cela ne va pas trop vous fatiguer ? L'ARCHITECTE : Ne vous inquitez pas. J'ai l'habitude. Allez-y.

monologue, ajout droite :

j'ai l'habitude. 1 ne t'inquite pas

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A: Vous savez que c'est trs dangereux de ne pas les [=gardiens] prvenir ? B: Pourquoi ? A: Ils ont reu l'ordre de tirer sans sommation B: Vous inquitez pas, j'ai l'habitude.

j'ai l'habitude. 1 tu peux tre tranquille

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Chlo : Et bon euh... pour le chat alors y a pas de problme ? Mme Rene : Pour votre chat y a pas de problme. J'ai l'habitude d'en garder. Vous pouvez tre tranquille.



hallucination

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu racontes ? tu as des hallucinations.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 168
Jean : On dirait qu'ils portent des chanes. Frre Tarabas : Qu'est-ce que vous racontez ? Vous avez des hallucinations. On ne leur fait pas de mal.



hsitation

monologue, ajout gauche :

aucun doute possible aucune hsitation

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 29
H. 2 : Et ils demandent rompre. Ils ne veulent plus se revoir de leur vie... quelle honte... H. 1 : Oui, aucun doute possible, aucune hsitation : dbouts tous les deux.



heure

monologue, ajout gauche :

debout c'est l'heure.

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Dortoir de la pension] Moreau (allumant). Debout, c'est l'heure.

dpchons-nous c'est l'heure.

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
CESAR. Dpchons-nous, c'est l'heure. Au revoir Madeleine.

monologue, ajout droite :

tu as vu l'heure ? 3 t'es compltement inconscient

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
[Ils arrivent en retard.] MATHIEU : Vous avez vu l'heure ? Vous tes compltement inconscients ! Qu'est-ce qu'on va dire Lige ?



histoire

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce que c'est que cette histoire ? c'est pas une histoire

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Acha : Il devrait tre revenu [] Pp : Quoi ? il est descendu en ville ?Acha. : Oui, voir la maman. Pp : Comment, voir sa mre ? Acha : Parce qu'elle est malade. Pp : Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Acha : Ah, c'est pas une histoire; c'est une carte [=lettre] qu'on lui a rapporte.

monologue, ajout gauche :

attends, c'est quoi c't'histoire-l ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Flo : Eh ben alors, non mais attends, elle aussi elle a des problmes, j'veux dire il parat que son mec n'arrte pas de la tromper en ce moment, si tu crois que c'est facile... Chlo : Attends je m'en fous de son mec, attends c'est quoi c't'histoire-l ?

allez va-t-en pas d'histoires ! 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 103
LA CONClERGE : Tu salis les carreaux ! C'est mon locataire ! C'est moi qui les nettoie. LE CLOCHARD : Oh ! pardon, Madame. Je ne savais pas. Faut pas vous fcher. LA CONCIERGE : Allez, va-t'en, pas d'histoires !

non mais attends, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Bernard sest lev la nuit pour manger.) Arlette : Tiens, au lieu de manger le saumon, mange une pomme, je garde le saumon pour demain soir, pour les invits. Bernard : Les invits ? Arlette : Ah, oui, j'ai oubli de te dire, j'ai invit les voisins dner demain soir. Bernard : Non mais attends, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Arlette : Ben oui ! La femme est trs sympathique, tu sais. Bernard : Oh la la ! Oh la la la la ! Arlette : Je croyais te faire plaisir, moi



homme

monologue, ajout droite :

je ne suis pas ton homme. je ne marche pas

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 203
Il se tint un peu distance mais put entendre Bougras dire : J'accepte toujours un verre, mais pour le reste, je ne suis pas votre homme, je ne marche pas !



honnte

monologue, ajout gauche :

c'est loyal c'est honnte.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Bouvier, vous savez trs bien que c'est tout fait contraire la loi. BOUVIER : Mais mon affaire est exceptionnelle. Il n'y a qu' faire une autre loi... Vous me demandez une chose... moi, je vous en demande une autre en change. C'est loyal, c'est honnte.



honneur

monologue, ajout gauche :

je ne vois pas pourquoi [on banderait, en quel honneur ?

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[Les deux copains au rveil] A: Je bande pas. L: Ben quoi, moi non plus. Je vois pas pourquoi on banderait en quel honneur



honte

dialogue, ajout droite :

tu n'as pas honte ? mais y a pas de mal !

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Toni. mon bon Toni. Mon oncle est mort, le suis toute seule. TONI. Mais non, tu es pas seule. JOSEFA. Oui. Oui. Je suis toute seule. TONI. Et moi ? JOSEFA. C'est fini. (Ils s'embrassent. Marie [femme de Toni] s'avance sur le seuil de la maison etles spare vivement.) MARIE. Josfa ! Tu as pas honte ? TONI. Mais y a pas de mal, quoi. MARIE. Allez, rentre la maison !

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que a veut dire, ces manires ? tu n'as pas honte ?

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 113
CHOUBERT, tapant du pied comme un enfant mcontent, pleurnichant : Non ! je ne veux pas ! Non ! je ne veux pas-as ! MADELEINE : Je n'aime pas les maris dsobissants ! Qu'est-ce que a veut dire, ces manires ? Tu n'as pas honte !

monologue, ajout droite :

tu n'as pas honte ? ton ge

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
[Mathieu surprend Fanfan avec Marion dans une meule de paille] Oh, tu n'as pas honte, ton ge !

tu n'as pas honte ? devant tout le monde

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (matre-nageur, apprend plonger). On va pouvoir y aller. Allons, allons... (Il la pousse lgerement mais elle rsiste. Au moment de plonger, elle crie, effraye, en se racrochant au cou d'Eric qui ne semble pas troubl par son comportement.) Quoi ? Qu'est-ce que c'est ! (Il la repousse gentiment.) Qu'est-ce que a veut dire a, hein ? Allons, un petit peu de courage ! LA JEUNE FILLE. Ah, non, non ! Je ne veux pas y aller ! ERIC. Vous n'avez pas honte, devant tout le monde ? Allons

tu n'as pas honte ? pendant que j'avais le dos tourn

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 76
Elle prit sa respiration et ouvrit la bouche pour pousser son cri de guerre : au satyre ! Mais le type tait pas tomb de la dernire pluie. Lui arrachant le paquet mchamment, il se mit la secouer en profrant les paroles suivantes : Tu n'as pas honte, petite voleuse, pendant que j'avais le dos tourn.



honteux

monologue, ajout droite :

je suis honteux. je ne m'explique pas

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 138
BRENGER : Vous avez l [elles taient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le criminel]. Nous pouvons le faire arrter. Vous en rendez-vous compte ? DOUARD, balbutiant : Je ne savais pas je ne savais pas BRENGER : Vous auriez pu pargner tant de vies humaines ! DOUARD, mme jeu : Oui Je m'en aperois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BRENGER : C'est une ngligence condamnable. DOUARD : C'est vrai, jem'en excuse, je suis navr. BRENGER : Enfin, tout de mme, ces choses ne sont pas venues toutes seules l-dedans. Vous les avez trouves, vous les avez reues. EDOUARD, toussant, s'pongeant le front, chancelant : Je suis honteux je ne m'explique pas je ne comprends pas Je



horreur

monologue, ajout gauche :

tais-toi tu dis des horreurs.

1960 Plein soleil, film de Ren Clment [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 262, 1981]
MARGE. Je n'accepterais pas le quart de ce qu'il accepte [=de ce que tu lui fais subir]. PHILIPPE. Mais ce qui m'amuse, c'est prcisment de voir jusqu'o il ira. MARGE. Tais-toi, tu dis des horreurs.

monologue, ajout droite :

quelle horreur ! arrtez

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : La seule amnistie possible serait qu'on ouvre en mme temps les portes de toutes les prisons de France. Et tous les criminels sortiraient. Dferleraient dans les rues, comme des rats. Par petits groupes, ou un par un. Ils descendraient le boulevard Raspail. Ils viendraient ici. Ils s'installeraient. VRONIKA : Quelle horreur ! Arrtez !

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

quelle horreur ! s'cria-t-il, en rendant sa voix toute sa vigueur claironnante

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 463
Ayant appris ce qu'il dsirait, M. de Charlus feignit de mpriser Bloch. Quelle horreur !, s'cria-t-il, en rendant sa voix toute sa vigueur claironnante.



hou

monologue, ajout droite :

hou hou ! il y a quelqu'un ?

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Franois Glaise ? Monsieur Jacquet : Il est peut-tre aux cabinets. Martine : Hou hou ! Y a quelqu'un ?



hum

monologue, ajout droite :

hum hum ! tu en es sr ?

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 157
Jean : Buf ne mettait jamais sa femme au courant de ses projets Brenger : Vous vous trompez, Jean. C'est un mnage trs uni, au contraire. Jean : Trs uni, vous en tes sr ? Hum, hum.



humain

monologue, ajout droite :

c'est humain. c'est naturel

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 23
BRENGER : D'ailleurs, si je ne dclare que trente-cinq ans, ce n'est absolument pas pour tromper mes concitoyens, qu'est-ce que a peut leur faire ? C'est pour me tromper moi-mme. De cette faon, je me suggestionne, je me crois plus jeune, je m'encourage L'ARCHITECTE : C'est humain, c'est naturel.

c'est humain. que veux-tu

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Hlas ! Les meilleurs d'entre nous se rjouissent du malheur des autres, que voulez-vous ? C'est humain !

c'est humain, que voulez-vous. que veux-tu

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 55
H 3 : je dis juste qu'elle a peut-tre pu s'imaginer... H 2 : Rien du tout. Elle a eu un moment... cest humain, que voulez-vous... c'tait plus fort qu'elle... elle a voulu s'chapper en emportant sa chre ide.



hurler

monologue, ajout gauche :

je peux te dire une chose ? tu vas encore hurler.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne : Je peux te dire une chose ? Tu vas encore hurler, mais vraiment, il n'y a pas de quoi ! Je t'ai fait de la rclame ! J'y suis mme alle fond les manettes !

monologue, ajout droite :

tu vas encore hurler. mais vraiment, il n'y a pas de quoi.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne : Je peux te dire une chose ? Tu vas encore hurler, mais vraiment, il n'y a pas de quoi ! Je t'ai fait de la rclame ! J'y suis mme alle fond les manettes !



ici

monologue, ajout droite :

mais qu'est-ce que tu fais l ? tu ne peux pas rester ici

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
L: Mais qu'est-ce que vous faites l ? Vous ne pouvez pas rester ici. A: Et pourquoi ? L: Le fantme, vous l'avez oubli ? [=il risque de venir] A: Et si c'est lui que j'attends ?

qu'est ce que tu fais debout ne reste pas comme une gourde

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
ELNA (faisant les prsentations) : Elna... ma petite sur, Anas... ( Anas)... Qu'est ce que tu fais debout, reste pas comme une gourde !

qu'est-ce que tu fous l ? je te cherche partout

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Franck : Qu'est-ce que tu fous l ? Je te cherche partout.

qu'est-ce que tu viens faire ici ? file !

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Pension, infirmerie] La sur-infirmire ( Julien qui entre). Qu'est-ce que tu viens faire ici ? File !

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

bon dieu cria-t-il qu'est-ce que tu fais l ?

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 374
Mais au moment o il allait [=Saint-Loup] pntrer dans la petite salle [rserve l'aristocratie] il m'aperut dans la grande [celle du peuple]. Bon Dieu, cria-t-il, qu'est-ce que tu fais l, et avec la porte ouverte devant toi , dit-il, non sansjeter un regard furieux au patron qui courut la fermer en s'excusant sur les garons : Je leur dis toujours de la tenir ferme.



ide

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu en penses ? ah, a, c'est une trs bonne ide. a oui !

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Forster : J'ai bien envie d'crire une autopsie du surralisme , pour remettre les choses au point. Qu'est-ce que vous en pensez ? Jacques : Ah, a, c'est une trs bonne ide. a oui !

qu'est-ce que t'as ? j'ai une ide.

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L. Attends, bouge pas. A. Qu'est-ce que t'as ? L. Une ide.

dialogue, ajout droite :

quelle ide ! 2 je t'assure

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 18
[] vous devriez vous marier. Votre femme vous gurirait et vous feriez son bonheur. Non, parce que j'ai trop mauvais caractre. Quelle ide ! Je vous assure ! J'ai du reste t fianc mais je n'ai pas pu me dcider l'pouser (et elle y a renonc elle-mme, cause de mon caractre indcis et tracassier.

monologue, ajout gauche :

tu as bien fait c'est une bonne ide.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(Raymond apporte un jambon). RAYMOND. Et voil l'animal ! Regardez a, sept kilos, sept ! J'ai pens [le mettre dans] l'tui violoncelle parce que je vous voyais pas entrer votre htel avec un jambon sous le bras. Jai eu tort ? MARION. Non, non, vous avez bien fait, cest une trs bonne ide, Raymond.

attends, j'ai une ide.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Attendez, j'ai une ide, on va faire une exprience Regardez-moi bien dans les yeux ! Catherine. Qu'est-ce que vous voulez faire ? Antoine. On va faire comme si j'tais votre vieil amant anglais, d'accord ?

pas du tout quelle ide ! 2

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
L'homme. Ma visite ne vous a pas surprise ? La femme (mal l'aise). Non au contraire. L'homme (ironique). Au contraire. vous m'attendiez. La femme. Heu oui, bien sr. L'homme. Et naturellement vous me prenez pour un fou. La femme. Pas du tout, quelle ide !

monologue, ajout droite :

j'ai chang d'ide. tout le monde a le droit dvoluer

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 205
Daisy : Je sais qu'il tait contre. Pourtant, il est devenu rhinocros, vingt-quatre heures aprs la transformation de M. Papillon. Dudard : Voil ! il a chang d'ide ! Tout le monde a le droit d'voluer. Brenger : Mais alors, alors on peut s'attendre tout !

mais c'est chez vous une ide fixe. c'est une obsession

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 95
LUI : Il ne faut pas toucher aux lieux communs, ils sont l pour a. pour recouvrir, pour touffer . Tandis qu'avec les Dubuit. Ah, les Dubuit avaient cet avantage. H. 1: Ah a non. Vous nous avez promis [de ne plus parler d'eux]. F. 3: Si. Iaissez-le.juste un petit peu. Les Dubuit. quand mme, c'tait. j'avoue. LUI: Avouez que ce n'tait pas mal, hein? (Gourmand.) Avouez qu'il y avait dans les Dubuit. quelque chose. H. 1: Mais c'est chez vous une ide fixe. C'est une obsession. a se soigne, voussavez.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

fais ton ide. comme on dit un malade qui par plaisir se tue petit feu

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 430
Quand l'heure d'aller un goter donn au golf approchait, si nous tions tous ensemble ce moment-l, elle se prparait, puis venant Andre: " H bien, Andre, qu'est-ce que tu attends pour venir, tu sais que nous allons goter au golf. " " Non, jereste causer avec lui ", rpondait Andre en me dsignant. " Mais tu sais que Madame Durieux t'a invite ", s'criait Albertine, comme si l'intention d'Andre de rester avec moi ne pouvait s'expliquer que par l'ignorance o elle devait tre qu'elle avait t invite " Voyons, ma petite, ne sois pas tellement idiote ", rpondait Andre. Albertine n'insistait pas, de peur qu'on lui propost de rester aussi. Elle secouait la tte: " Fais ton ide, rpondait-elle, comme on dit un malade qui par plaisir se tue petit feu, moi je me trotte, car je crois que ta montre retarde ", et elle prenait ses jambes son cou. "



idiot

monologue, ajout gauche :

mais aussi, pourquoi a-t-il [jou] ? c'est idiot.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 295
[Cottard] est auprs de Saniette dont le coup de bourse pour se rattraper a chou. En apprenant qu'il n'avait plus un franc et qu'il avait prs d'un million de dettes, Saniette a eu une attaque. Mais aussi pourquoi a-t-il jou ? C'est idiot, il est l'tre le moins fait pour a.

monologue, ajout droite :

c'est idiot. c'est inadmissible

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 65
CHOUBERT, continuant son jeu : ou un miraculeux jardin, un fontaine jaillissante, des jeux d'eaux, des fleurs de feu dans la nuit MADELEINE : Et a se croit pote, certainement ! Du mauvais parnassianisme-symbolisme, surralisme ! CHOUBERT, mme jeu : un palais de flammes glaces, des statues lumineuses, des mers incandescentes, des continents qui flambent dans les nuits, dans des ocans de neige ! MADELEINE : C'est un cabotin ! C'est idiot ! C'est inadmissible ! C'est un menteur !

c'tait idiot. je ne sais pas ce qui m'a pris

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 151
F. 1 : Si. Parlez-nous encore de a. C'tait si beau, ces petites maisons il me semble que je les vois avec leurs fentres surmontes de petits auvents de bois dcoup comme des dentelles de toutes les couleurs. Et ces palissades autour des jardins o, le soir, le jasmin, les acacias H. 1 : Non, c'tait idiot. je ne sais pas ce qui m'a pris.

ne fais pas l'idiot. donne-moi a

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
A. Allez, fais pas l'idiot, donne-nous a, quoi ! [=ton linge sale]. L. C'est bien pour faire plaisir la patronne.

ne fais pas l'idiot. tu sais trs bien ce que je veux dire

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Lna : Tu vois, je trouve vraiment dommage que quatre-vingt dix-neuf fois sur cent, que quand un garon parle une fille, il faut toujours qu'il ait une ide derrire la tte. Gaspard : Quelle ide ? Lna : Une ide... une arrire-pense. Ne fais pas l'idiot. Tu sais trs bien ce que je veux dire.

avec glose d'une mimique, gauhe :

non sans avoir chang avec son mari un regard gai qui voulait dire : "Est-elle assez idiote " est-elle assez idiote !

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 457
Il n'a pas assez de majuscules pour crire le mot de Cambronne. [] Il l'crit avec un grand C, s'cria Mme d'Arpajon. Plutt avec un grand M, je pense, ma petite , rpondit Mme de Guermantes, non sans avoir chang avec son mari un regard gai qui voulait dire : Est-elle assez idiote !



imaginer (se)

monologue, ajout gauche :

oh a, non qu'est-ce que tu vas t'imaginer ? 2

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 69
LUI : Allons, fais un effort. Tu verras, tu te sentiras mieux. a ne doit pas tre si effrayant. Tiens, je vais t'aider. Tu as voulu lui apprendre tre propre ? Tu l'as mis sur le pot tu as sifflot. ELLE, horrifie : Oh a non. Qu'est-ce que tu vas t'imaginer. Tu te rappelles bien

non mais de quoi je me mle qu'est-ce qu'il s'imagine ? 2

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 74
Tu es perdue, hein ? ./ Zazie hausse les paules. C'est vraiment un sale type. Tu saurais me dire l'adresse du tonton Gabriel ? ./ Zazie se tient des grands discours avec sa petite voix intrieure : non mais, de quoi je me mle, qu'est-ce qu'i s'imagine, il l'aura pas vol ce qui va lui arriver.

monologue, ajout droite :

tu t'imagines quoi ? ma pauvre

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : C'est pas comme a que je l'imaginais, la vie Muriel : Mais tu t'imagines quoi, ma pauvre ?



imbcile

monologue, ajout droite :

ne fais pas l'imbcile ! tu as trs bien compris

1990 La campagne de Cicron, film de Jacques Davila [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 403, 1991]
Christian : Qu'est-ce que tu as ? Nathalie : Je suis consterne. Christian : Il [=ton amant, de passage] est encore fatigu ? Nathalie : Oui et ne fais pas l'imbcile. Tu as trs bien compris ! Il ne m'a pas touche depuis qu'il est l. C'est pas normal. Tu ne trouves pas ? Et ce qui me fche le plus, c'est qu'il dort.



impardonnable

monologue, ajout gauche :

je ne cherche pas d'excuse je suis impardonnable.

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Je suis venu en courant m'excuser de cet oubli stupide. HELENE. Aucune importance entre nous. HELENE. Je suis trs lasse. JEAN. Je l'avoue, j'avais compltement oubli que je dnais chez vous ce soir. Je ne cherche pas d'excuse. Je suis impardonnable



importance

monologue, ajout gauche :

tu ne comprends pas a n'a aucune importance.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain : Je suis rest auprs de vous autant par dcouragement que par dsir Vous comprenez ? Denise : Je serais vraiment trop bte ! Dr Germain : Non, vous ne comprenez pas ! a n'a aucune importance, d'ailleurs, je suis dcid quitter la ville.

que tu me croies ou non, a n'a plus aucune importance.

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Mathilde explique Bernard avec qui elle a pass sa soire.) Bernard. Je ne te crois pas. Mathilde. Qu'est-ce que tu ne crois pas ? Bernard. Je ne crois pas un mot de ce que tu me dis. Mathilde. Eh bien, que tu me croies ou non, a n'a plus aucune importance ; je ne veux plus te voir. Bernard. Mathilde ! Mathilde. Tu me fais peur. (Elle raccroche.)

monologue, ajout droite :

je t'assure que a n'a aucune importance. je ne t'en veux pas

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : All ? VRONIKA : Je voudrais parler Alexandre. ALEXANDRE : Oui, c'est moi. VRONIKA : C'est Vronika Osterwald l'appareil. Je vous prie de m'excuser, je suis dsole pour hier mais je n'ai pu me librer. J'ai t retenue par uneurgence. a n'a vraiment pas t possible. Vous tes furieux ? ALEXANDRE : Non pas du tout. Je dirais mme que je suis trs content. VRONIKA : Vous vous moquez de moi. ALEXANDRE : Je vous assure que a n'a aucune importance. Je ne vous en veux pas du tout. Au contraire.

mais a n'a plus d'importance, tout a. c'est du pass

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. Maman, dis-moi juste une seule chose : est-ceque Papa tait mon vrai pre ? GABY. Laisse-moi, je n'ai pas envie de parler de a ! SUZON. Maman, j'ai le droit de savoir. Tu as pous papa lorsque tu tais enceinte... Dis-moi ! GABY. Mais a n'a plus d'importance tout a, c'est du pass.

monologue, avec geste, mimique gauche :

avec un sourire comprhensif, bonhomme et insolent, [il] rpondit : a n'a aucune importance.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 317
[] Brichot n'en est pas, Morel en est, ma femme en est, je sens que vous en tes. Qu'alliez-vous me dire ? interrompit M. de Charlus qui commenait tre rassur sur ce que voulait signifier M. Verdurin [] Nous vous avons mis seulement gauche[ table] , rpondit M. Verdurin. M. de Charlus, avec un sourire comprhensif, bonhomme et insolent, rpondit : Mais voyons ! Cela n'a aucune importance, 'ici' ! [] Mais, expliqua M. Verdurin bless, c'est dessein. Je n'attache aucune importance aux titres de noblesse.

[Elle] leva la main comme pour dire : qu'est-ce que cela fait ? cela n'a aucune importance.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 291
[] si malade que ft ma grand-mre, en somme plusieurs personnes auraient pu dire qu' six heures, quand nous revnmes des Champs-lyses, elles l'avaient salue, passant en voiture dcouverte, par un temps superbe. Legrandin, qui se dirigeait vers la place de la Concorde, nous donna un coup de chapeau, en s'arrtant, l'air tonn. Moi qui n'tais pas encore dtach de la vie, je demandai ma grand-mre si elle lui avait rpondu, lui rappelant qu'il tait susceptible. Ma grand-mre, me trouvant sans doute bien lger, leva la main comme pour dire : "Qu'est-ce que cela fait ? Cela n'a aucune importance."

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

d'un ton sec et hautain : a n'a aucune espce d'importance.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 292
[Saint-Loup] pensait bien que Bloch attachait plus d'importance que lui cette faute de prononciation. Ce que Bloch prouva quelque temps aprs, un jour qu'il m'entendit prononcer "lift" [et non 'laft'], en interrompant: "Ah ! on dit lift." Et d'un ton sec et hautain: "Cela n'a d'ailleurs aucune espce d'importance." Phrase analogue un rflexe, la mme chez tous les hommes qui ont de l'amour propre, dans les plus graves circonstances aussi bien que dans les plus infimes ; dnonant alors aussi bien que dans celle-ci combien importante parat la chose en question celui qui la dclare sans importance [] phrase tragique parfois qui la premire de toutes s'chappe, si navrante alors, des lvres de tout homme un peu fier qui on vient d'enlever la dernire esprance laquelle il se raccrochait, en lui refusant un service: "Ah "! bien cela n'a aucune espce d'importance, je m'arrangerai autrement", l'autre arrangement vers lequel il est sans aucune espce d'importance d'tre rejet tant quelquefois le suicide.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

a n'a aucune espce d'importance. phrase analogue un rflexe [ voir le contexte]

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 292
[Saint-Loup] pensait bien que Bloch attachait plus d'importance que lui cette faute de prononciation. Ce que Bloch prouva quelque temps aprs, un jour qu'il m'entendit prononcer "lift" [et non 'laft'], en interrompant: "Ah ! on dit lift." Et d'un ton sec et hautain: "Cela n'a d'ailleurs aucune espce d'importance." Phrase analogue un rflexe, la mme chez tous les hommes qui ont de l'amour propre, dans les plus graves circonstances aussi bien que dans les plus infimes ; dnonant alors aussi bien que dans celle-ci combien importante parat la chose en question celui qui la dclare sans importance [] phrase tragique parfois qui la premire de toutes s'chappe, si navrante alors, des lvres de tout homme un peu fier qui on vient d'enlever la dernire esprance laquelle il se raccrochait, en lui refusant un service: "Ah "! bien cela n'a aucune espce d'importance, je m'arrangerai autrement", l'autre arrangement vers lequel il est sans aucune espce d'importance d'tre rejet tant quelquefois le suicide.



impossible

monologue, ajout gauche :

tu m'en demandes trop c'est impossible. 1

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 158
F.4 : Voil ce qu'il faut [dire], tenez : [] H.1 : Vous m'en demandez trop, c'est impossible.

mais tu es fou c'est impossible. 2

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 18
ces moments-l je discutais pourtant en me disant : Inutile, n'est-ce pas, d'envisager l'hypothse o elle [=Albertine] partirait brusquement. C'est absurde. Si je la confiais un homme sens et intelligent [], il m'aurait srement dit : "Mais voustes fou. C'est impossible." Et en effet nous n'avions pas eu une seule querelle. On part pour un motif. On le dit. On vous donne le droit de rpondre. On ne part pas comme cela. Non, c'est un enfantillage. C'est la seule hypothse absurde.

monologue, ajout droite :

c'est impossible. 1 tu ne peux pas me demander cela

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
DOMINlQUE. Est-il vrai, Renaud, qu'il est d'usage ici de prparer la chambre nuptiale et de la laisser ouverte tout venant longtemps avant le jour des noces ? RENAUD. Oui..., c'est vrai... c'est l'usage... DOMINlQUE. Jolie coutume. J'aimerais beaucoup voir cette chambre... RENAUD. Maintenant ? DOMINlQUE. Oui. RENAUD. Mais c'est impossible... Vous ne pouvez pas me demander cela ! DOMINlQUE, souriante. Pourquoi ?

impossible ! 1 tu dois te tromper

1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
LEOPARDO [Il annonce] : Le lieutenant-colonel russe, le Comte... PERE (stupfait) : Le Comte ! LEOPARDO : Oui, le Comte. PERE : Impossible ! Tu dois te tromper. LEOPARDO : J'ai bien vu et bien entendu. Il est dans l'antichambre.

impossible. 3 pas question

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 68
ELLE : Oui. De dire n'importe qui, mme lui: Mon petit. Ou pire encore : Mon petit bonhomme. C'est vrai. a me choquait. Il me semblait que c'tait comme dire Comme dire youpin. Comme dire bicot. Comme dire les femmes . Impossible. Pas question. Il fallait absolument une parfaite galit

avec glose de l'acte de parole, gauche :

quelque pauvre fille qui s'tonne : c'est impossible. 2

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 37
Ma mre ne vint pas, et sans mnagements pour mon amour-propre [] me fit dire par Franoise ces mots : Il n'y a pas de rponse que depuis j'ai si souvent entendu des concierges de palaces ou des valets de pied de tripots, rapporter quelque pauvre fille qui s'tonne : Comment, il n'a rien dit, mais c'est impossible ! Vous avez pourtant bien remis ma lettre. C'est bien, je vais attendre encore.



incident

monologue, ajout droite :

l'incident est clos, maintenant. il faut avancer

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE DRH : La prochaine fois, quand tu auras des choses proposer, tu m'en parleras d'abord moi. FRANK : Que ce soit clair, je n'ai pas cherch te court-circuiter. LE DRH : Je ne dis pas a. FRANK : a s'est fait un peu par hasard. On discutait, et j'ai parl de a. LE DRH : Ecoute ! Dans une entreprise, il y a une hirarchie, et que tu le veuilles ou non, il est bon de la respecter. Alors, l'incident est clos, maintenant, il faut avancer.



incroyable

dialogue, ajout droite :

incroyable, mais vrai ! et pourtant vrai !

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 74
L'ARCHlTECTE : C'est un pige, que voulez-vous ! Il n'a jamais et pris sur le fait. BRENGER : Incroyable, incroyable ! L'ARCHITECTE : Et pourtant vrai !

monologue, ajout droite :

c'est incroyable. mais c'est comme a

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Tu sais ? Je crois que je vais me marier. LA MERE : Avec qui ? SABINE : Un garon trs bien. Tu connais pas. Un avocat. LA MERE : Il est du Mans ? SABINE : Non, de Paris. C'est un cousin de Clarisse. C'est par elle que je l'ai connu. LA MERE : Et... il est jeune ? SABINE : Oui, trente-cinq ans. La bonne diffrence d'ge. C'est incroyable, mais c'est comme a.< J'ai rencontr l'homme de ma vie. Il est beau, il est jeune, il est riche, et il est libre !



invitable

monologue, ajout droite :

c'est invitable. je n'ai pas le choix

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Mais puisque je te dis qu'elle me trompe, comment tu veux que je prenne du recul ? Au contraire, il faut que je la surveille ! Faut que je la surveille, de mes propres yeux. Sophie : Oh l l, surtout ne fais pas a. Martin : C'est invitable, j'ai pas le choix. Sophie : Mais non, tu vas t'humilier. Martin : Je m'en fous, j'en suis plus l !



initi

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

on entendait des conversations voire des rires des il parat qu'il faut tre initi pour comprendre.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 225
Morel [=violoniste, il va jouer une uvre indite de Vinteuil] tait dj mont sur l'estrade, les artistes [=autres musiciens] se groupaient, que l'on entendait encore des conversations, voire dres rires, des il parat qu'il faut tre initi pour comprendre .



innocent

monologue, ajout gauche :

regardez-moi-le a fait l'innocent, en plus

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Mais qu'est-ce que t'as ? Pourquoi tu te mets dans un tel tat ? LA MRE : Fous le camp. Regardez-moi le, a fait l'innocent, en plus. Tu me dgotes. Faire des avances ta fille, t'es vraiment ignoble...

c'est a, faites l'innocent !

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Violeur ! Violeur ! Violeur ! Tikides est un violeur ! Ah ah ah ! A bas Tikides le violeur... TIKIDES : Quoi, violeur ? FRANK : C'est a ! Faites l'innocent ! Et la petite Mona, chez la vieille peau de lapin, a ne vous dit rien ? Eh bien, elle est mineure. Et toc ! Au trou Tikides !

tu le sais mieux que moi ne fais pas l'innocent.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 109
Dudard : C'est une mystification ! Dudard : Qu'est-ce qui est une mystification ? Botard : Votre histoire de rhinocros, pardi ! C'est votre propagande qui fait courir ces bruits ! Dudard : Quelle propagande ? Brenger : Ce n'est pas de la propagande. [] Dudard : Vous me faite rire !. De la propagande ! Dans quel but ? Botard : Allons donc !. Vous le savez mieux que moi. Ne faites pas l'innocent.



inquiter

dialogue, ajout gauche :

faut que je te dise quelque chose d'important tu m'inquites. 1

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Magali : Maman, faut que je te dise quelque chose d'important. Jeannette : Tu m'inquites.



inquiter (se)

monologue, ajout gauche :

a va ne t'inquite pas.

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Mado : Alors, t'es ruin ? Simon : [] Non, a va, t'inquite pas. J'ai encore de quoi te payer

ce n'est rien ne t'inquite pas.

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 56
Le mdecin : Il se met en retard Il retourne. Marguerite : Ce n'est rien. Ne vous inquitez pas, monsieur le Docteur []

c'est bon ne t'inquite pas.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAMEARNOUX : Bon, ce soir il faut absolument une runion. On est d'accord ? Il faut qu'on trouve un local rapidement... UN GRVISTE : Attends Danile, pour le local, j'ai un plan. C'est bon, ne t'inquite pas, c'est arrang.

tu vas voir t'inquite pas, va.

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Tu vois, rien que d[e t]'en avoir parl, l... Je sais pas comment je vais faire, mais c'est pas possible que... Non... et puis, et puis... tu me vois un peu mal fichu parce que... Bon, avec toi, je ne me gne pas... mais tu vas voir, t'inquite pas, va [je vais m'en sortir].

monologue, ajout droite :

ne t'inquite pas. ce n'est rien, a va passer

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 125
BRENGER : Vous tes inond de sueur DOUARD : Et glac, en mme temps, ah cette toux, c'est affreux BRENGER : N'attrapez pas froid. Voulez-vous une couverture ? DOUARD, frissonnant : Ne vous inquitez pas. Ce n'est rien a va passer.

ne t'inquite pas. c'est arrang

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAMEARNOUX : Bon, ce soir il faut absolument une runion. On est d'accord ? Il faut qu'on trouve un local rapidement... UN GRVISTE : Attends Danile, pour le local, j'ai un plan. C'est bon, ne t'inquite pas, c'est arrang.

ne t'inquite pas. j'ai l'habitude

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 35
BRENGER [il a des choses dire l'Architecte, qui est occup] : Cela ne va pas trop vous fatiguer ? L'ARCHITECTE : Ne vous inquitez pas. J'ai l'habitude. Allez-y.

ne t'inquite pas. je m'en charge

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Forster : Mais il nous faut d'abord une galerie [d'art]. Jacques : Ah, la meilleure pour a ce serait Messinger, mais tant donn vos [mauvaises] relations avec son attache de presse... Forster : Ne vous inquitez pas : je m'en charge.

t'inquite pas, j'ai l'habitude

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Ccile : Tu crois que tu vas y arriver, ramer jusqu' l-bas ? Elle est quand mme un peu loin, ton le. Je te prviens, moi je sais pas comment on fait. Basile [11 ans] : Oh, t'inquite pas, j'ai l'habitude ! C'est pas la premire fois !

t'inquite pas je ne te demanderai plus rien

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe : Tu t'en fous [=d'tre renvoye] parce que tu comptes sur moi pour te trouver du travail, comme chaque fois. Betty : T'inquite pas, je te demanderai plus rien.



insens

monologue, ajout gauche :

c'est de la pure invention c'est insens !

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Brnice : Il [=Julien] adore qu'on lui fasse des courbettes et qu'on l'coute bien attentivement, quand il leur parle d'un air protecteur. Julien : Non mais c'est insens. C'est de la pure invention. Mes rapports avec les gens sont la simplicit mme.



insinuer

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce que tu insinues ? (je n'insinue) rien

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Louisette. C'est sa petite amie ? Pierre. Tu savais pas ? Louisette. Le gars, je le connais pas, enfin, vaguement. Pierre. Vaguement ? Louisette. Oui, vaguement. Qu'est-ce que t'insinues ? Pierre. Moi, j'insinue rien.

monologue, ajout droite :

qu'est-ce que tu insinues ? j'aimerais bien savoir o tu veux en venir

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Peut-tre que mon pre t'a dit qu'il m'avait tlphon pour me confirmer qu'il viendrait. Mais c'est pas pour a que j'tais force de le croire. Jeanne : Eh bien je suis pas force de te croire non plus, mais je te crois, voil. Natacha : Mais qu'est-ce que tu insinues encore ? J'aimerais bien savoir o tu veux en venir. Je sais, tu t'imagines que j'ai tout organis pour que tu restes seule avec mon pre.



insister

monologue, ajout droite :

inutile d'insister. vous faites erreur

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 298
[] ils ne craindraient pas de lui causer, ceux que cela n'embarrasse pas de suivre un jeune homme pendant des lieues, de ne pas le quitter des yeux au thtre mme s'il est avec des amis, risquant par cela de le brouiller avec eux, on peut les entendre,pour peu qu'un autre qui ne leur plat pas les regarde, dire : "Monsieur, pour qui me prenez-vous ?" (simplement parce qu'on les prend pour ce qu'ils sont). "Je ne vous comprends pas, inutile d'insister, vous faites erreur", aller au besoin jusqu'aux gifles, et devant quelqu'un qui connat l'imprudent, s'indigner : "Comment, vous connaissez cette horreur. Elle a une faon de vous regarder ! ... En voil des manires !"



instant

monologue, ajout gauche :

tu m'excuses ! un instant. 1

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 49
(On entend sonner.) LA VIEILLE, au Vieux : Quelqu'un. Va vite. LE VIEUX, la Dame : Vous m'excusez, madame ! Un instant !



intention

monologue, ajout droite :

puis-je savoir quelles sont tes intentions ? que comptes-tu faire ?

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : Vous n'avez rien compris ce qui s'est pass entre Philippe et moi. Il n'y a pas eu d'histoire. Personne n'y a cru, ni lui, ni moi. ALEXANDRE : Je n'ai pas cherch comprendre. Je me souviens que cette nuit-l, je vous ai tlphon plusieurs fois. Vous tiez l. Vous n'avez pas dcroch. MARIE : Vous tiez avec Gilberte... Et moi, combien de nuits vous ai-je attendu ? ALEXANDRE : Bon, et maintenant je ne suis plus avec elle. Je suis avec vous. Je vis avec vous. Puis-je savoir quelles sont vos intentions ? Que comptez-vous faire ? MARIE : J'aimerais voir Philippe de temps en temps. C'est tout.



intentionnel

monologue, ajout gauche :

excuse-moi ce n'tait pas intentionnel.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ah, tu me serres la main maintenant?! (au pre de Frank) Non, parce que ce matin, l'entre de la runion, c'est comme si j'tais transparente. FRANK : Non... Excusez-moi, c'tait pas intentionnel... a s'est prsent comme a.

monologue, ajout droite :

ce n'tait pas intentionnel. a s'est prsent comme a

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ah, tu me serres la main maintenant?! (au pre de Frank) Non, parce que ce matin, l'entre de la runion, c'est comme si j'tais transparente. FRANK : Non... Excusez-moi, c'tait pas intentionnel... a s'est prsent comme a.



interdire

monologue, ajout gauche :

et alors ? c'est interdit ?

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Franck : Qu'est-ce que tu fous l ? Je te cherche partout. Ccile : Il [=Bernard] m'a fait visiter le train [fantme] C'est vachement marrant quand tu vois a de prs. Y a de ces trucs ! Franck : Ah oui T'tais toute seule avec lui ? Ccile : Oui et alors ? C'est interdit ?



intresser

monologue, ajout gauche :

pour savoir a m'intresse. 2

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
Je dis pas a [=question] pour le petit N, c'est comme a, pour savoir, a m'intresse.

ce n'est pas mon boulot ton histoire ne m'intresse pas.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 187
BRENGER [on a tu sa fiance] : Le crime ne doit pas rester impuni ! LE PREMIER AGENT : Ce qu'ils peuvent tre ttus ! Ah l l ! LE DEUXIEME AGENT : Ce n'est pas mon boulot, vous m'entendez ? Votre histoire ne m'intresse pas.

monologue, ajout droite :

a m'intresse. 1 continue

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
L: Est-ce que je vous choque ? A: Non non, pas du tout, a m'intresse, continuez

a ne m'intresse pas. je ne suis pas n pour a

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
IRNE (il ne veut pas travailler lՎpicerie.) De discuter sur la qualit des pommes de terre avec Madame Leribouchon, qui veut toujours les payer un sou de moins a ne m'intresse pas. Je ne suis pas n pour a.

avec glose d'une mimique, gauhe :

je surprends ton regard qui dit : cause toujours, tu m'intresses.

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Edouard : C'est moi qui ai cess de parler quand j'ai compris que tu n'coutais pas. Tu fais semblant mais tu t'en fous. Tu te dis : Il parle donc il est heureux , et pendant ce temps... pendant ce temps tu penses tes napperons, tes mnages, ta couturire. Moi, je parle, j'essaie de t'expliquer ce qui m'a plu dans le concert, et je surprends ton regard qui dit : Cause toujours mon bonhomme, tu m'intresses .



intrt

monologue, ajout gauche :

si je te dis a c'est dans ton intrt.

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
MAURICE : D'abord, j'tais en prison l'poque o il y a eu ce cambriolage Et puis, en admettant que je sois affranchi, a ne serait pas une raison pour que je vous affranchisse. Faut pas me confondre avec les gars qui entrent dans votre bureau en marche arrire ! J'en croque pas, moi... CLAIN : Tu sais....moi, a m'est gal, si je te dis a, c'est dans ton intrt. Tu sais bien que, quand tu passeras aux Assises, I'avocat gnral n'ira pas chercher si loin



inutile

monologue, ajout droite :

inutile. tu as trop faire

1957 Ascenseur pour l'chafaud, film de Louis Malle
A. : Je vous accompagne jusqu' votre voiture. B. : Non non, inutile, vous avez trop faire. Au revoir, Monsieur, demain.



inventer

monologue, ajout gauche :

tu l'avais dit enfin, ce n'est pas moi qui l'ai invent !

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Allo, allo... oui, oui,... hein, qu'est-ce que vous dites ? Ils n'ont pas annul sans raison... Bon je vais voir Becaru. ... Quoi, mais comment a, ils n'ont pas rpondu... mais si, vous l'aviez dit. Enfin, c'est pas moi qui l'ai invent !



invention

monologue, ajout gauche :

non mais c'est insens ! c'est de la pure invention.

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Brnice : Il [=Julien] adore qu'on lui fasse des courbettes et qu'on l'coute bien attentivement, quand il leur parle d'un air protecteur. Julien : Non mais c'est insens. C'est de la pure invention. Mes rapports avec les gens sont la simplicit mme.



jamais

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce qui te prend ? j'ai jamais dit a !

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : On n'est pas obligs de vivre visss l'un l'autre ! Madame Amet : Je peux m'en aller, si tu veux, Louis ! tu resteras tout seul ! Lachaume : Qu'est-ce qui te prend ? J'ai jamais dit a ! Tu recommences

monologue, ajout droite :

jamais de la vie ! aprs ce qui s'est pass

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Alors pourquoi vous me gardez pas ?... Je tiendrai l'harmonium, je serai domestique... Pas pour les gros travaux, cause du soleil. Il me fait mal la tte. Je suis comme un homme saoul. SUPERIEUR : Je vous ai dit que ce n'tait pas possible. BOUVIER : Je suis rest deux ans ici [autrefois]. On n'a pas eu se plaindre de moi... J'ai port la robe. J'ai mme fait la classe Villechenve. SUPERIEUR : Jamais de la vie ! Aprs ce qui s'est pass !

jamais de la vie ! je m'y oppose formellement

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Substitut : Il ne s'agit pas de poursuivre, mais de mener une enqute l'hpital Dr Delorme : Ah, non ! Non, jamais de la vie ! Je m'y oppose formellement Assez d'histoires, hein !

jamais de la vie ! tu es fou !

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Que t'imagines-tu ? Que j'ai... Dieu sait comment, invit ta femme ... enfin que je l'ai attire chez moi le lendemain de ce dner... Pierre : Mais non. Jamais de la vie ! Tu es fou ! Marcel : Pourtant ! Tu insinues qu'elle aurait emport une rose.



jrmiade

monologue, ajout gauche :

ta gueule ! arrte tes jrmiades.

1985 Vaudeville, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
Victor : a va Pierrot ? Pierrot : Non, a va pas. J'ai des chaussures qui me font mal aux pieds, c'est nervant. Gaston : Ta gueule, le veuf ! Arrte tes jrmiades !... Prends exemple sur moi... Les grandes douleurs sont muettes....



joli

monologue, ajout droite :

c'est joli de [] ! bravo !

1984 Les capricieux, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 328, 1984]
PELAGIE : Mademoiselle ! C'est joli, de regarder chez les gens, comme a ! Bravo, pour une demoiselle comme vous !

c'est trs joli ce que tu dis. mais pour moi c'est des mots

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie : Moi [] au contraire, je crois que, si l'esprit vit travers plusieurs corps, eh ben, comme a, il peut petit petit se perfectionner et a supprime pas la responsabilit. Loc : C'est trs joli ce que tu dis, mais pour moi c'est des mots.



jouer

monologue, ajout gauche :

j'en ai marre je ne joue plus.

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : Ecoute, dis-moi ce que tu veux. Qu'est-ce que tu cherches ? J'en ai marre... je ne joue plus... C'est quoi le petit service [que tu veux que je te rende] ?...

pouce je ne veux plus jouer.

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 75
LUI, ton ferme : C'est fini. Termin. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Quest-ce que tu as ? LUI : J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.



jurer

dialogue, ajout gauche :

sans dconner ? je te jure ! 1

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Attends ! Attends ! Y'a deux mecs y'a deux pompiers qui sont monts sur le toit. Chtak !!! Ils l'ont cueilli comme une fleur ! C'tait super voir ! Client : Sans dconner ? Carlos : J'te jure !

monologue, ajout gauche :

comment vous croire ? vous m'aviez jur que [p]. 1

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 179
"Vous faisiez cela dans l'appartement inhabit de votre grand'mre?" "Oh! non jamais, nous aurions t dranges." "Tiens, je croyais, il me semblait..." "D'ailleurs Albertine aimait surtout faire cela la campagne." "O a?" "Autrefois quand elle n'avait pas le temps d'aller trs loin, nous allions aux Buttes-Chaumont. Elle connaissait l une maison. Ou bien sous les arbres, il n'y a personne; dans la grotte du petit Trianon aussi." "Vous voyez bien, comment vous croire? Vous m'aviez jur, il n'y apas un an n'avoir rien fait aux Buttes-Chaumont." "J'avais peur de vous faire de la peine."



juste, adj.

monologue, ajout droite :

faut tre juste. il faut le reconnatre

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 23
Les objets, il [=Elstir] les a toujours connus, cela il faut tre juste, il faut le reconnatre. Mais les fleurs, il n'en avait jamais vu, il ne savait pas distinguer un althaea d'une passe-rose.

tu n'es pas juste. j'ai fait ce que j'ai pu

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 56
C'est tout ce que je t'avais demand d'viter, qu'elle st que tu venais [pour la surveiller]. Si tu crois que c'tait facile ! on m'avait assur qu'elle n'tait pas l. Oh ! je sais bien que tu n'es pas content de moi, je l'ai bien senti dans tes dpches. Mais tu n'es pas juste, j'ai fait ce que j'ai pu.



l

monologue, ajout gauche :

dieu merci, je n'en suis plus l.

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud : Il y a des dsirs qui ne dtellent jamais. Dieu merci je n'en suis plus l.

je m'en fous je n'en suis plus l.

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Mais puisque je te dis qu'elle me trompe, comment tu veux que je prenne du recul ? Au contraire, il faut que je la surveille ! Faut que je la surveille, de mes propres yeux. Sophie : Oh l l, surtout ne fais pas a. Martin : C'est invitable, j'ai pas le choix. Sophie : Mais non, tu vas t'humilier. Martin : Je m'en fous, j'en suis plus l !

inutile de te cacher je sais que tu es l.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Dans la fort.) TISANE. Tonkin ? Tu es l, Tonkin. Oh, inutile de te cacher, je sais que tu es l. Je t'ai vu.

ouvre-moi, tu veux ! je sais que tu es l.

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
MRE : Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es l... (s'nervant). Tu vas me rpondre ?... (elle essaie d'ouvrir). Eric, a suffit maintenant... ouvre !

ouvre-moi ! je sais que tu es l.

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : Ouvrez-moi... Je sais bien que vous tes l... Je sais bien que vous tes l... (il tape plus fort) Ouvrez-moi !... Je sais bien que vous tes l... Ouvrez-moi !

ouvre ! je sais que tu es l.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Germain : Martine ouvre, c'est Germain ! Je sais que t'es l.

ouvre la porte je sais que tu es l.

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Christophe ! Ouvre la porte, j'ai te parler ! Je sais que t'es l, je t'ai entendu !

Dieu merci nous n'en sommes plus l.

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 98
[Aprs une scne avec sa femme chez des amis.] H. 1 sort. Bribes de phrases d'adieux. Silence. F. 3 : Un ange passe. F. 1 : Oh non, pas a. a ne peut plus aller. ELLE : Non, je vous en prie Dieu merci, nous n'en sommes plus l F.3 : Vous avez raison, excusez-moi, c'tait un vieux rflexe. Silence.

n'exagre pas tu n'en es pas l.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
( l'hpital psychiatrique.] Pre : En tous cas, tu as meilleure mine que la dernire fois qu'on s'est vus. Martine : Ouais. Pre : Tu devais avoir besoin d'un petit peu de repos. Martine : Y a... y a dj eu des... antcdents dans la famille ?Pre : Qu'est-ce que tu veux dire ? Martine : Je sais pas... des gens un peu... [fous]. Pre : N'exagre pas, t'en es pas l !

monologue, ajout droite :

je n'en suis pas encore l. je ne suis pas prt

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Je te parle de rve et dj tu me parles de cauchemar. Je voulais te dire : je suis venu te chercher. GILBERTE : Non. je ne peux pas. ALEXANDRE : Tu ne m'as pas entendu. Je suis venu te chercher. Je veux t'pouser. GILBERTE : Non. Non. Je n'en suis pas encore l. Je ne suis pas prte.

je sais que tu es l. je t'ai entendu

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Christophe ! Ouvre la porte, j'ai te parler ! Je sais que t'es l, je t'ai entendu !

je sais que tu es l. ouvre !

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
(Laurence monte en courant deux tages, repre une porte aprs une seconde d'hsitation, se prcipite, et l, sonne et resonne.) LAURENCE. Claudine, c'est madame Cuers. Claudine, je sais que tu es l. Sophie et Elisabeth m'ont parl. Claudine, ouvre ! CLAUDINE. Je veux qu'on me laisse. Je veux qu'on me laisse.

qui est l ? qu'est-ce que vous voulez ?

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
(Quelquun entre dans limmeuble.) POLA. Qui est l ? Qu'est-ce que vous voulez ? FRED. Je venais vous dire bonsoir.

si on va par l on n'en sort plus

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : N'empche que Ces petits voyages Londres, l, deux jours par ci, trois jours par l... Si je voulais, je me poserais des questions, hein. CLAIRE : Quelles questions ? ALEX : Je sais pas. Tu pourrais trs bien le rencontrer l-bas... Il est pas toujours en Haute-Volta. CLAIRE : Ici aussi je pourrais le rencontrer. ALEX : Juste. Lui ou un autre, d'ailleurs... Comme on dit, si c'est pas lui, c'est donc son frre. Si on va par l, on n'en sort plus.



lcher

monologue, ajout gauche :

a va ! lche-moi !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Bon coute Germain, arrte maintenant. Viens. Frre (menaant) : Attends, il y a quelque chose qui te drange, l ? Germain : Mais a va ! Lche-nous, regarde tes bagnoles tourner en rond [ la tl] et fais pas chier.



laisser

monologue, ajout gauche :

bon, allez je te laisse.

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.

tu es gentille mais laisse ! 2

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide dbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine laver. AMANDA : Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.

qu'est-ce que tu fais, l ? laisse-moi !

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Alexandre se met courir pour la rejoindre. Il la rattrape dans la cour de l'hpital. Il lui prend le bras. VRONIKA : Lchez-moi. ALEXANDRE : Qu'est-ce qui vous prend ? VRONIKA : Qu'est-ce que vous faites l? Laissez-moi. Elle le frappe avec son sac. Il veut la retenir. Elle hurle. VRONIKA : Vous me dgotez !

tu ne peux pas comprendre laisse-moi !

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Femme de chambre : Madame, les valises sont prtes. Mais pouvez-vous me dire pourquoi nous devons dj partir ? Nous venons d'arriver [] Louise : Tu ne peux pas comprendre. Laisse-moi.

monologue, ajout droite :

je te laisse. il faut que j'y aille

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.

laisse ! 2 je vais m'en occuper

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide dbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine laver. AMANDA : Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.

laisse ! 2 ne te drange pas

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 48
LE VIEUX, il se baisse pniblement pour ramasser un objet invisible que la Dame invisible a laiss tomber : Laissez ne vous drangez pas je vais le ramasser

laisse-moi ! je te dfends de m'approcher

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 288
H bien, enfin, ce n'est pas trop tt, tes-vous content, jeune gloire et bientt jeune chevalier de la Lgion d'honneur ? Car bientt vous pourrez montrer votre croix , dit M. de Charlus Morel d'un air tendre et triomphant [] Laissez-moi, je vous dfends de m'approcher, cria Morel au baron. Vous ne devez pas tre votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous essayez de pervertir !



langue

monologue, ajout droite :

je donne ma langue au chat. dis-moi ce que c'est

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
DENIS : Vous savez pas ce que c'est que a le G.R.A.T. ? LEON : Non. Non, je donne ma langue au chat. Dis-moi un peu ce que c'est. DENIS : Le G.R.A.T., c'est le Groupe de Rsistance Au Travail, tu vois ?

je l'ai l sur le bout de la langue. enfin peu importe, je ne sais plus

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 457
[ propos d'un personnage figurant sur un tableau] Mon Dieu [] je sais que c'est un homme qui n'est pas un inconnu ni un imbcile dans sa spcialit, mais je suis brouill avec les noms. Je l'ai l sur le bout de la langue, monsieur monsieur enfin peu importe, je ne sais plus.



laver

monologue, ajout droite :

je m'en lave les mains. tu prends tes responsabilits

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
(Alphonse congdie lAssassin qui sest rfugi chez lui pour la nuit parce quil a peur de rentrer.) L'ASSASSIN (beuglant). Seulement, si demain matin dans le journal vous entendez parler de moi, faudra pas vous tonner ! Je m'en lave les mains !...Vous prenez vos responsabilits ! Et moi, je fais mon petit bonhomme de chemin, tout seul...

avec glose d'un geste, gauche :

dit-il en levant le bras avec le geste qui signifie sinon 'je m'en lave les mains' du moins 'je ne peux rien vous dire' je m'en lave les mains.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 106
On me dit que Mme Verdurin donne des runions tous les jours. Je ne le sais que par les on-dit, moi je ne sais absolument rien d'eux, j'ai entirement rompu ajouta-t-il en baissant non seulement les yeux comme si avait pass un tlgraphiste, mais aussi la tte, les paules, et en levant le bras avec le geste qui signifie sinon "je m'en lave les mains", du moins "je ne peux rien vous dire" (bien que je ne lui demandasse rien).



libre

monologue, ajout gauche :

je ne peux pas t'empcher ils sont bien libres.

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 225
T'as vu ? dit Zazie Gabriel, la rombire et le flic qui nous colochaussent. On peut pas les empcher, dit Gabriel. Ils sont bien libres.

je ne te demande pas de comptes tu es libre de [faire a].

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 203
Mais vous, belle jeunesse, on en vous voit gure quai Conti. Vous n'en abusez pas ! Je dis que je sortais surtout avec ma cousine. Voyez-vous a ! a sort avec sa cousine, comme c'est pur ! dit M. de Charlus Brichot. Et s'adressant de nouveau moi : Mais nous ne vous demandons pas de comptes sur ce que vous faites, mon enfffant. Vous tes libre de faire tout ce qui vous amuse. Nous regrettons seulement de ne pas y avoir de part. []

monologue, ajout droite :

tu es libre. a te regarde

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 186
Dudard : A mon avis, il est absurde de s'affoler pour quelques personnes qui ont voulu changer de peau [=devenir rhinocros]. Ils ne se sentaient pas bien dans la leur. Ils sont bien libres, a les regarde.

tu es libre. je ne t'empcherai pas

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Et qu'est-ce que tu comptes faire ? MADELEINE : Je me tuerai, je m'empoisonnerai. LE POLICIER : Tu es libre. Je ne t'empcherai pas.

tu es libre. tout le monde est libre

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
BERNARD. Je suis dsol, Madame Steiner, mais je ne peux pas rester. Oui... [] Oui, j'avais compltement oubli que j'avais un rendez-vous. MARION. Mais vous tes libre, Bernard, tout le monde est libre. BERNARD. Enfin, excusez-moi tous, et demain, hein, demain. Au revoir.

tu ne serais pas libre [date] ? ce serait gentil

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 347
Je sentis [] que Mme de Guermantes avait le dsir de me faire goter ce qu'elle avait de plus agrable quand elle me dit, mettant d'ailleurs devant mes yeux comme la beaut violtre d'une arrive chez la tante de Fabrice et le miracle d'une prsentation au comte Mosca : Vendredi vous ne seriez pas libre, en petit comit ? Ce serait gentil Il y aura la princesse de Parme qui est charmante ; d'abord je ne vous inviterais pas si ce n'tait pas pour rencontrer des gens agrables



logique

monologue, ajout gauche :

c'est clair c'est logique. 2

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 204
BRENGER : Vous seriez stupide si, en sachant que tout n'est que poussire, vous donniez du prix au crime, car ce serait donner du prix la vie Ce serait prendre tout au srieux ainsi, vous voil en pleine contradiction avec vous-mme. Hein ? C'est clair, c'est logique, l je vous ai eu. Dans ce cas, vous tes lamentable, un pauvre d'esprit, un pauvre type. Logiquement, on a le droit de se moquer de vous !



loi

monologue, ajout droite :

c'est la loi. je n'y peux rien

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligs de faire raconter aux inculps toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avous. C'est la loi. Je n'y peux rien... Saperlpopette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.



long

monologue, ajout gauche :

tu verras, ce ne sera pas long.

1966 Trois enfants dans le dsordre, film de Lo Joannon
-Si vous permettez, je vais consulter vos registres [d'tat-civil]. Vous verrez, ce sera pas long.



longtemps

monologue, ajout gauche :

a y est ? Tu remets a ? a faisait longtemps ! 3

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Luce : Ah ben, a y est ? Tu remets a ? a faisait longtemps ! Il est pas encore bouff aux mites ton 78 tours ?

attends-moi le n'en ai pas pour longtemps.

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Franois (le metteur en scne qui il a prsent ses dessins le quitte). Je vous laisse mes dessins ? Jean-Jacques (enjou). Pourquoi pas ? Attendez-moi, je n'en ai pas pour longtemps.

monologue, ajout droite :

tu vas faire la gueule encore longtemps ? a commence bien faire !

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Oh ! Tu vas faire la gueule encore longtemps ? a commence bien faire ! Depuis quelque temps, on dirait une folle.



loup

monologue, ajout droite :

je ne suis pas le loup. je ne vais pas [la] manger

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: Tu crois quand mme pas que je vais te laisser avec lui toute seule ! Henri: Ben qu'est-ce qui t'arrive ? Je suis pas le loup, je vais pas la manger !



loyal

monologue, ajout droite :

c'est loyal. c'est honnte

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Bouvier, vous savez trs bien que c'est tout fait contraire la loi. BOUVIER : Mais mon affaire est exceptionnelle. Il n'y a qu' faire une autre loi... Vous me demandez une chose... moi, je vous en demande une autre en change. C'est loyal, c'est honnte.



maintenant

monologue, ajout gauche :

attends ce n'est pas maintenant

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty, Yolande : Bon anniversaire, au fait ! Philippe : Non attends, c'est pas maintenant ! Betty : Et pourquoi ? c'est quand ? Philippe : Tout l'heure, tous ensemble, au restaurant.



mais

monologue, ajout gauche :

tu te paies ma tte non, mais des fois

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
LE VIEUX MONSIEUR : Excusez-moi, Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille un peu dure. Je n'ai pas trs bien compris la direction que vous m'avez indique o se trouve le quai du Danube, s'il vous plat ? LE DEUXIEME AGENT : Vous vous payez ma tte ! Non, mais, des fois



mal, adj.

monologue, ajout gauche :

de quoi tu te plains ? ce n'est dj pas si mal.

