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05/11/13
TAUL : Petit dictionnaire de sŽquences de phrases
-- analyse partielle et provisoire --
introduction
mots-vedettes
tour morphosyntaxique :
assertion, à la forme négative, indicatif, futur proche, 2ème pers. du sg.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu ne vas pas [l'arr�ter] ! É Ñ ah j'vais me g�ner
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Inspecteur Ñ Tu es pas en r�gle [papiers d'identitŽ]. Raymonde Ñ Quoi j'suis pas en r�gle.
Inspecteur Ñ Non tu es pas en r�gle. Allez, viens avec moi. Maltaverne Ñ Oh vous n'allez pas
l'arr�ter ! Inspecteur Ñ Ah j'vais me g�ner. Allez hop !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu es fou É tu ne vas pas [faire �a] !
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 48
LE POLICIER : Ñ Ne pleure pas, �a te rend encore plus laide que de coutume !É MADELEINE,
hors d'elle : Ñ C'est trop. Je n'en supporterai pas plus. Elle sort un petit flacon de son
corsage, le porte ˆ ses l�vres. LE POLICIER : Ñ Tu es folle, tu ne vas pas faire �a ! Ne
fais pas �a !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu ne vas pas [faire �a] ! É ne fais pas �a !
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 48
LE POLICIER : Ñ Ne pleure pas, �a te rend encore plus laide que de coutume !É MADELEINE,
hors d'elle : Ñ C'est trop. Je n'en supporterai pas plus. Elle sort un petit flacon de son
corsage, le porte ˆ ses l�vres. LE POLICIER : Ñ Tu es folle, tu ne vas pas faire �a ! Ne
fais pas �a !
tu ne vas pas [m'appeler "Madame"] É tu dŽconnes, ou quoi ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX, prenant un jeune ˆ parti : Ñ Arr�te Nico, tu ne vas pas m'appeler "Madame", on travaille dans la m�me gal�re. Tu dŽconnes ou quoi ? OK, tu es intŽrimaire ! OK, tu as besoin de gagner de l'argent !
tu ne vas pas me faire �a ˆ moi ! É salaud
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 79
MADELEINE : Ñ Il s'Žchappe !É [É] Je ne veux pas, je ne veux pas. (Parlant en direction de
Choubert :) Emm�ne-moi avec toi au moins. LE POLICIER, ˆ Choubert : Ñ Tu ne vas pas me
faire �a ˆ moiÉ Eh ! eh !É Salaud !É
tu ne vas pas [partir] ! É ne [pars] pas !
¥ 1961 AmŽlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
AMƒLIE : Ñ Tu ne vas pas partir !É Fany ! Ne pars pas !
tu ne vas pas [partir] É par un temps pareil
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
A: Ñ Vous entendez [l'orage] ? Vous n'allez pas partir par un temps pareil ! L: Ñ Si si! il le fautÉ
tu ne vas pas [t'enfiler de la vodka de bon matin] ! É mais o� as-tu ŽtŽ ŽlevŽ ?
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
BONY : Ñ Dis donc, tu vas pas t'enfiler de la vodka de bon matin, mais o� t'as ŽtŽ ŽlevŽ ? LEO : Ñ Je vais me g�ner.
tour morphosyntaxique :
assertion, à la forme négative, indicatif, imparfait, 1ère pers. du sg.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je n'allais pas [fermer le magasin] ! É tu en as de bonnes
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Pourquoi n'est-il pas venu en vacances plus t™t ? ] : Ñ Et le magasin ? J'allais pas fermer le magasin, tu en as de bonnes, toi.
classe sŽmantique : classe d'actants
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne te regarde pas É ce ne sont pas des histoires pour les gamines.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Ñ Dis, tu crois que c'est vrai ? Denise : Ñ Quoi ? Rolande : Ñ Les choses qu'on raconte. Denise : Ñ D'abord, �a ne te regarde pas. Ce ne sont pas des histoires pour les gamines.
cela ne te regarde pas É ce n'est pas pour les femmes.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 404
Ç Vous comprenez, si j'Žtais seul, gar�onÉ mais ˆ cause de ma femme, je me demande si je peux
le [=Charlus] laisser voyager avec nous apr�s ce que vous m'avez dit, chuchota le docteur. Ñ
Qu'est-ce que tu dis ? demanda Mme Cottard. Rien, cela ne te regarde pas, ce n'est pas pour les
femmes È, rŽpondit en clignant de l'Ïil le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction
de lui-m�me [É]
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
ce n'est pas pour les femmes. É rŽpondit en clignant de l'Ïil le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction de lui-m�me (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 404
Ç Vous comprenez, si j'Žtais seul, gar�onÉ mais ˆ cause de ma femme, je me demande si je peux
le [=Charlus] laisser voyager avec nous apr�s ce que vous m'avez dit, chuchota le docteur. Ñ
Qu'est-ce que tu dis ? demanda Mme Cottard. Rien, cela ne te regarde pas, ce n'est pas pour les
femmes È, rŽpondit en clignant de l'Ïil le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction
de lui-m�me [É]
classe sŽmantique : date
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce que tu fais [date] ? É Ñ je suis pris
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Louisette: Ñ Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Pierre: Ñ Ce soir ? Louisette: Ñ C'est
mon dernier jour ici, je voudrais f�ter �a ! Tous mes copains sont partis, sauf mon fiancŽ, mais
lui, je le vois trop. Pierre: Ñ Non merci, moi je suis pris.
Ñ qu'est-ce que tu fais [date] ? É Ñ rien de spŽcial
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
L: Ñ Qu'est-ce que vous faites ce soir ? A: Ñ Rien de spŽcial. L: Ñ Alors on d”ne ensemble ? L: Ñ Pas question.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
qu'est-ce que tu fais [date] ? É on ne va pas se quitter comme �a !
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 362
Je fais naturellement comme si je l'avais remis du premier coup. Et comment �a va, qu'est-ce que je fabrique, �a va, �a marche, et toi-m�me ? Bon, qu'est-ce que je fais ce soir, on ne va pas se quitter comme �a [É]
qu'est-ce que tu fais [date] ? É tu n'as pas quelque chose de prŽvu ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne Ñ Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Tu n'as pas quelque chose de prŽvu ? Parce
que, Žcoute, je ne sais pas si �a te dit [É] je vais ˆ Paris pour un vernissage [É] �a peut �tre
tr�s intŽressant, en tout cas moi j'y vais.
classe sŽmantique : espace de temps
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
attends É j'en ai pour un instant.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre [ˆ Blanche qui s'en va prendre le train alors qu'il lui a proposŽ de la raccompagner en voiture] Ñ Non, mais attendez ! J'en ai pour un instant !
reprise :
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
si je veux ? É mais je ne demande que �a !
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 144
YVONNE : Ñ Oui, �a suffit. Si nous pensions ˆ autre chose, Pierre, vous ne voulez pas ? PIERRE : Ñ Si je veux ? Mais je ne demande que ca.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
si [p] ?! É reprit-il avec chaleur
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 115
Ñ Alors, tu connais le grand Julot ? Ñ Si je le connais ! È reprit avec chaleur le jeune homme de vingt-deux ans. C'est un de mes meilleurs amis intimes.
ˆ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu as la parole É c'est ˆ toi. 2
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Docteur : Ñ La parole est au Professeur. Journaliste : Ñ Professeur, vous avez la parole. C'est ˆ vous... �a tourne !
attention É c'est ˆ vousÉ 2
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
(EntrŽe en sc�ne.) Jean-Jacques. Ñ Attention ! c'est ˆ vousÉ concentrez-vous bienÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est ˆ toi. 2 É �a tourne
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Docteur : Ñ La parole est au Professeur. Journaliste : Ñ Professeur, vous avez la parole. C'est ˆ vous... �a tourne !
abattre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu ne te fais pas assez confiance É il ne faut pas se laisser abattre. 1
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
Solange : Ñ Et puis je dois t'avouer, tu me fais un peu peur. C'est vrai, t'as l'air... Tu as
l'air trop paumŽ. Moi, j'ai besoin de quelqu'un qui me rassure. Yannick : Ñ Attends, je ne suis pas
si paumŽ que �a, hein ! Solange : Ñ Ben c'est l'impression qu'on a, en te voyant. Yannick : Ñ Bah
merde, alors... Solange : Ñ ƒcoute. Je m'excuse, je t'ai dit : je suis comme �a, j'suis directe.
Mais c'est vrai. Tu t'fais pas assez confiance, faut pas se laisser abattre. M�me si c'est
dur il faut s'affirmer dans la vie.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
faut pas te laisser abattre. 1 É tu y arriveras
¥ 1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 492, 2000]
Gabor : Ñ Ben c'est m�me le moment ou jamais [de sourire] : vous devriez �tre dans un frigo,
avec une Žtiquette au doigt de pied. Ad�le : Ñ De toute fa�on, j'aurais dž le savoir. Gabor : Ñ
Savoir quoi ? Ad�le : Ñ Que je me raterais... je suis capable derien, ni de me noyer correctement,
�a a toujours ŽtŽ comme �a. [É] Le suicidŽ (ˆ Ad�le) : Ñ Faut pas vous laisser abattre. Un
jour ou l'autre vous y arriverez.
abonnement
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
encore vous É c'est un abonnement !
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
[Eric et Serge se prŽsentent pour la deuxi�me fois chez Louvier, qu'ils prŽtendent conna”tre,
mais qui ne les conna”t pas.] LOUVIER : Ñ Ah !... Encore vous ! Mais c'est un abonnement, alors
! ERIC : Ñ Excusez-nous,... excusez-nous de venir vous dŽranger.
aboyer
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
ces modes de langage qui apparaissaient se maintenaient puis disparaissaient : É les chiens aboient, la caravane passe.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 86
Autrefois je me rappelle que vous vous amusiez ˆ noter ces modes de langage qui
apparaissaient, se maintenaient, puis disparaissaient : "celui qui s�me le vent rŽcolte la temp�te"
; "les chiens aboient, la caravane passe" [É]
abstenir (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
si c'est pour dire des ‰neries É tu ferais mieux de t'abstenir.
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
[Que faire pour la "F�te des Adieux" de la colonie ? ] HERVE : Ñ Ou alors quelque chose de
carrŽment original : le dimanche au d”ner, au lieu des deux bonbons habituels, trois bonbons.
DIRECTEUR : Ñ Ecoutez, HervŽ, si c'est pour dire des ‰neries dŽsagrŽables, vous feriez mieux de
vous abstenir.
absurde
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu as des idŽes absurdes. É ce serait ridicule
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 29
Quant ˆ ma m�re elle ne pensait qu'ˆ t‰cher d'obtenir de mon p�re qu'il consent”t ˆ parler ˆ
Swann non de sa femme mais de sa fille qu'il adorait et ˆ cause de laquelle disait-on il avait fini
par faire ce mariage. Ç Tu pourrais ne lui dire qu'un mot, lui demander comment elle va. Cela doit
�tre si cruel pour lui. È Mais mon p�re se f‰chait : Ç Mais non ! tu as des idŽes absurdes.
Ce serait ridicule. È
abuser
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ j'abuse de toi. É Ñ mais comment je suis ravie cela m'enchante
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 277
C'Žtait encore l'occasion pour nous d'Žcouter Mme de VilleparisisÉ Ç Nous abusons de vous, disait ma grand-m�re. Ñ Mais comment, je suis ravie, cela m'enchante È, rŽpondait son amie avec un sourire c‰lin [É]
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je m'en voudrais d'abuser. É je ne puis
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 126
Fr�re Tarabas : Ñ Restez tant que vous voudrez. Jean : Ñ Je m'en voudrais d'abuser. Je ne puis.
abuser (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est une mŽprise É je crois que tu t'abuses.
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
(Les machinistes viennent sortir le fou Ñ IrŽnŽe Ñ du bureau du patron.) EDOUARD. Ñ Bonjour
Monsieur ! C'est pour avoir l'honneur de vous dire que le patron peut pas vous recevoir. IRƒNƒE
(ŽtonnŽ). Ñ Comment ? Il ne peut pas ? Mais il m'a dŽjˆ re�u ! 2eMACHINISTE. Ñ Eh ben alors ! Ia
rŽception est finie. IRƒNƒE. Ñ Finie ? (ricanant) Je crois qu'il y a quelque mŽprise ! Je
crois, bonnes gens, que vous vous abusez. EDOUARD. Ñ Nous, on s'amuse pas. Nous, on fait
notre boulot !
accepter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
sois courageux É il faut accepter.
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
[Julien vient de s'entendre dire par Annie qu'elle ne l'aime plus et que l'enfant n'est pas de lui.] JEANNE : Ñ Sois courageux, mon petit... Sois courageux... Il faut accepter. ‚a passera.
c'est trop beau ! É je ne peux pas accepter. 2
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
(Louise a un Žcrin ˆ la main [É] Elle l'ouvre, le prŽsente ˆ la ni�ce.) La ni�ce (admirative) : Ñ Oh ! C'est trop beau ! Je ne peux pas accepter. (Les deux femmes s'embrassent.)
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il faut accepter. É �a passera
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
[Julien vient de s'entendre dire par Annie qu'elle ne l'aime plus et que l'enfant n'est pas de lui.] JEANNE : Ñ Sois courageux, mon petit... Sois courageux... Il faut accepter. ‚a passera.
accident
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
fais attention É un accident est vite arrivŽ.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur approche la t�te du trou du puits.) MAINS ROUGES: Ñ Fais attention Monsieur. Le puits a 20 m�tres de fond, un accident est vite arrivŽ. Allez, rentre ˆ la cabane.
accord
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu veux bien ? É nous sommes d'accord ?
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
DANNY. Ñ Ecoute, maintenant tu dois venir avec moi et parler ˆ papa. Ñ ERIC. Quand j'aurais
re�u la lettre que j'attends. Pas avant. DANNY. Ñ Quel mulet ! ll le faut pourtant, et tout de suite
! ERIC. Ñ Mais pourquoi tout de suite ? DANNY. Ñ Parce que nous partons Eric. ERIC. Ñ C'est pas
possible ! DANNY. Ñ Si, papa en a assez ! ll faut avouer qu'il a de bonnes raisons pour �a !
Qu'est-ce que tu dŽcides Eric ? (Elle tend son visage vers lui, Žmue.) Eric ? Tu veux bien ? Nous
sommes d'accord ? (Il acquiesce.) C'est pour toujours ? ERIC. Ñ Pour toujours.
accoucher
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ Si j'te disais c'que j'ai faitÉ tu me croirais pas É Ñ accouche !
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ Si j'te disais c'que j'ai faitÉ tu me croirais pas. BONY : Ñ Accouche ! Leo : Ñ J'ai fait l'amour dans un taxi !
accrocher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne l‰che pas É accroche-toi. 1
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 48
Marie, au Roi qui essaye de gravir les marches du tr™ne en titubant : Ñ Ne l‰che pas, accroche-toi.
acheter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne va pas É moi, on ne m'ach�te pas comme �a !
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Catherine. Ñ Et moi si je vous donnais de l'argent, j'arriverais ˆ vous faire taire ? Antoine. Ñ ‚a va pas, non !É Moi, on ne m'ach�te pas comme �a !
admettre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ouais É admettons.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 322
Ce besoin qu'il avait eu de justifier devant moi son genre actuel de vie, me laissant entendre que, quelle que pžt �tre mon opinion, j'Žtais nŽanmoins bien aise d'en profiter. Ouais. Admettons.
oui É admettons que c'est �a.
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Camille : Ñ Tout ce que je sais c'est que j't'aime plus. Paul : Ñ C'est chez Jeremie Prokosch
quand tu m'as vu donner une tape sur le derri�re de Francesca Vanini. Camille : Ñ Oui,
admettons que c'est �a. Bon maintenant c'est fini, on n'en parle plus.
il s'agit bien de [�a] É je suis bien obligŽ de l'admettre
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ñ Ouais mais est-ce que tu es sžr que de savoir la vŽritŽ, �a va t'amener quelque
part ? Martin : Ñ Mais oui, c'est le seul moyen pour moi de tuer mon amour pour elle... parce qu'il
s'agit bien d'amour maintenant, je suis bien obligŽ de l'admettre.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je l'admets. É je ne te contredis pas
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
BƒRENGER : Ñ Mais c'est atroce. Atroce. ƒDOUARD : Ñ Je l'admets. Je ne vous contredis pas.
admissible
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
est-ce admissible ? É est-ce pensable ?
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 82
La plus puissante des religions universelles reste ˆ ce jour sans lieu de dŽvotion. Est-ce admissible ? Est-ce pensable ?
adorer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse-[le] [faire] É j'adore quand [p]. 2
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 135
Laissez Simone raconterÉ J'adore quand elle raconteÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'adore �a. 1 É c'est mon grand plaisir
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Ñ Vous montez ˆ cheval, Mademoiselle ? Ce doit �tre pour vous une grande distraction. Ñ Oui, j'adore �a. C'est mon grand plaisir.
advenir
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
advienne que pourra. É que veux-tu qu'on y fasse ?
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 234
[Tous les autres sont devenus rhinocŽros.] BŽrenger : Ñ Je t'aime, mon amour. Ne t'en fais
pas, �a leur passera. Un engouement passager. Daisy : Ñ ‚a ne leur passera pas. C'est dŽfinitif.
BŽrenger : Ñ je t'aime, je t'aime follement. Daisy : Ñ Advienne que pourra. Que veux-tu qu'on
y fasse ? BŽrenger : Ñ Ils sont tous devenus fous.
affaire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on n'en parlera plus É affaire classŽe.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Bernard : Ñ Cette fille et moi, on n'a jamais ŽtŽ faits pour �tre ensemble, tu comprends ? On
avait le don d'�tre nŽfastes l'un ˆ l'autreÉ Arlette (moqueuse) : Ñ NŽfastes, rien que �a ! Bernard
(piquŽ) : Ñ Oui, nŽfastes, nŽfastes ! Je pensai que �a ne valait pas la peine d'en parlerÉ
D'ailleurs, on n'en parlera plus : affaire classŽe. TerminŽ.
je n'en sais rien É ce ne sont pas mes affaires.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ C'est qui cette fille ? Infirmi�re : Ñ J'en sais rien, je vous dis, ce ne sont pas mes affaires. Martine : Ñ C'est sa fiancŽe ? Infirmi�re : Ñ Ce ne sont pas les v™tres non plus, d'ailleurs.
laisse-moi tranquille É ce n'est pas ton affaire. 2
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT [le patron]. Marie sait que tu nÕes pas venu [au travail] ? TONI. QuÕest-ce que �a
peut te faire ? ALBERT. Bon, tu n'aurais pas par hasard ŽtŽ faire la voltige du c™tŽ de JosŽfa, hein
? TONI. Laisse-moi tranquille, cÕest pas ton affaire.
de quoi je me m�le ? É c'est mon affaire. 1
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 98
La bonne : Ñ Vous feriez mieux de ne pas commencer par l'arithmŽtique avec Mademoiselle.
L'arithmŽtique �a fatigue, �a Žnerve. Le professeur : Ñ Plus ˆ mon ‰ge. Et puis de quoi vous
m�lez-vous ? C'est mon affaire. Et je la connais. Votre place n'est pas ici.
tu n'as pas ˆ me donner de conseils É c'est mon affaire. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 52
DANY, ˆ l'architecte : Ñ Vous devez tout de m�me comprendre que je ne peux plus partager la
responsabilitŽ. C'est au-dessus de mes forces. L'ARCHITECTE : Ñ L'Administration est irresponsable.
DANY, ˆ 1'Architecte : Ñ Vous devriez prendre conscience... L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Ce n'est pas ˆ
vous de me donner des conseils. C'est mon affaire. Mais, encore une fois, tenez-vous sur vos
gardes ! DANY, ˆ l'Architecte : Ñ Moi non plus, je n'ai pas ˆ Žcouter vos conseils. C'est mon
affaire, ˆ moi aussi.
si �a [l]'amuse É c'est son affaire.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 150
Ç Oh ! je ne m�le pas ˆ tout �a ; si �a amuse le pauvre Swann de faire des b�tises et de
ruiner son existence c'est son affaire, mais on ne me prend pas avec ces choses-lˆ, tout �a
peut tr�s mal finir, je les laisse se dŽbrouiller. È
apr�s tout je m'en fiche É c'est tes affaires.
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
[Mado lui propose quelqu'un pour l'aider.] Simon : Ñ Tu parles d'un type qui a ŽtŽ condamnŽ
par contumace pour escroquerieÉ Je vais pas m'en sortir par escroc interposŽ ! Mado : Ñ Apr�s tout,
je m'en fiche. C'est tes affaires !
�a ne me regarde pas É c'est ton affaire.
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU : Ñ Pourquoi restez-vous ici ? Il va faire tr�s froidÉ Enfin, �a ne me regarde pas ! C'est votre affaire.
on ne sait pas ce qui peut arriver É comme �a ce sera une affaire faite.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Ñ Bravo, on va rŽgler �a tout de suite. Gorlier : Ñ MaisÉ �a ne presse pas. SimŽon
(renchŽrissant) : Ñ Mais t'as tout le temps ! Gilieth : Ñ Mon vieux, on ne sait pas ce qui peut
arriver. Comme �a ce sera une affaire faite.
c'est entendu É j'en fais mon affaire.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 117
Je ne sais si vous �tes en termes assez intimes avec votre tante : ne pourriez-vous, en me
faisant assez habilement valoir ˆ ses yeux pour qu'elle ne refuse pas, lui demander de me laisser
aller voir le tableau [d'Elstir, chez elle] sans vous, puisque vous ne serez pas lˆ ? Ñ C'est
entendu, je rŽponds pour elle, j'en fais mon affaireÉ
tu es prŽvenu É tu sais ˆ qui tu as affaire.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Ñ Tous les hommes que j'ai voulus, je les ai eus, moi, l'infirme ! (É) Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prŽvenu, tu sais ˆ qui tu as affaire.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
affaire classŽe. É terminŽ
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Bernard : Ñ Cette fille et moi, on n'a jamais ŽtŽ faits pour �tre ensemble, tu comprends ? On
avait le don d'�tre nŽfastes l'un ˆ l'autreÉ Arlette (moqueuse) : Ñ NŽfastes, rien que �a ! Bernard
(piquŽ) : Ñ Oui, nŽfastes, nŽfastes ! Je pensai que �a ne valait pas la peine d'en parlerÉ
D'ailleurs, on n'en parlera plus : affaire classŽe. TerminŽ.
apr�s tout, ce n'est pas mon affaire. É pardonnez-moi
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
GILLES (ˆ Anne) : Ñ Comme vous �tes belle ! [É] Vous �tes la plus jolie fille du monde. Mais
pourquoi semblez-vous si triste ? LE DIABLE : Ñ Allez-vous-en, votre place n'est pas ici. GILLES : Ñ
Votre fille, sans doute ? LE DIABLE : Ñ Non. ce n'est pas ma fille. GILLES : Ñ Ah ! Je comprends, et
je comprends aussi sa tristesse. Vraiment, le monde est mal fait. La jeunesse devrait vivre avec la
jeunesse. Enfin, elle vous aime peut-�tre. et, apr�s tout, ce n'est pas mon affaire.
Pardonnez-moi.
�a c'est mes affaires. 2 É �a ne te regarde pas
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Bernard prend amoureusement les poignets de Mathilde et embrassant le creux de sa main
gauche dŽcouvre une cicatrice au poignet gauche.) Bernard : Ñ Qu'est-ce que c'est que �a ? Tu crois
que c'est intelligent ? Mathilde : Ñ ‚a c'est mes affaires. ‚a ne te regarde pas, mon petit
ami.
ce n'est pas mes affaires. É je n'ai pas ˆ m'en occuper
¥ 1983 Vivement Dimanche, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Julien (ˆ sa secrŽtaire) : Ñ Parce qu'il y a une chose que vous ne savez pas, Barbara :
Massoulier Žtait l'amant de Marie-Christine [=femme de Julien] ! Barbara : Ñ Si, si, je le savais,
mais... Ce n'est pas mes affaires, je n'ai pas ˆ m'occuper de lavie des
gens...
ce n'est pas mon affaire. É je ne suis pas une concierge
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 19
LA VOIX DU POLICIER : Ñ Concierge ! Concierge ! MADELEINE : Ñ Elle n'est jamais lˆ. Que nous
sommes mal servis ! CHOUBERT : Ñ On devrait river les concierges ˆ leur loge. On demande peut-�tre
quelqu'un de la maison. Si j'allais voir ? (Il se l�ve, il serassoit.) MADELEINE, sans
violence : Ñ Ce n'est pas notre affaire. Nous ne sommes pas des concierges, mon
ami.
c'est ton affaire. É je n'ai rien ˆ y voir
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Chico : Ñ Bon Dieu ! Les voilˆ qui s'am�nent. Charlie : Ñ C'est ton affaire, j'ai rien ˆ y voir.
la belle affaire ! É qu'y a-t-il de si extraordinaire ?
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
(Le Visiteur appara”t dans la chambre dÕAnne.) ANNE, surprise. Ñ Qui �tes-vous ? Et comment
�tes-vous entrŽ ici ? LE VISITEUR. Ñ Je suis le Diable... ANNE. Ñ Si vous saviez comme cela m'est
Žgal ! LE DIABLE sursautant, dŽpitŽ. Ñ Comment ?... Mais vous necomprenez donc pas ?... Je suis le
Diable... le Diable... aussi vrai que je suis ici et que je suis ailleurs en m�me temps !... Oui...
ailleurs... tenez... regardezÉ lˆ... par exemple... dans ce jardin. ANNE, tr�s calme. Ñ La belle
affaire ! Qu'y a-t-il de si extraordinaire ! Moi qui suis ici, enfermŽe, ne suis-je pas en m�me
temps, dans un bois pr�s d'une fontaineÉ o� celui que j'aime m'a tenue dans ses bras pour la
premi�re fois...
l'affaire est classŽe. É on n'en parle plus
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Michelet : Ñ J'vous demande pardon, MademoiselleÉ Je suis le secrŽtaire du commissaire ;
justement j'ai une convocation pour vous sur mon bureau. Alice (s�che) : Ñ Si c'est pour le crime,
je ne sais rien, je suis arrivŽe le lendemain. Michelet (ironique): Ñ Oui, je saisÉ Je sais m�me le
nom de votre derni�re rŽsidence [=prison] ; je sais pourquoi vous y Žtiez, j'ai votre dossier. Alice
: Ñ Puisque vous savez tout, j'ai plus rien ˆ vous direÉ Michelet : Ñ Qui sait ?ÉOh, tout �a, �a n'a
pas d'importance,maintenant, l'affaire est classŽe, on n'en parle plus.