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Pourquoi, elle est moche... ? Martin : Non, non non, pas spcialement. Sophie : Alors elle est stupide ou... Martin : Non, non plus. Pas du tout. D'ailleurs, elle dit jamais rien de stupide. Non, c'est plus compliqu euh... elle m'ennuieparce que... j'ai aucun rapport avec elle, ou plutt les seuls rapports que je puisse avoir c'est des rapports physiques. Sophie : De quoi te plains-tu, c'est dj pas si mal.

bon ce n'est pas mal. 2

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (matre-nageur ; ponctuant les mouvements de la nageuse) Un, deux, trois, quatre Bon, c'est pas mal a !



mal, adv.

monologue, ajout gauche :

tu vas arrter ou a va mal se passer.

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LA MERE, au pre : Toi a suffit maintenant ! Tu vas arrter d'emmerder mes gamins, ou a va mal se passer.



mal, n.

dialogue, ajout gauche :

je m'excuse. Vous m'excuserez. il ne faut pas, il n'y a aucun mal.

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 90
Le professeur : Je ne sais comment m'excuser de vous avoir fait attendre. Je finissais justement. n'est-ce pas, de Je m'excuse. Vous m'excuserez. L'lve : Il ne faut pas, Monsieur. Il n'y a aucun mal, Monsieur.

monologue, ajout gauche :

ne dis pas a, a fait trop mal.

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Edouard : J'tais pas un type pour toi. Thrsa : Non, dis pas a, a fait trop mal.

bois un coup a ne te fera pas de mal

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Phiippe : Henri, ton verre ! Bois un coup,va, a ne pourra pas te faire de mal, au contraire !

a arrive il n'y a pas de mal. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 88
VOIX D'UN HOMME, poliment : Vous avez dit quelque chose, Madame la Concierge ? VOIX DE LA CONCIERGE, plus poliment encore, mielleuse : Rien du tout, Monsieur Lelard, je causais comme a, toute seule pour apprendre parler ! a passe le temps ! VOIX D'UN HOMME : Il m'avait bien sembl que vous m'appeliez. Je m'excuse. VOIX DE LA CONCIERGE : Dame, on se trompe, Monsieur. a arrive ! y a pas de mal !

pardonne-moi je ne voulais pas te faire de mal.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre [ Pauline]: Pardonne-moi. Je voulais pas te faire de mal, je supporte pas que qu'on se foute de toi. Tu es assez grande pour savoir la vrit.

n'ayez pas peur on ne vous veut aucun mal.

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 45
F : C'est curieux. Moi, voyez-vous, je pensais... H 2 et H 3, avidement : Oui ? Vous pensiez ? F : Je pensais que tout simplement, il ne supportait pas que qui que ce soit, mme moi, puisse se permettre... H 2 : Oh quelle erreur.. au contraire, je ne demande que a, que vous vous permettlez... [] F : Pas maintenant. J'ai trop faire, du reste... il y a des choses urgentes... H2 et H3 se lvent et lui barrent le chemin. Trs doux, doucereux : Si, si, maintenant. Nous ne pouvons plus attendre. Mais n'ayez donc pas peur. On ne vous veut aucun mal

lche-moi ! tu me fais mal. 1

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Lchez-moi, Poupart, mais lchez-moi ! Vous me faites trs mal. Enfin, quoi... lchez-moi !

monologue, ajout droite :

je ne te veux pas de mal. ne crains rien

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond [ Rene] : Ne crains rien, va, je ne te veux pas de mal, je veux seulement qu'on se quitte proprement

ne te donne pas tant de mal. 2 j'ai compris

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
MARTINE : Elle se fait de l'amour une ide comment dire potique..., un peu dmode... LAURENT, gentiment. Ne te donne pas tant de mal ! J'ai compris. Je ne lui dis rien, quoi, a arrive.



malade

monologue, ajout gauche :

il est anormal c'est un malade. 2

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 62
CHOUBERT, continuant son jeu : Une nostalgie, des dchirures, les bribes d'un univers MADELEINE, au Policier : Qu'est-ce que a veut dire ? LE POLICIER, Madeleine : Il dit : les bribes d'un univers CHOUBERT, mme jeu : Un trou bant LEPOLICIER, l'oreille de Madeleine : Un trou bant MADELEINE, au Policier : Il est anormal. C'est un malade. Il n'a pas les pieds sur terre.

mais elle est folle elle est compltement malade ! 2

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(164)(AN76)Fj12 : moi je vois quand je vois quelqu'un ct de moi qui va marcher sur un/ une bestiole je le pousse. ben ils me disent {quoi/ qu'est-ce qu'il y a?} {ben tu vas marcher sur une bestiole!} (rire) ils me regardent {mais elle est folle! (rire) elle est compltement malade avec ses animaux!} c'est vrai je trouve a euh puis c'est beau!

j'en rve j'en suis malade.

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC. Alors, srieusement, vous songez faire du cinma. IRNE. Monsieur, c'est--dire que non seulement jy songe, mais j'en rve, j'en suis malade, j'en crve. Le cinma, monsieur, c'est ma passion, c'est ma folie. Pour jouer mme un petitrle je ferais n'importe quoi !

a ne va pas ? tu es malade ? 1

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : T'as entendu la sonnette ? Ho ? Tu l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Oui, je l'ai entendue. Emile : Qu'est-ce qu'ya a va pas ? T'es malade ? T'es pas le genre casser la vaisselle,toi !

mais qu'est-ce qui te prend ? tu es malade ? 2

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui se met soudain courir pour rattraper un train qui dmarre] Mais qu'est-ce qui te prend ? T'es malade ?

monologue, ajout droite :

tu es malade ? 1 qu'est-ce que tu as ?

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Arlette s'est leve pour aller vomir.) Bernard. Arlette, tu es malade ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu as, Arlette ? Arlette. Devine... (Bernard lui prend le bras, interrogateur. Elle, accable.) Oui

tu es malade, non ! 2 mais qu'est-ce qui te prend ?

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Camille : De quoi il t'a parl au tlphone ? Paul : Si on allait Capri. Camille : Et qu'est-ce que t'as dit ? Paul : Je lui ai dit que a dpendait de toi. Camille : T'es malade, non ! Mais qu'est-ce qui te prend, tu sais trs bien que a dpend de toi et pas de moi.



maladroit

monologue, ajout gauche :

excuse-moi je suis maladroit.

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
(Franois prend l'apritif avec la mre de Pomme. Il renverse son verre). Franois. Excusez-moi, je suis maladroit. La mre. Cela n'est rien : a se lave.



malentendu

monologue, ajout gauche :

je suis dsol il y a eu un malentendu.

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Le Directeur : Bonjour, Blandine, je suis dsol, il y a eu un malentendu. J'avais dj donn ce rendez-vous. Blandine : Oh non ne me dites pas a, vous tes le deuxime me poser un lapin depuis ce matin.

monologue, ajout droite :

c'est un malentendu incroyable ! je suis confus

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Excusez-moi de vous demander a... J'tais bien invit chez vous ce soir ? je veux dire... je ne me suis pas tromp de... Il y a un silence. Tout le monde semble atrocement gn. Chatwick-West a un sourire bizarre. DIDIER: Ce n'est pas le cas ? (Silence) Attendez, c'est un malentendu incroyable ! Votre neveu m'a affirm... CHATWICK-WEST : Martin ? (Il rit.) Etrange, trange. Ce garon est trs trange. DIDIER: Je suis horriblement confus... je vais me retirer, je l'appelle, je...

c'est un malentendu, je t'expliquerai. je t'expliquerai

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
L'pouse, son amant. Tu as pass la camisole mon mari ? L'amant. Viens voir ! Le mari, son pouse. C'est un malentendu, je t'expliquerai.



malgr

monologue, ajout gauche :

je m'excuse c'est malgr moi.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 121
DOUARD, tousse : Je m'excuse, je tousse, c'est malgr moi !



malheur

monologue, ajout gauche :

ne me pousse pas bout ou je fais un malheur

1935 La kermesse hroque, film de Jacques Feyder [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 27, 1963]
CORNLIA. Monsieur le Premier Echevin, c'est au magistrat que je m'adresse. Vous plairait-il de dresser sur-le-champ l'acte officiel qui doit unir ma fille Siska au peintre Breughel ? LE BOURGMESTRE [son mari ; il a promis sa fille au boucher]. Comment ! LE BOUCHER. Jamais ! la tte sur le billot. LE BOURGMESTRE. Ah ! cette fois ! la mesure est comble. Ne me poussez pas bout, toi et ton duc ou je fais un malheur !

retiens-moi ou je fais un malheur

1985 Vaudeville, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
[]

monologue, ajout droite :

ne parle pas de malheur. je m'excuse

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche : Et il viendra te rejoindre ? La : Qui, Fabien ? Ne parle pas de malheur.



malheureux

monologue, ajout gauche :

on ne connat pas son bonheur on n'est jamais si malheureux qu'on croit.

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 334
[] il songea que s'il avait t, comme tant d'autres, pauvre, humble, dnu, oblig d'accepter toute besogne, ou li des parents, une pouse, il aurait pu tre oblig de quiter Odette, que ce rve dont l'effroi tait encore si proche aurait pu trevrai, et il se dit : On ne connat pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit.

monologue, ajout droite :

c'est malheureux dire mais voil

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre : C'est malheureux dire, mais voil, c'est lui que a arrive, ces choses-l.

c'est malheureux tout de mme. c'est bien dommage

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Juliette : C'est malheureux tout de mme, c'est bien dommage, c'tait un si bon roi.

si ce n'est pas malheureux ! tu devrais avoir honte !

1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 389, 1990]
Fagot : Tiens, voil la petite Alice on dirait. Louis : Oui, oui, c'est elle. Elle revient ! Georges : Ah ! l'espoir soulve les braguettes ! Valentine : Si c'est pas malheureux de parler comme a des femmes ! Vous devriez avoir honte !

avec glose d'une mimique, gauhe :

un air rsign qui semblait signifier : c'est-il pas malheureux !

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 35
Puis elle sortit d'un air rsign qui semblait signifier : C'est-il pas malheureux pour des parents d'avoir un enfant pareil !



manger

monologue, ajout gauche :

je ne suis pas le loup je ne vais pas la manger.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: Tu crois quand mme pas que je vais te laisser avec lui toute seule ! Henri: Ben qu'est-ce qui t'arrive ? Je suis pas le loup, je vais pas la manger !

je ne suis pas le loup je ne vais pas te manger

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: Tu crois quand mme pas que je vais te laisser avec lui toute seule ! Henri: Ben qu'est-ce qui t'arrive ? Je suis pas le loup, je vais pas la manger !

qu'est-ce qu'il y a ? on t'a mang ta soupe ?

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
[Dd fait la tte.] Justin : Bonjour Dd ! Oh ! Qu'est-ce qu'y'a, on t'a mang ta soupe ?

c'est pas possible tu les manges !

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Client [au bureau de Poste] Trois feuilles de timbres un franc. Rolande Trois cents francs. Ce n'est pas possible, vous les mangez ! Client Je les envoie une uvre qui les stocke pour les collectionneurs.



manire

monologue, ajout gauche :

veux-tu te taire ? qu'est-ce que c'est que ces manires-l ?

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
Gamin [Fanfan et Fier--Bras se battent sur le toit] : Moi, je voudrais qu'il le tue, Fier--Bras Tranche-Montagne : Veux-tu te taire ! Qu'est-ce que c'est que ces manires-l !

monologue, ajout droite :

qu'est-ce que a veut dire, ces manires ? tu n'as pas honte ?

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 113
CHOUBERT, tapant du pied comme un enfant mcontent, pleurnichant : Non ! je ne veux pas ! Non ! je ne veux pas-as ! MADELEINE : Je n'aime pas les maris dsobissants ! Qu'est-ce que a veut dire, ces manires ? Tu n'as pas honte !



manquer

dialogue, ajout gauche :

je ne l'ai pas fait exprs il ne manquerait plus que a !

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Basile : Vous croyez que vous allez y arriver, tout rparer ? Milos : Tout rparer ! Tout rparer ! T'en as de bonnes C'est que a fait du pain sur la planche. Basile [indirectement responsable] : Mais j'l'ai pas fait exprs ! Milos : Il manquerait plus que a !

monologue, ajout gauche :

t'es fou ! il ne manquerait plus que a !

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
A: Et Michel [=ton mari] il est au courant [=que tu as un amant] ? L: T'es folle, i'manquerait plus que a !

monologue, ajout droite :

il ne manquerait plus que a ! il n'y a pas de raison

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 319
Tout prs de nous, M. de Cambremer qui tait dj assis esquissa, en voyant M. de Charlus debout, le mouvement de se lever et de lui donner sa chaise. Cette offre ne correspondait peut-tre dans la pense du marquis qu' une intention de vague politesse.M. de Charlus prfra y attacher la signification d'un devoir que le simple gentilhomme savait qu'il avait rendre un prince, et ne crut pas pouvoir mieux tablir son droit cette prsance qu'en la dclinant. Aussi s'cria-t-il : " Mais comment donc ! Je vous en prie ! Par exemple ! " Le ton astucieusement vhment de cette protestation avait dj quelque chose de fort "Guermantes" qui s'accusa davantage dans le geste impratif, inutile et familier avec lequel M. de Charlus pesa de ses deux mainset comme pour le forcer se rasseoir, sur les paules de M. de Cambremer qui ne s'tait pas lev: "Ah ! voyons, mon cher, insista le Baron, il ne manquerait plus que a ! Il n'y a pas de raison ! de notre temps on rserve a aux princes du sang."

il ne manquerait plus que a. t'es fou !

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Charlie : Dis donc, j'ai l'impression que Plyne, il est vachement amoureux de toi. Lna : T'es fou, il manquerait plus que a.

tu n'en manques pas une qu'est-ce qui t'a pris ?

1983 Vivement Dimanche, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Barbara : All, le commissariat ? [] Si vous venez au 57, rue des Rcollets, je crois que vous trouverez un client qui pourrait... (Julien coupe la communication.) Julien : Alors vous, dcidment, vous n'en manquez pas une ! Qu'est-ce qui vous apris ? Barbara : Plus tt, les flics mettront la main sur lui, plus tt vous serez libre !



marcher

monologue, ajout gauche :

il n'en est pas question je ne marche pas.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : J'ai une chose vous dire : il y a un invit supplmentaire. ALEXANDRE : Oh non ! Qui ? MARIE : coutez, j'espre que vous n'allez pas vous conduire comme un con. C'est Philippe. ALEXANDRE : Ah non. Il n'en est pas question. Non, je nemarche pas. Bon, eh bien je m'en vais. Bravo. Bon apptit. Passez une bonne soire...

je ne suis pas ton homme je ne marche pas.

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 203
Il se tint un peu distance mais put entendre Bougras dire : J'accepte toujours un verre, mais pour le reste, je ne suis pas votre homme, je ne marche pas !

je plaisante je te fais marcher.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: C'est l que je travaille [=un caf]. [] Oui, sur le coup de midi, quand il y a un coup de feu, je leur donne un coup de main en extra. Mais non, je plaisante, je vous fais marcher.

monologue, ajout droite :

tu me fais marcher. t'en es sr ?

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 163
C'est le Tribunal de commerce que tu leur as fait visiter. Tu me fais marcher, dit Gabriel incrdule. T'en es sr ?



marrant

monologue, ajout gauche :

arrte ce n'est pas marrant.

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Stphanie: T'as pas me parler comme a de toute manire. Qu'est-ce que a peut te foutre, comment j'suis habille ? Richard : On dirait une putain, c'est tout. Estelle. Arrte, c'est pas marrant.



marre

monologue, ajout gauche :

ah j'en ai assez ! j'en ai marre.

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp : Ah j'en ai assez. Leur musique [arabe], leur charabia, j'en ai marre.

pour tout dire, j'en ai marre.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 89
Pour tout dire, j'en ai un peu marre. La cervelle occupe ailleurs.

pourquoi c'est toujours moi qui prends ? j'en ai marre la fin.

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
Pourquoi c'est toujours moi qui prends ? J'en ai marre la fin Avec toi c'est toujours de ma faute

y en a assez y en a marre.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj23
(492)Fj23 : quand Leclerc il baisse l'essence EF(Fj23) : mm (493)Fj23 : qu'est-ce qu'il fait le gouvernement? ben il baisse EF(Fj23) : oui (494)Fj23 : Leclerc baisse encore plus EF(Fj23) : ben oui (495)Fj23 : bon ben le gouvernement il dit {bon y en a assez y en a marre stop l} et puis c'est tout a fait que... puis enfin... moi je dis moi/ {Leclerc fait son travail}

monologue, ajout droite :

j'en ai marre. c'est toujours pareil

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
La cadette: J'en ai marre, c'est toujours pareil Quand Mademoiselle a dcid quelque chose, les autres ils ont qu' rien dire

j'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! a peut pas durer comme a !

1949 Manges, film de Yves Allgret
J'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! a peut pas durer comme a !

tu n'en as pas marre ? allez a suffit

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LA MRE, appelant : Les petits ! Mais vous en avez pas marre ? Allez descendez maintenant, a suffit. Vous respirez trop de poussire l-dedans...



mcanique

monologue, ajout gauche :

je fais ce que je peux je ne suis pas une mcanique.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 63
LE VIEUX : Allons toi, plus vite avec tes chaises il en faut encore une LA VIEILLE : a va, a va je fais ce que je peux je ne suis pas une mcanique



mfier

monologue, ajout droite :

on ne se mfie jamais assez. ce n'tait pas () comme on pourrait le croire

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 48
Monsieur N'Da Amde avait un diamant dans sa cravate qui tincelait. Madame Rosa disait que c'tait un vrai diamant et pas un faux comme on pourrait le croire, car on ne se mfie jamais assez.



mlanger

monologue, ajout droite :

tu mlanges tout dans ta tte ! ne confonds pas

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 196
Brenger : On vous dmontre que le mouvement n'existe pas. et on marche, on marche, on marche. on marche ou alors on se dit soi-mme, comme Galile : E pur si muove. Dudard : Vous mlangez tout dans votre tte ! Ne confondez pas, voyons. Dansle cas de Galile, c'tait au contraire la pense thorique et scientifique contre le sens commun et le dogmatisme.



mler (se)

monologue, ajout gauche :

bon a va de quoi je me mle ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Mais laisse-la la demoiselle, elle est pas pour toi, Djamel ! Chlo : Bon, a va, de quoi je me mle ? Qu'est-ce que vous en savez qu'il est pas pour moi ?

non mais, a va pas, non ? de quoi je me mle, moi ?

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
[Jeanne s'est occupe d'une enfant gare.] MERE (criant) : H !... elle me l'emmne, l-bas... Madame !... Mais rendez-moi ma fille ! (s'approchant) Viens ici, Dominique !... Viens ici, mon chri, viens ma puce. (Furieuse Jeanne.) Non mais, a va pas, non ?... Mais de quoi je me mle, moi ?...

mais je ne te demande rien de quoi te mles-tu ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne: C'est vrai que je te trouve charmante et je suis trs intuitive, je devine les gens Blanche: Mais je ne te demande rien ! De quoi te mles-tu ?

ce n'est pas tes oignons de quoi tu te mles ?

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
8956 : Et tes patrons, ils t'ont la bonne ? MARGUERITE MARIE (elle est bonne tout faire) : Comme tu dis, la bonne ! 8956 : Lui, il te cavale aprs ? MARGUERITE MARIE : C'est pas le genre. Un pisse-froid, si tu veux mon avis... 8956 : Ellese console peut-tre ailleurs... MARGUERITE MARIE : C'est pas tes oignons. De quoi tu te mles ?

monologue, ajout droite :

de quoi i'se mle, lui, l ? on lui a demand un commentaire ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe, Betty : Tu vas la dcouvrir, la vie toute seule. On verra ce qu'elle est devenue, ton insolence, ce moment-l. Tu seras peut-tre moins fire dans six mois ou dans un an quand tu vas t'apercevoir Denis : Bon, a va, je crois qu'elle a compris, l ! Hein, t'as compris, Betty, dans l'ensemble ! Philippe : Alors de quoi i' se mle, lui, l ? On lui a demand un commentaire ?

de quoi je me mle ? qu'est-ce qu'il s'imagine ?

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 74
Tu es perdue, hein ? / Zazie hausse les paules. C'est vraiment un sale type. Tu saurais me dire l'adresse du tonton Gabriel ? / Zazie se tient des grands discours avec sa petite voix intrieure : non mais, de quoi je me mle, qu'est-ce qu'i s'imagine, il l'aura pas vol ce qui va lui arriver.

de quoi tu te mles ? c'est mon affaire

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 98
La bonne : Vous feriez mieux de ne pas commencer par l'arithmtique avec Mademoiselle. L'arithmtique a fatigue, a nerve. Le professeur : Plus mon ge. Et puis de quoi vous mlez-vous ? C'est mon affaire. Et je la connais. Votre place n'est pas ici.

de quoi tu te mles ? est-ce que a te regarde ?

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 180
LE DEUXIEME AGENT, arrachant les fleurs des mains du Soldat et les jetant, loi, dans la coulisse : Imbcile ! tu n'as pas honte ! Remonte dans ton camion avec tes camarades. [] BRENGER : a, c'est trop fort ! [] Je considre qu'un pays est perdu, dans lequel la police a le pas et la main sur l'arme. LE DEUXIEME AGENT : De quoi vous mlez-vous ? Est-ce que a vous regarde ?

tu ne vas pas commencer te mler ! tu sais comment a fini

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
L: Tu vas pas commencer te mler, tu sais comment a fini ! A: Quoi ? comment a fini ? [pas de rponse]



mme

monologue, ajout gauche :

encore ? tu me demandes toujours la mme chose.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 36
LA VIELLE : Dis-moi l'histoire, tu sais, l'histoire : Alors on a ri LE VIEUX : Encore ? J'en ai assez Alors on a ri ? encore celle-l tu me demandes toujours la mme chose !

monologue, ajout droite :

toutes les mmes pas une pour rattraper l'autre...

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Pauvre nnette... Qu'est-ce que je vais en foutre ?... Des pouffes comme a, c'est rien bon qu' vous faire caguer toute la sainte journe... Y a qu' voir comment qu'elle m'a saut dessus dis-donc. Toutes les mmes, pas une pour rattraper l'autre...



menace

dialogue, ajout gauche :

tu me le paieras des menaces ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
AUGUSTINE. C'est pas vrai ! je n'ai jamas t attire par Marcel ! Je le detestais. C'etait un noceur ; il avait des liaisons partout, alors je n'allais pas lui donner mes titres pour qu'il les porte ses matresses ! Regardez sa sur Pierrette, ellea le mme sourire, c'est la mme famille ! Vous me le paierez ! PIERRETTE. Des menaces ? Un mobile de meurtre et des menaces, c'est beaucoup pour une seule personne.



mentir

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

alors je mens ! s'cria-t-il d'un ton terrible

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 511
"Monsieur, rpondis-je en m'loignant, vous m'insultez, je suis dsarm puisque vous avez plusieurs fois mon ge, la partie n'est pas gale, d'autre part je ne peux pas vous convaincre, je vous ai jur que je n'avais rien dit." "Alors je mens!" s'cria-t-il d'un ton terrible, et en faisant un tel bond qu'il se trouva debout deux pas de moi. "On vous a tromp."



merci

monologue, ajout droite :

merci c'est gentil

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre : Qu'est-ce qui se passe ? O tu vas ? Henri : Je vais me promener un peu. La mre : Tu vas te promener ! En pleine nuit ! Henri : Ben j'ai envie d'aller faire un tour. La mre : Ah ben dis donc ! Merci, c'est gentil pour nous !

merci. 2 dis tout de suite que [p]

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
FRANOIS [parlant de sa femme Brigitte ils se sparent] : On n'a pas le droit d'imposer sa prsence quelqu'un. GILBERT [le fils] : Puisqu'elle l'a accept FRANOIS : A seize ans !... Est-ce qu'on se rend compte de ce qu'on fait quand on a seize ans ? BRIGITTE : Merci ! Dis tout de suite que... FRANOIS : On va s'en aller, on va se disputer.

merci 2 je n'ai pas envie que [p]

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 296
[Les Verdurin projettent de faire une rente Saniette] Avec nos revenus, il me semble qu'amortir dix mille francs pendant trois ans ce n'est pas impossible. Soit, seulement, l'ennui c'est que a se saura, a obligera le faire pour d'autres. Tu peux croire que j'y ai pens. Je ne le ferai qu' la condition expresse que personne ne le sache. Merci, je n'ai pas envie que nous soyons obligs de devenir les bienfaiteurs du genre humain. Pas de philanthropie !



mettre

monologue, ajout droite :

mettons. et aprs ?

1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 389, 1990]
Mercadot : Deux cent mille [morts] de plus, deux cent mille de moins Dellaplane : Ah non ! non ! Mes chiffres sont srs ! On a escamot deux cent mille morts ! Mercadot : Mettons ! Et aprs ? L'humanit est entre dans la fte finale, le bal dela mort et de la vie, la grande apothose ! Les survivants bouchent les trous et forniquent couilles rabattues pour prparer la prochaine !

si maintenant N se met [] c'est un vritable scandale !

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 281
Il parat qu'avant-hier, chez la duchesse d'Ayen, on n'a pas parl d'autre chose [que d'homosexualit] pendant deux heures. Vous pensez, si maintenant les femmes se mettent parler de a, c'est un vritable scandale !



mieux

dialogue, ajout droite :

a va sans dire. mais a va mieux en le disant, hein ?

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Y a aussi les petits services. PHILIPPE : Hein ? MARC : Oui, je disais : les petits services qu'on peut se rendre... que tu peux me rendre. PHILIPPE : Oui, bien sr, a va sans dire. MARC : Mais a va mieux en le disant, hein ? PHILIPPE : Oui. MARC : T'es d'accord, alors ? PHILIPPE : Oui... Mais... qu'est-ce que tu veux dire ?... Tu veux que je te rende service ?

monologue, ajout gauche :

je te le dconseille fortement tu as mieux faire.

1996 Les caprices d'un fleuve, film de Bernard Giraudeau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 463, 1997]
Jean-Franois : J'irai avec vous commandant. De Blanet : Je vous le dconseille fortement. C'est peu sr et malsain. Vous avez mieux faire !

c'est a, c'est a, continue ! tu n'as rien trouv de mieux ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Quelle connasse ! Si tu crois que tu vas rester ici sans que je te touche ! Tu vas baiser ailleurs quand je ne suis pas l ? (La mre ne rpond pas.) LE PRE : Tu fais la sainte nitouche, comme tes filles ! Mme l'autre, sur le canap, jesuis sr que Bernard il se la saute. LA MRE : C'est a, c'est a ! Continue, t'as rien trouv de mieux ?

monologue, ajout droite :

j'ai fait de mon mieux. 1 j'ai fait tout ce que j'ai pu

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 81
LE POLICIER : Une idiote ! oui, une idiote idiote idiote [] MADELEINE, en pleurnichant : J'ai fait de mon mieux, Monsieur l'Inspecteur principal. J'ai fait tout ce que j'ai pu. LE POLICIER : Sotte ! idiote !

tant mieux. 1 tu me rassures

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 172
Brenger : Je ne suis pas un peu un peu enrou ? Dudard. Je n'ai pas du tout cette impression. Brenger : Tant mieux. Vous me rassurez.

tu as fait de ton mieux. on ne peut faire l'impossible

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 226
Brenger : Moi, pour ma part, je me reprocherai toujours de n'avoir pas t plus doux avec Jean. [] Daisy : Ne te tracasse pas. Tu as tout de mme fait de ton mieux. On ne peut faire l'impossible. A quoi bon les remords ?

tu n'as rien de mieux faire ? 2 quel ge tu as ?

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
Jacqueline : Tu as rien de mieux faire que perscuter ta sur, toi ? Tu as quel ge ? Luc : Mais c'est elle qui fait chier



mignon

monologue, ajout gauche :

merci, merci tu es mignon comme tout.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 35
LA VIEILLE : Alors, imite le mois de fvrier. LE VIEUX : Je n'aime pas les mois de l'anne. LA VIEILLE : Pour l'instant il n'y en a pas d'autres. Allons, pour me faire plaisir LE VIEUX : Tiens, voil le mois de fvrier. (il se gratte la tte, comme Stan Laurel.) LA VIEILLE, riant, applaudissant : C'est a. Merci, merci, tu es mignon comme tout, mon chou.



mille

monologue, ajout gauche :

savais-tu [qu- p] ? je te le donne en mille.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 217
propos, saviez-vous qui est partisan enrag de Dreyfus ? Je vous le donne en mille. Mon neveu Robert !



minute

monologue, ajout gauche :

je suis toi une minute !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Infirmier : Monsieur Hannibal, une minute, je suis vous, je m'occupe de mademoiselle.

monologue, ajout droite :

deux minutes ! a va, a va,

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Qu'est-ce que tu fais l, toi, encore, vous partez ou vous partez pas ? Betty : a va, a va, deux minutes ! Putain mais qu'est-ce que t'as, ce soir, Henri ?



moi

monologue, ajout droite :

et moi, j'y ai pas droit ? j'y ai pas droit ?

1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 225, 1979]
Francine (tendant son verre Jrme). Dis-donc, et moi j'y ai pas droit ? Jrme (la servant) Ah ben, j't'ai oublie toi, tu vois !



moindre

dialogue, ajout gauche :

il ne me reste plus qu' te remercier c'est la moindre des choses. 3

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC ( Irne qui la accompagn pour lui montrer le chemin.) Eh bien, il ne nous reste plus qu' vous remercier. IRNE. Messieurs, c'est la moindre des choses.

je te remercie c'est la moindre des choses. 3

1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 147, 1974]
AL CAPONE ( Clment) : Ah ben, tu vois, c'est moi qui ai t choisi. Je te remercie. CLEMENT : Non, c'est la moindre des choses. Mais je suis content... hein !

vous tes bien aimable c'est la moindre des choses. 3

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 30
La mnagre, ramassant ses provisions, aide par le Vieux Monsieur : Vous tes bien aimable, Monsieur. [] Le Vieux Monsieur : C'est la moindre des choses, chre Madame.



moment

dialogue, ajout droite :

ce n'est pas le moment. avec toi, ce n'est jamais le moment

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Le commissaire: Commissaire Mnardier. Le mdecin: C'est pas le moment. Commissaire: Bien sr, avec vous autres, c'est jamais le moment.

monologue, ajout gauche :

laisse-moi, maintenant ce n'est pas le moment.

1960 Plein soleil, film de Ren Clment [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 262, 1981]
MARGE. J'ai besoin de ton opinion, coute. PHILIPPE. Ecouter quoi ? MARGE. Ma nouvelle prface. MARGE. [] PHILIPPE. J'ai dj lu a quelque part. MARGE. Mais attends ! PHILIPPE. Oui, et bien on aura tout le temps d'en parler, mais laisse-moi maintenant, c'est pas le moment. (ll s'loigne.)

dpche-toi ce n'est pas le moment de []

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
(Anika se regarde dans un petit miroir. Derrire elle, Eric entre rapidement dans la cabine, referme la porte, et lui jette son impermable sur les paules.) ERIC. Allez mon petit, dpche-toi, c'est pas le moment de s'habiller !

monologue, ajout droite :

ce n'est pas le moment. on verra a une autre fois

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : Je voulais te demander si... si t'avais pas un peu d'argent. PRE : Ecoute... hum... non... C'est pas le moment. On verra a une autre fois.

c'est le moment. vas-y, vas-y !

1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 190, 1977]
[Au chevet du mourant] MOSCA. Vous entendez ? Noble ami, noble ami Jamais il n'avait encore employ cette expression pour quelqu'un... C'est le moment de placer un petit discours bien senti. (II l'encourage du geste.) Allez-y, allez-y.

un moment. 2 je vous prie

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 41
BRENGER : Je me sentais 1, aux portes de l'univers, au centre de l'univers... Cela doit vous paratre contradictoire ! L'ARCHITECTE, au tlphone : Un moment, je vous prie. ( Brenger.) Je vous suis, je vous suis, je fais la part des choses, nevous inquitez pas.



monde

monologue, ajout gauche :

c'est normal il est comme tout le monde.

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 74
LUI : Moi cet ge-l, j'tais idiot. Un peu arrir. Toujours dans les livres. Dans les muses. Mais lui ah oui, pour a oui, lui, ces choses-l, a l'ennuie il n'aime pas a lui, c'est les bandes dessines la tl Voix : Ah que voulez-vous, il est de son temps c'est normal, il est comme tout le monde.

pleure pas arrte il y a du monde.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Djamel [il est mont sur le toit pour rattraper un chat] : Le chat, il tait coinc ! ... Carlos : Attends c'est le chat qu'tait coinc ? (Il lui tape sur le front) C'est l-dedans que c'tait coinc !... (Tous rient. Djamel sourit. Puis, petit petit, il s'attriste et se met pleurer.) Chlo : Ben alors Djamel ? Non mais attends... Djamel il rigole... Carlos : Attends Djamel, et je rigole, eh, oh ! Chlo : Il rigole ! Carlos : Pleure pas, arrte y a du monde Djamel. Oh, je rigolais! Oh, on rigole !

glose d'une mimique, droite :

comme le monde est petit ! fut la rflexion qu'il formula mentalement et que je vis crite sur son visage souriant

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 304
"Je ne peux pas vous dire comme a m'amuse d'apprendre que vous avez des touffements", me jeta-t-il travers la table. Il ne voulait pas dire par cela que cela l'gayait, bien que ce fut vrai aussi. Car cet homme excellent ne pouvait cependant pas entendre parler du malheur d'autrui sans un sentiment de bien-tre et un spasme d'hilarit qui faisaient vite place la piti d'un bon cur. Mais sa phrase avait un autre sens que prcisa celle qui la suivit: "a m'amuse, me dit-il, parce que justement ma sur en a aussi". En somme cela l'amusait comme s'il m'avait entendu citer comme un de mes amis quelqu'un qui et frquent beaucoup chez eux. "Comme le monde est petit", fut la rflexion qu'il formula mentalement et que je vis crite sur son visage souriant quand Cottard me parla de mes touffements.



monsieur

dialogue, ajout gauche :

s'il vous plat ? +Monsieur ?

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
[Restaurant.] Edouard : S'il vous plat ? Thrsa : Monsieur ? Edouard : Vous avez de la crme caramel ? Thrsa : Ah non ! C'est barr sur le menu. Edouard : Je vois...



moquer (se)

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce qu'il y a ? tu as l'air bizarre tu te moques de moi ? 2

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pauline. Pourquoi tu lui demandes a [=si elle a vu Sylvain] ? Tu sais trs bien qu'elle ne le connat pas [] Pierre. Ben... on ne sait jamais ! Pauline. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air bizarre. Pierre. Mais non ! Pauline. Tu te moques de moi ?

monologue, ajout droite :

tu te moques de moi ! 2 comment oses-tu ?

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 66
LE FILS : Tiens, recommenons. Pour voir. Je vais aller dans ma chambre. Et toi, tu vas le rpter, tu vas dire comme tout l'heure: C'est beau, hein ? Tu ne trouves pas? LUI : Tu te moques de moi ! Comment oses-tu ? Espce de petit vaurien.



mordre

monologue, ajout gauche :

tu peux approcher je ne mords pas.

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
(A l'hpital.) DIDIER: Bonsoir. AURLIE: Bonsoir. DIDIER: Vous allez rester longtemps ? AURLIE: Tout va bien. Je sors demain Je pensais vous Vous pouvez vous approcher, je ne mords pas.



mort, adj.

dialogue, ajout droite :

enfin quoi, vous n'tes pas mort. j'aurais voulu t'y voir

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 47
a va pas ? M'en parle pas. Jamais eu une telle trouille de ma vie. Ils me prenaient pour un satyre tous ces cons. Si j'tais rest, ils m'auraient miett. [] Enfin quoi, dit Mado Ptits-pieds, vous n'tes pas mort. J'aurais voulu t'y voir.



mot

dialogue, ajout gauche :

pourquoi dites-vous a ? pour rien, pour faire un mot

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques ( Genevive). Alors ? Genevive. C'est la premire fois que je monte sur une scne. Jean-Jacques. Oh ! vous n'avez pas besoin de monter sur une scne pour jouer la comdie. Genevive (pique). Pourquoi me dites-vous a ? Jean-Jacques. Pour rien, pour faire un mot.

dialogue, ajout droite :

je voudrais te dire un dernier mot. qu'est-ce qu'il y a encore ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 88
La duchesse avait quitt Froberville ; il se rapprocha : Je voudrais vous dire un dernier mot. Un peu agace : Qu'est-ce qu'il y a encore ? lui dit-elle avec hauteur.

monologue, ajout gauche :

sors ! j'ai un mot te dire.

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : Sors ! j'ai un mot te dire [=bagarre]. Lecouvreur : Allez! pas d'histoires ici.

c'est trs joli ce que tu dis pour moi c'est des mots.

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie : Moi [] au contraire, je crois que, si l'esprit vit travers plusieurs corps, eh ben, comme a, il peut petit petit se perfectionner et a supprime pas la responsabilit. Loc : C'est trs joli ce que tu dis, mais pour moi c'est des mots.

monologue, ajout droite :

le mot n'est pas de moi. je te le rpte tel qu'on me l'a dit

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 38
"Si c'est a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma ire Oriane, rpondit Braut qui, se voyant contredit, commenait lcher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rpte tel qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.



mourir

monologue, ajout gauche :

non, surtout pas ! plutt crever...

1983 Vivement Dimanche, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Barbara : Qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous rendre la police ? Julien : Non, surtout pas ! Plutt crever...



naf

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

sont-ils nafs, ces enfants ! me dit-il d'un ton paternel

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 280
Ce fut mon tour de demander si le patron, dans lequel j'avais reconnu le monsieur qui jouait aux cartes toute la journe avec sa matresse, tait comme le prince de Guermantes [=inverti]. Mais voyons, c'est connu de tout le monde, il ne s'en cache mme pas. Mais il avait avec lui sa matresse. H bien, qu'est-ce que a fait ? Sont-ils nafs, ces enfants , me dit-il d'un ton paternel []



natre

monologue, ajout gauche :

j'ai manqu ma vocation j'tais n pour tre [].

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 268
[] tout en me mettant son paletot, il [=Charlus] me le collait contre les paules, me le mettait le long du cou, relevait le col, et de sa main frlait mon menton, en s'excusant. son ge, a ne sait pas mettre une couverture, il faut le bichonner, j'ai manqu ma vocation, Brichot, j'tais n pour tre bonne d'enfants.



naturel

monologue, ajout gauche :

c'est humain c'est naturel.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 23
BRENGER : D'ailleurs, si je ne dclare que trente-cinq ans, ce n'est absolument pas pour tromper mes concitoyens, qu'est-ce que a peut leur faire ? C'est pour me tromper moi-mme. De cette faon, je me suggestionne, je me crois plus jeune, je m'encourage L'ARCHITECTE : C'est humain, c'est naturel.



navrer

monologue, ajout gauche :

je m'en excuse je suis navr. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 137
BRENGER : Vous avez l [elles taient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le criminel]. Nous pouvons le faire arrter. Vous en rendez-vous compte ? DOUARD, balbutiant : Je ne savais pas je ne savais pas BRENGER : Vous auriez pupargner tant de vies humaines ! DOUARD, mme jeu : Oui Je m'en aperois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BRENGER : C'est une ngligence condamnable. DOUARD : C'est vrai, je m'en excuse, je suis navr.

monologue, ajout droite :

je suis navr. 1 je m'excuse

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 68
Le mdecin : Excusez-moi, Majest je dois partir. Je suis bien oblig. Je suis navr, je m'excuse.



nerveux

monologue, ajout gauche :

excuse-moi c'est nerveux.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche [elle pleure] Excuse-moi, mais c'est nerveux. Fabien Ce n'est pas grave. Tu es tout excuse, surtout si ce sont des larmes de joie.

excuse-moi comment expliques-tu a ? 2

1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 159
Le rire du frre an devient un rire faux, cinglant. Il dit, il crie : Excusez-moi, c'est nerveux. Je ne peux pas m'empcher

monologue, ajout droite :

comment expliques-tu a ? 2 je ne peux pas m'en empcher

1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 159
Le rire du frre an devient un rire faux, cinglant. Il dit, il crie : Excusez-moi, c'est nerveux. Je ne peux pas m'empcher



neuf

monologue, ajout gauche :

c'est trop beau rien de neuf ?

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Le joaillier regagne sa boutique et s'adresse son employ] : Rien de neuf ? Employ : Non, Monsieur Une dame qui attend.



n'importe

monologue, ajout gauche :

oh arrte ! Tais-toi ! tu dis n'importe quoi !

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
SYLVIE (gravement) : Pp va plus travailler... OLIVIER : Non mais attendez, c'est pas non plus la peine de faire cette tte d'enterrement ! Il ne sera plus oblig de se crever la paillasse pour ce boulot de merde ! SYLVIE : Oh arrte ! Tais-toi !Tu dis n'importe quoi ! On t'y verrait toi si tu perdais ton boulot !

monologue, ajout droite :

ne dites pas n'importe quoi ! tu n'y connais rien

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bnfices normes et prfre aller faire travailler les enfants en Core. LE PATRON : Ne dites pas n'importe quoi ! Vous n'y connaissez rien !

tu dis vraiment n'importe quoi c'est effrayant !

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Je crois qu'en faisant l'amour aussi souvent avec elle, je gaspille l'nergie dont j'aurais besoin pour la possder vritablement. Sophie : Oh coute, tu dis vraiment n'importe quoi, c'est effrayant !



nom

dialogue, ajout gauche :

qui tes-vous ? mon nom ne vous dirait rien.

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
VOIX 51 : Allo... VOIX PYLOS : Monsieur Dominique Auphal ? VOIX 51 : Lui-mme. VOIX PYLOS : Bonjour. VOIX 51 : Qui tes-vous ? VOIX PYLOS : Mon nom ne vous dirait rien.

qui ai-je l'honneur ? mon nom ne vous dira rien...

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
Coup de sonnette. Alphonse se lve lentement ALPHONSE. Alors l, je vois vraiment pas qui a peut tre ! L'INSPECTEUR. Probablement une erreur... (Un homme apparat dans l'encadrement de la porte. C'est le tmoin [du meurtre].) LE TEMOIN. Je vous drange ? ALPHONSE. A qui ai-je l'honneur ? LE TEMOIN (mystrieux) Mon nom ne vous dira rien... Par contre, j'ai vous parler de quelque chose qui vous dira quelque chose...

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

nom d'une pipe ! s'cria-t-il

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 274
Nom d'une pipe, j'ai d perdre mon billet [de train], je ne le retrouve pas , s'cria Cottard, sans s'inquiter d'ailleurs outre mesure.



non

monologue, ajout droite :

j'ai dit non. tu vas me lcher ?

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Je veux simplement te prendre la main. Lna : Non ! Gaspard : Ben le bras, alors ? Ou l'paule ? Lna : J'ai dit non. Mais tu vas me lcher ? Gaspard : Mme la main ! Mais je fais rien ! Lna : Non ! Gaspard : Mais pourquoi ? Lna : Parce que c'est comme a ! J'ai pas de comptes te rendre !

mais pas du tout ! tu fais erreur

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : Il est facile de deviner ce qui se passe dans les cerveaux des gens de votre espce ! BRENGER : Comment savez-vous ce que LE DEUXIEME AGENT : Cela ne vous regarde pas. Tchez de rectifier vos mauvaises penses BRENGER, bafouillant : Mais pas du tout, Monsieur l'Agent, vous faites erreur, je m'excuse, mais pas du tout, je ne jamais je n'aurais Au contraire, mme

ne dis pas non. tu me vexerais

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 136
A prsent, nous voulons vous dlasser,vous amuser. Que diriez-vous si nous vous proposions un spectacle distrayant ? Ne dites pas non. Vous nous vexeriez.



normal

dialogue, ajout gauche :

je te remercie ce n'est que trop normal. 2

1957 Ascenseur pour l'chafaud, film de Louis Malle
A. : Je vous remercie, Monsieur, de vous occuper de tous ces dtails matriels. B. : Ce n'est que trop normal.

monologue, ajout gauche :

franchement tu trouves a normal ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : La dernire fois je regarde du tennis la tl, qu'est-ce que je vois ? Une femme en short ! une joueuse de tennis en short ! Franchement ! Tu trouves a normal, toi ?



note

monologue, ajout droite :

j'en prends note je le resservirai

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 218
- []Il y a une donzelle, une cascadeuse de la pire espce qui a plus d'influence sur lui et qui est prcisment compatriote du sieur Dreyfus. Elle a pass Robert son tat d'esprit. Vous ne saviez peut-tre pas, monsieur le duc, qu'il y a un mot nouveau pour exprimer un tel genre d'esprit, dit l'archiviste qui tait secrtaire des comits antirevisionistes. On dit "mentalit". Cela signifie exactement la mme chose, mais au moins personne ne sait ce qu'on veut dire. C'est le fin du fin et comme ondit le "dernier cri". [] Ah! mentalit, j'en prends note, je le resservirai, dit le duc. (Ce n'tait pas une figure, le duc avait un petit carnet rempli de "citations" et qu'il relisait avant les grands dners). Mentalit me plat. Il y a comme cela des mots nouveaux, qu'on lance, mais ils ne durent pas. Dernirement, j'ai lu comme cela qu'un crivain tait "talentueux". Comprenne qui pourra. Puis je ne l'ai plus jamais revu.



nouvelle

monologue, ajout droite :

tu auras bientt de mes nouvelles, sois tranquille

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 165
Personne d'autre [que moi] ne pourra te le [un collier] donner, car je l'ai retenu chez Boucheron et j'ai sa parole qu'il ne le vendra qu' moi. C'est bien cela, tu as voulu me faire chanter, tu as pris toutes tes prcautions d'avance [] Mais tout n'es pas fini, sois-en sr. Une parole donne dans ces conditions n'a aucune valeur. Tu as agi par tratrise avec moi. Boucheron le saura et on lui en donnera le double, de son collier. Tu auras bientt de mes nouvelles, sois tranquille.

monologue, avec indication de tic de langage, droite :

tu m'en diras des nouvelles. 2 c'est par cette phrase perptuellement rpte qu'elle avertissait ses filles des maux qu'elles se prparaient

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 165
Elle eut la mauvaise chance [] de rencontrer sur la plage une dame de Combray, suivie de ses filles. Je crois que son nom tait Mme Poussin. Mais nous ne l'appelions jamais entre nous que Tu m'en diras des nouvelles , car c'est par cette phrase perptuellement rpte qu'elle avertissait ses filles des maux qu'elles se prparaient, par exemple en disant l'une qui se frottait les yeux : Quand tu auras une bonne ophtalmie, tu m'en diras des nouvelles. [] Elle ne nous gna gure Balbec oje ne la rencontrai qu'une fois, un moment o elle disait sa fille en train de se ronger les ongles : Quand tu auras un bon panaris, tu m'en diras des nouvelles.



nuit

monologue, ajout gauche :

demain il fera jour la nuit porte conseil.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
DICTON. Ah ! c'est curieux, tout de mme ; Tisane qu'a disparu, Monsieur qu'a disparu, l'argent qu'a disparu, sans compter le vieux qu'on a assomm. Ah ! Demain, il fera jour et la nuit porte conseil.

avec indication de notorit de l'expression, droite :

la nuit porte conseil. comme on dit

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Ah non ! non, non, non, non il faut vraiment mieux ne pas parler de ce bal, croyez-moi ! Arlette : Mais on va m'interroger, qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Pierre : Bien oui, bien je n'sais pas euh coutez nous parlerons de touta demain matin, voulez-vous ? Arlette : Demain matin ? Pierre : Oui, oui, la nuit porte conseil comme on dit.



obliger

monologue, ajout droite :

je vous suis bien oblig. vous tes bien aimable

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 22
MADELEINE : Soyez tranquille, cher Monsieur, nous n'allons pas vous retenir de force venez tout de mme vous reposer un petit instant. LE POLICIER : Merci. Je vous suis bien oblig. Vous tes bien aimable.



obsession

monologue, ajout gauche :

c'est une ide fixe c'est une obsession.

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 95
LUI: Avouez que ce n'tait pas mal, hein? (Gourmand.) Avouez qu'il y avait dans les Dubuit quelque chose H. 1: Mais c'est chez vous une ide fixe. C'est une obsession. a se soigne, vous savez.

monologue, ajout droite :

c'est une obsession. a se soigne

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 95
LUI: Avouez que ce n'tait pas mal, hein? (Gourmand.) Avouez qu'il y avait dans les Dubuit quelque chose H. 1: Mais c'est chez vous une ide fixe. C'est une obsession. a se soigne, vous savez.



occuper

monologue, ajout gauche :

tu permets, je suis occup.

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Pierre (au barman, en train de remplir des coupes de champagne) : Je voudrais du sucre, puis du chocolat, puis des citrons. Le barman. Excusez-moi, Monsieur, nous servons. Vous permettez, je suis occup

laisse je vais m'en occuper

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Qu'est-ce que je voulais dire ? Je te fais le canard, hein. Denis : Non, laissez, je vais m'en occuper.

ne t'en fais pas je vais m'en occuper.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fr05
(22)(RE17)Fr5 : y a les voyous qui viennent/ tout a. c'est un dpotoir! on a fait une pttition/ EF(Fr5) : oui. (23)(RE18)Fr5 : tous les voisins. o les mmes (??) ont dit {oui oui ne vous en faites pas/ je vais m'en occuper} le maire tins (tiens?)/ a va bien pour toucher les millions qu'il (p=qui)/ qu'il (qui) touche quand il fait travailler/ mais c'est tout.

tu es gentil, mais laisse, je vais m'en occuper.

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide dbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine laver. AMANDA : Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.

a ne te regarde pas occupe-toi de tes affaires.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 32
CHOUBERT : Madeleine ! Le caf de Monsieur l'Inspecteur principal. MADELEINE : Le caf peut se moudre tout seul. CHOUBERT : Voyons, Madeleine, tu devrais t'en occuper. LE POLICIER [il interroge Choubert], donnant un coup de poing sur la table : Tu es bien gentil, mais a ne te regarde pas. Occupe-toi de tes affaires. Tu me parlais d'un endroit au bord de la mer



il

monologue, ajout gauche :

c'est a mon il !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Mais attends, attends, je te la [=photo] rends si tu me dis qui c'est. Tu me dis qui c'est, je te la rends. Germain : Ben c'est ma sur. Martine : Ouais, c'est a, mon il. Germain : Ouais, je te dis que c'est ma sur.



oignon

monologue, ajout gauche :

la ferme c'est pas vos oignons.

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 118
Il se dfendait avec acharnement pour viter cette drouille quand une voix de femme venant d'une fentre retentit : Vous allez le laisser tranquille ? Les deux escogriffes levrent la tte et crirent des injures : La ferme, la Princesse, c'est pas vos oignons, on va pas l'abmer le beau gosse

monologue, ajout droite :

ce n'est pas mes oignons. je ne suis pas pay pour a

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 58
LE POLICIER : Ah ! tes complexes ! Tu ne vas pas nous embter avec a ! Ton papa, ta maman, la pit filiale ! C'est pas mes oignons, je ne suis pas pay pour a. Continue ta route.

c'est pas tes oignons. de quoi tu te mles ?

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
8956 : Et tes patrons, ils t'ont la bonne ? MARGUERITE MARIE (elle est bonne tout faire) : Comme tu dis, la bonne ! 8956 : Lui, il te cavale aprs ? MARGUERITE MARIE : C'est pas le genre. Un pisse-froid, si tu veux mon avis... 8956 : Ellese console peut-tre ailleurs... MARGUERITE MARIE : C'est pas tes oignons. De quoi tu te mles ?



oiseau

monologue, ajout droite :

je ne suis pas un petit oiseau. je ne peux pas tre plusieurs endroits la fois

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 499
Aussi celle-ci [=la dame d'honneur, en retard] courait-elle vite en emportant les illets, mais, pour garder son air l'aise et mutin, elle jeta en passant devant moi : La princesse trouve que je suis en retard, elle voudrait que nous fussions partieset avoir les illets tout de mme. Dame ! je ne suis pas un petit oiseau, je ne peux pas tre plusieurs endroits la fois.



opposer

monologue, ajout gauche :

ah non jamais de la vie je m'y oppose formellement.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Substitut : Il ne s'agit pas de poursuivre, mais de mener une enqute l'hpital Dr Delorme : Ah, non ! Non, jamais de la vie ! Je m'y oppose formellement Assez d'histoires, hein !



ordre 2

monologue, ajout gauche :

je ne vous demande pas votre avis je vous donne un ordre.

1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 388, 1989]
Franois : Vous viendrez me voir la fin du cours. Mathilde : C'est pas possible, je dois passer voir la conseillre. Franois : Je vous excuserai. Mathilde : Je dois aussi passer voir l'intendant et puis je dois aller... Franois : Non je ne vous demande pas votre avis, je vous donne un ordre.



oreille

monologue, ajout droite :

j'ai l'oreille un peu dure. je n'ai pas trs bien compris

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
LE DEUXIEME AGENT, au Vieux Monsieur : Qu'est-ce que c'est encore, vous ? LE VIEUX MONSIEUR : Le quai du Danube, s'il vous plat, je m'excuse, Monsieur l'Agent. LE DEUXIEME AGENT : A gauche ! A droite ! Tout droit ! En arrire ! En avant ! LE VIEUX MONSIEUR : Excusez-moi, Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille un peu dure. Je n'ai pas trs bien compris la direction que vous m'avez indique



oser

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu dis ? ! tu oses [m'accuser] ?

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Homme La lettre [=anonyme] est tombe de la couronne que tu as apporte [=au cimetire] ! Marie Ce n'est pas vrai ! Je ne l'ai pas toujours tenue entre les mains ! Denise Qu'est-ce que vous dites ? Vous osez m'accuser ?

monologue, ajout droite :

ose rpter ce que tu as dit ! regarde-moi

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY. Tu es monstrueuse de parler ainsi ta mre [=moi], Suzon ! SUZON. Je ne t'ai pas accuse, Maman. J'ai dit ce qui tait. GABY. Et tu veux me donner des leons dans ton tat [enceinte, pas marie]. Regarde-moi, regarde ta mre et ose rpter ce que tu as dit.



ou

monologue, ajout gauche :

ne commence pas discuter c'est oui ou non ?

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
[Tlphone.] Florence : Monsieur Messinger m'a charge de vous rencontrer afin que nous en parlions. On dne ensemble, demain soir ? Forster : Vous m'invitez dner ? Vous croyez qu'on peut se voir sans s'triper ? Florence : D'accord pour demainsoir ? Chez moi ? Passez me prendre la galerie vingt heures. Forster : Chez vous ? Florence : Oh, ne commencez pas discuter. C'est oui ou non ? Forster : Oui.



o

monologue, ajout gauche :

ne me pose pas de questions idiotes o veux-tu que j'aille ? 1

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Maxime : O vas-tu ? Gaby : [] Du ct du Bois de Vincennes [nous sommes Alger]. Maxime : Dis-donc, je te prie de me rpondre srieusement, hein ! Gaby : Ben alors, ne me pose pas de questions idiotes ! O veux-tu que j'aille ? Je ne connaispersonne Alger, je vais droit devant moi.

il reviendra srement o veux-tu qu'il aille ? 1

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Rose : Emile inonde la maison et le vieux perroquet s'envole par la fentre. Enfin, il reviendra srement, o veux-tu qu'il aille ?

on ne sort pas beaucoup o veux-tu qu'on aille ? 1

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Hr24
(915)Hr24 : non ma femme non plus elle pourrait pas vivre sans tl/ F1 : ah moi j'aime bien/ EF(Hr24) : oui F1 : parce que bon on sort pas beaucoup part les enfants/ EF(Hr24) : oui oui oui F1 : o voulez-vous qu'on aille ? on va pas au cinma/ d'abord maintenant on a peur de sortir (916)Hr24 : oh oui! F1 : le soir vous savez on voit tellement de choses xxx

monologue, ajout droite :

mais o en tions-nous ? ah oui, c'est a {)

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 16
H. 1 : Ah, c'est a que tu veux dire... Oui, c'est vrai, tu t'es toujours tenu en marge... H. 3 : Un marginal ? H. 1 : Oui, si on veut. Mais je dois dire qu'il a toujours gagn sa vie... il n'a jamais rien demand personne. H. 2 : Merci, tu es gentil... Mais o en tions-nous ? Ah oui, c'est a, il vous l'a dit : je me tiens l'cart. Il est chez lui. Moi je suis chez moi.



oublier

dialogue, ajout droite :

tu n'oublies pas [ton coup de tlphone] ? je ne pense qu' a

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre : Tu n'oublies pas ton coup de tlphone, hein, chri ? Philippe : Je ne risque pas de l'oublier, je ne pense qu' a. Dans dix minutes.

monologue, ajout gauche :

tu ne m'en veux pas ? oublie ce que j'ai dit.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Vous ne m'en voulez pas pour hier ? J'ai dit un maximum de conneries, non ? Oubliez ce que j'ai dit.

comment veux-tu que [p] ? tu oublies que [p].

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 413
M. de Charlus et-il pu imaginer ces mots dits par certaine tendre parente : Comment veux-tu que Mm soit amoureux de moi ? tu oublies donc que je suis une femme !

monologue, ajout droite :

tu n'as rien oubli ? 1 c'est tout ce que tu as me raconter ?

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
La Franchise : Ah, autre chose ! Pendant qu'ils y taient, ils ont aussi dcid de t'assassiner. Fanfan : Vous n'avez rien oubli ? C'est tout ce que vous avez me raconter ? La Franchise : Oui, c'est tout pour le moment.



ouste

monologue, ajout droite :

allez ouste ! foutez-moi le camp !

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
En avant ! LE VIEUX MONSIEUR : Excusez-moi, Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille un peu dure. Je n'ai pas trs bien compris la direction que vous m'avez indique o se trouve le quai du Danube, s'il vous plat ? LE DEUXIEME AGENT : Vous vous payez ma tte ! Non, mais, des fois [] Allez ouste si vous tes sourd, ou si vous tes idiotfoutez-moi le camp !

allez ouste ! vous allez me faire le plaisir de filer !

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ha, petite dame, ravi d'avoir pu vous tre agrable, mais maintenant, ouste ! Vous allez me faire le plaisir de filer !



page

monologue, ajout gauche :

je n'en parle pas j'ai tourn la page.