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
comme ces ouvriers et ces joueurs qui ne font pas d'embarras et se contentent de ce qui leur tombe sous la main ils pourraient dire de n'importe quoi É �a fera l'affaire.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 401
Comme ces ouvriers et ces joueurs qui ne font pas d'embarras et se contentent de ce qui leur tombe sous la main, ils pourraient dire de n'importe quoi : cela fera l'affaireÉ
affirmer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne peux rien affirmer. É mais j'ai des doutes
¥ 1973 BŽdu, Vie dure [Frantext]
Je ne peux rien affirmer, qu'il suintait dans le bigophone, mais j'ai des doutesÉ L'attitude de ma femme change de jour en jourÉ Elle doit me tromper !
affreux
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est abominable É �a me para”t affreux. 2
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Ha22
(208)(ME26)Ha22 : Ñ dans la mesure o� c'est possible/ dans la mesure o� financi�rement c'est
pas trop utopique enfin/ je me rends bien compte de �a/ mais je me dis (p=j'me dis) �a serait
peut-�tre "intŽressant "aussi/ euh au moins cette ouverture au monde entier/ non pas que la
tŽlŽvision qu'on a n'essaye pas de s'ouvrir au monde entier/ mais qu'on ait le choix/ qu'on ait la
possibilitŽ/ par satellite maintenant/ de prendre toutes les Žmissions tous les toutes les tout ce
qu'on peut/ tout ce qu'on peutcans tous les toutes les tout ce qu'on peut/ tout ce qu'on peut
capter/ qu'on puisse le prendre sur tŽlŽviseur/ et non pas embarbouiller pour que les uns aient le
droit d'y voir et pas les autres/ �a �a me para”t absolument "abominable/ affreux et
impensable/ voilˆ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a me para”t affreux. 2 É c'est impensable
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Ha22
(208)(ME26)Ha22 : Ñ dans la mesure o� c'est possible/ dans la mesure o� financi�rement c'est
pas trop utopique enfin/ je me rends bien compte de �a/ mais je me dis (p=j'me dis) �a serait
peut-�tre "intŽressant "aussi/ euh au moins cette ouverture au monde entier/ non pas que la
tŽlŽvision qu'on a n'essaye pas de s'ouvrir au monde entier/ mais qu'on ait le choix/ qu'on ait la
possibilitŽ/ par satellite maintenant/ de prendre toutes les Žmissions tous les toutes les tout ce
qu'on peut/ tout ce qu'on peutcans tous les toutes les tout ce qu'on peut/ tout ce qu'on peut
capter/ qu'on puisse le prendre sur tŽlŽviseur/ et non pas embarbouiller pour que les uns aient le
droit d'y voir et pas les autres/ �a �a me para”t absolument "abominable/ affreux et
impensable/ voilˆ
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle poussait des cris : É c'est affreux ! 1
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 298
Quand ma grand'm�re souffrait ainsi, la sueur coulait sur son grand front mauve, y collant
les m�ches blanches, et, si elle croyait que nous n'Žtions pas dans la chambre, elle poussait des
cris: "Ah! c'est affreux!", mais, si elle apercevait ma m�re, aussit™t elle employait toute
son Žnergie ˆ effacer de son visage les traces de douleur, ou, au contraire, rŽpŽtait les m�mes
plaintes en les accompagnant d'explications qui donnaient rŽtrospectivement un autre sens ˆ celles
que ma m�re avait pu entendre:Ñ Ah! ma fille, c'est affreux, rester couchŽe par ce beau soleil
quand on voudrait aller se promener, je pleure de rage contre vos prescriptions.
aga�ant
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce que tu peux �tre aga�ant ! É tu n'as pas bient™t fini ?
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Ñ Oh ce que tu peux �tre aga�ante ! T'as pas bient™t fini de me suivre, non ! Mais c'est vrai �a tu es tout le temps sur mes talons, tu as compris ?
agacer
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
vous m'agacez, vous ! É cria-t-il d'une voix terrible
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 207
Ç Ñ J'attends qu'une des personnes qui surveillent aux v�tements puisse prendre mon pardessus
et me donner un numŽro. Ñ Qu'est-ce que vous dites ? demanda d'un air sŽv�re M. Verdurin : "qui
surveillent aux v�tements". Est-ce que vous devenez g‰teux ? on dit : "surveiller les v�tements".
S'il faut vous rapprendre le fran�ais comme aux gens qui ont eu une attaque ! [É] È Ñ Surveiller ˆ
quelque chose est la vraie forme, murmura Saniette d'une voix entrecoupŽe ; l'abbŽ Le BatteuxÉ Ñ
Vous m'agacez, vous, cria M. Verdurin d'une voix terrible.
‰ge
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je te demande un peuÉ É ˆ nos ‰ges
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
JŽr™me : Ñ Et Genevi�ve, qu'est-ce qu'elle en pense [de toutes ces fleurs qu'elle re�oit] ?
Edmond : Ñ Ben rien. Elle s'imagine que ces fleurs viennent de moi. Elle doit me prendre pour un
idiot. Je te demande un peu, des fleurs, ˆ nos ‰ges.
qu'est-ce que tu en ferais ? É ˆ ton ‰ge
¥ 1924 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 148
Ç Une femme, qu'est-ce que vous en feriez, ˆ votre ‰ge ? È
c'est pas bien É ˆ ton ‰ge 2
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Ñ Comment tu t'appelles ? LA JEUNE FILLE : Ñ Mona. FRANK : Ñ Et il y a longtemps
qu'elle t'oblige ˆ faire �a ? É Ben mon vieux... pour une robe de chambre molletonnŽe... Faut pas
faire �a ! C'est pas bien. Ë ton ‰ge... Quel ‰ge t'as ? Il y a d'autres solutions quand
m�me.
quelle idŽe É ˆ ton ‰ge 2
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Jacques. Ñ Non mais quelle idŽe ˆ son ‰ge d'aller faire la bamboula aux Cara•bes ! Franchement ! Pierre : Ñ Y'a plus de troisi�me ‰ge, hein !
tu n'as pas honte ? É ˆ ton ‰ge 2
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
[Mathieu surprend Fanfan avec Marion dans une meule de paille] Ñ Oh, tu n'as pas honte, ˆ ton ‰ge !
tu as le temps de penser ˆ �a. É ce n'est pas de ton ‰ge.
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
CATHERINE. Ñ Il a un fr�re [ton fiancŽ] ? SUZON. Ñ Non. CATHERINE. Ñ Dommage ! SUZON. Ñ Arr�te, t'as tout le temps de penser ˆ �a. C'est pas de ton ‰ge...
�a ne m'amuse plus É j'ai passŽ l'‰ge. 1
¥ 1978 Dorin, Le tout pour le tout [DFP]
Roxane. Ñ [É] il faut savoir sacrifier aux muses. Mathieu. Ñ ‚a ne m'amuse plus. J'ai passŽ l'‰ge.
qu'est-ce que tu fais ? É quel ‰ge tu as ?
¥ 1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 492, 2000]
Ad�le : Ñ Mais qu'est-ce que vous faites ? Vous avez quel ‰ge pour jouer au train ? Vous cherchez quoi ? Gabor [sur la voie] : Ñ Je cherche ma voie.
tu n'as rien de mieux ˆ faire ? É quel ‰ge tu as ?
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
Jacqueline : Ñ Tu as rien de mieux ˆ faire que persŽcuter ta sÏur, toi ? Tu as quel ‰ge ? Luc : ÑMais c'est elle qui fait chierÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ ton ‰ge 2 É es-tu assez enfant pour (É) ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 431
Mais comment ˆ votre ‰ge �tes-vous assez enfant (et enfant assez mal ŽlevŽ) pour
n'avoir pas devinŽ tout de suite que votre Žlection par moi et tous les avantages qui devaient en
rŽsulter pour vous allaient exciter des jalousies ?
ˆ ton ‰ge 2 É quel ‰ge tu as ?
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Ñ Comment tu t'appelles ? LA JEUNE FILLE : Ñ Mona. FRANK : Ñ Et il y a longtemps
qu'elle t'oblige ˆ faire �a ? É Ben mon vieux... pour une robe de chambre molletonnŽe... Faut pas
faire �a ! C'est pas bien. Ë ton ‰ge... Quel ‰ge t'as ? Il y a d'autres solutions quand
m�me.
ˆ ton ‰ge 2 É tu ne devrais pas
¥ 1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 35
M. Smith : Ñ Ah, la la la la. M. Martin : Ñ Vous avez du chagrin ? Mme Smith : Ñ Non. Il s'emmerde. Mme Martin : Ñ Oh, Monsieur, ˆ votre ‰ge, vous ne devriez pas.
ˆ [vingt-cinq] ans 2 É ne pas savoir [ouvrir un pot de peinture]
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj23
(342)(FA11)Fj23 : Ñ et puis: bon il va chez lui tout/ alors il lui dit: {tiens te voilˆ le
port- le pinceau tu peins le portail} une demi-heure apr�s/ l'autre oncle de trente ans il est venu
qu'est-ce qu'il a vu? le pot Žtait encore fermŽ le pinceau sur la/ sur la bo”te/ il lui dit: {t'as
pas encore commencŽ?} il dit alors {regarde/ �a s'ouvre comme �a/ tu trempes le pinceau/ tu peins le
portail} EF(Fj23) : Ñ m (343)(FA12)Fj23 : Ñ et puis il a fallu qu'il lui explique "deux fois/ et/
deux fois quand m�me il a compris/ quand m�me ˆ vingt-cinq ans pas savoir ouvrir un
pot de peinture et puis peindre!
si ˆ ton ‰ge É il faut t'apprendre [ce que p]
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 233
[É] [Odette] lui rŽpondait avec un peu de mŽpris: "Mais les endroits chics, parbleu! Si, ˆ
ton ‰ge, il faut t'apprendre ce que c'est que les endroits chics, que veux-tu que je te dise,
moi ? par exemple le dimanche matin l'avenue de l'ImpŽratrice [É]"
aggraver
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a suffit É n'aggrave pas ton cas
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprimŽ, c'est pas du tout ce que je voulais dire. Au contraire je... Margot : Ñ Tais-toi, �a suffit, j'ai compris, n'aggrave pas ton cas.
agir (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ il ne s'agit pas de �a. É Ñ mais de quoi s'agit-il, alors ?
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 102
ELLE : Non. Ils ne nous ont rien fait. Rien de ce qu'on peut dire. F. 1 : Alors ce qu'on ne
peut pas direÉ Forcez-vous un peu, si vous voulez quÕon vous aide. ELLE : Non. Oh non, il ne
s'agit pas de �a. F.1 : Mais de quoi s'agit-il, alors ? ELLE : C'estÉ c'estÉ LUI : C'est qu'ils
existent.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pas si vite É il ne s'agit pas de �a.
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
JEAN (il veut obtenir la main dÕAgn�s ; ˆ HŽl�ne.) Ñ Je remets mon sort entre vos mains.
Dites-leur [ˆ Agn�s et sa m�re] mes intentions. Je sens qu'il faudrait tr�s peu de choses pour les
convaincre. HELENE. Ñ Mais, mon cher Jean, pas si vite. ll ne s'agit pas d'elles il s'agit de
vousÉ Il est indispensable que je me renseigne davantage, que vous ne vous lanciez pas dans une
aventureÉ
qu'est-ce qui te prend ? É il ne s'agit pas de �a.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 217
Ñ A propos, saviez-vous qui est partisan enragŽ de Dreyfus ? Je vous le donne en mille. Mon
neveu Robert ! Je vous dirai m�me qu'au Jockey, quand on a appris ces prouesses, cela a ŽtŽ une
levŽe de boucliers, un vŽritable folie. Comme on le prŽsente dans huit jours... Ñ Evidemment,
interrompit la duchesse, s'ils sont tous comme Gilbert qui a toujours soutenu qu'il fallait renvoyer
tous les juifs ˆ JŽrusalem... Ñ Ah ! alors, le prince de Guermantes est tout ˆ fait dans mes idŽes,
interrompit M. d'Argencourt. ./. Le duc se parait de sa femme mais ne l'aimait pas. Tr�s
"suffisant", il dŽtestait d'�tre interrompu, puis il avait dans son mŽnage l'habitude d'�tre brutal
avec elle. FrŽmissant d'une double col�re de mauvais mari ˆ qui on parle et de beau parleur qu'on
n'Žcoute pas, il s'arr�ta net et lan�a sur la duchesse un regard qui embarrassa tout le monde. Ñ
Qu'est-ce qu'il vous prend de nous parler de Gilbert et de JŽrusalem ? dit-il enfin. Il ne s'agit
pas de cela.
que vient faire ici [le racisme] ? É il ne s'agit pas de �a.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 95
Botard : Ñ Est-ce d'un chat, ou est-ce d'une chatte qu'il s'agit ? Et de quelle couleur ? De
quelle race ? Je ne suis pas raciste, je suis m�me antiraciste. Monsieur Papillon : Ñ Voyons,
monsieur Botard, il ne s'agit pas de cela, que vient faire ici le racisme ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il s'agit bien de �a. É on n'en est pas lˆ
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 169
H. 1 : Ñ Et moi, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que j'ai besoin de les raconter, mes
histoires ? Je les connaisÉ je n'ai aucune envie de briller, je vous assureÉ Il s'agit bien de
�a. (Amer.) On n'en est pas lˆ. C'est pour distraire monsieur.
mais il ne s'agit pas de [É]. É tu vois bien que [p]
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 41
Ñ Mais va donc avec lui puisque tu disais justement que tu n'as pas envie de dormir, reste un
peu dans sa chambre, moi je n'ai besoin de rien. Ñ Mais, mon ami, rŽpondit timidement ma m�re, que
j'aie envie ou non de dormir, ne change rien ˆ la chose, on ne peut pas habituer cet enfantÉ Ñ
Mais il ne s'agit pas d'habituer, dit mon p�re en haussant les Žpaules, tu vois bien que ce
petit a du chagrin, il a l'air dŽsolŽ, cet enfant ; voyons, nous ne sommes pas des bourreaux ! Quand
tu l'auras rendu malade,tu seras bien avancŽe !
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
mais il ne s'agit pas de [É]. É dit-il en haussant les Žpaules
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 41
Ñ Mais va donc avec lui puisque tu disais justement que tu n'as pas envie de dormir, reste un
peu dans sa chambre, moi je n'ai besoin de rien. Ñ Mais, mon ami, rŽpondit timidement ma m�re, que
j'aie envie ou non de dormir, ne change rien ˆ la chose, on ne peut pas habituer cet enfantÉ Ñ
Mais il ne s'agit pas d'habituer, dit mon p�re en haussant les Žpaules, tu vois bien que ce
petit a du chagrin, il a l'air dŽsolŽ, cet enfant ; voyons, nous ne sommes pas des bourreaux ! Quand
tu l'auras rendu malade,tu seras bien avancŽe !
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
il vous Žcoutait avec une bienveillance attentive d'un air de dire : É de quoi s'agit-il ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 188
[É] d�s qu'on causait avec lui [=un mŽdecin] dans le monde, fžt-ce de politique ou de
littŽrature, il vous Žcoutait avec une bienveillance attentive, d'un air de dire : Ç De quoi
s'agit-il ? È, sans prononcer tout de suite, comme s'il s'Žtait agi
d'uneconsultation.
agrŽable
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pourquoi pas ? É c'est toujours agrŽableÉ 1
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Elle [il la dŽlaisse] : Ñ Je te demande pas de m'embrasser. Lui : Ñ Pourquoi pas ? C'est toujours agrŽableÉ [ils s'embrassent] C'est incroyable ce que tu es sentimentale.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
si �a pouvait �tre agrŽable ˆ Monsieur [É] 1 É il me serait facile de [faire �a]
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 377
[É] le patron revint nous dire que M. le prince de Foix aurait bien voulu que M. le marquis
lui permit de venir d”ner ˆ une table pr�s de lui. Ç Mais elles sont toutes prises, rŽpondit Robert
en voyant les tables qui bloquaient la mienne. Ñ Pour cela, riposta la patron, cela ne fait rien :
si �a pouvait �tre agrŽable ˆ M. le marquis, il me serait bien facile de prier ces personnes
de changer de place. Ce sont des choses qu'on peut faire pour M. le marquis ! Ñ Mais c'est ˆ toi de
dŽcider, me dit Saint-Loup, Foix est un bon gar�on, je ne sais pas s'il t'ennuiera, il est moins
b�te que beaucoup. È
aider
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ vous ne voulez pas m'aider ? É Ñ dŽbrouille-toi tout seul
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Je crois qu'il faut changer les draps. MARIE : Ñ Eh bien changez-les. ALEXANDRE : Ñ Vous ne voulez pas m'aider ? MARIE : Ñ DŽbrouillez-vous tout seul.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu as un probl�me ? É je peux t'aider ?
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Un automobiliste s'arr�te aupr�s de personnes affairŽes autour de leur vŽhicule] L : Ñ Vous avez un probl�me ? Je peux vous aider ? A : Ñ Ah non non merci c'est rien, on vient d'Žcraser not' chat.
tu t'es fait mal ? É je peux t'aider ?
¥ 1960 Plein soleil, film de RenŽ ClŽment [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 262, 1981]
(Philippe s'avance vers la Belge, qui guette un taxi. Il se cogne dŽlibŽrŽment contre un
panneau publicitaire et pousse un gŽmissement de douleur.) LA BELGE : Ñ Oh ! (le soutenant.)
Vous vous �tes fait mal ? Je peux vous aider ? O� allez-vous ?
laisse É je vais t'aider, veux-tu ? 1
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Muguet transporte des seaux dÕeau.) TONKIN. Ñ Laisse, je vais t'aider, veux-tu ? MUGUET. Ñ Non, non, merci.
�a ira ? É tu veux que je t'aide ? 1
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
(Les dŽtenus se font ma”triser par les surveillants.) LE BRIGADIER : Ñ Eh Dubois ! ‚a
ira ? Vous voulez qu'on vous aide ? DUBOIS : Ñ Non, merci, brigadierÉ ‚a va ! É Alors ? LE
BRIGADIER : Ñ C'est fini, on va les descendre au cachot.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu veux que je t'aide ? 2 É branleur
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Francis : Ñ Alors un soir, [mon p�re] il est venu... il s'est planquŽ de ce c™tŽ, derri�re la
buvette... et il a sifflŽ... Je pouvais pas voir qui c'Žtait... Quand je suis arrivŽ sur lui, j'ai
reconnu son manteau, mais c'Žtait trop tard... Il s'est mis ˆcogner. Des gifles. Une... deux...
trois... avec la chevali�re. De honte, je me suis pissŽ dessus... Il gueulait : Ç Tu veux que je
t'aide, branleur ? È
aimable
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce que �a peut te faire ? É Ñ toujours aimable !
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Denise [au mŽdecin] : Ñ C'est grave, n'est-ce pasÉ Dr Germain : Ñ Qu'est-ce que �a peut vous
faire ? Denise : Ñ Toujours aimable ! Dr Germain : Ñ Vous devriez vous recoucher, vous allez
prendre froid. Denise : Ñ Qu'est-ce que �a peut vous faire ?
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu es bien aimable. É Ñ c'est la moindre des choses
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 30
La mŽnag�re, ramassant ses provisions, aidŽe par le Vieux Monsieur : Ñ Vous �tes bien aimable, Monsieur. [É] Le Vieux Monsieur : Ñ C'est la moindre des choses, ch�re Madame.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
merci bien É c'est bien aimable.
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Fritz Lang, tu sais c'est lui qui a fait le western avec Marl�ne Dietrich que l'on a
vu vendredi soir. Camille : Ñ Oh oui c'Žtait formidable. Fritz Lang : Ñ Moi, j'aime mieux M.
Camille : Ñ Le Maudit ? Fritz Lang : Ñ Oui. Camille : Ñ On l'a vu l'autre jour ˆ la
tŽlŽvision, moi j'ai beaucoup aimŽ. Fritz Lang : Ñ Merci bien, c'est bien
aimable.
que c'est gentil ˆ toi É comme tu es aimable !
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 202
BŽrenger : Ñ Oh ! ch�re mademoiselle Daisy ! Que c'est gentil ˆ vous d'�tre venue, comme vous �tes aimable.
je vous suis bien obligŽ É vous �tes bien aimable.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 22
MADELEINE : Ñ Soyez tranquille, cher Monsieur, nous n'allons pas vous retenir de forceÉ venez tout de m�me vous reposer un petit instant. LE POLICIER : Ñ Merci. Je vous suis bien obligŽ. Vous �tes bien aimable.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu n'es pas tr�s aimable. É dit-il toujours sur un ton poli et doux (É)
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 166
Il toucha lŽgŽrement son chapeau et dit au journaliste : "Monsieur, est-ce que vous voudriez
bien jeter votre cigare, la fumŽe fait mal ˆ mon ami." [É] Ñ Il n'est pas dŽfendu de fumer, que je
sache ; quand on est malade, on n'a qu'ˆ rester chez soi" ditle journaliste. [É] Ñ En tous cas,
Monsieur, vous n'�tes pas tr�s aimable", dit Saint-Loup au journaliste, toujours sur un ton
poli et doux, avec l'air de quelqu'un qui vient de juger rŽtrospectivement un incident
terminŽ.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
elle [la] remercia en lui disant : É comme tu es aimable !
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 376
La vieille dame elle-m�me ayant pliŽ ses DŽbats, demanda l'heure ˆ une bonne d'enfants qui passait et qu'elle remercia en lui disant : Ç Comme vous �tes aimable ! È
aimer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excusez-moi mais É j'aimerais [faire a].
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Commissaire : Ñ Madame Hiquet [=vocatif] ? Mme Hiquet : Ñ Oui, pourquoi ? [É] Commissaire : Ñ Excusez-moi mais j'aimerais avoir un petit entretien avec vous. Mme Hiquet : Ñ Ë quel sujet ?
tiens É je sais que tu aimes �a.
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
LA MERE. Tiens ! C'est de la gelŽe de coings. Je sais que tu l'aimes. LAURENCE. Merci.
pourquoi as-tu fait [�a] ? É tu aimes mieux [faire a] que [faire b] ?
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 375
J'avais ŽtŽ obligŽ de dŽranger ma table et d'autres qui Žtaient devant la mienne, pour aller
ˆ lui [Saint-Loup]. Ç Pourquoi as-tu bougŽ ? Tu aimes mieux d”ner lˆ que dans la petite salle
[celle de l'aristocratie] ? Mais, mon pauvre petit, tu vas geler.Vous allez me faire le plaisir de
condamner cette porte, dit-il au patron. Ñ Ë l'instant m�me, monsieur le marquis, les clients qui
viendront ˆ partir de maintenant passeront par la petite salle, voilˆ tout. È
tu ne m'aimes plus É tu en aimes un(e) autre.
¥ 1929 L'argent, film de Marcel L'herbier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 210, 1978]
La Baronne. Ñ Pourquoi cette jalousie ? Vous ne m'aimez plus. Vous en aimez une autre.
j'ai compris É tu n'aimes pas
¥ 1960 Plein soleil, film de RenŽ ClŽment [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 262, 1981]
MARGE. Ñ J'ai besoin de ton opinion, Žcoute. PHILIPPE. Ñ Ecouter quoi ? MARGE. Ñ Ma nouvelle
prŽface. MARGE. Ñ [É] PHILIPPE. Ñ J'ai dŽjˆ lu �a quelque part. MARGE. Ñ Mais attends ! PHILIPPE. Ñ
Oui, et bien on aura tout le temps d'en parler, mais laisse-moi maintenant, c'est pas le moment. (ll
s'Žloigne.) MARGE. Ñ Tu vois, tu ne t'intŽresses pas ˆ ce que je fais. PHILIPPE (se retournant). Ñ
Mais si ! MARGE.Ñ Tu ne m'aimes pas.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'aime mieux pas. É tu sais ce que c'est
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ Ñ Moi je vais attendre chez la m�re Tarte avec Tania. Chez In�s, j'aime mieux pas. Tu sais ce que c'est. On te pose un tas de questions, et puis tu es obligŽ de rŽpondre.
j'aimerais bien. 1 É ce serait trop beau
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Vous me donnez une nouvelle fois la preuve de l'archa•sme du syndicalisme
fran�ais. Il est ahurissant qu'ˆ l'aube de l'an 2000, vous n'ayez pas encore compris que l'intŽr�t
des ouvriers est qu'une entreprise fasse des bŽnŽfices. MADAME ARNOUX : Ñ Vous n'allez pas me
demander d'�tre capitaliste ?! LE PATRON : Ñ J'aimerais bien, Madame Arnoux, ce serait trop
beau !
j'aimerais [faire a]. É est-ce possible ?
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ J'aimerais vous voir, Commissaire, est-ce possible ?
j'aimerais [faire a]. É est-ce que c'est possible ?
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Quand il est mort vous faisiez l'amour avec lui, n'est-ce pas ? CŽcilia : Ñ Oui.
Martin : Ñ O� �a ? CŽcilia : Ñ En haut, dans la chambre. Martin : Ñ J'aimerais la voir,
est-ce que c'est possible ? CŽcilia : Ñ Oui, bien sžr.
j'aimerais que tu [fasses a]. É tu n'as jamais [fait �a]
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
(Sortie du cinŽma.) JACQUES. J'aimerais bien que tu viennes d”ner un soir chez moi. T'es jamais venue. LAURENCE. OuaisÉ La semaine prochaine ? JACQUES. Ouais !
j'aimerais que tu [me serves]. É tu fais [me sers] ?
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
GUILLAUME : Ñ Bon. J'aimerais bien que vous me serviez. Tu me sers, ValŽrie ? (ValŽrie le sert.) Encore, encore ! De �a... de �a...
tu n'aimes pas [le monde] ? 1 É tu as raison
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 351
Ç HŽ bien ! je vous quitte, me dit comme ˆ regret Mme de Guermantes. Il faut que j'aille une
seconde chez la princesse de Ligne. Vous n'y allez pas ? Non, vous n'aimez pas le monde ?
Vous avez bien raison, c'est assommant. Si je n'Žtais pas obligŽe ! Mais c'est ma cousine, ce ne
serait pas gentil. [É] È
tu ne m'aimes plus. É tu en aimes une autre
¥ 1929 L'argent, film de Marcel L'herbier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 210, 1978]
La Baronne: Ñ Pourquoi cette jalousie ? Vous ne m'aimez plus. Vous en aimez une autre.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
c'est �a [la jeune fille] que tu aimes ? É dit-il d'un ton o� l'Žtonnement Žtait m‰tŽ par la crainte de me f‰cher
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 24
Soudain il l'[=la photo] aper�ut, il la tint un instant dans ses mains. Sa figure exprimait
une stupŽfaction qui allait jusqu'ˆ la stupiditŽ. "C'est �a la jeune fille que tu aimes
?", finit-il par me dire d'un ton o� l'Žtonnement Žtait matŽ par la crainte de me
f‰cher.
je n'ai jamais beaucoup aimŽ qu'on [É]. É reprit-elle d'un air dŽlicat et digne que (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 287
Non, ce que je lui reproche, dit-elle d'un ton tendre, comme une femme ivre de son succ�s,
c'est de manquer de dŽlicatesse envers vous. Il y a des choses qu'on ne dit pas ˆ tout le monde.
Ainsi tout ˆ l'heure il a pariŽ qu'il allait vous faire rougir deplaisir, en vous annon�ant (par
blague naturellement, car sa recommandation suffirait ˆ vous emp�cher de l'avoir) que vous auriez la
croix de la LŽgion d'honneur. Cela passe encore, quoique je n'aie jamais beaucoup aimŽ,
reprit-elle d'un air dŽlicat etdigne, qu'on dupe ses amis, mais vous savez, il y a des riens qui
nous font de la peine.
air 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a peut vous entra”nerÉ É de quoi on aurait l'air ?
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 10
H. 1 : Ñ C'est donc si terrible ? H. 2 : Ñ Non, pas terrible... ce n'est pas �a... H. 1 : Ñ
Mais qu'est-ce que c'est, alors ? H. 2 : Ñ C'est... c'est plut™t que ce n'est rien... ce qui
s'appelle rien... ce qu'on appelle ainsi... en parler seulement, Žvoquer �a... �a peut vous
entra”ner... de quoi on aurait l'air ? Personne, du reste... personne ne l'ose... on n'en
entend jamais parler...
tu ne vas pas [faire �a] comme �a non É de quoi on aurait l'air ?
¥ 1977 La communion solennelle, film de RenŽ FŽret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 186, 1977]
JACQUES : Ñ Je vais t'donner une blouse. Tu vas pas aller au marchŽ comme �a, non ! De quoi on aurait l'air ?
non pourquoi ? É j'ai l'air d'un [sn] ? 1
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Paul : Ñ Vous �tes professeur ? Charles : Ñ Non, pourquoiÉ J'ai l'air d'un professeur ?
c'est impossible É je te demande de quoi j'aurais l'air !
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Mme Brissard Ñ Le noir ? Mais c'est impossible ! Un piano noir avec un mobilier en pitchpin, je vous demande de quoi nous aurions l'airÉ
que tu es b�te É tu as l'air d'un [É] ?
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Pierre : Ñ Mais qu'est-ce que je peux bien avoir ? Romaine : Ñ Le docteur Hamon te l'a dit,
un rein bloquŽ sans doute... Pierre : Ñ Un rein bloquŽ. Alors c'est de l'urŽmie ? Romaine : Ñ Tr�s
lŽg�re. Pierre : Ñ De l'urŽmie ! Mais on en claque ! Romaine :Ñ Oh que tu es b�te, Pierrot ! Tu
as l'air d'un homme qui va mourir ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
de quoi on a l'air ? É ils vont nous croire compl�tement fous
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 76
ELLE : Ñ Oh Žcoute, de quoi on a l'air ? Ils vont nous croire compl�tement fous.
ajouter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
apr�s cela É ai-je besoin d'ajouter que [p] ?
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 359
Ce Monsieur est quelqu'un qui [É]. En outre, il se permet [É]. Il peut [É]. Que, par surcro”t, ce Monsieur soit [É] Mais vous apprendrez plus tard [É]. Voilˆ pour ce Monsieur [É]. Apr�s cela, ai-je besoin d'ajouter que [É]
aller 1
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ bon, faut que j'y aille. É Ñ au revoir
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Georges (regardant sa montre) : Ñ Bon, faut que j'y aille. Marie : Ñ Au revoir.
Ñ il faut que j'y aille. É Ñ eh bien vas-y
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Le gardien de musŽe. Ñ Il faut que j'aille au Louvre. Sa femme. Ñ Encore ? Gardien. Ñ Oui. Sa
femme. Ñ C'est une idŽe fixe. Gardien. Ñ Il faut que j'y aille ! Sa femme. Ñ Eh bien vas-y.
Rends-toi ridicule. Apr�s tout c'est ton affaire.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É excuse-moi, il faut que j'y aille.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
(Ils s'embrassent longuement, voluptueusement, puis se sŽparent.) Fabien : Ñ Excuse-moi, il faut que j'y aille. D'autant plus qu'avant de partir je dois ramener le reste des affaires de LŽa ˆ ses parents.
je n'ai pas le temps É il faut que j'y aille.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche : Ñ Tu viens d”ner avec moi ? LŽa : Ñ Ah non, je n'ai pas le temps, maintenant, il faut que j'y aille.
je te laisse É il faut que j'y aille.
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Ñ Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.
je vais me faire engueuler É il faut que j'y aille.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 302
Allez, ˆ tout ˆ l'heure, le patron va m'engueuler, il faut que j'y aille.
excusez-moi É je dois y aller.
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
[Rencontre dans l'escalier ; petite conversation.] Nelly : Ñ Excusez-moi je dois y aller. Dollabella : Ñ Oui oui, allez-yÉ
je te g�ne peut-�tre É je peux m'en aller !
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Plyne : Ñ C'est dommage qu'elle vous intŽresse pas... je voudrais bien que ce soit moi qu'elle regarde ainsi. Charlie : Ñ Je vous g�ne peut-�tre, je peux m'en aller. Plyne : Ñ Oh t'en fais pas, je suis pas son type.
si je suis de trop É je peux m'en aller !
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Ñ Si je suis de trop ici, je peux m'en aller !
tout le monde est lˆ É on va pouvoir y aller...
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
[RŽunion.] Infirmier : Ñ Bon ben tout le monde est lˆ. On va pouvoir y aller...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
bon ben maintenant faut que j'y aille, moi. É allez bonne chance
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
[L'automobiliste qui dŽpose l'auto-stoppeur.] : Ñ Bon ben maintenant faut que j'y aille, moi. Allez, bonne chance !
faut qu'j'y aille vraiment. É salut
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Marion (mordant dans sa tartine d'un air de dŽfi) : Ñ Richard, tu m'aimes ?... Eh ? Tu m'aimes ? Mais quoi ! Richard : Ñ Bon j 'y vais. (Il se l�ve et met son manteau) Faut qu'j'y aille vraiment. Salut.
il va falloir que je m'en aille. É il se fait tard
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 108
Ñ ChŽrie, disais-je gentiment, il va falloir que je m'en aille, n'est-ce-pas ? Il se fait tard et vous devez dormir aussiÉ
on y va ! É vite allez vite les enfants
¥ 1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 147, 1974]
METTEUR EN SCENE : Ñ Alors, Žcoutez-moi : quand je fais comme �a (mouvement du bras), vous
vous regardez tous les deux, hein... lentement. ‚a va ?... Montei ? LOUIS XIV-NICOLAS : Ñ Oui...
oui. METTEUR EN SCENE : Ñ Bon, alors on y va. Vite, allez, vite les enfants.
o� allons-nous ? É o� nous allons ?
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Hr11
(234)(AN66)Hr11 : Ñ Žcoutez/ xxx/ voyez/ voyez/ vous allez ˆ la campagne/ xxx/ [il nÕy a] plus d'oiseaux plus de/ Žcoutez o� allons-nous? o� o� o� nous allons?
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
j'ai t‰chŽ de le remonter je lui ai dit : É il ne faut pas se laisser aller.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 285
[Le magistrat, habituŽ des toilettes publiques, dont la femme est morte.] On sentait qu'il
avait ŽtŽ tout dŽrangŽ dans ses petites habitudes. J'ai t‰chŽ de le remonter, je lui ai dit : Ç
Il ne faut pas se laisser aller. Venez comme avant, dans votre chagrin �a vous fera une
petite distraction. È
aller 2
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce qui ne va pas ? É Ñ tout va bien, tout va bien.
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
[Elle a l'air de faire la t�te]. Le mari : Ñ Qu'est-ce qu'y a qui ne va pas ? Sa femme : Ñ Rien, tout va bien, tout va bien, je t'aime. Mari : Ñ Ben alors fais pas cette t�te-lˆ !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a te va ? 2 É Ñ c'est comme tu veux
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
CŽcilla : Ñ O� on va maintenant ? Martin : Ñ Nulle part. Je te raccompagne chez toi. ‚a te va ? CŽcilia : Ñ C'est comme tu veux.
Ñ �a te va ? 2 É Ñ entendu
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Disons mille cinq cents francs. ‚a vous va ? LA COMTESSE : Ñ Entendu. Les dŽbats d'argent ne sont vraiment pas mon fort.
Ñ non mais �a va pas ! 2 É Ñ siÉ tu vas comprendre
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Ñ Dis donc !... Gilbert : Ñ Quoi ? Maurice : Ñ J'aurais besoin de ton revolver... Pour demain. Gilbert : Ñ Non... mais �a ne va pas ? Maurice : Ñ Si... Tu vas comprendre... [É]
Ñ qu'est-ce qu'y a qui ne va pas ? 2 É Ñ rien, tout va bien, tout va bien
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
[Elle a l'air de faire la t�te]. Le mari : Ñ Qu'est-ce qu'y a qui ne va pas ? Sa femme : Ñ Rien, tout va bien, tout va bien, je t'aime. Mari : Ñ Ben alors fais pas cette t�te-lˆ !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je peux le faire toute seule É �a ira.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ Voilˆ, Djamel, dont je vous ai parlŽ, il pourra vous aider ˆ mettre des affichettes, si vous voulez ... ChloŽ [elle a perdu son chat] : Ñ Oh non, mais je peux le faire seule �a, �a ira.
non merci É �a ira.
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
(Dans la barque. C'est l'inspecteur qui rame.) ALPHONSE. AccŽl�re nom de Dieu !... AccŽl�re ! L'INSPECTEUR. Je peux pas, je suis au max ! LA JEUNE FILLE. Vous voulez que je vous relaye ? L'INSPECTEUR. Non merci, �a ira...
non É �a ira.
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Ñ Oui ?... Alors tu as choisi ? Le client : Ñ Ouais, j'veux bien une chocolat Chantilly, s'il te plait. Margot : Ñ Et un peu de gingembre avec ? Le client : Ñ Non, �a ira.
pour cette fois É �a ira !
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO [au taxi] : Ñ J'te dois quinze francs ? CORA : Ñ Pour cette fois, �a ira ! LEO : Ñ Merci pour la course !
qu'est-ce qu'il y a ? É �a n'a pas l'air d'aller.
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? ‚a n'a pas l'air d'aller. Francesca : Ñ Rien. Paul : Ñ Vous avez pleurŽ ? Francesca : Ñ Non.
arr�te de jouer les [] É �a ne te va pas.
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ñ Agn�s, qu'est-ce que t'en penses ? Elle est mignonne, non ? Martin : Ñ Oui, et alors ? Sophie : Ñ Ë mon avis, c'est du tout cuit. Martin : Ñ Mais arr�te de jouer les entremetteuses, �a te va pas du tout.
ce n'est pas de toi É �a ne te va pas.
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
RODOLPHE-JULIEN : Ñ En tout cas, j'ai compris une chose [en prison]. Si on veut pas
d'emmerde, il faut pas dŽconner. Se tenir peinard dans son coin... IMPERATRICE-JEANNE : Ñ Rodolphe !
quel langage ! Ce n'est pas de toi ! ‚a ne te va pas ! C'est comme... C'est comme... un ver
dans un beau fruit.
ne sois pas cynique É �a ne te va pas.
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Ñ Ne sois pas cynique, �a ne te va pas.
qu'est-ce que tu as ? É �a ne va pas ? 1
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
JŽr™me. Ñ Qu'est-ce que tu as mon vieux ? ‚a ne va pas ? Jean-Jacques. Ñ Si. Pourquoi ? JŽr™me. Ñ Je ne sais pas, je te sens comme nerveuxÉ Jean-Jacques. Ñ Cette pi�ce me rappelle tant de chosesÉ
qu'est-ce que tu fais ? É �a ne va pas ? 1
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Pierre [ˆ Charles qui se rafra”chit dans les toilettes] : Ñ Qu'est-ce que tu fais ? ‚a ne va pas ?
qu'est-ce qu'il y a ? É �a ne va pas ? 1
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : Ñ T'as entendu la sonnette ? Ho ?É Tu
l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Ñ Oui, je l'ai entendue. Emile : Ñ Qu'est-ce qu'y aÉ ‚a va
pas ? T'es malade ? T'es pas le genre ˆ casser la vaisselle,toi !
y a un probl�me ? É �a ne va pas ? 1
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
ALAIN, ˆ Frank qui pleure : Ñ Y a un probl�me ? ‚a va pas ?
qu'est-ce que tu fais ? É �a ne va pas. 1
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(197)(AN109)Fj12 : Ñ je vois une fois dans mon square o� j'habitais avant/ une dame qui
Žtait en train de taper son chien mais/ avec une laisse/ ˆ mort. EF(Fj12) : Ñ mm (198)(AN110)Fj12 :
Ñ je suis arrivŽe mais je lui ai dit [É] j'ai dit {qu'est-ce que vous faites lˆ? �a va pas/
mais mais c'est un animal. vous l'entendez pas qu- qu'il a mal ?}
c'est correct É �a peut aller. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 15
BƒRENGER : Ñ Etes-vous bien payŽ ? Je m'excuse, je suis peut-�tre indiscret. L'ARCHITECTE : Ñ Ne vous excusez pas, je vous en prieÉ Je suis payŽ moyennement, comme prŽvu au budget. C'est correct. ‚a peut aller.
ce n'est pas mal É �a pourra peut-�tre aller. 1
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 160
F. 4 : Ñ N'ayez crainteÉ (Tout bas.) Allez-y. Continuez. Ce n'est pas mal. ‚a pourra peut-�tre allerÉ Vous y arriverez peut-�tre comme �a.
je n'ai rien É �a va. 1
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette [elle a dŽcouchŽ ; ˆ sa fille, qui est de mauvaise humeur] : Ñ Mais qu'est-ce que tu as ce matin ? Magali : Ñ J'ai rien, �a va. Tu veux du cafŽ ? Jeannette : Ñ Oui, merci.
on s'entend bien É �a va. 2
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 52
Elle est pas emmerdante pour un sou. On s'entend bien, �a va.
non, je te remercie, tu es gentil É �a va. 5
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
L'ƒTUDIANTE : Ñ Vous allez bien madame, vous avez besoin de quelque chose ? MARIE : Ñ Non, je vous remercie, vous �tes gentille, �a va...
non merci É �a va. 5
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
PREMIER BARMAN, au tŽlŽphone : Ñ Il est au bar, en face. Vous voulez que je le fasse appeler ? SILIEN : Ñ Non, merci.... �a va...
c'est bon É �a va. 6
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
Le chauffeur de taxi. Ñ Parce que moi, si vous ne voulez pas me payer, y'a qu'ˆ le dire,
c'est tr�s simple, la voiture est en bas, y'en a pas pour longtemps, je vous ram�ne au poste [de
police]. Michel (lassŽ). Ñ Oui, oui, c'est bon, �a va, j'vous remercieÉ
t'en fais pas É �a va aller. 2
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re, ˆ Henri : Ñ T'en fais pas, vaÉhein ! ‚a va aller !
bonjour É comment vas-tu ?
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 234
Ils caus�rent un instant ensemble et sans doute de moi, car tandis que Saint-Loup se
rapprochait de sa m�re, Mme de Guermantes se tourna vers moi. Ñ Bonjour, comment allez-vous,
me dit-elle. Elle laissa pleuvoir sur moi la lumi�re de son regard bleu, hŽsita un instant, dŽplia
et tendit la tige de son bras, pencha en avant son corps qui se redressa rapidement en arri�re comme
un arbuste qu'on a couchŽ et qui, laissŽ libre, revient ˆ sa position naturelle.
mais qu'est-ce que tu as ? tu es tout p‰le É il y a quelque chose qui ne va pas ?
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
PUCK (remarquant le bras blessŽ dÕEric.) Ñ Mais qu'est-ce que tu as ? Tu es tout p‰le. ERIC. Ñ Non. PUCK. Ñ Il y a quelque chose qui ne va pas ? ERIC. Ñ Non.
tu as l'air tout dr™leÉ É quelque chose qui ne va pas ?
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
Edwige [ˆ David qui lui rend visite]. Ñ Vous avez l'air tout dr™le ! Quelque chose qui ne va pas ? La mort de mon voisin ? Vous avez appris ? Mais bien sžr, vous le connaissiezÉ
qu'est-ce que tu as ? tu as l'air tout choseÉ É qu'est-ce qui ne va pas ? 2
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Tante Jeanne (inquisitrice). Ñ Mais qu'est-ce que tu as ? Tu as l'air tout chose. Qu'est-ce qui ne va pas ? Arthritisme ? ContrariŽtŽ ? JŽr™me (coupant. Ñ Estomac.
tu en fais une t�te É qu'est-ce qui ne va pas ? 2
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ñ T'en fais une t�te ! Qu'est-ce qui ne va pas, tu ne te sens pas bien ? Martin : Ñ Je sais pas, je me sens oppressŽ.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ah non, �a va, 6 É je t'en supplie
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : Ñ Je ne veux pas que vous croyez que vous donnez asile ˆ une voleuse
professionnelle. J'vais vous raconter ma vie. Pierre : Ñ Ah non, non �a va je vous en supplie
pas ˆ cette heure-ci ! Arlette : Ñ Laissez-moi au moins vous dire que... Pierre: Ñ Non, rien du tout
! J'ai sommeil.
ah non, �a va comme �a ! 2 É j'ai dŽjˆ donnŽ
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
Enfant : Ñ Monsieur, c'est pour la qu�te, la lutte contre le cancer. Le monsieur : Ñ Ah non, �a va comme �a, j'ai dŽjˆ donnŽ.
allez, �a va ! 7 É arr�te
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Ñ Allez, �a va, arr�tez vos saloperies.
allons, �a va, 7 É que je ne te revoie plus
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
(Fred propose ˆ Albert un duel au couteau.) ALBERT. Non, non, j'en veux pas ! (ll tourne le
dos ˆ Fred et fait celui qui part.) FRED. Allons, dis plut™t que tu as peur ! Allons, �a va,
que je ne te revoie plus, t'as compris ?
bon, �a va ! 7 É de quoi je me m�le ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Ñ Mais laisse-la la demoiselle, elle est pas pour toi, Djamel ! ChloŽ : Ñ Bon, �a va, de quoi je me m�le ? Qu'est-ce que vous en savez qu'il est pas pour moi ?
bon maintenant �a va comme �a ! 2 É je ne veux plus te voir
¥ 1981 Les annŽes lumi�re, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 271, 1981]
LE PATRON : Ñ Tu Žtais malade ou tu n'avais pas envie [de venir travailler] ? JONAS : Ñ Les
deux, c'est ce que j'essaie de te dire. L'idŽe de laver des verres �a m'a rendu malade. ‚a m'a fait
dŽgueuler. LE PATRON : Ñ Bon maintenant �a va comme �a. Je ne veux plus te voir
ici.
�a ira. É merci
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
[ArrivŽe ˆ l'h™tel] EmployŽ : Ñ Je peux prendre votre bagage ? Client : Ñ Non, �a ira, merci.
�a ira ? É tu pourras tenir ?
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
MARION. Ñ ll faut que tu te prŽpares ˆ passer plusieurs semaines [cachŽ] ici. ‚a ira, tu pourras tenir ? LUCAS. Bien sžr que je pourrai tenir... Il le faut.
�a ne va pas ? É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re : Ñ Non mais �a ne va pas ? Enfin, Henri, qu'est-ce qui te prend ? qui parle de ton p�re ?
�a ne va pas ? 1 É t'es malade ?
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : Ñ T'as entendu la sonnette ? Ho ?É Tu
l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Ñ Oui, je l'ai entendue. Emile : Ñ Qu'est-ce qu'y aÉ ‚a va
pas ? T'es malade ? T'es pas le genre ˆ casser la vaisselle,toi !
�a ne va pas ? 1 É tu es malade ?
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
PIERRE. Ñ Laurence ! Laurence ! Attends. O� tu vas, lˆ ? Tu ne vas pas au C.E.S. ? LAURENCE
(au bord des larmes) Ñ Non, laisse-moiÉ PIERRE. Ñ ‚a ne va pas ? Tu es malade ? LAURENCE. Ñ
Laisse-moiÉ Je vais rentrer ˆ la maison, �a ira mieux.
�a ne va pas ? 2 É je t'ai rien demandŽ
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
LE TYPE : Ñ Vous �tes sžre qu'on ne s'est pas vu lˆ-bas ? On a eu une conversation super-cool
sur la tŽlŽvision. Je suis rŽalisateur de tŽlŽvision. Tu m'as dit que tu me trouvais cool pour un
rŽalisateur de tŽlŽ. JULIETTE : Ñ ‚a m'Žtonnerait. J'ai horreur des mecs cool, des conversations
super-cool, de tout ce qui est cool en gŽnŽral et des rŽalisateurs de tŽlŽvision en particulier. LE
TYPE : Ñ ‚a fait un peu sourire ce que vous dites lˆ. JULIETTE : Ñ Eh ben souris, connard. LE TYPE:
Ñ Attends. ‚a va pas ? Je t'ai rien demandŽ. C'est toi qui viens me chercher alors tu
m'insultes pas. C'est toi la connasse.
�a ne va pas ? 2 É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
Vincent lui prend le poignet et l'embrasse sur la bouche. Marie, surprise, a un mouvement
de recul, puis elle le repousse violemment. MARIE : Ñ Non, mais �a va pas ! Qu'est-ce qui
vous prend ? VINCENT, penaud : Ñ Excusez-moi, je croyais... MARIE, ŽnervŽe : Ñ Je viens de vous dire
que j'Žtais mariŽe...
�a ne va pas. 4 É bois un coup
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 163
L'HOMME (ivre), ˆ ƒdouard : Ñ ‚a ne va pas ! [=vous n'allez pas bien] Buvez un coup !
�a ne va pas mieux É t'as pas l'air content
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
FRED. Petite Pola ! POLA. Laissez-moi tranquille. (Elle se dŽgage vivement.) FRED. Oh ! ben, ca va pas mieux, t'as pas l'air contente de me revoir. POLA. Mais o� Žtiez-vous ? FRED. J'Žtais en voyage.
�a peut aller. 1 É �a peut aller
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Hr11
(208)(AN40)Hr11 : Ñ voyez encore on les [=les chiens, les chats] am�ne dans les euh dans les
espaces verts lˆ vous savez dans les grandes citŽs xxx EF(Hr11) : Ñ oui (209)(AN41)Hr11 : Ñ c'est
pas ce qui manque on les emm�ne ˆ la campagne EF(Hr11) : Ñm (210)(AN42)Hr11 : Ñ �a encore �a
va/ �a peut aller/ xxx/ c'est je dis/ c'est exactement comme si je prendrais un: un lion/ je
sais pas/ xxx xxx/ EF(Hr11) : Ñ mm (211)(AN43)Hr11 : Ñ moi je dis que je suis ˆ l'usine et que je
je travaille et que j'ai envie de sortir de/ de ces b�tes-lˆ elles ont exactement les m�mes euh...
ils ont un autre langage que nous nous avons pas mais vous savez c'est c'est exactement pareil
hein?
�a va. 1 É allez
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
LE GENDARME (ˆ Toni.) . HŽ ! dis donc, lˆ-bas ! Les papiers, s'il vous pla”t. C'est la premi�re fois que vous travaillez en France ? TONI. Non, non, je suis dŽjˆ venu. LE GENDARME (lui rendant ses papiers). ‚a va. Allez.
�a va. 1 É tout va bien
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Hj19
EF(Hj19) : Ñ alors tu tu disais qu'en fait euh tu aurais aimŽ euh �tre p‰tissier plut™t que
enfin c'est xx (384)(PR23)Hj19 : Ñ enfin j'aurais aimŽ c'Žtait euh c'Žtait au dŽpart c'est ce que
je voulais faire bon ben EF(Hj19) : Ñ ouais (385)(PR24)Hj19 :Ñ me brancher lˆ-dessus... �a m'avait/
�a m'a pas dŽplu non plus hein EF(Hj19) : Ñ mm (386)(PR25)Hj19 : Ñ ... enfin j'ai ŽtŽ content de
le faire quand m�me...puis (p=pi) je me plains pas maintenant �a va tout va
bien
�a va. 1 É y'a rien
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
Graham. Ñ J'ai eu un petit accident, aujourd'hui. Un tout petit accident. A un feu rouge,
j'Žtais arr�tŽ, je me fais emboutir ˆ l'arri�re. L'homme, le Ç chauffard È, visiblement un verre
dans le nez, descend, va ˆ l'arri�re de sa propre voiture et me crie: Ç ‚a va, y'a rien !
È.
�a va. 6 É �a suffit
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
ƒDOUARD [il s'est ŽtranglŽ en buvant, BŽrenger lui tape dans le dos] : Ñ MerciÉ ‚a va comme �aÉ vous me faites malÉ �a suffit, je vous prie.
�a va. 6 É c'est bon cherche pas
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Ñ Il l'a Žcrite pour toi [cette chanson] ? Sol�ne : Ñ Non m�me pas. Non, pour une
autre... C'est pas grave, il me l'a donnŽe quand m�me, c'est gentil ! Gaspard : Ñ Hum... en fait...
heu... enfin je l'ai ŽcriteÉ Sol�ne : Ñ Ah ah ah �a va c'est bon, cherche pas... te justifie
pas hein.
�a va. 6 É je sais ce que j'ai ˆ faire
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX, ˆ Frank : Ñ Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-�tre m�me
pas, tu es un opportuniste ! Tu es bien parti pour rŽussir! Tu feras un chouette patron. Allez, moi
je prŽf�re vous laisser parce que... LE PéRE, ˆ Frank : Ñ Faut pas faire attention ˆ elle. Il faut
garder ses distances, c'est tout. FRANK : Ñ ‚a va ! Je sais ce que j'ai ˆ
faire.
�a va aller ? É tu es sžr que �a va ?
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine [il raccompagne son amie un peu ivre] : Ñ ‚a va aller ? Vous �tes sžre que �a va ?
�a va, �a va. 7 É je fais ce que je peux
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 63
LE VIEUX : Ñ Allons toi, plus vite avec tes chaisesÉ il en faut encore uneÉ LA VIEILLE : Ñ ‚a va, �a vaÉ je fais ce que je peuxÉÊje ne suis pas une mŽcaniqueÉ
�a va, �a va ! 7 É on la conna”t
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
ALBERT [il chante]. Mais t'as compris un peu plus chaque jour / Ce que c'est que l'bonheur
mon amour ! / Sous les toits de Paris... LOUIS (tapant sur la main d'Albert qui continue ˆ battre la
mesure). ‚a va, �a va, on la conna”t ! ALBERT. Tr�s bien, vous ne l'entendrez
plus.
�a va, maintenant ! 7 É je m'excuse
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
[L'Assassin a pris le Ma�on pour une femme.] LE MA‚ON (mena�ant) Quand on met la main au cul,
faut regarder ˆ deux fois, mon petit gars !... Parce que sinon, tu peux tomber sur un os ! Et puis
cet os peut �tre piŽgŽ !... Il peut te pŽter ˆ la gueule !(Alphonse se porte au secours de son
copain.) ALPHONSE Oh ! Mollo ! Mollo ! Mollo ! Hein ? ‚a va maintenant !... Monsieur
s'excuse, c'est un regrettable malentendu, tout le monde va se coucher, et on n'en parle
plus.
�a va maintenant ! 7 É tu arr�tes
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
[Francis en col�re contre Gilbert.] ALEX : Ñ ‚a va, maintenant, Francis, tu arr�tes...
�a va pour cette fois. 2 É mais la prochaine foisÉ
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
L'homme chauve. Ñ Oui, bien �a va pour cette fois mais la prochaine fois on affranchira Aristide, il te flanquera une dŽrouillŽe pour t'apprendre ˆ �tre rŽguli�re. T'as compris, oui ?
il y a quelque chose qui ne va pas ? É je t'ai fait quelque chose ?
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
(Marion, emportŽe par le dŽsir, tente de dŽshahiller Richard qui rŽsiste. lls luttent puis se
redressent. Richard rŽajuste son blouson) Marion : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Ñ Rien. Marion
: Ñ Y a quelque chose qui va pas ? Je t'ai fait quelque chose ? Richard : Ñ Non, c'est
moi.
oh �a va, 7 É s'il y a quelque chose dis-le
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Elle [ˆ son amant] : Ñ Je t'ai pas vu depuis huit jours. Lui : Ñ DŽjˆ ? C'est incroyable ce
que le temps file. Elle : Ñ Qu'est-ce que je t'ai fait ? Lui : Ñ Toi ? Rien, pourquoi ? Elle : Ñ
Oh �a va, si y a quelque chose, dis-le.
qu'est-ce qui ne va pas ? 1 É tu as une sale gueule
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 340
Qu'est-ce que je deviens et comment se fait-il qu'on me voie si rarement ? [É] j'ai une sale gueule, qu'est-ce qui ne va pas ?
qu'est-ce qui ne va pas ? 2 É tu ne te sens pas bien ?
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ñ T'en fais une t�te ! Qu'est-ce qui ne va pas, tu ne te sens pas bien ? Martin : Ñ Je sais pas, je me sens oppressŽ.
tout ira bien. É aie confiance
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 245
Bougras avait une voix enrouŽe, un peu cassŽe, pas tout ˆ fait la m�me qu'ˆ l'habitude. Il
avait envie de dire ˆ l'enfant Ç Bonne chance ! ou le mot qui remplace cette expression. Il cligna
seulement trois fois de l'Ïil et secoua la t�te ˆ petits coups rapides pour exprimer : Ç Tout ira
bien. Aie confiance ! È
tout va bien. É ne te fais pas de bile
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Pierre : Ñ Et le paquet [=de drogue] ? Michel : Ñ PlanquŽ, tout va bien, ne te fais pas de bileÉ
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
�a va, �a va. 7 É dit-elle modestement
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 140
Ñ Je vous remercie, dit la dame enchantŽe. Ñ Y a pas de quoi, rŽpliqua Zazie. Ñ Tout de m�me c'est gentil, insista la dame. Ñ ‚a va �a va, dit Zazie modestement. Ñ Quand vous aurez fini tous vos salamalecs, dit le flicard.
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
Il cligna seulement trois fois de l'Ïil et secoua la t�te ˆ petits coups rapides pour exprimer : É tout ira bien.
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 245
Bougras avait une voix enrouŽe, un peu cassŽe, pas tout ˆ fait la m�me qu'ˆ l'habitude. Il
avait envie de dire ˆ l'enfant Ç Bonne chance ! ou le mot qui remplace cette expression. Il cligna
seulement trois fois de l'Ïil et secoua la t�te ˆ petits coups rapides pour exprimer : Ç Tout ira
bien. Aie confiance ! È
Ñ glose d'une mimique, ˆ droite :
�a va ? 4 É avec un air, lˆ, on dirait un docteur !