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
Corinne : C'est toi qui as bien niqu, salaud ! Henri : Oh !... Pfff.. Corinne : O.K., d'accord, j'en parle pas. On a tourn la page. Henri : Ouais, TU as tourn la page. Corinne : TU as tourn la page. Henri : Stop. Corinne : D'accord.

monologue, ajout droite :

pour moi c'est une page qui est tourne. je ne veux pas revenir sur [ce qu'on a fait avant]

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa06
(376)(AG97)Fa6 : je sais/ je sais pas il y a des choses que: que la personne a fait et que/ bon on s'est trouv peut-tre dans la mme situation/ bon j'ai pas envie de reparler de ces choses-l. EF(Fa6) : mm. (377)(AG98)Fa6 : bon c'est c'est/ pour moi c'est une page qui est tourne/ je je veux pas revenir sur ce qu'on a fait avant (aspiration) ben alors soit que c'est remuer le couteau dans la plaie! ou alors euh: reconnatre quelque chose et puis a va tre un chec/ je veux pas.

tourne la page. a ne sert rien de ressasser

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
AMANDA : Mais je t'en prie, tourne la page, a ne sert rien de ressasser tout a, il faut que tu ailles de l'avant, que tu vives, que tu penses toi !



pain

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

il trouva dans sa mmoire pour l'avoir lu ou bien entendu dire et proclama aussitt : je n'ai pas t lev manger de ce pain-l.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 285
Je pense que vous avez du caractre, que vous tes un homme, [dit] Mme Verdurin, et que vous saurez parler haut et clair quoiqu'il [=Charlus] dise tout le monde que vous [=Morel] n'oserez pas, qu'il vous tient. Charlie [=Morel], cherchant une dignit d'emprunt pour couvrir la sienne en lambeaux, trouva dans sa mmoire, pour l'avoir lu ou bien entendu dire, et proclama aussitt : Je n'ai pas t lev manger de ce pain-l. Ds ce soir, je romprai avec M. de Charlus. []

avec glose de l'acte de parole, gauche :

ils m'insultrent en me disant : je ne mange pas de ce pain-l.

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 30
Les parents de la petite fille que j'avais amene une heure chez moi avaient voulu dposer contre moi une plainte en dtournement de mineure. [] Je trouvais la Sret les parents qui m'insultrent, en me disant : Nous ne mangeons pas de ce pain-l.



paix

monologue, ajout gauche :

bon, coute tu vas me foutre la paix la fin, ou quoi ?!

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Bon coute, on n'est pas maris, c'est pas parce qu'on a bais qu'on va plus se lcher maintenant, hein ! Jean : Je baise pas, moi. Martine : Oui, ben moi j'ai envie d'tre seule. Jean : Ouais, ben tu pourrais me le dire autrement. a va pas ? T'es malade ? Martine : Bon coute, tu vas me foutre la paix la fin, ou quoi ?!



pape

monologue, ajout gauche :

pour qui veux-tu que ce soit ? pour le Pape !

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Genevive (entrant). Oh, les jolies fleurs ! Elles sont pour moi ? Edmond. Pour qui veux-tu que ce soit ? Pour le pape ?



parce que

dialogue, ajout gauche :

pourquoi ? parce que.

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 113
L'lve : On peut soustraire deux units de trois units, mais peut-on soustraire deux deux de trois trois ? et deux chiffres de quatre nombres ? et trois nombres d'une unit ? Le professeur : Non, Madeloiselle. L'lve : Pourquoi, Monsieur ? Le professeur : Parce que, Mademoiselle. L'lve : Parce que quoi, Monsieur ?



pardon

dialogue, ajout gauche :

on ne se gne plus je te demande pardon

2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
(Lobatch surprend Damien en train de lire un mot qu'il a crit) Lobatch : On ne se gne plus ! Damien : Je te demande pardon.

monologue, ajout gauche :

comment ai-je pu ? je te demande pardon. 1

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Eh bien, mon petit Victor, gloire Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que vous avez. ./. Il parut tonn. Mais bien sr, mon petit Mohammed [] Comment t'ai-je appel, mon petit Victor ? ./. H merde. Vous m'avez appel Victor. Comment ai-je pu ? Je te demande pardon.

monologue, ajout droite :

pardon. 1 je ne dirai plus rien

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 145
Elle sentit que son scepticisme venait de heurter l'aveugle une volont. Elle s'en excusa, me dit en m'embrassant: "Pardon, je ne dirai plus rien."



pareil

dialogue, ajout droite :

ce n'est pas pareil. je ne vois pas la diffrence

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie : J'ai t folle de dcider en deux secondes de partir avec toi. Maxence : Tu as bien dcid en deux secondes de t'en aller ! Flicie : Oui, mais c'est pas pareil. Maxence : Je ne vois pas la diffrence.

monologue, ajout gauche :

j'en ai assez c'est toujours pareil.

1957 Ascenseur pour l'chafaud, film de Louis Malle
Ecoute, Louis, c'est la troisime fois qu'on fait l'autoroute J'en ai assez, c'est toujours pareil On aime rouler ou on n'aime pas rouler

j'en ai marre c'est toujours pareil.

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[La cadette]: J'en ai marre, c'est toujours pareil Quand Mademoiselle a dcid quelque chose, les autres ils ont qu' rien dire

monologue, ajout droite :

chaque fois c'est pareil. j'en ai marre

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Victoire : chaque fois, c'est pareil, j'en ai marre !

c'est toujours pareil je connais la chanson

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : Qu'est-ce que tu veux qu'il te demande ? Tu comprends quelque chose au march des ordinateurs, toi ? Henri : Ah ouais, c'est vrai, j'suis con, moi, j'suis l'imbcile de la famille. T'as raison, je ne vois pas pourquoi il me demanderait quelque chose, moi ! Betty : Est-ce que j'ai dit a Henri : chaque fois c'est pareil, je la connais par cur, ta chanson !

c'est toujours pareil. j'en ai marre

1992 L'arbre de la discorde, film de Daniel Colas
C'est toujours pareil J'en ai marre !

pourquoi as-tu fait une chose pareille ? comment as-tu os ?

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
ANNE. J'ai menti. LE DIABLE. Mais ce n'est pas possible. Anne, voyons, vous ne savez pas, vous ne pouvez pas mentir. ANNE, avec sincrit. Pourtant, j'ai menti. LE DIABLE. C'est impossible, absolument impossible. Anne, pure comme le jour, clairecomme de l'eau de roche. Anne, la seule personne au monde en qui j'ai eu confiance. Pourquoi avez-vous fait une chose pareille ? Comment avez-vous os ?



parfait

monologue, ajout gauche :

c'est trs bien c'est parfait. 1

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 92
L'lve : Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Non plus, Mademoiselle, mais, si vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu de Mademoiselle ? L'lve : Paris, c'est le chef-lieu de la France ? Le professeur : Mais oui, Mademoiselle, bravo, mais c'est trs bien, c'est parfait. Mes flicitations.

monologue, ajout droite :

c'est parfait. 1 mes flicitations

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 92
L'lve : Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Non plus, Mademoiselle, mais, si vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu de Mademoiselle ? L'lve : Paris, c'est le chef-lieu de la France ? Le professeur : Mais oui, Mademoiselle, bravo, mais c'est trs bien, c'est parfait. Mes flicitations.



parier

monologue, ajout gauche :

j'en tais sr je l'aurais pari.

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
DANIELE : Voil: le type s'amne, le genre gros porc, essouffl et congestionn. Il me dit: Alors on est toute seule ? On s'ennuyait ? Alors je le regarde, je le regarde longuement, et je lui dis: Faites Ahhh... Allons, allons, Ahhh... Alors, il fait Ahhh. Je regarde. J'en tais sre. Je l'aurais pari. Le type: Quoi ? ple, blme. Qu'en plus, vous tes le genre qui ne sait mme pas faire Ahhh sans petite cuillre...



parler

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu viens faire ici ? il fallait que je te parle.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Qu'est-ce que tu viens faire ici ? ROSE : Il fallait que je vous parle... Il y a longtemps que vous n'tes pas venu.

dialogue, ajout droite :

je voudrais te parler. qu'y a-t-il ?

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
JULIEN : Je voudrais te parler. PRESIDENTE-JEANNE : Qu'y a-t-il ? JULIEN : J'ai vu le Prsident ce matin. PRESIDENTE-JEANNE : Et alors ? JULIEN : Il ne veut rien entendre.

pourquoi tu me parles comme a ? je ne te parle pas comma a

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
MARIE : Je rentre avec toi... A moins que a te gne ? VINCENT : Pas du tout... Pourquoi tu me parles comme a ? MARIE : Je ne te parle pas comme a . Je ne te parle pas du tout. Je suis comme toi.

monologue, ajout gauche :

tu es fou de quoi parles-tu ? 2

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Tu sors avec lui ? JULIETTE: Tu es compltement fou mon vieux. De quoi tu parles ? DIDIER: Vous tes dj amants ? Ou pas encore ? JULIETTE : Attends, je ne sors pas avec tous les types que je rencontre !

tu tombes bien j'ai te parler.

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
Pessoz. Je ne suis pas d'accord avec toi. [] (lls regardent Julien qui arrive.) Franois. Pur sophisme... [] (A Julien.) Tiens, tu tombes bien toi ! J'ai te parler.

viens j'ai te parler.

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
[LAssassin a offens le Maon, qui veut se venger ; Alphonse intervient] ALPHONSE Oh ! Mollo ! Mollo ! Mollo ! Hein ? a va maintenant !... Monsieur s'excuse, c'est un regrettable malentendu, tout le monde va se coucher, et on n'en parle plus. ALPHONSE ( lAssassin, comme s'il rprimandait un sale gosse) Allez viens, toi !... J'ai te parler !

laisse-moi je n'ai pas envie d'en parler.

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. Maman, dis-moi juste une seule chose : est-ce que Papa tait mon vrai pre ? GABY. Laisse-moi, je n'ai pas envie de parler de a !

ne sois pas grossier je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-l.

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : Tu es l, tu rgentes tout, tu ratisses tout ! Tu avances comme un bulldozer avec tes gros nichons ! Madame Amet : Ne sois pas grossier. Je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-l.

je ne parlais pas de a je parlais d'autre chose.

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Escrimeurs] Donati : Je voulais m'excuser. () Monsieur de : De quoi, mon cher ? Ah, d'avoir gagn ! Oh, mais attention, ce n'est que la premire manche ! Donati : Je ne parlais pas de a. M. de : Ah bon. Donati : Je parlais d'autre chose.

bonjour justement, nous parlions de toi.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Oh, mais c'est le docteur ! Bonjour, docteur ! Justement, nous parlions de vous

bon n'en parlons plus.

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
GERARD : Enfin, Brigitte, t'es la premire femme que je rencontre que j'ai envie de garder. BRIGITTE : Ah, voil ! Possessif ! Que j'ai envie de garder ! Mais mon petit bonhomme, j'ai aussi le droit de choisir, non ? C'est bien simple : ou on sevoit quand j'ai envie de te voir, ou on ne se voit plus. GERARD : Oui, ben alors, on ne se voit plus. BRIGITTE : Bon. N'en parlons plus.

bon maintenant c'est fini on n'en parle plus.

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Camille : Tout ce que je sais c'est que j't'aime plus. Paul : C'est chez Jeremie Prokosch quand tu m'as vu donner une tape sur le derrire de Francesca Vanini. Camille : Oui, admettons que c'est a. Bon maintenant c'est fini, on n'en parle plus.

tu vois comment tu es on ne peut pas parler avec toi.

1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
PAUL : D'abord je ne pensais pas qu'on serait toutes les nuits ensemble... enfin c'est comme a, c'est de ma faute aussi ! Enfin, je croyais que tu aurais plein d'autres choses faire que de me voir tous les soirs, je me disais, des fois, on ne se verra pas pendant une semaine, un mois... tu me laisserais disparatre... MARIE, oppresse : Pas sans donner de nouvelles. Pas pour tre ici Paris en mme temps que moi. PAUL : Voil, tu n'as pas confiance ! MARIE, d'une voix sourde : J'm'en vais. Si tu veux, j'm'en vais, et tu ne me revois plus jamais. PAUL, doucement : Tu vois comme tu es, on ne peut pas parler avec toi !

je sais que tu es seul on peut se parler?

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
[Au tlphone] Bernard. Oui ? Malthilde (son ex). Bernard, je sais que tu es seul, on peut se parler? Bernard (mari). On peut se parler n'importe quand. Mathilde. Oui, bien sr, mais je ne voulais pas risquer de te mettre dans l'embarras, tu vois ce que je veux dire.

je n'ai pas envie d'en parler on pourrait peut-tre parler d'autre chose, non ?

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Catherine: Vous ne voulez pas me raconter ? Antoine: Non non non, je n'ai pas envie d'en parler On pourrait peut-tre parler d'autre chose, non ?

non mais vraiment, ce n'est pas une plaisanterie ? tu parles srieusement ?

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 11
H. 2, prenant courage : Tu m'as dit : C'est bien... a... Juste avec ce suspens... cet accent... H. 1 : Ce n'est pas vrai. a ne peut pas tre a... ce n'est pas possible... H. 2 : Tu vois, je te l'avais bien dit... quoi bon ?... H. 1 : Non mais vraiment, ce n'est pas une plaisanterie ? Tu parles srieusement ? H. 2 : Oui. Trs. Trs srieusement..

monologue, ajout droite :

je ne parlais pas de a. je parlais d'autre chose

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Escrimeurs] Donati : Je voulais m'excuser. () Monsieur de : De quoi, mon cher ? Ah, d'avoir gagn ! Oh, mais attention, ce n'est que la premire manche ! Donati : Je ne parlais pas de a. M. de : Ah bon. Donati : Je parlais d'autre chose.

on ne parle pas comme a de [son pre] ! un peu de respect

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
CATHERINE. Au fait, il est o papa ? SUZON. Il n'est pas reveill. CATHERINE. Quel flemmard! On va lui faire sa fte ? MAMY, choque Catherine ! On ne parle pas comme a de son pre ! Un peu de respect tout de mme !

on parle plus de a. je ne veux plus qu'on parle de a

1981 La fille prodigue, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 275, 1981]
ANNE : Il [=mon pre] est amoureux d'une autre femme. Hein ? Il veut for[ni]quer , comme tu dis ou il est amoureux ? C'est pas pareil ! LA MERE : Il est amoureux. ANNE : On parle plus de a. Je ne veux plus qu'on parle de a... a me fait mal.

tu as vu comment tu me parles ? pour qui tu te prends ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Denis, Philippe : Bon, a va, je crois qu'elle a compris, l ! Hein, t'as compris, Betty, dans l'ensemble ! Philippe : Alors de quoi i' se mle, lui, l ? On lui a demand un commentaire ? (Denis saute sur Philippe.) Denis : Tu as vu comment tu me parles ? ( Betty, qui le retient) T'as vu comment i' m' parle, non ? Pour qui i' s' prend, c'ui-l ?

tu me parles pas comme a ! a va pas la tte

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LA MRE: D'o tu viens trempe comme a ? Papa devait venir te chercher au bus ! je croyais que t'tais la maison. JEANNE (hurlant, en sanglots) : D'o je, viens ! ? justement... Il m'arrive que si papa vient me chercher pour... Et puis merde, j'enai vraiment marre. LA MRE : Qu'est-ce que tu racontes ? JEANNE : Je raconte que vous faites chier ! Vous tes tous tars dans cette baraque ! LA MRE (lui flanquant une gifle) : Eh oh ! Tu me parles pas comme a ! a va pas la tte, explique-toi, nom de Dieu !

tu peux bien en parler. 2 tu ne sais pas ce que c'est

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa25
(259)(MA14)Fa25 : bon et la maladie euh (silence) je sais pas/ c'est difficile d'en parler comme ou/ quand on n'est jamais malade/ c'est toujours ce qu'on me dit d'ailleurs/ EF(Fa25) : m (260)(MA15)Fa25 : on me dit: euh (rire) les copains me disent toujours {toi tu peux bien en parler/ tu sais pas ce que c'est et ctera}/ c'est vrai que j'aurais une attitude plutt: plutt: comment dire? optimiste vis--vis de la maladie

tu peux parler. 3 tu t'es vu ?

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Batrice : Tu joues la comdie. Tu veux avoir l'air de quelqu'un d'extraordinaire. C'est facile d'tre mchant. Forster : Tu peux parler ! Tu t'es vue, avec ton bonhomme ?

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

j'tais en fureur je lui dis : je ne te permets pas de me parler ainsi.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 306
Un jour j'tais dans les Champs-Elyses, M. de Braut, que je n'avais vu qu'une fois, se mit me regarder avec une telle insistance que je m'arrtai et lui demandai pourquoi il se permettait de me regarder comme a. Il me rpondit : Je vous regarde parce que vous avez un chapeau ridicule. C'tait vrai. C'tait un petit chapeau avec des penses, les modes de ce temps-l taient affreuses. Mais j'tais en fureur, je lui dis : Je ne vous permets pas de me parler ainsi.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu fais bien de m'en parler. 2 s'cria-t-il

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 81
propos de dreyfusards, dis-je, il parat que le prince Von l'est. Ah ! vous faites bien de me parler de lui, s'cria M. de Guermantes, j'allais oublier qu'il m'a demand de venir dner lundi. Mais qu'il soit dreyfusard ou non, cela m'est parfaitement gal puisqu'il est tranger. Je m'en fiche comme de colin-tampon. []



parole

monologue, ajout droite :

je tiendrai parole. aie confiance

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 240
Daisy : Mon pauvre chri, je rsisterai avec toi, jusqu'au bout. Brenger : Le pourras-tu ? Daisy : Je tiendrai parole. Aie confiance.

ma parole d'honneur ! 1 demande [Oriane]

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 465
Il parle latin, enchrit le duc. Comment, latin ? demanda la princesse. Ma parole d'honneur ! que Madame demande Oriane si j'exagre.



parti

monologue, ajout gauche :

tant pis tant pis, j'en ai pris mon parti.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
LUCAS ( sa femme, Marion, qui dirige le thtre). Que tu me ngliges, moi, tant pis, j'en ai pris mon parti. Mais pour les autres, [] la pice passe avant tout. Alors il faut t'occuper d'eux davantage.



partir

monologue, ajout gauche :

excuse-moi je dois partir.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche. Vous faites de la voile ? Alexandre. Euh... du bateau, oui, mais en mer. La planche, disons, non, j'ai simplement essay... Excusez-moi, mais je dois partir aussi.



partout

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas de ma faute je ne peux pas tre partout la fois.

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ? BRUNO : C'est pas ma faute, a a cass quand je suis all mettre l'eau dans les aubergines derrire la maison ; je peux pas tre partout la fois.



pass, n.

monologue, ajout gauche :

a n'a plus d'importance tout a c'est du pass.

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. Maman, dis-moi juste une seule chose : est-ceque Papa tait mon vrai pre ? GABY. Laisse-moi, je n'ai pas envie de parler de a ! SUZON. Maman, j'ai le droit de savoir. Tu as pous papa lorsque tu tais enceinte... Dis-moi ! GABY. Mais a n'a plus d'importance tout a, c'est du pass.

monologue, ajout droite :

tout a, c'est du pass. je ne veux pas revenir l-dessus

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie : Oh, puis je ne veux plus y penser [ mon amour perdu]. Tout a, c'est du pass. Je ne veux pas revenir l-dessus. On n'en parle plus, promis.



passer

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce qui se passe ? 4 il se passe que [a m'ennuie]

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 83
ELLE : Tu ne trouves pas que c'est LUI : Que c'est quoi ? ELLE : Que c'est oui, assez chouette. (Silence) Mais qu'est-ce qui se passe ? LUI : Il se passe que a m'ennuie. Il se passe que je ne veux pas pas maintenant.

qu'est-ce qui se passe ? 4 je t'expliquerai

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Je peux venir te voir demain matin ? Voix de Francis. J'ai cours 8 heures. Jean-Paul : Avant. Voix de Francis : Qu'est-ce qui se passe ? Jean-Paul : Je t'expliquerai... je t'embrasse. demain.

monologue, ajout gauche :

ce n'est rien a va passer.

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
(Aprs une dispute.) DIDIER: Je comprends pas. Je vais pas te laisser comme a... JULIETTE: Mais si, laisse-moi. Il la prend par le bras. Elle se dgage violemment et essaie de le frapper. JULIETTE: Laisse-moi. C'est rien, a va passer. Mais maintenant, laisse-moi. je suis srieuse, Didier. Tu me laisses maintenant. Tu me laisses.

je fais signe que ce n'est rien a va passer.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 193
K'avez-vous, chri ?. K'est-ce ke vous rire komme a, dites ?. / Je fais signe que ce n'est rien. a va passer. Tout passe. Le rire dans les larmes, l'amour dans l'habitude, la vie dans la mort []

ne t'inquite pas, ce n'est rien a va passer.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 125
BRENGER : Vous tes inond de sueur DOUARD : Et glac, en mme temps, ah cette toux, c'est affreux BRENGER : N'attrapez pas froid. Voulez-vous une couverture ? DOUARD, frissonnant : Ne vous inquitez pas. Ce n'est rien a va passer.

non merci je ne fais que passer.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
PROCUREUR : Vous djeunez ? JUGE : Non, merci, non. Je ne faisais que passer. Heu... a n'a pas d'importance. Plus tard, hein...

qu'est-ce que tu as ? que se passe-t-il ? 3

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
(Sabine entre, mconnaissable, le visage marbr par les larmes, mal coiffe, vtue de noir. Elle arrive jusqu' son bureau et s'effondre) Barny : Qu'est-ce que vous avez, Sabine ? Que se passe-t-il ? Sabine : (...) mon frre a t arrt par la Gestapo.

pourquoi ? qu'est-ce qui se passe ? 3

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : On ne part plus [] Tu iras te faire rembourser, on ne part plus. Raymonde : Et pourquoi, qu'est-ce qui s'est pass ? Tu sais bien que l'air est malsain pour toi ici.

attends, attends, je ne comprends plus qu'est-ce qui se passe ? 4

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
1er homme. Tu sais pas ce qui lui arrive, Marcel ? 2e homme. Non non Il y a un mois que je l'ai pas vu. 1er homme. Il ne t'a jamais parl de la blonde qui habite dans son immeuble ? 2e homme. Ah ben si ! si si, il a eu une histoire avec elle,a marchait trs bien dailleurs 1er homme. Ben oui, mais maintenant, a ne marche plus, il ne peut plus s'en dbarrasser ! 2e homme. Attends, attends, je ne comprends plus, qu'est-ce qui se passe ?

mais qu'est-ce que c'est ? qu'est-ce qui se passe ? 4

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
[Invectives entre cochers aprs un accrochage] Donati : Mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ?

monologue, ajout droite :

passe pour [les scnes de jalousie] mais cela

1928 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 310
Jamais vous n'effacerez les odieuses choses que vous me servez sur mon physique, avec tant d'acharnement et de bassesse, et cette figure haineuse que vous avez dans ces moments-l. Passe pour les scnes de jalousie. Mais cela, mais cela. Et y revenir sans cesse !

que se passe-t-il ? 1 mais qu'est-ce que c'est ?

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 22
Jean : Non, il est vrai, je n'tais pas invit. On ne m'a pas fait cet honneur Toutefois, je puis vous assurer que mme si j'avais t invit, je serais pas venu, car (les bruits sont devenus normes) Que se passe-t-il ? (Les bruits du galop d'un animal puissant et lourd sont tout proches, trs acclrs; on entend son haltement.) Mais qu'est-ce que c'est ?

que se passe-t-il ? 3 [Madame] n'est pas bien

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
La bonne : Que se passe-t-il ? Madame n'est pas bien ! L'ami : Laissez-nous, je vais lui donner boire. a ira mieux.

qu'est-ce qui se passe ? o tu vas ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Je m'en vais un petit moment et puis je reviens. [] Denis, tu t'occupes de tout ? Je te fais confiance ? Denis : Y a pas de problme. La mre : Qu'est-ce qui se passe ? O tu vas ? Henri : Je vais me promener un peu.

qu'est-ce qui se passe ? 5 a va pas la tte

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Alors la caille, t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dj pas mal. LA MRE : Dgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PRE : Qu'est-ce qui se passe ? a va pas la tte ?



payer

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas mes oignons je ne suis pas pay pour a.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 58
LE POLICIER : Ah ! tes complexes ! Tu ne vas pas nous embter avec a ! Ton papa, ta maman, la pit filiale ! C'est pas mes oignons, je ne suis pas pay pour a. Continue ta route.

si tu fais a tu le paieras cher !

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 214
Aprs avoir chang un rapide coup d'il, Loulou et Olivier tentrent une vasion. Ils ne purent dpasser la premire cour o on les repris pour les rduire l'immobilit. Le cirage ! rclama Labrousse. Si vous faites a, vous le paierez cher ! dit Loulou. On se vengera il pour il dent pour dent ! affirma Olivier.

monologue, ajout droite :

tu te paies ma tte ? 2 non mais des fois

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
LE VIEUX MONSIEUR : Excusez-moi, Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille un peu dure. Je n'ai pas trs bien compris la direction que vous m'avez indique o se trouve le quai du Danube, s'il vous plat ? LE DEUXIEME AGENT : Vous vous payez ma tte ! Non, mais, des fois



peine 2

monologue, ajout gauche :

merci ne te donne pas tant de peine.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 163
Frre Tarabas : Encore une fois, je ne veux pas insister, mais ne vous gnez pas si vous voulez en voir d'autres. Jean : Merci. Ne vous donnez pas tant de peine.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

[elle] avait rican () d'un air si mchant : il me fait de la peine. 3

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 423
Au bout d'un moment, leur amie l'air pauvre et dur, qui avait rican le premier jour d'un air si mchant: " Il me fait de la peine, ce pauvre vieux " en parlant du vieux monsieur effleur par les pieds lgers d'Andre, vient dire Albertine: " Bonjour, je vous drange ? "

un air si cruel quand elle avait dit: il me fait de la peine. 3

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 424
Alors au moment o Albertine me nomma, sur la figure et dans les yeux bleus de cette jeune fille qui j'avais trouv un air si cruel quand elle avait dit: " Ce pauvre vieux, y m'fait d'la peine ", je vis passer et briller un sourire cordial, aimant, et elle me tendit la main.



peine 3

dialogue, ajout gauche :

oh merci ! pas la peine.

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Rene : Quand on vous a interrog vous avez rpondu que j'tais seule dans la chambre. Pourquoi ? Edmond : Comme a, par intuition, je sentais que a vous ferait plaisir. Rene : Oh merci! Edmond : Pas la peine.

monologue, ajout gauche :

non, merci, ce n'est pas la peine. 2

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
TONI. Attends, attends, je vais te donner un coup de main, va. SEBASTIAN. Oh, non merci, va, c'est pas la peine.

monologue, ajout droite :

ce n'est pas la peine. 2 ne te drange pas

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Je ne veux pas vous dranger plus longtemps Au revoir. LA LOI. Au revoir Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance. MONSIEUR. Moi, de mme. INSTITUTEUR. J'espre que nous nous reverrons bientt. MONSIEUR. Mais certainement. [] LA LOI. Je vous accompagne Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ce n'est pas la peine, ne vous drangez pas, je connais le chemin. Au revoir.

pas la peine. j'ai confiance

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
NINA. Je vous apporte de l'argent. Les 10 000 francs pour les billes de peupliers. TISANE. Mais, a ne pressait pas. NINA. Qui paye ses dettes s'enrichit comme dirait Dicton. Si vous voulez vrifier. TISANE. Pas la peine, j'ai confiance.

pas la peine tu ferais mieux [d'aller manger]

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Entre les ragots sur Silien et les relations qu'entretient ton Nuttheccio avec les poulets. il y a une mesure !... Tu veux que je prcise ? Gilbert : Pas la peine, tu ferais mieux d'aller manger...



pendant

monologue, ajout gauche :

tu nas qu' [faire a] pendant que tu y es 2

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Belka : Ta famille aussi a tlphon. Lucette, ta nice, elle te cherche. Georges : Ben voyons ! T'as qu' leur dire de venir tous ensemble, pendant que tu y es ! Comme a, ils rgleront mon compte !



pensable

monologue, ajout gauche :

est-ce admissible ? est-ce pensable ?

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 82
La plus puissante des religions universelles reste ce jour sans lieu de dvotion. Est-ce admissible ? Est-ce pensable ?



penser

dialogue, ajout gauche :

c'est gentil de me dire a je le pense vraiment

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 238
Tu n'as jamais t un enfant comme les autres, Momo. Et tu ne seras jamais un homme comme les autres, j'ai toujours su a. Merci, docteur Katz. C'est gentil de me dire a. Je le pense vraiment. Tu seras toujours trs diffrent.

tu as [demand] ? je n'y ai pas pens. 2

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
SERGE : Tu lui as demand s'il le connaissait ? ERIC : Non, j'y ai pas pens. SERGE : T'es une cloche!... T'aurais pu lui demander pendant que t'tais l.

dialogue, ajout droite :

quoi tu penses ? 2 rien

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 350
Pendant ces heures, quelquefois je voyais flotter sur elle, dans ses regards, dans sa moue, dans son sourire, le reflet de ces spectacles intrieurs dont la contemplation la faisait ces soirs-l dissemblable, loigne de moi qui ils taient refuss. quoi pensez-vous, ma chrie ? Mais rien.

qu'est-ce que tu en penses ? ah a c'est une trs bonne ide !

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Forster : J'ai bien envie d'crire une autopsie du surralisme , pour remettre les choses au point. Qu'est-ce que vous en pensez ? Jacques : Ah, a, c'est une trs bonne ide. a oui !

qu'est-ce que tu en penses ? j'en pense rien du tout.

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
Jean, dpliant un journal. Tu as lu le canard ? LE REPRIS DE JUSTlCE GlLBERT VARNOVE A-T-IL ETE VICTIME D'UN REGLEMENT DE COMPTES ? Maurice : Ah !... oui..., j'ai vu a. Jean : Il s'est bien dfendu, le gars qui a fait a, hein. Qu'est-ce quetu en penses ? Maurice : J'en pense rien du tout.

tu n'y penses pas ! mais je ne pense qu' a !

1935 La kermesse hroque, film de Jacques Feyder [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 27, 1963]
L'HOSTELIERE. C'est exprs que vous avez pos l votre bannire ? LE PORTE-FANION. Oui, j'ai pris la frange un clou. LHOSTELIERE. Je vais vous recoudre a. (Elle entre dans la chambre) VOIX DE LHOSTELIERE. Vous ny pensez pas ! VOIX DU PORTE-FANION. Mais je ne pense qu' a ! VOIX DE LHOSTELIERE. Mais pour qui me prenez-vous ? Ae ! VOIX DU PORTE-FANION. Quoi donc ? VOIX DE LHOSTELIERE. J'ai juste le soleil dans Iil !

tu n'y penses pas ! mais si ! mais si !

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Le dput : Bonjour Laval ! La dissolution du Parlement ! Vous n'y pensez pas ! Laval : Mais si, mais si !

monologue, ajout gauche :

mais voyons ! comment peux-tu penser a ?

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 57
H 3 : Ce n'est pas possible ?... Ne me dites pas que vous tes devenu un de ces indiffrents... un de ces tides pour qui les ides... H 2 : Mais voyons ! comment pouvez-vous penser a... Non, pas du tout.

qu'est-ce que tu dis ? comment peux-tu penser a ?

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 158
Jean : Et alors, s'il est devenu rhinocros de plein gr ou contre sa volont, a vaut peut-tre mieux pour lui. Brenger : Que dites-vous l, cher ami ? Comment pouvez-vous penser Jean : Vous voyez le mal partout. Puisque a lui fait plaisir dedevenir rhinocros, puisque a lui fait plaisir ! Il n'y a rien d'extraordinaire cela.

ne l'coute pas il ne pense pas ce qu'il dit.

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
MONIQUE : Quand on fait des btards, on les cache. Elle sort de la pice en claquant la porte. LA FEMME DU PRE : Ne l'coutez pas, elle pense pas ce qu'elle dit. LE PRE : Elle est folle, cette fille.

tu vois il suffisait d'y penser.

1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 92, 20 ]
[Catrine expose la thorie selon laquelle l'homme n'aurait t cr que pour prendre en charge l'existence du chat ] Ridder (souriant) Je suis content que tu aies rsolu le problme de qui sommes-nous et pourquoi. Il y a longtemps que cela me tracassait. Catrine Moi aussi. Mais tu vois, il suffisait d'y penser.

a qui la faute ? j'aime mieux ne pas y penser

1928 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 312
Je rpte ce que j'ai dit : n'est-il pas imbcile de discuter je ne dis pas disputer comme tu obliges le faire par tes folies, alors que les choses agrables seraient tellement plus simples et plus agrables ? Je le rpte galement : A qui la faute ? J'aime mieux n'y pas penser. La colre me reprend.

c'est vrai j'aurais d y penser.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 169
LE VIEILLARD : Votre ami a d l'oublier [= sa serviette] chez vous, quand vous tes sortis, dans votre prcipitation ! BRENGER : Comment le savez-vous ? DOUARD : C'est vrai, j'aurais d y penser !

ce n'est pas croyable je n'aurais jamais pens que [p].

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 311
Plein d'une mlancolique ironie, Swann les regardait couter l'intermde de piano [] et suivre le jeu vertigineux du virtuose, Mme de Franquetot anxieusement, les yeux perdus comme si les touches sur lesquelles il courait avec agilit avaient t une suite de trapzes d'o il pouvait tomber d'une hauteur de quatre-vingt mtres, et non sans lancer sa voisine des regards d'tonnement, de dngation qui signifiaient : Ce n'est pas croyable, je n'aurais jamais pens qu'un homme pt faire cela. []

excuse-moi je ne sais pas quoi je pensais.

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 53
H 3 : Ce qu'il faut, c'est dtruire son ide. La dtruire compltement... Avec une autre ide... notre ide s'attaquant la sienne... H 2 : Un combat d'ides... et la ntre par sa seule force... doit pouvoir... H 3 : Oui, triompher... n'importe o. Mme l. Faites-la revenir. H 2 : Qui ? H 3 : La porteuse, bien sr. Les ides, vous le savez bien, ont besoin de porteurs pour circuler... H 2 : videmment. Excusez-moi, je ne sais pas quoi je pensais...

c'est vrai je n'y pensais pas.

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 240
Crois-tu, ce pauvre Swann [=dcd] qui dsirait tant que Gilberte ft reue chez les Guermantes, serait-il heureux s'il pouvait voir sa fille devenir une Guermantes ! Sous un autre nom que le sien, conduite l'autel comme Mlle de Forcheville ? crois-tu qu'il en serait si heureux ? Ah ! c'est vrai, je n'y pensais pas. C'est ce qui fait que je ne peux pas me rjouir pour cette petite "rosse" ; cette pense qu'elle a eu le cur de quitter le nom de son pre qui tait si bon pour elle. Oui, tuas raison, tout compte fait, il est peut-tre mieux qu'elle [=la grand-mre du Narrateur] ne l'ai pas su.

il faut [faire] qu'est-ce que tu en penses ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Il faut contacter la presse locale, qu'est-ce que vous en pensez ? UN GRVISTE : Je m'en occupe.

a me donne la chair de poule rien qu' y penser.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 163
L'tat dans lequel j'avais laiss Madame Rosa me donnait la chair de poule, rien qu' y penser.

allons, qu'est-ce que tu racontes ? tu n'y penses pas !

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 27
H. 2 : les potes... Eh bien non, je n'en suis pas un... et si tu veux le savoir, je n'en serai pas un. Jamais. Tu n'auras pas cette chance. H. 1 : Moi ? Cette chance ? Je crois que si tu te rvlais comme un vrai pote... il me semble que la chance serait plutt pour toi. H. 2 : Allons, qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'y penses pas...

par un temps pareil ? tu n'y penses pas !

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
GUILLAUME. Tu viendras te promener avec moi, Louison ? LOUISON. Par un temps pareil ? tu n'y penses pas ! GUILLAUME. Cet orage ne va pas durer.

tu peux me dire tout ce que tu veux tu peux penser ce que tu veux.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Tu peux me dire tout ce que tu veux, tu peux penser ce que tu veux, tu peux me traiter de tous les noms, de ce que tu veux, a m'est compltement gal.

c'est gentil mais tu sais bien que tu ne penses pas ce que tu dis.

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Loc : Ben, viens t'installer chez moi. On peut amnager la chambre du haut. Flicie : Si j'ai quitt Maxence, c'est srement pas pour me remettre avec toi. Loc : Non, mais je te propose de vivre simplement chez moi, en amie. Flicie : C'est trs gentil, mais tu sais bien que tu ne penses pas ce que tu dis.

monologue, ajout droite :

quoi tu penses ? 3 tu oublies que [p]

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 110
Si dix heures et demie un distrait tirait sa montre en disant : Allons, encore une heure et demie avant le djeuner , chacun tait enchant d'avoir lui dire : Mais voyons, quoi pensez-vous, vous oubliez que c'est samedi !

il fallait y penser. 1 quelle prsence d'esprit !

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 67
ELLE : [] Oh c'tait terrible. J'avais envie de me boucher les oreilles, de me cacher, loin de toi, j'tais prte renier Quand tout coup. comment as-tu trouv ? Quelle prsence d'esprit il fallait y penser.

il suffisait de le dire. c'est parfait

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE (amoureux de Gilberte) : Je ne voudrais pas t'embter. Mais tu n'as pas quelque chose me dire ? GILBERTE : Si. Je vais me marier. ALEXANDRE : Eh bien, c'est parfait. Il suffisait de le dire. C'est pour quand ? GILBERTE : Le mois prochain.

je le pensais. je m'en doutais

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 123
Jean : Vous saviez que j'allais venir ? Frre Tarabas : Nous le pensions, nous nous en doutions. C'est la maison o l'on vient d'habitude. La preuve : vous tes l.

je ne pense qu' a je ne risque pas de l'oublier

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre : Tu n'oublies pas ton coup de tlphone, hein, chri ? Philippe : Je ne risque pas de l'oublier, je ne pense qu' a. Dans dix minutes.

je n'y avais pas pens. excuse-moi

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Tu m'as dit que Valentine te tlphonait, or j'ai appel chez elle et elle est sortie depuis ce matin. Ccilia : Et alors, qu'est-ce que a prouve ? Elle m'appelait d'une cabine. Martin : Ah oui, je n'y avais pas pens, excuse-moi... Je comprends plus rien...

je penserai toi. promis

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. J'en ai parl hier soir avec Papa. Il m'a dit : Tu as bien fait de m'avouer tout.... je comptais aller chez mon notaire demain. Je penserai toi. Promis.

non, penses-tu, au contraire !

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
MARCO : J'ai amen ma sur, a vous drange pas ? PAUL : Non, non, penses-tu, au contraire.

n'y pense plus. dors

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
ELNA : C'est un salopard quand mme de m'avoir fait croire qu'on se fianaient... alors que la bague [qu'il m'a donne] tait sa mre ! ANAIS : Y pense plus ! Dors !

qu'est-ce que tu en penses ? si on [passait la nuit ensemble] ?

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
FRANOIS : Qu'est-ce que t'en penses ? Si on passait la nuit ensemble ? BRIGITTE : Si tu veux...

rien que d'y penser quelle horreur !

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 77
VOIX DIVERSES : On a honte devant eux de profaner on a envie de soustraire leur contact de mettre l'abri il ne faut surtout pas les provoquer qu'ils n'approchent pas enfin, rien que d'y penser quelle horreur

tu peux penser ce que tu veux. a m'est compltement gal

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Tu peux me dire tout ce que tu veux, tu peux penser ce que tu veux, tu peux me traiter de tous les noms, de ce que tu veux, a m'est compltement gal.

monologue, avec geste, mimique gauche :

habituellement de tels regards font dire l'interlocuteur : quoi penses-tu donc ? 2

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 129
Legrandin pris au dpourvu par cette question un moment o ses yeux taient fixs sur mon pre, ne put les dtourner, mais les attachant de seconde en seconde avec plus d'intensit et tout en souriant tristement sur les yeux de son interlocuteur,avec un air d'amiti et de franchise et de ne pas craindre de le regarder en face, il sembla lui avoir travers la figure comme si elle ft devenue transparente, et voir en ce moment bien au del derrire elle un nuage vivement color qui lui crait un alibi mental et qui lui permettrait d'tablir qu'au moment o on lui avait demand s'il connaissait quelqu'un Balbec, il pensait autre chose et n'avait pas entendu la question. Habituellement de tels regards font dire l'interlocuteur: "A quoi pensez-vous donc?"

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu penses ! 1 exclam avec la plus grande nergie

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 183
Certaines choses taient extrmement agaantes chez ce liftier : quoi que je lui eusse dit, il m'interrompait par une locution, Vous pensez ! ou Pensez ! , qui semblait signifier ou bien que ma remarque tait d'une telle vidence que tout le monde l'et trouve, ou bien reporter sur lui-mme le mrite comme si c'tait lui qui attirait mon attention l-dessus. "Vous pensez" ou "Pensez!" exclam avec la plus grande nergie revenait toutes les deux minutes dans sa bouche, pour des choses dont il ne se fut jamais avis, ce qui m'irritait tant que je me mettais aussitt dire le contraire pour lui montrer qu'il n'y comprenait rien. Mais ma seconde assertion, bien qu'elle fut inconciliable avec la premire, il ne rpondait pas moins: "Vous pensez!" "Pensez!", comme si ces mots taient invitables. Je lui pardonnais difficilement aussi qu'il employt certains termes de son mtier et qui eussent cause de cela t parfaitement convenables au propre, seulement dans le sens figur, ce qui leur donnait une intention spirituelle assez bbte, par exemple le verbe pdaler. Jamais il n'en usait quand il avait fait une course bicyclette. Mais si pied, il s'tait dpch pour tre l'heure, pour signifier qu'il avait march vite, il disait: "Vous pensez si on a pdal!"

avec glose d'une mimique, gauhe :

habituellement de tels regards font dire l'interlocuteur : quoi penses-tu donc ? 2

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 129
Legrandin pris au dpourvu par cette question un moment o ses yeux taient fixs sur mon pre, ne put les dtourner, mais les attachant de seconde en seconde avec plus d'intensit et tout en souriant tristement sur les yeux de son interlocuteur,avec un air d'amiti et de franchise et de ne pas craindre de le regarder en face, il sembla lui avoir travers la figure comme si elle ft devenue transparente, et voir en ce moment bien au del derrire elle un nuage vivement color qui lui crait un alibi mental et qui lui permettrait d'tablir qu'au moment o on lui avait demand s'il connaissait quelqu'un Balbec, il pensait autre chose et n'avait pas entendu la question. Habituellement de tels regards font dire l'interlocuteur: "A quoi pensez-vous donc?"



perdre

monologue, ajout gauche :

il faut essayer il n'y a rien perdre.

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 169
H. 2 : Attendez, je vais vous raconter. a vous est gal, Marthe, que je raconte ? F. 4, tristement et sans espoir : Bien sr tout ce que vous voudrez. Comment pourrais-je refuser ? Si vous pensez Seulement je doute H. 2 : Moi aussi, vrai dire. Mais il faut essayer. Il n'y a rien perdre, croyez-moi.

tant pis pour toi tu ne sais pas ce que tu perds.

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Maxime : Dsol, ils ne veulent pas de toi. Ils prfrent garder le mme interlocuteur. Ils disent qu'ils sont habitus. Stphane : Tant pis pour eux ! Ils ne savent pas ce qu'ils perdent.



pre

avec indication de notorit de l'expression, droite :

ce n'est pas mon pre. [il] avait l'habitude comme il fredonnait les refrains de l'anne de parsemer ses discours des plaisanteries nouvelles

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 21
- Il y a des Guermantes qui restent rue de la Chaise, disait le valet de chambre, j'avais un ami qui y avait travaill; il tait second cocher chez eux. Et je connais quelqu'un, pas mon copain alors, mais son beau-frre qui avait fait son temps au rgiment avec un piqueur du baron de Guermantes. "Et aprs tout allez-y donc, c'est pas mon pre!" ajoutait le valet de la chambre qui avait l'habitude comme il fredonnait les refrains de l'anne, de parsemer ses discours des plaisanteries nouvelles.



permettre

dialogue, ajout droite :

si je peux me permettre on ne t'a rien demand

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre, Betty : Que tu le veuilles ou non, tu es une femme, et une femme ne dit pas de grossirets, hein ! C'est pas moi qui l'ai invent. Denis : Ben moi si je peux me permettre La mre : On vous a rien demand, vous ! Vous voyez pas qu'on parle entre nous ?

tu permets ? 1 mais bien volontiers

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
(Irne a fait lecture du contrat quil vient dobtenir.) L'ONCLE. Il y a une question grave que je me pose depuis un moment. IRNE. A propos du contrat ? L'ONCLE. Oui. A propos du contrat. Tu permets ? IRNE. Mais, bien volontiers.

vous permettez ? faites donc

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 219
Trouscaillon [] alla s'asseoir prs ct de lui. Vous permettez ? qu'il demanda. Faites donc.

monologue, ajout gauche :

c'est un vritable scandale ! il y a des choses qui devraient pas tre permises. 1

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
[Le pre amne chez le coiffeur son fils dont les cheveux ont t cisaills] Oui Monsieur, c'est un vritable scandale ! Y a des choses qui devraient pas tre permises. Je viens vous demander des comptes sur la coiffure de mon fils.

qu'est-ce que c'est que [cette question] ? qu'est-ce que tu te permets ?

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 141
Le professeur : Regardez [le couteau], allons, vite , rptez : cou. L'lve : Ah, si vous y tenez. cou. couteau. (Un instant lucide, ironique.) C'est du no-espagnol. Le professeur : Si l'on veut, oui, du no-espagnol, mais dpchez-vous. nousn'avons pas le temps. Et puis, qu'est-ce que c'est que cette question ? Qu'est-ce que vous vous permettez ?

attends tu permets ? 1

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa02
(5)Fa2 : attendez/ vous permettez hein?/ je: prends (?) deux (?) minutes alors (silence) videmment/ si si je rflchis deux minutes/ je je coupe un peu la dure de l'entretien/

je passe devant toi tu permets ? 1

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
[On entend la porte s'ouvrir.] Rolande : Docteur ! On vous demande. () Dr Germain : Ah, c'est vous ! Dr Vorzet : Je vous demande pardon. Mais quand vous saurez de quoi il s'agit. Dr Germain : Je passe devant vous, vous permettez ?

pardon tu permets ? 1

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE (embrassant Raymond). Bonsoir, toi. BERNARD. Alors, lui on l'embrasse, et moi... ARLETTE. Vous, on vous serre la main. (Elle lui tend une main dcide. Ils se serrent la main. Tout a trs viril.) BERNARD (lui retenant la main). Alors, puisque vous y tenez absolument, pardon, vous permettez... (ll lui retourne la main, la tenant entre les deux siennes, I'examine.) Je vais vous faire les lignes de la main, hein.

monologue, ajout droite :

tu permets ? 1 je termine

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Tu permets, je me suis couche trs tard, je termine [de me maquiller]

tu permets ? 2 c'est moi que a regarde

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Peyrouton : Nous nous sommes mis d'accord sur un mot de passe. Alibert : Et quel est ce mot de passe ? Peyrouton : Vous permettez ? C'est moi que a regarde. Alibert : Ah oui ? Mais en cas d'empchement ? Gillouin : Ah oui ! Alibert a absolument raison. Il faut qu'on sache !

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

tu permets ? 1 comme on demande l'autorisation de terminer tout en causant un travail press

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 416
Il alluma un cigare en disant Albertine : Vous permettez ? , comme on demande l'autorisation de terminer tout en causant un travail press.



personne

dialogue, ajout gauche :

je ne veux pas mais y a personne !

1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 389, 1990]
Alice : Non, je ne veux pas. Julien : Mais il n'y a personne ! Alice : Non je ne veux pas. Je ne suis pas libre, je vous l'ai dit. Laissez-moi, non laissez-moi !

monologue, ajout gauche :

il y a quelqu'un ? il n'y a personne ?

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
[Deux infirmiers frappent la porte] 1er infirmier: Il y a quelqu'un ? 2e infirmier: Oh !. Y a personne ? Paul: Oui. c'est pourquoi ?

dis-le moi je ne le dirai personne.

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 102
H. 3: Allons, dites ce qu'ils vous ont fait pour de bon, les Dubuit. Dites-le bien gentiment. Quelque chose qu'on n'ose pas avouer. On n'ose pas publiquement Dites-le-moi tout bas, je ne le dirai personne.

il y a quelqu'un ? y a personne ?

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur arrive dans sa famille. Il ouvre la porte.) Y a quelqu'un ? Y a personne ?



personnel

dialogue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu lui veux ? c'est personnel.

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
[Au tlphone.] VOIX ROSSIGNAT : Mais dites, vous savez qu'il est mari, maintenant, Dominique Auphal ? Qu'est-ce que vous lui voulez ? JEUNE FEMME : Euh... c'est personnel.



peur

dialogue, ajout droite :

tu as peur ? 2 peur, moi ?

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Genevive. Reois-le Edmond. Jamais ! Genevive (provocatrice). Tu as peur ? Edmond. Peur, moi ? Oh l l !... Genevive. Alors ?

monologue, ajout gauche :

ah que fais-tu l ? tu m'as fait peur.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 109
BRENGER, sursautant : Aah, que faites-vous 1 ? DOUARD : Il ne fait pas chaud chez vous. BRENGER : Vous m'avez fait peur Je n'attendais pas votre visite. Que faites-vous l ? DOUARD : Je vous attendais.

t'es con tu nous a fait peur.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
[Djamel glisse sur le toit ; intervention des pompiers.] Carlos : N'empche t'es con toi, tu nous a fait peur. T'es inconscient ou quoi ?

monologue, ajout droite :

tu m'as fait peur. qu'est-ce que tu fais l ?

1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 147, 1974]
NICOLAS : Madame Gromoff ! Mme GROMOFF : Oh, vous m'avez fait peur. Qu'est-ce que vous faites l ? NICOLAS : J'arrive... je viens voir les enfants.



physique

monologue, ajout gauche :

je ne peux pas c'est physique.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. Je passe le matin puisque je ne peux pas te voir le soir. Marion. Dis plutt que tu ne veux pas. Pierre. Non, je ne peux pas. C'est physique. Ce type [=Henri, l'amant de Marion] me repousse au sens concret du terme. Marion. Eh bien moi,il m'attire.



piquer

monologue, ajout gauche :

il est cingl il est piqu.

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth: Fais gaffe ta gueule. Lucas: Qu'est-ce qu'il a ? Il est cingl, il est piqu.



pis

monologue, ajout gauche :

c'est trop tard tant pis. 1

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 14
Marguerite : Vous pouvez vous retirer ; n'allez pas trop loin, on vous appellera. Juliette : Alors, vraiment, je ne balaye plus le living-room ? Marguerite : C'est trop tard. Tant pis. Retirez-vous.

je le prends sur moi tant pis. 1

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Le sergent : Le gnral ne peut recevoir personne [] M. Rmy : Ce que j'ai lui dire est aussi de la plus grande importance. Le sergent : Pour vous ? M. Rmy : Non, pour lui. Sergent : Je le prends sur moi, tant pis.



place

monologue, ajout gauche :

si tu veux un conseil d'ami ta place

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: [] je n'ai rien de particulier contre ce garon que je ne connais pas, mais si tu veux un conseil d'ami, ta place je ne me fierais pas trop ce genre de petits mecs qui [] draguent une fille sur chaque plage []

qu'est-ce que tu fais l ? ce n'est pas ta place.

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Maltaverne : Qu'est-ce que tu fais l? Veux-tu rentrer ! C'est pas ta place. Lucette : Mais papa. Malataverne (tout en la claquant) : Tu veux une gifle ?

dis donc toi c'est ma place !

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
Bonnet [le nouveau du collge] arrive, serviette la main, la tte baisse, timide. Repouss de tous les lavabos, il contourne la range pour se mettre un emplacement libre. L'un des jumeaux l'en chasse. Le jumeau. Dis-donc toi ! C'est ma place !

je sais ce que c'est je me mets ta place.

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Excuse-moi... Je vais prendre un taxi et aller dormir chez Therse. Elle sera contente de me voir... Gilbert : C'est parce que Nuttheccio vient ?... Je sais ce que c'est. Je me mets ta place. Depuis six mois, tu as trouv trop de choseschanges, c'est forc... Pour toi, la vie ne recommencera que quand tu te seras renflou et que tu pourras partir avec Thrse... C'est a, hein ?

ta place je sais bien ce que je ferais.

1938 R. Queneau, Les enfants du limon, p. 222
Tu ne vas tout de mme pas rentrer tous les samedis avec des pansements autour de la tte, dit Clmence. Moi, dit Robert qui se retrouvait son moi-je, votre place je sais bien ce que je ferais. Eh bien qu'est-ce que tu ferais, dit Gramigni.

monologue, ajout droite :

mets-toi ma place. je me pose des questions

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. [au nouveau voisin] Moi, je suis chmeur, et vous ? L'INSPECTEUR. Inspecteur de police. ALPHONSE. a tombe bien ! L'INSPECTEUR. Quoi ? ALPHONSE. Que vous soyez inspecteur de police... L'INSPECTEUR. Pourquoi ? ALPHONSE. Parce que je viens d'assister un meurtre dans le mtro. ALPHONSE. Oui... Le pauvre bougre, il a ramass un coup de couteau dans le ventre. L'INSPECTEUR. Ah bon ! ALPHONSE. Ben oui... Et puis, ce qui m'emmerde, c'est que le couteau c'tait le mien... L'INSPECTEUR. Et alors ? ALPHONSE. Mettez-vous ma place ! Je me pose des questions..



plaindre

monologue, ajout droite :

de quoi tu te plains ? c'est dj pas si mal

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Pourquoi, elle est moche... ? Martin : Non, non non, pas spcialement. Sophie : Alors elle est stupide ou... Martin : Non, non plus. Pas du tout. D'ailleurs, elle dit jamais rien de stupide. Non, c'est plus compliqu euh... elle m'ennuieparce que... j'ai aucun rapport avec elle, ou plutt les seuls rapports que je puisse avoir c'est des rapports physiques. Sophie : De quoi te plains-tu, c'est dj pas si mal.



plaire

monologue, ajout gauche :

tu verras a va te plaire.

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Vicelard comme je te connais, ferme les yeux, ouvre les oreilles. Tu vas l'entendre se laver. Tu verras, a va te plaire !

monologue, ajout droite :

a me plat. c'est comme a

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre: Je n'ai pas votre hrosme de pouvoir me passer de repas La: Ah mais ce n'est pas de l'hrosme, a nous plat, c'est comme a

que a te plaise ou non tu entends ? je m'en fous

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 35
J'insinue que la gosse, qu'elle soit ici, a me plat pas: Que a te plaise ou que a neu teu plaiseu pas, tu entends ? je m'en fous



plaisanter

dialogue, ajout gauche :

c'tait pour plaisanter je ne plaisante pas.

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Un gage ! Natacha : Bon, et bien, dis moi ce que je dois faire. Jeanne : Mais rien, je sais pas, c'tait pour plaisanter. Natacha : Je ne plaisante pas. Jeanne : Eh bien, choisis ce que tu veux.

comme plaisanterie je trouve pas a drle mais je ne plaisante pas !

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
[25e anniversaire de mariage.] FRANOIS : Maman et moi, nous avons pris une dcision importante... Nous allons nous sparer. GILBERT : Comme plaisanterie, je trouve pas a drle ! FRANOIS : Mais je ne plaisante pas. On vivra chacun de notre ct, a ne changera rien...

a ne t'ennuie pas ? tu plaisantes ? 3

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Et alors... cette sonate [on la joue] ? Pierre : Vrai, a ne t'ennuie pas ? Marcel : Tu plaisantes ! C'est une chose que j'aime beaucoup.

excusez-moi de () tu plaisantes ? 3

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Donati : Excusez-moi de ne pas tre venu dj vous rendre visite Monsieur de : Mais vous plaisantez, mon cher !

je ne voudrais pas te dranger tu plaisantes ? 3

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
David. Je peux vous offrir un verre ? L'homme. Je veux bien mais je ne voudrais pas vous dranger. David. Vous plaisantez

ne te drange pas tu plaisantes ? 3

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Au revoir mon vieux. Pierre : Mais je te raccompagne ! Marcel : Ne te drange donc pas. Pierre : Ah tu plaisantes, mon cher vieux !

dialogue, ajout droite :

c'tait pour plaisanter. je ne plaisante pas

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Un gage ! Natacha : Bon, et bien, dis moi ce que je dois faire. Jeanne : Mais rien, je sais pas, c'tait pour plaisanter. Natacha : Je ne plaisante pas. Jeanne : Eh bien, choisis ce que tu veux.

monologue, ajout gauche :

c'est pas grave je plaisante.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fa17
EF(Fa17) : oui oui non xxx voil on a fini regardez dans quel tat que vous m'avez mis mon fil! xx (en riant) (514)Fa17 : oh c'est vous! oh! (rire) EF(Fa17) : je me disais... quelle nervosit! (en riant) (515)Fa17 : oh excusez-moi (rire) EF(Fa17) : c'est pas grave (???) c'tait pas pnible finalement ? je me demande si c'tait pas pnible cet entretien!? si? (516)Fa17 : (rire) ben non EF(Fa17) : vous avez vu le fil comme (en riant) c'est pas grave/ je je plaisante.

oh rassure-toi je plaisante.

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
M. de : C'est peut-tre mieux ainsi mais vous ne saurez jamais quel point j'ai de la peine. Lola : Heureusement. Si je le savais, je ne voudrais peut-tre plus partir. Oh, rassure-toi, je plaisante.

je ne te prends pas au srieux tu plaisantes ? 1

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 160
Brenger : Rflchissez, voyons, vous vous rendez bien compte que nous avons une philosophie que ces animaux n'ont pas, un systme de valeurs irremplaables. Des sicles de civilisation humaine l'ont bti ! Jean : Dmolissons tout cela, on s'en portera mieux. Brenger : Je ne vous prends pas au srieux. Vous plaisantez, vous faites de la posie.

tu te fous de moi ? tu plaisantes ? 1

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Jacques : Dis, je voulais te demander un truc. Tu bosses, lundi ? Delphine : Non, j'ai encore plusieurs jours de vacances. Jacques : Tu ne veux pas venir passer quelques jours prs de Bayonne, l, avec moi ? Delphine : Tu te fous de moi ? Tu plaisantes ? Jacques : Je ne plaisante pas, non.

a va a va y a plus moyen de plaisanter.

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 245
a va chier, dit le loufiat mi-voix. On vous a pas sonn, rpliqua la veuve Mouaque. Je vais te rapporter o je t'ai pris, dit Gridoux. a va a va, dit le loufiat, y a plus moyen de plaisanter.

monologue, ajout droite :

je plaisantais, voyons. je te taquinais

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 182
[L'alcool contribue-t-il rendre rhinocros ?] Dudard : Sait-on jamais ? Brenger : Rien n'est chang, a [l'alcool que je viens de boire] ne m'a pas fait de mal, c'est la preuve que a a du bon ou du moins que c'est inoffensif. Dudard : Je plaisantais, Brenger, voyons. Je vous taquinais. Vous voyez tout en noir, vous allez devenir neurasthnique, attention.

mais non, je plaisante. je te fais marcher

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: C'est l que je travaille [=un caf] [] Oui, sur le coup de midi, quand il y a un coup de feu, je leur donne un coup de main en extra Mais non, je plaisante, je vous fais marcher

non mais tu plaisantes ! 1 pour qui tu me prends ?

1925 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Aprs djeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Vous devriez bien me raccommoder mon veston. Cela n'a pas manqu. Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder, moi ? Pour qui me prenez-vous ? Toucher votre fumier ! Elle est bonne, dcidment. Vous en avez vraiment de bonnes !

tu plaisantes ? 1 il n'en est pas question

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
DAXIAT (critique, qui a sali Marion Steiner.) Mon cher Granger, bavo ! Je tiens encore une fois vous fliciter, vous tiez fantastique BERNARD. Monsieur, ce que vous avez fait est inqualifiable ! DAXIAT. De quoi parlez-vous ? BERNARD. Vous allez tout de suite faire des excuses Madame Steiner ! DAXIAT. Mais vous plaisantez, il n'en est pas question !



plaisanterie

monologue, ajout droite :

ce n'est pas une plaisanterie ? tu parles srieusement ?