¥ 1996 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
Philippe : Ñ ‚a va, Riri ? Henri : Ñ Ben oui, �a va, pourquoi ? qu'est-ce qu'y a ? Philippe : Ñ Y a rien, je te demande si �a va, c'est tout. Philippe : Ñ Tu me dis Ç �a va ? È avec un air, lˆ, on dirait un docteur !
aller 3
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
de quoi je me m�le ? É allez allez !
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio, p. 116
La bonne, tirant par la manche [le professeur qui donne un cours ˆ son Žl�ve] : Ñ
Monsieur ! Monsieur ! [É] Le professeur, ˆ la bonne : Ñ Mais, laissez-moi, MarieÉ Voyons, de
quoi vous m�lez-vous ? A la cuisine ! A votre vaisselle ! Allez ! Allez !
tu pousses un peu É allons ! 2
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Belka : Ñ Tu t'es arrangŽ avec un fasciste. Georges : Ñ Oh Belka, tu pousses un peu lˆ... Ç Fasciste È, allons !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
allons ! 1 É pour me faire plaisir
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 35
LA VIEILLE : Ñ Alors, imite le mois de fŽvrier. LE VIEUX : Ñ Je n'aime pas les mois de l'annŽe. LA VIEILLE : Ñ Pour l'instant il n'y en a pas d'autres. Allons, pour me faire plaisir.
allons ! 1 É sans fausse modestie
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 138
Fr�re Tarabas : Ñ Asseyez-vous doncÉ mais non,ne vous g�nez pas. Jean : Ñ Je ne veux pas avoir l'air de prŽsiderÉ c'est la place du fr�re SupŽrieur. Fr�re Tarabas : Ñ AllonsÉ sans fausse modestieÉ installez-vous.
allons ! 1 É vite
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 141
Le professeur : Ñ Regardez [le couteau], allons, vite , rŽpŽtez : cou. L'Žl�ve : Ñ Ah, si vous y tenez. cou. couteau.
allons donc ! É je te croyais sŽrieux
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 97
Daisy : Ñ Mais moi, je l'ai vu, j'ai vu le rhinocŽros. J'en mets ma main au feu. Botard : Ñ Allons donc ! Je vous croyais une fille sŽrieuse.
allons donc ! É ne fais pas l'innocent
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 109
Dudard : Ñ C'est une mystification ! Dudard : Ñ Qu'est-ce qui est une mystification ? Botard
: Ñ Votre histoire de rhinocŽros, pardi ! C'est votre propagande qui fait courir ces bruits ! Dudard
: Ñ Quelle propagande ? BŽrenger : Ñ Ce n'est pas de la propagande. [É]Ð Dudard : Ñ Vous me faites
rire !. De la propagande ! Dans quel but ? Botard : Ñ Allons donc !. Vous le savez mieux que
moi. Ne faites pas l'innocent.
bon, allezÉ É je te laisse
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
MARIE : Ñ Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.
allumette
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
il m'a fait le coup classique, vous savez : É je vais chercher des allumettes.
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
Ñ Il m'a fait le coup classique, vous savez : Ç Je vais chercher des allumettes È. Toujours est-il que je ne l'ai jamais revu.
alors
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ et alors ? 3 É Ñ et alors rien
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
GILBERT : Ñ C'est quoi, �a ? ALEX : Ñ Un plan. GILBERT : Ñ Un plan de quoi ? ALEX : Ñ Un terrain. GILBERT : Ñ Le terrain de ton p�re ? ALEX : Ñ Oui. GILBERT : Ñ Et alors ? ALEX : Ñ Et alors, rien.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a alors ! 1 É c'est Žtonnant
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 134
BƒRENGER : Ñ Tiens, des cartes de visites [dans la serviette d'ƒdouard]. ƒDOUARD : Ñ Oui. Des
cartes de visite. En effet, c'est ŽtonnantÉ �a alors ! BƒRENGER : Ñ Ce doit �tre son nom.
ƒDOUARD : Ñ Le nom de qui ? BƒRENGER : Ñ Le nom du criminel, voyons,le nom du
criminel.
�a alors ! 1 É je me disais aussiÉ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Betty et Denis (=amants], �a alors ! Je me disais aussiÉ toujours ˆ bavasser tous les deux, lˆÉ
et alors ? 2 É merde
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Liza : Ñ Mais c'est pas la banque, c'est un huissier Tarek ! [Tu as empruntŽ] trois cent
mille balles ? Mais c'est quoi, c'est le matŽriel ophtalmo, c'est la bagnole ? Attends, t'as fait un
autre emprunt ? Tarek : Ñ Ouais, J'ai fait un autre emprunt et alors ? Merde Liza
!
amusant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
allez É c'est amusant.
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
GENEVIEVE : Ñ Eh bien, je l'ai invitŽ deux, trois fois ˆ des soirŽes ici. Il est marrant,
hein ? Tu veux que je l'appelle ? On lui propose de venir prendre un verre ? BRIGITTE : Ñ Non.
GENEVIEVE : Ñ Mais pourquoi ? Il vit tout seul avec sa m�re, le soir il s'ennuie... Allez, c'est
amusant, non ?
amuser
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ si �a t'amuse 3 É Ñ oh oui
¥ 1961 AmŽlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
MONSIEUR BOULE, examinant la pi�ce : Ñ Oh !... Il [=ce salon] ne sert plus gu�re et, depuis
la mort de ma femme, je ne me souviens pas d'y avoir passŽ une soirŽe... Mais si �a vous
amuse... EMMANUELLE : Ñ Oh ! oui... MONSIEUR BOULE : Ñ Attention au tapis !
Ñ tu m'amuses. 1 É Ñ je t'ennuie ?
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Lo•c : Ñ C'est une forme d'explication commode liŽe aux croyances de son temps, qui
finalement ne prouve pas que l'‰me est immortelle en tant que substance, mais affirme la prŽsence
dans notre facultŽ de conna”tre de quelque chose d'antŽrieur ˆ l'expŽrience. Je t'ennuie ? FŽlicie :
Ñ Non, tu m'amuses.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
on peut savoir ce qui t'amuse ? É dis-le bien haut que tout le monde en profite
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Professeur : Ñ Elle [la lettre anonyme] conseille ˆ la police de venir chercher le revolver
du Docteur dans un certain bar, en face du port... Tenanci�re : Ñ Ce porc, vous vous souvenez...
(Le Paltoquet Žclate de son grand rire nerveux.) On peut savoir ce qui t'amuse ?
Dis-le bien haut, que tout le monde en profite !
si �a t'amuse 3 É �a n'a rien de criminel
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 74
[É] Mme de Franquetot tenta une dŽmarche en faveur de sa cousine qui aimait tant la musique.
Mais comme elle ne put pas obtenir pour elle une rŽponse plus explicite que ces mots : Ç Mais on
peut toujours entrer Žcouter de la musique, si �a vous amuse, �a n'a rien de criminel ! È,
Mme de Cambremer ne trouva pas l'invitation assez pressante et s'abstint.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
si �a t'amuse 3 É dit-il ironiquement
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 542
Mais nous allons regarder votre photographie. DŽfaites l'enveloppe", dit la duchesse ˆ un
valet de pied. "Mais, Oriane, pas ce soir! vous regarderez cela demain, implora le duc [É] Ñ Mais �a
m'amuse de voir cela avec Charles, dit la duchesse [É] Ñ HŽ bien, il viendra vous voir expr�s,
dŽclara le duc, ˆ qui sa femme dut cŽder. Vous passerez trois heures ensemble devant, si �a vous
amuse, dit-il ironiquement.
amuser (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ ˆ un de ces quatre É Ñ amuse-toi bien !
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ Bon, j'te laisse les consommations, hein ? BONY : Ñ C'est �aÉ LEO : Ñ Ë un d'ces quatre ! BONY : Ñ Amuse-toi bien ! LEO : Ñ Ouais...
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ amuse-toi bien ! É Ñ toi aussi
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
FRAN‚OIS : Ñ DŽpose-moi o� tu veux. [É] BRIGITTE. Ñ Amuse-toi bien ! FRAN‚OIS : Ñ Toi aussi !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pour rien, comme �a É pour s'amuser
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Pierre Ñ Et puis, de nous-m�mes, on s'est prŽcipitŽs dans tous ces ennuis, lˆ. Et pourquoi,
hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privŽs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir [É] Et tout
�a pour quoi ? Pour rien, comme �a, pour s'amuser.
tu deviens fou ? É si tu crois que �a m'amuseÉ
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Le patron du man�ge ˆ sa femme : Ñ Il a l'air de te [=un client] plaire, c'est toujours avec
lui que tu sors [=promenade ˆ cheval]. Elle : Ñ Tu deviens fou ? Si tu crois que �a m'amuseÉ
[=de les accompagner] ! C'est pour toi que je le fais [=pour l'argent].
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
si tu crois que je m'amuseÉ É sur un ton dŽpitŽ en faisant l'enfant
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 198
Ç Qu'est-ce qu'ils ont ˆ rire, toutes ces bonnes gens-lˆ, on a l'air de ne pas engendrer la
mŽlancolie dans votre petit coin lˆ-bas, s'Žcria Mme Verdurin. Si vous croyez que je m'amuse,
moi, ˆ rester toute seule en pŽnitence È, ajouta-t-elle sur un ton dŽpitŽ, en faisant
l'enfant.
an
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
toujours [faire le] bŽbŽ É tu n'as plus cinq ans !
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
SISKA. Ñ Que fait papa ? CORNƒLIA. Ñ Va lui demanderÉ Oui, que fait papa ? SISKA. Ñ Que
vont-ils faire dans cette chambre ? CORNƒLIA. Ñ Je nÕen sais rien ! Je nÕen sais pas plus que toi !
Toujours poser des questions de bŽbŽ ! Tu n'as plus cinq ans !
anguille
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu te doutais bien qu'il y avait anguille sous roche. É pourquoi as-tu acceptŽ ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa Ñ Je te le dis parce que je ne veux pas que tu joues au chat et ˆ la souris avec elle. Alexandre Ñ J'ai jouŽ, moi ? [É] LŽa Ñ Alors pourquoi tu as acceptŽ de venir ? Tu te doutais bien qu'il y avait anguille sous roche !
anormal
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il est anormal. É c'est un malade
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 62
CHOUBERT, continuant son jeu : Ñ É Une nostalgie, des dŽchirures, les bribes d'un
universÉ MADELEINE, au Policier : Qu'est-ce que �a veut dire ? LE POLICIER, ˆ
Madeleine : Il dit : les bribes d'un universÉ CHOUBERT, m�me jeu : Ñ Un trou bŽantÉ
LEPOLICIER, ˆ l'oreille de Madeleine : Ñ Un trou bŽantÉ MADELEINE, au Policier : Ñ
Il est anormal. C'est un malade. Il n'a pas les pieds sur terre.
apercevoir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est de ma faute É j'aurais dž m'en apercevoir plus t™t.
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
Fran�ois (ˆ Pomme). Ñ On ne peut pas �tre heureux ensemble, on est trop diffŽrents. Tu t'ennuies, �a se voit bien. Tout �a c'est de ma faute. J'aurais dž mÕen apercevoir plus t™t.
apparence
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il ne faut pas se fier aux apparences. É l'habit ne fait pas le moine
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 42
H. 2 : Ñ Si vous Žtiez ce que vous paraissez �tre ˆ premi�re vue, il est certain que vous
vous seriez tenu bien coi, bien en sŽcuritŽ lˆ-bas, dans l'ombre... [É] Mais vous, vous avez ce
courage... Vous... Il ne faut pas se fier aux apparences. L'habitne fait pas le moine. Comme
c'est vrai...
appeler 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tais-toi ou É j'appelle le marchand de peaux de lapins.
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
[Lucienne baigne sa fille Jacqueline] Jacqueline (criant) Ñ C'est chaud ! C'est chaud ! (un temps) C'est trop chaud ! C'est trop chaud ! Lucienne Ñ Tais-toi, ou j'appelle le marchand de peaux de lapins.
nous nous reverrons É je t'appelle.
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
L'ACTRICE : Ñ Si vous avez besoin de moi, je suis ˆ votre disposition. VICTOR : Ñ C'est donc promis, nous nous reverrons. Je vous appelle !
ne va pas trop loin É on t'appellera.
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 14
Vous pouvez vous retirer ; n'allez pas trop loin, on vous appellera.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
on s'appelle É au revoir
¥ 2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Un huissier : Ñ Monsieur le PrŽsident, le rapporteur et l'assesseur sont dans votre bureau. SŽbastien, ˆ Damien : Ñ Je suis dŽsolŽ. On s'appelle. Au revoir.
tu m'appelles. É je compte sur toi
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
Isabelle : Ñ Il faut que tu viennes d”ner, ˆ la maison un soir. M. Arnaud : Ñ Bien sžr. Isabelle : Ñ Tu nous appelles. Je compte sur toi. M. Arnaud : Ñ Oui, ouiÉ
appeler 2
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est �a que tu appelles [É], c'est ce que j'appelle [É]. É c'est ce que j'appelle [É]
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 521
Et j'Žtais, au fond, de son avis, quand elle me disait que Mme de Montmorency Žtait stupide
et avait l'esprit ouvert ˆ toutes les choses qu'elle ne comprenait pas, ou quand, apprenant une
mŽchancetŽ d'elle, la duchesse me disait: "C'est cela que vous appelez une bonne femme, c'est
ce que j'appelle un monstre".
comment appeler �a ? É je ne sais pas
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj08
(136)(AG11)Fj8 : Ñ sinon jusqu'ˆ treize ans m�me oui/ jusqu'ˆ treize ans en primaire je me
rappelle/ j'Žtais j'Ž- si j'Žtais heureuse/ en primaire/ puis apr�s ˆ treize ans/ j'ai fait un camp/
alors lˆ c'Žtait la rŽvolution c'Žtait (rire) c'Žtait: le:...comment appeler �a? je sais pas
le/ le seuil quoi! ce que je faisais en camp/ quand j'avais treize ans/ j'ai vraiment eu
l'impression de passer euh de prendre je sais pas combien de temps en un mois EF(Fj8) : Ñ oui
(137)(AG12)Fj8 : Ñ c'Žtait une sacrŽe expŽrience
quand on s'appelle NÉ É on ne [fait] pas [a], que veux-tu que je te dise ?
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 217
[É] mais enfin, que diable ! quand on s'appelle le marquis de Saint-Loup, on n'est pas dreyfusard, que voulez-vous que je vous dise ?
tu appelles �a É moi j'appelle �a [É]
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
MAMY. Ñ Il faut �tre indulgente, Augustine est une vraie gamine ! Ta m�re est tr�s gentille
de tolŽrer ses petites manies sans se f‰cher... GABY. Ñ Tu appelles �a des Ç petites manies
È, toi ?... Moi j'appelle �a des insolences.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
ah ! voilˆ ce que tu appelles [É] ! É s'Žcria-t-il avec dŽrision
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 506
"Mettez-vous dans le si�ge Louis XIV", me rŽpondit-il d'un air impŽrieux et plut™t pour me
forcer ˆ m'Žloigner de lui que pour m'inviter ˆ m'asseoir. Je pris un fauteuil qui n'Žtait pas loin.
"Ah! voilˆ ce que vous appelez un si�ge Louis XIV! je vois que vous �tes un jeune homme
instruit," s'Žcria-t-il avec dŽrision.
apprendre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
bien fait É �a lui apprendra ! 1
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Ñ Je crois que le locataire va en baver. Il a plut™t mauvaise presse. Rien que cet apr�s-midi, les oreilles ont dž lui tinter. Denise : Ñ Bien fait ! ‚a lui apprendra !
tu l'as voulu É �a t'apprendra. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 77
[Quelqu'un a ŽtŽ jetŽ ˆ l'eau par l'assassin.] LE PATRON : Ñ C'est la jeune fille, la
blonde... BƒRENGER [qui l'avait demandŽe en mariage] : Ñ Dany ? Mademoiselle Dany ? Ce n'est pas
possible ! L'ARCHITECTE : Ñ Si. Pourquoi pas. C'est ma secrŽtaire, mon ex-secrŽtaire. Je lui avais
pourtant bien dŽconseillŽ de quitter mon service. Elle Žtait ˆ l'abri. BƒRENGER : Ñ Mon Dieu, mon
Dieu, mon Dieu ! L'ARCHITECTE : Ñ Elle Žtait dans l'Administration ! Il ne s'attaque pas ˆ
l'Administration ! Mais non, elle a voulu sa libertŽ. ‚a lui apprendra. Elle l'a, maintenant,
sa libertŽ. Je m'y attendais...
ˆ ton ‰ge É s'il faut t'apprendre [qu- p]É
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 233
Ç Il ne va jamais que dans les endroits chics. È Et si Swann lui demandait ce qu'elle
entendait par lˆ , elle lui rŽpondait avec un peu de mŽpris : "Mais les endroits chics, parbleu !
Si, ˆ ton ‰ge, il faut t'apprendre ce que c'est que les endroits chics, que veux-tu
que je te dise, moi ? par exemple le dimanche matin l'avenue de l'ImpŽratrice [É]"
je ne suis pas au courant É tu me l'apprends.
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Simon (au tŽlŽphone) : Ñ Mais non, je ne suis pas au courant. Non, pas du toutÉ Vous me l'apprenezÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu ne vas pas m'apprendre ˆ [faire a] ! É je connais mon mŽtier
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 86
MADELEINE, au Policier qui ne l'Žcoute pas : Ñ Je sais faire de la bonne cuisine,
pourtant, Monsieur. Il a de l'appŽtit !É LE POLICIER : Ñ Vous n'allez pas m'apprendre la
mŽdecine, Madame, je connais mon mŽtier. Votre gar�on, ou bien il pique du nez,ou bien il s'Žgare.
Il n'a pas de forces ! Il doit absolument grossir.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
oh ces enfants dit-il d'une voix aigu‘ mi�vre et cadencŽe É il faut tout leur apprendre.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 451
Ç Voyons, vous n'avez pas remarquŽ comme il a ŽtŽ troublŽ quand vous avez parlŽ d'elle ? [É]
Oh ! ces enfants, dit-il, d'une voix aigu‘, mi�vre et cadencŽe, il faut tout leur apprendre,
ils sont innocents comme l'enfant qui vient de na”tre, ils ne savent pas reconna”tre quand un homme
est amoureux d'une femme. Ë votre ‰ge j'Žtais plus dessalŽ que cela È, ajouta-t-il, car il aimait
employer les expressions du monde apache, peut-�tre par gožt, peut-�tre pour ne pas avoir l'air, en
les Žvitant, d'avouerqu'il frŽquentait ceux dont c'Žtait le vocabulaire courant.
elle lui rŽpondait avec un peu de mŽpris : É s'il faut t'apprendre [qu- p]É
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 233
Ç Il ne va jamais que dans les endroits chics. È Et si Swann lui demandait ce qu'elle
entendait par lˆ , elle lui rŽpondait avec un peu de mŽpris : "Mais les endroits chics, parbleu !
Si, ˆ ton ‰ge, il faut t'apprendre ce que c'est que les endroits chics, que veux-tu
que je te dise, moi ? par exemple le dimanche matin l'avenue de l'ImpŽratrice [É]"
approcher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse-moi É je te dŽfends de m'approcher
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 288
Ç HŽ bien, enfin, ce n'est pas trop t™t, �tes-vous content, jeune gloire et bient™t jeune
chevalier de la LŽgion d'honneur ? Car bient™t vous pourrez montrer votre croix È, dit M. de Charlus
ˆ Morel d'un air tendre et triomphant [É] Ç Laissez-moi, je vous dŽfends de m'approcher, cria
Morel au baron. Vous ne devez pas �tre ˆ votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous
essayez de pervertir ! È
apr�s
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ apr�s vous É Ñ apr�s vous
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 132
Le pompier [sur la grande Žchelle] rŽapparaissant ˆ la fen�tre : Ñ A qui le tour ?
Monsieur Papillon, s'adressant aux trois : Ñ Allez-y. Dudard : Ñ Apr�s vous, monsieur
Papillon. BŽrenger : Ñ Apr�s vous, monsieur le Chef. Botard : Ñ Apr�s vous, bien
sžr.
Ñ apr�s vous É Ñ non apr�s vous je vous en prie
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 147
Quand on a un certain ‰ge, on devient de moins en moins frŽquentŽ, sauf si on a des enfants
et que la loi de la nature les oblige. Je crois qu'ils se faisaient peur tous les deux et qu'ils se
regardaient comme pour dire apr�s vous non apr�s vous je vous en prie.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
jamais de la vie É apr�s ce qui s'est passŽ
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Ñ Alors pourquoi vous me gardez pas ?... Je tiendrai l'harmonium, je serai
domestique... Pas pour les gros travaux, ˆ cause du soleil. Il me fait mal ˆ la t�te. Je suis comme
un homme saoul. SUPERIEUR : Ñ Je vous ai dit que ce n'Žtait pas possible. BOUVIER : Ñ Je suis restŽ
deux ans ici [autrefois]. On n'a pas eu ˆ se plaindre de moi... J'ai portŽ la robe. J'ai m�me fait
la classe ˆ Villechen�ve. SUPERIEUR : Ñ Jamais de la vie ! Apr�s ce qui s'est passŽ !
[Bouvier a commis un crime.]
c'est comme tu veux É apr�s tout
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 138
Le professeur : Ñ [É] ProcŽdons par ordre. Je vais essayer de vous apprendre toutes les traductions du mot couteau. L'Žl�ve : Ñ C'est comme vous voulez. Apr�s tout.
comment est-ce possible ? É apr�s tout ce qui s'est passŽ ! 2
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 50
H 3 : Ñ C'est vrai ? Vous �tes si loin ? Ë de si grandes distances ? Vraiment ? Mais comment
est-ce possible ? Apr�s tout ce qui s'est passŽ ? Tout ce qui a ŽtŽ fait... [É] toutes les
guerres de religion, [É] charniers et camps de concentration ? Vraiment ? Vous ne pouvez pas
comprendre ?
mettons É et apr�s ? 1
¥ 1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 389, 1990]
Mercadot : Ñ Deux cent mille [morts] de plus, deux cent mille de moinsÉ Dellaplane : Ñ Ah non
! non ! Mes chiffres sont sžrs ! On a escamotŽ deux cent mille morts ! Mercadot : Ñ Mettons ! Et
apr�s ? L'humanitŽ est entrŽe dans la f�te finale, le bal dela mort et de la vie, la grande
apothŽose ! Les survivants bouchent les trous et forniquent ˆ couilles rabattues pour prŽparer la
prochaine !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
apr�s ce que je t'avais dit! 1 É il y a de quoi
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa : Ñ ‚a y est ! J'ai repris avec Fabien. Blanche : Ñ Ah ?! LŽa : Ñ Tu as l'air tout
ŽtonnŽe ! Remarque, il y a de quoi ! Apr�s ce que je t'avais dit ! Mais j'ai ŽtŽ idiote.
J'aime Fabien. Je m'en rends compte ˆ chaque fois que je le quitte.
apr�s ce qu'elle a fait pour moi 2 É c'est trop fort
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 208
Elle suffoque. S'attendait sžrement ˆ me voir dŽguerpir ˆ la premi�re injonction. Tant d'audace, tant d'insolence apr�s ce qu'elle a fait pour moi. C'est trop fort.
apr�s tout É je m'en moque
¥ 1880 Zola, Nana, [Frantext]
Devant ce regard noir, o� il lut une menace, le jeune homme cŽda tout d'un coup, balbutiant des paroles confuses. Ñ Faites, apr�s tout, je m'en moqueÉ Ah ! Vous abusez. Vous verrez, vous verrezÉ
apr�s tout É j'en ai rien ˆ chiquer
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 133
Il boudait, grognait, philosophait en noir pour lui tout seul et jetait des Ç Bande d'ordures
! È suivis d'Ç Apr�s tout, j'en ai rien ˆ chiquer ! È en regardant les pigeons qui piquaient
du bec l'allŽe sableuse, comme s'il s'adressait ˆ eux.
apr�s tout É je n'y vois pas d'inconvŽnient
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 36
Marie, ˆ Juliette : Ñ Laisse-lui le sceptre, puisqu'il le dŽsire. Marguerite : Ñ Apr�s tout, je n'y vois pas d'inconvŽnient.
apr�s tout É qu'est-ce que �a fait ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 126
Ñ Oh ! non, je ne vous trompe pas. È Cette parole causa ˆ M. de Charlus un vif plaisir. [É]
Il se retourna vers Jupien : Ç Il est gentil de me dire �a. Et comme il le dit bien ! On dirait que
c'est la vŽritŽ. Apr�s tout, qu'est-ce que �a fait que ce soit la vŽritŽ ou non puisqu'il
arrive ˆ me le faire croire ? Tiens je vais te donner deux gros baisers pour la peine. Tu penseras ˆ
moi dans les tranchŽes. [É] È
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
ils se regardaient comme pour dire : É apr�s vous
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 147
Quand on a un certain ‰ge, on devient de moins en moins frŽquentŽ, sauf si on a des enfants
et que la loi de la nature les oblige. Je crois qu'ils se faisaient peur tous les deux et qu'ils se
regardaient comme pour dire apr�s vous non apr�s vous je vous en prie.
arranger
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
Žcoute, si tu en as envie, É �a m'arrangerait.
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Maxime : Ñ Je devais les appeler ce matin, j'ai compl�tement oubliŽ. J'ai peur d'�tre obligŽ
d'y aller demain. StŽphane : Ñ Je peux y aller, si tu veux. Maxime : Ñ Ah bon, c'est nouveau !
StŽphane : Ñ Oui, tu m'as convaincu. Maxime : Ñ ƒcoute, si tu en as envie. �a
m'arrangerait.
ne t'en fais pas É �a s'arrangera. 1
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Paul. Ñ Allez, t'en fais pas Carlo, �a s'arrangera.
tu feras comme tu voudras É comme cela t'arrangera le mieux.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 346
Votre ami serait ici en pays de connaissance et �a l'amuserait peut-�tre de voir la maison.
[É] Enfin vous ferez comme vous voudrez, comme cela vous arrangera le mieux È conclut-elle
sans insister pour ne pas avoir l'air de chercher ˆ conna”tre de la noblesse, et parce que sa
prŽtention Žtait que le rŽgime sous lequel elle faisait vivre les fid�les, la tyrannie, fžt appelŽe
libertŽ.
il ne faut pas dramatiser É tout s'arrange. 2
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 204
Dans la vie, il y a des moments plus graves que d'autres, mais il ne faut pas dramatiser. Tout s'arrange. Il suffit que chacun y mette un peu du sien.
tu es vraiment dŽgueulasse É tu aurais pu t'arranger.
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Alice : Ñ Allez, viens, on va marcher, j'ai besoin d'air, je suis restŽe enfermŽe toute la journŽe, moi. Emile : Ñ Ecoute Alice... Heu... Alice : Ñ T'es vraiment un dŽgueulasse, t'aurais pu t'arranger !
je n'ai jamais dit �a É vous n'entendez que ce qui vous arrange. 2
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Catherine. Ñ Mais je n'ai jamais dit que j'aimais mentir !É Antoine. Ñ Pourtant hier, vous disiezÉ Catherine. Ñ Je n'ai jamais dit �a, vous n'entendez que ce qui vous arrange.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tout s'arrange. 2 É il suffit que chacun y mette un peu du sien
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 204
Dans la vie, il y a des moments plus graves que d'autres, mais il ne faut pas dramatiser. Tout s'arrange. Il suffit que chacun y mette un peu du sien.
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
l'hŽsitation martiale d'un chef qui cherche ˆ vous rassurer et vous dit : É je vais arranger �a.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 295
Avant m�me qu'il n'ežt parlŽ de sa voix forte Žt lŽg�rement bŽgayante, sa haute taille et sa
figure colorŽe manifestaient dans leur oscillation l'hŽsitation martiale d'un chef qui cherche ˆ
vous rassurer et vous dit : Ç On m'a parlŽ, nous arrangerons cela ; je vous ferai lever votre
punition ; nous ne sommes pas des buveurs de sang ; tout ira bien. È
arranger (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il fallait le dire É on peut s'arranger.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 46
DANY [secrŽtaire], ˆ l'architecte : Ñ Je suis dŽcidŽe ˆ partir, Monsieur, j'ai besoin
de vacances. Je suis fatiguŽe. L'ARCHITECTE, mielleux. : Ñ Si ce n'est que cela, il fallait
le dire. On peut s'arranger. Voulez-vous trois jours de permission ?
arr�ter
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
mais arr�te ! É tu n'as rien ˆ te reprocher
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Ñ Tu crois que Jean est malheureux avec moi ? AMANDA : Ñ Mais arr�te Marie, tu n'as rien ˆ te reprocher !
tu arr�tes É parce que tu m'Žnerves
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ñ Bon, maintenant tu arr�tes, parce que tu m'Žnerves !
tu vas arr�ter ? É pour qui tu te prends ?
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud : Ñ Ah avant, elle [=vous] se sentait redevable, elle faisait du z�le ! et puis lˆ
maintenant, pfuitÉ fini. Le vide ! Nelly Ñ C'est lamentable, ce que vous dites. M. Arnaud : Ñ Mais
regardez-vous !É Vous �tes posŽe lˆ, devant cette machineÉ comme un ectoplasme ! Nelly : Ñ Vous
allez arr�ter ? Vous vous prenez pour qui ? Vous me payez pour un travail, on va le
finir.
arriver
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ dŽp�che-toi ! É Ñ bon, bon, j'arrive ! 1
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
David : Ñ All™ ? P�re : Ñ C'est moi. David : Ñ Papa ? Salut Papa ! P�re : Ñ ‚a y est. David : Ñ Quoi, Ç �a y est È ? P�re : Ñ Une surprise ! DŽp�che-toi ! David : Ñ Bon, bon, j'arrive !
Ñ tu n'as pas vu NÉ ? É Ñ il lui est peut-�tre arrivŽ quelque chose.
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
[La Patronne a disparu.] Patron. Ñ T'as pas vu la patronne ? EmployŽ. Ñ Il lui est peut-�tre arrivŽ quelque choseÉ
Ñ on va commencer É Ñ oui, j'arrive
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Voix : Ñ Monsieur LŽpidon, on va commencer. LŽpidon : Ñ Oui, j'arrive.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu arrives juste ˆ temps. É Ñ qu'est-ce qui se passe ?
¥ 1976 L'affiche rouge, film de Frank Cassenti [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
DOMINIQUE : Ñ Mario, t'arrives juste ˆ temps ! MARIO/ALFONSO : Ñ Qu'est-ce qui se
passe ? DOMINIQUE : Ñ Tu verras... ARIO/ALFONSO : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? ROGELIO/MANOUCHIAN : Ñ
Tu vas voir, c'est une surprise... Ils ont montŽ une sc�ne sur la RŽsistance.
Ñ tu sais ce qui m'arrive ? É Ñ non
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ñ Bonjour, �a va ? LŽa Ñ Ah oui ! Quelle journŽe ! LŽa Ñ Tu sais ce qui m'arrive ? Blanche Ñ Non ! LŽa Ñ J'ai rompu avecÉ Fabien !
Ñ tu sais ce qui m'arrive ? É Ñ tu es enceinte ?
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Catherine : Ñ Tu sais ce qui m'arrive ? Mado : Ñ Tu es enceinte ?
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a peut arriver É �a arrive. 2
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 26
[Le Roi, mourant, est tombŽ.] Ñ J'avais glissŽ tout simplement. Cela peut arriver. Cela arrive.
je me suis trompŽ É �a arrive. 2
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Je me suis trompŽe, �a arrive.
je pensais ˆ autre chose É �a arrive. 2
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 78
Tu profites d'un moment d'inattention de ma part. Je pense ˆ autre chose Ñ �a arrive on ne peut pas penser ˆ tout, on ne peut pas avoir toutes les choses prŽsentes dans la t�te ˆ chaque instant.
ne crains rien, je vais tout arranger. É il ne peut rien nous arriver.
¥ 1975 Souvenirs d'en France, film de AndrŽ TŽchinŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 167, 1976]
BERTHE. Ñ Qu'est-ce que tu as ? HECTOR. Ñ Cette situation m'inqui�te. BERTHE. Ñ Quelle
situation ? HECTOR. Ñ La mienneÉ Je me trouve plus souvent parmi eux que parmi vous. Je ne sais plus
quoi faire. BERTHE. Ñ Ne crains rienÉ Je vais tout arranger. Il ne peut rien nous
arriver.
bonjour É j'arrive ! 1
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
[David se rend chez Edwige.] Edwige, du balcon. Ñ Bonjour ! J'arrive !
oui, merde É j'arrive ! 1
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
(On a sonnŽ, les amants ne veulent pas ouvrir, puis de dŽcident ; ˆ ce moment, retentit un second coup de sonnette.) ALPHONSE Oui ! Merde ! J'arrive !
patience É j'arrive ! 1
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 87
[Coup de sonnette.] La bonne : Ñ Oui. Tout de suite. [Deuxi�me coup de sonnette. ] Patience. J'arrive.
tiens bon É j'arrive ! 1
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
AURƒLIE (en proie ˆ une crise de coliques nŽphrŽtiques) : Ñ Il faut de l'eau ! DIDIER: Ñ De l'eau ! de l'eau ! elle souffre ! Tenez bon, tenez bon, on arrive.
tout de suite É j'arrive ! 1
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 149
(On entend sonner ˆ la porte de gauche.) Voix de la Bonne : Ñ Tout de suite, j'arrive !
commenceÉ É j'arrive ! 2
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 377
Ç Assieds-toi toujours et commence ˆ d”ner, j'arrive È, et il disparut dans la petite salle.
vas-y É j'arrive ! 2
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Pierre : Ñ On va au bar. Lucienne : Ñ Oui, oui, allez-y, j'arrive ! A tout de suite.
ce n'est pas prudent É on ne sait pas ce qui peut arriver.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PERE : Ñ Le 30 au soir pour un rendez-vous le 1er au matin, c'est pas prudent. On ne sait pas ce qui peut arriver.
�a n'a pas l'air d'aller É qu'est-ce qu'est arrivŽ ? 2
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 119
Gabriel lui tape sur l'Žpaule avec bŽnŽvolence. Ñ ‚a n'a pas l'air d'aller, qu'il dit comme �a. Qu'est-ce qu'est arrivŽ ? Ñ C'est ta ni�ceÉÊta putain de ni�ceÉ
qu'est-ce qu'il y a ? En voilˆ une t�te ! É qu'est-ce qui t'arrive ? 1
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Monsieur Sauvage. Ñ Monsieur Breteuil... Le patron. Ñ Oui, qu'est-ce qu'il y a ? En v'lˆ des t�tes! Qu'est-ce qui vous arrive ?
tu es matinal É qu'est-ce qui t'arrive ? 1
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
[Visite matinale ˆ Laura] Laura Ñ Eh bien, je pense que vous �tes matinal ! Qu'est-ce qui vous arrive ? Dr Germain Ñ Je vous ai dit un jour que si jamais vous couriez un danger, je serais lˆÉ J'y suisÉ
tu es malade ? É qu'est-ce qui t'arrive ? 2
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Alexandre [ˆ Richard qui renifle comme s'il venait de pleurer]. Richard ! Qu'est-ce qu'il y a
? Richard : Ñ Casse-toi, je t'ai rien demandŽ. Alexandre : Ñ T'es malade ? Qu'est-ce qui t'arrive
? Richard : Ñ Non je suis pas malade. Allez va-t-en.
o� tu vas ? É qu'est-ce qui t'arrive ? 3
¥ 1836 Musset, Il ne faut jurer de rien, [Frantext]
Valentin Ñ Vous aviez raison, elle est agrŽable; [É] elle a un petit signe au coin de la bouche que je n'avais pas remarquŽÉ Van Buck Ñ O� vas-tu ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Veux-tu me rŽpondre sŽrieusement ?
qu'est-ce que j'ai fait É qu'est-ce qui va m'arriver, maintenant !
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 144
Le professeur [il vient de tuer l'Žl�ve] : Ñ Qu'est-ce que j'ai fait ! Qu'est-ce qui va m'arriver maintenant ! Qu'est-ce qui va se passer ! Ah ! lˆ ! lˆ ! Malheur !
pourquoi cet air [dŽsolŽ] ? É que t'arrive-t-il ? 2
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 20
Marguerite : Ñ Sire, je dois vous mettre au courant. [É] Le Roi : Ñ Au courant de quoi ? [É] Marie, pourquoi cet air dŽsolŽ ? Que vous arrive-t-il ? Marguerite : Ñ Sire, on doit vous annoncer que vous allez mourir.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ toi aussi �a t'arrive. É je ne l'ai pas fait expr�s
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 102
VOIX DE LA CONCIERGE : Ñ Ne claquez pas la porte comme �a. VOIX D'UNE FEMME, dans I'entrŽe : Ñ Ë vous aussi, �a vous arrive de la claquer. Je n'ai pas fait expr�s.
�a arrive. 2 É ce n'est pas grave
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Infirmier : Ñ Il est pas f‰chŽ, il s'est ŽnervŽ un peu... �a arrive... C'est pas grave..
�a arrive. 2 É je ne te dis rien
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
MARTINE : Ñ Elle se fait de l'amour une idŽe - comment dire - poŽtique..., un peu dŽmodŽe... LAURENT, gentiment : Ñ Ne te donne pas tant de mal ! J'ai compris. Je ne lui dis rien, quoi, �a arrive.
�a arrive. 2 É y a pas de mal
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 88
VOIX D'UN HOMME, poliment : Ñ Vous avez dit quelque chose, Madame la Concierge ? VOIX
DE LA CONCIERGE, plus poliment encore, mielleuse : Ñ Rien du tout, Monsieur Lelard, je
causais comme �a, toute seule pour apprendre ˆ parler ! ‚a passe le temps ! VOIX D'UN HOMME : Ñ Il
m'avait bien semblŽ que vous m'appeliez. Je m'excuse. VOIX DE LA CONCIERGE : Ñ Dame, on se trompe,
Monsieur. ‚a arrive ! y a pas de mal !
�a n'arrive pas que chez les autres. É �a arrive aussi chez soi
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa13
(386)(MO43)Fa13 : Ñ [ˆ propos du dŽc�s de sa sÏur dans un accident de la route] parce que je
disais/ c'est pas possible/ je n'arrivais pas ˆ le croire/ alors �a m'a fait penser ˆ quelqu'un qui
me disait toujours euh ˆ un moment donnŽ o� on parlait toujours des accidents de la voiture de rou-
de voitures c'est �a/ EF(Fa13) : Ñ m (387)(MO44)Fa13 : Ñ euh les accidents �a n'arrive pas ch-
que chez les autres/ �a arrive aussi chez soi/ c'est vrai/ malheureusement
cela devait arriver, cela devait arriver. É c'Žtait ˆ prŽvoir
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 116
Monsieur Papillion: Ñ Il [le rhinocŽros] nous a dŽmoli l'escalier, tant mieux, une chose
pareille devait arriver ! Depuis le temps que je demande ˆ la direction gŽnŽrale de nous
construire des marches de ciment pour remplacer ce vieil escalier vermoulu. Dudard : Ñ Il y a une
semaine encore, j'ai envoyŽ un rapport, monsieur le Chef. Monsieur Papillon : Ñ Cela devait
arriver, cela devait arriver. C'Žtait ˆ prŽvoir. J'ai eu raison.
cela devait arriver un jour. É je m'en doutais
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 102
Comment a-t-il pu dispara”tre ? Il n'est pas lˆ. Lˆ non plus, ici non plus, il n'est plus lˆ. Comme la maison est vide. Comme le vide est grand. Cela devait arriver un jour, bien sžr, je m'en doutais.
j'arrive ! 1 É cinq minutes !
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Luce : Ñ Basile ! Basile : Ñ Qu'est-ce qui y a MŽmŽ ? Luce : Ñ J'aimerais bien que tu viennes m'aider. Basile : Ñ J'arrive, cinq minutesÉ
j'arrive. 1 É il n'y a pas le feu
¥ 1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 422, 1993]
Monsieur Lechat : Ñ I' doit roupiller dans un coin. Anita. Le v'lˆ Loulou. Loulou : Ñ Bon �a va, �a va j'arrive ! Y a pas l'feu. Monsieur Lechat : Ñ D'o� tu viens toi ? Allez va bosser, va bosser.
j'arrive, je te dis ! É une seconde, quand m�me !
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe : Ñ YoyoÉ Yolande : Ñ Vas-y, j'arrive. Philippe : Ñ Allez, viens ! Ñ Yolande : Ñ J'arrive, je te dis !É Une seconde, quand m�me !
je ne sais pas ce qui m'arrive. É c'est Žtrange
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 57
H 2 : Ñ Vous savez, je ne sais pas ce qui m'arrive... c'est Žtrange... (L'air surpris
:) J'accepte. Oui. (Ton furieux :) J'accepte. (Ton accablŽ:) J'accepte. (Ton calme :) J'accepte.
(Ton ferme, dŽcidŽ :) J'accepte. Qu'elle garde en elle son idŽe. Qu'elle la couve. Qu'elle la
soigne. Qu'elle l'engraisse... �a m'est Žgal... H 3 : Ñ Ce n'est pas possible ?... Ne me dites pas
que vous �tes devenu un de ces indiffŽrents... un de ces ti�des pour qui les
idŽes...
je ne sais pas ce qui m'est arrivŽ. É comment ai-je pu me laisser emporter ?
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 239
BŽrenger : Ñ De l'Žnergie ? Tu veux de l'Žnergie ? Tiens, en voilˆ, de l'Žnergie ! (Il lui
donne une gifle.) Daisy : Ñ Oh ! jamais je n'aurais cruÉ BŽrenger : Ñ Oh ! pardonne-moi, ma
chŽrie, pardonne-moi ! (Il veut l'embrasser, elle se dŽgage.) Pardonne-moi, ma chŽrie. Je
n'ai pas voulu. Je ne sais pas ce qui m'est arrivŽ, comment ai-je pu me laisser emporter
!
qu'est-ce qui t'arrive ? 1 É tu es souffrant ?
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Bernard (arrive ˆ son lieu de travail). Ñ Vous pouvez me faire remplacer une heure ou deux ?
(ll s'en va .sans attendre la rŽponse.) Un coll�gue (il le poursuit). Ñ Qu'est-ce qui vous arrive
? Vous �tes souffrant ? Bernard. Ñ Non non, rien... Le coll�gue. Ñ Expliquez-moi ! Bernard (il
enfile sa veste). Ñ Non, je ne suis pas malade, mais je ne peux pas rester ici. Vous pouvez me faire
remplacer ? (ll s'en va vers sa voiture).
qu'est-ce qui t'arrive ? 2 É qu'est-ce que tu as ?
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Adultes s'adressant ˆ un enfant] L. Ñ Mais qu'est-ce qui t'arrive ? A. Ñ Oh ! qu'est-ce qu'elle a ? [É] T. Ñ Mais enfin, pourquoi tu pleures ?
qu'est-ce qui t'arrive ? 3 É tu as perdu la t�te ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
MAMY. Ñ Ah! Mais quelle bande de voleurs! Au voleur! Elle hurle. Ñ Ë l'assassin ! Au voleur !
GABY. Ñ Mais enfin maman, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as perdu la t�te ! MAMY. Ñ Pas la t�te,
non ! SUZON. Ñ Mamy vient de m'apprendre qu'on lui a volŽ ses titres, il y a deux
jours...
assez
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce que �a peut te faire d'[attendre] ? É Ñ �a me fait que j'en ai assez
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
(Ë la piscine.) CARLA (ˆ sa sÏur) : Ñ Je m'en vais ! DANNY (qui observe Eric, le
ma”tre-nageur) : Ñ Oh, attends encore un petit peu ! CARLA : Ñ Ah, tu en as de la veine que je sois
ta sÏur ! DANNY : Ñ Pourquoi ? CARLA : Ñ Pourquoi ! Parce qu'une autre ˆma place serait dŽjˆ partie
! DANNY : Ñ Je t'en prie Carla ! Qu'est-ce que �a peut te faire d'attendre ? CARLA : Ñ ‚a me fait
que j'en ai assez !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a m'ennuie É j'en ai assez. 2
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 50
Juliette : Ñ Et puis, et puis, je lave la vaisselle de la veille. Des assiettes pleines de gras qui colle. Et puis, j'ai la cuisine ˆ faire. Le Roi : Ñ Quelle joie ! Juliette : Ñ Au contraire. ‚a m'ennuie. J'en ai assez.
encore ? É j'en ai assez. 2
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 36
LA VIELLE : Ñ Dis-moi l'histoire, tu sais, l'histoire : Alors on a riÉ LE VIEUX : Ñ Encore ?É J'en ai assezÉ Alors on a ri ? encore celle-lˆÉ tu me demandes toujours la m�me chose !É
je fous le camp É j'en ai assez. 2
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
Ñ Oh et puis je fous le camp, moi, j'en ai assez !
laisse-moi tranquille É j'en ai assez, moi j'en ai assez ! Assez ! 2
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
ERIC. Ñ Ne me touche pas ! Qu'est-ce qui te prend ? Hein ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce
que vous avez toutes ? Vous ne pouvez pas me fiche la paix, non ? Laissez-moi tranquille, moi
j'en ai assez ! J'en aime une, une seule ! Toutes les autres, je m'en fiche ! Non, mais tout
de m�me, on est malade, on n'a rien ˆ se mettre sous la dent, on cr�ve pour ainsi dire de faim
devant vous, et vous, vous ne pensez qu'ˆ vos idiotes histoires d'amour ! Mais maintenant, ah
maintenant c'est fini ! Tu m'entends, c'est fini ! J'en ai assez, moi j'en ai assez ! Assez
!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
assez ! 2 É tu profites
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
(Josefa piquŽe par une gu�pe.) TONI. Maintenant, il faudrait bien presser et sucer le sang.
Mais �a va te faire mal. JOSEFA. Bon, tant pis. Vas-y ! Vas-y ! (Toni presse.) TONI (lui tendant le
dard). Tiens ! JOSEFA. Aah ! Le piquant. (Toni se met ˆ sucerla blessure et crache le venin.) Aaaah
�a fait moins mal, �a. Fais-le encore, Toni. Peut-�tre que j'ai encore du venin, tu sais. Un
poquito. (Toni l'enlace franchement.) Eh Toni! Toni ! (ll l'embrasse. On entend le bruit du baiser.)
Assez, tu profites!
j'en ai assez. 2 É ah le salaud
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
ThŽr�se Ñ Et vous, toujours de bonne humeur ? Noblet Ñ Moi, je suis furieux au contraire, et
le plus emb�tŽ des hommes. Mon garagiste de Limoges m'en fait voir de toutes les couleurs. Ah
j'en ai assez ! Ah le salaud ! J'en ris, mais je suis tr�s emb�tŽ.
j'en ai assez. 2 É c'est toujours pareil
¥ 1957 Ascenseur pour l'Žchafaud, film de Louis Malle
Elle. Ñ ƒcoute, Louis, c'est la troisi�me fois qu'on fait l'autoroute. J'en ai assez, c'est toujours pareil. Lui. [au volant] Ñ On aime rouler ou on n'aime pas rouler.
j'en ai assez. 2 É j'en ai marre
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
(La musique arabe est fortissimo. PŽpŽ ˆ l'Žcoute du disque se redresse et menace. [É] Jimmy
debout devant le phono retire le disque d�s qu'il entent PŽpŽ.) PŽpŽ Ñ Toi lˆ-basÉ Ah j'en ai
assez. Leur musique, leur charabia, j'en ai marre.
j'en ai assez. 2 É tu entends ? J'en ai assez
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Aristide : Ñ Rends-moi cette montre que tu as volŽe ! Arlette : Ñ Mais je ne l'ai plus !
Aristide : Ñ Donne-moi-la ou gare ! Arlette : Ñ Je l'ai rendue. Aristide : Ñ C'est-ˆ-dire que tu
veux la garder pour toi ! Arlette : Ñ Je vous jure que je ne l'ai plus ! (Aristide la gifle
violemment) AhÉ Aristide : Ñ Menteuse, ingrate, ˆ la rue ou la montre ! Arlette : Ñ Oui, je l'ai
rendue et je suis contente de l'avoir fait. (Elle hurle) J'en ai assez de voler, vous entendez !
j'en ai assez !
moi j'en ai assez. 2 É je m'en vais
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Au bal] 2�me violoniste Ñ Qui est-ce ? Violoncelliste Ñ C'est le baron Donati. 2e violoniste Ñ Et elle? Violoncelliste Ñ C'est Madame deÉ1er violoniste Ñ Oui, eh bien, baron ou pas baron, moi, j'en ai assez, je m'en vais.
oh et puis assez, tiens ! 2 É je m'en vais
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Marion. Ñ Non, mais tu es insensŽ ! [É] Moi, je t'assure, je t'aimerais beaucoup si tu
n'Žtais pas aussi jaloux. Pierre. Ñ Oui, eh bien, je le suis. Je le suis, parce queÉ Je le suis
parce que je t'aime. Voilˆ. Oh, et puis assez, tiens, je m'en vais.
tu n'en as pas assez ? 2 É tu en veux encore ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 285
Ç [É] du banc qui est lˆ-bas vous embrassez tout le panorama. Mais vous ne pouvez pas y aller
tout seul, vous vous perdriez. Je vais vous y conduire, si vous voulez, ajouta-t-elle mollement. Ñ
Mais non, voyons, tu n'as pas assez des douleurs que tu asprises l'autre jour, tu veux en
prendre de nouvelles ? Il reviendra, il verra la vue de la baie une autre fois. È
y en a assez. 2 É j'ai dit non
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
1�re sentinelle Ñ C'Žtait vendredi, tu comprends. Il y avait encore des haricots. 2�me sentinelle Ñ. Alors j'ai dit non, hein... J'ai dit non, encore des fayots, y'en a assez, hein. L'autre Ñ T'as raison.
y en a assez. 2 É j'en ai marre
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj23
(492)Fj23 : Ñ quand Leclerc il baisse l'essence EF(Fj23) : Ñ mm (493)Fj23 : Ñ qu'est-ce
qu'il fait le gouvernement? ben il baisse EF(Fj23) : Ñ oui (494)Fj23 : Ñ Leclerc baisse encore
plus EF(Fj23) : Ñ ben oui (495)Fj23 : Ñ bon ben le gouvernement il dit {bon y en a assez y
en a marre stop lˆ} et puis c'est tout �a fait que... puis enfin... moi je dis moi/ {Leclerc fait
son travail}
assiette 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É je ne suis pas dans mon assiette.
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
Carlos Ñ Atout ! PŽpŽ (ˆ RŽgis) Ñ Ben, mets du cÏur, t'en as, c'est toi qui a demandŽ. RŽgis Ñ Ben, excusez-moi, je suis pas dans mon assiette. Carlos Ñ Ben o� que t'es ? Soye avec nous. PŽpŽ Ñ Ah, il pense ˆ Pierrot.
assommant
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est assommant, ˆ la fin. 2 É tais-toi
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 135
LUCIE : Ñ Arr�tez, je vous en prie. Laissez Simone raconter. J'adore quand elle raconte.
PIERRE : Ñ DŽcidŽment, ma petite Lucie, vous �tes indŽcrottable. YVONNE : Ñ Oh ! vous, hein,
taisez-vous. C'est assommant, ˆ la fin. Vous ne croyez jamais personne.
assommer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu m'assommes. É je m'en moque
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 196
BŽrenger : Ñ Vous m'assommez avec votre GalilŽeÉ Je m'en moque de GalilŽe.
assurer
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ quelle idŽe É Ñ je t'assure.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 16
Ñ [É] vous devriez vous marier. Votre femme vous guŽrirait et vous feriez son bonheur. Ñ Non,
parce que j'ai trop mauvais caract�re. Ñ Quelle idŽe ! Ñ Je vous assure ! J'ai du reste ŽtŽ
fiancŽ mais je n'ai pas pu me dŽcider ˆ l'Žpouser (et elle y a renoncŽ elle-m�me), ˆ cause de mon
caract�re indŽcis et tracassier.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je t'assure. É Ñ c'est vrai ?
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 222
Daisy : Ñ Tu as ŽtŽ sage, aujourd'hui ? Tu n'as pas pris de cognac ? BŽrenger : Ñ Oui, j'ai
ŽtŽ sage. Daisy : Ñ C'est bien vrai ? BŽrenger : Ah �a oui, je t'assure. Daisy : Ñ Dois-je te
croire ? BŽrenger : Ñ Oh ! oui, crois-moi, oui.
atroce
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est atroce. 1 É il n'y a rien ˆ faire
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 112
H. 3: On partageait la m�me rŽpulsion, la m�me horreur. Et �a sans avoir besoin m�me dÕune
ombreÉ sans lueur dans les yeuxÉ sans vacillements. Sans isma. Mais, bon Dieu, qu'est-ce qu'il vous
faut donc? ELLE : Mais comprenez-moi. (GŽmit.) Oh non, c'est atroce, il nÕy a rien ˆ faire.
H.3 : Non. En effet, je ne comprends pas.
c'est atroce. 2 É pourquoi as-tu fait �a ?
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
DOMINIQUE. Ñ Vous ne connaissez pas encore toute la vŽritŽ. C'est pour me plaire que Renaud
avait promis de combattre sans cotte de mailles. Et c'est ainsi que vous l'avez frappŽ ˆ mort.
HUGUES. Ñ C'est atroce. Pourquoi avez-vous fait �a ? DOMINIQUE. ÑVous me demandez pourquoi ?
Je croyais Renaud plus agile, plus fort que vous. Je craignais le pire, j'avais peur de vous
perdre.
attendre
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ [il] nous attend É Ñ il attendra.
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Camille : Ñ DŽp�che-toi. Maxime nous attend. RŽgine (tr�s s�che) : Ñ Eh bien il attendra ! Moi, je suis pas pr�te, je suis m�me pas maquillŽe.
Ñ qu'est-ce que tu fais lˆ ? É Ñ tu ne m'attendais pas, hein !
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain (surpris avec Laura par Denise, dans l'Žglise) Ñ Denise ! Denise Ñ Vous ne
m'attendiez pas, hein ? Dr Germain Ñ Qu'est-ce que vous faites lˆ ? Denise Ñ Vos scrupules vous
obligent ˆ me quitter, mais ne vous emp�chent pas de courir apr�s unefemme mariŽe, une petite
sainte-nitouche vicieuse et sournoiseÉ Mes compliments !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ il faut attendre. É Ñ attendre quoi ?
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Docteur : Ñ Qu'est-ce qu'on fait lˆ ? Lotte : Ñ Je ne sais pas. Je crois que je r�ve et que
je ne sais plus me rŽveiller. Ou alors que je suis dans le r�ve de quelqu'un d'autre. Il faut
attendre. Docteur : Ñ Attendre quoi ? Lotte : Ñ Le rŽveil !
Ñ je t'attends. 2 É Ñ je viens
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
(Loge du tŽnor. On frappe deux coups brefs.) Le tŽnor. Ñ Qui est lˆ ? (La personne frappe de
nouveau.) Entrez. Le petit rŽgisseur. Ñ Monsieur Sopranelli ? en sc�ne ! Le tŽnor. Ñ Je viens. Le
rŽgisseur. Ñ On vous attend. Le tŽnor. Ñ Je viens.
Ñ je t'attends. 2 É Ñ oui pardon
¥ 1975 Souvenirs d'en France, film de AndrŽ TŽchinŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 167, 1976]
VICTOR. Ñ Bon, Hector, on t'attend. HECTOR. Ñ Oui, pardon.
Ñ je t'attends. 2 É Ñ voilˆ voilˆ
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Serge. Ñ Karina, on t'attend ! Karina. Ñ Voilˆ, voilˆÉ (Elle part.)