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 11
H. 2, prenant courage : Tu m'as dit : C'est bien... a... Juste avec ce suspens... cet accent... H. 1 : Ce n'est pas vrai. a ne peut pas tre a... ce n'est pas possible... H. 2 : Tu vois, je te l'avais bien dit... quoi bon ?... H. 1 : Non mais vraiment, ce n'est pas une plaisanterie ? Tu parles srieusement ? H. 2 : Oui. Trs. Trs srieusement..



plaisir

dialogue, ajout gauche :

ne te drange pas a me fait plaisir. 3

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
MADAME AUPHAL : Vous tes gentille. Vous ne voulez pas qu'on boive quelque chose d'un peu plus cors ? VOIX PAMELA : Non, non, merci, ne vous drangez pas. MADAME AUPHAL : Si, si, a me fait plaisir...

monologue, ajout gauche :

c'est gentil d'tre venu a me fait plaisir.

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER : a va ? AURLIE (hospitalise) : a va. C'est gentil d'tre venu. a me fait plaisir. Plus que plaisir.

a ne me drange pas, au contraire a me fait plaisir. 1

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj08
[ propos de l'entretien] (237)Fj8 : euh: puis je peux dire ce que je pense/ sans qu'on me tape sur les doigts (rire) EF(Fj8) : oui oui/ oui a me/ moi a me drange pas/ au contraire/ a me fait plaisir.

tu es content a te fait plaisir ? 2

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Georges : Vous voulez que je reste [en France] hein ? Vous voulez que je vende ? Mais a va pas non ? Marinette : Tu vois bien qu'en Algrie, a tourne mal. Georges : Ah t'es contente ! a te fait plaisir ! T'avais tout prvu y a trente ans.

si tu veux mais ce sera bien pour te faire plaisir.

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A: Il faudrait tout de mme prvenir la police B: La police ? A: Si vous voulez mais ce sera bien pour vous faire plaisir

tiens, par exemple ! qu'est-ce qui me vaut le plaisir ?

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
ARMAND [patron du bar] : Tiens !... par exemple. Qu'est-ce qui nous vaut le plaisir ? SILIEN : J'avais soif.

oh, merci ! rien ne pouvait me faire plus plaisir.

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Thrse [aprs un exploit en avion, on lui offre une tasse de caf] : Oh merci...une tasse de caf ! Rien ne pouvait me faire plus plaisir !

c'est vrai ? tu dis pas a pour me faire plaisir ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Michel : Ah oui, tu le trouves sympa ? Chlo : Ouais... Michel : C'est vrai ? Tu dis pas a pour me faire plaisir ?

non, mais vraiment ? tu ne dis pas a pour me faire plaisir ?

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A: [Vous tes bien] Andr Bellegarde ? B: Oui A: Non, mais vraiment ? vous ne dites pas a pour me faire plaisir ? B: Non A: Bernard Charette [A donne un coup de poing B]

monologue, avec geste, mimique droite :

pour me faire plaisir dit [la veuve Mouaque] en minaudant

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 204
J'ai le trac. [] Tu vas pas nous faire a, dit Turandot. [] Te laise pas impressionner, Gaby, dit Turandot. Imagine-toi qu'on est des gens comme les autres, dit Zazie. Pour me faire plaisir, dit la veuve Mouaque en minaudant.



poids

monologue, ajout droite :

tu m'enlves un poids. je le voyais dj [avec les menottes]

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Rgis : O est-il, ton Pp? Ins : Oh, chez Grand-Pre, il craint rien. Rgis : Ah, tu m'enlves un poids, je le voyais dj avec les menottes (...)



point

monologue, ajout gauche :

a m'est gal au point o j'en suis

1931 Le million, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 370, 1988]
Prosper. Eh dis donc, j'veux faire quelque chose pour toi. Michel (bougonnant). Oh ! oh !... Prosper. J'ai des relations, si je retrouve le billet [gagnant], on partage le million ? Michel. Oh, oh, on partage. Non, non, on partage pas. Prosper. Oh ! ben cherche-le ton billet. Si c'est a les copains, alors... Michel. D'abord, pourquoi dis-tu a ? Prosper (mystrieux). Oh ! une ide, un pressentiment. Michel. Ah ! Prosper. Oui. Michel. Oh, moi, a m'est gal, au point o j'en suis.Prosper. Alors c'est entendu ? Quel que soit le moyen, si c'est moi qui te rapporte le billet, on partage le million. Michel (sans enthousiasme). Eh ben, c'est entendu.

quelques [victimes] de plus ou de moins au point o j'en suis

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 193
BRENGER : L'assassin va tuer peut-tre cette nuit. Je dois absolument empcher cela. Je dois y aller. J'y vais Dans le fond, cela revient au mme, puisqu'il est trop tard. Quelques victimes de plus ou de moins, au point o nous en sommes ! Nous irons demain []

je ne veux pas un point c'est tout.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 196
[] je vous ai donn un fils arabe en bonne et due forme et je veux que vous me rendiez un fils arabe. Je ne veux absolument pas un fils juif, Madame. Je n'en veux pas, un point, c'est tout.

monologue, ajout droite :

au point o j'en suis je ne peux pas rester comme a

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Je crois que je lui crirai. CLARISSE : Une lettre ! Alors a non mon chou, c'est ce qu'il y a de plus compromettant. SABINE : Au point o j'en suis Je ne peux pas rester comme a.



poli

monologue, ajout droite :

tu pourrais tre poli. qu'est-ce que c'est que ce genre ?

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Je me suis coupe. ALBERT. J'm'en fous. JOSEFA. Tu es une brute. ALBERT. Mais tu pourrais tre polie, qu'est-ce que c'est que ce genre ?



politesse

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu pourrais avoir la politesse de [faire a]. me rpondit-il () d'une voix rageuse et vulgaire

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 187
[J'allai] vers Legrandin et, ne trouvant rien de coupable sa prsence chez Mme de Villeparisis, je lui dis sans songer combien j'allais la fois le blesser et lui faire croire l'intention de le blesser : "Eh bien, Monsieur, je suis presque excus d'tre dans un salon puisque je vous y trouve." M. Legrandin conclut de ses paroles (ce fut du moins le jugement qu'il porta sur moi quelques jours plus tard) que j'tais un petit tre foncirement mchant qui ne se plaisait qu'au mal./. "Vous pourriez avoir la politesse de commencer par me dire bonjour, me rpondit-il sans me donner la main et d'une voix rageuse et vulgaire que je ne lui souponnais pas []



possibilit

avec indication de notorit de l'expression, droite :

il n'y a pas eu la possibilit matrielle. elle avait pris la duchesse ce genre de phrases

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 119
Vous arrivez une jolie heure, Paulette ! dit la duchesse. Ah ! j'ai un tel regret ! Mais vraiment il n'y a pas eu la possibilit matrielle , rpondit la princesse d'Orvilliers qui avait pris la duchesse de Guermantes ce genre de phrases, maisy ajoutait sa douceur naturelle []



possible

dialogue, ajout droite :

pas possible ! 6 puisque je te le dis !

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 189
Dudard : Nous n'avons plus de chef. M. Papillon a donn sa dmisison. Brenger : Pas possible ! Dudard : Puisque je vous le dis. Brenger : Cela m'tonne

monologue, ajout gauche :

fais attention ce n'est pas possible. 2

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
Les deux surs s'embrassent tendrement, ravies de se retrouver. Elles commencent chahuter gentiment, prs de la chaise roulante de Mamy, qui pousse soudain un cri quand elles lui heurtent lgrement la jambe. MAMY. Mais enfin attention, mes jambes !CATHERINE. Oh pardon Mamy... MAMY. C'est pas possible, cette gamine est survolte ds le matin!

je t'ai dj dit que [p] ce n'est pas possible. 2

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Qu'est-ce que vous faites dans le porteau ? je vous ai dj dit de pas marcher dedans. C'est pas possible, a !

a ne peut pas durer ce n'est pas possible. 3

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Qu'est-ce que tu fais, alors ? PIERRE : Rien. VINCENT : Comment a rien ? PIERRE : Je veux dire... j'attends de faire quelque chose qui... qui serve quelque chose. Pas travailler pour travailler . JEAN : Oui, mais pour vivre, t'es bien oblig. PIERRE : Eh ouais... l, pour vivre, je travaille dans une bote, ... mais je fais rien . a ne peut pas durer, c'est pas possible, a va sauter quelque part.

ce n'est pas vrai ce n'est pas possible. 7

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
LAURENT : Eh bien ! moi, les enfants, j'ai choisi [laquelle de vous va jouer le rle]. GUILLAUME : Oui, moi aussi. [Laurent se dirige vers Danile en se grattant la tte : ce n'est pas elle.] DANIELE : Non, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas moi qui fais le rle. Tant pis, je regrette. Mais faut pas pleurer ! (Aux autres.) C'est vrai, a !

tais-toi, ce n'est pas possible. 7

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
LE DIABLE (Il vient de transformer trois pages en nains.) Noubliez pas quils ont t sduisants, eux aussi, avant de devenir ce qu'ils sont. ANNE, effraye. Taisez-vous, ce n'est pas possible... vous ne pouvez faire une chose pareille !

c'est pas croyable ! comment est-ce possible ? 1

1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Salva : Mais a fait un trou de Simon : Six cent millions ! Mathelin : C'est pas croyable ! Comment est-ce possible ?

mon Dieu est-ce possible ? 2

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 118
Madame Buf : Mon Dieu ! Est-ce possible ? Brenger : Qu'avez-vous ? Madame Buf : C'est mon mari ! Buf, mon pauvre Buf, que t'est-il arriv ?

monologue, ajout droite :

ce n'est pas possible ben merde

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Denis : Arlette est partie, elle est partie une semaine, pour rflechir, elle dit. Betty : C'est pas possible ! Ben merde !

ce n'est pas possible. 7 je rve, tu te fous de ma gueule !

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Alors ? JULIETTE : Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'tais cette nuit] ? DIDIER: J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dj vu ? C'est Jrme Sauveur ? JULIETTE: Qui a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le garon que j'ai abord dans le parc, quand on s'est disputs. DIDIER: C'est pas possible, je rve, tu te fous de ma gueule. JULIETTE: Non, pourquoi ? DIDIER: Ce type d'une vulgarit rpugnante, ralisateur de tl... Ce type qui t'a insulte, qui t'a traitede connasse, il n'y a pas d'injure plus dgradante ...

ce n'est pas possible. 7 ne me dis pas que [p] !

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 57
H 2 : Vous savez, je ne sais pas ce qui m'arrive... c'est trange... (L'air surpris :) J'accepte. Oui. (Ton furieux :) J'accepte. (Ton accabl:) J'accepte. (Ton calme :) J'accepte. (Ton ferme, dcid :) J'accepte. Qu'elle garde en elle son ide. Qu'elle la couve. Qu'elle la soigne. Qu'elle l'engraisse... a m'est gal... H 3 : Ce n'est pas possible ?... Ne me dites pas que vous tes devenu un de ces indiffrents... un de ces tides pour qui les ides...

ce n'est pas possible. 8 tu dois confondre

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 205
Daisy : J'ai une nouvelle frache vous donner : Botard est devenu rhinocros. Dudard : Tiens ! Brenger : Ce n'est pas possible ! Il tait contre. Vous devez confondre.

c'est bien possible. 1 ce n'est pas exclu

1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 25
M. Martin : Mon Dieu, comme c'est curieux ! peut-tre bien alors, Madame, que je vous ai vue dans le train ? Mme Martin : C'est bien possible, ce n'est pas exclu, c'est plausible et, aprs tout, pourquoi pas ! Mais je n'en ai aucun souvenir, Monsieur !

pas possible. 8 tu confonds

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 249
Et comme certains faits ont plus de dure, le souvenir excr de l'Affaire Dreyfus persistant vaguement chez eux grce ce que leur avaient dit leurs pres, si on leur disait que Clmenceau avait t dreyfusard, ils disaient: "Pas possible, vous confondez, il est juste de l'autre ct".



pouce

monologue, ajout droite :

pouce ! je n'y tiens plus

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 164
F. 1: Moi je vais en faire autant. On va tous en faire autant. Nous allons jouer a. Silence. Chacun se taira, plein de dignit. F. 2 : Mais F. 3 : Chut. (Silence.) F. 2, pouffe de rire: Non, pouce. Je n'y tiens plus. Je ne peux pas, la langue me dmange.



pour

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

le saisissement [admiratif] des vieillards troyens voyant passer Hlne () mais celui exactement inverse et qui fait dire : comment, c'est pour a que [p] ! 2

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 25
Ce qui avait dcontenanc Robert quand il avait aperu la photographie d'Albertine tait non le saisissement des vieillards troyens voyant passer Hlne et disant : Notre mal ne vaut pas un seul de ses regards, mais celui exactement inverse et qui faitdire : Comment, c'est pour a qu'il a pu se faire tant de bile, tant de chagrin, faire tant de folies ! Il faut bien avouer que ce genre de raction la vue de la personne qui a caus les souffrances, boulevers la vie, quelquefois amen la mort,de quelqu'un que nous aimons, est infiniment plus grand que celui des vieillards troyens, et pour tout dire, l'habituel.



pourquoi

dialogue, ajout droite :

pourquoi tu me demandes a ? 1 rien comme a

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Qu'est-ce que vous avez fait [toi et Jerry] pendant que je n'tais pas l ? Camille : Rien de spcial. Paul : Pourquoi, il t'a fait la cour ? Camille : Pourquoi tu me demandes a ? Paul : Rien, comme a...

monologue, ajout gauche :

c'est atroce pourquoi as-tu fait a ? 2

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
DOMINIQUE. Vous ne connaissez pas encore toute la vrit. C'est pour me plaire que Renaud avait promis de combattre sans cotte de mailles. Et c'est ainsi que vous l'avez frapp mort. HUGUES. C'est atroce. Pourquoi avez-vous fait a ? DOMINIQUE. Vous me demandez pourquoi ? Je croyais Renaud plus agile, plus fort que vous. Je craignais le pire, j'avais peur de vous perdre.

mais rponds quand on te parle pourquoi tu ne dis rien ?

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Qu'est-ce qu'il y a Camille ? Pourquoi tu ne dis rien ? [] Mais rponds quand est-ce qu'on te parle. Pourquoi est-ce que tu ne dis rien ? Qu'est-ce que vous avez fait [toi et Jerry] pendant que je n'tais pas l ? Camille : Rien de spcial.

tu m'entends ? pourquoi tu ne disrien ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Maman, j'en ai assez, il faut que nous partions d'ici, je ne supporte plus de me faire humilier... Maman, tu m'entends ? pourquoi tu ne dis rien ?

mais c'est fantastique pourquoi tu ne le disais pas ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PRE : Le patron tait satisfait... ? FRANK : Oui, il tait satisfait... Il m'a mme propos un emploi... LE PRE : Quoi ? C'est vrai ?! Mais c'est fantastique ! Pourquoi tu le disais pas ! On va arroser a !

monologue, ajout droite :

je ne sais pas pourquoi tu dis que [p]. tu sais trs bien le contraire

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 425
coutez, Basin , disait la duchesse dont le moment de donner la rplique son mari tait venu, je ne sais pourquoi vous dites que cela peut fcher Palamde, vous savez trs bien le contraire. Il est beaucoup trop intelligent pour se froisser de cette plaisanterie stupide qui n'a quoi que ce soit de dsobligeant.

je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas [a]. a ne tire pas consquence

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 448
La jeune marquise me disait ddaigneusement : Je ne vois pas pourquoi nous ne l'inviterions pas, cette femme ; la campagne on voit n'importe qui, a ne tire pas consquence.

pourquoi est-ce que [p (condl)] ? tu as perdu la tte ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Mais tu sais bien, elle t'a accuse d'avoir assassin papa. AUGUSTINE. Mais pourquoi a te fait rire, ta fille ose te dire des horreurs et MAMY. Mais ce ne sont pas des horreurs, ma chrie, c'est la vrit. AUGUSTINE. Qu'est-ce que turacontes ? Tu as perdu la tte ! Pourquoi est-ce que tu aurais tu papa ?

pourquoi il a fait a ce con

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Pourquoi il a fait a, ce con ?

pourquoi tu dis a ? 3 ce n'est pas gentil

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. Je suis venue passer les ftes avec vous, et puis j'ai de trs bonnes notes ! AUGUSTINE. Oui, je sais... Ta mre nous a montr ton carnet scolaire... Seulement, un carnet, a se maquille ! MAMY. Pourquoi dis-tu a, Augustine ? C'est pas gentil...

pourquoi tu [fais a] ? 2 de quel droit ?

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
L: Non mais dites donc, pourquoi tutoyez-vous ma femme ? A: Comment ? L: De quel droit tutoyez-vous ma femme ?

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

pourquoi veux-tu que [p] ? 2 rpondit-elle vivement

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 392
Mais alors, vous n'tes pas brouills? Brouills ? mais pourquoi veux-tu que nous soyons brouills", rpondit-elle vivement comme si j'avais attent la fiction de ses bons rapports avec Swann et essay de travailler un "rapprochement". Il pourrait t'en vouloir de ne plus l'inviter.



pousser

monologue, ajout gauche :

je n'en peux plus tu me pousses bout.

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 136
PIERRE : Vous avez dit que vous tiez Genve. SIMONE : Mais mon cher, je vous ai dj dit que vous rviez. Vous confondez tout. PIERRE : Comment pouvez-vous ? Vous savez bien SIMONE : Je ne sais rien du tout. Sinon que vous tes d'une insolence PIERRE gmit : Oh je n'en peux plus elle me pousse bout.

monologue, ajout droite :

ne me pousse pas bout je recommence

1927 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 292
Quoique plus calme un peu, elle recommence. Je vous perdrai. Vous verrez cela. Comme je hausse les paules : Ne me poussez pas bout. Je recommence.



pouvoir, v.

dialogue, ajout droite :

il me semble que tu aurais pu 2 j'ai fait de mon mieux

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 57
Je suis ennuy parce que je vois que tu n'es pas content. Je suis touch, reconnaissant de ta gentillesse, mais il me semble que tu aurais pu J'ai fait de mon mieux. Un autre n'et pu faire davantage ni mme autant.

tu aurais bien pu []. 2 on y a bien pens () c'tait pas possible

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Ha22
(150)(MO17)Ha22 : je me souviens que quelqu'un/ un jour/ j'en avais parl un petit peu l'occasion d'un enterrement/ c'est quand mme un peu dommage de laisser: dans: une chambre froide le/ un membre de sa famille: EF(Ha22) : oui (151)(MO18)Ha22: avec qui on tait bien l'aise jusqu'/ jusqu' ce qu'il soit mort/ j'ai dit que a me paraissait dommage de le laisser l-bas qu'on aurait bien pu le mettre: chez soi: quelqu'un est venu me dire/ {coutez on y a bien pens/ on n'a que deux pices/ c'tait pas possible.

tu aurais pu [faire a]. 2 il en a t questio,

1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 92, 20 ]
[Moyens veut faire une exprience sur un rescap du suicide] Chirurgien, Moyens Vous auriez pu choisir un condamn mort et le faire grcier s'il en revenait. Moyens Il en a t question.

monologue, ajout gauche :

j'ai envie de [t'embrasser] est-ce que je peux ?

1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 254, 1980]
MANCHERON (semblant prendre son courage deux mains, il s'approche de Laurence, maladroit). J'ai envie de vous embrasser. Est-ce que je peux ?

j'ai fait de mon mieux j'ai fait tout ce que j'ai pu. 1

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 81
LE POLICIER : Une idiote ! oui, une idiote idiote idiote [] MADELEINE, en pleurnichant : J'ai fait de mon mieux, Monsieur l'Inspecteur principal. J'ai fait tout ce que j'ai pu. LE POLICIER : Sotte ! idiote !

tu n'es pas juste j'ai fait tout ce que j'ai pu. 2

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 55
Tu n'es pas content de moi, je l'ai vu par tes dpches, mais tu n'es pas juste, j'ai fait tout ce que j'ai pu. Tu trouves que j'aurais d te tlphoner davantage, mais on disait toujours que tu n'tais pas libre.

assez je n'en peux plus. 1

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 72
VOIX : Une supposition que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les aliments, comme on en voit tant, de nos jours. LUI : a va continuer longtemps ? Assez. Je n'en peux plus. Arrtez.

a ne peut pas continuer comme a je n'en peux plus. 1

1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 388, 1989]
Catherine [ son mari] : Il n'y a pas que a. Le patron du journal a reu des lettres. on le menace, s'il ne se spare pas de moi. Franois : C'est grotesque ! Catherine : Peut-tre mais il y a eu trois alertes la bombe et il a dcid de retarderla parution de mes articles. C'est elle [ton ex-matresse]. [] Catherine : a peut pas continuer comme a ! J'en peux plus !

j'en ai assez je n'en peux plus. 1

1977 La communion solennelle, film de Ren Fret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 186, 1977]
PALMIRE : J'en ai assez de me cacher. J'en peux plus, Raoul. J't'assure, j'en peux plus. J'en ai assez.

je suis fatigu je n'en peux plus. 1

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne: On va prendre un verre ? Blanche: Non, moi il faut que je rentre, je suis fatigue j'en peux plus !

laisse-moi me reposer je n'en peux plus. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 147
DOUARD : Laissez-moi me reposer, je n'en peux plus.

qu'est-ce que tu veux je ne peux pourtant pas [faire a]. 3

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 201
Au nom du ciel, aprs un peintre comme Monet, qui est tout bonnement un gnie, n'allez pas nommer un vieux poncif sans talent comme Poussin. Je vous dirai tout nment que je le trouve le plus barbifiant des raseurs. Qu'est-ce que vous voulez, je ne peuxpourtant pas appeler cela de la peinture.

c'est la loi je n'y peux rien.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligs de faire raconter aux inculps toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avous. C'est la loi. Je n'y peux rien... Saperlpopette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.

qu'est-ce que tu veux je n'y peux rien.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 280
H bien ! ce pauvre Dechambre ! dit-il, mais mi-voix [] C'est affreux, rpondit allgrement M. Verdurin. Si jeune , reprit Brichot. Agac de s'attarder ces inutilits, M. Verdurin rpliqua d'un ton press et avec un gmissement suraigu, non de chagrin, mais d'impatience irrite : H bien oui, mais qu'est-ce que vous voulez, nous n'y pouvons rien, ce ne seront pas nos paroles qui le ressusciteront, n'est-ce-pas ?

que veux-tu nous n'y pouvons rien.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 322
Mais que voulez-vous, l'histoire est l'histoire, nous n'y pouvons rien et il ne dpend pas de nous de la refaire.

que veux-tu on fait ce qu'on peut

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 129
LUCIE : Tout le monde fait a plus ou moins. des petits mensonges. Les gens ont besoin de se valoriser, que voulez-vous. On fait ce qu'on peut.

c'est comme a, on n'y peut rien.

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 102
H. 3: Je connaissais un homme qui se servait de ce moyen pour se dbarrasser de ses enfants ils le tourmentaient de la mme faon ils venaient le hanter la nuit absurdes insensibles idiots il se prenait la tte deux mains il m'a dit : je me rpte que c'est comme ca. On n'y peut rien. Ils sont ainsi faits : ils existent. comme les singes. Comme les perroquets. Et a le soulageait.

mon Dieu, on ne peut rien faire que peut-on faire ?

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 205
BRENGER : Mon Dieu, on ne peut rien faire ! Que peut-on faire Que peut-on faire

tout est en ordre tu peux y aller en toute confiance. 2

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Lucienne Tout est en ordre, Monsieur Gauthier ? [=rvision de l'avion] Pierre Vous pouvez y aller en toute confiance Lucienne Je vous remercierai tout l'heure

monologue, ajout droite :

ben quoi, tu peux y aller. 2 on est seuls

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Ins Pp, il n'est pas l ? Pp Qu'est-ce qu'il y a ? Ins Je te cherche partout depuis une heure. Pp Qu'est-ce que tu viens foutre ici, toi, l'Arbi ? L'Arbi Pp, il faut que je te parle seul. Pp Ben quoi, tu peux y aller, on est seuls.

comment ai-je pu [faire a] ? je te demande pardon

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Eh bien, mon petit Victor, gloire Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que vous avez. ./. Il parut tonn. Mais bien sr, mon petit Mohammed [] Comment t'ai-je appel, mon petit Victor ? ./. H merde. ./. Vous m'avez appel Victor. Comment ai-je pu ? Je te demande pardon.

je fais ce que je peux. et c'est dj pas mal

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
(Colette est intervenue auprs de la Marchale pour sauver Judith.) Franois : Eh bien tu peux y retourner chez la marchale. [] Tu peux mme y passer tes journes parce qu'ils sont en train d'en expulser des milliers [] Et mon avis ce n'est pas fini. Colette : Je fais ce que je peux et c'est dj pas mal. Moi je suis pas le Prsident de la Rpublique. C'est pas moi qui suis alle les chercher, les Allemands !

je fais ce que je peux. je ne suis pas une mcanique

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 63
LE VIEUX : Allons toi, plus vite avec tes chaises il en faut encore une LA VIEILLE : a va, a va je fais ce que je peux je ne suis pas une mcanique

je n'en peux plus. 1 arrte !

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 72
VOIX : Une supposition que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les aliments, comme on en voit tant, de nos jours. LUI : a va continuer longtemps ? Assez. Je n'en peux plus. Arrtez.

je n'y peux rien. et toi non plus

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Bcaru n'est pas l, mais la traite est l. Il y a quinze jours, on avait dcid de la reporter. On l'a dit... Bcaru l'a dit !... Vous l'avez dit 1... Ne dites pas non. FOND DE POUVOIR : Effectivement, monsieur Bcaru l'a dit. Et il a chang d'avis. Je n'y peux rien. Et vous non plus.

je peux [appeler un mdecin] si tu veux

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
David. Vous tes bless ? L'bomme la Rover. Non. Juste un mchant coup de pied... David. Je peux appeler un mdecin, si vous voulez. L'homme. a va mieux...

qu'est-ce qu'on peut faire ? Rien rien.

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
MARCHAND DE MARRONS : Je peux tout de mme pas les vendre sous cellophane ! Le marron chaud, Monsieur, a se perdra comme le reste. FRANCOIS : Oui, mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Rien... MARCHAND DE MARRONS : Rien, rien, Monsieur... Rien !

tu aurais pu [faire a]. 2 c'est pas convenable, a, quand mme

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
Vous auriez pu vous raser ! C'est pas convenable, a, quand mme

tu aurais pu [rester] 1 si tu voulais

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 363
Albertine, lui dis-je, je n'ai aucun sommeil. Si vous-mme vous n'avez pas envie de dormir, vous auriez pu rester encore un peu, si vous voulez, mais je n'y tiens pas, et surtout je ne veux pas vous fatiguer.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle lui avait rpondu avec mavaise humeur et d'un ton hautain : tu pourrais au moins [] comme il faut.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 208
[] une de ses amies lui ayant parl d'un buste de la duchesse d'Uzs, Mlle Legrandin lui avait rpondu avec mauvaise humeur, et d'un ton hautain : Vous pourriez au moins prononcer comme il faut : Madame d'Uzai.



prjug

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce qui te choque ? tu as des prjugs.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Henri: Qu'est-ce qui te choque ? que ce [=Lousiette, avec qui j'ai tromp Marion] soit une marchande ? Tu as des prjugs, maintenant ? Pauline: Ce qui me choque, c'est que tu ne sois pas amoureux de Marion !

monologue, ajout droite :

tu as des prjugs. qu'est-ce qui te gne ?

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Batrice : Et pourquoi tu n'irais pas, je ne sais pas, tu ne passerais pas des vacances en groupe ? Delphine : Tu es folle ! Batrice : Pourquoi ? Delphine : Enfin, Batrice ! Batrice : Tu as des prjugs ? Qu'est-ce qui te gne dans le groupe ? Delphine : Mais tu es cingle ? Tu m'attaques ou quoi ? Merde ! Je viens de te dire...



premier

monologue, ajout gauche :

j'ai l'habitude ce n'est pas la premire fois. 1

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Ccile : Tu crois que tu vas y arriver, ramer jusqu' l-bas ? Elle est quand mme un peu loin, ton le. Je te prviens, moi je sais pas comment on fait. Basile [11 ans] : Oh, t'inquite pas, j'ai l'habitude ! C'est pas la premire fois !

excuse-moi mais c'est la premire fois que je vois quelqu'un [faire a].

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Cela dit, excuse-moi, mais c'est la premire fois que je vois quelqu'un fumer en faisant la cuisine. Eve : Je sais que a ne se fait pas, mais je suis trs soigneuse. Sois tranquille, je ne ferai pas tomber de cendre dans les casseroles !

monologue, ajout droite :

c'est la premire fois que a m'arrive. 1 a a t plus fort que moi

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
(Le mdecin appel au chevet dune veuve malade a abus delle ; Alphonse et lInspecteur lui paient sa visite mais sont menaants) LE TOUBIB (trs inquiet). Ecoutez les gars... Je vais vous rendre votre pognon. C'est un accident... Je vous jure que c'est la premire fois que a m'arrive... a a t plus fort que moi... Les veuves, je peux pas rsister



prendre

dialogue, ajout gauche :

lche-moi qu'est-ce qui te prend ?

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Alexandre se met courir pour la rejoindre. Il la rattrape dans la cour de l'hpital. Il lui prend le bras. VRONIKA : Lchez-moi. ALEXANDRE : Qu'est-ce qui vous prend ? VRONIKA : Qu'est-ce que vous faites l? Laissez-moi. Elle le frappe avec son sac. Il veut la retenir. Elle hurle. VRONIKA : Vous me dgotez !

monologue, ajout gauche :

c'tait idiot je ne sais pas ce qui m'a pris.

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 151
F. 1 : Si. Parlez-nous encore de a. C'tait si beau, ces petites maisons il me semble que je les vois avec leurs fentres surmontes de petits auvents de bois dcoup comme des dentelles de toutes les couleurs. Et ces palissades autour des jardins o, le soir, le jasmin, les acacias H. 1 : Non, c'tait idiot. je ne sais pas ce qui m'a pris.

je ne sais pas pourquoi je ne sais pas ce qui m'a pris.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabien [qui a rompu avec La] Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qui nous a pris de... de renouer quand elle [La] est rentre [de vacances]. Blanche C'et normal, tu l'aimais ! Je l'ai toujours pens.

un coup de folie je ne sais pas ce qui m'a pris.

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. je l'ai juste emprunte. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un coup de folie de partir avec la voiture. Je n'allais pas loin, la preuve, vous m'avez retrouv ici...

je ne peux pas je suis pris.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Louisette: Si on y allait [se baigner] ? Henri: Ah, je peux pas, il faut que j'aille porter cette lettre la poste et aprs je suis pris. Mais demain matin, si tu veux. Louisette: Je viens pas le matin. Henri: C'est pas grave. On se baignera un autre jour. Salut !

non, l je suis pris.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. D'ailleurs, si tu veux... tu ... tu peux venir avec moi ! Blanche. Ben... non, l je suis prise, je vais Paris.

non merci je suis pris.

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Louisette. Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Pierre. Ce soir ? Louisette. C'est mon dernier jour ici, je voudrais fter a ! Tous mes copains sont partis, sauf mon fianc, mais lui, je le vois trop. Pierre. Non merci, moi je suis pris.

attends attends ne le prends pas mal.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Michel (il plaque Jean-Yves) : Attends Jean-Yves, attends, attends, le prends pas mal... Jean-Yves : Mais non, bien sr... Allez... Salut...

il y a des limites, la fin ! pour qui il nous prend ?

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 125
PIERRE : Je n'ai pas pu y tenir que voulez-vous, elle exagre. Il y a des limites la fin Pour qui elle nous prend ? Pour des crtins ? Il fallait l'entendre !

a ne me regarde pas pour qui me prend-on, la fin ?

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
C'est inimaginable Ce dossier, i'me regarde pas, pour qui me prend-on, la fin ? Je vais le jeter au panier

tu as vu comment tu me parles ? pour qui tu te prends ?

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Denis, Philippe : Bon, a va, je crois qu'elle a compris, l ! Hein, t'as compris, Betty, dans l'ensemble ! Philippe : Alors de quoi i' se mle, lui, l ? On lui a demand un commentaire ? (Denis saute sur Philippe.) Denis : Tu as vu comment tu me parles ? ( Betty, qui le retient) T'as vu comment i' m' parle, non ? Pour qui i' s' prend, c'ui-l ?

commence pas comme a pour qui tu te prends, toi ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LA MRE : Alors tu as mang avec qui ? FRANK : J'tais la table des cadres. Je me suis ennuy crever. Ils sont sinistres. Et pas trs futs. LE PRE : Commence pas comme a. Pour qui tu te prends, toi ? FRANK : Pour rien de spcial... Je dis juste que demain, je viendrai manger avec vous, parce que vous, vous rigolez.

tu m'as fait mal qu'est-ce qui t'a pris ?

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Ccilia : Tu m'as fait mal, qu'est-ce qui t'a pris ? Martin : Excuse-moi.

mais lche-moi ! qu'est-ce qui te prend ?

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Catherine : Mais lchez-moi, enfin ! Qu'est-ce qui vous prend ? Antoine : Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Catherine : Je veux que vous foutiez le camp [] Antoine : Catherine, je suis Ben alors l, vraiment

mais qu'est-ce qu'il y a ? qu'est-ce qui te prend ?

1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 190, 1977]
Leone [secourt Colomba]: Reposez-vous, Madame et ne craignez plus rien. Allons vite, les sbires [] qu'on le [Volpone] mne au gibet [] Mosca (qui arrive): Mais qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui te prend ? Ne m'avais-tu pas jur de rester tranquille ?

ne me touche pas ! qu'est-ce qui te prend ?

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
PUCK. Oui, mets ta main sur ma tte, encore, mets ton bras sur mes paules, Eric... (Elle lui prend la main et plonge sa tte contre son bras malade ; aussitt Eric pousse un cri et se redresse vivement.) Oh, pardon je t'ai fait mal ? ERIC. Ne me touche pas ! Qu'est-ce qui te prend ? Hein ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que vous avez toutes ? Vous ne pouvez pas me fiche la paix, non ?

non mais a va pas ? qu'est-ce qui te prend ?

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
Vincent lui prend le poignet et l'embrasse sur la bouche. Marie, surprise, a un mouvement de recul, puis elle le repousse violemment. MARIE : Non, mais a va pas ! Qu'est-ce qui vous prend ? VINCENT, penaud : Excusez-moi, je croyais... MARIE, nerve : Je viens de vous dire que j'tais marie...

t'es malade, non ? qu'est-ce qui te prend ?

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Camille : De quoi il t'a parl au tlphone ? Paul : Si on allait Capri. Camille : Et qu'est-ce que t'as dit ? Paul : Je lui ai dit que a dpendait de toi. Camille : T'es malade, non ! Mais qu'est-ce qui te prend, tu sais trs bien que a dpend de toi et pas de moi.

qu'est-ce qu'il y a ? qu'est-ce qui te prend tout coup ?

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 22
H. 2 : Je n'ai pas pens Verlaine... j'ai seulement dit : la vie est l, c'est tout. H. 1 : Mais la suite venait d'elle-mme, il n'y avait qu' continuer... Nous avons quand mme fait nos classes... H. 2 : Mais je n'ai pas continu... Mais qu'est-ce que j'ai me dfendre comme a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui te prend tout coup ? H. 1 : Qu'est-ce qui me prend ? Prend est bien le mot.

non mais tu plaisantes tu me prends pour quoi ?

1925 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Aprs djeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Vous devriez bien me raccommoder mon veston. Cela n'a pas manqu. Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder, moi ? Pour qui me prenez-vous ? Toucher votre fumier ! Elle est bonne, dcidment. Vous en avez vraiment de bonnes !

monologue, ajout droite :

ah, tu le prends comme a ? bon alors l c'est bien simple : [p]

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Si je comprends bien, je n'ai qu' la boucler, moi ! CHRIS : Si c'est toujours vous qui parlez, vous finirez par avoir raison... PATRON : Ah, tu le prends comme a ? Bon, alors l, c'est bien simple ! Je veux plus te voir, tu comprends ?Aujourd'hui mme, tu vas bouffer ailleurs. Tu repasses demain, je te rglerai ton compte. Et puis tu me dbarrasses la chambre. T'as compris ? Non, je vais quand mme pas me laisser emmerder par un mme !

a ne prend pas. tout le monde sait

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 134
Moi je suis comme Pierre, j'ai envie de crier: Ah ! non, ne commencez pas nous parler de vos exploits. a ne prend pas. Tout le monde sait

a ne prend plus. change un peu

1930 Sous les toits de Paris, film de Ren Clair [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 282, 1982]
(On frappe la porte.) ALBERT. Qui est l ? VOIX. Ouvrez ! ALBERT. Qui est-ce ? VOIX. Au nom de la loi, ouvrez ! (Le visage d'Albert s'claire. Il croit que c'est son ami Bill, qui lui a dj fait la farce.) ALBERT. Ah non ! a ne prend plus, hein, change un peu.

je le prends sur moi. tant pis

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Le sergent : Le gnral ne peut recevoir personne [] M. Rmy : Ce que j'ai lui dire est aussi de la plus grande importance. Le sergent : Pour vous ? M. Rmy : Non, pour lui. Sergent : Je le prends sur moi, tant pis.

mais qu'est-ce qui te prend ? qu'est-ce qu'il raconte ? il devient fou !

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 65
LE FILS : Oh coute, pourquoi faire semblant ? Tu sais bien que tu n'obtiendras rien de plus que ca que du bout des lvres que d'une voix blanche rien de plus. Rien, tu sais bien. Puisque je suis l. Et je n'ai mme pas besoin de me montrer, pas besoin de faire coucou le voil. Il suffit que je sois derrire le mur enferm dans ma chambre. Mme derrire un mur de bton ma seule prsence suffit pour que a ne sorte pas : C'est beau . pas comme tu le voudrais. LUI : Mais qu'est-ce qui te prend? Qu'est-ce qu'il raconte ? Il devient fou ?

ne le prends pas mal. tu peux comprendre

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JULIETTE : Non, ne m'embrasse pas. J'ai t trop embrasse aujourd'hui. DIDIER: O.K. JULIETTE : Le prends pas mal, tu peux comprendre. DIDIER: Je comprends trs bien.

pour qui tu me prends ? hein ? pour qui ?

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Prosper : Mais je pense tellement toi Tu devrais venir l'cluse, tu me tiendrais compagnie Raymonde : Pour qui que tu me prends, hein ? Pour qui ? Prosper : Ben ma petite reine, voyons

pour qui tu me prends ? inutile d'insister, vous faites erreur

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 298
[] on peut les entendre, pour peu qu'un autre qui ne leur plat pas les regarde, dire : Monsieur, pour qui me prenez-vous ? (simplement parce qu'on les prend pour ce qu'ils sont) je ne vous comprends pas, inutile d'insister, vous faites erreur , aller au besoin jusqu'aux gifles, et devant quelqu'un qui connat l'imprudent, s'indigner : Comment, vous connaissez cette horreur ? Elle a une faon de vous regarder ! En voil des manires !

pour qui tu te prends ? c'est [la russite] qui te monte au cerveau ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
FRANK : Si a t'amuse de passer pour un plouc, de sortir des clichs CHRISTIAN, vex, se jette sur Frank et le saisit par le col de la chemise : Je prfre tre un plouc qu'un connard de snob. (Frank se dgage trs agressivement. Franois s'interpose entre ses deux copains et toise Frank.) FRANOIS : Eh ! Oh ! Du calme ! Pour qui tu te prends ? C'est la russite qui te monte au cerveau ?

pourquoi tu le prends comme a ? on ne peut rien te dire

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
[Dispute.] Natacha : Vous tes tortueux les uns et les autres ! Jeanne : Natacha !... Natacha pourquoi tu le prends comme a ? On ne peut rien dire !...

qu'est-ce qui te prend ? il est marteau !

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Lucas: Allons, laisse a, toi [=mon portefeuille tomb]. Mulot (vex): Oh, j'vais pas te le barboter ! Lucas (agressif): J'te dis de pas y toucher. Gilieth: Qu'est-ce qui lui prend ? Il est marteau !

qu'est-ce qui te prend ? j'ai jamais dit a !

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : On n'est pas obligs de vivre visss l'un l'autre ! Madame Amet : Je peux m'en aller, si tu veux, Louis ! tu resteras tout seul ! Lachaume : Qu'est-ce qui te prend ? J'ai jamais dit a ! Tu recommences

qu'est-ce qui te prend ? je ne te croyais pas comme a

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. En admettant qu'il y ait un genre de filles qui m'attirent, tu lui correspond beaucoup plus [que La]. Blanche. Mais tu as fini avec tes flatteries ? Qu'est-ce qui te prend ? Je ne te croyais pas comme a !

qu'est-ce qui te prend ? qu'est-ce que tu as ?

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
PUCK. Oui, mets ta main sur ma tte, encore, mets ton bras sur mes paules, Eric... (Elle lui prend la main et plonge sa tte contre son bras malade ; aussitt Eric pousse un cri et se redresse vivement.) Oh, pardon je t'ai fait mal ? ERIC. Ne me touche pas ! Qu'est-ce qui te prend ? Hein ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que vous avez toutes ? Vous ne pouvez pas me fiche la paix, non ?

qu'est-ce qui te prend ? t'es givr, non ?

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui casse tout] Qu'est-ce qui te prend ? T'es givre, non ?

qu'est-ce qui te prend ? t'es malade ?

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui se met soudain courir pour rattraper un train qui dmarre] Mais qu'est-ce qui te prend ? T'es malade ?

qu'est-ce qui te prend ? tu es fou

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
(Guillaume fait tomber Valrie sur le lit. Valrie, abasourdie, veut se relever. Guillaume la retient. Bagarre.) VALRIE : Mais... qu'est-ce qui te prend ?... Tu es fou ! Qu'est-ce qui te prend ?

qu'est-ce qui te prend ? tu m'ennuies

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 150
Brenger : Votre peau Jean : Qu'est-ce qu'elle peut vous faire ma peau ? Est-ce que je m'occupe de votre peau ? Brenger : On dirait oui, on dirait qu'elle change de couleur vue d'il. Elle verdit. Elle durcit aussi. Jean : Ne me ttez pas comme a. Qu'est-ce qu'il vous prend ? Vous m'ennuyez.

qu'est-ce qui te prend ? tu trouves a drle ?

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Bagarre] Mme Quentin. Julien, tu es compltement fou ! Ton beau costume... Nous aurons l'air de quoi au restaurant ! (Bonnet et Julien se regardent. Ils commencent par sourire, puis rient franchement.) Qu'est-ce qui vous prend ? Vous trouvez a drle ?

tu me prends pour quoi ? je ne suis pas imbcile ce point

1922 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 115
Je vous mets au dfi de me montrer dans votre journal [] par exemple un passage o vous dites : Je souffre, je l'aime. Je n'exagre pas, ce sont ses propres mots. Je l'ai regarde et j'ai clat de rire. Un passage comme a ? lui ai-je dit. Mais pour qui me prenez-vous ? Je ne suis pas imbcile ce point. Ecrire des choses pareilles, et aujourd'hui ? Le temps en est pass, ma chre.

avec glose d'une mimique, gauhe :

elle se mit rire pour lui montrer que a ne prenait pas

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 102
[] Est-ce que vous allez vous crotter l [=aux matines Saint-Euverte] demanda-t-il Mme de Surgis, qui cette fois se trouva ennuye. Car voulant feindre de ne pas y aller vis--vis du baron, et sachant qu'elle donnerait des jours de sa propre vie plutt que de manquer la matine Saint-Euverte, elle s'en tira par une moyenne, c'est--dire l'incertitude. [] M. de Charlus, ne craignant pas d'offenser Mme de Surgis laquelle pourtant il dsirait plaire, se mit rire pour lui montrer que "a ne prenait pas".



presser

dialogue, ajout gauche :

y a pas le feu ! si ! moi je suis press

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
A: Tu crois qu'il l'a rcupre sa bagnole [=que nous lui avons vole] ? L: T'es con, pas dj A: Alors qu'est-ce qu'ils glandent les flics ? L Ah ! y a pas le feu ! A: Si ! moi je suis press !

monologue, ajout gauche :

j'ai tout mon temps je ne suis pas press.

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Vous lui dites que je suis l. LA SECRETAIRE : Et vous tes... ? SABINE : Sabine. LA SECRETAIRE : Ah, je regrette, il ne veut tre drang sous aucun prtexte. SABINE : Eh bien, j'attendrai qu'il sorte. LA SECRETAIRE : Mais... Il ena pour un bon moment. SABINE : Eh bien moi, j'ai tout mon temps, je ne suis pas presse.

[calculez] plus vite, je vous en prie je suis press.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 177
Calculez plus vite, je vous en prie, je suis press. Elles sont l, elles attendent.

nous avions tout le temps et rien ne pressait plus

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 116
Je disais Albertine que j'aurais des questions lui poser relativement l'tablissement de douches de Balbec et une certaine blanchisseuse de Touraine, mais je remettais cela plus tard puisque nous avions tout le temps et que rien ne pressait plus. Elle me promettait qu'elle ne faisait rien de mal et qu'elle avait seulement la veille embrass sur les lvres Mlle Vinteuil.

prends ton temps rien ne presse.

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A. Ah t'es gentil de me garder le bureau, toi. B. C'est tout naturel, entre voisins. [] Prends ton temps, rien ne presse.

monologue, ajout droite :

a presse. 1 a urge

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 134
Le monde entier se hte, le monde entier est en libert provisoire entre midi et deux heures, le temps d'avaler un remontant, de faire semblant de manger, le regard riv la montre, a presse, a urge, on va bouffer la vie qu'on gagne si mal.

je ne suis pas press. j'ai tout mon temps

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
C'est lui que je veux voir et lui seul. Je ne suis pas presse, j'ai tout mon temps.

rien ne presse. ce n'est pas un jour

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 232
[Les patrons] vendraient votre peau pour arrondir le chiffre d'affaires. Si je veux, j'ai toute la vie devant moi pour aller m'couiller, rien ne presse, c'est pas un jour, ce qui est urgent, un lit pour cette nuit []

tu es press ? t'as pas le temps ?

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Je te ramne ? Raphal : T'es press, t'as pas le temps ? Jean-Paul : Si...



prt

monologue, ajout gauche :

je n'en suis pas encore l je ne suis pas prt.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Je te parle de rve et dj tu me parles de cauchemar. Je voulais te dire : je suis venu te chercher. GILBERTE : Non. je ne peux pas. ALEXANDRE : Tu ne m'as pas entendu. Je suis venu te chercher. Je veux t'pouser. GILBERTE : Non. Non. Je n'en suis pas encore l. Je ne suis pas prte.

attention nous sommes prts ?

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Le chef de la fanfare : Attention, Messieurs, nous sommes prts ? (Il lve sa baguette) "Les lilas et les roses".

monologue, ajout droite :

je suis prt. on y va ?

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
NADINE. Je suis prte, on y va ? BERNARD. Oui.



prtexte

monologue, ajout gauche :

il ne veut tre drang sous aucun prtexte

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Vous lui dites que je suis l. LA SECRETAIRE : Et vous tes... ? SABINE : Sabine. LA SECRETAIRE : Ah, je regrette, il ne veut tre drang sous aucun prtexte.

monologue, ajout droite :

sous aucun prtexte j'ai assez d'ennuis comme a

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 196
Je veux mon fils Mohammed Kadir dans l'tat arabe dans lequel je vous l'ai confi contre reu. Je ne veux pas de fils juif sous aucun prtexte, j'ai assez d'ennuis comme a.



preuve

monologue, ajout gauche :

je sais que [p] j'en ai la preuve.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Saillens : Je sais qu'elle est innocente. J'en ai la preuve. Dr Vorzet : L, vous commencez m'inquiter ! Laura ( Saillens) : Vous savez quelque chose ?

c'est possible la preuve !

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
JEAN : Et alors, bon..., si tu paies pas [ta traite], il se passera quoi ? VINCENT : Je saute. JEAN : C'est pas possible a,... on saute pas pour une traite. VINCENT : Eh si, c'est possible... la preuve ! Je suis hypothqu... C'est l'impasse,quoi... Je sais pas quoi faire.

qu'est-ce que tu en sais ? tu as la preuve ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JULIETTE : Il sort d'une rupture, une histoire qui l'a fait normment souffrir, il avait pas fait l'amour depuis deux mois. DIDIER: Qu'est-ce que tu en sais ? Tu as la preuve ?

tu dis a tu n'as pas de preuves.

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp : Y a des pendules qui marquent deux heures, qui en sonnent quatre et il est midi moins le quart, ben ton ami Rgis, il est comme a. Il sonne faux. Pierrot : Tu dis a, t'as pas de preuves. Pp : Du moment que je te le dis, a suffit !



prvenir

monologue, ajout gauche :

c'est de ta faute je t'avais prvenu.

1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 157, 1975]
GRAMMONT : C'est dur [pour vous], Sacha, j'en conviens. Mais avouez que c'est en grande partie de votre faute ! Je vous avais prvenu... Votre gestion a t dsastreuse ces derniers mois ... Il fallait cesser de jeter l'argent par les fentres !

tu feras ce que tu voudras tu es prvenu.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Tous les hommes que j'ai voulus, je les ai eus, moi, l'infirme ! () Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prvenu, tu sais qui tu as affaire.

monologue, ajout droite :

je t'ai prvenu. tu n'as rien voulu entendre

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Dubois : C'est la vrit, Gauthier, vous n'auriez pas d faire a... Maurice (trs sec) : On t'a prvenu... Tu n'as rien voulu entendre. C'est dur de t'accabler, mais... ce malheur, tu es all le chercher!...

je te prviens. je ne veux plus que [p]. c'est compris ?

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
ROGER ( ses beaux-parents) : Bon, vous voulez qu'on se remette ensemble [votre fille et moi] ? (Sans enthousiasme.) D'accord, c'est entendu. (A Nathalie.) Allez, on s'en va. Viens, on rentre la maison. Mais je te prviens : je ne veux plus que tes parents nous fassent de la morale. C'est compris ?

t'aurais pu nous prvenir, non. c'est la moindre des choses !

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Mais tu vas pas en cours, ce matin ? Magali : Je t'attendais. Jeannette : Ben pourquoi ? Magali : T'es pas rentre de toute la nuit, maman ! T'aurais pu nous prvenir, non, c'est la moindre des choses.

tu es prvenu. tu sais qui tu as affaire

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Tous les hommes que j'ai voulus, je les ai eus, moi, l'infirme ! () Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prvenu, tu sais qui tu as affaire.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

j'aime mieux te prvenir dit-elle schement

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 305
J'aime mieux vous prvenir , dit schement Mme Verdurin [] Ce n'est pas de la musiquette qu'on fait ici. []

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

un axiome assez original : mieux vaut prvenir que gurir.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 220
Il professe un axiome assez original : "Mieux vaut prvenir que gurir." Et il me graisse le nez avant que la musique commence. C'est radical. Je peux pleurer comme je ne sais pas combien de mres qui auraient perdu leurs enfants, pas le moindre rhume.



prvoir

dialogue, ajout gauche :

je ne pouvais pas le prvoir il fallait prvoir.

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
FRANCOIS : Qui est-ce qui a au l'ide de faire du feu deux mtres cinquante de la cabane [qui a brl] ? LUCIE : C'est moi. FRANCOIS : C'est gnial. LUCIE : Non, c'est pas gnial, mais le vent a tourn. Je pouvais pas le prvoir. FRANOIS : Fallait prvoir. LUCIE : J'ai pas prvu.

monologue, ajout gauche :

a devait arriver c'tait prvoir.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 116
Monsieur Papillion: Il [le rhinocros] nous a dmoli l'escalier, tant mieux, une chose pareille devait arriver ! Depuis le temps que je demande la direction gnrale de nous construire des marches de ciment pour remplacer ce vieil escalier vermoulu.Dudard : Il y a une semaine encore, j'ai envoy un rapport, monsieur le Chef. Monsiur Papillon : Cela devait arriver, cela devait arriver. C'tait prvoir. J'ai eu raison.

je m'y attendais j'avais prvu.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 230
[Des barrissements au tlphone.] Daisy, effraye : Que peut-il bien se passer ! Brenger : Ils nous font des farces maintenant ! Daisy : Des farces de mauvais got. Brenger : Tu vois, je te l'avais bien dit ! Daisy : Tu ne m'as ien dit ! Brenger : Je m'y attendais, j'avais prvu.

qu'est-ce que tu fais ce soir ? tu n'as pas quelque chose de prvu ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Tu n'as pas quelque chose de prvu ? Parce que, coute, je ne sais pas si a te dit [] je vais Paris pour un vernissage [] a peut tre trs intressant, en tout cas moi j'y vais.



prier

dialogue, ajout gauche :

excuse-moi je t'en prie ! 7

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Saillens Ah, docteur! Excusez-moi, docteur. Dr Germain Je vous en prie. Saillens J'ai quelqu'un de malade chez moi.

monologue, ajout gauche :

ah non, s'il te plat, je t'en prie ! 5

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Madame Jouve. Bernard ! Bernard, venez, il faut que je vous parle. Bernard. Oui. Mme Jouve. Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je dteste me mler de ce qui ne me regarde pas, mais il faut que je vous parle de Mathilde. Bernard. Ah non, non ! s'il vous plat. Je vous en prie, je ne veux plus entendre parler de cette personne !

arrte tes conneries je t'en prie ! 5

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Je viens d'assister un meurtre dans le mtro. JOSYANE. Tiens tu pourras donner un coup d'ponge la toile cire ? ALPHONSE. C'tait un petit comptable... Il a ramass un coup de couteau dans le ventre... JOSYANE. Tiens... (Elle lui passe les assiettes et les couverts.) ALPHONSE. Ce qui m'inquite, c'est que je me demande si c'est pas moi qui l'ai tu... JOSYANE. Arrte tes conneries, je t'en prie.

ne fais pas cette tte je t'en prie ! 5

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 74
ELLE : Ah tu ne vas pas recommencer ? a ne va pas te reprendre ? (Fort: ) Oui. Il est comme tout le monde. Tout le monde aujourd'hui son ge est comme lui. Ne fais pas cette tte, je t'en prie

merci a va comme a [] a suffit, je te prie. 5

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
DOUARD [il s'est trangl en buvant, Brenger lui tape dans le dos] : Merci a va comme a vous me faites mal a suffit, je vous prie.

monologue, ajout droite :

je t'en prie ! 1 je t'en supplie

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 100
Marie-Madeleine : Jean, mon petit Jean, mon petit Jeannot, es-tu l-bas ? Es-tu ici ? Es-tu derrire l'armoire, dans le placard, dans le buffet, dans le couloir, la cuisine ? Dans ce coin-ci, dans ce coin-l ? O es-tu, dis-moi. Voix de Jean : Coucou. Marie-Madeleine : Il est l puisqu'il rpond. Jean, je t'en prie, je t'en supplie

je t'en prie ! 3 j'en serai trs honor

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain Et malheureusement celle-ci [=lettre anonyme] ne met pas seulement Germain en cause. Et d'ailleurs, je vais vous la lire. Bonnevi Mais je vous en prie, monsieur le Mdecin-chef, j'en serai trs honor.

je t'en prie ! 5 ne fais pas l'enfant

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
GABI. Tout de mme, Albert, tes journes tu les passes la carrire. Et l-bas, on te paie pour ton travail. ALBERT. Tu voudrais pas que je turbine l'il ? Je suis pas un philanthrope, moi ! GABI. Oui, mais pendant ce temps-l, moi je me lve la peau faire pousser les tomates et sulfater la vigne, tu comprends ? ALBERT. Il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui le fasse. Si a t'ennuie, tu n'as qu' prendre un homme de journe. GABI. C'est toi qui le paieras, l'homme de journe ? ALBERT. Oh, je t'en prie, ne fais pas l'enfant.

je t'en prie ! 5 pas de plaisanteries

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Bertrand Le 13 [=le malade du 13, qui s'est suicid] tait fou. N'est-ce pas, Vorzet ? Dr Vorzet Bien entendu il tait fou, comme tout le monde ! Comme moi. Comme vous. Dr Bertrand Je vous en prie ! Pas de plaisanteries !

je t'en prie ! 5 sois poli

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
EUSEBE (gendarme, enqute.) par mois c'est maigre pour faire bouillir la marmite Paris. MONSIEUR. Plus la geld, brigadier. EUSEBE. Ah, je vous en prie, soyez poli, hein ? MONSIEUR. J'ai dit plus la geld, c'est un pourcentage sur les ventes. EUSEBE. Ah, bon, j'aime mieux a.



problme

dialogue, ajout gauche :

je te fais confiance ? il n'y a pas de problme

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Henri : Je m'en vais un petit moment et puis je reviens. [] Denis, tu t'occupes de tout ? Je te fais confiance ? Denis : Y a pas de problme.

monologue, ajout gauche :

ce n'est pas grave ce n'est pas un problme.

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Grard L. : Voil les ctes de porc. Alors, il y a des bleues, des saignantes, il y a tout ce qu'il faut. Chacun se sert. Delphine : Moi, je ne mange pas de viande. Grard L. : Ah bon ? Delphine : Oui. Brigitte : Tu n'aimes pas la viande ? Delphine : Non, je n'aime pas a. Mais ce n'est pas grave, hein, ce n'est pas un problme.

a m'est gal c'est son problme.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(236)(DR10)Fj12 : bon ils en fument [de l'herbe] a m'est gal c'est leur problme. ils en fument hein/ ils m'en ont propos au dbut je leur ai dit non. {j'ai pas envie de toucher}.{ah mais t'as pas essay} {mais si j'ai essay (}) mais j'ai essayc'est tout.(})

entendu pas de problme.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ce qui serait intressant pour la runion cadres de lundi c'est que tu me prpares une petite note de synthse de faon ce que je puisse prsenter un premier bilan. FRANK : Entendu. Pas de problme.

monologue, ajout droite :

c'est son problme. je n'ai rien voir l-dedans

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Brnice : [Tu as vu] le titre ? Julien : L'instituteur prfre l'arbre la bibliothque. a, c'est son problme, hein, moi, je n'ai rien voir l-dedans.

il n'y a pas de problme. 1 tu peux tre tranquille

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Chlo : Et bon euh... pour le chat alors y a pas de problme ? Mme Rene : Pour votre chat y a pas de problme. J'ai l'habitude d'en garder. Vous pouvez tre tranquille.

il y a un problme ? a va pas ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
ALAIN, Frank qui pleure : Y a un problme ? a va pas ?

tu as un problme ? 1 je peux t'aider ?

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Entre automobilistes] L: Vous avez un problme ? Je peux vous aider ? A: Ah non non merci c'est rien, on vient d'craser not' chat



profiter

monologue, ajout gauche :

on peut savoir ce qui t'amuse ? dis-le tout haut, que tout le monde en profite !

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Professeur : Elle [la lettre anonyme] conseille la police de venir chercher le revolver du Docteur dans un certain bar, en face du port... Tenancire : Ce porc, vous vous souvenez... (Le Paltoquet clate de son grand rire nerveux.) On peut savoirce qui t'amuse ? Dis-le bien haut, que tout le monde en profite !

assez ! tu profites.

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Josefa pique par une gupe.) TONI. Maintenant, il faudrait bien presser et sucer le sang. Mais a va te faire mal. JOSEFA. Bon, tant pis. Vas-y ! Vas-y ! (Toni presse.) TONI (lui tendant le dard). Tiens ! JOSEFA. Aah ! Le piquant. (Toni se met sucerla blessure et crache le venin.) Aaaah. a fait moins mal, a. Fais-le encore, Toni. Peut-tre que j'ai encore du venin, tu sais. Un poquito. (Toni l'enlace franchement.) Eh Toni! Toni ! (ll l'embrasse. On entend le bruit du baiser.) Assez, tu profites!



promettre

dialogue, ajout gauche :

promets-moi de () je te promets

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 137
Tu es un beau petit garon, Momo, et c'est dangereux. Il faut te mfier. Promets-moi que tu vas pas te dfendre avec ton cul. Je vous promets.

promis ? promis !