Ñ tu aurais pu m'attendre. É Ñ tu n'avais qu'ˆ �tre ˆ l'heure
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Bernard : Ñ Quand m�me, vous auriez pu nous attendre ! Luce : Ñ Le gigot, �a attend pas. Vous aviez qu'ˆ �tre ˆ l'heure.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne me souviens plus É attendsÉ attendsÉ 2
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 128
Ce que j'ai vu ? Ce que j'ai vu ? Oh, tellement de choses que je m'en souviens difficilement. Tout s'embrouille. Attendez. Attendez. J'ai vu des gens, j'ai vu des prairies, j'ai vu des maisons [É]
quelle fichue idŽe É É �a pouvait attendre. 2
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 344
Quelle fichue idŽe a eue Wierne de me tirer du lit pour m'annoncer sette sŽrie de calamitŽs ! ‚a pouvait attendre.
si j'attends [sa lettre] É je peux attendre longtemps. 2
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 431
Je lui Žcrirai demain, parce que si j'attends sa lettre d'abord, je peux attendre longtemps, elle est si nŽgligenteÉ
pourquoi tu n'es pas venu ? É je t'ai attendu.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
ChloŽ : Ñ Ben pourquoi t'es pas venue l'autre soir, moi je t'ai attendue... Flo : Ñ Mais attends, j'te jure, j'ai pas pu faire autrement, vraiment c'Žtait trop gal�re...
viens É je t'attends. 1
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
StŽphanie : Ñ Alors vous descendez ? Richard : Ñ Si on sort on vous baise. StŽphanie
(ironique): Ñ Alors lˆÉ Estelle : Ñ Ouais c'est �a ! Allez, venez, que de la gueule ! StŽphanie : Ñ
Sans probl�me ! Richard : Ñ Ben on arrive. Estelle (avec les gestes d'un rocker) : Ñ Allez venez,
allez viensÉ Estelle et StŽphanie : Ñ Allez on vous attend !
bon allez É on m'attend.
¥ 1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 422, 1993]
Willy : Ñ Bon allez. Y a Borelli qui m'attend, j'vais m'entra”ner.
il faut que je me sauve É on m'attend.
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : Ñ Ecoute, Sabi, ne, je suis dŽsolŽ. Je me suis trompŽ. Je n'ai pas le temps de
t'expliquer. Je ne peux pas aller chez Zena•da ce soir. SABINE : Ñ Mais on a convenu d'aller au
dŽbut... ANTOINE : Ñ Non je t'assure, Žcoute... SABINE : Ñ Explique-toi, mais arr�te de souffler
comme �a. ANTOINE : Ñ Mais je ne peux plus. Je n'ai pas le temps. Il faut que je me sauve. On
m'attend, tu vois [=un taxi]. Je te tŽlŽphonerai de l'imprimerie.
je suis en retard É on m'attend.
¥ 1960 Plein soleil, film de RenŽ ClŽment [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 262, 1981]
FREDDY (se levant). Bon, je m'en vais. Je suis dŽjˆ en retard et elles m'attendent.
tu m'excuses É on m'attend.
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ Tu m'excuses, on m'attend. [Il s'en va.]
c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? É qu'est-ce que tu attends ? 1
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Aristide [professeur de vol explique comment voler au cours dÕun bal. Ë lÕŽl�ve Arlette].
Alors ! c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? Qu'est-ce que t'attends ? Trop honn�te
probablement ! ou bien tu ne danses pas avec n'importe qui ?
il faut que tu te dŽcides que tu t'engages É qu'est-ce que tu attends ? 1
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Il faut que tu te dŽcides, que tu t'engages. Qu'est-ce que tu attends ? Que les choses se fassent toutes seules ? Elles se font puisque je suis venu [te chercher].
eh bien vas-y É qu'est-ce que tu attends ? 2
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
(Le bourgmestre est convaincu que sa femme vient de le tromper avec le duc.) LE BOURGMESTRE.
Ñ Le meurtre est ma”tre de moi ! Fourbissez les armes ! Donnez le fil aux glaives !É Et sus aux
Espagnols ! O� est ma hallebarde ? (Il s'aper�oit qu'il lÕa ˆ lamain ) Duc ! RŽglons d'abord nos
comptes ! (On entend un bruit de pas.) LE BOURGMESTRE (inquiet) Ñ On marcheÉ CORNELIA (amusŽe) Ñ HŽ
bien ! allez-y ! Qu'attendez-vous ? Si vous tuez le duc, vous serez pendu et si vous le
manquez, vous serez Žgalement pendu.
fais-le É qu'est-ce que tu attends ? 2
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
A. Ñ Je ficherai le camp. L. Ñ Tu parles que de �a. Fais-le, qu'est-ce que t'attends ?
alors quoi i va pas se dŽcider ? É qu'est-ce qu'il attend ? 1
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 65
Alors quoi, i va pas se dŽcider ? Qu'est-ce qu'il attend ? Qu'est-ce qu'i croit ? Qu'est-ce qu'il veut ?
salaud É tu aurais pu m'attendre.
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
JEAN-PIERRE : Ñ Oh !... mais je rŽalise je n'ai rien mangŽ, moi. Bande de salauds, vous auriez pu m'attendre pour d”ner. J'ai faim, moi.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
attends ! 2 É ah ouiÉ
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Bernard. Ñ O� Žtais-tu hier soir ? Mathilde. Ñ Hier soir ? attendsÉ Ah oui, hier soir,
j'ai fait des dŽmarches pour mon livre. Bernard. Ñ Alors �a ! Tu ne fais rien de la journŽe et tu
veux me faire croire que tu fais des dŽmarches pour ton livre la nuit ? Mathilde. Ñ C'Žtait pas la
nuit, c'Žtait le soir.
attends ! 2 É bouge pas
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L. Ñ Attends, bouge pas. A. Ñ Qu'est-ce que t'as ? L. Ñ Une idŽe.
attends ! 2 É on voit �aÉ
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
CLIENTE. C'est combien, �a ? VENDEUSE. Attendez, on voit �a. Alors, je vous le fais ˆ
deux mille. CLIENTE. Quoi ? Quoi, vingt francs ! ? VENDEUSE. Alors, mettons. mille. Mettons
mille... On marchande. [É] Dix francs, �a vous va ?
attends ! 2 É voyons un peu
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 55
H3: Non, attendez... voyons un peu... Quand vous avez commencŽ vos travaux d'approche... partant de loin, en catimini... je dois dire que lˆ je vous ai admirŽ...
attends ! 3 É �a ne va pas ? 3
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
LE TYPE : Ñ Vous �tes sžre qu'on ne s'est pas vu lˆ-bas ? On a eu une conversation super-cool
sur la tŽlŽvision. Je suis rŽalisateur de tŽlŽvision. Tu m'as dit que tu me trouvais cool pour un
rŽalisateur de tŽlŽ. JULIETTE : Ñ ‚a m'Žtonnerait. J'ai horreur des mecs cool, des conversations
super-cool, de tout ce qui est cool en gŽnŽral et des rŽalisateurs de tŽlŽvision en particulier. LE
TYPE : Ñ ‚a fait un peu sourire ce que vous dites lˆ. JULIETTE : Ñ Eh ben souris, connard. LE TYPE:
Ñ Attends. ‚a vapas ? Je t'ai rien demandŽ. C'est toi qui viens me chercher alors tu
m'insultes pas. C'est toi la connasse.
�a n'attend pas. É tu n'avais qu'ˆ �tre ˆ l'heure
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Bernard : Ñ Quand m�me, vous auriez pu nous attendre ! Luce : Ñ Le gigot, �a attend pas. Vous aviez qu'ˆ �tre ˆ l'heure.
je n'aime pas attendre. É je n'ai pas de temps ˆ perdre
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 15
BŽrenger : Ñ Excusez-moi. Vous m'attendez depuis longtemps ? Jean : Ñ Non. J'arrive, vous
voyez bien. BŽrenger : Ñ Alors, je me sens moins coupable, puisqueÉ vous-m�meÉ Jean : Ñ Moi, c'est
pas pareil, je n'aime pas attendre, je n'ai pas de temps ˆ perdre.
je ne t'attendais plus. É j'Žtais couchŽ
¥ 1985 Vaudeville, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
(On frappe.) Martine : Ñ C'est toi ? Victor : Ñ Qui veux-tu que ce soit ? Martine : Ñ Je t'attendais plus... j'Žtais couchŽe...
je t'attends. 2 É dŽp�che-toi
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Le matin ˆ la pension] Ñ Moreau. DŽp�chez-vous dans les lavabos. On vous attend !
qu'est-ce que tu attends ? 1 É va-t-en
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Allez-vous-en ! Qu'est-ce que vous attendez ? Allez-vous-en !
qu'est-ce que tu attends ? 2 É t'oses pas hein ?
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Ñ Si tu me l‰ches pas, je hurle ! LEO : Ñ Ben, qu'est-ce que t'attends ? Crie ! CORA : Ñ Arr�te ! LEO : Ñ T'oses pas, hein ?
tu ne pouvais pas attendre ? É o� as-tu ŽlŽ ŽlevŽ ?
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde. Ñ Tu pouvais pas attendre que je te dise d'entrer avant d'entrer ? O� que t'as ŽtŽ ŽlevŽ ?
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
ses tempes (É) proclamaient sans qu'elle ežt besoin de parler : É je sais ce qui m'attend.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 286
Sous l'action des innombrables nŽvralgies que la musique de Bach, de Wagner, de Vinteuil, de
Debussy lui avait occasionnŽes, le front de Mme Verdurin avait pris des proportions Žnormes, comme
les membres qu'un rhumatisme finit par dŽformer. Ses tempes, pareilles ˆ deux belles sph�res
bržlantes, endolories et laiteuses, o� roule immortellement l'Harmonie, rejetaient de chaque c™tŽ
des m�ches argentŽes, et proclamaient, pour le compte de la Patronne, sans que celle-ci ežt besoin
de parler : Ç Je sais cequi m'attend ce soir. È
attendre (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ˆ vrai dire É ˆ vrai dire, je m'y attendais.
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 89
LUI: Vous auriez pu dire aussi : mŽdisance. Ou cancans. Mais vous avez choisi le dŽnigrement. Je comprendsÉ A vrai dire, je m'y attendais.
qu'est-ce que tu veux ? É il fallait s'y attendre.
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Georges. Ñ Il est sur une charrette [=de licenciements] pour septembre ou octobre, je suis au courant, mais qu'est-ce que tu veux, il fallait s'y attendre.
ce n'est pas grave É je m'y attendais.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 206
Forte t�te, Nora. Tiendra bon jusqu'ˆ la derni�re cartouche. Ce n'est pas grave, je m'y attendais.
�a m'a dŽboussolŽ É je ne m'y attendais pas.
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Tu comprends, William a presque le m�me ‰ge que mon p�re, alors �a me g�ne de les
voir ensemble. D'autant qu'ils sont de grands timides tous les deux. Son arrivŽe m'a compl�tement
dŽboussolŽe, je ne m'attendais pas du tout ˆ le voir.
je n'en crois pas mes yeux É je ne m'y attendais pas.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 53
LE VIEUX, il ouvre la porte : Ñ Oh ! madame, c'est vous ! Je n'en crois pas mes yeux, et pourtant siÉ je ne m'y attendais plus du toutÉ
ah par exemple É si je m'attendais ˆ �a !
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 324
Ah ! par exemple ! s'Žcria M. Nissim Bernard, si je m'attendais ˆ d”ner avec le fils de mon ami !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je m'y attendais. É j'avais prŽvu
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 230
[Des barrissements au tŽlŽphone.] Daisy, effrayŽe : Ñ Que peut-il bien se passer !
BŽrenger : Ñ Ils nous font des farces maintenant ! Daisy : Ñ Des farces de mauvais gožt. BŽrenger :
Ñ Tu vois, je te l'avais bien dit ! Daisy : Ñ Tu ne m'as rien dit ! BŽrenger : Ñ Je m'y attendais,
j'avais prŽvu. [Des barrissements au tŽlŽphone.] Daisy, effrayŽe : Ñ Que peut-il bien se
passer ! BŽrenger : Ñ Ils nous font des farces maintenant ! Daisy : Ñ Des farces de mauvais gožt.
BŽrenger : Ñ Tu vois, je te l'avais bien dit ! Daisy : Ñ Tu ne m'as rien dit ! BŽrenger : Ñ Je
m'y attendais, j'avais prŽvu.
je m'y attendais. É tu as bien fait
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 256
Je suis en train de lui expliquer que, me trouvant ˆ court d'argent, c'est ˆ lui que j'ai pensŽ. Oui, il s'y attendait. J'ai bien fait.
attention
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu sais ce qui est arrivŽ ˆ NÉ É il faut faire attention.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 33
LA VIEILLE : Ñ Allons, allons, mon chou, viens t'asseoir. Ne te penche pas, tu pourrais tomber dans l'eau. Tu sais ce qui est arrivŽ ˆ Fran�ois Ier. Faut faire attention.
c'est ma faute É j'aurais dž faire attention.
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
[La cabane est en feu.] LUCIE : Ñ C'est les enfants qui ont fait bržler des branches... C'est ma faute, j'aurais dž faire attention.
salaud É tu ne peux pas faire attention ?
¥ 1960 Plein soleil, film de RenŽ ClŽment [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 262, 1981]
PHILIPPE (Il manque de se faire Žcraser en traversant hors des clous). Ñ Salaud, vous pouvez pas faire attention !
tu es con É tu ne peux pas faire attention ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
A l'Žcole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GAR‚ON: Ñ T'es
con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune gar�on est ˆ terre, visiblement tr�s en
col�re. Blandine lui tend la main. BLANDINE : Ñ C'est pas grave, �a va, il apas fait expr�s.
Le gar�on se laisse aider... Une fois debout, se sentant humiliŽ, il regarde Paul, postŽ pr�s de
lˆ. LE GAR‚ON: Ñ Connard ! B‰tard !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je n'ai pas fait attention. É je ne sais pas
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ De quelle couleur est le canapŽ ? CŽcilia : Ñ Je sais pas, j'ai pas fait attention.
mais fais attention ˆ c'que tu fais, merde ! É qu'est-ce que tu as dans les doigts ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
[DŽmŽnagement, dans l'escalier.] Ñ Mais je tourne... Donne-moi-le ... Aie ! mais fais attention ˆ c'que tu fais merde ! T'as quoi dans les doigts, lˆ ? Aide-le Pascal, aide-le... Voilˆ... Mais putain !
tu ne peux pas faire attention ? É je t'avais dit de ne pas (É)
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ?
tu ne peux pas faire attention, non ? É tu n'es pas bien ?
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
(Colette pousse un cri et se prŽcipite, ŽgarŽe. Elle saisit ˆ bras le corps l'enfant
turbulent du wagon restaurant qui jouait avec la serrure d'une porte donnant sur la voie.)
COLETTE : Ñ Mon petit ! (Colette remet l'enfant ˆ ses parents.) Vous n'�tes pas bien ! Il
jouait avec la serrure. Vous ne pouvez pas faire attention, non !
attraper
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
attrape ! 2 É dit-elle tout bas
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 337
Qu'est-ce que c'est que cette affaire-lˆ avec ces piquets, demanda Mme Verdurin en montrant ˆ
M. de Cambremer un superbe Žcusson sculptŽ au-dessus de la cheminŽe? Ce sont vos armes?
ajouta-t-elle avec un dŽdain ironique. Ñ Non, ce ne sont pas les n™tres, rŽpondit M. de Cambremer.
Nous portons d'or ˆ trois fasces bret�chŽes et contrebret�chŽes de gueules ˆ cinq pi�ces chacune
chargŽe d'un tr�fle d'or. Non, celles-lˆ ce sont celles des d'Arrachepel, qui n'Žtaient pas de notre
estoc, mais de qui nous avons hŽritŽ la maison, et jamais ceux de notre lignage n'ont rien voulu y
changer. Les Arrachepel (jadis Pelvilain, dit-on) portaient d'or ˆ cinq pieux ŽpointŽs de gueules.
Quand ils s'alli�rent aux FŽterne leur Žcu changea mais resta cantonnŽ de vingt croisettes
recroisettŽes au pieu pŽri fichŽ d'or avec ˆ droite un vol d'hermine. Ñ Attrape, dit tout
bas Mme de Cambremer.
aucun
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ aucun prix É il ne faut pas
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 227
Ñ Mais il ne faut pas les laisser m'emmener ˆ l'h™pital, Momo. A aucun prix, il ne faut pas.
aujourd'hui
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ben alors qu'est-ce qu'on fait ? É c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Ñ Comment tu t'appelles ? LA JEUNE FILLE : Ñ Mona. FRANK : Ñ Et il y a longtemps
qu'elle t'oblige ˆ faire �a ? É Ben mon vieux... pour une robe de chambre molletonnŽe... Faut pas
faire ca ! C'est pas bien. A ton ‰ge... Quel ‰ge t'as ? Il y a d'autres solutions quand m�me. Allez,
vas y, cite-moi n'importe quel mŽtier, comme �a, au hasard... ‚a sera toujours mieux que �a ! MONA :
Ñ Ben alors, qu'est-ce qu'on fait ? C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? É qu'est-ce que tu attends ?
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Aristide [professeur de vol explique comment voler au cours dÕun bal. Ë lÕŽl�ve Arlette].
Alors ! c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? Qu'est-ce que t'attends ? Trop honn�te
probablement ! ou bien tu ne danses pas avec n'importe qui ?
autant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne m'intŽresse pas É j'aime autant [faire a].
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fr05
(395)(AG31)Fr5-les voyages moi �a m'intŽresse pas quand m�me/ si on y allait tous deux
d'accord/ mais du moment que j'y vais que toute seule/ non/ non. EF(Fr5) : Ñ oui. (396)(AG32)Fr5 :
Ñ je sais pas... j'aime autant rester ˆ la maison et puisÉ
autoriser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse-moi rire É qu'est-ce qui t'autorise ˆ [me comparer ˆ (É)] ?
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 202
ƒcrivain ! Laissez-la rire ! Qu'est-ce qui m'autorise ˆ me comparer ˆ un Žcrivain ? Ces gens-lˆ passent-ils leur temps ˆ se conduire comme de vulgaires gigolos ?
autre
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ pourquoi tu ne fais pas [a] ? É Ñ j'ai autre chose ˆ faire.
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
LŽa : Ñ Pourquoi tu fais pas de politique ? Henri : Ñ HŽ, parce que j'ai autre chose ˆ faire.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ et puis il y a autre chose. 1 É Ñ quoi ? qu'est-ce qu'il y a ?
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Bernard. Ñ J'aimerais bien que tu m'expliques, lˆÉ alors il para”t que je te fais peur,
maintenant? Mathilde. Ñ C'est pas grave, Bernard. J'ai dit �a parce que j'Žtais ŽnervŽeÉ Bernard. Ñ
Ah, parce que tu Žtais ŽnervŽe, tu as raccrochŽ le tŽlŽphone c'est�a ? Mathilde. Ñ J'ai raccrochŽ le
tŽlŽphone parce que tu m'as insultŽe. T'as pas ˆ me traiter comme si t'Žtais un policier, comme si
jÕŽtais une voleuse ! [Bernard est jaloux, il l'interroge sur son emploi du temps.] [É] Mathilde. Ñ
Et puis. et puis il y a autre chose. Bernard. Ñ Quoi? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que
j'ai fait ? Mathilde. Ñ Je dŽteste le mensonge [vis-ˆ-vis de son mari], et depuis queÉ depuis que
nous nous revoyons, je vis dans le mensonge.
Ñ et puis il y a autre chose. 1 É Ñ quoi d'autre ?
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Sur la sc�ne.) JEAN-LOUP (Dr. SANDERS) Ñ HŽlŽna, ma petite HŽlŽna, quand me feras-tu enfin
confiance ? Ne sais-tu pas que je suis l'homme au monde qui t'aime le plus ? Et puis il y a autre
chose. MARION (HELENA). Ñ Quoi d'autre ? JEAN-LOUP (Dr. SANDERS). Ñ Il y a que je ne veux pas te
perdre.
Ñ il y a autre chose. 1 É Ñ quoi ?
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
DŽtective. Ñ Il n'avait pas bonne mine, en tous cas. [É] Oh !É il n'est pas mort. Il lisait un bouquinÉ Il y a autre chose. Pierre. Ñ Quoi ? DŽtective. Ñ Il vit avec un gars et une fille, un peu genre bohŽmien.
Ñ on pourrait pas en avoir un petit peu d'autre ? É Ñ avec plaisir
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(30)(AL27)Fj12 : Ñ oui je les vois tous les jours/ quelquefois [au restaurant] j'en vois qui
sont pas possibles parce que: {on pourrait pas en avoir un petit peu d'autre?} moi je dis
{avec plaisir} hein mais quelquefois/ je me demande m�me comment est-ce qu'ils (p=qui) font pour
manger tout �a xxxxx hein!
Ñ tu n'as pas autre chose ˆ faire que de [É] ? É Ñ je ne fais pas de mal
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 179
LE DEUXIEME AGENT, au Soldat, montrant du doigt le bouquet d'Ïillets rouges que celui-ci
tient toujours dans sa main, en s'Žventant : Ñ Tu n'as pas autre chose ˆ faire que de
t'amuser avec �a ? LE SOLDAT, poliment : Ñ Je ne fais pas de mal, Monsieur l'Agent, ce
c'est pas cela qui emp�che les camions de dŽmarrer.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne peux pas É ce sera pour une autre fois.
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Yvette : Ñ Allez, j'ai pas le temps, il va falloir que je m'en aille. Basile : Ñ T'avais dit que tu restais manger. Yvette : Ñ Oui, mais je peux pas. ‚a sera pour une autre fois.
merci É ce sera pour une autre fois.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 32
Le Vieux Monsieur, ˆ la mŽnag�re : Ñ Puis-je vous faire un bout de conduite ? La mŽnag�re : Ñ Mon mari m'attend, cher Monsieur. Merci. Ce sera pour une autre fois.
il ne faut pas exagŽrer É j'ai autre chose ˆ faire.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj08
(57)(RE54)Fj8 : Ñ alors ils voulaient faire le bi-millŽnaire/ mais alors "tout "tout doit
faire bi-millŽnaire alors/ les Žcoles primaires/ alors il faut qu'ils fassent l'histoire seulement
sur le bi-millŽnaire/ nous/ notre prof d'histoire nous a demandŽaussi de faire le truc sur le
bi-millŽnaire/ enfin "tout/ la danse/ tout tout tout/ EF(Fj8) : Ñ oui (58)(RE55)Fj8 : Ñ mais
alors le thމtre lˆ justement/ il faut qu'on fasse un truc sur le bi-millŽnaire aussi/ ils sont
compl�tement tapŽs parce que bon ben les gens vont s'en lasser au bout d'un moment/ EF(Fj8) : Ñ oui
(59)(RE56)Fj8 : Ñ bon ben il faut pas exagŽrer/ on a autre chose ˆ faire hein/ que leur
bi-millŽnaire.
je suis dŽbordŽ É j'ai autre chose ˆ faire.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 75
BƒRENGER : Ñ Peut-�tre feriez-vous bien de poster, ˆ cet endroit, un inspecteur en civil, de
fa�on permanente. L'ARCHITECTE : Ñ Vous voulez m'apprendre mon mŽtier. Techniquement, cela n'est pas
possible. Nos inspecteurs sont dŽbordŽs, ils ont autre chose ˆ faire.
on en reparlera É j'ai autre chose ˆ faire.
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
[Le patron ˆ l'employŽ]. Ñ ‚a va bien, on en reparlera. Moi j'ai autre chose ˆ faire.
ce n'est pas le moment É j'ai autre chose en t�te.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
ChloŽ : Ñ HŽ dis Michel, tu pourrais vraiment pas garder Grigri [=mon chat] ? Michel : Ñ Je
t'ai dit non... non, attends, en plus, ChloŽ t'as vu, c'est pas vraiment le moment... Je viens de
plaquer Jean-Yves, j'ai autre chose en t�te que ton chat...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il a autre chose ˆ gratter. É si tu crois que j'ai le temps deÉ
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Oh ! que tu es mŽchant, le bon Dieu te punira, tu verras. ALBERT. Le bon Dieu, ben, il a autre chose ˆ gratter. Si tu crois qu'il a le temps de s'occuper de tes petites affairesÉ
il y a peut-�tre autre choseÉ que tu ne dis pas. 2 É tu me caches quelque chose
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 101
ELLE, piteusement: Des DubuitÉ Que vous connaissezÉ C'est pourquoi nous vous demandions. mais
comme l'antipathieÉ �a ne peut pas allerÉ comme vous ne vouliez pas comprendreÉ il vous fallait des
justificationsÉ F. 1 : ƒcoutez, il y a peut-�tre autre chose que vous ne nous dites pas. Vous
nous cachez encore quelque chose. F. 2 : Ils n'osent pas dire ce que les Dubuit leur ont fait. On
est lˆ ˆ chercher.
autrement
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu veux bien [qu'on ferme] ? É Ñ puisqu'on ne peut pas faire autrement.
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
[Comment se rendre ˆ une invitation ?] AGATHE : Ñ Et si l'on fermait la boutique ? Pour une fois ? Di MAZZEI : Ñ C'est vrai ? Tu veux bien qu'on ferme ? AGATHE : Ñ Puisqu'on ne peut pas faire autrement.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je regrette É je ne peux pas faire autrement.
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
Daniel [payŽ pour Žliminer David, braque son rŽvolver]. Ñ Je regrette, David. Je ne peux pas faire autrement... Adieu David.
que veux-tu ? É on ne pouvait pas faire autrement.
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 94
LUI: D�s que les gens se mettent ˆ parler comme �a, �a y est, je plaque �a dessusÉ H.2 :
Quoi �a ? LUI : Eh bien, I'Žchange de lieux communs. De clichŽs, quoiÉ Vous savez bien. On ne vous
l'a pas encore assez rŽpŽtŽ ? ‚a n'a pas ŽtŽ assez montŽ en Žpingle ? ‚a ne vous g�ne pas de vous
�tre laissŽs retomber lˆ-dedans ? F. 2: Que voulez-vous ? On ne pouvait pas faire autrement.
Il fallait bien Ç meubler le silence È.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je n'ai pas pu faire autrement É c'Žtait trop gal�re
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
ChloŽ : Ñ Ben pourquoi t'es pas venue l'autre soir, moi je t'ai attendue... Flo : Ñ Mais attends, j'te jure, j'ai pas pu faire autrement, vraiment c'Žtait trop gal�re...
je ne pouvais pas faire autrement. É quelque chose de plus fort que moi [me retenait]
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
RenŽe Ñ Si je ne suis pas partie [ˆ l'Žtranger] c'est que je ne pouvais pas faire autrement, c'est que quelque chose de plus fort que moi me retenaitÉ ToiÉ
on ne pouvait pas faire autrement. É il fallait bien [meubler le silence]
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 94
LUI: D�s que les gens se mettent ˆ parler comme �a, �a y est, je plaque �a dessusÉ H.2 :
Quoi �a ? LUI : Eh bien, I'Žchange de lieux communs. De clichŽs, quoiÉ Vous savez bien. On ne vous
l'a pas encore assez rŽpŽtŽ ? ‚a n'a pas ŽtŽ assez montŽ en Žpingle ? ‚a ne vous g�ne pas de vous
�tre laissŽs retomber lˆ-dedans ? F. 2: Que voulez-vous ? On ne pouvait pas faire autrement.
Il fallait bien Ç meubler le silence È.
avancer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est dingue É �a n'avance ˆ rien.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa06
(138)(VI92)Fa6 : Ñ l'accueil est tr�s froid... froid violent et... EF(Fa6) : Ñ violent?
(139)(VI93)Fa6 : Ñ (aspiration) oh oui/ �a arrive quelquefois quand m�me hein. et les gens s'en
prennent pour un "rien. EF(Fa6) : Ñ oui. (140)(VI94)Fa6 : Ñ (soupir) fff/ je trou-/je trouve c'est
dingue/ parce que �a avance ˆ rien/ ho ho ho/ strictement ˆ rien du tout/ ho ho ho. EF(Fa6) :
Ñ oui./ oui (141)(VI95)Fa6 : Ñ ˆ rien du tout... mais c'est comme �a de toute fa�on hein.
(chuchotŽ) dans les autres villes/ je sais pas/
quand je t'aurais dit que [p] É en seras-tu plus avancŽ ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 472
Ñ [Je voudrais] que Mme Verdurin me fasse jouer des choses d'un musicien dont elle conna”t
tr�s bien les Ïuvres. Moi aussi j'en connais une, mais il para”t qu'il y en a d'autres et j'aurais
besoin de savoir si c'est ŽditŽ, si cela diff�re des premi�res.Ñ Quel musicien ? Ñ Ma petite chŽrie,
quand je t'aurai dit qu'il s'appelle Vinteuil, en seras-tu beaucoup plus avancŽe
?
quand [p] É en seras-tu plus avancŽ ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 342
[Charlus met le Narrateur en garde contre une invitation chez M. de Cambremer] Ñ Vous ferez
ce que vous voudrezÉ Ce que je peux vous dire : c'est excessivement malsain ; quand vous
aurez pincŽ une fluxion de poitrine, ou les bons petits rhumatismes desfamilles, vous serez bien
avancŽ ?
l'incident est clos É il faut avancer.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE DRH : Ñ La prochaine fois, quand tu auras des choses ˆ proposer, tu m'en parleras d'abord
ˆ moi. FRANK : Ñ Que ce soit clair, je n'ai pas cherchŽ ˆ te court-circuiter. LE DRH : Ñ Je ne dis
pas �a. FRANK : Ñ ‚a s'est fait un peu par hasard. On discutait, et j'ai parlŽ de �a. LE DRH : Ñ
Ecoute ! Dans une entreprise, il y a une hiŽrarchie, et que tu le veuilles ou non, il est bon de la
respecter. Alors, l'incident est clos, maintenant, il faut avancer.
�a ne durera pas toujours Alors É tu seras bien avancŽ.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 275
Nous f”mes prendre ce fŽbrifuge ˆ ma grand-m�re et rem”mes alors le thermom�tre. Comme un
gardien implacable ˆ qui on montre l'ordre d'une autoritŽ supŽrieure aupr�s de laquelle on a fait
jouer une protection, et qui le trouvant en r�gle rŽpond : "C'estbien, je n'ai rien ˆ dire, du
moment que c'est comme �a, passez", la vigilante touri�re ne bougea pas cette fois. Mais, morose,
elle semblait dire : "Ë quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me
donnera l'ordre de ne pas bouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la
connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancŽs."
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu seras bien avancŽ. É dit-elle avec une sottise inconsciente et une mŽchancetŽ voulue
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 344
Ñ [É] Il y a combien de temps ? Ñ Oh ! Charles, mais tu ne vois pas que tu me tues ! c'est
tout ce qu'il y a de plus ancien. Je n'y avais jamais repensŽ. On dirait que tu veux absolument me
redonner ces idŽes-lˆ. Tu seras bien avancŽ, dit-elle avec unesottise inconsciente et une
mŽchancetŽ voulue.
avant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
trop facile ! É il fallait le dire !
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Commissaire : Ñ Et vous, Monsieur le Professeur ? Professeur : Ñ Rien de plus ˆ dire que le
Docteur. Peut-�tre pourrais-je situer plus prŽcisŽment la direction du tir... On a dž tirer de
derri�re moi, un peu sur ma droite. Mais tout �a, hein, approximatif. Commissaire : Ñ Autrement dit,
et toujours approximativement, hein ? On a tirŽ de l'endroit o� se trouvait le Docteur. Eh bien
voilˆ, merci Professeur ! Professeur : Ñ Serviteur. Commissaire : Ñ Mais je m'en doutais ! Paltoquet
(entre ses dents) : ÑTrop facile ! Fallait le dire avant, gros malin !
tu m'emb�tes É tu n'avais qu'ˆ faire [a] avant.
¥ 1992 Oral
[Jardin public.] Petite fille Ñ J'ai envie de faire pipi ! M�re Ñ Tu m'emb�tes, t'avais qu'ˆ y aller avant de partir.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il fallait faire [x] avant. É tu avais le temps
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 45
(On entend sonner.) LE VIEUX : Ñ AllonsÉ LA VIEILLE : Ñ Je suis toute dŽpeignŽeÉ attends un peuÉ LE VIEUX : Ñ Il fallait te prŽparer avantÉÊtu avais bien le temps.
tu n'avais qu'ˆ le dire avant. É maintenant c'est trop tard
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa: Ñ ‚a t'amuse beaucoup d'aller chez ces gens ? Fabien: Ñ Ecoute, bon, si tu ne voulais pas venir, tu n'avais qu'ˆ le dire avantÉ Maintenant, c'est trop tardÉ J'ai horreur de dŽcommander, de toutes fa�onsÉ
avantage
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
autant faire avec É il y a des avantages apprŽciables.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj08
(200)(SE17)Fj8 : Ñ [vaut-il mieux �tre fille ou gar�on ?] enfin c'est quand m�me pas mal
d'�tre une fille/ enfin je me plaindrais peut-�tre si je n'Žtais pas heureuse et si j'avais plein de
probl�mes/ mais vu que je suis heureuse et que je n'ai pas de probl�mes (rire)/ enfin si j'en ai
mais pas d- pas des trop gros. EF(Fj8) : Ñ oui c'est pas forcŽment des probl�mes qui sont liŽs ˆ
(201)(SE18)Fj8 : Ñ non xxx EF(Fj8) : Ñ ˆ xxx fille (202)(SE19)Fj8 : Ñ non non... non ben �a...
ben non de toute fa�on je peux rien y faire/ alors euh: autant faire avec hein (rire) bon y a
quand m�me des avantages apprŽciables
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
quel avantage aurais-tu ˆ [faire L] ? É aucun
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Jean: Ñ Quel avantage aurais-tu ˆ sŽduire une femme qui te pla”t et ˆ qui tu plais ? Aucun ! Ce qui donne du prix ˆ cette aventure, c'est sa difficultŽÉ
avec
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on ne peut rien y faire alors É autant faire avec.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj08
(200)(SE17)Fj8 : Ñ [vaut-il mieux �tre fille ou gar�on ?] enfin c'est quand m�me pas mal
d'�tre une fille/ enfin je me plaindrais peut-�tre si je n'Žtais pas heureuse et si j'avais plein de
probl�mes/ mais vu que je suis heureuse et que je n'ai pas de probl�mes (rire)/ enfin si j'en ai
mais pas d- pas des trop gros. EF(Fj8) : Ñ oui c'est pas forcŽment des probl�mes qui sont liŽs ˆ
(201)(SE18)Fj8 : Ñ non xxx EF(Fj8) : Ñ ˆ xxx fille (202)(SE19)Fj8 : Ñ non non. non ben �a. ben
non de toute fa�on je peux rien y faire/ alors euh: autant faire avec hein (rire) bon y a
quand m�me des avantages apprŽciables.
avertir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu n'aurais pas dž [faire �a] É je t'avais averti.
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Le Roi : Ñ [É] Il croyait que nous Žtions des chats et que les chats Žtaient autre chose. Un
beau jour, tout de m�me, il a dž se dire qu'il devait sortir. Le gros chien des voisins l'a tuŽ. [É]
Marie, ˆ Marguerite : Ñ Tu n'aurais pas dž laisser la porte ouverte ; je t'avais
avertie.
je dŽcline toute responsabilitŽ É tu es averti.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 48
L'ARCHITECTE : Ñ RŽflŽchissez, je vous le rŽp�te, rŽflŽchissez bien. Si vous ne faites plus
partie de nos services, l'administration ne vous prend plus sous sa protection. Le savez-vous ?
ætes-vous bien consciente des dangers qui vous guettent ? DANY : ÑOui, Monsieur, personne n'est
mieux placŽe que moi pour le savoir. L'ARCHITECTE : Ñ Vous assumez les risques ? DANY, ˆ
I'Architecte : Ñ Je les assume, oui, Monsieur. [É] L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Je dŽcline donc toute
responsabilitŽ. Vous voilˆ avertie.
avis
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ c'est ton avis. É Ñ ce n'est pas le tien ?
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
Jean Walter : Ñ Le PrŽsident lui-m�me est ˆ droite, m�me ˆ l'extr�me-droite presque, dans ma
dialectique. RŽgis Lebrun-Blondet : Ñ C'est votre avis etÉ Jean Walter : Ñ Ce n'est pas le
v™tre ? RŽgis Lebrun-Blondet : Ñ Vous avez bien vu que non [É].
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je te prŽviens (É) É premier et dernier avis.
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Aristide : Ñ J'te prŽviens que si tu n'es pas sŽrieuse, j'te fiche ˆ la porte. Premier et dernier avis !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ mon avis É mais c'est un avis personnel
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
COUSINE. Ñ Eh bien moi, je trouve qu'il en a beaucoup [du sex-appeal]. CHARLET. Ñ Et toi,
Fran�oise, qu'est-ce que tu en dis ? FRAN‚OISE. Ñ C'est tr�s difficile de juger comme �a, ˆ vue de
nez. Enfin, ˆ mon avis,É mais c'est un avis personnel,É il me semble qu'il n'en manque
pas.
je suis de ton avis. É c'est tr�s bien de ta part
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 296
[Saniette est ruinŽ ; M. Verdurin ˆ sa femme : ] Alors j'avais pensŽ, je ne veux rien faire
qui te dŽplaise, mais nous aurions peut-�tre pu lui faire une petite rente pour qu'il ne s'aper�oive
pas trop de sa ruine, qu'il puisse se soigner chez lui. Ñ Je suis tout ˆ fait de ton avis,
c'est tr�s bien de ta part d'y avoir pensŽ. Mais [É] cet imbŽcile a gardŽ un appartement trop cher,
ce n'est plus possible, il faudrait lui louer quelque chose avec deux pi�ces.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
est-ce que tu n'es pas de mon avis ? É demanda-t-elle avec inquiŽtude
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 443
Ñ Oriane, dit la princesse de Parme, j'ai eu l'autre jour la visite de votre cousine
d'Heudicourt ; Žvidemment, c'est une femme d'une intelligence supŽrieure ; c'est une Guermantes,
c'est tout dire, mais on dit qu'elle est mŽdisante. È Le duc attacha sursa femme un long regard de
stupŽfaction voulue. Mme de Guermantes se mit ˆ rire. La princesse finit par s'en apercevoir. Ç
MaisÉ est-ce que vous n'�tes pasÉ de mon avis ? demanda-t-elle avec inquiŽtude. Ñ Mais Madame
est trop bonne de s'occuper des mines de Basin. Allons, Basin, n'ayez pas l'air d'insinuer du mal de
nos parents.
avoir
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je vous remercie É Ñ il n'y a pas de quoi. 2
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 140
Ñ Je vous remercie, dit la dame enchantŽe. Ñ Y a pas de quoi, rŽpliqua Zazie. Ñ Tout de m�me c'est gentil, insista la dame. Ñ ‚a va �a va, dit Zazie modestement. Ñ Quand vous aurez fini tous vos salamalecs, dit le flicard.
Ñ merci beaucoup É Ñ il n'y a pas de quoi. 2
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 182
BƒRENGER, au Deuxi�me Agent, reprenant ses papiers : Ñ Merci beaucoup, Monsieur l'Agent. LE DEUXIEME AGENT : Ñ Y a pas de quoiÉ
Ñ merci É Ñ il n'y a pas de quoi. 2
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
(RenŽe longe le comptoir, les bras chargŽs de vaisselle. Elle manque de tout renverser. Edmond les rattrape de justesse) RenŽe (avec un sourire) Ñ Merci monsieur Edmond. Edmond (touchant du doigt son chapeau) Ñ Pas de quoi.
Ñ attends bouge pas É Ñ qu'est-ce que tu as ? 1
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
A: Ñ Attends, bouge pas. L: Ñ Qu'est-ce que t'as ? A: Ñ Une idŽe.
Ñ nom de Dieu É Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 1
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Sous-PrŽfet [dŽplie le journal de Paris] Ñ Nom de Dieu ! Dr Delorme Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Sous-PrŽfet Ñ DŽplacŽ!É Ils m'ont dŽplacŽ, et j'apprends �a par le journal !É
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ben qu'est-ce qui y a ? 1 É Ñ rien
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
LÉ [ˆ Colette qui s'arr�te de marcher] Ñ Ben qu'est-ce qui y a ? A : Ñ RienÉ
Ñ mais qu'est-ce que tu as ? 1 É Ñ rien
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Denisold : Ñ En plus, ta bagnole, une heure pour savoir o� t'avais mis les clŽs. Serge (ˆ bout) : Ñ Oh ! tu m'fais chier ! Je t'avais dit, sous le si�ge. Denisold : Ñ Mais qu'est-ce que t'as ? Serge : Ñ RienÉ Une pŽripŽtieÉ
Ñ qu'est-ce que tu as ? 1 É Ñ j'ai que [p]
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 75
LUI, ton ferme : Ñ C'est fini. TerminŽ. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Ñ QuÕest-ce que tu as ? LUI : Ñ J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.
Ñ qu'est-ce que tu as ? 1 É Ñ mais rien
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 65
LUI : Ñ C'est beau, tu ne trouves pas ? ELLE, hŽsitante : Ñ Si. LUI : Ñ Tu ne trouves pas que
c'est beau ? ELLE, comme ˆ contrecÏur : Ñ Si. si. LUI : Ñ Mais, qu'est-ce que tu as ? ELLE :
Ñ Mais rien. Qu'est-ce que tu veux ? Tu me demandes. Je te rŽponds oui.
Ñ qu'est-ce que tu as ? 1 É Ñ rien rien
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre : Ñ On peut emprunter un dŽriveur. Regarde ! La mer est tellement belle ! Pauline [dŽ�ue que Sylvain ne soit pas lˆ] : Ñ Non, j'ai pas envie. Pierre: Ñ Mais qu'est-ce que tu as ? Pauline: Ñ Rien, rien.
Ñ qu'est-ce que tu as ? 1 É Ñ rien, simplement [la panique]
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre [Blanche l'a quittŽ prŽcipitamment]. Ñ Oh lˆ lˆ ! Je n'ai rien compris, qu'est-ce qu'elle a ? LŽa. Ñ Rien, simplement la panique.
Ñ qu'est-ce que tu as ? 1 É Ñ tu ne peux pas comprendre
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
(Alice soup�onne Alfred d'avoir tuŽ pour voler ; elle lui demande de lui pr�ter trois mille
francs.) Alfred (l'air pathŽtique). Ñ Ecoute, ma pauv'Lili. tu sais pas ce que �a me fait de te dire
non mais [É] sais-tu combien j'ai ? Trois cent francs. C'est tout. Alice (radieuse). Ñ Je t'aime !
Alfred. Ñ Mais qu'est-ce que t'as ? Alice (elle se rel�ve et se jette ˆ son cou). Ñ Ah tu
peux pas comprendre, mais je t'aime, je t'aime ! Viens !
Ñ qu'est-ce que tu as ? 2 É Ñ il y a que [p]
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
(Agn�s est dŽprimŽe.) Mme D. Ñ Agn�s, quÕest-ce que tu as ? AGNES. Ñ Il y a que tout
est impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman,
explique-moi. Je nÕy comprends rien. Est-ce que la vie consiste ˆ porter Žternellement le poids
d'une erreur qu'on a commise ?
Ñ qu'est-ce que tu as ? 2 É Ñ j'ai rien �a va
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette [elle a dŽcouchŽ ; ˆ sa fille, qui est de mauvaise humeur] : Ñ Mais qu'est-ce que tu as ce matin ? Magali : Ñ J'ai rien, �a va. Tu veux du cafŽ ? Jeannette : Ñ Oui, merci.
Ñ qu'est-ce que tu as ? 2 É Ñ je ne sais pasÉ rien
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 19
Le Roi : Ñ Qu'est-ce que tu as, ma beautŽ ? Marie : Ñ Je ne sais pasÉ rienÉ Je n'ai rien. Le Roi : Ñ Tu as les yeux cernŽs. Tu as pleurŽ ? Pourquoi ?
Ñ qu'est-ce que tu as ? 3 É Ñ comme si tu ne le savais pas, ce que j'ai
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
(JosŽfa se laisse caresser puis bouscule Albert.) JOSEFA. Ñ Vous me faites mal avec votre bras. Mais qu'est-ce que vous avez ˆ me serrer comme cela ? ALBERT. Ñ Comme si tu ne le savais pas, ce que j'aiÉ
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 1 É Ñ c'est ˆ cause de toi.
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Marion : Ñ Tu fais la gueule. Richard : Ñ Non. Marion : Ñ Ben si, je vois bien que tu fais la
gueule. Richard : Ñ Non, je fais pas la gueule. Marion : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Ñ
C'est ˆ cause de toi. Marion : Ñ Qu'est-ce que je t'ai fait ? Richard : Ñ Tu m'aimes et �a me
g�ne.
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 1 É Ñ il n'y a rien
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 73
VOIX : Ñ Quand je pense ˆ tous ceux qui donneraient n'importe quoiÉ ELLE : Ñ Oui. De ce
c™tŽ-lˆ. hein? Tu reconnais. LUI : Ñ Oui, pour le travail scolaireÉ c'est vrai. VOIX : Ñ Le travail
scolaire !É On dirait que �a ne compte pas. LUl :Ñ Si, bien sžr, �a compte. VOIX : Ñ Alors,
qu'est-ce qu'il y a ? LUI, hŽsitant : Ñ Il y aÉ Voix : Ñ Quoi ? LUI, radouci, amolli : Ñ Non,
il n'y a rienÉ rienÉ
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 1 É Ñ il y a que [p]
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Ñ Oh zut ! Arlette : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Pierre : Ñ Y'a, y'a que ce cochon de Firmin n'a pas mis les draps !
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 1 É Ñ rienÉ J'ai envie de (É)
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
(Fran�ois sÕapproche de Pomme, accroupie pr�s du panier rempli du linge pliŽ. Fran�ois
s'accroupit ˆ c™tŽ d'elle. Pomme caresse le linge blanc. Fran�ois la fixe.) Pomme. Ñ Qu'est-ce
quÕil y a ? Fran�ois. Ñ RienÉ J'ai envie de passer une nuit avec toi.
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 1 É Ñ rien, rien, je te regarde.
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
(Marie pioche dans son assiette de lentilles.) Georges (la regardant en souriant) : Ñ Dis
donc �a a l'airÉ (Marie se remet ˆ manger de bel appŽtit) Marie (relevant les yeux, la bouche
pleine): Ñ Qu'est-ce qu'y a ? Georges (souriant): Ñ Rien, rien, je te
regardeÉ
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 2 É Ñ je ne t'ai rien demandŽ
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Alexandre [ˆ Richard qui renifle comme s'il venait de pleurer]. Richard ! Qu'est-ce qu'il
y a ? Richard : Ñ Casse-toi, je t'ai rien demandŽ. Alexandre : Ñ T'es malade ? Qu'est-ce qui
t'arrive ? Richard : Ñ Non je suis pas malade. Allez va-t-en.
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? 4 É Ñ c'est au sujet de (É)
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
MAES. Ñ Monsieur l'lngŽnieurÉ DUBARD. Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? MAES. Ñ C'est au sujet de la circulaire sur la main-d'Ïuvre Žtrang�re.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu vas hurler mais É il n'y a pas de quoi.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne : Ñ Je peux te dire une chose ? Tu vas encore hurler, mais vraiment, il n'y a pas de quoi ! Je t'ai fait de la rŽclame ! J'y suis m�me allŽe ˆ fond les manettes !
j'ai mal ˆ [tel endroit] É je ne sais pas ce que j'ai.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj23
(405)(FA74)Fj23 : Ñ en plus/ xx elle m'Žnerve elle me dit va pas trop vite va/ pas trop
vite/ moi qu'est-ce que je fais je cours/ euh et puis elle est fragile elle fait de la scoliose/
EF(Fj23) : Ñ ah (406)(FA75)Fj23 : Ñ et puis je lui dŽmonte la clavicule/ elle arrive chez moi elle
dit: {j'ai mal ˆ mon bras/ je sais pas ce que j'ai}/ on l'am�ne ˆ l'h™pital/ allez entorse!/
oh je vous jure! rien... rien qu'en s'amusant on/ on se fait vite/ dŽmonter hŽ
mais quoi ? É qu'est-ce que tu as ? 1
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
(Gaspard a ŽtŽ re�u par le directeur de la prison. Retour dans la cellule.) MANU. Ñ Qu'est-ce
que t'as foutu pendant deux heures dans son bureau ? GASPARD. Ñ C'est un homme tr�s aimable. Il
s'est intŽressŽ ˆ mon affaire, c'est tout. MANU. Ñ Ben voyons ! C'est m�me pour �a qu'il t'a gardŽ
pendant deux heures. Y fait �a tous les jours, le directeur ! Tous les jours il convoque un dŽtenu
pour lui faire la conversation. Vous avez sans doute pris le thŽ ? GASPARD. Ñ Je comprends pas ce
que tu veux dire. MANU. Ñ Raconte-nous ce qui s'est passŽ. (Manu prend les Žpaules de Gaspard et le
secoue brutalement.) T'es rentrŽ chez le directeur, y t'a annoncŽ la bonne nouvelle, et apr�s ?
Raconte ? RaÉ conte ! RaÉ GASPARD. Ñ Mais quoi ? QuÕest-ce que tu as ? MANU, s�chement. Ñ
Raconte-nous ce que tu lui as dit.
qu'est-ce qu'il y a ? É qu'est-ce que tu as ? 2
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
(ArrivŽe impromptue de Prosper.) Michel. Ñ Qu'est-ce qui t'arrive ˆ toi ? Prosper. Ñ L'un de
nousÉ, tiens, tiens, lis �a. L'un de nous est millionnaire. Michel. Ñ Hein ! quoi millionnaire ?
Qu'est-ce que tu racontes ? Prosper. Ñ Oui mon vieux, je, jeÉ tuÉ tuÉ (il s'Žvanouit dans les bras
des crŽanciers. Le journal lui tombe des mains. Michel le ramasse.) Michel. Ñ Qu'est-ce qu'il a ?
qu'est-ce que t'as ?
qu'est-ce qui t'arrive ? É qu'est-ce que tu as ? 2
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Adultes s'adressant ˆ un enfant] A : Ñ Mais qu'est-ce qui t'arrive ? L : Ñ Oh ! qu'est-ce qu'elle a ? [É] T: Ñ Mais enfin, pourquoi tu pleures ?
tu as bu ? É qu'est-ce que tu as ? 2
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
[Ë Laurent qui n'a pas rŽpondu ˆ sa question. Il est prŽoccupŽ d'autre chose.] VALƒRIE : Ñ Enfin, tu as bu ? Qu'est-ce que tu as ?
tu en fais une figure É qu'est-ce que tu as ? 2
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
MAINS ROUGES. Ñ Mais qu'est-ce que tu as, toi, ben t'en fais une figure. MUGUET. Ñ Les
gendarmes ont emmenŽ Monsieur. MAINS ROUGES. Ñ Qu'est-ce que ca peut te faire, Muguet ? MUGUET. Ñ
Comment, mais c'est terrible, mon oncle.
tu en fais une t�te É qu'est-ce que tu as ? 2
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ T'en fais une t�te ! Qu'est-ce que tu as ? Djamel : Ñ Ben je trouve que la vie, et ben, elle est mal faite...
qu'est-ce qui te prend ? É qu'est-ce que tu as ? 3
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 40
H. 2: ‚a vous agace? Hein? Eh bien, je vais vous agacer. Vous serez forcŽe de l'Žcouter. Je
le ferai entrer que vous le vouliez ou non. (Crie des mots qu'on distingue mal. Elle se bouche les
oreilles. Il lui Žcarte les mains.) ‚a entrera... M�me ici, dans cette... cette (il lui frappe le
front)É il n'est pas possible que �a ne puisse pas entrer, dŽmolir ce qui est lˆ, cette imbŽcillitŽ.
F: Mais dites donc... qu'est-ce qui vous prend? mais qu'est-ce que vous avez? Vous perdez la
t�te.
tu es malade ? É qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu as ? 2
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Arlette s'est levŽe pour aller vomir.) Bernard. Ñ Arlette, tu es malade ? Qu'est-ce que tu as ?É Qu'est-ce que tu as, Arlette ? Arlette. Ñ Devine... (Bernard lui prend le bras, interrogateur. Elle, accablŽe.) OuiÉ
as-tu bient™t fini ? É qu'est-ce que tu as aujourd'hui ?
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 342
Ç Oh ! que tu me rends malheureuse È, s'Žcria-t-elle en se dŽrobant par un sursaut ˆ
l'Žtreinte de sa question. Ç Mais as-tu bient™t fini ? Qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? Tu
as donc dŽcidŽ qu'il fallait que je te dŽteste ? que je t'ex�cre ? [É] È
pourquoi me g�ner ? É qu'est-ce qu'il a de plus ?
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 333
Les scrupules ne m'ont jamais ŽtouffŽ [É]. Elle ou une autre, pourquoi me g�ner, qu'est-ce qu'elle a de plus ? C'est peut-�tre notre bonne m�re la Providence qui me l'envoie [É]
pourquoi ? É qu'est-ce qu'il y a ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe : Ñ ‚a va, Riri ? Henri : Ñ Ben oui, �a va, pourquoi ? qu'est-ce qu'y a ? Philippe : Ñ Y a rien, je te demande si �a va, c'est tout.
qu'est-ce que �a veut dire ? É qu'est-ce qu'il y a ? 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 288
Ç HŽ bien, enfin, ce n'est pas trop t™t, �tes-vous content, jeune gloire et bient™t jeune
chevalier de la LŽgion d'honneur ? Car bient™t vous pourrez montrer votre croix È, dit M. de Charlus
ˆ Morel d'un air tendre et triomphant [É] Ç Laissez-moi, je vous dŽfends de m'approcher, cria Morel
au baron. Vous ne devez pas �tre ˆ votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous essayez de
pervertir ! È [É] Dans une circonstance si cruellement imprŽvue, ce grand discoureur ne sut que
balbutier : Ç Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce qu'il y a ? È On ne l'entendait m�me
pas. Et la pantomime Žternelle de la terreur panique a si peu changŽ, que ce vieux monsieur ˆ qui il
arrivait une aventure dŽsagrŽable dans un salon parisien, rŽpŽtait ˆ son insu les quelques attitudes
schŽmatiques dans lesquelles la sculpture grecque des premiers ‰ges stylisait l'Žpouvante des
nymphes poursuivies par le dieu Pan.
que se passe-t-il ? É qu'est-ce qu'il y a ? 2
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Mathilde avait disparue ; son mari la retrouve, elle est en sanglots.) Philippe. Ñ Mathilde
! Mathilde ! Mathilde ! (les sanglots de Mathilde redoublent) Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il
? Mathilde ! [É] Mon petit, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-cequ'il y a, mon petit ?
RŽponds-moi !
tu as l'air dans tous tes Žtats É qu'est-ce qu'il y a ? 2
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Ñ Vous avez l'air dans tous vos Žtats. Qu'y a-t-il ? JEAN. Ñ HŽl�ne,
expliquez-moi quelle est cette horrible histoire dans laquelle je me trouve et ˆ laquelle je ne
comprends rien... Je vous en prie, HŽl�ne. Parlez. Ne craignez pas de me fairedu mal. Je deviens
fou. Il faut que je sache.
tu as mauvaise mine É qu'est-ce qu'il y a ? 2
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
ERIC. Ñ Tu as bien mauvaise mineÉ qu'est-ce qu'il y a donc ? PUCK. Ñ Tu ne le sais pas
? Alors qui le saura, Eric ? C'est ta faute. Tu n'aurais pas dž m'embrasser. Oh, Eric ! Comment
faire ? A prŽsent je ne peux plus me passer de toi. ERIC Ñ Voyons, PuckÉ
oh �a va É s'il y a quelque chose, dis-le.
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Elle [ˆ son amant] : Ñ Je t'ai pas vu depuis huit jours. Lui : Ñ DŽjˆ ? C'est incroyable ce
que le temps file. Elle : Ñ Qu'est-ce que je t'ai fait ? Lui : Ñ Toi ? Rien, pourquoi ? Elle: Ñ Oh
�a va, si y a quelque chose, dis-le.
�a va aller ? É s'il y a quoi que ce soit, [fais a].
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Infirmier : Ñ ‚a va aller ? Si y a quoi que ce soit on est ˆ c™tŽ, vous nous appelez ?É Bonne nuit.
t'es ‰s heureux ? É tu n'as pas eu ce que tu voulais ?