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 183
J'ai donn mon cul aux clients pendant trente-cinq ans, je vais pas maintenant le donner aux mdecins. Promis ? Promis, Madame Rosa.

dialogue, ajout droite :

c'est promis ? c'est promis

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Mathilde. La semaine prochaine, Philippe et moi nous allons t'inviter dner, avec Arlette, videmment. Alors pas question de faire faux bond, c'est promis ? Bernard. C'est promis.

c'est promis ? oui, promis

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Marion : Tu m'attends l sans bouger, hein, et je reviens tout de suite aprs la bote. Richard : D'accord. Marion : C'est promis ? Richard : Ouais, promis.

promis ? mais oui !

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
AMANDA : Tu sais Marie, nos djeuners... a me manque... MARIE : Mais je t'appelle, t'en fais pas. AMANDA : Promis ? MARIE : Mais oui !

promis ? promis

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 183
J'ai donn mon cul aux clients pendant trente-cinq ans, je vais pas maintenant le donner aux mdecins. Promis ? Promis, Madame Rosa.

tu me le promets ? puisque je te le dis

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 150
Le type se retourna pour voir d'une faon un peu plus dtaille l'allure de cette rombire. Cet examen l'inclina vers la confiance. Vous me le promettez ? qu'il demanda. Puisque je vous le dis.

monologue, ajout gauche :

je n'ai pas tellement le temps je ne te promets rien.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 124
a a vraiment l'air de te plaire beaucoup. Je me suis bien marr. Tu peux revenir quand tu veux. J'ai pas tellement le temps, je vous promets rien.

je vais faire mon possible mais je ne te promets rien.

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Jeanne. Je vais faire mon possible pour la finir [=une robe] cette semaine, mais je vous promets rien.

je penserai toi promis !

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. J'en ai parl hier soir avec Papa. Il m'a dit : Tu as bien fait de m'avouer tout.... je comptais aller chez mon notaire demain. Je penserai toi. Promis.

je vais le faire promis

2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Aurore : Vous avez pens moi ? Damien : vous ? Aurore : Pour vos cours ! Damien : Ah, non, dsol, non, mais je vais me renseigner. Aurore : Bon, merci. Damien : Mais je vais le faire, hein, promis !

monologue, ajout droite :

je ne te promets rien. il faut voir

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 273
Monsieur Hamil avait raison quand il avait encore sa tte et qu'on ne peut pas vivre sans quelqu'un aimer, mais je ne vous promets rien, il faut voir.

tu as promis. tu as jur

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
LE DIABLE. J'ai tenu ma promesse. Vous tes mienne, maintenant. et pour toujours. ANNE secouant la tte. Non. LE DIABLE. Comment, non ? ANNE. Non. LE DIABLE. Mais ce n'est pas vrai. N'oubliez pas, vous avez promis, vous avez jur. ANNE. J'ai menti.

tu avais promis de ne pas [faire a]. t'es dgueulasse !

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
[A Alexandre qui lui dit, dans le dtail, combien son physique l'attire] La Arrte tout de suite ! Tu avais promis de ne pas me faire du plat ! Alexandre Mais je ne te fais pas de plat ! Tu me demandes quel est mon genre, je te le dis !



proposer

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce qu'on fait ? qu'est-ce que tu proposes ?

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Jacques: Alors, coutez, les mecs, faudrait savoir ce qu'on veut [] Moi je vous demande : qu'est-ce qu'on fait ? [] Non mais sans dconner, qu'est-ce que vous proposez ?



propre

monologue, ajout droite :

c'est du propre ! bravo !

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
DIRECTEUR : J'ai trouv toute la collection [photos pornos] dans sa chambre. Bravo Deloux, c'est du propre ! Vous viendrez me voir dans mon bureau, mon garon.



prouver

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu essaies de faire ? qu'as-tu voulu prouver ?

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ce soir tout allait bien, qu'avez-vous essay de faire ? Qu'avez-vous voulu prouver ? Vous saviez trs bien ce qui allait se passer.



prudent

monologue, ajout gauche :

on ne peut jamais savoir c'est plus prudent.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 29
Mais ces chteaux, ces forts, les yeux de mon esprit seul pouvaient les voir dans la main gante de la dame en fourrure, cousine du roi. Ceux de mon corps n'y distinguaient, les jours o le temps menaait, qu'un parapluie dont la duchesse ne craignait pas de s'armer. On ne peut jamais savoir, c'est plus prudent, si je me trouve trs loin et qu'une voiture me demande des prix trop chers pour moi.

on ne sait jamais il vaut mieux tre trop prudent que pas assez.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
(Qui envoie les lettres anonymes ?) Mercire : Notez Thrse Marty. Commre : Elle crit son Emile ! Mercire : On ne sait jamais. Il vaut mieux tre trop prudente que pas assez. Notez Trse Marty.

monologue, ajout droite :

ce n'est pas prudent. on ne sait pas ce qui peut arriver

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PERE : Le 30 au soir pour un rendez-vous le 1er au matin, c'est pas prudent. On ne sait pas ce qui peut arriver.



puisque

dialogue, ajout gauche :

c'est vrai ? puisque je te le dis !

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Nazarde : Edmond t'as cure hein ! Raymonde : Plutt ! Nazarde : Non mais alors c'est vrai, t'es plus avec lui ? Raymonde : Puisque je te le dis !

pas possible ! puisque je te le dis !

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 189
Dudard : Nous n'avons plus de chef. M. Papillon a donn sa dmission. Brenger : Pas possible ! Dudard : Puisque je vous le dis. Brenger : Cela m'tonne

vraiment ? puisque je te le dis !

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Le commissaire. Cartes sur table. Personne n'a rien gagner dans un scandale. Ni vous, ni eux. Vous surtout Vous n'avez pas que des amis Lyon. Jean-Jacques. Vraiment ? Le commissaire. Puisque je vous le dis

tu ne me crois pas ? si, puisque tu le dis.

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Actuellement Mathieu est dtach au CNRS et, l'anne prochaine, il aura un poste d'assistant Grenoble. Alors, nous n'aurons plus qu' nous marier. Natacha : Pour de vrai ? Jeanne : Ben oui pour de vrai. Tu ne me crois pas ? Natacha : Si... puisque tu le dis. Mais a n'a pas l'air de t'enchanter !



quatre

dialogue, ajout droite :

un de ces quatre ! amuse-toi bien

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Bon, j'te laisse les consommations, hein ? BONY : C'est a LEO : un d'ces quatre ! BONY : Amuse-toi bien ! LEO : Ouais...



quelqu'un

monologue, ajout gauche :

hou hou il y a quelqu'un ?

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Franois Glaise ? Monsieur Jacquet : Il est peut-tre aux cabinets. Martine : Hou hou. Y a quelqu'un ?

monologue, ajout droite :

il y a quelqu'un ? y a personne ?

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
[Deux infirmiers frappent la porte] 1er infirmier. Il y a quelqu'un ? 2e infirmier. Oh ! Y a personne ? Paul. Oui c'est pourquoi ?



question 1

dialogue, ajout gauche :

c'est pas la question c'est quoi la question ?

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Dis donc, mais ils te payent combien pour un match [de boxe] comme a ? JEAN : Ben, l.... ils me proposent six mille. Enfin, six cent mille. VINCENT : Eh, eh, eh, dis-moi !... Mais il faut que tu t'entranes, alors ? JEAN : Je suis entran, c'est pas la question. VINCENT : Ben, c'est quoi la question ? JEAN : C'est Catano [=l'adversaire]. Ils me le proposent parce qu'ils trouvent personne. D'ailleurs, j'ai pas encore sign.

dialogue, ajout droite :

j'ai quelques questions te poser. je t'coute

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. Vous tes trs forte. Seulement voil, j'ai moi aussi quelques questions vous poser. PIERRETTE. Je vous coute. SUZON. Vous nous avez dit n'tre jamais venue ici, n'est-ce pas? PIERRETTE. Oui.

je voudrais te poser une question. bon, vas-y, j'coute

1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 422, 1993]
Annie : Rvrend, s'il vous plait... J'voudrais vous poser une question. Jocko : Bon, vas-y j'coute.

pourquoi cette question ? pour rien

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Vous tes toujours libre ? Vous n'avez pas de femme, de matresse, d'amie ? ALEXANDRE : On pourrait parler de a plus tard. Ou une autre fois si nous en avons l'occasion. Mais pourquoi cette question ? VRONIKA : Pour rien.

monologue, ajout gauche :

si tu le sais pourquoi tu me poses la question ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Qu'est-ce que vous vous tes dit ? JULIETTE : On a pris rendez-vous. DIDIER: Pas du tout, j'ai entendu. Tu lui as demand s'il avait des cigarettes. Il t'a demand si tu allais l'opra. JULIETTE : Alors si tu le sais, pourquoi tu me poses la question ?

a va sans dire quelle question !

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
SABINE : Dis, pendant ces trois jours, Antoine, tu me seras fidle ? ANTOINE : Fidle? Bien sr ! Evidemment ! a va sans dire ! quelle question !

monologue, ajout droite :

j'ai plusieurs questions te poser. ce que j'aimerais comprendre c'est pourquoi [p]

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
L'inspecteur : J'ai plusieurs questions vous poser... mais d'abord, ce que j'aimerais comprendre, c'est pourquoi les gens ne vous aiment pas.



question 2

monologue, ajout gauche :

mais tu plaisantes ! il n'en est pas question.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
DAXIAT (critique qui a sali Marion Steiner.) Mon cher Granger, bavo ! Je tiens encore une fois vous fliciter, vous tiez fantastique BERNARD. Monsieur, ce que vous avez fait est inqualifiable ! DAXIAT. De quoi parlez-vous ? BERNARD. Vous allez tout de suite faire des excuses Madame Steiner ! DAXIAT. Mais vous plaisantez, il n'en est pas question !

quel est le rapport ? la question n'est pas l

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Yolande : C'est mon anniversaire ! Ja danse, je bois C'est quand la dernire fois que j'ai bu ? Philippe : Je sais pas, je m'en souviens plus. Yolande : Ben moi non plus. Philippe : Quel est le rapport ? La question n'est pas l ! Je te parle de ce soir, moi !

non, pas question.

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Bergaugnon (brandissant sa propre convocation) : Eh, Franois, t'as vu ? faut partir travailler en Allemagne. Franois : J'y vais pas ! Bergaugnon : Mais c'est obligatoire. Franois : Tu n'es pas oblig d'obir. Bergaugnon : Mais si on part pas, on va o ? Franois : Justement, a fait un moment que j'y pense. C'est l'occasion. Je vais rejoindre le maquis. Ben t'inquite pas, on sera pas tout seuls. Bergaugon : Et t'as pas peur ? Colette : Si c'est comme a, je pars avec toi. Franois: Non ! Pas question !

monologue, ajout droite :

c'est une question de vie ou de mort. c'est vrai

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
SUZON. Bon, coutez, a suffit ! Un assassin nous a isoles ici pour que la police ne soit pas avertie. Donc, maintenant, il faut quitter cette maison. C'est une question de vie ou de mort.

il n'en est pas question. je ne marche pas

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
MARIE : J'ai une chose vous dire : il y a un invit supplmentaire. ALEXANDRE : Oh non ! Qui ? MARIE : coutez, j'espre que vous n'allez pas vous conduire comme un con. C'est Philippe. ALEXANDRE : Ah non. Il n'en est pas question. Non, je ne marche pas. Bon, eh bien je m'en vais. Bravo. Bon apptit. Passez une bonne soire...

non, non, il n'en est pas question a me fait plaisir

1990 La campagne de Cicron, film de Jacques Davila [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 403, 1991]
Hippolyte : Dites Hermance, je voudrais aller au march avec vous. Hermance : Non, j'y vais avec Franoise. Hippolyte : Non, non, y a pas de raison que vous payez tout. Tenez ! Hermance : Non, non il n'en est pas question. a me fait plaisir Franoise ! Franoise !



quoi

monologue, ajout gauche :

aprs ce que [p] il y a de quoi.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La a y est ! J'ai repris avec Fabien. Blanche Ah ?! La Tu as l'air tout tonne ! Remarque, il y a de quoi ! Aprs ce que je t'avais dit ! Mais j'ai t idiote. J'aime Fabien. Je m'en rends compte chaque fois que je le quitte.

tu avoueras il y a de quoi.

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Basile [11 ans] : Tu sais, j'ai mme aid ton grand-pre construire sa maison. [] Ccile : Tu te souviens quand je t'ai dit que j'tais Marie-Antoinette. Ben maintenant, j'en suis presque sre. Basile : Tu te moques de moi. Tu crois rien du tout. Ccile : Oh, coute, t'avoueras aussi ! Y a de quoi !



racine

monologue, ajout droite :

tu vas prendre racine. viens faire sissite

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Frank. FRANK : Vas-y, je t'coute. Bon , vas-y parle... Oh merde, Jeanne, reste pas plante l comme un piquet. Tu vas prendre racine. Viens faire sissite...



raconter

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce que tu racontes ? 2 tiens regarde

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Natacha ! J'ai trouv le collier [que l'on croyait perdu ou vol] ! Natacha ! Le collier ! Natacha : Qu'est-ce que tu racontes ? Jeanne : Tiens, regarde !

monologue, ajout gauche :

tu n'oublies rien ? c'est tout ce que tu as me raconter ?

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
La Franchise : Ah, autre chose ! Pendant qu'ils y taient, ils ont aussi dcid de t'assassiner. Fanfan : Vous n'avez rien oubli ? C'est tout ce que vous avez me raconter ? La Franchise : Oui, c'est tout pour le moment.

comment [p] ? qu'est-ce que tu racontes ? 2

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 271
Mais, tu as de la fivre, Momo ! Non, a va aller. Tiens, viens manger avec moi, a te fera du bien. Non merci, je ne mange plus. Comment, tu ne manges plus ? Qu'est-ce que tu racontes ? Moi les lois de la nature, j'en ai rien foutre, Madame Lola.

c'est pas a qu'est-ce que tu racontes ? 3

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Le dentiste : Mais quand est-ce qu'il va mourir, ton pre ? Il a quel ge ? Jean-Paul : Il est vieux. Le dentiste : Il y a des vieux qui sont increvables ! Jean-Paul : Il vient d'avoir une attaque. Le dentiste : Alors tu espres qu'il n'en a plus pour trs longtemps ? Jean-Paul : C'est pas a, qu'est-ce que vous racontez ? Une garantie [=assurance-vie] ! C'est pour que vous patientiez.

mais qu'est-ce qui se passe ? mais o est-on ? qu'est-ce qu'il raconte ? 5

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 66
LE FILS : Ah, rien que de lentendre est au-dessus de ses forces. a lui donne chaud, n'est-ce pas ? Elle a envie de se boucher les oreilles de se cacher LUI, se rveillant : Mais qu'est-ce qui se passe ? Mais o est-on ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Qui elle , d'abord ? De qui parles-tu ? Allons, ouste, dguerpis, tu nous dranges.

monologue, ajout droite :

qu'est-ce que tu racontes ? 3 tu as des hallucinations

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 168
Jean : On dirait qu'ils portent des chanes. Frre Tarabas : Qu'est-ce que vous racontez ? Vous avez des hallucinations. On ne leur fait pas de mal.

qu'est-ce que tu racontes ? 3 tu as perdu la tte ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Mais tu sais bien, elle t'a accuse d'avoir assassin papa. AUGUSTINE. Mais pourquoi a te fait rire, ta fille ose te dire des horreurs et MAMY. Mais ce ne sont pas des horreurs, ma chrie, c'est la vrit. AUGUSTINE. Qu'est-ce que tu racontes ? Tu as perdu la tte ! Pourquoi est-ce que tu aurais tu papa ?

qu'est-ce que tu racontes ? 3 tu viens de dire le contraire

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Margot : J'aime prendre l'initiative. Gaspard : Moi aussi. Margot : Qu'est-ce que tu racontes ? Tu viens de dire le contraire.

qu'est-ce que tu racontes ? 5 je ne comprends rien ce que tu dis

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Tu as vu quoi ? Flicie : Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me lier avec quelqu'un que je n'aime pas la folie. Pour toi, a, c'est des mots, mais pour moi, c'est pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas discuter, c'est comme a. Maxence : Qu'est-ce que tu racontes ? Je comprends rien ce que tu dis.

raconte-moi comment a s'est pass ?

1976 L'affiche rouge, film de Frank Cassenti [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
ALFONSO : On l'a eu ! MANOUCHIAN : Raconte-moi. Comment a s'est pass ? ALFONSO : Comme prvu. MANOUCHIAN : Allez, raconte !



raison

dialogue, ajout droite :

tu crois qu'on a eu raison de [faire L] ? fallait bien !

1966 Trois enfants dans le dsordre, film de Lo Joannon
Tu crois qu'on a eu raison de lui laisser tout le pognon en garde ? Fallait bien !

monologue, ajout gauche :

je suis stupide c'est toi qui avais raison.

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Mais mon cher ami, vous tes stupide. Je vous ai prvenu que vous couriez un chec et que ces femmes sont parfaites. JEAN. Ah ! Hlne, je suis stupide. C'est vous qui aviez raison.

qu'est-ce que tu veux [p] faut te faire une raison !

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
SYNDICALISTE : Tes indemnits de dpart [=licenciement], tu vas les avoir, a y a aucun problme. Pour tes heures supplmentaires, j'en fais le calcul, mais je te cache pas que gnralement il faut couper la poire en deux. CHRIS : Quelle merde ! SYNDICALISTE : Qu'est-ce que tu veux, la justice elle est pas de ton bord, bonhomme ! Faut te faire une raison !

il ne manquerait plus que a il n'y a pas de raison. 1

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 319
Le ton astucieusement vhment de cette protestation avait dj quelque chose de fort "Guermantes", qui s'accusa davantage dans le geste impratif, inutile et familier avec lequel M. de Charlus pesa de ses deux mains et comme pour le forcer se rasseoir, sur les paules de M. de Cambremer, qui ne s'tait pas lev : Ah ! voyons, mon cher, insista le baron, il ne manquerait plus que a ! Il n'y a pas de raison ! De notre temps on rserve a aux princes du sang.

pourwquoi ? il n'y a pas de raison. 1

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
(Les dtenus ont tir au sort l'ordre d'vasion.) MONSEIGNEUR, Gaspard. Tu pars le dernier, petit, mais si tu veux prendre ma place, c'est de bon cur ! GO. Il prendra la mienne. GASPARD. Pourquoi ? Y a pas de raison ! GO. Si ! Moi, je parspas !

comme a sans raison

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 116
A l'intrieur de lui, derrire ses yeux, dans sa poitrine, quelque chose le blessait, l'oppressait. Il ne savait pas quoi. Alors, il sortit un mouchoir de sa poche et se moucha deux fois de suite, comme a, sans raison, pour faire un geste.

comme a sans raison.

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. a vous arrive jamais, par exemple, d'avoir envie de tuer quelqu'un ? LE QUIDAM. Pardon ? ALPHONSE. Je vous demande si a vous arrive, parfois, d'avoir envie de tuer quelqu'un. LE QUIDAM. Qui ? ALPHONSE. N'importe qui. LE QUIDAM. Et pourquoi ? ALPHONSE. Comme a... Sans raison... Une impulsion... LE QUIDAM. Non...

comme a, pour rien, sans raison ?

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Tu veux faire l'amour avec moi ? Marius : Surtout pas ! Jeannette : Qu'est-ce que tu veux, alors ? Marius : Moi ? Je veux rien. Tout va bien. Je veux rien. Jeannette : Tu viens repeindre chez moi comme a, pour rien, sans raison ? Marius : Oui, c'est a, pour rien. a t'ennuie ? Jeannette : Non.

monologue, ajout droite :

et puis enfin ce n'est tout de mme pas une raison. parce que ce serait vraiment trop facile

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 83
Je vous dirai, me rpondit la duchesse, qui je parlais de ce dsir [de voir Swann], que moi je ne tiens pas excessivement le voir parce qu'il parat [] qu'il voudrait avant de mourir que je fasse la connaissance de sa femme et de sa fille. Mon Dieu, a me fait une peine infinie qu'il soit malade, mais d'abord j'espre que ce n'est pas aussi grave que a. Et puis enfin ce n'est tout de mme pas une raison, parce que ce serait vraiment trop facile.

sans raison pour faire un geste

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 116
A l'intrieur de lui, derrire ses yeux, dans sa poitrine, quelque chose le blessait, l'oppressait. Il ne savait pas quoi. Alors, il sortit un mouchoir de sa poche et se moucha deux fois de suite, comme a, sans raison, pour faire un geste.

sans raison. une impulsion

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. a vous arrive jamais, par exemple, d'avoir envie de tuer quelqu'un ? LE QUIDAM. Pardon ? ALPHONSE. Je vous demande si a vous arrive, parfois, d'avoir envie de tuer quelqu'un. LE QUIDAM. Qui ? ALPHONSE. N'importe qui. LE QUIDAM. Et pourquoi ? ALPHONSE. Comme a... Sans raison... Une impulsion... LE QUIDAM. Non...

tu as raison. 1 comme tu dis

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 47
LE VIEUX : Madame, la vie n'a jamais t bon march. LA VIELLE, la Dame invisible : Vous avez raison (La Dame parle.) Comme vous dites. Il serait temps que cela change

tu as raison. 1 on ne sait jamais

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY. Ah bon, tu as vendu tes titres ? MAMY, hsitante. Non... Il m'a conseill d'attendre... GABY, moqueuse. Garde-les, tu as raison ! On ne sait jamais !



raisonnable

monologue, ajout gauche :

enfin voyons sois raisonnable.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligs de faire raconter aux inculps toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avous. C'est la loi. Je n'y peux rien... Saperlipopette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.

tu ne vas pas recommencer tu n'es pas raisonnable.

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[La mre, son fils qui retourne la pension, et qui pleure] Madame Quentin. : Julien, tu ne vas pas recommencer ! Tu n'es pas raisonnable.



rajouter

monologue, ajout gauche :

franchement, a me gonfle il faut toujours que tu en rajoutes.

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Tarek : On est du mme bled ... C'est marrant, les Algriens, ils disent tous a ! Georges : a vous plat pas ? C'est chaleureux ! Tarek : Franchement a me gonfle, il faut toujours qu'ils en rajoutent...



rappeler 2

monologue, ajout droite :

je te rappelle. je t'embrasse

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
[Au tlphone. ] Nelly : Oui. Mais trs bien. Non coute maman, l, je ne peux pas t'expliquer, je suis en retard. Oui. Je te rappelle. Je t'embrasse.



rapport

monologue, ajout droite :

je ne vois pas le rapport tu dis n'importe quoi

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Yolande : Il a l'air mort ce chien [] Et quand je pense que je vais avoir le mme [=offert par son mari, Philippe], c'est affreux, pis c'est tout ! Philippe : Ah coute, t'es vraiment ! Yolande : Quand tu rentres tous les mardis 3 h du matin, je te fais pas de rflexion. Philippe : Excuse-moi Betty, euh Yoyo, je ne vois pas le rapport avec le mardi, tu commences dire n'importe quoi, si je peux me permettre !

quel rapport ? la question n'est pas l

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Yolande : C'est mon anniversaire ! Ja danse, je bois C'est quand la dernire fois que j'ai bu ? Philippe : Je sais pas, je m'en souviens plus. Yolande : Ben moi non plus. Philippe : Quel est le rapport ? La question n'est pas l ! Je te parle de ce soir, moi !



rassurer

dialogue, ajout gauche :

ce n'est pas [le musicien], j'espre ? rassure-toi.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 63
MADELEINE : Quel est le nom de l'acteur qui joue ce rle ? LE POLICIER : C'est Choubert. MADELEINE : Pas le musicien, j'espre ! LE POLICIER : Rassure-toi.

monologue, ajout gauche :

non rassure-toi.

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
PIERRETTE. Chanel a parl ? GABY. Non, rassurez-vous.

tant mieux tu me rassures.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 172
Brenger : Je ne suis pas un peu un peu enrou ? Dudard. Je n'ai pas du tout cette impression. Brenger : Tant mieux. Vous me rassurez.

monologue, ajout droite :

rassure-toi. je plaisante

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
M. de : C'est peut-tre mieux ainsi mais vous ne saurez jamais quel point j'ai de la peine. Lola : Heureusement. Si je le savais, je ne voudrais peut-tre plus partir. Oh, rassure-toi, je plaisante.



ravi

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

j'en suis ravie pour lui. rpondait son amie avec un sourire clin en filant les sons sur un ton mlodieux ()

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 277
C'tait encore l'occasion pour nous d'couter Mme de Villeparisis. "Nous abusons de vous, disait ma grand-mre. Mais comment, je suis ravie, cela m'enchante", rpondait son amie avec un sourire clin, en filant les sons, sur un ton mlodieux []



recommencer

dialogue, ajout droite :

a recommence ! a recommence pas, a continue

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Quelles inepties on enregistre aujourd'hui ? Sur quoi on va s'clater ? La crme raser Ducon, ou la pommade Duchmol ? VERONIQUE : a recommence ! LEO : a recommence pas, a continue ! VERONIQUE : Et les chques la fin de la semaine,tu craches pas dessus !

monologue, ajout gauche :

a va a ne va pas recommencer.

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
BERNARD : Quarante-sept heures, moins les charges, a fait a... Moins le pain de la semaine, a te fait a. Voil, tu peux recompter. LA MRE : Non, a va. De toute faon, une fois tout pay, il reste pas grand-chose. BERNARD : Et encore, on t'enlve pas l'lectricit ! Si t'habitais pas l... BRUNO : Il manquerait plus que a ! Papa nous le fait dj assez sentir qu'on la paye pas son lectricit. BERNARD : C'est quand mme a qu'on retient pas. LA MERE : a va, Bruno. a va pas recommencer!

a y est a recommence !

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
[La voiture ne dmarre pas.] Ernest : a y est, a recommence. La panne ! a fait la troisime. Quelle tire ! J'aimerais mieux un sige la turque.

je t'en prie ne recommence pas !

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY, moqueuse, regardant sa sur. En voil une, au moins, contente de son sort ! AUGUSTINE, agressive, Gaby. C'est pour moi que tu dis a ? GABY. Non. Je dis juste que ma fille est heureuse, c'est tout... AUGUSTINE, acide. C'est tout ... MAMY. Oh, mais je vous en prie, mes petites filles, ne recommencez pas !

a y est tu recommences !

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Tu le trompais Meyers ? Ccilia : a y est, tu recommences. Martin : Rponds, je t'en prie. Tu le trompais ?

j'ai jamais dit a ! tu recommences

1992 Un cur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : On n'est pas obligs de vivre visss l'un l'autre ! Madame Amet : Je peux m'en aller, si tu veux, Louis ! tu resteras tout seul ! Lachaume : Qu'est-ce qui te prend ? J'ai jamais dit a ! Tu recommences

monologue, ajout droite :

tu ne vas pas recommencer. tu n'es pas raisonnable

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[La mre, son fils qui retourne la pension, et qui pleure] Madame Quentin. Julien, tu ne vas pas recommencer ! Tu n'es pas raisonnable.



reconnatre

monologue, ajout gauche :

il faut tre juste il faut reconnatre que [p].

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 23
Les objets, il [=Elstir] les a toujours connus, cela il faut tre juste, il faut le reconnatre. Mais les fleurs, il n'en avait jamais vu, il ne savait pas distinguer un althaea d'une passe-rose.

c'est vrai je le reconnais.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Je suis dsole pour ton pre [licenci] mais excuse-moi, c'est toujours pareil, on se rveille quand on est touch personnellement. FRANK : C'est vrai... je le reconnais...

monologue, ajout droite :

tu ne me reconnais pas ? c'est moi !

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Marius ! Oh ! Marius ! ... Marius : Oh ! Qui c'est h ? Jeannette : Comment a qui c'est ? Tu me reconnais pas ?... C'est moi !



rflchir

dialogue, ajout gauche :

rflchis c'est tout rflchi.

1920 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 73
Je rpte que je prfre absolument ne plus la voir que de vivre ainsi []. Elle me dit de rflchir. Je dis que c'est tout rflchi, quelque chagrin que je doive en avoir.

qu'en penses-tu ? je n'ai pas rflchi la question.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 22
BRENGER : Eh oui, j'ai perdu beaucoup de temps, est-il trop tard ?. Non. Si. Non, il n'est peut-tre pas trop tard, qu'en pensez-vous ? L'ARCHITECTE : Je n'ai pas rflchi la question.

il faut que tu rflchisses oh mais moi j'ai rflchi.

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
ROSETTE : J'ai pris une dcision. Je retourne plus travailler. [] CHRIS : Tu sais... si t'arrtes de travailler, tes parents vont le savoir. Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Le patron va les prvenir. Il va leur dire tout de suite : il va leur crire d'ici un ou deux jours... Je sais pas... Enfin, faut que tu rflchisses, quoi. ROSETTE : Oh mais moi j'ai rflchi.

dialogue, ajout droite :

il faut que tu rflchisses, quoi. oh mais moi j'ai rflchi

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
ROSETTE : J'ai pris une dcision. Je retourne plus travailler. [] CHRIS : Tu sais... si t'arrtes de travailler, tes parents vont le savoir. Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Le patron va les prvenir. Il va leur dire tout de suite : il va leur crire d'ici un ou deux jours... Je sais pas... Enfin, faut que tu rflchisses, quoi. ROSETTE : Oh mais moi j'ai rflchi.

monologue, ajout droite :

rflchis. 1 il est encore temps

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
BRIGITTE [ Lolita] : Quand je pense qu'aprs demain tu seras marie ! GENEVIEVE : Rflchis. Il est encore temps...



refuser

monologue, ajout gauche :

puisque tu y tiens je ne peux pas te refuser a.

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Rene : Je voudrais je voudrais revoir la chambre [de la tentative de suicide]. Louise : Le 16 ? Rene : Oui, le 16. Louise : Comme plrinage, y a mieux [] Enfin, puisque vous y tenez, je peux pas vous refuser a. Mais vous avez tort.

si tu veux je ne peux rien te refuser.

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
[Pp se fait prendre par la police] Slimane : Tu vois, Pp, tu es venu mon rendez-vous [=un pige] et tu ne m'as pas pos de lapin. Je savais bien que je pouvais te faire confiance. (Il va pour lui passer les menottes.) Pp : Non non pas ici .Slimane : Si tu veux, je ne peux rien te refuser.



regarder

dialogue, ajout gauche :

pour quoi faire ? a me regarde. 2

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Marie, prpare un morceau de pain et une cruche d'eau. MARIE. Pour quoi faire ? MES SOUS. a me regarde, obis.

monologue, ajout gauche :

pardon a ne me regarde pas.

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud [ Vincent, depuis peu amant de Nelly] : C'est donc tout un changement de vie ? Vincent : Vous me demandez quelles sont mes intentions ? M. Arnaud : Pardon, a ne me regarde pas

on s'en fout a ne nous regarde pas

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
PORTIER. Messieurs, le patron dsire vous parler immdiatement. Il vous attend dans son bureau. ASTRUC (affol). Monsieur Meyerboom ! PORTIER. Probablement ! Et puis alors,. il y a un brave malheur, l-bas. (il soupire.) II y a le metteur en scnerusse qui a cri d'une force terrible ! Il est l'agonie ! CHARLET. Mais on s'en fout, nous, de ce Russe ! a ne nous regarde pas ! PORTIER. Oh que si ! Oh, oui que a vous regarde ! Moi, je vous le dis entre nous: a va mal.

c'est mes affaires a ne te regarde pas.

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
(Bernard prend amoureusement les poignet de Mathilde et embrassant le creux de sa main gauche dcouvre une cicatrice au poignet gauche.) Bernard. Qu'est-ce que c'est que a ? Tu crois que c'est intelligent ? Mathilde. a c'est mes affaires. a ne te regarde pas, mon petit ami.

tu es libre a te regarde.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 186
Dudard : A mon avis, il est absurde de s'affoler pour quelques personnes qui ont voulu changer de peau [=devenir rhinocros]. Ils ne se sentaient pas bien dans la leur. Ils sont bien libres, a les regarde.

de quoi tu te mles ? a te regarde ?

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 180
LE DEUXIEME AGENT, arrachant les fleurs des mains du Soldat et les jetant, loi, dans la coulisse : Imbcile ! tu n'as pas honte ! Remonte dans ton camion avec tes camarades. [] BRENGER : a, c'est trop fort ! [] Je considre qu'un pays est perdu, dans lequel la police a le pas et la main sur l'arme. LE DEUXIEME AGENT : De quoi vous mlez-vous ? Est-ce que a vous regarde ?

tu permets ? c'est moi que a regarde.

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Peyrouton : Nous nous sommes mis d'accord sur un mot de passe. Alibert : Et quel est ce mot de passe ? Peyrouton : Vous permettez ? C'est moi que a regarde. Alibert : Ah oui ? Mais en cas d'empchement ? Gillouin : Ah oui ! Alibert a absolument raison. Il faut qu'on sache !

tu n'as pas chang laisse-moi te regarder.

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
[Retrouvailles.] CHARLIE : Tu n'as pas chang ! Laisse-moi te regarder...

laisse-a tranquille mle-toi de ce qui te regarde.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 150
Brenger : C'est peut-tre plus grave que je ne croyais. Il faut appeler le mdecin. Jean : Laissez cet appareil tranquille. Mlez-vous de ce qui vous regarde. Brenger : Bon, bon. C'tait pour votre bien.

vous dsirez ? rien, je regarde.

1987 Grand guignol, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
[Boutique.] Germaine : Vous dsirez, Monsieur ? Baptiste : Rien, je regarde.

arrte de dconner ! tout le monde nous regarde...

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Arrte de dconner, tout le monde nous regarde...

c'est pas la peine de crier tout le monde nous regarde !

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
(Au restaurant.) LA MRE : C'est pas la peine de crier. Tout le monde nous regarde ! LE PRE : Tu crois pas que tu exagres un petit peu ? Allez dtends-toi !

pas ici, voyons ! tout le monde nous regarde.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
LOUISE : Pourquoi vous voulez me faire un aussi beau cadeau ? BOUVIER : Pour vous faire plaisir. LOUISE : Mais puisque je ne veux pas vous pouser ! BOUVIER : Pourquoi ?... (il la fixe durement, lui prend les paules et la bouscule avec une violence contenue.) Pourquoi ?... LOUISE (affole) : Non ! BOUVIER : Pourquoi, hein ? LOUISE : Mais pas ici, voyons... Tout le monde nous regarde.

tu arrtes, maintenant ! tout le monde te regarde.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Tu devrais lui dire que de mettre des jeans qui rentrent dans le cul c'est. vulgaire. C'est vraiment mais, vulgaire ! Florence : Non mais a va j't'emmerde, maintenant. Franois : O.K. tu t'arrtes maintenant tout le monde te regarde,t'es grotesque.

monologue, ajout droite :

a ne me regarde pas. c'est ton affaire

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU : Pourquoi restez-vous ici ? Il va faire trs froid Enfin, a ne me regarde pas ! C'est votre affaire.

a ne me regarde pas. passons

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Un jeune architecte que maman admirait beaucoup je suppose qu'elle faisait plus que l'admirer, mais a ne me regarde pas, passons l'avait persuade de refaire la cuisine, qui l'poque tait trop peu pratique et gchait l'appartement.

a ne me regarde pas. pour qui me prend-on ?

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
C'est inimaginable. Ce dossier, i me regarde pas, pour qui me prend-on, la fin ? Je vais le jeter au panier.

a ne te regarde pas. ce n'est pas pour les femmes

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 404
Vous comprenez, si j'tais seul, garon mais cause de ma femme, je me demande si je peux le [=Charlus] laisser voyager avec nous aprs ce que vous m'avez dit, chuchota le docteur. Qu'est-ce que tu dis ? demanda Mme Cottard. Rien, cela ne te regarde pas, ce n'est pas pour les femmes , rpondit en clignant de l'il le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction de lui-mme []

a ne te regarde pas. occupe-toi de tes affaires

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 32
CHOUBERT : Madeleine ! Le caf de Monsieur l'Inspecteur principal. MADELEINE : Le caf peut se moudre tout seul. CHOUBERT : Voyons, Madeleine, tu devrais t'en occuper. LE POLICIER [il interroge Choubert], donnant un coup de poing sur la table : Tu es bien gentil, mais a ne te regarde pas. Occupe-toi de tes affaires. Tu me parlais d'un endroit au bord de la mer

pourquoi que tu me regardes comme a ? 2 c'est pour moi que tu dis a ?

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Les affaires de Goupi ne regardent que les Goupi, surtout si par malheur l'assassin est un Goupi. TONKIN. Mais, pourquoi que tu me regardes comme a ? C'est pour moi que tu dis a, dis ?... Attention Mes Sous ! MES SOUS. Justement, jefais atention.

regarde un peu ce que tu fais ! 2 imbcile !

1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[L'enfant lui arrose les pieds en lavant la voiture]. Mais regarde un peu ce que tu fais, imbcile !

regardez-moi-le ! a fait l'innocent en plus

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Mais qu'est-ce que t'as ? Pourquoi tu te mets dans un tel tat ? LA MRE : Fous le camp. Regardez-moi le, a fait l'innocent en plus. Tu me dgotes. Faire des avances ta fille, t'es vraiment ignoble...

tout le monde te regarde. tu es grotesque !

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Tu devrais lui dire que de mettre des jeans qui rentrent dans le cul c'est. vulgaire. C'est vraiment mais, vulgaire ! Florence : Non mais a va j't'emmerde, maintenant. Franois : O.K. tu t'arrtes maintenant tout le monde te regarde,t'es grotesque.



remarquer

monologue, ajout gauche :

c'est vrai je l'avais aussi remarqu.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 140
[] M. de Norpois est tout ce qu'il y a de plus gentil, mais il n'est pas toujours trs bienveillant, surtout pour les gens qui ne sont pas de son bord. C'est vrai, je l'avais aussi remarqu, rpondit mon pre.

tu m'tonnes je n'avais rien remarqu.

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Slimane : La Casbah est un endroit o il ne faut s'aventurer qu'avec prudence. Une femme seule excite bien des convoitises. C'est pourquoi je ne saurais trop vous conseiller de surveiller votre amie (...) Maxime : Vous m'tonnez. Je n'avais rien remarqu.

tais-toi on va se faire remarquer.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
[Dans un bar, Catherine clate de rire.] Antoine (faussement gn). Non, s'il vous plat, Catherine, taisez-vous !... Chut, Catherine, taisez-vous, on va se faire remarquer...



remercier

dialogue, ajout gauche :

merci, merci de tout cur c'est moi qui te remercie.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 122
Jean [reu dans un couvent] : Merci. Merci de tout cur. Frre Tarabas : C'est nous qui vous remercions de vouloir bien rester chez nous quelques instants.

je ne sais comment te remercier ne me remercie pas.

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
POULIGNON (tendant le livre) : Permettez-moi de vous offrir un tmoignage de nos pieux labeurs... VOIX PERE-AGENT : Mon Dieu, je ne sais comment... POULIGNON : Ne me remerciez pas ! Ce sont des exemplaires mal imprims... invendables !

je vous remercie tu n'as pas me remercier.

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Capitaine. Le lgionnaire Lucas changera de compagnie. Il ne partira pas [] Gilieth. vos ordres mon Capitaine. Je vous remercie. Capitaine. Vous n'avez pas me remercier.

dialogue, ajout droite :

il ne me reste plus qu' te remercier. de rien

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 110
Un taxi vieux passa, ayant son bord Gabriel et Zazie. a va se promener, dit le type. / Gridoux ne fit aucun commentaire. Il voudrait bien que l'autre aille se promener, lui aussi. Il ne me reste plus qu' vous remercier, dit le type. De rien,dit Gridoux.

je ne peux pas vous dire comme je vous remercie. mais non ce n'est rien

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 94
- Non seulement je l'aurais fait, mais je le ferai. Quand cela? Ds que je viendrai Paris, dans trois semaines, sans doute. Nous verrons, d'ailleurs elle ne voudra pas. Je ne peux pas vous dire comme je vous remercie. Mais non, ce n'est rien. Ne me dites pas cela, c'est norme, parce que maintenant je vois l'ami que vous tes ; [] Un ami bte et discut.

je ne sais comment ne me remercie pas

1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 219, 1978]
POULIGNON (tendant le livre) : Permettez-moi de vous offrir un tmoignage de nos pieux labeurs... VOIX PERE-AGENT : Mon Dieu, je ne sais comment... POULIGNON : Ne me remerciez pas ! Ce sont des exemplaires mal imprims... invendables !

tu pourrais me remercier. mais je ne t'ai rien demand !

1966 Trois enfants dans le dsordre, film de Lo Joannon
Zo a bross ton costume et je t'ai cir les souliers. Tu pourrais nous remercier ! Mais je t'ai rien demand, moi !

monologue, ajout gauche :

tu es trs gentil je ne sais comment te remercier.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 209
Daisy : Pour le moment, on devrait djeuner. J'ai apport de quoi manger. Brenger : Vous tes trs gentille, mademoiselle Daisy. Dudard : Oui, trs gentille. Brenger : Je ne sais comment vous remercier.

comme tu es bon ! je ne saurai jamais te remercier assez.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 78
Pour commencer, puis-je prendre tout ce qui est sur la table ? Comme vous tes bonne, Nora ! Je ne saurai jamais vous remercier assez.

je connais je te remercie. 3

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Et la poste restante, tu connais ? Flicie (un peu nerve) : Oui, je connais, je te remercie.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

je ne sais pas comment vous remercier du ton dont on le dit un dentiste qui vient de vous faire affreusement mal sans qu'on ait voulu le laisser voir ()

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 284
"Je ne me serais jamais dout, soupira Morel, en rponse Mme Verdurin." "Naturellement on ne vous le dit pas en face, a n'empche pas que vous tes la fable du Conservatoire, reprit mchamment Mme Verdurin, voulant montrer Morel qu'il ne s'agissait pas uniquement de M. de Charlus, mais de lui aussi. [] C'est--dire qu'on vous montre du doigt. Je vous dirai que pour moi je n'y fais pas autrement attention, ce que je trouve surtout c'est que a rend un homme prodigieusement ridicule. "Je ne sais pas comment vous remercier, dit Charlie du ton dont on le dit un dentiste qui vient de vous faire affreusement mal sans qu'on ait voulu le laisser voir, ou un tmoin trop sanguinaire qui vous a forc un duel pour une parole insignifiante dont il vous a dit: "Vous ne pouvez pas empocher a."



remettre 1

monologue, ajout gauche :

a y est ? tu remets a ?

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Luce : Ah ben, a y est ? Tu remets a ? a faisait longtemps ! Il est pas encore bouff aux mites ton 78 tours ?



remuer

monologue, ajout gauche :

Un peu de vie, voyons, un peu de vie ! remue donc.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 142
BRENGER : Allons, fermez bien maintenantfermez clef (douard, un peu bouscul, essaie vainement de fermer, avec une petite clef, la serrure de la serviette ; il s'arrte un peu pour touser.) A double tour ! Ce n'est pas le moment de tousser !(douard s'efforce de ne pas tousser, tout en continuant son jeu.) Ah, l, l que vous tes maladroit, vous n'avez aucune force dans vos doigts. Un peu de vie, voyons, un peu de vie ! Remuez donc !



repartir

monologue, ajout gauche :

a y est c'est reparti !

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
Le pre, vlo, torse nu, en maillot de bain, une pelle sur l'paule, s'arrte entre les jeunes filles et la mre. LA MRE : a y est ! C'est reparti ! Il peut pas s'en empcher, a fait partie de son numro de charme.



rpter 1

monologue, ajout gauche :

j'ai compris ce n'est pas la peine de me le rpter trente-six mille fois !

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Vous assumez les risques ? DANY, I'Architecte : Je les assume, oui, Monsieur. [] L'ARCHITECTE, Dany : Je dcline donc toute responsabilit. Vous voil avertie. DANY, 1'Architecte : Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le rpter trente-six mille fois !

monologue, ajout droite :

tu peux rpter ? j'ai mal entendu

1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 353, 1986]
Tenancire : Les biberons, au lieu de glander... Paltoquet : Je finis mon chapitre. Tenancire : Tu peux rpter ? J'ai mal entendu. Paltoquet (fermant son livre) : Voil, chef, c'est fini.



rpter 2

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

je ne rpte jamais rien. c'est la phrase rituelle des gens du monde par laquelle chaque fois le mdisant est faussement rassur

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 137
Tout ceci de vous moi , me dit Bergotte en me quittant devant ma porte. Quelques annes plus tard, je lui aurais rpondu : Je ne rpte jamais rien. C'est la phrase rituelle des gens du monde, par laquelle chaque fois le mdisant est faussement rassur.



rpondre 1

monologue, ajout gauche :

tu m'entends ? tu ne peux pas rpondre, quand on te parle, non ?

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
ANNE, au Diable. Eh bien ! Je comprends qu'avec une existence pareille, vous ne soyez pas gai ! LE DIABLE, piqu. Pas gai ? Moi ? alors qu'il suffit d'un rien pour me distraire, le malheur du monde, par exemple. Cela m'amuse beaucoup, le malheur du monde, cela me rchauffe le cur, cela me fait rire. Oui !. Cela me fait rire. Mais j'ai horreur de rire seul. (Brusquement vex.) Vous m'entendez ? Vous ne pouvez pas rpondre quand on vous parle, non ?

je sais que tu es l tu vas me rpondre ?...

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
MRE : Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es l... (s'nervant). Tu vas me rpondre ?... (elle essaie d'ouvrir). Eric, a suffit maintenant... ouvre !

monologue, ajout droite :

mais rponds quand est-ce qu'on te parle ! pourquoi est-ce que tu ne dis rien ?

1963 Le mpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Qu'est-ce qu'il y a Camille ? Pourquoi tu ne dis rien ? [] Mais rponds quand est-ce qu'on te parle ! Pourquoi est-ce que tu ne dis rien ? Qu'est-ce que vous avez fait [toi et Jerry] pendant que je n'tais pas l ? Camille : Rien de spcial.

ne rponds pas. 1 tu ne vois pas qu'il te cherche ?

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Edmond: Je faisais de la photographie Inspecteur: A onze heures du soir ? Edmond: Les plaques, on les dveloppe quand ? Raymonde: Lui rponds pas, tu vois pas qu'i t'cherche ?

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu ne rponds pas ma question. reprit doctoralement le professeur

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 335
[] Quand on a chass toute la nuit comme moi dans la fort de Chantepie, je vous assure qu'on n'a pas besoin de trional pour dormir. Ce sont les ignorants qui disent cela, rpondit le professeur. [] Vous parlez de trional, savez-vous seulement ce que c'est ? Mais. j'ai entendu dire que c'tait un mdicament pour dormir. Vous ne rpondez pas ma question , reprit doctoralement le professeur qui, trois fois par semaine, la Facult, tait d'examen . Je ne vous demande pas si a fait dormir ou non, mais ce que c'est. Pouvez-vous me dire ce qu'il contient de parties d'amyle et d'thyle ?



rpondre 2

monologue, ajout gauche :

c'est moi qui te le dis je t'en rponds.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 74
[] elle tait indigne que M. de Cambremer, son ge, ft dans un tat-major, elle qui de tout homme qui n'allait pas chez elle disait : O est-ce qu'il a encore trouv le moyen de se cacher celui-l ? et si on affirmait que celui-l tait en premire ligne depuis le premier jour, rpondait sans scrupule de mentir ou peut-tre par habitude de se tromper : Mais pas du tout, il n'a pas boug de Paris, il fait quelque chose d' peu prs aussi dangereux que de promener un ministre, c'est moi qui vous le dis, je vous en rponds, je le sais par quelqu'un qui l'a vu

monologue, ajout droite :

mais je t'en rponds ! c'est moi qui te le dis

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 255
Il parat qu'il [=Charlus] a fait de la prison. Oui, oui, ce sont des personnes trs renseignes qui me l'ont dit. Je sais, du reste, par quelqu'un qui demeure dans sa rue, qu'on n'a pas ide des bandits qu'il fait venir chez lui. Et comme Brichot qui allait souvent chez le baron protestait, Mme Verdurin, s'animant, s'cria : Mais je vous en rponds ! c'est moi qui vous le dis , expression par laquelle elle cherchait d'habitude tayer une assertion jete un peu au hasard.



rponse

dialogue, ajout gauche :

[ Pourquoi ?] Pour rien. pour rien, ce n'est pas une rponse

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 121
Il s'est tir, dit Gabriel. Pourquoi ? Pour rien. Pour rien, c'est pas une rponse. Oh bin, il est parti comme a.



reprendre

monologue, ajout gauche :

a ne va pas allez, reprenons.

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
(Rptition.) Serge. Plus vite ! plus vite, gauche. Levez les bras ! Jean-Jacques. Ah ! a ne va pas ! a ne va pas ! Karina, ce n'est pas seulement la musique qui doit commander vos mouvements, mais l'ide. Allez, reprenons.

qu'est-ce que c'est que cet air ? a ne va pas vous reprendre ?

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 143
ROBERT : Alors Pierre, vous voil calm. On va avoir la paix maintenant. PIERRE : Oui. (Hsitant.) Oui ROBERT: Mais qu'est-ce que c'est que cet air ? a ne va pas vous reprendre ?

qu'est-ce qu'il y a ? a te reprend ?

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 140
PIERRE : Avouez, Simone, je vous en supplie SIMONE : Qu'est-ce qu'il y a ? Ah, a vous reprend ? Vous recommencez ? PIERRE : Oui, a me reprend. C'est l, tout coup

monologue, ajout droite :

a te reprend ? tu recommences ?

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 140
PIERRE : Avouez, Simone, je vous en supplie SIMONE : Qu'est-ce qu'il y a ? Ah, a vous reprend ? Vous recommencez ? PIERRE : Oui, a me reprend. C'est l, tout coup



reproche

dialogue, ajout droite :

c'est un reproche ? pas le moins du monde

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
Mme D. ( Hlne qui la invite elle et sa fille Agns) : C'est une vraie fte, ma chrie, de nous retrouver chez vous, nous qui vivons comme des sauvages. HELENE : C'est un reproche ? Mme D. : Pas le moins du monde. AGNES : Maman voulait direque vous tes adorable de nous avoir demand de venir quand vous tes seule. HELENE : Mais vous savez trs bien, ma petite Agns, que pour rien au monde je ne vous mettrais en contact avec qui que ce soit. Je vous l'ai promis.

monologue, ajout droite :

ce n'tait pas un reproche. excuse-moi

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
Elle commande un nouveau un Ricard. ALEXANDRE : Vous buvez beaucoup. VRONIKA : a vous ennuie ? ALEXANDRE : Ce n'tait pas un reproche. Excusez-moi.



reprocher

monologue, ajout droite :

tu n'as rien te reprocher. arrte

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Tu crois que Jean est malheureux avec moi ? AMANDA : Mais arrte Marie, tu n'as rien te reprocher !



respect

monologue, ajout gauche :

on ne parle pas comme a [de son pre] un peu de respect, tout de mme !

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
CATHERINE. Au fait, il est o papa ? SUZON. Il n'est pas reveill. CATHERINE. Quel flemmard ! On va lui faire sa fte ? MAMY, choque Catherine ! On ne parle pas comme a de son pre ! Un peu de respect tout de mme !



responsabilit

monologue, ajout droite :

je dcline toute responsabilit. te voil averti

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 48
L'ARCHITECTE : Rflchissez, je vous le rpte, rflchissez bien. Si vous ne faites plus partie de nos services, l'administration ne vous prend plus sous sa protection. Le savez-vous ? tes-vous bien consciente des dangers qui vous guettent ? DANY : Oui, Monsieur, personne n'est mieux place que moi pour le savoir. L'ARCHITECTE : Vous assumez les risques ? DANY, I'Architecte : Je les assume, oui, Monsieur. [] L'ARCHITECTE, Dany : Je dcline donc toute responsabilit. Vous voil avertie.



ressasser

monologue, ajout gauche :

tourne la page a ne sert rien de ressasser.

2001 Sous le sable, film de Franois Ozon [dialogues publis par l'Arche, Paris, 2001]
AMANDA : Mais je t'en prie, tourne la page, a ne sert rien de ressasser tout a, il faut que tu ailles de l'avant, que tu vives, que tu penses toi !



ressembler

monologue, ajout droite :

a ressemble quoi ? je vous le demande

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Mais non je n'oublie pas le meurtre de Sabourel. J'ai mme beaucoup grond Belphgor ce sujet. a ressemble quoi ? Je vous le demande ! C'est d'un got !



resservir

monologue, ajout gauche :

j'en prends note je le resservirai.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 218
- [] Il y a une donzelle, une cascadeuse de la pire espce qui a plus d'influence sur lui et qui est prcisment compatriote du sieur Dreyfus. Elle a pass Robert son tat d'esprit. Vous ne saviez peut-tre pas, monsieur le duc, qu'il y a un mot nouveau pour exprimer un tel genre d'esprit, dit l'archiviste qui tait secrtaire des comits antirvisionistes. On dit "mentalit". Cela signifie exactement la mme chose, mais au moins personne ne sait ce qu'on veut dire. C'est le fin du fin et comme ondit le "dernier cri". [] Ah! mentalit, j'en prends note, je le resservirai, dit le duc. (Ce n'tait pas une figure, le duc avait un petit carnet rempli de "citations" et qu'il relisait avant les grands dners). Mentalit me plat. Il y a comme cela des mots nouveaux, qu'on lance, mais ils ne durent pas. Dernirement, j'ai lu comme cela qu'un crivain tait "talentueux". Comprenne qui pourra. Puis je ne l'ai plus jamais revu.



rester

monologue, ajout droite :

c'est russi ! cela vaut beaucoup mieux

1935 P. Lautaud, Journal particulier, Mercure de France, 2012, p. 113
Elle me dit : Alors, quand est-ce que je te vois ? Je lui rponds, en me moquant : Mais non. Restons-en l. Cela vaut beaucoup mieux. Tu verras que toi-mme tu en seras enchante. Allons, file !

ne reste pas plante comme a. bouge

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
ELNA (qui part en voiture avec un dragueur, sa petite sur) : Reste pas plante comme a, bouge !



rsultat

dialogue, ajout droite :

ce qu'il faut voir oui, c'est le rsultat

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 51
H 3 : Alors... Qu'est-ce que vous envisagez ? Quel procd ? H 2 : Oh, rien de bien original, comme vous pouvez penser... H 3 : Mais tout de mme quoi ? H 2 : Eh bien, ouvrir le robinet du rchaud gaz qui est dans son bureau... ou mettre le feu... Simuler un cambriolage... S'approcher d'elle par-derrire avec une cordelette ou un foulard... Ou alors un poignard, une hachette... Je ne sais pas. H 3 : En effet, comme imagination... H 2 : Que voulez-vous, on fait ce qu'on peut. H 3 : Enfin, ce sont l des dtails. Ce qu'il faut voir... H 2 : 0ui, c'est le rsultat. Il n'y a que lui qui compte.



retenir 1

monologue, ajout gauche :

je n'ai pas pu me librer j'ai t retenu.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : All ? VRONIKA : Je voudrais parler Alexandre. ALEXANDRE : Oui, c'est moi. VRONIKA : C'est Vronika Osterwald l'appareil. Je vous prie de m'excuser, je suis dsole pour hier mais je n'ai pu me librer. J'ai t retenue par une urgence. a n'a vraiment pas t possible.



revanche

monologue, ajout gauche :

j'aurais un petit service te demander charge de revanche.

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Monsieur Jacquet : Je suis content de vous rencontrer parce que j'aurais un petit service vous demander... charge de revanche, d'ailleurs... heu... si vous pouviez laisser passer votre tour pour le mdecin parce que j'ai moi-mme accumul beaucoup de retard et... et je... a m'arrangerait beaucoup...



revenir

monologue, ajout gauche :

tout a c'est du pass je ne veux pas revenir l-dessus. 1

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie : Oh, puis je ne veux plus y penser [ mon amour perdu]. Tout a, c'est du pass. Je ne veux pas revenir l-dessus. On n'en parle plus, promis.

excuse-moi je reviens.

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Aristide : Excusez-moi on m'attend ct, je reviens.

j'y vais je reviens.

1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
( l'picerie.) La jeune femme. Y a un cadavre dans le terrain vague ! La crmire. Jsus-Marie ! Mme Brochu. Ah mon Dieu ! J'y vais, je reviens !

tu m'excuses je reviens tout de suite.

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Attendez, vous m'excusez, je reviens tout de suite.



rver

monologue, ajout gauche :

je ne peux pas en croire mes yeux je crois que je rve. 2

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 67
Je ne peux pas en croire mes yeux. Puis de nouveau, il se dtournait vers moi et le monocle et le regard myope faisaient allusion notre grande amiti Non! vous ici, dans ce quartier o j'ai tant pens vous, je ne peux pas en croire mes yeux, je crois que je rve.

tu n'attendais que a je n'ai pas rv

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : Tu le dtestes, ce type. T'attendais que a, que quelqu'un le remette sa place, j'ai pas rv !

ce n'est pas possible 2 je rve ! 2

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Alors ? JULIETTE : Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'tais cette nuit] ? DIDIER: J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dj vu ? C'est Jrme Sauveur ? JULIETTE: Qui a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le garon que j'ai abord dans le parc, quand on s'est disputs. DIDIER: C'est pas possible, je rve, tu te fous de ma gueule. JULIETTE: Non, pourquoi ? DIDIER: Ce type d'une vulgarit rpugnante, ralisateur de tl... Ce type qui t'a insulte, qui t'a traitede connasse, il n'y a pas d'injure plus dgradante ...

monologue, ajout droite :

je rve ! 2 tu te fous de moi

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER: Alors ? JULIETTE : Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'tais cette nuit] ? DIDIER: J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dj vu ? C'est Jrme Sauveur ? JULIETTE: Qui a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le garon que j'ai abord dans le parc, quand on s'est disputs. DIDIER: C'est pas possible, je rve, tu te fous de ma gueule. JULIETTE: Non, pourquoi ? DIDIER: Ce type d'une vulgarit rpugnante, ralisateur de tl... Ce type qui t'a insulte, qui t'a traitede connasse, il n'y a pas d'injure plus dgradante ...

tu rves! 2 tu dois confondre

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 135
PIERRE : Mais vous m'avez racont vous-mme. SIMONE : Moi ? Je ne vous ai rien racont du tout, vous rvez. Vous devez confondre.



revoir, v.

avec indication de notorit de l'expression, droite :

ne pleure pas, tu la reverras, ta mre. et cette expression dix fois entendue lui apparut dans une nouvelle ralit.

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 165
Un matin, il entendit Riri dire Jean-Jacques, le fils de La Bordelaise : Pleure pas, tu la reverras, ta mre ! et cette expression dix fois entendue lui apparut dans une nouvelle ralit. Si on lui avait dit cela, peut-tre aurait-il pu rpondre : Non, je ne la reverrai pas. [Olivier a perdu sa mre]

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

comme l'usage du tlphone tait devenu courant autour de lui s'tait dvelopp l'enjolivement de phrases spciales cela m'a fait grand plaisir.

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 92
Alors, je vous quitte et pardon de vous avoir drange pour rien. Mais non , dit Andre et (comme maintenant l'usage du tlphone tait devenu courant, autour de lui s'tait dvelopp l'enjolivement de phrases spciales, comme jadis autour des "ths") elle ajouta : Cela m'a fait grand plaisir d'entendre votre voix.



ridicule

monologue, ajout gauche :

tu as des ides absrdes ce serait ridicule.

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 29
Quant ma mre elle ne pensait qu' tcher d'obtenir de mon pre qu'il consentt parler Swann non de sa femme mais de sa fille qu'il adorait et cause de laquelle disait-on il avait fini par faire ce mariage. Tu pourrais ne lui dire qu'un mot, cela doit tre si cruel pour lui." Mais mon pre se fchait: "Mais non! tu as des ides absurdes. Ce serait ridicule".

excusez-moi je suis ridicule.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 126
BRENGER, revenant avec le verre d'eau : Vous vous sentez mieux ? DOUARD : Merci Excusez-moi, je suis ridicule. a va, maintenant.

monologue, ajout droite :

enfin, c'est ridicule ! dans quel roman te crois-tu ?

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Je te pose la question autrement : tu m'aimes encore ou tu ne m'aimes plus ? GILBERTE : Enfin, c'est ridicule. Dans quel roman te crois-tu ? Tu sais bien que ce n'est pas si simple.



rien

dialogue, ajout gauche :

et alors ? alors rien.

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : [Tes cousins] ils ont leur petite nana et ils comprennent trs bien que tu aies un mec. Lna : Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que ce mec soit toi. Gaspard : Et alors ? Lna : Alors rien... je te dis ce qu'ils pensent.

comment ai-je pu ? Je te demande pardon. ce n'est rien du tout, a ne fait rien

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Eh bien, mon petit Victor, gloire Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que vous avez. ./. Il parut tonn. Mais bien sr, mon petit Mohammed [] Comment t'ai-je appel, mon petit Victor ? ./. H merde. Vous m'avez appel Victor. Comment ai-je pu ? Je te demande pardon. Oh, ce n'est rien, rien du tout, un nom en vaut un autre, a ne fait rien.

merci de rien. 1

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 236
Merci, dit la veuve mouaque evec effusion. De rien, dit Gabriel.

et merci, hein ! de rien, de rien. 1

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Paul. Salut. Et merci, hein ! Jacques. De rien, de rien

je ne peux pas vous dire comme je vous remercie mais non, ce n'est rien. 3

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 94
[] je ne tiens pas connatre Mme de Guermantes ; mais j'aurais d, pour vous prouver, vous dire que je dsirerais dner avec Mme de Guermantes et je sais que vous ne l'auriez pas fait. Non seulement je l'aurais fait, mais je le ferai. Quand cela? Ds que je viendrai Paris, dans trois semaines, sans doute. Nous verrons, d'ailleurs elle ne voudra pas. Je ne peux pas vous dire comme je vous remercie. Mais non, ce n'est rien.

je te demande pardon oh, ce n'est rien, rien du tout. 4

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Eh bien, mon petit Victor, gloire Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que vous avez. ./. Il parut tonn. Mais bien sr, mon petit Mohammed [] Comment t'ai-je appel, mon petit Victor ? ./. H merde. Vous m'avez appel Victor. Comment ai-je pu ? Je te demande pardon. Oh, ce n'est rien, rien du tout, un nom en vaut un autre, a ne fait rien.

monologue, ajout gauche :

arrte a ne veut rien dire. 2

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre : C'est mieux que je te rencontre maintenant plutt qu'il y a six mois. Tu es libre, je suis libre La : Arrte, oh l l ! "Libre", a ne veut rien dire. Et puis tu vois, moi je n'aime pas du tout les garons dans ton genre.

a va a va, j'ai rien dit... 3

1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 422, 1993]
Willy : Vous tes marrants tous les deux, on s'croirait dans un film avec deux saint-bernards. Anita : Tu fais chier. Willy : Ah bon ? T'as pas toujours dit a ! Anita : Qu'est-ce que a veut dire, a ? J'te dois p't'tre quequ'chose ? Allez, vas-y, crache... Willy : a va, j'ai rien dit...

tu verras ce ne sera rien. 1

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 137
SIMONE : Alors il souffre, a lui fait mal. On doit lui extraire a. C'est une opration qui parat un peu douloureuse. JACQUES : Non, vous verrez, ce ne sera rien. Surtout, laissez-vous aller, Pierre. L ne vous crispez pas.

a va passer ce n'est rien.

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
[Barny vient se confesser pour la premire fois] Lon Morin : Bonjour, Barny. Barny : Oh ! non. Lon Morin : Pourquoi tes-vous si impressionne ? Barny : Par vanit. Lon Morin : a va passer, vous allez voir, ce n'est rien du tout... Rptez aprs moi : Seigneur, (...)

calme-toi ce n'est rien. 1

1985 Vaudeville, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
Gaston : Elle m'a nerv, la garce ! Victor : Pourquoi ? Calme-toi, c'est rien...

ce n'est pas grave ce n'est rien. 1

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 389
Gaubert essayait comme il pouvait de rassurer sa femme qui, maintes fois dj, l'avait pri du regard de faire quelque chose, afin de mettre fin mon emportement. Ce n'est pas grave, semblait-il dire, ce n'est rien, il est comme a, un peu original,je t'avais prvenue, ma chrie.

laisse-moi ce n'est rien. 1

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
[Victoire pleure.] Chlo : Ben qu'est-ce qu'il y a ? Victoire : Rien laisse-moi, c'est rien !

ne t'inquite pas ce n'est rien. 1

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 125
BRENGER : Vous tes inond de sueur DOUARD : Et glac, en mme temps, ah cette toux, c'est affreux BRENGER : N'attrapez pas froid. Voulez-vous une couverture ? DOUARD, frissonnant : Ne vous inquitez pas. Ce n'est rien a va passer.

non non non je vous remercie ce n'est rien. 1

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
M. de Bernac : C'est tout de mme curieux : chaque fois que je la [=Madame de] vois, elle s'croule [=s'vanouit]. Cher ami, puis-je vous tre d'une utilit quelconque ? Monsieur de : Non, non, non, je vous remercie, ce n'est rien, ce n'est rien. Merci.

laisse-le tranquille il ne t'a rien fait.

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
GEORGES ( propos de Roger qui ne veut pas descendre la mine). Tu vois bien que c'est un froussard. VISEUX. Laisse-le tranquille, il ne t'a rien fait ce gamin. GEORGES (il s'nerve). Et non il m'a rien fait ? Tiens si je me retenais pas je (llse lve.) VlSEUX (il le fait se rasseoir). Allons, allons !

c'est une tte de cochon il n'y a rien faire. 2

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
ANAIS, dans le magasin, essaie une robe : Plus court ! LA MRE ( la vendeuse) : Non, c'est mieux si on cache le genou. ANAIS : Non, moi je veux plus court... Plus court! C'est moi qui vais la porter, alors... (Pour illustrer sa volont, elle enlve les pingles et commence les mettre n'importe comment plus haut.) VENDEUSE : Non, non!... je vais les mettre... LA MRE (fataliste) : C'est une tte de cochon!... y'a rien faire !

a ne servirait rien il n'y a rien faire avec lui.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 55
Mais Franoise, qui avait fait depuis longtemps tous ses efforts pour que son neveu ft rform et qui, quand on lui avait propos une recommandation, par la voie des Guermantes, pour le gnral de Saint-Joseph, avait rpondu d'un ton dsespr : Oh !non, a ne servirait rien, il n'y a rien faire avec ce vieux bonhomme-l, il est patriotique []

tais-toi ! arrte ! j'ai rien t'dire !

1983 Vivement Dimanche, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Marie-Christine : Ah non ! Ae, laisse-moi ! Laisse-moi, je veux pas te parler ! Julien : Marie-Christine ! Marie-Christine : Tais-toi, arrte ! J'ai rien t'dire!

c'est bien je n'ai rien dire. 2

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 275
Nous fmes prendre ce fbrifuge ma grand-mre et remmes alors le thermomtre. Comme un gardien implacable qui on montre l'ordre d'une autorit suprieure auprs de laquelle on a fait jouer une protection, et qui le trouvant en rgle rpond : "C'est bien, je n'ai rien dire, du moment que c'est comme a, passez", la vigilante tourire ne bougea pas cette fois. Mais, morose, elle semblait dire : " quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me donnera l'ordre de ne pasbouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancs."

hlas je n'ai rien dire. 3

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 233
Du reste, nous avons tous t trop confiants, trop hospitaliers. Je ne frquenterai plus personne de cette nation. Pendant qu'on avait de vieux cousins de province du mme sang, qui on fermait sa porte, on l'ouvrait aux Juifs. Nous voyons maintenant leur remerciement. Hlas ! je n'ai rien dire, j'ai un fils adorable et qui dbite, en jeune fou qu'il est, toutes les insanits possibles.

c'est comme a je n'y suis pour rien. 2

1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
ROBERT : La beaut se nourrit de l'ignominie, elle s'y frotte. Et moi je suis l, j'en profite. C'est comme a, j'y suis pour rien.

on t'a mal renseign je n'y suis pour rien. 2

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
SILIEN : Tu reconnais ? NUTTHECCIO. Je vois que c'est des bijoux... SILIEN. Exact, ce sont ceux de l'avenue Mozart. Et c'est toi qui as mont l'affaire. NUTTHECCIO. On t'a mal renseign. Je n'y suis pour rien.

que veux-tu on ne peut rien contre [].

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
HUGUES (il a tu Renaud au tournoi). Renaud, Renaud que je considrais dj comme mon fils. Quand je pense que c'est cette main-l qui l'a frapp. LE GROS SEIGNEUR. Que voulez-vous, on ne peut rien contre une mauvaise chance.

comme a pour rien

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fianc] de toute faon ? Denis : Comme a, pour rien, par curiosit.

tu te tais ? tu n'as rien dire ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
CHATWICK-WEST: Je ne comprends pas comment mon neveu, qui nourrit pour vous une niaise admiration mle de rancur, a pu imaginer que je vous recevrais chez moi de bon cur. Je parie que ce crtin vous a suggr de m'inciter le favoriser auprs de laFondation Thiers. Vous vous taisez ? Vous n'avez rien dire ? DIDIER: Non...

rassure-toi tu n'y es pour rien. 1

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Je suis Paris jusqu' mercredi, et mme plus tard ... J'ai quitt mon travail. J'ai eu des mots avec l'antiquaire. EDMOND : J'espre que ce n'est pas cause de moi ? SABINE : Non, rassurez-vous, vous n'y n'tes pour rien. Non je vous raconterai.

il n'y a vraiment pas de quoi tu n'y es pour rien. 2

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Je voudrais vous prsenter Frank. Pour ceux qui ne le connatraient pas, il s'agit de Frank Verdeau, un brillant tudiant, qui nous honore de sa prsence le temps d'un stage. Il est par ailleurs le fils de Jean-Claude Verdeau, que vous connaissez tous. Je suis particulirement fier que Frank soit aujourd'hui cette place. MADAME ARNOUX : Il n'y a vraiment pas de quoi ! Vous n'y tes pour rien ! LE PATRON : Vous non plus, chre madame. MADAME ARNOUX : a reste prouver !

a va y a rien. 1

1985 Pril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 343, 1985]
Graham. J'ai eu un petit accident, aujourd'hui. Un tout petit accident. A un feu rouge, j'tais arrt, je me fais emboutir l'arrire. L'homme, le chauffard , visiblement un verre dans le nez, descend, va l'arrire de sa propre voiture et me crie: a va, y'a rien ! .

monologue, ajout droite :

ce n'est rien. 1 a passera

1929 L'argent, film de Marcel L'herbier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 210, 1978]
(Huret manifeste son inquitude pour la sant de Jacques): Mes yeux. a n'est rien. Une crise. a passera mais je suis arrt.

ce n'est rien. 1 a va passer

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
[M. Geoffroy clate en sanglots.] MME GEOFFROY : C'est l'motion, c'est rien, a va passer.

ce n'est rien. 1 je suis fatigue

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Monique (relevant les cheveux dfaits de Marion). Pourquoi tu pleures ? Marion : Non, je pleure pas. C'est rien, je suis fatigue.

ce n'est rien. 1 ne t'inquire pas

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 56
Le mdecin : Il se met en retard Il retourne. Marguerite : Ce n'est rien. Ne vous inquitez pas, monsieur le Docteur []

ce n'est rien. 1 presque rien du tout

1973 Belle, film de Andr Delvaux [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu trs en retard.] VICTOR : Mais on vous cherchait partout ! Que s'est-il pass ? MATHIEU : C'est pas grave. Je suis dsol. Ce n'est rien, presque rien du tout !

ce n'est rien. 3 dis-toi que [p]

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY. Je voudrais vous dire merci, pour votre discrtion... Pas pour moi, pour mes filles... PIERRETTE. Ce n'est rien. Dites-vous juste que c'est un geste de complicit fminine.

c'est rien du tout. 1 on en fait toute une montagne aloes que ()

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Mademoiselle, coutez !... Soyez raisonnable !... Vous n'allez tout de mme:pas tirer ? LA JEUNE FILLE. Si. ALPHONSE. Mais non !... Pas d'accord !... Je ne veux pas mourir !... J'ai trop peur !... J'ai peur de la mort ! LA JEUNE FILLE. Vous avez tort... C'est rien du tout... On en fait toute une montagne, alors qu'en fait il suffit de se laisser aller...

d'ailleurs cela ne fait absolument rien. 2 ne te tourmente pas

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 318
[ la table des Verdurin, Charlus a t plac "seulement gauche" et M. de Cambremer droite.] Mais enfin puisqu'il y avait justement M. de Cambremer et qu'il est marquis, comme vous n'tes que baron. Permettez, rpondit M. de Charlus avec un air de hauteur, M. Verdurin tonn, je suis aussi duc de Brabant, damoiseau de Montargis, prince d'Olron, de Carency, de Viareggio et des Dunes. D'ailleurs cela ne fait absolument rien. Ne vous tourmentez pas ajouta-t-il en reprenant son fin sourire, qui s'panouit sur ces derniers mots : J'ai tout de suite vu que vous n'aviez pas l'habitude.

il n'y a rien faire. 1 je ne peux pas y arriver

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 133
LUCIE : Bon, je vais essayer. Alors, Vincent, reprenons. VINCENT : J'ai toujours t peureux. Quand j'tais gosse, en classe LUCIE : Vous, Edgar, vous peureux ROBERT : Alors, cette fois o tiez-vous ? LUCIE : Il n'y a rien faire, je ne peux pas y arriver. J'tais tout prs, plus prs qu'avant. Je me collais lui pour l'aider comprimer a. La vrit. pour la cacher, qu'elle disparaisse.

je crois qu'on n'a plus rien se dire. au revoir

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
SYNDICALISTE : All ? Bonjour Monsieur. Je vous tlphone au sujet du licenciement dont a t victime un de vos jeunes ouvriers... Oui, je suis pass la semaine dernire... Ecoutez, vous m'avez dit que vous voyiez votre comptable, et j'ai toujours pas reu de chque. Alors je voudrais savoir ce qui s'est pass Ah non ! Nous on a une preuve comme quoi c'est vous qui l'avez licenci ! Bon, je crois qu'il va falloir qu'on passe devant les tribunaux... Je crois qu'on n'a plus rien se dire. Au revoir, Monsieur.

je n'ai rien dit. 3 je veux bien

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 153
"Ce matre d'htel est trs intressant, Zzette ?" demanda-t-il sa matresse aprs avoir renvoy Aim assez brusquement. "On dirait que tu veux faire une tude d'aprs lui. Voil que a commence, j'en tais sre ! Mais qu'est-ce qui commence, monpetit ? Si j'ai eu tort, je n'ai rien dit, je veux bien. Mais j'ai tout de mme le droit de te mettre en garde contre ce larbin que je connais de Balbec (sans cela je m'en ficherais pas mal) et qui est une des plus grandes fripouilles que la terre aitjamais portes."

je ne t'ai rien dit tu ne m'as pas vu

2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Lobatch, Damien : Je ne t'ai rien dit, tu ne m'as pas vu. Allez !

je n'y suis pour rien. 2 c'est pas moi qui ai [tir]

1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
J'en ai marre la fin ! J'y suis pour rien ! C'est pas moi qui ai tir.

je n'y suis pour rien. 2 j'ai fait ce quil fallair

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
A. Dites, j'y suis pour rien, moi, j'ai fait ce qu'il fallait. L. Mais personne ne vous accuse ! A. C'est vrai j'ai fait mon boulot, c'est pas de ma faute si un autre type a pris la voiture [=qui a explos].

je n'y suis pour rien. 2 je ne l'ai pas cherch

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La Blanche [] Je sais que de ton point de vue c'est mal ce que j'ai fait. Mais je n'y suis pour rien, je ne l'ai pas cherch. Tu dois comprendre. On est tombs dans les bras l'un de l'autre. Je suis encore toute surprise !

je n'y suis pour rien. 2 je ne te le jure

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Et vous savez qui a fait le coup ? LA JEUNE FILLE (sortant de son sac un revolver dont elle pointe le canon vers Alphonse) Evidemment ! Sinon, je ne serais pas l ! ALPHONSE. Ah non ! Merde !... a va pas recommencer !... Y en a marre des flingues !... Y en a marre des cauchemars !... J'aimerais bien vivre un petit peu normalement moi ! Cinq minutes !... C'est pas moi qui a tu votre pre !... J'y suis pour rien !... Je vous le jure !

pour rien par curiosit

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Betty : Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fianc] de toute faon ? Denis : Comme a, pour rien, par curiosit.

pour rien. 1 a n'a pas d'importance

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Vous t... vous tes une amie de Sophie ? Jeune femme : Non. Pourquoi ? Martin : Pour rien. a n'a pas d'importance.

pour rien. 1 comme a

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La. Et il ne fait pas de natation ? Fabien. Eh bien, pas aux entranements, en tout cas. Pourquoi tu me demandes a ? La. Pour rien, comme a. On l'a vu l'autre jour la piscine.

pour rien 1 pour faire un mot

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques ( Genevive). Alors ? Genevive. C'est la premire fois que je monte sur une scne. Jean-Jacques. Oh ! vous n'avez pas besoin de monter sur une scne pour jouer la comdie. Genevive (pique). Pourquoi me dites-vous a ? Jean-Jacques. Pour rien, pour faire un mot.

pour rien. 1 pour le plaisir

1961 Lon Morin, prtre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 11, 1961]
Barny : Ds que a barde [bruits d'explosions pendant la Rsistance], je voudrais y tre aussi... Pour rien... Pour le plaisir !

pour rien 1 sans raison ?

1997 Marius et Jeannette, film de Robert Gudiguian [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Tu veux faire l'amour avec moi ? Marius : Surtout pas ! Jeannette : Qu'est-ce que tu veux, alors ? Marius : Moi ? Je veux rien. Tout va bien. Je veux rien. Jeannette : Tu viens repeindre chez moi comme a, pour rien, sans raison ? Marius : Oui, c'est a, pour rien. a t'ennuie ? Jeannette : Non.

pour rien. 2 comme a, pour s'amuser

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : On tait heureux. Et puis, de nous-mmes, on... on s'est prcipits dans tous ces ennuis, l... Et pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir [] Et tout a pourquoi ? Pour rien, comme a, pour s'amuser.

rien pourquoi ?

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
(Retour du nouveau dans la cellule. Il parat prendre conscience de la tension qui rgne autour de lui.) GASPARD, gaiet feinte. Dites donc... Qu'est-ce qu'y se passe ? MONSEIGNEUR, impassible. Rien, pourquoi ? GASPARD. J'sais pas C'est une impression que j'ai... MANU. Pendant que tu tais aux colis, on a parl de toi.

monologue, avec geste, mimique gauche :

ces mots dits avec un sourire d'avidit : ce n'est pas rien. 1

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 438
[] quand il dsirait passer la soire de son ct pour donner une leon, etc., il ne manquait pas d'ajouter son prtexte ces mots dits avec un sourire d'avidit : Et puis cela peut me faire gagner quarante francs. Ce n'est pas rien. Permettez-moi d'y aller, car vous voyez, c'est mon intrt. Dame, je n'ai pas de rentes comme vous, j'ai ma situation faire, c'est le moment de gagner des sous.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

au comble de la rage [elle] brisa un vase et dit Swann : on ne peut jamais rien faire avec toi.

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 351
Un soir qu'il tait ainsi, sur l'ordre qu'elle lui en avait donn, rentr avec elle, et qu'elle entremlait ses baisers de paroles passionnes qui contrastaient avec sa scheresse ordinaire, il crut tout d'un coup entendre du bruit ; il se leva, cherchapartout, ne trouva personne, mais n'eut pas le courage de reprendre sa place auprs d'elle qui alors, au comble de la rage, brisa un vase et dit Swann : On ne peut jamais rien faire avec toi !

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

a ne fait rien. 1 disait-elle avec un regret [de ne pas avoir t prsente]

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 144
Je ne vous ai pas prsente, disait la matresse de maison Odette, parce qu'on n'aime pas beaucoup aller chez elle et elle invite normment ; vous n'auriez pas pu vous en dptrer. Oh ! cela ne fait rien , disait Odette avec un regret.

avec glose d'un geste, gauche :

dit-il en levant le bras avec le geste qui signifie sinon 'je m'en lave les mains' du moins je ne peux rien te dire.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 106
On me dit que Mme Verdurin donne des runions tous les jours. Je ne le sais que par les on-dit, moi je ne sais absolument rien d'eux, j'ai entirement rompu ajouta-t-il en baissant non seulement les yeux comme si avait pass un tlgraphiste, mais aussi la tte, les paules, et en levant le bras avec le geste qui signifie sinon "je m'en lave les mains", du moins "je ne peux rien vous dire" (bien que je ne lui demandasse rien).



rigolade

monologue, ajout gauche :

je commence tre nerv finie la rigolade !

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
LEON : Toi, t'aurais pu tre plus prudent, un point, c'est tout. Oh, mais arrte ! Ne m'nerve pas parce que a commence ! C'est srieux ! ... Srieux, je commence tre nerv. Finie la rigolade !



rigoler

dialogue, ajout gauche :

a ira ? tu rigoles ? bien sr !

1997 Vive la Rpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 471, 1998]
Yannick : Tu veux que je te prte de l'argent ? Ahmed : Ouais, je veux bien ouais. Yannick : Heu... cinq mille balles, a ira ? Ahmed : Tu rigoles ? Bien sr. Yannick : O.K., c'est bon. Je te les amne ce soir.

dialogue, ajout droite :

tu rigoles pas ? j'ai la tte rigoler ?

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
BONY : Et qu'est-ce que tu comptes faire maintenant alors ? LEO : Dans l'immdiat, je finis cet excellent muscadet, qui est trs trs trs trs excellent ! BONY : Oui, et aprs ? LEO : Ben aprs, je te l'ai dit : je vais m'installer ici [chez toi] quelque temps. BONY : Ben alors, tu rigoles pas ? LEO : J'ai la tte rigoler ? BONY : Non, c'est bien a qui m'inquite !

monologue, ajout gauche :

arrte, tu rigoles ? 1

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Bruno : J'ai touch une avance, cet aprs-midi, alors je vais te donner une partie de ce que je te dois... Forster : Arrte, tu rigoles, on est copains, non ?

monologue, ajout droite :

pourquoi tu rigoles ? tu es con !

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Batrice : Mais regarde-toi, enfin, tu es triste ! Delphine : Oh, je ne suis pas triste. O c'est que tu as vu a ? Batrice : Si, tu es triste ! Delphine : Moi, je suis trs bien. a va, je ne suis pas triste ! Batrice : Mais tu es seule, quand mme ! Delphine : Et alors ? Je veux dire... Pourquoi tu rigoles ? Vous tes cons !



rire

monologue, ajout gauche :

je disais a comme a c'est pour rire.

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
(Aprs sa rupture avec Franois ; au salon de coiffure o travaille Pomme.) Marylne. Allez Pomme, viens manger avec nous ! Pomme. Non, merci, jai pas faim. [] et puis je suis assez grosse ! Marylne. Mais non, tu n'es pas trop grosse ! Pomme. Mais si, c'est toi-mme qui me l'as dit. Marylne. Je disais a comme a, c'est pour rire.

te marre pas c'est pour rire.

1981 titre
"Te marre pas, c'est pour rire", film de Jacques Besnard.

ne ris pas il n'y a pas de quoi rire.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Jean-Stef ( Chlo) : T'habites le quartier ? Mme Rene : Oui, elle habite le quartier, d'ailleurs elle voulait te dire d'arrter de la faire chier avec ta batterie, toute la journe... On en a marre, j'te l'dis ! Et ne ris pas ! Y a pas de quoi rire.

c'est d'une drlerie mais je ris !... je ris !

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
[La voiture ne dmarre pas. ] VINCENT : Qu'est-ce qui se passe ?... J'l'ai faite rviser il y a... (il soulve le capot) Oh !... Alors l, c'est la plaisanterie fine, hein ! Trs fine !... Jamais faite !... Dbrancher le delco !... Tiens, je veux mme pas savoir qui c'est,... tiens ! Ah, c'est d'une drlerie,... mais je ris !... je ris !

je n'ose pas te le dire tu vas rire.

1990 La campagne de Cicron, film de Jacques Davila [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 403, 1991]
Christian : Comment il s'appelle ? Nathalie : Oh non, j'ose pas te le dire, tu vas rire. Il s'appelle Hippolyte.

monologue, ajout droite :

c'est pour rire. a compte pour du beurre

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : C'est a. Et, ce moment-l, vous vous chargez... [] Bon, on va rpter. Et n'oubliez pas que c'est du thtre, hein... C'est pour rire ! a compte pour du beurre.

pour rire, pas pour de bon

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 94
F. 2: On se reconnat [dans les romans]. Et on ne se reconnat pas. F. 1: C'est vrai. On se voit. sans se voir on rit H. 3: On rit jaune. H. 2: Oui, mais pour rire, pas pour de bon. Pas vraiment jaune. C'est dlicieux.



rue

avec glose de l'homonymie, droite :

la rue est tout le monde. "La rue est tout le monde", reprenais-je en donnant ces mots un sens diffrent ()

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 133
Cette robe me semblait la matrialisation autour d'elle des rayons carlates d'un cur que je ne lui connaissais pas et que j'aurais peut-tre pu consoler ; rfugie dans la lumire mystique de l'toffe aux flots adoucis elle me faisait penser quelque sainte des premiers ges chrtiens. Alors j'avais honte d'affliger par ma vue cette martyre. "Mais aprs tout, la rue est tout le monde." "La rue est tout le monde", reprenais-je en donnant ces mots un sens diffrent et en admirant qu'en effet dans la rue populeuse [] la duchesse de Guermantes mlt la vie publique des moments de sa vie secrte, se montrant ainsi chacun, mystrieuse, coudoye de tous []



sable

monologue, ajout gauche :

dors, maintenant, le marchand de sable est pass.

1965 Viva Maria, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 57, 1966]
MADAME DIOGENE, voix basse [ son enfant]. Dors, maintenant. Le marchand de sable est pass.



sacr

monologue, ajout gauche :

ne touche pas c'est sacr.

1980 Diva, film de Jean-Jacques Beinex [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 408, 1991]
Alba (ouvrant le couvercle du Nagra) : Comment a marche ? Jules : Eh ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Non, non, touche pas au matos, c'est sacr !



saint

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

(j'attendais "un saint") je ne suis pas un ange

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 130
ce moment j'aperus entrer avec une dmarche lente, ct d'un militaire qui videmment sortait avec elle d'une chambre voisine, une personne qui me parut une dame assez ge, en jupe noire. Je reconnus bientt mon erreur, c'tait un prtre. C'tait cette chose si rare, et en France absolument exceptionnelle, qu'est un mauvais prtre. videmment le militaire tait en train de railler son compagnon, au sujet du peu de conformit que sa conduite offrait avec son habit, car celui-ci d'un air grave, et levant vers son visage un doigt hideux de docteur en thologie, dit sentencieusement : Que voulez-vous, je ne suis pas (j'attendais un saint ) un ange.



saisir

monologue, ajout droite :

je ne sais pas si tu me saisis. mais moi je me comprends

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
IRNE. Je vois clairement o tu veux en venir. Tu vas me dire que je suis un bon rien. L'ONCLE. Oh que non ! Bon rien, ce serait encore trop dire. Tu n'es pas bon rien, tu es mauvais tout. Je ne sais pas si tu me saisis, mais moi, je me comprends.



sant

dialogue, ajout droite :

sant ! sant !

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Sant ! LEO : Sant ! CORA : Tiens, c'est ma tourne !



saperlipopette

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

saperlipopette ! s'cria-t-il

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 276
Saperlipopette ! , s'cria le docteur Cottard, quand nous fumes devant la barrire o on prenait les billets et feignant seulement de s'en apercevoir, je ne peux pas retrouver mon ticket, j'ai d le perdre.



satisfaire

monologue, ajout gauche :

et voil satisfait ? 1

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
LIV ( Franois) : Mets ta signature. CHRIS : T'as mis la date et tout ? Ah, [mets aussi] l'heure, ouais ! FRANOIS : Et voil, satisfait ?



sauver

monologue, ajout droite :

il faut que je me sauve. on m'attend

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : Ecoute, Sabi, ne, je suis dsol. Je me suis tromp. Je n'ai pas le temps de t'expliquer. Je ne peux pas aller chez Zenada ce soir. SABINE : Mais on a convenu d'aller au dbut... ANTOINE : Non je t'assure, coute... SABINE : Explique-toi, mais arrte de souffler comme a. ANTOINE : Mais je ne peux plus. Je n'ai pas le temps. Il faut que je me sauve. On m'attend, tu vois [=un taxi]. Je te tlphonerai de l'imprimerie.

si vous n'avez plus besoin de moi si tu n'as plus besoin de moi

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
(La rptition est termine). NADINE. Bon, ben, si vous n'avez plus besoin de moi, je me sauve. JEAN-LOUP. Oui, sauve-toi, ma chrie. NADINE. Bonsoir.



savoir 1

dialogue, ajout gauche :

rien qu'un mot je ne veux rien savoir.

1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
COMTE : Je viens renouveler ma demande [en mariage] et trouver le bonheur du ciel, si vous voulez bien m'exaucer. MARQUISE : Laissez-moi, sur le champ ! Je l'ordonne ! COMTE : Chrie !... Adore! ... MARQUISE : Vous entendez ! COMTE : Rien qu'un mot chuchot ! MARQUISE : Je ne veux rien savoir.

pourquoi ? juste pour savoir.

1985 Vaudeville, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
Gaston : a va Pierrot ? Pierrot : Ben oui, pourquoi ? Gaston : Juste pour savoir...

comment a ? pour savoir.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Catherine: Et avec votre amie, qu'est-ce que vous avez fait ? Antoine: Comment a ? Catherine: Pour savoir

pourquoi le demandes-tu ? pour savoir.

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 52
LA VIEILLE : Qui est ce Monsieur ? LE VIEUX : Je te l'ai dit, c'est le Colonel. LA VIEILLE : Je le savais. LE VIEUX : Alors, pourquoi le demandes-tu ? LA VIEILLE : Pour savoir.

pourquoi ? rien, c'est pour savoir.

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Tu rentres directement ce soir ? FRANK : Bien sr... Pourquoi ? JEANNE : Rien, c'est pour savoir, c'est tout. Pour que le dner soit prt. Maintenant, file, tu vas tre en retard.

pourquoi ? tu veux savoir ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JULIETTE : Je sais pas s'il fait bien l'amour, mais j'adore le faire avec lui. DIDIER: Pourquoi ? JULIETTE : Tu veux savoir ? DIDIER: Oui. JULIETTE : D'abord il m'encule, toi tu m'enculais jamais.

dialogue, ajout droite :

qu'est-ce que tu en sais ? et toi, qu'est-ce que t'en sais ?

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. [] ta place je ne me fierais pas trop ce genre de petits mecs qui [] draguent une fille sur chaque plage []. Pauline. Il n'est pas comme a. Pierre. Mais qu'est-ce que t'en sais ? Pauline. Et toi, qu'est-ce que t'en sais ?

qu'est-ce que tu en sais ? [il] me l'a dit

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
La mre : Vous vous tes disputs ? Flicie : Mme pas. Il a t trs gentil. Il n'a pas cherch me retenir. J'avais plutt des scrupules, parce qu'il m'avait prsente comme sa femme. Alors c'tait plutt moche pour sa respectabilit, mais il s'en fout. La mre : Qu'est-ce que tu en sais ? Flicie : Il me l'a dit.

qu'est-ce que tu en sais ? je [le] connais

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : [] Edmond, c'tait bien Paulo. Nazarde : Oui, et maintenant il a fil. Raymonde : Oui, mais il reviendra. Nazarde : Qu'est-ce que t'en sais ? Raymonde : Je le connais.

qu'est-ce que tu en sais ? j'en suis sr

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
CASIMIR. S'il [=Irne] crivait, au moins ! S'il envoyait seulement une carte postale ! L'ONCLE. Et avec quoi veux-tu qu'il se paye un timbre, puisqu'il n'a pas de quoi manger ? CASIMIR. Qu'est-ce que tu en sais ? L'ONCLE (avec assurance). J'en suis sr.

qu'est-ce que tu en sais ? tout [nous] le fait supposer

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 156
Brenger : Il ne l'a sans doute pas fait exprs. Le changement s'est fait contre sa volont. Jean : Qu'est-ce que vous en savez ? Brenger : Du moins, tout nous le fait supposer.

qui sait ? 2 eh oui, qui sait ?

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
LE BARMAN. Il y a des rles o il serait peut-tre peut-tre un peu mieux que moi. MARTELETTE. Qui sait ? LE BARMAN. Eh oui, qui sait !

monologue, ajout gauche :

je te le dis je le sais. 1

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 71
Mais non, il est Prussien, disait la Patronne. Mais je vous le dis, je le sais, il nous l'a assez rpt qu'il tait membre hrditaire de la Chambre des seigneurs de Prusse et Durchlaucht.

excuse-moi je ne pouvais pas (le) savoir.

1979 L'amour en fuite, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 255, 1980]
L'INSTITUTEUR : Ah, t'en as pas [de mot d'excuse] ? Tu crois que a va se passer comme a. Ce serait trop facile, mon ami. ANTOINE : M'sieur, c'tait... c'tait ma mre, M'sieur. L'INSTITUTEUR : Et ta mre, ta mre, qu'est-ce qu'elle a encore ? ANTOINE : Elle est morte. L'INSTITUTEUR : Ah, fichtre ! Excuse-moi, mon petit, je ne pouvais pas savoir.

excuse-moi je ne sais plus ce que je dis. 2

1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 206, 1978]
GEORGES (mineur, Louise qui veut travailler quand ils seront maris). T'as beau tre solide, tu seras tellement fatigue le soir, que C'est mme pas la peine d'en parler. Si c'est comme a, autant ne pas se marier. Excuse-moi, j'sais plus ce que jedis.

je n'en sais rien je ne veux pas le savoir ! 1

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 186
C'est une personne impossible : elle dit "plumitif", enfin des choses comme a. Qu'est-ce que a veut dire "plumitif" ? demanda Mme de Villeparisis sa nice. Mais je n'en sais rien ! s'cria la duchesse avec une indignation feinte. Je ne veux pas le savoir. Je ne parle pas ce franais-l."

je ne sais rien et je ne veux rien savoir !

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
(Le jour du mariage dAgns et Jean). AGNES. Faites de moi ce que vous voudrez, je le mrite. Mais je vous supplie, laissez-moi, puisque Hlne vient de tout vous dire [mon secret] la sacristie. Puisque vous savez tout. JEAN. Je ne sais rien et jene veux rien savoir ! Vous m'entendez ?

je te comprends je sais ce que c'est ! 2

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 155
H.1 : On voudrait en sortir [= du silence] et on ne peut pas, hein ? quelque chose vous retient. C'est comme dans les rves. Je vous comprends, je sais ce que c'est.

a va je sais ce que j'ai faire.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX, Frank : Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-tre mme pas, tu es un opportuniste ! Tu es bien parti pour russir! Tu feras un chouette patron. Allez, moi je prfere vous laisser parce que... LE PRE, Frank : Faut pas faire attention elle. Il faut garder ses distances, c'est tout. FRANK : a va ! Je sais ce que j'ai faire.

fous-moi la paix je sais ce que j'ai faire.

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 81
C'est peut-tre mon tour maintenant de poser des questions, dit le type. Rponds que devant ton avocat, dit Zazie. Fous-moi la paix, dit Gabriel. Je sais ce que j'ai faire.

laisse-moi je sais ce que j'ai faire.

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Josfa a tu son mari.) ALINDA. Dis donc, Josfa, il est arriv malheur ton mari. JOSEFA. A mon mari ? ESTELLE. Oui, mme que l'assassin, c'est Toni. Mon papa, il est all avec les gendarmes pour larrter. ALINDA. O vas-tu Josfa ? JOSEFA. Laisse-moi, Alinda, je sais ce que j'ai faire.

t'occupe donc pas de a je sais ce que je fais.

1949 Manges, film de Yves Allgret
L: Faudrait peut-tre attendre un peu pour faire des frais. A: T'occupe donc pas de a, je sais ce que je fais.

je ne sais pas, moi on ne sait jamais. 1

1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 279, 1981]
MOISE : Cette nuit, je suis sorti. Des putes. Rien que des putes. CLOVIS : Et alors? Tu ne t'attendais pas trouver des femmes honntes sur le trottoir, quand mme, non ? MOISE : Je ne sais pas moi, on ne sait jamais.

je ne sais pas on ne sait jamais. 1

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 172
Brenger : Je ne suis pas un peu un peu enrou ? Dudard. Je n'ai pas du tout cette impression. Brenger : Tant mieux. Vous me rassurez. Dudard : Qu'est-ce qu'il vous prend ? Brenger : Je ne sais pas, on ne sait jamais. Une voix peut changer, cela arrive, hlas !

tu as raison on ne sait jamais. 2

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
GABY. Ah bon, tu as vendu tes titres ? MAMY, hsitante. Non... Il m'a conseill d'attendre... GABY, moqueuse. Garde-les, tu as raison ! On ne sait jamais !

je dis a [], c'est comme a pour savoir.

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
Je dis pas a [=question] pour le petit N, c'est comme a, pour savoir, a m'intresse.

ce n'est pas dfendu que je sache. 2

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 166
Il toucha lgrement son chapeau et dit au journaliste : "Monsieur, est-ce que vous voudriez bien jeter votre cigare, la fume fait mal mon ami." [] Il n'est pas dfendu de fumer, que je sache ; quand on est malade, on n'a qu rester chez soi" ditle journaliste.

ta ta ta qu'est-ce que tu en sais ?

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 219
"Mais non, il n'y a absolument rien [entre Odette et Swann], et entre nous, je trouve qu'elle a bien tort et qu'elle se conduit comme une fameuse cruche, qu'elle est du reste. Ta ta ta, dit M. Verdurin, qu'est-ce que tu en sais, qu'il n'y a rien?

tu exagres qu'est-ce que tu en sais ?

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
(Dans la cellule des dtenus.) ROLAND. Manu, faut affranchir le nouveau. MANU, sarcastique. Toi aussi [tu es de cet avis] ? ROLAND. On peut pas faire autrement, faut qu'on commence. MONSEIGNEUR. Parce que, toi, tu serais plutt partisan d'attendre ? MANU, rogue. Ouais... MONSEIGNEUR, indign. Tes fou ? MANU, violemment. Non. Moi, je ne fais pas confiance aux inconnus. MANU. Et quel inconnu ! ROLAND. L, Manu, t'exagres... Qu'est-ce que t'en sais ? MANU. Tu verras...

fais ce que tu veux tu es assez grand pour savoir ce que tu dois faire.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 320
[Le narrateur est en deuil de sa grand-mre.] [] profitant de l'absence de mes parents, partis pour quelques jours Combray, je comptais ce soir mme aller entendre une petite pice [] De Combray [], consulte, elle [=ma mre] ne m'et pas rpondu par un triste : Fais ce que tu veux, tu es assez grand pour savoir ce que tu dois faire , mais se reprochant de m'avoir laiss seul Paris, et jugeant mon chagrin d'aprs le sien, elle et souhait pour lui des distractions qu'elle se ft refuse elle-mme []

qu'est-ce que je te dis tu le sais aussi bien que moi

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 513
[Charlus parle de son salon] En somme, c'est bien. a pourrait peut-tre tre mieux, mais enfin ce n'est pas mal. N'est-ce pas, il y a de jolies choses, le portrait de mes oncles, le roi de Pologne et le roi d'Angleterre, par Mignard. Mais qu'est-ce que je vous dis, vous le savez aussi bien que moi, puisque vous avez attendu dans ce salon.

comment peux-tu dire que [p] tu n'en sais rien.

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 277
"Ah ! je ne sais pas, c'est trs possible", dit Franoise qui tait l et qui entendait pour la premire fois le nom de Charcot comme celui de Boulbon. Mais cela ne l'empchait nullement de dire : "C'est possible." Ses "c'est possible", ses "peut-tre",ses "je ne sais pas" taient exasprants en pareil cas. On avait envie de lui rpondre : " Bien entendu que vous ne le saviez pas puisque vous ne connaissez rien la chose dont il s'agit ; comment pouvez-vous mme dire que c'est possible ou pas, vous n'en savez rien ? En tout cas maintenant vous ne pouvez pas dire que vous ne savez pas ce que Charcot a dit du Boulbon, etc., vous le savez puisque nous vous l'avons dit, et vos "peut-tre", vos "c'est possible" ne sont pas de mise puisque c'est certain."

pourquoi tu dis a ? tu n'en sais rien.

1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 426, 1993]
Basile : Elle est drlement belle, Ccile, tu trouves pas ? Bernard : Laisse tomber. Une fille comme a, c'est pas pour nous. Basile : Pourquoi tu dis a ? t'en sais rien !

ne fais pas l'idiot tu sais trs bien ce que je veux dire. 1

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Lna : Tu vois, je trouve vraiment dommage que quatre-vingt dix-neuf fois sur cent, que quand un garon parle une fille, il faut toujours qu'il ait une ide derrire la tte. Gaspard : Quelle ide ? Lna : Une ide... une arrire-pense. Ne fais pas l'idiot. Tu sais trs bien ce que je veux dire.

monologue, ajout droite :

coute, tu sais trs bien, fais pas semblant;

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Je n'ai rien compris, qu'est-ce qu'elle a ? La Rien, simplement la panique. Alexandre Ben, la panique, pourquoi ? La Ecoute, tu sais trs bien, fais pas semblant ! Alexandre Elle a peur de moi ? Ah bon ?!

il faut que je sache. je deviens fou

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Vous avez l'air dans tous vos tats. Qu'y a-t-il ? JEAN. Hlne, expliquez-moi quelle est cette horrible histoire dans laquelle je me trouve et laquelle je ne comprends rien... Je vous en prie, Hlne. Parlez. Ne craignez pas de me faire du mal. Je deviens fou. Il faut que je sache.

je le savais. 2 je l'avais devin

1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth: L'homme qui est en bas, c'est mon plus grand ennemi. Acha: Je le savais, je l'avais devin son premier regard.

je le savais ! Je l'ai toujours su ! 1 je l'ai toujours su

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
(Irne a une superbe voiture.) ONCLE. a vaut plus de cinquante mille francs, une voiture comme a ? IRNE. a vaut mme le double. Mais elle ne nous a rien cot. On nous l'a donne en plus d'un contrat. Mon premier contrat !... J'ai russi, mon oncle. J'ai russi grce elle [Franoise]. FRANCOISE. Mais non !... Si tu as russi, c'est parce que tu avais du talent. CASIMIR. a y est ! Je le savais ! Je l'ai toujours su !... Il a russi ! Irne, tu as russi ? FRANOISE. Oui, a y est. TANTE. Il a russi quoi ? FRANOISE. Depuis quinze jours, il est clbre... CASIMIR. Mais comme acteur, parbleu !

je n'en sais rien. j'ai pas fait tellement attention

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Quel est le salopard qui vous a fait a [=un couteau dans le ventre] ? LE QUIDAM. Un jeune !.. Avec un manteau ! ALPHONSE. Dans mon genre ? LE QUIDAM. Oui. A votre place, moi je me dbinerais... ALPHONSE. Mais c'est pas moi ! a peut pas tre moi ! J'arrive ! J'tais pas l ! LE QUIDAM. J'ai pas dit que c'tait vous ! ALPHONSE. Alors, c'est qui ? LE QUIDAM. J'en sais rien !... J'ai pas fait tellement attention !

je ne sais pas. 2 comme a

1980 Extrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 310, 1983]
LEO : a fait longtemps que tu fais le taxi ? CORA : Deux mois, pourquoi ? LEO : J'sais pas, comme a !...

je ne savais pas. 2 faut pas te fcher

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 103
LA CONClERGE : Tu salis les carreaux ! C'est mon locataire ! C'est moi qui les nettoie. LE CLOCHARD : Oh ! pardon, Madame. Je ne savais pas. Faut pas vous fcher. LA CONCIERGE : Allez, va-t'en, pas d'histoires !

je sais bien. 2 une fois n'est pas coutume

1943 Madame de , film de Max Ophls [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 352, 1986]
Monsieur de : Vous direz que vous l'avez [=votre bijou] retrouv. Louise : C'est que je mens si mal. M. de : Oui, je sais bien, mais une fois n'est pas coutume.

je sais ce que c'est ! 2 je me mets ta place

1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Excuse-moi... Je vais prendre un taxi et aller dormir chez Therse. Elle sera contente de me voir... Gilbert : C'est parce que Nuttheccio vient ?... Je sais ce que c'est. Je me mets ta place. Depuis six mois, tu as trouv trop de choseschanges, c'est forc... Pour toi, la vie ne recommencera que quand tu te seras renflou et que tu pourras partir avec Thrse... C'est a, hein ?

je sais ce qu'on va faire. j'ai une ide

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
PACO : Le seul problme pour cette ville, ici, c'est de la rencontrer [=la femme qui t'est destine]. Elle est l ! Mais il faut la localiser... Et vous allez vous rencontrer. Je sais ce qu'on va faire. J'ai une ide. On va faire un sondage.

mademoiselle ne le savait pas ? oh zut, 'ai fait une gaffe !

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
LOUISE. Elle dort dans le pavillon de chasse au fond du parc... Pour sa libert, parat-il... D'ailleurs c'est son droit. Aprs une journe de travail, on est libre de faire ce qu'on veut, non ? Perfide. Et puis jouer aux cartes, a n'a jamais fait demal personne... Ellle attend la raction des filles du coin de 1'il. SUZON, surprise. Ah ? Parce que Chanel joue aux cartes, maintenant ? LOUISE, garce. Mademoiselle ne le savait pas ? Oh! zut j'ai fait une gaffe.

mais je n'en sais rien ! je ne veux pas le savoir

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 186
C'est une personne impossible : elle dit "plumitif", enfin des choses comme a. Qu'est-ce que a veut dire "plumitif" ? demanda Mme de Villeparisis sa nice. Mais je n'en sais rien ! s'cria la duchesse avec une indignation feinte. Je ne veux pas le savoir. Je ne parle pas ce franais-l."

on ne peut jamais savoir. c'est plus prudent

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 29
Mais ces chteaux, ces forts, les yeux de mon esprit seul pouvaient les voir dans la main gante de la dame en fourrure, cousine du roi. Ceux de mon corps n'y distinguaient, les jours o le temps menaait, qu'un parapluie dont la duchesse ne craignait pas de s'armer. On ne peut jamais savoir, c'est plus prudent, si je me trouve trs loin et qu'une voiture me demande des prix trop chers pour moi.

on ne sait jamais. 2 il vaut mieux tre trop prudent que pas assez

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
[Qui envoie les lettres anonymes ?] Mercire Notez Thrse Marty. Commre Elle crit son Emile ! Mercire On ne sait jamais. Il vaut mieux tre trop prudente que pas assez. Notez Trse Marty.

pour savoir. a m'intresse

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
Je dis pas a [=question] pour le petit N, c'est comme a, pour savoir, a m'intresse.

qu'en sais-tu ? tu ne me connais pas

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La: Toutes les filles se retournent sur lui, mais moi a ne m'pate pas Toi, je ne crois pas que ce soit ton genre Blanche: Qu'en sais-tu ? Tu ne me connais pas !

qu'est-ce que tu en sais ? ce n'est pas [aux hommes] de juger

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
CHARLET. Comme acteur, le physique videmment joue un rle important. COUSINE. L'lgance compte aussi, vous savez... (parlant dIrne) Beau, de ct !... oh oui ! MARTELETTE. Le principal, c'est le sex-appeal ! DROMART. Ah a !... Je peux dire qu'il a une voix tout fait sex-appeal. CHARLET. a, qu'est-ce que tu en sais ? Ce n'est pas aux hommes de juger, c'est aux femmes.

qu'est-ce que tu en sais ? il t'a fait des confidences ?

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 170
En attendant, dit Zazie rondement, descendez donc boire un glasse avec nous. Il [votre amoureux] est peut-tre au sous-sol aprs tout. Peut-tre qu'il l'a fait esprs. Faut pas egzagrer. Il est flic, pas espion. Qu'est-ce que vous en savez ? Il vous a fait des confidences ? Dj ?

qu'est-ce que tu en sais ? tu as la preuve ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JULIETTE : Il sort d'une rupture, une histoire qui l'a fait normment souffrir, il avait pas fait l'amour depuis deux mois. DIDIER: Qu'est-ce que tu en sais ? Tu as la preuve ?

qu'est-ce que tu en sais ? tu ne me connais pas

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Henri: Toi par exemple, Pierre, tu es dans le futur, une espce de futur improbable, et tu ne vis pas Pierre: Mais qu'est-ce ce que t'en sais ? Tu ne me connais pas ! Henri: Si, un peu Je te devine

qu'est-ce que tu en sais ? tu n'y entends rien

1993 Ptain, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 425, 1993]
Ptain : Faites voir. [Il lit le texte de Laval] : Pour construire cette Europe, l'Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques. Je crois la victoire de l'Allemagne, parce que sans elle le bolchevisme s'installerait partout. Rochat : J'ai indiqu au Prsident [Laval] qu'il n'tait pas oblig de dire cette phrase puisque la France est en situation d'armistice Neutre, en quelque sorte. Ptain : L n'est pas la question. Elle est absurde cette phrase. Comment pouvez-vous crire : Je crois la victoire de l'Allemagne. ? Qu'est-ce que vous en savez ? C'est un problme militaire. Vous n'y entendez rien !

savais-tu [qu- p] ? je te le donne en mille

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 217
propos, saviez-vous qui est partisan enrag de Dreyfus ? Je vous le donne en mille. Mon neveu Robert !

si j'avais su je suis dsol

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche: Aaal-lo ? La ?! Comment vas-tu ? Ben, a va bien . T'excuser de quoi ? Tu ne m'as pas laiss tomber ! (Srieuse, proccupe) Quoi ?! Oh coute, si j'avais su, je suis dsole !

tu le sais mieux qu'eux. ne fais pas l'innocent

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 109
Dudard : C'est une mystification ! Dudard : Qu'est-ce qui est une mystification ? Botard : Votre histoire de rhinocros, pardi ! C'est votre propagande qui fait courir ces bruits ! Dudard : Quelle propagande ? Brenger : Ce n'est pas de la propagande. [] Dudard : Vous me faites rire !. De la propagande ! Dans quel but ? Botard : Allons donc !. Vous le savez mieux que moi. Ne faites pas l'innocent.

tu le savais ? 1 tu tais au courant ?

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 121
BRENGER : Il terrorise, il tue tout le monde. On abandonne le quartier. Il n'existera plus. DOUARD : Ah, mais oui, j'y suis ! Il s'agit sans doute du mendiant qui montre aux gens la photo du colonel et les jette l'eau pendant qu'ils la regardent! C'est un attrape-nigaud. Je croyais que vous parliez d'autre chose. Si ce n'est que cela BRENGER, surpris : Vous le saviez ? Vous tiez au courant ? DOUARD : Depuis longtemps, voyons.

tu ne le sais pas ? eh bien coute je te l'apprends voil

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Oui, mais s'il ne m'aime pas, qu'il le dise ! La Mais il le dit ! Il n'a jamais dit que a ! La Quoi ?! Quand ?! Blanche Tu ne le sais pas ? Eh bien, coute, je te l'apprends, voil !

tu sais ce que tu fais ? 1 tu [vas chercher ()]

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
MARIE : Tiens, Franoise, tu sais ce que tu fais ? Tu vas chercher des salades avec ton frre. FRANOISE : O a... MARIE : L-bas... BILOU : Au jardin, comme hier.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

je ne sais pas. 1 avec regret de ne pouvoir me renseigner

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 372
Sans doute le mensonge compliquait encore, car ne se rappelant plus au juste nos conversations, quand elle m'avait dit : Ah ! voil une jolie fille et qui jouait bien au golf , elle m'avait rpondu de cet air dtach, universel, suprieur, qui a sansdoute toujours des parties libres, car chaque menteur de cette catgorie l'emprunte chaque fois pour un instant ds qu'il ne veut pas rpondre une question, et il ne lui fait jamais dfaut : Ah ! je ne sais pas (avec regret de ne pouvoir me renseigner), je n'ai jamais su son nom, je la voyais au golf, mais je ne savais pas comment elle s'appelait

mais je n'en sais rien ! s'cria-t-elle avec une indignation feinte

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 186
C'est une personne impossible : elle dit "plumitif", enfin des choses comme a. Qu'est-ce que a veut dire "plumitif" ? demanda Mme de Villeparisis sa nice. Mais je n'en sais rien ! s'cria la duchesse avec une indignation feinte. Je ne veux pas le savoir. Je ne parle pas ce franais-l."

qu'en sais-tu ? demanda-t-elle aigrement

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 499
Grce cela [=des caoutchoucs amricains], vous n'aurez rien craindre, mme s'il reneige et si vous allez loin ; il n'y a plus de saison, me dit la princesse. Oh ! ce point de vue, Votre Altesse Royale peut se rassurer, interrompit la dame d'honneur d'un air fin, il ne reneigera pas. Qu'en savez-vous, Madame ? demanda aigrement l'excellente princesse de Parme, que seule russissait agacer la btise de sa dame d'honneur.

tu n'en sais rien. rpliqua-t-il d'un air dur et tranchant

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 281
[Brichot imagine Charlus titulaire d'une chaire d'homosexualit] Et je vous vois surtout pourvu d'une chaire au Collge de France, vous permettant de vous livrer des tudes personnelles dont vous livreriez les rsultats, comme fait le professeur de tamoul ou de sanscrit devant le trs petit nombre de personnes que cela intresse. Vous auriez deux auditeurs et l'appariteur [] Vous n'en savez rien, rpliqua le baron d'un air dur et tranchant. [] C'est au contraire effrayant, dit-il Brichot d'un air scandalis et contrit, on ne parle plus que de cela. C'est une honte, mais c'est comme je vous le dis, mon cher. []



savoir 2

monologue, ajout droite :

ben je sais pas, moi. je n'ai jamais fait a

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
BERNARD. Martine, vous voulez pas venir avec moi, me faire rpter mon rle dans ma loge ? MARTINE. Ben, je sais pas, moi. J'ai jamais fait a. BERNARD. Oh, mais c'est trs simple, vous n'avez qu' lire, hein... Alors moi je vous dis une phrase et puis vous, vous me rpondez. MARTINE. Ah, ben d'accord.



scandale

monologue, ajout droite :

c'est un vritable scandale ! y a des choses qui ne devraient pas tre permises !

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
[Le pre amne chez le coiffeur son fils dont les cheveux ont t cisaills] Oui Monsieur, c'est un vritable scandale ! Y a des choses qui devraient pas tre permises. Je viens vous demander des comptes sur la coiffure de mon fils.



seconde 2

monologue, ajout gauche :

j'arrive, je te dis ! une seconde !

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe : Yoyo Yolande : Vas-y, j'arrive. Philippe : Allez, viens ! Yolande : J'arrive, je te dis ! Une seconde, quand mme !



sentir 1

monologue, ajout gauche :

barrons-nous a sent mauvais.

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
(Ils arrivent dans un htel particulier pour une urgence.) L'INSPECTEUR. Merde y a de la musique ! ALPHONSE. Et alors ? L'INSPECTEUR. J'ai horreur de a !... Surtout les cordes ! Barrons-nous ! a sent mauvais !



sentir 2

monologue, ajout gauche :

j'en suis sr je le sens.

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
PROCUREUR : Et vous pensez que c'est ce mme homme qui a accompli tous ces crimes. JUGE : Mais j'en suis sr, je le sens, l.



sentir 3

monologue, ajout gauche :

quel crtin je ne peux pas le sentir.

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Retour la pension] Madame Quentin. Tu es quand mme content de retrouver tes camarades ? Julien. Ah oui, Sagard, quel crtin celui-l ! Je ne peux pas le sentir !



srieux

monologue, ajout gauche :

coute-moi bien c'est srieux. 1

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
MARION. Il faut le [=convoyeur] payer au moment o tu montes dans le camion. On m'a promis que tu seras confortable, c'est un camion de dmnagement, tu seras au milieu des meubles. LUCAS. Je serai dans un fauteuil, comme un ministre ! MARION. Non, coute-moi bien, Lucas, c'est srieux.

monologue, ajout droite :

ce n'est pas srieux. a ne se fait pas

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
LEON : On peut pas faire une grve de la faim avec plein bouffer sous le nez ! CHRIS : Pourquoi pas ? LEON : Ben, c'est pas srieux... a se fait pas !

je ne te prends pas au srieux. tu plaisantes

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 160
Brenger : Rflchissez, voyons, vous vous rendez bien compte que nous avons une philosophie que ces animaux n'ont pas, un systme de valeurs irremplaables. Des sicles de civilisation humaine l'ont bti ! Jean : Dmolissons tout cela, on s'en portera mieux. Brenger : Je ne vous prends pas au srieux. Vous plaisantez, vous faites de la posie.



service

dialogue, ajout gauche :

merci service. 2

1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 147, 1974]
GARDIEN : Ils ont dpos a pour vous. NICOLAS : Ah oui, je l'attendais. Merci. GARDIEN : Service !

dialogue, ajout droite :

tu peux me rendre un service ? dis toujours

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp : Puisque tu descends [en ville], tu... tu peux me rendre un service ? Carlos : Dis toujours. Pp : C'est pour... pour aller porter une lettre. Je peux compter sur toi ?

monologue, ajout gauche :

quand tu voudras; je suis votre service.

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Gaby : Je voudrais [=Pp] bien le connatre (...) Slimane : C'est bien facile, condition d'avoir un guide tout fait honorable parce que la Casbah pour des dames sans escorte... Mais quand vous voudrez, moi, je suis votre service.



servir

monologue, ajout gauche :

c'est pas la peine a ne sert rien.

1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Ex-mari. Regarde [les photos]. Ex-pouse. C'est pas la peine, Franois. Ex-mari. Il y en a juste pour une minute. Ex-pouse. a ne sert rien, sois raisonnable.

monologue, ajout droite :

quoi a sert ? 2 a sert rien

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj23
(427)(MO8)Fj23 : bon ben .. il a donn: xxx son service en argent il l'a donn des amis/ qu'on connat d'ailleurs/ c'est pas pour a que mes parents sont jaloux/ EF(Fj23) : oui (428)(MO9)Fj23 : (clic) quoi a sert? bon/ comme on a dit on a hrit du terrain on a hrit de la maison/ bon c'est dj pas mal/ EF(Fj23) : mm oui (429)(MO10)Fj23 : mais enfin/ c'est pas pour a qu'ils vont faire un drame/ EF(Fj23) : ou (430)(MO11)Fj23 : a sert rien/ alors/ comme dit ma mre c'estla vie qui est comme a/ puis c'est tout

quoi a sert ? 2 laisse tomber

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 38
F : Je ne trouve pas. H. 2 : Vous ne trouvez pas ? Vous ne voyez pas que a crve les yeux ?... Tout ce qu'on oppose a, c'est du brouillard, de la bouillie pour les chats... F : Mais ne vous nervez pas comme a... quoi a sert ? Laissons tomber...

mais quoi a servirait, 2 espce d'idiot ?

1934 L'atalante, film de Jean Vigo
La chercher [=la patronne] ? Mais quoi a servirait, espce d'idiot ? Et puis qui commande ici ? Allons [] on part tout de suite [], comme d'habitude.

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

la vigilante tourire ne bougea pas () Mais, morose, elle semblait dire : quoi a sert ? 2

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 275
Nous fmes prendre ce fbrifuge ma grand-mre et remmes alors le thermomtre. Comme un gardien implacable qui on montre l'ordre d'une autorit suprieure auprs de laquelle on a fait jouer une protection, et qui le trouvant en rgle rpond : "C'est bien, je n'ai rien dire, du moment que c'est comme a, passez", la vigilante tourire ne bougea pas cette fois. Mais, morose, elle semblait dire : " quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me donnera l'ordre de ne pas bouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancs."

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

quoi a servirait ? 2 demanda-t-il d'un air la fois irrit et finaud

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 482
Est-ce que Norpois n'est pas pour un rapprochement anglo-franais ? dit M. de Guermantes. quoi a vous servirait ? demanda d'un air la fois irrit et finaud le prince Von qui ne pouvait pas souffrir les Anglais.



seul

monologue, ajout gauche :

au revoir j'ai besoin d'tre seul.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 212
Si elle me dpanne de quelques milliers de francs, elle le fera parce qu'elle me connat, par sympathie, jamais en lui forant la main. Cela dit, au revoir, elle a besoin de rester seule.

monologue, ajout droite :

tu es seul ? 2 je peux te parler ?

0 Oral
[Au tlphone] Tu es seul ? Je peux te parler ?



signifier

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

qu'est-ce que a signifie ? 2 murmura-t-il d'une voix () courrouce

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 130
[] sa colre prit un autre cours quand il m'aperut ; marchand droit au patron : Qui est-ce ? Qu'est-ce que a signifie ? murmura-t-il d'une voix basse mais courrouce. Le patron, trs ennuy, expliqua que ma prsence n'avait aucune importance, que j'tais un locataire.



simagre

monologue, ajout droite :

arrte tes simagres. j'en ai marre [de t'entendre couiner]

2001 ma sur, film de Catherine Breillat [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 2001]
(Elna frappe du dsespoir de l'injustice de son sort, redouble de sanglots.) ELNA : J'en ai marre!... J'en ai marre ! J'en ai marre ! LA MRE (mchamment) : Arrte tout de suite tes simagres... J'en ai marre, moi, de t'entendre couiner.



simple

monologue, ajout gauche :

ah tu le prends comme a ? bon, alors l, c'est bien simple ! [p]. 2

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Si je comprends bien, je n'ai qu' la boucler, moi ! CHRIS : Si c'est toujours vous qui parlez, vous finirez par avoir raison... PATRON : Ah, tu le prends comme a ? Bon, alors l, c'est bien simple ! Je veux plus te voir, tu comprends ?Aujourd'hui mme, tu vas bouffer ailleurs. Tu repasses demain, je te rglerai ton compte. Et puis tu me dbarrasses la chambre. T'as compris ? Non, je vais quand mme pas me laisser emmerder par un mme !

monologue, ajout droite :

oh rien n'est plus simple. il suffit d'[un prtexte]

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 44
H3 : Il faut dire que vous l'avez un peu brusque. Je crois qu'il aurait fallu la prendre plus en douceur. H 2 : 0ui, en douceur. C'est a. Trs en douceur. Surtout ne pas la braquer. Ne pas veiller sa mfiance... H3 : La prier de venir... Vous enavez le moyen. H 2 : Oh rien n'est plus simple. Il suffit d'un prtexte.



sissite

monologue, ajout gauche :

tu vas prendre racine viens faire sissite !

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Frank. FRANK : Vas-y, je t'coute. Bon , vas-y parle... Oh merde, Jeanne, reste pas plante l comme un piquet. Tu vas prendre racine. Viens faire sissite...



soigner

monologue, ajout droite :

il faut te faire soigner. c'est du dlire

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bnfices normes et prfre aller faire travailler les enfants en Core. LE PATRON : Ne dites pas n'importe quoi ! Vous n'y connaissez rien ! MADAME ARNOUX : Vous savez que c'est lavrit. LE PATRON : coutez, c'est du dlire ! Il faut vous faire soigner ! Vous dlirez totalement, et vous commencez me faire chier...



soit

monologue, ajout droite :

soit ! c'est entendu

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Je pars aprs-demain pour Evian... Eh bien, ds que... [je serai revenu] Romaine : Oh et bien alors, demain ? Marcel : Quoi ? Romaine : Oui, je choisis demain. Marcel : Ah ! non. Romaine : Ainsi, quand vous faites une promesse solennelle ?... Marcel : Mais je pars ! Romaine : M'avez-vous dit qu'en vous prvenant la veille Marcel : Bon !... bien !... soit !... C'est entendu.



solution

monologue, ajout gauche :

j'ai bien rflchi il n'y a qu'une solution.

1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 391, 1990]
Hire : J'ai bien rflchi, Alice, il n'y a qu'une solution, voulez vous partir avec moi ? Ce type [Emile, son fianc, meurtrier] ne vous mrite pas.

monologue, ajout droite :

il faut trouver une solution. il faut faire quelque chose

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Pierre. Pour l'instant tout est bloqu sur d'absurdes questions de signatures ... des tas de dcisions qui ne peuvent tre prises. Il faut trouver une solution. il faut faire quelque chose.

il faut trouver une solution. tu ne vas pas continuer comme a !

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Batrice : Et pourquoi tu n'irais pas, je ne sais pas, tu ne passerais pas des vacances en groupe ? Delphine : Tu es folle ! Batrice : Pourquoi ? Delphine : Enfin, Batrice ! Batrice : Tu as des prjugs ? Qu'est-ce qui te gne dans le groupe? Delphine : Mais tu es cingle ? Tu m'attaques ou quoi ? Merde ! Je viens de te dire... Batrice : Mais je ne t'attaque pas ! Ecoute, il faut trouver une solution ta solitude. Tu ne vas pas continuer comme a...



sonner

monologue, ajout gauche :

ferme-la on ne t'a pas sonn.

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE CHEF D'ATELIER : O vous allez ? LE PRE : C'est mon fils. Il veut juste faire un tour. Il a rendez-vous la direction neuf heures. Il a jamais vu l'atelier, je voulais lui faire voir en attendant. LE CHEF D'ATELIER : Et alors, c'est pas le zoo ici. C'est pas parce que c'est ton fils que tu as le droit de lui faire visiter. LE COPAIN : Allez ! Fais pas chier ! Tu en as pas assez de faire le flic dans ton atelier, tu viens faire le vigile l'entre maintenant ?! Qu'est-ce que tu nous emmerdes l ?! LE CHEF D'ATELIER : Ferme-la toi ! On t'a pas sonn !



sornette

monologue, ajout droite :

sornettes ! comment peux-tu croire que [p] ?

1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
[La Marquise enceinte sans savoir comment.] MARQUISE : Je voudrais savoir comment procde la Nature ? Y-a-t-il possibilit d'une conception inconsciente ? SAGE-FEMME : Ce ne peut tre le cas de Madame la Marquise ! MARQUISE : Non, non... je veux savoir en gnral. Ce phnomne est-il dans l'ordre de la Nature ? SAGE-FEMME : Hormis la Sainte-Vierge, ce n'est arriv nulle femme du monde ! MARQUISE : Et en rve ? SAGE-FEMME : Sornettes ! Comment pouvez-vous croire ?



sort

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

avec cette lgre motion qu'on prouve quand mme sans bien s'en rendre compte, on dit une chose non parce qu'elle est vraie, mais parce que () le sort en est jet.

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 239
Eh bien! ajoutait-il avec cette lgre motion qu'on prouve quand mme sans bien s'en rendre compte, on dit une chose non parce qu'elle est vraie, mais parce qu'on a plaisir la dire et qu'on l'coute dans sa propre voix comme si elle venait d'ailleurs que de nous-mmes, le sort en est jet, j'ai choisi d'aimer les seuls curs magnanimes et de ne plus vivre que dans la magnanimit.



sortir

monologue, ajout gauche :

on ne te voit jamais il faut sortir un peu !

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
INSTITUEUR : [Vos enfants] vous ont dit qu'il y avait la tombola de Nol, samedi aprs-midi l'cole... Vous viendrez ? LA MRE : Je ne pense pas. INSTITUTEUR : Mais pourquoi ? On vous voit jamais ! Faut sortir un peu !

si on va par l on n'en sort plus

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : N'empche que Ces petits voyages Londres, l, deux jours par ci, trois jours par l... Si je voulais, je me poserais des questions, hein. CLAIRE : Quelles questions ? ALEX : Je sais pas. Tu pourrais trs bien le rencontrer l-bas... Il est pas toujours en Haute-Volta. CLAIRE : Ici aussi je pourrais le rencontrer. ALEX : Juste. Lui ou un autre, d'ailleurs... Comme on dit, si c'est pas lui, c'est donc son frre. Si on va par l, on n'en sort plus.

monologue, ajout droite :

tu ne t'en sortiras pas comme a ! tu entendras parler de moi

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PATRON, qui met Frank la porte : Allez sauve-toi ! Sinon c'est les flics qui vont te virer ! FRANK : Mais oui je m'en vais ! Vous ne vous en sortirez pas comme a de toute faon ! Vous entendrez parler de moi !



sourd

monologue, ajout droite :

je ne suis pas sourd. j'ai compris

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Vous assumez les risques ? DANY, I'Architecte : Je les assume, oui, Monsieur. [] L'ARCHITECTE, Dany : Je dcline donc toute responsabilit. Vous voil avertie. DANY, 1'Architecte : Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le rpter trente-six mille fois !

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

on dit toujours : il vaut mieux entendre a que d'tre sourd.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
RADIO. Ils sont venus surtout pour profiter, et trs peu pour travailler rellement. Or, le mal vient de ce que les Franais dans leur plus grande partie, ne savent pas reconnatre les Juifs. S'ils le savaient, ils se tiendraient sur leurs gardes, c'est ce qui n'arrive pas. Il y en a qui le portent sur la figure, mais enfin pas tous ! La question ne se poserait pas, par exemple si les Juifs avaient la peau bleue, mais ce n'est pas le cas ; il faut donc qu'on puisse les reconnatre. C'est... LUCAS. On dit toujours il vaut mieux entendre a que d'tre sourd , mais quelquefois je me demande s'il ne vaudrait pas mieux tre sourd qu'entendre a !

y en a qui disent qu' il vaut mieux entendre a que d'tre sourd.

1983 Vivement Dimanche, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Louison : Une gonzesse, moi ? Dieu sait si on m'a balanc des vannes dans ma vie, mais jusqu'au jour d'aujourd'hui, personne avait eu le culot de me traiter de gonzesse ! Y en a qui disent qu'il vaut mieux entendre a que d'tre sourd, mais moi je dis qu'il vaut mieux tre sourd que d'entendre a.



souvenir (se)

monologue, ajout gauche :

merci je m'en souviendrai..

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 268
Je me suis lev et je suis retourn dans la cave. Madame Rosa tait dans son tat d'habitude. Oui, d'hbtude, merci, je m'en souviendrai la prochaine fois.

je suis dsol je ne me souviens plus de ton prnom.

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
BERNARDINI. Dis-donc, Cottins, tu fais pas les prsentations ? JEAN-LOUP. Je suis dsol, je ne me souviens plus de ton prnom. BERNARDINI. Ren. Ren Bernardini. JEAN-LOUP. Ah ben, oui, c'est a. (Aux deux femmes.) Ren Bernardini. Arlette Guillaume, Marion Steiner.



spirituel

monologue, ajout droite :

si tu te crois spirituel tu te trompes

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 36
Brenger : Que sais-je alors ? Peut-tre s'est-il abrit sous un caillou ? Peut-tre a-t-il fait son nid sur une branche dessche ? Jean : Si vous vous croyez spirituel, vous vous trompez.



stupide

monologue, ajout droite :

je suis stupide. c'est toi qui avais raison

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Mais mon cher ami, vous tes stupide. Je vous ai prvenu que vous couriez un chec et que ces femmes sont parfaites. JEAN. Ah ! Hlne, je suis stupide. C'est vous qui aviez raison.



succs

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

phrase trs rpandue l'poque : je n'ai pas de succs avec [sn].

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 78
Certaines [amies de Gilberte] refusaient du th ! Alors Gilberte disait, phrase trs rpandue l'poque : "Dcidment, je n'ai pas de succs avec mon th !"



suffire

monologue, ajout gauche :

merci a va comme a a suffit. 2

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
DOUARD [il s'est trangl en buvant, Brenger lui tape dans le dos] : Merci a va comme a vous me faites mal a suffit, je vous prie.

arrte a suffit. 3

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Toi je t'aime bien ! Tu le sais ! Et mme, si tu n'tais pas prise La Arrte, a suffit ! N'essaye pas de me draguer, hein ! Alexandre Qui est-ce qui te parle de draguer ? Ton mec est un copain !

qu'est-ce que tu fais ? a suffit. 3

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Douches au collge] Pre Michel. Ciron, prenez la deuxime douche. (Babinot chahute avec un autre l'arrire.) Babinot, qu'est-ce que vous faites ? Babinot, a suffit !

tais-toi a suffit. 3

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprim, c'est pas du tout ce que je voulais dire. Au contraire je... Margot : Tais-toi, a suffit, j'ai compris, n'aggrave pas ton cas.

tu vas arrter, tu entends maintenant a suffit. 3

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 143
JACQUES : Pierre, vous allez arrter a, vous entendez. Maintenant a suffit.

monologue, ajout droite :

a suffit. 2 je vous prie

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
DOUARD [il s'est trangl en buvant, Brenger lui tape dans le dos] : Merci a va comme a vous me faites mal a suffit, je vous prie.

a suffit. 3 arrte

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
[Dortoir de la pension] Les lves. Quentin pisse au lit ! (Rires. ) Quentin pisse au lit ! Bonnet se lve pour dfendre Julien. Il se bat avec un garon qu'il allonge sur le lit. Moreau. a suffit, arrtez-vous ! (Il spare deux autres combattants.)

a suffit. 3 j'ai compris

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprim, c'est pas du tout ce que je voulais dire. Au contraire je... Margot : Tais-toi, a suffit, j'ai compris, n'aggrave pas ton cas.

a suffit. 3 merde !

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE (agressif) Je te conseille pas de toucher ma femme, toi, hein ! L'ASSASSIN (il donne un grand coup sur la table, sur le mme ton) J'y toucherai quand j'aurai envie d'y toucher ! L'INSPECTEUR (criant). Oh ! a suffit, merde ! (Au tmoin.) Excusez-les, monsieur... Ils ont les nerfs vif...

a suffit maintenant. 3 c'est lassant, la fin

1973 N. Sarraute, Isma, Thtre, p. 93
LUI : Eh bien, je me permets mon tour de rappeler tout le monde l'ordre, je me permets d'exprimer comme vous, haute voix, ma petite opinion sur ce qui est en train de se passer. ELLE : Oh, je t'en prie, arrte, je ne pourrai pas le supporter. LUI :Moi je le supporterai trs bien. Je trouve que a commence bien faire. a suffit, maintenant, c'est lassant, la fin



suivre

dialogue, ajout droite :

je ne vous suis pas comment a ?

1981 Garde vue, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 289, 1982]
GALLIEN : Mais comment avez-vous fait pour l'apercevoir, Martinaud ? Vous tiez sur des chasses ? MARTINAUD : Non, pas ce jour-l. GALLIEN : Mais on ne peut rien voir, depuis le terrain communal. Absolument rien ! Y a des ronces et des orties hautes comme a. MARTINAUD : Alors l, je suis dsol, mais je ne vous suis pas, l. GALLIEN : Comment a ? MARTINAUD : Je ne suis pas votre ligne de raisonnement, c'est tout. Je suis dsol.



supplier

monologue, ajout gauche :

ah non, non, a va je t'en supplie.

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : Je ne veux pas que vous croyez que vous donnez asile une voleuse professionnelle. J'vais vous raconter ma vie. Pierre : Ah non, non a va je vous en supplie pas cette heure-ci ! Arlette : Laissez-moi au moins vous dire que... Pierre: Non, rien du tout ! J'ai sommeil.

je t'en prie je t'en supplie.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 100
Marie-Madeleine : Jean, mon petit Jean, mon petit Jeannot, es-tu l-bas ? Es-tu ici ? Es-tu derrire l'armoire, dans le placard, dans le buffet, dans le couloir, la cuisine ? Dans ce coin-ci, dans ce coin-l ? O es-tu, dis-moi. Voix de Jean : Coucou. Maie-Madeleine : Il est l puisqu'il rpond. Jean, je t'en prie, je t'en supplie.

sois gentil je t'en supplie.

1939 Battement de cur, film de Henri Decoin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : J'avais cette robe quand je vous ai vu pour la premire fois, j'ai pens que pour nous quitter ce serait bien d'tre comme notre premire rencontre. Si vous vous souvenez de moi, un jour j'aimerais que ce soit dans cette robe. Pierre : Jeferai tout mon possible. Arlette : Si j'osais... je... je vous demanderais de danser une dernire fois avec moi ce soir ! Pierre : C'est une ide ridicule ! Arlette : Soyez gentil ! Pierre : En plus je suis trs press et je suis dj en retard. Arlette : Vous ne savez pas ce que a reprsente pour moi ! Pour vous la vie continue, moi je vais en avoir pour trois ans me souvenir de tout a ! Soyez gentil, jusqu' la fin, je vous en supplie ! Pierre : Hum, vous manquez de fiert, ma petite Arlette ! Arlette : Peut-tre mais je vous en supplie !



supporter

monologue, ajout gauche :

c'est trop je n'en supporterai pas plus.

1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Ne pleure pas, a te rend encore plus laide que de coutume ! MADELEINE, hors d'elle : C'est trop. Je n'en supporterai pas plus.

je suis furieux je ne supporte pas a.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : C'est dommage quand mme. Elle fait trs bien le lapin la moutarde. VRONIKA : Qu'est-ce qui s'est pass ? ALEANDRE : Oh... C'est lamentable. Elle a invit un type que je ne veux pas voir. Excusez-moi, je suis furieux. Je ne supportepas a.



sr

monologue, ajout gauche :

il me semble je ne suis plus tout fait sr.

1976 L'affiche rouge, film de Frank Cassenti [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
MME ALFONSO : Pendant que j'attendais, il y a un prisonnier qui s'est mis chanter. Le temps des cerises , il me semble... vraiment, je ne suis plus tout fait sre...

tu vois j'en tais sr. 1

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE. Tu vois, Marion, j'en tais sre : la robe dchire est beaucoup plus belle que l'autre.

tu me fais marcher t'en es sr ?

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 163
Tu oublies que je leur ai montr la Sainte-Chapelle, dit Gabriel firement. Nigaud, dit Fdor Balanovitch qui connaissait fond la langue franaise tant natif de Bois-Colombes. C'est le Tribunal de commerce que tu leur as fait visiter. Tu me fais marcher, dit Gabriel incrdule. T'en es sr ?

tu ne te trompes pas ? tu es sr que [p] ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 333
Ce nom, murmur d'un air modeste, trompa M. de Cambremer qui crut qu'il s'agissait d'un autre. Cottard ? vous ne parlez pas du professeur Cottard ? [] Ah ! si, justement, il est professeur, dit M. Verdurin. Quoi ! le professeur Cottard ! Vous ne vous trompez pas ! Vous tes bien sr que c'est le mme ! celui qui habite rue du Bac Oui, il demeure rue du Bac, 43. Vous le connaissez ? Mais tout le monde connat le professeur Cottard. C'est une sommit ! []

monologue, ajout droite :

j'en tais sr. 1 je te l'avais dit

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
(Agns est dprime.) Mme D. Agns, quest-ce que tu as ? AGNES. Il y a que tout est impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman, explique-moi. Je ny comprends rien. Est-ce que la vie consiste porterternellement le poids d'une erreur qu'on a commise ? C'est injuste. Mme D. On t'a reconnue. J'en tais sre, je te lavais dit. AGNES. Tu lavais dit, tu lavais dit... Tu as toujours tout dit. Non, non. Lchons tout, jabandonne.

j'en tais sr. 2 je l'aurais pari

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
DANIELE : Voil: le type s'amne, le genre gros porc, essouffl et congestionn. Il me dit: Alors on est toute seule ? On s'ennuyait ? Alors je le regarde, je le regarde longuement, et je lui dis: Faites Ahhh... Allons, allons, Ahhh... Alors, il fait Ahhh. Je regarde. J'en tais sre. Je l'aurais pari Le type: Quoi ? ple, blme. Qu'en plus, vous tes le genre qui ne sait mme pas faire Ahhh sans petite cuillre...

tu en es bien sr ? tu ne te trompes pas ?

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 161
Frre Tarabas : Ne restez pas genoux pour manger. A qui croyez-vous, monsieur Tripp ? Tripp : Je crois en Dieu. Laissez-moi ma soupe. [] Troisime frre : Vous en tes bien sr ? Vous ne vous trompez pas ? Tripp : Je crois ma soupe.

tu en es sr ? hum hum

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 157
Jean : Buf ne mettait jamais sa femme au courant de ses projets Brenger : Vous vous trompez, Jean. C'est un mnage trs uni, au contraire. Jean : Trs uni, vous en tes sr ? Hum, hum.



surface

avec indication de notorit de l'expression, droite :

je manquais de surface. comme on dit

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques. [] le bel Edmond et le cher Jrme n'ignoraient rien de notre liaison. Il s'agissait simplement d'y mettre fin, n'est-ce pas. Je manquais de surface, comme on dit.



surprise

dialogue, ajout gauche :

tu aurais pu me prvenir je voulais te faire la surprise.

1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 402, 1991]
Solange. Tu aurais pu me dire que tu venais m'attendre. Antoine. Eh bien voil ! Je te le dis : je suis venu t'attendre. Solange. Tu aurais pu me prvenir, me tlphoner ! Antoine. Je voulais te faire la surprise.



taire (se)

dialogue, ajout gauche :

oh coute, arrte ! bon, je me tais

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Brnice : Il [=Julien] adore qu'on lui fasse des courbettes et qu'on l'coute bien attentivement, quand il leur parle d'un air protecteur. Julien : Non mais c'est insens. C'est de la pure invention. Mes rapports avec les gens sont la simplicit mme. Brnice : Oui, comme dirait un grand seigneur. Julien : Oh coute arrte. Brnice : Bon, bon, non je me tais, je crois qu'il le prend mal.

monologue, ajout droite :

tais-toi tu ne sais pas ce que tu dis

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 273
"En tout cas il n'tait pas joli, joli!" dit Brichot, lequel, affreux, se croyait bien et trouvait facilement les autres laids. "Taisez-vous, dit le Baron, vous ne savez pas ce que vous dites, dans ce temps-l il avait un teint de pche et, ajouta-t-il en mettant chaque syllabe sur une autre note, il tait joli comme les amours.

tu te tais ? 1 tu n'as rien dire ?

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
CHATWICK-WEST: Je ne comprends pas comment mon neveu, qui nourrit pour vous une niaise admiration mle de rancur, a pu imaginer que je vous recevrais chez moi de bon cur. Je parie que ce crtin vous a suggr de m'inciter le favoriser auprs de laFondation Thiers. Vous vous taisez ? Vous n'avez rien dire ? DIDIER: Non...

veux-tu te taire ? qu'est-ce que c'est que ces manires-l ?

1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 371, 1988]
Gamin [Fanfan et Fier--Bras se battent sur le toit] : Moi, je voudrais qu'il le tue, Fier--Bras Tranche-Montagne : Veux-tu te taire ! Qu'est-ce que c'est que ces manires-l !

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tais-toi ! 2 espce d'idiot, cria-t-il au comble de la colre

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 538
Ce sont les mdecins qui ont dit qu'il ne passerait pas la soire. L'un voulait revenir dans la nuit. Leur chef a dit que c'tait inutile. M. le marquis devrait tre mort ; il n'a survcu que grce des lavements d'huile camphre. Taisez-vous, espce d'idiot, cria le duc au comble de la colre. Qu'est-ce qui vous demande tout a ? Vous n'avez rien compris ce qu'on vous a dit. Ce n'est pas moi, c'est Jules. Allez-vous vous taire ? hurla le duc, et se tournant vers Swann. Quel bonheur qu'il soit vivant ! Il va reprendre des forces peu peu. Il est vivant aprs une crise pareille. C'est dj une excellente chose. On ne peut pas tout demander la fois. a ne doit pas tre dsagrable un petit lavement d'huile camphre, dit le duc, en se frottant les mains.

vas-tu te taire ? hurla-t-il

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 538
Ce sont les mdecins qui ont dit qu'il ne passerait pas la soire. L'un voulait revenir dans la nuit. Leur chef a dit que c'tait inutile. M. le marquis devrait tre mort ; il n'a survcu que grce des lavements d'huile camphre. Taisez-vous, espce d'idiot, cria le duc au comble de la colre. Qu'est-ce qui vous demande tout a ? Vous n'avez rien compris ce qu'on vous a dit. Ce n'est pas moi, c'est Jules. Allez-vous vous taire ? hurla le duc, et se tournant vers Swann. Quel bonheur qu'il soit vivant ! Il va reprendre des forces peu peu. Il est vivant aprs une crise pareille. C'est dj une excellente chose. On ne peut pas tout demander la fois. a ne doit pas tre dsagrable un petit lavement d'huile camphre, dit le duc, en sefrottant les mains.

veux-tu te taire, petit sot ! rpondit-il avec colre

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 514
Allons bon ! dit-il, voil que j'ai oubli le principal. En souvenir de Mme votre grand-mre, j'avais fait relier pour vous une dition curieuse de Mme de Svign. Voil qui va empcher cette entrevue d'tre la dernire. Il faut s'en consoler en se disant qu'on liquide rarement en un jour des affaires compliques. [] Mais je pourrais la faire chercher sans vous dranger, dis-je obligeamment. Voulez-vous vous taire, petit sot, rpondit-il avec colre, et ne pas avoir l'air grotesque de considrer comme peu de chose l'honneur d'tre probablement [] reu par moi.

avec glose de l'acte de parole, gauche :

elle faisait des rprimandes sa sur : veux-tu te taire !

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 233
[] Allons bon, voil qu'il rpand son lait, attendez qe je vous mette une serviette car vous ne sauriez pas vous y prendre, je n'ai jamais vu quelqu'un de si bte et de si maladroit que vous. On entendait alors le bruit plus rgulier de torrent de Marie Gineste qui, furieuse, faisait des rprimandes sa sur : Allons, Cleste, veux-tu te taire ? Es-tu pas folle de parler Monsieur comme cela ?



taquiner

monologue, ajout gauche :

je plaisantais je te taquinais.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 182
[L'alcool contribue-t-il rendre rhinocros ?] Dudard : Sait-on jamais ? Brenger : Rien n'est chang, a [l'alcool que je viens de boire] ne m'a pas fait de mal, c'est la preuve que a a du bon ou du moins que c'est inoffensif. Dudard : Je plaisantais, Brenger, voyons. Je vous taquinais. Vous voyez tout en noir, vous allez devenir neurasthnique, attention.



tard

monologue, ajout gauche :

tu n'avais qu' le dire avant c'est trop tard.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
La. a t'amuse beaucoup d'aller chez ces gens ? Fabien. Ecoute, bon, si tu ne voulais pas venir, tu n'avais qu' le dire avant. Maintenant, c'est trop tard. J'ai horreur de dcommander, de toutes faons.

je te quitte il se fait tard.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Vorzet Maintenant je vous quitte, il se fait tard.

monologue, ajout droite :

c'est trop tard. tant pis

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 14
Marguerite : Vous pouvez vous retirer ; n'allez pas trop loin, on vous appellera. Juliette : Alors, vraiment, je ne balaye plus le living-room ? Marguerite : C'est trop tard. Tant pis. Retirez-vous.

il est tard. il va falloir rentrer

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
[A une soire] Alexandre Il est tard, il va falloir rentrer. La Dj ? Alexandre Oui. Le temps passe une vitesse !

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle m'a rpondu d'un air de se ficher du monde : mieux vaut tard que jamais.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 133
[Albertine arrive trs en retard.] Justement j'y disais, Monsieur devait avoir crainte que Mademoiselle ne vienne plus, parce que ce n'est pas une heure pour venir, c'est bientt le matin. Mais elle devait tre dans des endroits qu'elle s'amusait biencar elle ne m'a pas seulement dit qu'elle tait contrarie d'avoir fait attendre Monsieur, elle m'a rpondu d'un air de se ficher du monde : "Mieux vaut tard que jamais !" Et Franoise ajouta ces mots qui me percrent le cur : En parlant comme a elle s'est vendue. Elle aurait peut-tre bien voulu se cacher, mais



ta ta ta

monologue, ajout droite :

ta ta ta ! q'est-ce que tu en sais ?

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 219
"Vous voulez dire qu'elle est du dernier bien avec lui, qu'elle lui a fait voir l'heure du berger", dit le docteur, exprimentant avec prudence le sens de ces expressions. Mais non, il n'y a absolument rien, et entre nous, je trouve qu'elle a bien tort et qu'elle se conduit comme une fameuse cruche, qu'elle est du reste. "Ta, ta, ta, dit M. Verdurin, qu'est-ce que tu en sais qu'il n'y a rien, nous n'avons pas t y voir, n'est-ce pas."



tempte

avec indication de notorit de l'expression, gauche :

ces modes de langage qui apparaissaient se maintenaient puis disparaissaient : qui sme le vent rcolte la tempte.

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 86
D'abord avez-vous remarqu ce pullulement d'expressions nouvelles qui, quand elles ont fini par s'user force d'tre employes tous les jours [] sont immdiatement remplaces par d'autres lieux communs ? Autrefois je me rappelle que vous vous amusiez noter ces modes de langage qui apparaissaient, se maintenaient, puis disparaissaient : "celui qui sme le vent rcolte la tempte" ; "les chiens aboient, la caravane passe" ; []



temps

dialogue, ajout gauche :

tu as peut-tre faire ? j'ai tout mon temps

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 352
[Swann dans une maison de rendez-vous] Comme nous avons une belle conversation, pour un endroit de ce genre ! Je ne t'ennuie pas ? Tu as peut-tre faire ? Non, j'ai tout mon temps. Si vous m'auriez ennuye je vous l'aurez dit.

monologue, ajout gauche :

rflchis il est encore temps.

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
BRIGITTE [ Lolita] : Quand je pense qu'aprs demain tu seras marie ! GENEVIEVE : Rflchis. Il est encore temps...

a ne fait rien du tout voyons j'ai le temps. 1

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 338
Elle, si presse tout l'heure, maintenant, et parce qu'elle trouvait sans doute que les baisers impliquent l'amour et que l'amour l'emporte sur tout autre devoir, disait, quand je lui rappelais son dner . Mais a ne fait rien du tout, voyons, j'ai tout mon temps.

je ne suis pas press j'ai tout mon temps

1967 La marie tait en noir, film de Franois Truffaut
C'est lui que je veux voir et lui seul. Je ne suis pas presse, j'ai tout mon temps.

allez plus vite que a je n'ai gure de temps perdre.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : D'abord, qu'est-ce que vous fichez l ? Montrez-moi vos papiers ! BRENGER : Mais oui, comme vous voulez, Monsieur l'Agent C'est votre droit ! LE DEUXIEME AGENT : Allez, plus vite que a. Je n'ai gure de temps perdre !

je n'aime pas attendre je n'ai pas de temps perdre.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 15
Brenger : Excusez-moi. Vous m'attendez depuis longtemps ? Jean : Non. J'arrive, vous voyez bien. Brenger : Alors, je me sens moins coupable, puisque vous-mme Jean : Moi, c'est pas pareil, je n'aime pas attendre, je n'ai pas de temps perdre.

allons, dpchons, nous n'avons pas de temps perdre.

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 24
H. 1 : Tu nous forais nous tenir devant a [= le paysage], en arrt, que nous le voulions ou non... Alors je n'ai pas pu rsister. J'ai dit: Allons, dpchons, nous n'avons pas de temps perdre... Tu pourras trouver en bas, chez la papetire, de jolies cartes postales...

petit malheureux tu as bien le temps de penser a.

1965 Viva Maria, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 57, 1966]
[Juanito, surpris boire de lalcool, reoit une gifle de sa mre] Mme Diogne : Petit voyou! Juanito, protestant : Mais, maman..., j'ai dix-sept ans et demi ! Mme Diogne, confisquant la bouteille. Petit malheureux..., tu as bien le temps de penser a !

t'es press tu n'as pas le temps ?

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Je te ramne ? Raphal : T'es press, t'as pas le temps ? Jean-Paul : Si... Raphal : J'aurais bien t sur le chantier.

monologue, ajout droite :

il est encore temps. tu n'as pas chang d'avis ?

1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
[Le pre sa fille qui veut emmener un sac main sale au restaurant] Tu sais, Sylvie, il est encore temps hein ! Tu n'as pas chang d'avis ?

j'ai tout mon temps je ne suis pas press

1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Vous lui dites que je suis l. LA SECRETAIRE : Et vous tes... ? SABINE : Sabine. LA SECRETAIRE : Ah, je regrette, il ne veut tre drang sous aucun prtexte. SABINE : Eh bien, j'attendrai qu'il sorte. LA SECRETAIRE : Mais... Il en a pour un bon moment. SABINE : Eh bien moi, j'ai tout mon temps, je ne suis pas presse.

je n'ai pas le temps. c'est trop tard

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
[Henri fait ses valises] Pauline. Attends au moins qu' [=Marion] elle rentre. Elle arrive midi. Henri. Non, j'ai pas le temps, c'est trop tard. Et puis, franchement, j'aime pas les adieux. Pauline. : Dis plutt que tu ne veux pas t'expliqueravec elle !

je n'ai pas le temps. faut que je m'habille

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
Voix d'homme (au tlphone) All, Marylne ? Marylne. All. (Un temps.) Tu viens maintenant ? L'homme. Oui. Marylne. Mais je ne suis pas prte du tout. O tu m'emmnes ? L'homme. Surprise ! Marylne. Tu veux que je devine ? L'homme. Oui. Marylne. Ecoute, j'ai pas le temps ! Faut que je m'habille.

je n'ai pas le temps. il faut que je parte

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 18
F. : Moi non plus, je ne peux pas suivre... du reste je n'ai pas le temps, il faut que je parte

je n'ai pas le temps. il faut que j'y aille

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche. Tu viens dner avec moi ? La. Ah non, je n'ai pas le temps, maintenant, il faut que j'y aille.

nous avions tout le temps et rien ne pressait plus

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 116
Je disais Albertine que j'aurais des questions lui poser relativement l'tablissement de douches de Balbec et une certaine blanchisseuse de Touraine, mais je remettais cela plus tard puisque nous avions tout le temps et que rien ne pressait plus. Elle me promettait qu'elle ne faisait rien de mal et qu'elle avait seulement la veille embrass sur les lvres Mlle Vinteuil.

tu as tout le temps de penser a. ce n'est pas de ton ge

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
CATHERINE. Il a un frre [ton fianc] ? SUZON. Non. CATHERINE. Dommage ! SUZON. Arrte, t'as tout le temps de penser a. C'est pas de ton ge...



tenir

dialogue, ajout droite :

tu y tiens beaucoup ? 1 plus qu' tout

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
IRNE. Je puis donc vous dire, en toute sincrit, qu'il est ncessaire que je vous pouse. C'est mme intressant, parce que, d'tre votre mari, ce ne sera peut-tre pas le Paradis, et je n'ai aucune envie de vous embrasser. Mais de ne pas tre votre mari, c'est un gros inconvnient. Donc, nous faisons un mariage de raison. FRANOISE. De raison ? Oh, non, a fait triste. Moi, si je me marie un jour, a sera un mariage d'amour. IRENE. Vous y tenez beaucoup ? FRANOISE. Plus qu' tout.

monologue, ajout gauche :

je te croyais moins emprunt faut-il que je te mne par la main ?

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 128
H bien, voyons, tu as peur parce qu'il y a un couloir, bougre de truffe, je te croyais moins emprunte. Faut-il que je te mne par la main ?

merci je n'y tiens pas. 1

1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 157, 1975]
ERNA WOLFGANG : Vous tes quoi, ici ? ALEXANDRE : Tout. Tout est moi. C'est mon Empire [=le thtre]. Je peux vous offrir Paris. ERNA WOLFGANG : Merci. Je n'y tiens pas.

non merci je n'y tiens pas. 1

1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 92, 20 ]
[Moyens emmne Ridder dans un Centre de Recherches pour une exprience] Moyens Vous ne voulez pas passer chez vous d'abord ? Ridder Non merci, je n'y tiens pas.

oh je t'en prie dis oui j'y tiens absolument. 2

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Galle : a te ferait plaisir de venir avec nous au restaurant samedi soir ? Jeanne : Samedi soir, je ne sais pas si je serai libre. Galle : Oh, je t'en prie, dis oui : on y tient absolument.

monologue, ajout droite :

puisque tu y tiens je ne peux pas te refuser a

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Rene : Je voudrais je voudrais revoir la chambre [de la tentative de suicide]. Louise : Le 16 ? Rene : Oui, le 16. Louise : Comme plrinage, y a mieux [] Enfin, puisque vous y tenez, je peux pas vous refuser a. Mais vous avez tort.

tiens bon ! on arrive

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
AURLIE (en proie une crise de coliques nphrtiques) : Il faut de l'eau ! DIDIER: De l'eau ! de l'eau ! elle souffre ! Tenez bon, tenez bon, on arrive.



tenter

monologue, ajout droite :

ce n'est pas que a ne me tente pas. mais je n'ai pas les moyens

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
MARTINE. Quand j'aurai du trois [= taille de bas], je vous les apporterai. MARION. Et vous, Nadine, vous n'en prenez pas ? NADINE. Oh, c'est pas que a me tente pas, mais j'ai pas les moyens. MARION. Mais vous plaisantez, ou quoi ? NADINE. Oh, non. Je mets de la teinture. MARTINE. Oui, moi aussi c'est de la teinture.



terminer

monologue, ajout gauche :

affaire classe termin.

1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Bernard : Cette fille et moi, on n'a jamais t faits pour tre ensemble, tu comprends ? On avait le don d'tre nfastes l'un l'autre Arlette (moqueuse) : Nfastes, rien que a ! Bernard (piqu) : Oui, nfastes, nfastes ! Je pensai que a ne valait pas la peine d'en parler D'ailleurs, on n'en parlera plus : affaire classe. Termin.

c'est fini termin.

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 75
LUI, ton ferme : C'est fini. Termin. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Quest-ce que tu as ? LUI : J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.

monologue, ajout droite :

allez, termin ! on n'en parle plus

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Je sais pas de quoi tu parles... Disons que j'ai oubli... D'accord ? Je t'ai un peu fait chier ; maintenant, on n'en parle plus... Allez, termin !

termin. pouce

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 75
LUI, ton ferme : C'est fini. Termin. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Quest-ce que tu as ? LUI : J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.



terre

dialogue, ajout droite :

j'aurais voulu rentrer sous terre. moi aussi, je ne savais pas o me mettre

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 125
YVONNE : J'aurais voulu rentrer sous terre. LUCIE : Moi aussi. Je ne savais pas o me mettre. SIMONE : Oh ! On mourait. JACQUES : Je n'en croyais pas mes oreilles. Styvers. J'ai cru que je rvais. Prononcer ce nom. Devant Madeleine.



tte

monologue, ajout gauche :

j'aurais d te le dire mais a m'est compltement sorti de la tte.

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ton pre est pass. Natacha : Pour chercher ses costumes ? J'aurais d te le dire, mais a m'est compltement sorti de la tte.

dis-donc toi a va pas la tte ? !

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Gardien de square: Dites-donc vous ! a va pas, la tte ? Qu'est-ce que c'est que ces cochonneries que vous me faites l ? Alors on vide les poubelles par terre, maintenant ?

qu'est-ce qui se passe ? a va pas la tte ? !

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LE PRE : Alors la caille., t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dj pas mal. LA MRE : Dgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PRE : Qu'est-ce qui se passe ? a va pas la tte ?

tu ne veux pas changer d'avis ? c'est un coup de tte insens.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE, Dany : Vous ne voulez pas changer d'avis, n'est-ce-pas ? C'est un coup de tte insens ! DANY, 1'Architecte : Non, Monsieur.

qu'est-ce que nous avons ? nous perdons la tte.

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 44
H 2 : 0ui, le voir agir et ne pas bouger. La tolrance. On est pris l-dedans... pieds et poings lis... Quel mot, hein ? Une vraie camisole de force... (Silence accabl.) H mais, dites-moi.. . mais qu'est-ce que nous avons ? Mais nous perdons la tte. Mais je ne me laisserai pas ligoter comme a.

tu es fou qu'est-ce que tu as t te mettre dans la tte ?

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Et Laura ? J'oubliais Laura Dr Germain Oublie-la ! Laura et le Corbeau ne font qu'un. Denise Tu es fou ! Qu'est-ce que tu as t te mettre dans la tte ?

qu'est-ce que tu racontes ? tu as perdu la tte ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Mais tu sais bien, elle t'a accuse d'avoir assassin papa. AUGUSTINE. Mais pourquoi a te fait rire, ta fille ose te dire des horreurs et MAMY. Mais ce ne sont pas des horreurs, ma chrie, c'est la vrit. AUGUSTINE. Qu'est-ce que turacontes ? Tu as perdu la tte ! Pourquoi est-ce que tu aurais tu papa ?

qu'est-ce qui t'arrive ? tu as perdu la tte ?

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
MAMY. Ah! Mais quelle bande de voleurs! Au voleur! Elle hurle. l'assassin ! Au voleur ! GABY. Mais enfin maman, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as perdu la tte ! MAMY. Pas la tte, non ! SUZON. Mamy vient de m'apprendre qu'on lui a vol ses titres, il y a deux jours...

n'essaie pas de comprendre tu as une trop petite tte.

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : N'essaie pas de comprendre, tu as une trop petite tte.

tu n'es pas bien ! tu es tomb sur la tte !

1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 355, 1986]
Manuella : Ecoute, il y a un type qui aimerait bien partir avec toi. Delphine : C'est qui ? Manuella : Eh bien, il te propose des vacances dans une grande maison... Delphine : C'est qui ? Manuella : Raoul. Delphine : Raoul ! Tu n'es pas bien! Tu es tombe sur la tte ! Raoul !

qu'est-ce qui te prend ? qu'est-ce que tu as ? tu perds la tte !

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 40
H. 2 : a vous agace ? Hein ? Eh bien, je vais vous agacer. Vous serez force de l'couter. Je le ferai entrer que vous le vouliez ou non. (Crie des mots qu'on distingue mal. Elle se bouche les oreilles. Il lui carte les mains.) a entrera... Mme ici, dans cette... cette (il lui frappe le front) il n'est pas possible que a ne puisse pas entrer, dmolir ce qui est l, cette imbcillit. F : Mais dites donc... qu'est-ce qui vous prend ? mais qu'est-ce que vous avez ? Vous perdez la tte.

monologue, ajout droite :

ne fais pas cette tte ! c'est pas grave

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LA MRE : a m'embte... Tu sais, je garde souvent les petits quand ta sur travaille le soir... Alors, comme tu viens pas souvent, on a remis les lits superposs. FRANK : Fais pas cette tte ! C'est pas grave.

tu en fais une tte ! qu'est-ce que tu as ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : T'en fais une tte ! Qu'est-ce que tu as ? Djamel : Ben je trouve que la vie, et ben, elle est mal faite...

tu en fais une tte ! qu'est-ce qui ne va pas ?

1998 L'ennui, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : T'en fais une tte ! Qu'est-ce qui ne va pas, tu ne te sens pas bien ? Martin : Je sais pas, je me sens oppress.



tirer

dialogue, ajout droite :

tu t'en est tir bon compte. oui, je l'ai chapp belle

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : J'ai dj connu une fille qui a tu un type. Mais elle s'est suicide aprs. Elle a fait un trs joli coup. Ils sont alls l'htel. Ils ont fait l'amour. Elle a attendu qu'il s'endorme. Et elle lui a tir une balle dans le cur. Aprs, elle s'en est tire une dans la bouche. [] Rtrospectivement j'ai eu peur, parce que quelque temps avant, elle tait avec moi. L'ami : Tu t'en es tir bon compte. ALEXANDRE : Oui je l'ai chapp belle.

monologue, ajout droite :

ne t'en tire pas comme a ! rponds-moi

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Mais est-ce que cela veut dire que tu ne reviendras jamais ? Dans trois mois, dans... je ne sais pas. Tu ne me dis pas que tu ne reviendras pas. Tu dis que tu ne sais pas. Tant que tu ne sauras pas, j'attendrai. Dis quelque chose. GILBERTE: J'ai envie de te dire de ne pas y compter. ALEXANDRE : Ne t'en tire pas comme a. Rponds-moi.



toi

monologue, ajout gauche :

quel langage ! ce n'est pas de toi !

1973 Rude journe pour la Reine, film de Ren Allio [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 144, 1974]
RODOLPHE-JULIEN : En tout cas, j'ai compris une chose [en prison]. Si on veut pas d'emmerde, il faut pas dconner. Se tenir peinard dans son coin... IMPERATRICE-JEANNE : Rodolphe ! quel langage ! Ce n'est pas de toi ! a ne te va pas ! C'est comme... C'est comme... un ver dans un beau fruit.

ne m'abandonne pas je n'ai plus que toi.

1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 190, 1977]
VOLTORE [offrant une coupe Volpone, mourant]. Ah ! si je pouvais vous faire cadeau de ma sant. VOLPONE (se lamentant). Oh ! a vaudrait mieux... quoi me sert tout mon argent... [] Ah ! ne m'abandonnez pas, je n'ai plus que vous !

monologue, ajout droite :

ce n'est pas toi, a. rveille-moi

1983 Garon !, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Je me suis tromp, hein. GLORIA : Comment a, tu t'es tromp ? ALEX : De Gloria. Ah, c'est pas toi, a, rveille-moi. C'est pas ma Gloria, c'est pas la Gloria que j'ai connue. Ah, non.

je n'ai que toi au monde. je ne te quitterai jamais

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 156
Alors je crus me rappeler qu'un peu aprs sa mort, ma grand-mre m'avait dit en sanglotant [] Tu me permettras bien de te voir quelquefois tout de mme, ne me laisse pas trop d'annes sans me visiter. Songe que tu as t mon petit-fils et que les grands-mres n'oublient pas. En revoyant le visage si soumis, si malheureux, si doux qu'elle avait, je voulais courir immdiatement et lui dire ce que j'aurais d lui rpondre alors : Mais, grand-mre, tu me verras autant que tu voudras, je n'ai que toi au monde, je ne te quitterai plus jamais.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, gauche :

mentalit d'ingnieur press de la sorte de ceux qui quand on les salue croient comme il faut de dire : merci et vous ?

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 116
En partant d'eux, je ne serais jamais arriv ce nez en colimaon; mais en partant de ce nez qui n'avait pas l'air de s'en inquiter, faisait cavalier seul et "fantaisie", j'allais dans une toute autre direction que l'uvre de Bergotte, j'aboutirais, semblait-il quelque mentalit d'ingnieur press, de la sorte de ceux qui quand on les salue croient comme il faut de dire: "Merci et vous" avant qu'on leur ait demand de leurs nouvelles et si on leur dclare qu'on a t enchant de faire leur connaissance, rpondent par une abrviation qu'ils se figurent bien porte, intelligente et moderne en ce qu'elle vite de perdre en de vaines formules un temps prcieux : galement.



tomber

monologue, ajout gauche :

a va a tombe bien.

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
[Gaspard a rendez-vous sparment avec deux filles. Sur quoi Thierry l'appelle pour lui proposer une affaire urgente.] Voix de Thierry : Seulement dans ce cas tu comprends faut... faut faire vite. Il faut absolument que tu sois l demain matin La Rochelle. Gaspard : Demain matin ? Ah mais heu ! Non, finalement a va. a tombe mme trs bien... Ben, je pars tout de suite.

monologue, ajout droite :

a tombe mal. j'ai faire

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
GILBERT : Papa ! On t'emmne. Josyane t'a prpar un petit dner comme tu les aimes. FRANOIS : Oh, a tombe mal. Ce soir, j'ai faire.

je tombe pic. laisse-moi faire

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
Mme D. (elle est ruine ; sa fille vient de lui dclarer je suis une grue. son amie Hlne.) Ah ! quelle horreur, quelle horreur. C'est fini. Tout est fini. HELENE. Qu'est-ce que vous dites ? Rien n'est fini: je suis l. Mme D. Personne ne peutplus rien pour nous. HELENE. Je tombe pic. Laissez-moi faire. Mme D. Ma pauvre chrie, il n'y a plus rien faire.

tu tombes bien. 1 j'ai te parler

1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 374, 1988]
Pessoz. Je ne suis pas d'accord avec toi. [] (lls regardent Julien qui arrive.) Franois. Pur sophisme... [] (A Julien.) Tiens, tu tombes bien toi ! J'ai te parler.



tt

monologue, ajout gauche :

ah c'est a ? il fallait le dire !

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 167
BRENGER : Ce ne sont pas les documents [cherchs]. Ce ne sont que des jeux de l'oie ! DOUARD, Brenger : C'est un jeu amusant. (Au Vieillard.) Vous ne trouvez pas ? LE VIEILLARD : Je n'y ai plus jou depuis longtemps. BRENGER, douard: De quoi vous proccupez-vous ! Il s'agit de la servietteDe la serviette avec les documents. (Au Vieillard.) Les preuves, pour arrter le malfaiteur. LE VIEILLARD : Ah, c'est cela, il fallait le dire plus tt.

tout s'explique il fallait le dire !

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
VALRIE : Je me demande ce qui m'a plu en lui. MARTINE : Son physique... L'amour, tu sais !... VALRIE : Eh hien non, justement. Physiquement, il ne me dit rien. MARTINE : Ah ! bon... Tout s'explique ! Fallait le dire plus tt

monologue, ajout droite :

tu pouvais le dire plus tt ! au lieu de faire la gueule

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
[Les deux filles avec qui Chris a couch sont parties.] CHRIS (agressif) : T'es content ? LEON : Et toi, t'es content de ce qui est arriv ? [] Tu trouves pas que tu exagres ? CHRIS : Tu pouvais le dire plus tt ! Au lieu de faire la gueule pendant un quart d'heure, t'craser dans ton coin, comme une merde !



toucher

monologue, ajout gauche :

merci a me touche beaucoup. 2

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Oh tu as achet des fleurs. C'est gentil [] Merci d'en avoir mis aussi dans ma chambre, a me touche beaucoup.

c'est trs gentil je suis touch.

1986 Mlo, film de Alain Resnais [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Romaine, je vous fait une promesse solennelle. Vous avez droit une sance... une vraie sance de musique chez moi, l'aprs-midi, le jour qu'il vous plaira. A la seule condition de me prvenir la veille ! Romaine : C'est trs gentil, et j'en suis touche.

monologue, ajout droite :

je suis trs touch. je te remercie

1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Prosper : Oh quelle surprise ! Vous me remettez ? (Il salue Rene, le doigt la casquette) Prosper Trimault. Rene (ne comprenant pas) : Enchante. Prosper : (...) Mon sang circule dans vos veines. Rene : Je suis trs touche, je vous remercie.



toujours

avec glose d'une mimique, gauhe :

aussi sourit-elle d'un air bienveillant et bloui et comme si elle disait : toujours le mme ! 1

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 21
Franoise, avec la fatigue de ses yeux de femme dj ge et qui d'ailleurs voyaient tout de Combray, dans un vague lointain, distingua non la plaisanterie qui tait dans ces mots, mais qu'il devait y en avoir une, car ils n'taient pas en rapport avec la suite du propos, et avaient t lancs avec force par quelqu'un qu'elle savait farceur. Aussi sourit-elle d'un air bienveillant et bloui et comme si elle disait : Toujours le mme, ce Victor !

avec glose d'un geste, gauche :

haussant gaiement les paules d'un air de dire : il est bien toujours le mme. 1

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 57
a doit chauffer, notre vieux Joffre est en train de leur tirer des plans sur la comte. Franoise ne comprenait pas trop de quelle comte il s'agissait, mais n'en sentait que davantage que cette phrase faisait partie des aimables et originales extravagances auxquelles une personne bien leve doit rpondre avec bonne humeur, par urbanit, et haussant gaiement les paules d'un air de dire : Il est bien toujours le mme , elle temprait ses larmes d'un sourire.



tour

monologue, ajout gauche :

par ordre d'arrive chacun son tour. 1

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 70
LE VIEUX : Du calme, messieurs, mesdames, on va s'occuper de vous Chacun son tour, par ordre d'arrive

monologue, ajout droite :

chacun son tour. 1 ne sois pas si press

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 207
La grossiret de M. Verdurin [contre Saniette] eut pour effet que les hommes du vestiaire firent passer d'autres personnes avant Saniette et quand il voulut tendre ses affaires lui rpondirent : Chacun son tour, monsieur, ne soyez pas si press



tourne

monologue, ajout gauche :

laisse laisse c'est ma tourne.

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 71
Au bistrot, Brenger fait mine de vouloir payer. L'ARCHITECTE, posant la main sur le bras de Brenger pour I'en empcher : Laissez, laissez, c'est ma tourne !



tout

monologue, ajout droite :

et tout a pourquoi ? pour rien, comme a, pour s'amuser.

1944 Le ciel est vous, film de Jean Grmillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : On tait heureux. Et puis, de nous-mmes, on... on s'est prcipits dans tous ces ennuis, l... Et pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir [] Et tout a pourquoi ? Pour rien, comme a, pour s'amuser.

avec glose du contenu de l'expression, droite :

On peut s'attendre tout. la profondeur de cette maxime pessimiste

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 42
[] elle avait depuis peu entendu dire par une femme sculpteur : On peut s'attendre tout de la part des hommes, ils sont si mufles, et frappe par la profondeur de cete maxime pessimiste, elle se l'tait appropriee []



tout de suite

monologue, ajout gauche :

oui tout de suite. 1

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 87
[Coup de sonnette.] La bonne : Oui. Tout de suite. [Deuxime coup de sonnette. ] Patience. J'arrive.



tout le monde

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

elle rpondit parfois d'un ton irrit parfois indulgent : ah ! tu ne seras donc jamais comme tout le monde ! 2

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 303
Maintenant, toutes les paroles de Swann elle rpondit parfois d'un ton irrit, parfois indulgent : Ah ! tu ne seras donc jamais comme tout le monde !



tragique

monologue, ajout gauche :

il ne faut pas prendre la chose comme a ce n'est pas tragique.

1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
(Irne s'est fait ridiculiser par une bande de farceurs. Il se cache pour pleurer. Les farceurs le dcouvrent.) ASTRUC. (hsitant). Oh ! dites donc, mon vieux, hum Il ne vous a pas frapp ? Hum Il ne faut pas prendre la chose comme a ! Dites donc, ce n'est pas tragique !



tranquille

dialogue, ajout gauche :

il ne faut pas [faire a] tu peux tre tranquille.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 227
Mais il ne faut pas les laisser m'emmener l'hpital, Momo. A aucun prix, il ne faut pas. Vous pouvez tre tranquille, Madame Rosa.

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu veux ? 3 laisse-moi tranquille !

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
[Ils sont fchs.] Alexandre entre et marche de long en large. MARIE : Qu'est-ce que vous voulez ? Laissez-moi tranquille. Partez.

tu m'embtes laisse-moi tranquille !

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
MRE : Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es l... (s'nervant). Tu vas me rpondre ? (elle essaie d'ouvrir). Eric, a suffit maintenant... ouvre ! ERIC : Fichez-moi la paix ! MRE : Je m'en irai pas avant que tu aies ouvert. ERIC : Vous m'embtez !... Laissez-moi tranquille !

va-t-en laisse-moi tranquille !

1977 La communion solennelle, film de Ren Fret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 186, 1977]
JOSETTE : Jacques, buvez cette coupe... Buvez ma sant. Je veux qu'tout le monde soit heureux ! Il faut que nous soyons comme des amis, comme un frre et une sur... J'suis tellement heureuse ! JACQUES : Va-t'en, laisse-moi tranquille.

tu auras de mes nouvelles sois tranquille. 2

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 165
Personne d'autre [que moi] ne pourra te le [un collier] donner, car je l'ai retenu chez Boucheron et j'ai sa parole qu'il ne le vendra qu' moi. C'est bien cela, tu as voulu me faire chanter, tu as pris toutes tes prcautions d'avance [] Mais tout n'es pas fini, sois-en sr. Une parole donne dans ces conditions n'a aucune valeur. Tu as agi par tratrise avec moi. Boucheron le saura et on lui en donnera le double, de son collier. Tu auras bientt de mes nouvelles, sois tranquille.

absolument pas tu peux tre tranquille.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 133
Mais c'est le cancer, n'est-ce pas ? Absolument pas. Tu peux tre tranquille.

je te le jure tu peux tre tranquille de ce ct.

1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 137
Tu es un beau petit garon, Momo, et c'est dangereux. Il faut te mfier. Pomets-moi que tu vas pas te dfendre avec ton cul. Je vous promets. Jure-le-moi. Je vous jure, Madame Rosa. Vous pouvez tre tranquille de ce ct.

monologue, ajout droite :

laisse-moi tranquille ! je t'en prie, va-t-en

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Edouard : Thrsa... Ecoute, Thrsa, je suis venu te chercher, je veux que tu descendes ce cocktail. Thrsa : Laisse-moi tranquille, je t'en prie, va-t-en.

laisse-moi tranquille ! ne dis pas de btises

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Si vous ne voulez pas me donner Louise, donnez-moi sa sur... Qu'est-ce que a peut faire ? Mme LESUEUR : Laissez-nous tranquilles. Ne dites pas de btises.

tu peux tre tranquille. j'ai l'habitude

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Chlo : Et bon euh... pour le chat alors y a pas de problme ? Mme Rene : Pour votre chat y a pas de problme. J'ai l'habitude d'en garder. Vous pouvez tre tranquille.



travers

monologue, ajout droite :

chacun a ses petits travers. que veux-tu ?

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Oui, je prfre les filles. Les garons sont ingrats, oublieux de leurs devoirs, prompts dsobir. (Ce disant, il regarde la place vide de Gilles. Avec bont.) Je ne suis pas mchant, bien sr, mais.. (Brusquement mchant et glacial.) j'ai horreur, oui, j'ai horreur qu'on me dsobisse ! (Redevenanf bonhomme.) Chacun a ses petits travers, que voulez-vous ?



tromper (se)

monologue, ajout gauche :

tu crois ? eh bien, tu te trompes.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain (tonn) : Mais vous n'aviez pas besoin de prtexte [=pour me parler]. Laura : Vous croyez ? Eh bien, vous vous trompez. C'tait peut-tre vrai hier, a ne l'est plus aujourd'hui. Et par votre faute ! Dr Germain : Je ne comprends pas.

impossible tu dois te tromper.

1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 174, 1976]
LEOPARDO [Il annonce] : Le lieutenant-colonel russe, le Comte... PERE (stupfait) : Le Comte ! LEOPARDO : Oui, le Comte. PERE : Impossible ! Tu dois te tromper. LEOPARDO : J'ai bien vu et bien entendu. Il est dans l'antichambre.

tu en est bien sr ? tu ne te trompes pas ?

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 161
Frre Tarabas : Ne restez pas genoux pour manger. A qui croyez-vous, monsieur Tripp ? Tripp : Je crois en Dieu. Laissez-moi ma soupe. [] Troisime frre : Vous en tes bien sr ? Vous ne vous trompez pas ? Tripp : Je crois ma soupe.

tu n'y penses pas tu te trompes compltement.

1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Elles sont trs pauvres ? HELENE. Elles ont pass sans transition de l'opulence la gne, ou presque. Et elles y trouvent le bonheur. Elles m'tonnent. JEAN. Je les admire. Croyez-vous que je puisse essayer de les voir, de les distraire ? HELENE. Vous n'y pensez pas. Vous vous trompez compltement sur le genre de cette petite, mais compltement. Vous n'y tes pas du tout ! C'est le type de la jeune personne inaccessible. On ne l'approche pas. On ne la tente pas. On n'arrive rien.

monologue, ajout droite :

je me suis tromp. 2 pardon

1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 459, 1997]
[Vincent dit avoir trouv un appartement.] Nelly : coute, Vincent je ne sais pas Je trouve qu'on est bien comme a. Vincent : Mais tu ne veux pas qu'on vive ensemble ? Nelly : Non. Vincent : Bon, je me suis tromp, pardon.

tu ne te trompes pas ? tu es bien sr que [p] ?

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 333
Ce nom, murmur d'un air modeste, trompa M. de Cambremer qui crut qu'il s'agissait d'un autre. Cottard ? vous ne parlez pas du professeur Cottard ? [] Ah ! si, justement, il est professeur, dit M. Verdurin. Quoi ! le professeur Cottard ! Vous ne vous trompez pas ! Vous tes bien sr que c'est le mme ! celui qui habite rue du Bac ! Oui, il demeure rue du Bac, 43. Vous le connaissez ? Mais tout le monde connat le professeur Cottard. C'est une sommit ! []



trop

monologue, ajout gauche :

inutile tu as trop faire.

1957 Ascenseur pour l'chafaud, film de Louis Malle
Je vous accompagne jusqu' votre voiture. Non non, inutile, vous avez trop faire. Au revoir, Monsieur, demain.

je ne peux pas tu m'en demandes trop.

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 158
F. 4 : Un seul truc : ne pas faire attention. H. 1: Ne pas faire attention ? Vous tes bonne F. 4 : Oui, je sais (plus bas), c'est l-dessus qu'il compteque vous ny arriverez pas. Il le sait parfaitement c'est par l qu'il vous tient. Et il s'amuse. Tandis que vous [] Voil ce qu'il faut, tenez: Vous savez que j'ai rencontr Bonval. Il m'a demand si je vous voyais il m'a charg de ses amitis pour vous Je l'ai trouv trs chang, il a beaucoup vieilli. Sa femme, par contre, elle est toujours si belle (Tout bas.) Allons, allez-y H. 1, voix tremblante: Oui, elle est trs belle Mais si vous l'aviez connue Non (pleurnichant), je ne peux pas Vous m'en demandez trop, c'est impossible. Vous voulez que je coure et je ne peux pas metraner, a pse cent tonnes Je suis cras, j'touffe

monologue, ajout droite :

tu m'en demandes trop. c'est impossible

1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 158
F. 4 : Un seul truc : ne pas faire attention. H. 1: Ne pas faire attention ? Vous tes bonne F. 4 : Oui, je sais (plus bas), c'est l-dessus qu'il compteque vous ny arriverez pas. Il le sait parfaitement c'est par l qu'il vous tient. Et il s'amuse. Tandis que vous [] Voil ce qu'il faut, tenez: Vous savez que j'ai rencontr Bonval. Il m'a demand si je vous voyais il m'a charg de ses amitis pour vous Je l'ai trouv trs chang, il a beaucoup vieilli. Sa femme, par contre, elle est toujours si belle (Tout bas.) Allons, allez-y H. 1, voix tremblante: Oui, elle est trs belle Mais si vous l'aviez connue Non (pleurnichant), je ne peux pas Vous m'en demandez trop, c'est impossible. Vous voulez que je coure et je ne peux pas metraner, a pse cent tonnes Je suis cras, j'touffe



trouver

monologue, ajout gauche :

qu'est-ce que tu veux, a s'est trouv comme a.

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 169
Tout de mme [tre amoureuse d'] un flicard. Moi, a me dbecterais. Je te comprends. Mais qu'est-ce que tu veux, a s'est trouv comme a.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu trouves ? 2 rpondait-elle ravie

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 99
Comme ils ont l'air bien levs, comme ils ont de jolies manires, tait en train de dire M. de Charlus. Vous trouvez ? rpondait Mme de Surgis, ravie.



tuer

monologue, ajout droite :

je me tuerais plutt. tu ne me connais pas

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
(Franois ne veut pas tre mari la riche Gilberte.) Jrme. Silence ! [] Allez ! Gilberte Brunot est un parti admirable. Elle sera ta femme. Franois. a, je me tuerais plutt Tu ne me connais pas !



tutoyer

monologue, ajout droite :

je ne vous permets pas de me tutoyer. on n'a pas lev les cochons ensemble

1995 Oral, vendeuse vendeur
Je ne vous permets pas de me tutoyer. On n'a pas lev les cochons ensemble.



urgence

monologue, ajout gauche :

je n'ai pas eu le choix il y avait urgence.

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
JULIETTE : On va voir un film, on va pas au bal... Et puis quel film d'ailleurs... C'est le film serbe, c'est a ? DIDIER: Bosniaque. JULIETTE : Je croyais que c'tait une merde. Pure propagande fasciste, c'est ce film-l ? DIDIER: Justement, jeveux vrifier. JULIETTE : Tu veux vrifier, vrifier quoi ? Que tu as eu raison ? De toute faon tu as eu tort. On n'crit pas sans avoir vu. DIDIER: J'ai pas eu le choix. Il y avait urgence.



urger

monologue, ajout gauche :

a presse a urge.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 134
Le monde entier se hte, le monde entier est en libert provisoire entre midi et deux heures, le temps d'avaler un remontant, de faire semblant de manger, le regard riv la montre, a presse, a urge, on va bouffer la vie qu'on gagne si mal.



usage

monologue, ajout gauche :

on peut toujours essayer on verra l'usage.

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Non, mais on est contents quand mme que tu sois l. Enfin, moi je suis content ! Faut demander. Lon, qu'est-ce qu'on en fait de celle-l ? LEON : Je sais pas, moi. On peut toujours essayer, on verra l'usage. CHRIS : Bon, on essaye.



utile

dialogue, ajout droite :

si je puis t'tre utile non, tu es gentil

1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
La standardiste : Tu as des problmes, Jean-Paul... Si je peux tre utile... Jean-Paul : Non, tu es gentille...



vache

monologue, ajout droite :

ne sois pas vache. Enfin quoi, allons, tout de mme !

1979 Srie noire, film de Alain Corneau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Alors, vous l'avez retrouv ce Tikides ? FRANK : Ah non, ah non ! Non non ! Non, pas encore, mais coutez a... Attention ! (Il sort des billets de sa poche et les froisse devant l'couteur.) [J'ai vendu] une robe de chambre molletonne.Comptant. STAPLIN : C'est trs bien , mais a serait encore mieux si vous mettiez la main sur ce mauvais payeur. FRANK : Mais enfin, patron, laissez-moi le temps, quoi ! Soyez pas vache. Enfin quoi, allons, tout de mme !



valoir

monologue, ajout droite :

prends-le pour ce que a vaut. le mot n'est pas de moi

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 38
"Si c'est a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma ire Oriane, rpondit Braut qui, se voyant contredit, commenait lcher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rpte tel qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.

avec indication de notorit de l'expression, droite :

a n'en vaut pas le coup. comme dit, Dieu me pardonne ! notre Bossuet

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 272
[Brichot, Charlus qui "taxait d'inversion la grande majorit de ses contemporains"] [] si vous vouliez prsenter la postrit le tableau que vous nous dites elle pourrait la trouver mauvaise [] on s'indignerait fort dans le camp des belles mes et vous passeriez pour un calomniateur ou pour un fol. Aprs avoir, au concours des lgances, obtenu le maximum et le principat, sur cette terre, vous connatriez les tristesses d'un blackboulage d'outre-tombe. a n'en vaut pas le coup, comme dit, Dieu me pardonne ! notre Bossuet.

avec glose de l'acte de parole, droite :

cela en vaut la peine. il me conseillait () :

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 447
[] quand il [M. de Chevregny] allait passer quelques semaines Paris, il n'y avait pas un seul jour de perdu pour tout ce qu'il y avait voir [] il connaissait les choses de Paris avec ce dtail particulier aux gens qui y viennent rarement. Il me conseillait les nouveauts aller voir ( Cela en vaut la peine ), ne les considrant du reste que du point de vue de la bonne soire qu'elles font passer []



vaste

monologue, ajout gauche :

cherche ailleurs le monde est vaste.

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne. Comme ce sont les deux seuls mecs peu prs baisables ici ... cherche ailleurs ! Le monde est vaste !



venir

dialogue, ajout gauche :

a y est ? a vient, a vient !

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Michel: Magne-toi, elle [=bb] a faim a y est ? Pierre: a vient, a vient !

monologue, ajout gauche :

mais qu'est-ce que tu insinues encore ? j'aimerais bien savoir o tu veux en venir.

1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Peut-tre que mon pre t'a dit qu'il m'avait tlphon pour me confirmer qu'il viendrait. Mais c'est pas pour a que j'tais force de le croire. Jeanne : Eh bien je suis pas force de te croire non plus, mais je te crois, voil. Natacha : Mais qu'est-ce que tu insinues encore ? J'aimerais bien savoir o tu veux en venir. Je sais, tu t'imagines que j'ai tout organis pour que tu restes seule avec mon pre.

monologue, ajout droite :

c'est gentil d'tre venu. a me fait plaisir

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
DIDIER : a va ? AURLIE (hospitalise) : a va. C'est gentil d'tre venu. a me fait plaisir. Plus que plaisir.

que c'est gentil toi d'tre venu ! comme vous tes aimable !

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 203
Brenger : Oh ! chre mademoiselle Daisy ! Que c'est gentil vous d'tre venue, comme vous tes aimable.

avec glose de l'acte de parole, gauche :

elle remerci[ait] en disant : c'est gentil d'tre venu.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 44
[La princesse de Guermantes reoit] Mais comme [] elle n'avait leur parler de rien, ds qu'ils arrivaient devant elle, elle se contentait, sans se lever, d'interrompre un instant sa vaine conversation [] et de remercier en disant : C'est gentil d'tre venu , non qu'elle trouvt que l'invit et fait preuve de gentillesse en venant, mais pour accrotre encore la sienne []



vent

monologue, ajout gauche :

tire-toi du vent !

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Forster : C'est la premire fois de ma vie que je sympathise avec quelqu'un ! Claude : Avec une morte ? Ah, c'est intressant. Et a te mnera o ? Forster : C'est comme une preuve. Il faut que je la russisse. Claude : Oh, Forster, faut te ressaisir. Forster : Oh l, l ! Mais j'en ai marre de tes sermons, toi ! Allez, allez, allez, tire-toi, du vent !



ver

monologue, ajout droite :

tu as les vers, ou quoi ? qu'est-ce qui t'arrive ?

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
LA MERE : Yvon m'a envoye aux salades, pourquoi ? LE PRE : Pourquoi ? Pour savoir si on travaille ici, quand je suis pas l ! LA MRE (pique au vif) : Eh oh! Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as les vers ou quoi ?



vrit

dialogue, ajout gauche :

pourquoi dis-tu a ? parce que c'est la vrit.

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A: Et si je te disais que ce sont des malfaiteurs ? B: Et pourquoi dites-vous a ? A: Parce que c'est la vrit.

monologue, ajout droite :

dis-moi la vrit. qu'est-ce qui s'est pass ?

1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 237, 1979]
FRANOIS : Dites-moi la vrit : qu'est-ce qui s'est pass avec Nathalie ? ROGER : On se spare... Enfin, moi je la quitte.



vexer

monologue, ajout gauche :

excuse-moi je ne voudrais pas te vexer.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 99
Botard : Moi, je travaille aussi le dimanche. Je n'coute pas les curs qui vous font venir l'glise pour vous empcher de faire votre boulot, et de gagner votre pain la sueur de votre front. Monsieur Papillon, indign : Oh ! Botard : Excusez-moi, je ne voudrais pas vous vexer. Ce n'est pas parce que je mprise les religions qu'on peut dire que je ne les estime pas.

ne dis pas non tu me vexerais.

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 136
A prsent, nous voulons vous dlasser,vous amuser. Que diriez-vous si nous vous proposions un spectacle distrayant ? Ne dites pas non. Vous nous vexeriez.

monologue, ajout droite :

je ne veux pas te vexer. mais je dois te dire que ()

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 44
Brenger, Jean : Vous avez de la force. Jean [ Brenger, qui a bu] : Oui, j'ai de la force. [] J'ai aussi de la force parce que je ne suis pas alcoolis. Je ne veux pas vous vexer, mon cher ami, mais je dois vous dire que c'est l'alcool qui pse en ralit.

je ne voudrais pas te vexer. c'est gnant de te dire a

1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 58
H. 2 : Pardonnez-moi, je ne voudrais pas vous vexer, c'est gnant de vous dire a, vous... vous avez t si bon, si patient... et j'ai tant abus... Mais maintenant, voyez-vous, je n'ai plus besoin d'aide...



vice

monologue, ajout gauche :

tu aimes a ? () c'est du vice.

1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thtre, p. 129
ROBERT : Moi ils m'amusent. Je vous avouerai mme que j'aime a. J'adore les observer. JULIETTE : Vous aimez a ? Qu'on vous mente ? Mais c'est du vice



vie

dialogue, ajout gauche :

dommage c'est la vie !

1983 Vivement Dimanche, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Le dragueur : Ben alors, vous allez par l ? Barbara : Oui, je pars par-l. Le dragueur : Dommage. Barbara : Eh, c'est la vie !

monologue, ajout gauche :

c'est comme a c'est la vie !

1987 Grand guignol, film de Jean Marbuf [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 358, 1987]
Le patron : Vous pouvez me garder la boutique ? J'ai une course [galante]. Sarah : Non, n'y allez pas ! La cliente : a sert rien de les r'tenir... Ils y vont toujours... C'est comme a, c'est la vie.

monologue, ajout droite :

quelle vie de con je te jure

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
Philippe : Ah, quelle vie de con, je te jure ! La mre : Je connais beaucoup de gens qui aimeraient bien l'avoir, ta vie de comme tu dis.

un peu de vie, voyons, un peu de vie ! remuez donc !

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 142
BRENGER : Allons, fermez bien maintenantfermez clef (douard, un peu bouscul, essaie vainement de fermer, avec une petite clef, la serrure de la serviette ; il s'arrte un peu pour touser.) A double tour ! Ce n'est pas le moment de tousser !(douard s'efforce de ne pas tousser, tout en continuant son jeu.) Ah, l, l que vous tes maladroit, vous n'avez aucune force dans vos doigts. Un peu de vie, voyons, un peu de vie ! Remuez donc !

avec indication de notorit de l'expression, droite :

il faut bien gagner sa vie. la sueur de son front, comme dit le prohte

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 83
VOIX D'UN HOMME : Ce n'est pas pour crire, c'est pour les envoyer [mes lettres] que je dois penser. VOIX DE LA CONCIERGE : Dame ! il faut savoir qui on les envoie ! On ne peut pas les envoyer n'importe qui ! Il faut pas non plus que ce soit les mmes personnes ! VOIX D'UN HOMME : Il faut bien gagner sa vie, la sueur de son front, comme dit le prophte.



vipre

monologue, ajout gauche :

mais tais-toi donc, langue de vipre !

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
PIERRETTE. Si je m'en souviens bien mon cher frre vous a pouse lorsque vous aviez dj un peu de ventre, non... ? GABY. Mais taisez-vous donc, langue de vipre !



vite

monologue, ajout droite :

allez, plus vite que a. je n'ai pas de temps perdre

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : D'abord, qu'est-ce que vous fichez l ? Montrez-moi vos papiers ! BRENGER : Mais oui, comme vous voulez, Monsieur l'Agent C'est votre droit ! LE DEUXIEME AGENT : Allez, plus vite que a. Je n'ai gure de temps perdre !

allons, plus vite que a ! grouille-toi

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 67
Cours donc faire du feu dans ma chambre, dit-il un soldat qui passait. Allons, plus vite que a, grouille-toi.



vivre

monologue, ajout gauche :

a ne m'intresse pas je vis trs bien sans.

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj12
(241)(DR15)Fj12 : qu'est-ce que a m'apportait? pas grand chose de plus. j'ai senti (?) qu'il y avait un petit quelque chose mais c'est tout. puis j'ai pas envie d'y toucher a m'intresse pas. je vis trs bien sans hein (rire)



vocation

monologue, ajout droite :

j'ai manqu ma vocation. je suis n pour tre [agent]

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 268
[] tout en me mettant son paletot, il [=Charlus] me le collait contre les paules, me le mettait le long du cou, relevait le col, et de sa main frlait mon menton, en s'excusant. son ge, a ne sait pas mettre une couverture, il faut le bichonner, j'ai manqu ma vocation, Brichot, j'tais n pour tre bonne d'enfants.



voir

dialogue, ajout gauche :

tu arrives maintenant [=tard] ? ben tu vois. 1

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
FRANOIS : Tu arrives maintenant [=tard] ? LUCIE : Ben, tu vois. FRANOIS : Vous tes alls au cinma ? C'tait bien ? LUCIE : Nul.

dialogue, ajout droite :

tu ne vois pas que [p] ? ah excuse-moi

1996 Un air de famille, film de Cdric Klapisch
La mre, Betty : Que tu le veuilles ou non, tu es une femme, et une femme ne dit pas de grossirets, hein ! C'est pas moi qui l'ai invent. [] Denis : Ben moi si je peux me permettre La mre : On vous a rien demand, vous ! Vous voyez pas qu'on parle entre nous ? Denis : Ah Excusez-moi.

monologue, ajout gauche :

mais qu'est-ce qu'[elle] vient faire ici ? a n'a rien voir. 1

1977 La dentellire, film de Claude Goretta [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 267, 1981]
Marianne (militante, Franois). Toi, en dehors des cours et de tes bouquins, rien ne te concerne ! Grard. Tu oublies l'amour ! (En fait Franois vient de rompre avec Batrice.) Marianne. Parlons-en de l'amour ! Tu te conduis avec Batrice comme un patron, justement. Elle ne va plus, alors tu la congdies. Franois. Mais qu'est-ce-qu'elle vient faire ici ? a n'a rien voir !

qu'est-ce que tu deviens ? il y a longtemps qu'on ne te voit plus.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Qu'est-ce que tu deviens ? Il y a longtemps qu'on ne te voit plus. JESSA : J'tais aux tats-Unis. Mais je suis de retour depuis six mois dj.

ne [fais] pas [a] je n'aime pas te voir [faire a].

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 170
Nous ne nous mettons pas assez dans le cur de ces pauvres femmes de chambre qui ne peuvent pas nous voir pleurer, comme si pleurer nous faisait mal ; ou peut-tre leur faisait mal, Franoise m'ayant dit quand j'tais petit : Ne pleurez pas comme cela,je n'aime pas vous voir pleurer comme cela.

c'est son problme je n'ai rien voir l-dedans.

1992 L'arbre, le maire et la mdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 430, 1994]
Brnice : [Tu as vu] le titre ? Julien : L'instituteur prfre l'arbre la bibliothque. a, c'est son problme, hein, moi, je n'ai rien voir l-dedans.

bon, maintenant a va comme a ! je ne veux plus te voir.

1981 Les annes lumire, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 271, 1981]
LE PATRON : Tu tais malade ou tu n'avais pas envie [de venir travailler] ? JONAS : Les deux, c'est ce que j'essaie de te dire. L'ide de laver des verres a m'a rendu malade. a m'a fait dgueuler. LE PATRON : Bon maintenant a va comme a. Je neveux plus te voir ici.

barre-toi ! je t'ai assez vu.

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Allez, a commence bien faire les petits meetings dans ma chambre... Barre-toi, je t'ai assez vu. Mais barre-toi, je te dis !

dbine-toi je t'ai assez vu.

1937 Pp le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 270, 1981]
Pp ( Ins ; hurle) : a suffit, toi, hein! rentre la maison. Allez... Et dbinez-vous, vous autres. Je t'ai assez vue ! (A Carlos) Et fous le camp toi aussi. J'en ai assez, je veux plus vous voir ni les uns ni les autres. Elle m'avait pourtantdit qu'elle reviendrait.

fiche le camp, va ! je t'ai assez vu.

1983 Vivement Dimanche, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Bertrand : Le journal voudrait bien une vieille photo de ton patron. Alors, si tu pouvais... Barbara : Et puis quoi encore ? T'as qu' faire son portrait robot. Allez, allez, fiche le camp, va, on t'a assez vu ! File !

fous le camp ! en vitesse ! je t'ai assez vu.

1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 209
Et aujourd'hui j'aurais le toupet de lui soutirer de l'argent, de l'escroquer, de la faire chanter, et puis quoi encore ? Ah ! a, jamais ! Petit salaud. Pas un radis. Pas un centime. Que je foute le camp en vitesse. M'a assez vu. Me trouve puant.

va-t-en je t'ai assez vu.

1969 R. Sabatier, Les Allumettes sudoises, p. 99
Il s'esuya la bouche du revers de sa main et la remercia en l'assurant qu'il n'avait jamais rien mang de si bon Alors, elle lui caressa la joue et lui dit : Grand bandit, va ! mais elle ajouta aussitt : Tu as assez fait le pitre, va-t'en, je t'ai assez vu !

inutile de te cacher, je sais que tu es l je t'ai vu.

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Dans la fort.) TISANE. Tonkin ? Tu es l, Tonkin. Oh, inutile de te cacher, je sais que tu es l. Je t'ai vu.

je ne sais pas encore je vais voir.

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
CATHERINE : Mais qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? VINCENT : Je sais pas encore. Je vais voir... J'ai plein de trucs en vue, l... Je sais pas, je vais souffler un peu quoi !... Je vais repartir...

tu bouges pas je vais voir ce que je peux faire.

1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 245, 1980]
(Alphonse congdie lAssassin qui sest rfugi chez lui pour la nuit parce quil a peur de rentrer. LAssassin sen va.) ALPHONSE Une seconde, s'il te plat, une seconde ! L'ASSASSIN Qu'est-ce qu'il y a ? ALPHONSE J'ai dit: Une seconde ! (Alphonse ramne l'assassin, chez lui, sans douceur, par la peau du cou.) ALPHONSE. Tu restes l, tu bouges pas, je vais voir ce que je peux faire

je ne sais pas je verrai.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Je crois que Marie est revenue. VRONIKA : Vous ne saviez pas ? ALEXANDRE : Non. Aujourd'hui... demain... Je ne savais pas au juste. VRONIKA : Elle va s'apercevoir que je suis venue. ALEXANDRE : Ah a. je crois qu'elle le sait dj.VRONIKA : Qu'allez-vous lui dire ? ALEXANDRE : Je ne sais pas, je verrai.

attends nous verrons cela plus tard.

1961 Amlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
LE VALET : Dois-je prparer la chambre de Mlle Fany ? ELISA, hsitante : Oh ! attendez... Nous verrons a plus tard. ELISA ( Elisa) : Vous comprenez, je ne m'attendais pas du tout vous voir arriver.

attention on peut nous voir.

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Laura [au Dr. Germain qui lui baise la main] Attention, on peut nous voir. Dr Germain Et quel mal y a-t-il ? Laura Rien, bien sr. Mais il faut prendre garde !

tais-toi, tu dis n'importe quoi ! on t'y verrait !

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
SYLVIE (gravement) : Pp va plus travailler... OLIVIER : Non mais attendez, c'est pas non plus la peine de faire cette tte d'enterrement ! Il ne sera plus oblig de se crever la paillasse pour ce boulot de merde ! SYLVIE : Oh arrte ! Tais-toi ! Tu dis n'importe quoi ! On t'y verrait toi si tu perdais ton boulot !

je ne sais pas on verra. 1

1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 415, 1992]
Flicie : Et puis, il y a une preuve, non plutt un signe que je ne l'aime pas. C'est que je n'aimerais pas avoir d'enfants de lui. Alors que je pourrais en avoir de Maxence. Enfin, je ne sais pas, on verra.

faut pas s'en faire on verra bien

1960 Tirez sur le pianiste, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 363, 1987]
Lna : Ils ont dit : A bientt [=menace]. Charlie : Faut pas s'en faire. On verra bien. Lna : C'est a, faut pas s'en faire. Le revolver, il marche srement avec des bouchons.

ce n'est pas le moment on verra a une autre fois.

1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : Je voulais te demander si... si t'avais pas un peu d'argent. PRE : Ecoute... hum... non... C'est pas le moment. On verra a une autre fois.

qu'est-ce que vous voyez ? qu'est-ce que tu vois ?

1981 Garde vue, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 289, 1982]
MARTINAUD : Venise. L'htel d'Amrique. C'est l que tout s'est dtraqu. La jeune marie a commenc avoir des migraines rptition, trouver que... j'avais des ides fixes. Ma soi-disant perversit l'tonnait, parat-il. Mais l'tonnement n'a pasdur longtemps. Il y a eu le dgot, la... la rpugnance. a s'est gangren... tout doucement. Bref, quand je suis rentr boulevard de-Lattre, je me suis retrouv au fond du couloir, avec ma... brosse dents. Vous voyez a... GALLIEN : Je vois, oui... MARTINAUD : Voyons, voyons... Qu'est-ce que vous voyez ? Qu'est-ce que vous voyez, monsieur Gallien ? Rien ! Rien de rien ! Et vous savez pourquoi ? Parce que vous poursuivez votre histoire... Pendant que je vous en raconte une autre !

tu es compltement fou ! si on nous voit !

1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 388, 1989]
Franois : Tu es folle ! Qu'est-ce que tu fais l ? Mathilde : J'ai envie de faire l'amour. On se dpche. [] Franois : Tu es compltement folle ! Si on nous voit !

tu me connais tu me vois, [faire L] ?

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LE PRE : Au fait, tu connais la dernire ? Le chef du personnel est venu me voir, il a dit qu'il voulait me changer de poste. FRANK : Quand est-ce qu'il t'a dit a ? LE PRE : Cet aprs-midi. Il m'a dit texto que l'atelier c'tait trop fatigant pour un vieux shnock comme moi. Il veut me trouver un truc plus lger . FRANK : Et toi, qu'est-ce que tu lui as rpondu ? LE PRE : Attends, tu me connais, j'ai rpondu que je n'tais pas d'accord... Tu me vois la vrification... ?

je ne t'ai rien dit tu ne m'as pas vu

2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Lobatch, Damien : Je ne t'ai rien dit, tu ne m'as pas vu., hein, allez !

qu'est-ce que tu fais ? 2 tu ne vois pas que [p] ?

1976 La meilleure faon de marcher, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 169, 1976]
GERARD : H, les mmes !... Qu'est-ce que vous foutez ?... Vous voyez pas qu'il pleut, non ? ...

tu peux parler tu t'es vu ? 2

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Batrice : Tu joues la comdie. Tu veux avoir l'air de quelqu'un d'extraordinaire. C'est facile d'tre mchant. Forster : Tu peux parler ! Tu t'es vue, avec ton bonhomme ?

c'est clair tu vois bien ! 1

1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1999]
Didier se prcipite vers Aurlie qui se tord par terre. UNE FEMME : Mais qu'est-ce qu'elle a ? DIDIER: Coliques nphrtiques ! Coliques nphrtiques ! FEMME: Vous tes mdecin ? DIDIER: Non mais c'est clair, vous voyez bien, vous n'avez jamais vu une crise de coliques nphrtiques ?

monologue, ajout droite :

ah ! tu vois ! 2 je ne suis pas fou

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 102
Monsieur Papillon : Dites donc, Brenger, vous aussi vous avez vu des rhinocros ? [] Brenger : Mais oui, bien sr, je l'ai vu ! [] Daisy [qui vient de prtendre l'avoir vu, et qui n'est pas crue] : Ah ! vous voyez, je ne suis pas folle.

enfin, voyons ! 3 soyez raisonnable

1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligs de faire raconter aux inculps toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avous. C'est la loi. Je n'y peux rien... Saperlipopette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.

j'aimerais te voir, est-ce possible ?

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
J'aimerais vous voir, Commissaire, est-ce possible ?

je n'ai rien voir avec vous. je ne vous connais pas

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
[Le patron vire un employ.] SYNDICALISTE : Excusez-.moi. Je suis dlgu syndical de la boulangerie, je voudrais vous parler. PATRON : Non non, je n'ai rien voir avec vous. Je ne vous connais pas.

on ne te voit jamais. il faut sortir un peu

1996 Y aura-t-il de la neige Nol ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
INSTITUEUR : [Vos enfants] vous ont dit qu'il y avait la tombola de Nol, samedi aprs-midi l'cole... Vous viendrez ? LA MRE : Je ne pense pas. INSTITUTEUR : Mais pourquoi ? On vous voit jamais ! Faut sortir un peu !

si N nous voyait, 2 il serait fch

1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 204, 1978]
(Muguet rend visite Monsieur, sequestr dans lՎcurie.) MUGUET. Tenez. MONSIEUR. Des cigarettes ! MUGUET. Je les ai achetes au bourg. Mais pourquoi me regardez-vous comme a ? MONSIEUR. Il est trs beau votre pays. MUGUET. Ah c'est votre pays aussi. MONSIEUR. Si peu, et il me reoit si mal. [] MONSIEUR. Si Tonkin nous voyait, il serait fch. MUGUET. Pourquoi ? MONSIEUR. Il pourrait se faire des ides. MUGUET. Quelles ides ? MONSIEUR. Il n'est pas jaloux ? MUGUET. Il n'apas tre jaloux. MONSIEUR. Ah ? Pourtant il m'avait sembl que MUGUET. Mais Tonkin est mon cousin, c'est tout !

t'as pas vu N ? je le cherche partout

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
MARC. T'as pas vu Raymond ? Je le cherche partout. BERNARD. Non.

t'as vu ? regarde !

1980 Le dernier mtro, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 304, 1983]
LA DAME. T'as vu, regarde, c'est Marion Steiner.

tu vas voir. 2 ne t'inquite pas

1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Tu vois, rien que d[e t]'en avoir parl, l... Je sais pas comment je vais faire, mais c'est pas possible que... Non... et puis, et puis... tu me vois un peu mal fichu parce que... Bon, avec toi, je ne me gne pas... mais tu vas voir, t'inquite pas, va [je vais m'en sortir].

voyons ! 3 calme-toi

1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 40
LE VIEUX : Je suis orphelin dans la vie, tu n'es pas ma maman LA VIEILLE : Voyons, calme-toi, ne te mets pas dans cet tat

voyons ! 3 tu es ridicule

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 181
Brenger : Ce n'tait pas une toux [la mienne] trange ? C'tait bien une vritable toux humaine ? Dudard : Qu'allez-vous chercher ? C'tait une toux humaine. Quel autre genre de toux cela aurait-il pu tre ? Brenger : Je ne sais pas Une toux d'animal, peut-tre Est-ce que a tousse, un rhinocros ? Dudard : Voyons, Brenger, vous tes ridicule, vous vous crez des problmes, vous vous posez des questions saugrenues.

avec glose d'un geste, gauche :

souriant, elle haussa lgrement les paules, comme pour dire "vous tes fou, vous voyez bien que a me plat"

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 225
- "Sincrement je ne vous gne pas? Voyez, il y a un peu... je pense que c'est du pollen qui s'est rpandu sur vous, vous permettez que je l'essuie avec ma main? Je ne vais pas trop fort, je ne suis pas trop brutal? Je vous chatouille peut-tre un peu? mais c'est que je ne voudrais pas toucher le velours de la robe pour ne pas le friper. Mais, voyez-vous, il tait vraiment ncessaire de les [=les catleyas de votre corsage] fixer, ils seraient tombs; et, comme cela, en les enfonant un peu moi-mme... Srieusement, je ne suis pas dsagrable? Et en les respirant pour voir s'ils n'ont vraiment pas d'odeur non plus? Je n'en ai jamais senti, je peux? dites la vrit"? Souriant, elle haussa lgrement les paules, comme pour dire "vous tes fou, vous voyez bien que a me plat".



vouloir

dialogue, ajout gauche :

j'ai un service te demander oui, ce que tu veux

1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 356, 1987]
Paul: Je dois partir mais j'ai un service te demander. Jacques: Oui. Ce que tu veux, mais dpche-toi, j'ai quelque chose sur le feu, l.

je peux voir N ? qu'est-ce que tu lui veux ?

1974 Les doigts dans la tte, film de Jacques Doillon [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Bonjour madame ! On peut voir Rosette [=votre fille] ? MERE : Qu'est-ce que vous lui voulez ? CHRIS : On est des amis elle, on est venus de Paris pour la voir. On a travaill ensemble.

dialogue, ajout droite :

que veux-tu dire par l ? tu comprends trs bien

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 16
Jean : Ce n'est pas d'eau que vous avez soif, mon cher Branger. Brenger : Que voulez-vous dire par l, mon cher Jean ? Jean : Vous me comprenez trs bien. Je parle de l'aridit de votre gosier. C'est une terre insatiable.

monologue, ajout gauche :

oh et puis aprs tout, fais ce que tu voudras.

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
Oh et puis aprs tout, faites ce que vous voudrez

je suis chez moi je fais ce que je veux.

1997 L'autre ct de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Excuse-moi, mais t'lves ta fille comme tu veux, mais moi elle me parle pas comme a ! Belka : Elle est chez elle et elle fait ce qu'elle veut !

pardonne-moi je n'ai pas voulu.

1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 239
Brnger : De l'nergie ? Tu veux de l'nergie ? Tiens, en voil, de l'nergie ! (Il lui donne une gifle.) Daisy : Oh ! jamais je n'aurais cru Brenger : Oh ! pardonne-moi, ma chrie, pardonne-moi ! (Il veut l'embrasser, elle se dgage.) Pardonne-moi, ma chrie. Je n'ai pas voulu. Je ne sais pas ce qui m'est arriv, comment ai-je pu me laisser emporter !

tu sais ce que je t'ai dit maintenant, fais ce que tu voudras.

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 113
[Swann refuse que Gilberte aille au concert] Il appela Gilberte et la prit part dans la pice ct. On entendit des clats de voix. [] Enfin Swann sortit en lui disant: "Tu sais ce que je t'ai dit. Maintenant, fais ce que tu voudras." ./. La figure de Gilberte resta contracte pendant tout le djeuner, aprs lequel nous allmes dans sa chambre.

qu'est-ce qu'il attend ? quest-ce qu'il croit ? qu'est-ce que tu veux, au juste ? 4

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 65
C'est [=les "lunettes antisolaires"] en prime pour tout acheteur de bloudjinnzes, dit le colporteur qui voit l'affaire dans le sac. ./. Zazie en est pas sre. Alors quoi, i va pas se dcider ? Qu'est-ce qu'il attend ? Qu'est-ce qu'i croit ? Qu'est-ce qu'il veut ? C'est srement un sale type, pas un dgotant sans dfense, mais un vrai sale type.

comment a ? qu'est-ce que tu veux dire ?

1982 Pauline la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. J'en ai la preuve ! La preuve photographique ! Matrielle ! Tiens si j'avais eu un apareil de photo ce moment-l... Marion. Comment a ? Qu'est-ce que tu veux dire ? O ?

explique-toi qu'est-ce que tu veux dire ?

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 139
La bonne : Ne vous mettez pas dans cet tat, Monsieur, gare la fin ! a vous mnera loin, a vous mnera loin, tout a. Le professeur : Je saurai m'arrter temps. La bonne : On le dit toujours. Je voudrais bien voir a. L'lve : J'ai mal auxdents. La bonne : Vous voyez, a commence, c'est le symptme ! Le professeur : Quel symptme ? Expliquez-vous ? Que voulez-vous dire ?

quoi ? quoi ? Qu'est-ce que tu me veux ?

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
LE PLOMBIER (menac par les dtenus qui il a vol des cigarettes en leur absence). Quoi ? Qu'est-ce que vous me voulez ?

oui si on veut.

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 342
Mais est-ce que l'endroit n'est pas trs joli ? Mmmmouiii Si on veut. Moi j'avoue franchement que j'aime cent fois mieux la vue d'ici sur cette valle.

oui si tu veux. 4

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 81
LE FILS : C'est mais a me gne de vous le dire je vais vous choquer. ELLE : Non, non, je t'en prie, dis-le. LE FILS, hsitant : Eh bien, c'est cette expression C'est beau . a me dmolit tout il suffit qu'on plaque a sur n'importe quoi et aussitt tout prend un air ELLE : Oui je crois que je vois. LE FILS : Oui, tu vois. ELLE : Je comprends a devient convenu n'est-ce pas ? LE FILS : Oui, si tu veux.

oui si tu veux 4

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT. Tiens, mon argent. GABI. Notre argent. ALBERT. Oui, si tu veux. Eh ben, tu le vois ? Je perce un trou. Je passe une ficelle. (Albert se met le porte-monnaie en sautoir autour du cou.) Eh ben, venez me le prendre si vous l'osez, hein ?

oui si tu veux. 4

1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 14, 1962]
MONSEIGNEUR. Quels taient tes moyens d'existence officiels (il rit.) Au tribunal, c'est ceux-l qui comptent. GASPARD, avec dignit. Je vendais des voitures, mon vieux. MANU. En somme, tu vivais avec l'argent de ta femme ? GASPARD, souriant assez cyniquement. Oui ! Si tu veux.

tu aurais pu [rester encore un peu] si tu voulais. 1

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 363
Albertine, lui dis-je, je n'ai aucun sommeil. Si vous-mme vous n'avez pas envie de dormir, vous auriez pu rester encore un peu, si vous voulez, mais je n'y tiens pas, et surtout je ne veux pas vous fatiguer.

je m'en fous tu fais ce que tu veux.

1991 Bar des rails, film de Cdric Kahn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 417, 1992]
Richard : Je peux vous prendre une cigarette ? Marion : Tu fumes ? Richard : Ben des fois. Marion : Tiens, moi je m'en fous, tu fais ce que tu veux.

je te dis a tu fais comme tu veux.

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
Mme Rene : C'est cher, un caf dix francs [au Pause-Caf], vous imaginez ? Dix francs ! Vous tes folle [de le frquenter], tandis que le petit caf, l, quatre francs, c'est aussi bien, enfin je vous dis a, vous faites comme vous voulez.

monologue, ajout droite :

ah ! que veux-tu ! 3 c'est normal

1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 74
LUI : Moi cet ge-l, j'tais idiot. Un peu arrir. Toujours dans les livres. Dans les muses. Mais lui ah oui, pour a oui, lui, ces choses-l, a l'ennuie il n'aime pas a lui, c'est les bandes dessines la tl. Voix : Ah que voulez-vous,il est de son temps c'est normal, il est comme tout le monde.

c'est bien ce que tu voulais. 2 c'est ce que tu cherchais

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 20
H. 2 : Allons, dis-le, j'tais quoi ? H. 1 : Tu tais jaloux. H. 2 : Ah nous y sommes, c'est vrai. C'est bien ce que tu voulais, c'est ce que tu cherchais, que je sois jaloux... Et tout est l.

maintenant, tu feras ce que tu voudras. tu es prvenu

1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 187, 1977]
Denise Tous les hommes que j'ai voulus, le les ai eus, moi, l'infirme ! () Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prvenu, tu sais qui tu as affaire.

pour qui veux-tu que ce soit ? pour le Pape ?

1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 399, 1991]
Genevive (entrant). Oh, les jolies fleurs ! Elles sont pour moi ? Edmond. Pour qui veux-tu que ce soit ? Pour le pape ?

qu'est-ce que tu veux ? 2 faut ce qu'il faut !

1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT (le patron). Mais c'est pas une ptaudire ici. Je vous assure moi, que je tiens en mains et j'ouvre l'il. Parce que j'aime mieux passer pour une vache que pour un ballot. D'ailleurs, ils savent bien quavec moi y a rien faire. a mempche pas dՐtre juste, seulement qu'est-ce que vous voulez, hein, faut ce qu'il faut ! L INSPECTEUR. a doit pas tre drle ici toute la journe.

qu'est-ce que tu veux ? 3 a s'est trouv comme a

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 169
Tout de mme [tre amoureuse d'] un flicard. Moi, a me dbecterais. Je te comprends. Mais qu'est-ce que tu veux, a s'est trouv comme a.

qu'est-ce que tu veux ? 3 je ne peux pas appeler a [de la peinture]

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 201
Au nom du ciel, aprs un peintre comme Monet, qui est tout bonnement un gnie, n'allez pas nommer un vieux poncif sans talent comme Poussin. Je vous dirai tout nment que je le trouve le plus barbifiant des raseurs. Qu'est-ce que vous voulez, je ne peux pourtant pas appeler cela de la peinture.

qu'est-ce que tu veux ? 3 je n'y peux rien

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 280
H bien ! ce pauvre Dechambre ! dit-il, mais mi-voix [] C'est affreux, rpondit allgrement M. Verdurin. Si jeune , reprit Brichot. Agac de s'attarder ces inutilits, M. Verdurin rpliqua d'un ton press et avec un gmissement suraigu, nonde chagrin, mais d'impatience irrite : H bien oui, mais qu'est-ce que vous voulez, nous n'y pouvons rien, ce ne seront pas nos paroles qui le ressusciteront, n'est-ce-pas ?

qu'est-ce que tu veux ? 4 laisse-moi tranquille

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
[Ils sont fchs.] Alexandre entre et marche de long en large. MARIE : Qu'est-ce que vous voulez ? Laissez-moi tranquille. Partez.

qu'est-ce qu'il veut, lui ? 4 qu'est-ce qu'il cherche ?

1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Bon coute Germain, arrte maintenant. Viens. Frre (menaant) : Attends, il y a quelque chose qui te drange, l ? Germain : Mais a va ! Lche-nous, regarde tes bagnoles tourner en rond [ la tl] et fais pas chier. Martine : Bon coute Germain, tu gardes ton sang-froid ! Frre : Attends qu'est-ce qu'il veut lui ? Eh ! qu'est-ce qu'il cherche ?

que veux-tu ? 3 c'est humain

1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Hlas ! Les meilleurs d'entre nous se rjouissent du malheur des autres. Que voulez-vous ? C'est humain !

que veux-tu ? 3 excusez-moi

1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 158
[Est-ce "L'homme" qui a vol la serviette d'douard ? Vrification faite, elle ne contient pas des documents mais des bouteilles.] DOUARD, Brenger : Mais alors, o est votre serviette ? L'HOMME : Je vous disais bien que c'tait la mienne. [] DOUARD, toujours indiffrent et immobile : Comment savoir ? Je la cherche, vous voyez bien. [] BRENGER, douard : Vous tes impardonnable [de l'avoir perdue] ! DOUARD, Brenger, pleurnichant : Oh, vous m'offensez ! Je suis malade. BRENGER : Excusez-moi, que voulez-vous ! Comprenez mon tat.

que veux-tu ? 3 les femmes, tu sais

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 304
Odette n'aime pas que je prenne Lordan [=cocher], elle ne le trouve pas bien pour moi; enfin que veux-tu, les femmes, tu sais ! je sais que a lui dplairait beaucoup.

que veux-tu ? 3 [les morts] sont [les morts]

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 172
Il n'est pas possible qu'elle ne m'aime plus. J'aurai beau l'embrasser, est-ce qu'elle ne me sourira plus jamais ? Que veux-tu, les morts sont les morts.

que veux-tu 3 [l'histoire] est [l'histoire]

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 322
Mais que voulez-vous, l'histoire est l'histoire, nous n'y pouvons rien et il ne dpend pas de nous de la refaire.

que veux-tu, que veux-tu ! 3 c'est terrible

1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
La femme : Je ne m'y attendais pas. Tout lui russissais. Il s'en sortait toujours au dernier moment. L'ami : Dans l'tat de fatigue o il tait ! Vous n'auriez pas d le laisser. La femme : Que voulez-vous, que voulez-vous ! C'est terrible.

si l'on veut, oui. 4 oui

1954 E. Ionesco, La Leon, Folio 236, p. 141
Le professeur : Regardez [le couteau], allons, vite , rptez : cou. L'lve : Ah, si vous y tenez. Cou couteau. (Un instant lucide, ironique.) C'est du no-espagnol. Le professeur : Si l'on veut, oui, du no-espagnol, mais dpchez-vous.

si on veut, oui. oui

2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publis par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. Scnars, Paris, 2000]
LA MRE : Alors, qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ? Tu n'as pas travaill du tout ? FRANK : J'ai pas vraiment eu le temps. Je me suis install dans mon bureau. J'ai mis de l'ordre pour me faire de la place. LA MRE : Tu as un bureau toi ? FRANK : Si on veut, oui. C'est pas vraiment le grand luxe, mais j'ai un bureau.

si tu veux. 3 pour te faire plaisir

1965 Belphgor 1, film de Claude Barma
A: Il faudrait tout de mme prvenir la police B: La police ? si vous voulez mais ce sera bien pour vous faire plaisir

si tu veux. 4 oui

1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 124
Jean : Je comprends : vous tenez une auberge l'ancienne mode ; un relais pour voyageurs. Frre Tarabas : Si vous voulez, oui, un relais pour voyageurs. Vous pouvez appeler cette maison l'auberge, c'est le mot juste. Vous n'avez pas vu l'enseigne, dehors ?

si tu veux, oui. 4 oui

1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 109, 1970]
Reporter: Vous pensiez, peut-tre, tre mieux en mesure de la contrler de cette faon ? Charles: Si vous voulez, oui.

tu fais ce que tu veux. mais ne me raconte pas d'histoires

1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Franois Goyet [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1997]
PACO : Je t'assure Nino, j'ai pas fait l'amour avec. NINO : Tu fais ce que tu veux, mais ne me raconte pas d'histoires. Pas moi... PACO : On s'est juste amuss, c'est tout.

tu fais ce que tu veux. tu ne veux pas [aller l'cole], tu ne [vas] pas [ l'cole]

1984 Entretiens FRA80, Crdif : Fj23
(273)(PR69)Fj23 : mais comme dit ma mre [ ma sur] : {tu fais ce que tu veux/ tu veux pas aller l'cole tu vas pas l'cole/ moi je te trouverai pas de patron/ tu te dbrouilleras toute seule}

tu feras comme tu voudras. comme cela t'arrangera le mieux

1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 346
Votre ami serait ici en pays de connaissance et a l'amuserait peut-tre de voir la maison. [] Enfin vous ferez comme vous voudrez, comme cela vous arrangera le mieux conclut-elle sans insister pour ne pas avoir l'air de chercher connatre de la noblesse, et parce que sa prtention tait que le rgime sous lequel elle faisait vivre les fidles, la tyrannie, ft appele libert.

tu ne veux pas [faire a] ? 1 a ne t'engage pas

1949 Manges, film de Yves Allgret
La mre la fille: Tu ne veux pas faire sa connaissance ? a ne t'engage pas I't'plairait ! Fille: Pas maintenant, j'ai pas envie

tu veux ou tu veux pas ? faudrait s'entendre !

1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 194
Alors, dit Turandot d'une voix non moins ferme, je vous dclare unis par les liens du mariage. Amen, dit Gridoux. C'est idiot, dit Madeleine furieuse, c'est une blague idiote. Pourquoi ? demand Turandot. Tu veux ou tu veux pas ? Faudrait s'entendre.

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

qu'est-ce que tu veux dire ? hurla-t-il

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 241
C'est bien rendu, hein ? demanda M. Verdurin Saniette. Je crains seulement, rpondit celui-ci en bgayant, que la virtuosit mme de Morel n'offusque un peu le sentiment gnral de l'uvre. Offusquer, qu'est-ce que vous voulez dire ? hurla M.Verdurin tandis que des invits s'empressaient, prts, comme des lions, dvorer l'homme terrass. Oh ! je ne vise pas seulement lui. Mais il ne sait plus ce qu'il dit. Viser quoi ? []

avec glose d'une mimique, gauhe :

avec cette espce d'garement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent se matriser et disent : que veux-tu ? 3

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 311
(avec cette espce d'garement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent se matriser et disent : Que voulez-vous ! )



vouloir bien

monologue, ajout gauche :

admettons admettons, je veux bien. 2

1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 23
H. 2 : Je te rpte que je n'ai pas pens Verlaine. H. 1 : Bon. Admettons, je veux bien. Tu n'y avais pas pens, mais tu reconnatras qu'avec le petit mur, le toit, le ciel par-dessus le toit... on y tait en plein

je n'ai rien dit je veux bien. 3

1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 153
"Ce matre d'htel est trs intressant, Zzette ?" demanda-t-il sa matresse aprs avoir renvoy Aim assez brusquement "On dirait que tu veux faire une tude d'aprs lui. Voil que a commence, j'en tais sre ! Mais qu'est-ce qui commence, monpetit ? Si j'ai eu tort, je n'ai rien dit, je veux bien. Mais j'ai tout de mme le droit de te mettre en garde contre ce larbin que je connais de Balbec (sans cela je m'en ficherais pas mal) et qui est une des plus grandes fripouilles que la terre aitjamais portes"



vouloir dire

dialogue, ajout gauche :

a veut dire quoi ? a dit bien ce que a veut dire. 2

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Je cherche simplement une fille pour l't... [] Margot : Ne sois pas cynique, a ne te va pas. Gaspard : Mais, je plaisante ! Margot : Au fond, pas tant que a. Gaspard : a veut dire quoi ? Margot : a dit trs bien ce que a veut dire.

monologue, ajout gauche :

je me suis mal exprim c'est pas du tout ce que je voulais dire.

1996 Conte d't, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprim, c'est pas du tout ce que je voulais dire.

qu'est-ce que c'est ? qu'est-ce que a veut dire, a, hein ?

1934 Lac aux Dames, film de Marc Allgret [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (matre-nageur, apprend plonger). On va pouvoir y aller. Allons, allons... (Il la pousse lgrement mais elle rsiste. Au moment de plonger, elle crie, effraye, en se raccrochant au cou d'Eric qui ne semble pas troubl par son comportement.) Quoi ? Qu'est-ce que c'est ! (Il la repousse gentiment.) Qu'est-ce que a veut dire a, hein ?



vouloir (en)

dialogue, ajout gauche :

tu m'en veux ? pourquoi je t'en voudrais ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Bon, on ne va pas faire comme l'autre jour dans la rue ! Fabien Non, je ne crois pas, non. Tu m'en veux ? Blanche Pourquoi je t'en voudrais ? Fabien Je ne sais pas. Blanche Au contraire ! Tu vois bien que tout s'arrange !

dialogue, ajout droite :

tu m'en veux ? pourquoi je t'en voudrais ?

1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Bon, on ne va pas faire comme l'autre jour dans la rue ! Fabien Non, je ne crois pas, non. Tu m'en veux ? Blanche Pourquoi je t'en voudrais ? Fabien Je ne sais pas. Blanche Au contraire ! Tu vois bien que tout s'arrange !

monologue, ajout gauche :

a n'a pas d'importance je ne t'en veux pas du tout. Au contraire.

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : All ? VRONIKA : Je voudrais parler Alexandre. ALEXANDRE : Oui, c'est moi. VRONIKA : C'est Vronika Osterwald l'appareil. Je vous prie de m'excuser, je suis dsole pour hier mais je n'ai pu me librer. J'ai t retenue par uneurgence. a n'a vraiment pas t possible. Vous tes furieux ? ALEXANDRE : Non pas du tout. Je dirais mme que je suis trs content. VRONIKA : Vous vous moquez de moi. ALEXANDRE : Je vous assure que a n'a aucune importance. Je ne vous en veux pas du tout. Au contraire.

excuse-moi tu ne m'en veux pas ?

1996 Chacun cherche son chat, film de Cdric Klapisch [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 482, 1999]
(Djamel tente de l'embrasser sur la bouche. Chlo le repousse gentiment.) Chlo : Ah non, non, Djamel, excuse-moi, excuse-moi, mais non... M'en veux pas hein ?... Djamel. Non... comment... j't'en veux pas...

monologue, ajout droite :

tu ne m'en veux pas ? je suis dsol

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Vous ne m'en voulez pas pour hier ? Vous savez que je suis dsole. Vous n'avez pas trop attendu j'espre ?

tu ne m'en veux pas ? oublie ce que je t'ai dit

1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publis par la Petite bibliothque des Cahiers du cinma, Paris, 1998]
VRONIKA : Vous ne m'en voulez pas pour hier ? J'ai dit un maximum de conneries, non ? Oubliez ce que j'ai dit.



vrai

monologue, ajout gauche :

c'est vrai c'est vrai

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 140
[] M. de Norpois est tout ce qu'il y a de plus gentil, mais il n'est pas toujours trs bienveillant, surtout pour les gens qui ne sont pas de son bord. C'est vrai, je l'avais aussi remarqu, rpondit mon pre.

monologue, ajout droite :

ce n'est pas vrai. 1 tu exagres

1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 17
Le mdecin : Il tombe de la neige au ple Nord du soleil. La Voie lacte a l'air de s'agglutiner. La comte est puise de fatigue, elle a vieilli, elle s'entoure de sa queue, s'enroule sur elle-mme comme un chien moribond. Marie : Ce n'est pas vrai, vous exagrez. Si, si, vous exagrez.

c'est pas vrai ? avoue !

1981 Garde vue, film de Claude Miller [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 289, 1982]
MARTINAUD : Un raton ou un ngre a violent une petite fille, c'est une affaire quelconque. Par contre, si c'est moi, Matre Martinaud, notaire, alors l, c'est inespr dans une carrire de flic. Hmm ? Les journaux, les interviews.. La tl, si tout va bien... Hm, c'est pas vrai, a ? Hm, hm, avouez !

c'est vrai. 1 je n'avais pas pens a

2002 Huit femmes, film de Franois Ozon [dialogues publis par les Editions de La Martinire, Paris, 2002]
PIERRETTE. Mais pourquoi vous me regardez toutes avec un air aussi mfiant ? GABY. La raison, la voici... Ce revolver trouv dans votre sac ! PIERRETTE. On l'y a mis ! je le jure ! AUGUSTINE. Evidemment ! PIERRETTE. Ce sera facile prouver ! Quand la police l'examinera, on ne trouvera pas mes empreintes ! Tandis que vous, vous l'avez toutes tripot! GABY. C'est vrai ! J'avais pas pens a !

c'est vrai 2 je n'y pensais pas

1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 240
Crois-tu, ce pauvre Swann [=dcd] qui dsirait tant que Gilberte ft reue chez les Guermantes, serait-il heureux s'il pouvait voir sa fille devenir une Guermantes ! Sous un autre nom que le sien, conduite l'autel comme Mlle de Forcheville ? crois-tu qu'il en serait si heureux ? Ah ! c'est vrai, je n'y pensais pas. C'est ce qui fait que je ne peux pas me rjouir pour cette petite "rosse" ; cette pense qu'elle a eu le cur de quitter le nom de son pre qui tait si bon pour elle. Oui, tu as raison, tout compte fait, il est peut-tre mieux qu'elle [=la grand-mre du Narrateur] ne l'ai pas su.

non, ce n'est pas vrai ! 2 ce n'est pas possible

1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
LAURENT : Eh bien ! moi, les enfants, j'ai choisi [laquelle de vous va jouer le rle]. GUILLAUME : Oui, moi aussi. [Laurent se dirige vers Danile en se grattant la tte : ce n'est pas elle.] DANIELE : Non, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas moi qui fais le rle. Tant pis, je regrette. Mais faut pas pleurer ! (Aux autres.) C'est vrai, a !

monologue, avec indication de voix, de ton, droite :

tu es un vrai [nom]. disait-il avec mpris

1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 312
Je compris que ce qu'il reprochait surtout aux jeunes gens d'aujourd'hui, c'tait d'tre trop effmins. Ce sont de vraies femmes , disait-il avec mpris.

avec indication d'un motif d'nonciation typique de l'expression, droite :

c'est vrai ? 2 des rponses des "Vous savez que je n'ai jamais trouv personne si joli que vous" ()

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 20
Mais par instants certaines manires de parler d'Albertine me faisaient supposer je ne sais pourquoi qu'elle avait d recevoir dans sa vie encore si courte beaucoup de compliments, de dclarations, et les recevoir avec plaisir, autant dire avec sensualit. Ainsi elle disait propos de n'importe quoi : C'est vrai ? c'est bien vrai ? Certes si elle avait dit comme une Odette : C'est bien vrai ce gros mensonge-l ? je ne m'en fusse pas inquit, car le ridicule mme de la formule se ft expliqu par une stupide banalit d'esprit de femme. Mais son air interrogateur : C'est vrai ? donnait, d'une part, l'trange impression d'une crature qui ne peut se rendre compte des choses par elle-mme, qui en appelle votre tmoignage, comme si elle ne possdait pas les mmes facults que vous (on lui disait : Voil une heure que nous sommes partis , ou Il pleut , elle demandait : C'est vrai ? ). Malheureusement, d'autre part, ce manque de facilit se rendre compte par soi-mme des phnomnes extrieurs ne devait pas tre la vritable origine de C'est vrai ? C'est bien vrai ? . Il semblait plutt que ces mots eussent t, ds sa nubilit prcoce, des rponses des : Vous savez que je n'ai jamais trouv personne si joli que vous , vous savez que j'ai un grand amour pour vous, que je suis dans un tat d'excitation terrible , affirmations auxquelles rpondaient, avec une modestie coquettement consentante, ces C'est vrai ? c'est bien vrai ? , lesquels ne servaient plus Albertine avec moi qu' rpondre par une question une affirmation telle que : Vous avez sommeill plus d'une heure. C'est vrai ?

avec glose du contenu de l'expression, droite :

c'est bien vrai ce gros mensonge-l ? le ridicule mme de la formule se ft expliqu par une stupide banalit d'esprit de femme

1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 20
Ainsi elle disait propos de n'importe quoi : C'est vrai ? c'est bien vrai ? Certes si elle avait dit comme une Odette : C'est bien vrai ce gros mensonge-l ? je ne m'en fusse pas inquit, car le ridicule mme de la formule se ft expliqu par une stupide banalit d'esprit de femme.



y

monologue, ajout gauche :

a y est j'y suis !

1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 344, 1985]
Florence : Vos provocations, a suffit, vous entendez : a suffit ! Flavius est un critique d'art infiniment plus respectable que vous. Il a fait beaucoup pour la bonne peinture. Et en plus, c'est mon oncle. Forster : On se connat ? Florence : Vous n'tes vraiment qu'un pauvre type ! Forster : Ah, a y est, j'y suis, j'y suis ! Vous tes la personne qui faites si mal votre mtier !



zut

monologue, avec geste, mimique droite :

zut alors ! 2 [qch] m'avait fait crier () en sautant de joie

1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 186
Mais tait-ce bien cela, la ralit ? Si j'essayai de me rendre compte de ce qui se passe en effet au moment o une chose nous fait une certaine impression, soit comme ce jour o, en passant sur le pont de la Vivonne, l'ombre d'un nuage sur l'eau m'avait fait crier Zut alors ! en sautant de joie, soit que []

monologue, avec indication de voix, de ton, gauche :

je m'criai dans mon enthousiasme : zut, zut, zut, zut ! 2

1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 151
Et voyant sur l'eau et la face du mur un ple sourire rpondre au sourire du ciel, je m'criai dans mon enthousiasme en brandissant mon parapluie referm : Zut, zut, zut, zut. Mais en mme temps je sentis que mon devoir et t de ne pas m'en tenir ces mots opaques et de tcher de voir plus clair dans mon ravissement.



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