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Ñ Qu'est-ce que tu nous les brises ? T'es pas heureux ? T'as pas eu ce que tu voulais ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il n'y a pas de quoi. É tu n'y es pour rien
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Je voudrais vous prŽsenter Frank. Pour ceux qui ne le conna”traient pas, il
s'agit de Frank Verdeau, un brillant Žtudiant, qui nous honore de sa prŽsence le temps d'un stage.
Il est par ailleurs le fils de Jean-Claude Verdeau, que vous connaissez tous. Je suis
particuli�rement fier que Frank soit aujourd'hui ˆ cette place. MADAME ARNOUX : Ñ Il n'y a
vraiment pas de quoi ! Vous n'y �tes pour rien ! LE PATRON : Ñ Vous non plus, ch�re madame.
MADAME ARNOUX : Ñ ‚a reste ˆ prouver !
je n'ai pas [mouchoir]. É tu peux me pr�ter le tien ?
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Mathilde (elle pleure). Ñ Je n'ai pas de mouchoir, tu peux me pr�ter le tien ? Bernard. Ñ Oui, voilˆ. Oh, attends, il est sale. Mathilde. Ñ ‚a m'est Žgal, pr�te-le moi.
je ne sais pas ce que tu as. É qu'est-ce qui se passe ?
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
Manuella : Ñ Qu'est-ce qu'elle fait, Delphine ? Fran�oise : Ñ Eh bien, finalement... BŽatrice
: Ñ Elle est partie. Elle ne veut pas parler. Je ne sais pas ce qu'elle a... Elle est
toujours toute seule, cette fille. Qu'est-ce qui se passe ? Fran�oise :Ñ Mais non, mais Delphine,
c'est parce que... Elle est triste.
mais qu'est-ce que tu as ? É tu perds la t�te
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 44
H 2 : Ñ 0ui, le voir agir et ne pas bouger. La tolŽrance. On est pris lˆ-dedans... pieds et
poings liŽs... Quel mot, hein ? Une vraie camisole de force... (Silence accablŽ.) HŽ mais,
dites-moi.. . mais qu'est-ce que nous avons ? Mais nous perdons lat�te. Mais je ne me
laisserai pas ligoter comme �a.
qu'est-ce que j'ai ? 2 É pourquoi tu me regardes comme �a ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Qu'est-ce que j'ai, maman ? Pourquoi tu me regardes comme �a ? MADAME TEMPLE: Ñ Je peux bien te regarder !
qu'est-ce que tu as ? 1 É pourquoi tu fais la gueule ?
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Jacques: Ñ Ben, qu'est-ce que vous avez ? Pourquoi vous faites la gueule ?
qu'est-ce que tu as ? 2 É �a ne va pas ?
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
JŽr™me. Ñ Qu'est-ce que tu as mon vieux ? ‚a ne va pas ? Jean-Jacques. Ñ Si. Pourquoi ? JŽr™me. Ñ Je ne sais pas, je te sens comme nerveuxÉ Jean-Jacques. Ñ Cette pi�ce me rappelle tant de chosesÉ
qu'est-ce que tu as ? 2 É que se passe-t-il ?
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
(Sabine entre, mŽconnaissable, le visage marbrŽ par les larmes, mal coiffŽe, v�tue de noir.
Elle arrive jusqu'ˆ son bureau et s'effondre) Barny. Ñ Qu'est-ce que vous avez, Sabine ? Que
se passe-t-il ? Sabine. Ñ [É] mon fr�re a ŽtŽ arr�tŽ par la Gestapo.
qu'est-ce que tu as ? 2 É tu as l'air tout chose
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Tante Jeanne (inquisitrice). Ñ Mais qu'est-ce que tu as ? Tu as l'air tout chose. Qu'est-ce qui ne va pas ? Arthritisme ? ContrariŽtŽ ? JŽr™me (coupant.) Ñ Estomac.
qu'est-ce que tu as ? 2 É tu es blessŽ ?
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
[PŽpŽ tire sur les policiers] (un coup de feu) In�s [ˆ PŽpŽ]. Ñ Oh, qu'est-ce que tu as
? Tu es blessŽ ? PŽpŽ. Ñ Mais non, mais non, c'est rien. [É] Grand-P�re. Ñ Ils vous ont eu.
PŽpŽ. Ñ Ouais, mais c'est rien, je crois que c'est dans le gras.
qu'est-ce que tu as ? 2 É tu es tout p‰le
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Karina. Ñ Ben, qu'est-ce que vous avez ? Vous �tes tout p‰le !É
qu'est-ce que tu as ? 2 É tu es vert
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 203
[É] l'affreuse douleur que j'avais ˆ rapprocher subitement [É] de l'envie d'Albertine de
venir tant™t, la prŽsence annoncŽe [É] de Mlle Vinteuil et de son amie [É] Mais ma souffrance
devenait visible. Ç Mais qu'est-ce que vous avez ? me dit le baron, vous �tes vert ; allons,
entrons, vous prenez froid, vous avez mauvaise mine. È
qu'est-ce que tu as ? 2 É tu m'entends ?
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Louise a un malaise] Nounou : Ñ Qu'est-ce que tu as ? Tu m'entends ? Tu m'entends ? Qu'est-ce que tu as ? Au secours ! Au secours ! Elle meurt ! Elle meurt ! Elle meurt !
qu'est-ce que tu as ? 2 É tu trembles
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 111
BƒRENGER : Ñ Qu'estce que vous avez ? Vous tremblez.
qu'est-ce que tu as ? 3 É il est cinglŽ, il est piquŽ
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Ñ Fais gaffe ˆ ta gueule. Lucas : Ñ Qu'est-ce qu'il a ? Il est cinglŽ, il est piquŽ !
qu'est-ce que tu as ? 3 É je ne t'ai rien fait
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Ñ Il faut que je sache... Tu arr�tes de mentir ? Comment tu as eu cet argent ? FRANK
: Ñ Mais je te l'ai dit, mon chouÉ Je t'ai tout expliquŽ... cent fois ! JEANNE : Ñ Non, tu mens !...
[É] JEANNE : Ñ Je veux savoir. Il faut que je sache ! FRANK: Ñ Mais qu'est-ce que tu as ? Je
t'ai rien fait !... Mais pourquoi tu t'en prends ˆ moi ? JEANNE : Ñ Mais j'ai le droit de savoir. Je
suis ta femme.
qu'est-ce que tu as ? 3 É pourquoi tu te mets dans un tel Žtat ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Alors la caille, t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dŽjˆ pas mal. LA MéRE
: Ñ DŽgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PéRE : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? ‚a va pas la
t�te ? LA MéRE : Ñ DŽgage, je t'ai dit de ne pas approcher. LE PéRE : Ñ Mais qu'est-ce que t'as
? Pourquoi tu te mets dans un tel Žtat ?
qu'est-ce que tu as ? 3 É regardez-moi �a
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
[A propos d'un enfant apeurŽ par un bruit d'explosion et qui se blottit] Maltaverne: Ñ Eh ben qu'est-ce qu'il a, l'autre ? Regardez-moi �a !
qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? É fous-moi la paix
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
Marianne (ˆ Fran�ois). Ñ Tu vis dans ton petit monde, avec ton petit manteau et ton petit
cache-nez : t'as quand m�me peur d'attraper froid ! GŽrard. Ñ Ne le prends pas mal, Fran�ois. Mais
c'est vrai que tu ne cherches pas ˆ voir les choses autour de toi! Fran�ois (explosant). Ñ Mais
qu'est-ce-que vous avez aujourd'hui ? Foutez-moi la paix !
qu'est-ce qu'il a ? É il est fou
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 35
"Par exemple, madame, le jour o� vous deviez d”ner chez Mme de Saint-Euverte, avant
d'aller chez la princesse de Guermantes, vous aviez une robe toute rouge, avec des souliers
rouges, vous Žtiez inou•e, vous aviez l'air d'une esp�ce de grande fleur de sang, d'un rubis en
flammes, comment cela s'appelait-il? Est-ce qu'une jeune fille peut mettre �a?" [É] La duchesse
avait l'air de dire: "Qu'est-ce qu'il a ?, il est fou."
qu'est-ce qu'il a de plus ? É je te demande
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
Henri : Ñ Eh ben, eh ben un homme politique, par exemple, qu'est-ce qu'il a de plus que
moi ? Je vous demande. Qu'est-ce qu'il a de plus que moi ? Pourquoi est-ce que moi, je ne
peux pas �tre un homme politique ? Parce qu'ils n'ont pas partagŽ le savoir avec moi, voilˆ
!
qu'est-ce qu'il y a ? É on t'a mangŽ ta soupe ?
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
[DŽdŽ fait la t�te.] Justin : Ñ Bonjour DŽdŽ ! Oh ! Qu'est-ce qu'y'a, on t'a mangŽ ta soupe ?
qu'est-ce qu'il y a ? 1 É �a ne te va pas ?
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 102
H. 3: Je connaissais un homme qui se servait de ce moyen pour se dŽbarrasser de ses enfantsÉ
ils le tourmentaientÉ de la m�me fa�onÉ ils venaient le hanter la nuitÉ absurdesÉ insensiblesÉ
idiotsÉ il se prenait la t�te ˆ deux mainsÉ il m'a dit : je me rŽp�te que c'est comme ca. On
n'y peut rien. Ils sont ainsi faits : ils existent. comme les singes. Comme les perroquets. Et �a le
soulageait. (Un temps.) Qu'est-ce qu'il y a? ‚a ne vous va pas non plus? LUI: Non, non.
Impossible. Les DubuitÉ On auraitbeau leur faire subir toutes les mŽtamorphoses, [É] �a
n'emp�cherait pasÉ
qu'est-ce qu'il y a ? 1 É il y a quelque chose qui ne va pas ? Je t'ai fait quelque chose ?
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Marion (emportŽe par le dŽsir, tente de dŽshahiller Richard qui rŽsiste. lls luttent puis se
redressent. Richard rŽajuste son blouson) : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Ñ Rien. Marion
: Ñ Y a quelque chose qui va pas ? Je t'ai fait quelque chose ? Richard : Ñ Non, c'est
moi.
qu'est-ce qu'il y a ? 1 É pourquoi tu ne dis rien ?
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Qu'est-ce qu'il y a Camille ? Pourquoi tu ne dis rien ? [É] Mais
rŽponds quand est-ce qu'on te parle. Pourquoi est-ce que tu ne dis rien ? Qu'est-ce que vous avez
fait [toi et Jerry] pendant que je n'Žtais pas lˆ ? Camille : Ñ Rien de spŽcial.
qu'est-ce qu'il y a ? 1 É tu es fatiguŽ ?
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Serge : Ñ Qu'est-ce que tu prŽf�res ? Marie: Ñ Que tu d”nes avec tes types sans moi, voilˆ ce que je prŽf�re. (Serge encaisse. Il comprend que �a ne va pas tr�s bien.) Serge : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es fatiguŽe ?
qu'est-ce qu'il y a ? 2 É �a n'a pas l'air d'aller
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? ‚a n'a pas l'air d'aller. Francesca : Ñ Rien. Paul : Ñ Vous avez pleurŽ ? Francesca : Ñ Non.
qu'est-ce qu'il y a ? 2 É �a ne va pas ? tu es malade ?
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : Ñ T'as entendu la sonnette ? Ho ?É Tu
l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Ñ Oui, je l'ai entendue. Emile : Ñ Qu'est-ce qu'y aÉ
‚a va pas ? T'es malade ? T'es pas le genre ˆ casser la vaisselle,toi !
qu'est-ce qu'il y a ? 2 É �a ne va pas ?
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj08
(164)(AG39)Fj8 : Ñ ben je suis bien contente parce (?) que j'ai trouvŽ des des gens qui: qui
me comprennent bien/ avec qui je m'entends: vraiment tr�s bien/ par exemple quand quand des fois/
quand �a va pas/ pour une raison ou pour une autre/ justementon va vers un copain il va dire
{qu'est-ce qu'il y a? �a va pas?} puis il va mettre les pieds dans le plat/ c'est atroce/
tandis qu'un ami/ qui vous conna”t/ bon ben/ il posera pas les grosses questions... ben �a des fois
c'est difficile ˆ trouver maisj'en aiÉ
qu'est-ce qu'il y a ? 2 É tu as l'air bizarre
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pauline. Ñ Pourquoi tu lui demandes �a [=si elle a vu Sylvain] ? Tu sais tr�s bien qu'elle ne
le conna”t pas [É] Pierre. Ñ Ben... on ne sait jamais ! Pauline. Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Tu
as l'air bizarre. Pierre. Ñ Mais non ! Pauline. Ñ Tu te moques demoi ?
qu'est-ce qu'il y a ? 2 É tu es malade ?
¥ 1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 92, 20 ]
Catrine [ˆ Ridder, assis en pyjama sur le lit] Ñ Tu sais qu'il est dix heures et demie ? Ridder Ñ Je ne me sens pas bien. Catrine Ñ Qu'est-ce qu'il y a ?É Tu es malade ?
qu'est-ce qu'il y a ? 2 É tu n'es pas bien ?
¥ 1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 92, 20 ]
[5h du matin, Ridder se rŽveille dans la lumi�re, Catrine est assise sur le fauteuil] Ridder
Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'es pas bien ? Catrine Ñ Si. Ridder Ñ Tu n'arrives pas ˆ dormir ?
Catrine Ñ Il fallait que j'allume, c'est tout.
qu'est-ce qu'il y a ? 3 É je n'ai rien fait de mal
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 145
Une conduite intŽrieure bien banale fit son apparition. Trouscaillon roucoula. Le vŽhicule
s'arr�ta. Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le conducteur agressivement ˆ Trouscaillon qui
s'approchait. J'ai rien fait de mal. J'ai mon permis de conduire, moi.
qu'est-ce qu'il y a ? 3 É qu'est-ce que j'ai dit ?
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 152
H. 1, rage froide et dŽsespŽrŽe: Ah, ‚a y est. Voilˆ. ‚a ne pouvait pas manquer. Vous pouvez
�tre contents. Vous y �tes arrivŽs. Tout ce que je voulais Žviter. (GŽmissant.) Je ne voulais ˆ
aucun prix. Mais (rageur) vous �tes donc aveugles. Vous �tes doncsourds. Vous �tes totalement
insensibles. (Se lamentant.) J'ai fait ce que j'ai pu pourtant, je vous ai prŽvenus, j'ai essayŽ de
vous retenir, mais il n'y a rien ˆ faire, vous foncezÉ comme des brutes. Voilˆ. Soyez contents
maintenant. F. 3: Mais qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce que j'ai dit? Mais contents de
quoi?
qu'est-ce qu'il y a ? 3 É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 190, 1977]
Leone [secourt Colomba]: Ñ Reposez-vous, Madame et ne craignez plus rien. Allons vite, les
sbires [É] qu'on le [Volpone] m�ne au gibet [É] Mosca (qui arrive): Ñ Mais qu'est-ce qu'il y a
? Qu'est-ce qui te prend ? Ne m'avais-tu pas jurŽ de rester tranquille ?
qu'est-ce qu'il y a ? 4 É en voilˆ une t�te
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Monsieur Sauvage. Ñ Monsieur Breteuil... Le patron. Ñ Oui, qu'est-ce qu'il y a? En v'lˆ des t�tes! Qu'est-ce qui vous arrive ?
qu'est-ce qu'il y a ? 4 É qu'est-ce que j'ai fait ?
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Ernest : Ñ Qu'est-ce qu'il y a, Monsieur l'Agent ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Le motard : Ñ Arr�tez le moteur et descendez. Ernest : Ñ Laissez-moi vous expliquer. Le motard : Ñ Vos papiers.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
d'un air furieux je lui criai : É qu'est-ce qu'il y a ? 3
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 60
[Le Narrateur vient d'apprendre la mort d'Albertine] Cet avenir indissoluble d'elle, je
n'avais pas su l'apercevoir, mais maintenant qu'il venait d'�tre descellŽ, je sentais la place qu'il
tenait dans mon cÏur bŽant. Fran�oise qui ne savait encore rien entra dans ma chambre ; d'un air
furieux, je lui criai : Ç Qu'est-ce qu'il y a ? È Alors [É] elle me dit : Ç Monsieur n'a pas
besoin d'avoir l'air f‰chŽ. Il va �tre au contraire bien content. Ce sont deux lettres de
mademoiselle Albertine. È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
qu'est-ce qu'il y a ? 3 É demanda-t-il agressivement
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 145
Une conduite intŽrieure bien banale fit son apparition. Trouscaillon roucoula. Le vŽhicule
s'arr�ta. Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le conducteur agressivement ˆ Trouscaillon qui
s'approchait. J'ai rien fait de mal. J'ai mon permis de conduire, moi.
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
elle avait l'air de dire [ˆ un tiers] : É qu'est-ce qu'il a ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 35
"Par exemple, madame, le jour o� vous deviez d”ner chez Mme de Saint-Euverte, avant
d'aller chez la princesse de Guermantes, vous aviez une robe toute rouge, avec des souliers
rouges, vous Žtiez inou•e, vous aviez l'air d'une esp�ce de grande fleur de sang, d'un rubis en
flammes, comment cela s'appelait-il? Est-ce qu'une jeune fille peut mettre �a?" [É] La duchesse
avait l'air de dire: "Qu'est-ce qu'il a ?, il est fou."
avoir ˆ
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu pourrais m'attendre É Ñ tu n'as qu'ˆ te dŽp�cher
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Eh, tu pourrais m'attendre ! Natacha : Ñ Tu n'as qu'ˆ te dŽp�cher.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il n'y a plus rien ˆ faire É il n'y a plus qu'ˆ [faire a]. 2
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 89
LUI : A vrai dire, je m'y attendais. Toi aussi, tu t'y attendais, n'est-ce pas? [É] ELLE:
Oui. Je le voyais venir. Tout marchait trop bien. LUI, soupire : Plus rien ˆ faire. Il n'y a plus
qu'ˆ se rendre. Personne ne rŽsiste ˆ �a.
�a tombe mal É j'ai ˆ faire.
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
GILBERT : Ñ Papa ! On t'emm�ne. Josyane t'a prŽparŽ un petit d”ner comme tu les aimes. FRAN‚OIS : Ñ Oh, �a tombe mal. Ce soir, j'ai ˆ faire.
apr�s une histoire pareilleÉ É je n'ai plus qu'ˆ [É]. 2
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Apr�s une histoire pareille, moi j'ai plus qu'ˆ dŽmissionnerÉ
�a ne me dŽrange pas É je n'ai rien ˆ faire
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Denis, ˆ Henri : Ñ ‚a ne me dŽrange pas de vous donner un petit coup de main, j'ai rien ˆ faire ce soir.
il ne fallait pas É t'as pas ˆ [faire a]. 2
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Ñ Il te pla”t pas [mon cadeau] ? LEO : Ñ Si... Mais... il fallait pas !É T'as pas ˆ m'acheter des trucs pareils !
je ne t'ennuie pas ? É tu as peut-�tre ˆ faire.
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 352
[Swann dans une maison de rendez-vous] Ñ Comme nous avons une belle conversation, pour un
endroit de ce genre! Je ne t'ennuie pas? Tu as peut-�tre ˆ faire ? Ñ Non, j'ai tout mon
temps. Si vous m'auriez ennuyŽe je vous l'aurez dit.
c'est insensŽ É tu l'avais bien ˆ [faire], non ?
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
El�ve. Ñ Je l'ai pas appris, Mademoiselle. Institutrice. Ñ Enfin, c'est insensŽ ! Vous l'aviez bien ˆ apprendre, non ?
ce n'est pas grave É tu n'as qu'ˆ [faire a]. 1
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ Et ben, c'est pas grave qu'il [le chat] est maigre ! et mouillŽ ! T'as qu'ˆ prendre un torchon !
c'est de ta faute É tu n'avais qu'ˆ pas [faire a].
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : Ñ Ah, mon vieux, j'en ai marre ! J'arrive pas ˆ en sortir ! EMMANUEL : Ñ C'est de
ta faute, mon vieux. T'avais qu'ˆ pas divorcer ! Tu frŽquentes toujours le m�me genre de
filles. Je suis sžr que la nouvelle ressemble ˆ l'ancienne. T'aimes que les petites filles bien
ŽlevŽes.
tant mieux É tu n'avais qu'ˆ pas [faire a].
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
TONKIN (il manipule ses marionnettes.) Ñ HŽ, Monsieur La Loi, eh eh, en prison. Vous aussi
Monsieur Dicton, en prison. Quant ˆ vous Monsieur Mes Sous, pas de discussion, ah, ˆ la guillotine,
hun. MAINS ROUGES. Ñ Ah, t'en as fait du propre. TONKIN. Ñ Oui,ben tant mieux, i'n'avaient qu'ˆ
pas me refuser [dÕŽpouser] Muguet.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
t'as qu'ˆ [faire a]. 5 É pendant que tu y es
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Belka : Ñ Ta famille aussi a tŽlŽphonŽ. Lucette, ta ni�ce, elle te cherche. Georges : Ñ Ben voyons ! T'as qu'ˆ leur dire de venir tous ensemble, pendant que tu y es ! Comme �a, ils rŽgleront mon compte !
tu n'avais qu'ˆ pas [faire a]. É c'est bien fait pour toi
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Au fond, si je me suis laissŽ faire par Sol�ne, c'est parce que j'Žtais persuadŽ
que LŽna me filerait entre les doigts au dernier moment... et quand j'ai vu qu'elle rentrait de
Jersey expr�s pour �a, j'ai eu honte. Margot : Ñ C'est bien fait pour toi, t'avais qu'ˆ pas
courir deux li�vres ˆ la fois.
avouer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu avoueras queÉ hein ! É Ñ oui oui
¥ 1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 147, 1974]
CLEMENT : Ñ Boite de vitesses automatique. Arbre ˆ cames en t�te. Je voulais te la faire essayer. Tu m'avoueras que... hein ! NICOLAS : Ñ Oui, oui.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pas vrai ? É avoue ! 3
¥ 1981 Garde ˆ vue, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 289, 1982]
MARTINAUD : Ñ Un raton ou un n�gre a violentŽ une petite fille, c'est une affaire quelconque.
Par contre, si c'est moi, Ma”tre Martinaud, notaire, alors lˆ, c'est inespŽrŽ dans une carri�re de
flic. Hmm ? Les journaux, les interviews.. La tŽlŽ, si tout va bien... Hm, c'est pas vrai, �a ? Hm,
hm, avouez !
pour �tre tout ˆ fait franc É je dois avouer que [p]. 1
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Ñ Et quand pensez-vous le retrouver [mon mari] ? LE GENDARME : Ñ Pour �tre tout ˆ
fait franc, je dois vous avouer que s'il s'est noyŽ, son corps peut �tre retrouvŽ dans deux
jours, comme dans trois mois ou bien m�me jamais. MARIE : Ñ Mais alorsqu'est-ce que je fais, moi ?
LE GENDARME : Ñ ƒcoutez pour l'instant, �a ne sert ˆ rien de trop s'inquiŽter. Vous rentrez chez
vous, vous vous reposez et vous attendez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
avoue ! 3 É c'est �a ?
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : Ñ HŽ bien, �a me fait plaisir de te voir de bonne humeur comme �a ! CHRISTINE : Ñ
‚a t'Žtonne hein ! Oui, je sais bien ce que tu te dis quand tu viens voir le petit [ton fils] : Ç Ah
! l'angoisse, �a y est, je vais encore me faire engueuler ! ÈHein, c'est �a ? Avoue. ANTOINE
: Ñ Pas du tout, alors ! CHRISTINE : Ñ Avoue ! ANTOINE : Ñ J'avoue rien du
tout.
t'avoueras, aussiÉ É il y a de quoi
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Basile [11 ans] : Ñ Tu sais, j'ai m�me aidŽ ton grand-p�re ˆ construire sa maison. [É] CŽcile
: Ñ Tu te souviens quand je t'ai dit que j'Žtais Marie-Antoinette. Ben maintenant, j'en suis presque
sžre. Basile : Ñ Tu te moques de moi. Tu crois rien du tout. CŽcile : Ñ Oh, Žcoute, t'avoueras
aussi !É Y a de quoi !
balancer (s'en)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
oh je m'en fous É je m'en balance.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lŽgion] Le militaire : Ñ Votre nom? Gilieth : Ñ Beno”t. M. : Ñ C'est
un nom que les fran�ais donnent souvent. ‚a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement? G. : Ñ
Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, �a m'est Žgal.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je m'en balance. É �a m'est Žgal
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lŽgion] Le militaire : Ñ Votre nom? Gilieth : Ñ Beno”t. M. : Ñ C'est
un nom que les fran�ais donnent souvent. ‚a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement? G. : Ñ
Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, �a m'est Žgal.
baratin
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est du baratin ! É je connais par cÏur
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
FRANK : Ñ Bon, Žcoutez, Madame Arnoux. Je porte un costume, je travaille ˆ la direction, �a
vous suffit peut-�tre pour me voir comme un ennemi, mais je peux vous dire une chose, je suis
convaincu que les 35 heures sont une bonne chose pour tout le monde.Et il n'y a pas de raison que la
direction en ait moins conscience que les syndicats. MADAME ARNOUX : Ñ C'est du baratin ! Je
connais par cÏur ! Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-�tre m�me pas, tu es un
opportuniste !
barjo
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais il est barjo É tu es barjo ?
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
[Jeannette surprise par le gardien ˆ voler des pots de peinture.] Jeannette : Ñ Tu pourrais
me les donner ? Marius : Ñ Mais elle est barjo. T'es barjo ou quoi ? Tu crois qu'ils sont ˆ
moi ces pots de peinture ? On me paye pour les garder. Donne-moi tespapiers.
bavard
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu l'entends ? É ce qu'il est bavard !
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 184
BƒRENGER : Ñ Ecoutez-moi, je vous en prie, c'est tout ˆ fait sŽrieux. Vous avez vu. Je suis
un homme honorable. LE DEUXIEME AGENT : Ñ Qu'est-ce que �a peut vous faire, tout �a ? BƒRENGER : Ñ
Pardon, pardon, je suis citoyen, �a me regarde, cela nous concerne tous, nous sommes tous
responsables des crimes quiÉ Enfin, je suis un vrai citoyen. LE DEUXIEME AGENT, au Premier :
Ñ Tu l'entends ? Ce qu'il est bavard !
beau
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'aimerais bien É ce serait trop beau !
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Vous me donnez une nouvelle fois la preuve de l'archa•sme du syndicalisme
fran�ais. Il est ahurissant qu'ˆ l'aube de l'an 2000, vous n'ayez pas encore compris que l'intŽr�t
des ouvriers est qu'une entreprise fasse des bŽnŽfices. MADAME ARNOUX : Ñ Vous n'allez pas me
demander d'�tre capitaliste ?! LE PATRON : Ñ J'aimerais bien, Madame Arnoux, ce serait trop beau
!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est du beau ! É je le dirai ˆ NÉ
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 188
Ç C'est comme �a, Brichot, que vous vous promenez la nuit avec un beau jeune homme ? dit-il
[=Charlus] en nous abordant [É] C'est du beau ! On le dira ˆ vos petits Žl�ves de la
Sorbonne, que vous n'�tes pas plus sŽrieux que cela. [É] È
besoin
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu n'as besoin de rien ? É Ñ ne te dŽrange pas
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 86
Ils sont tr�s reconnaissants. Ils me demandent : Ç Vous n'avez besoin de rien madame ? È Ç Vous n'avez besoin de rien, docteur ? È Ç Ne vous dŽrangez pas È, je leur rŽp�te.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je t'emmerde É je n'ai pas besoin de toi.
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Jacques [pilote de ligne]: Ñ Je m'en fous, je demanderai pas mon affectation au sol, je vous emmerde, j'ai pas besoin de vous, je trouverai une solution tout seulÉ
non merci tu es gentil É je n'en ai pas besoin.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Madame Jouve a re�u un tŽlŽgramme. Bernard la rejoint dans la cuisine.) Bernard. Ñ Qu'est-ce
qu'il y a, Madame Jouve, lˆ ? Je peux vous aider ? Madame Jouve. Ñ Non non. Merci Bernard, vous �tes
gentil, j'ai pas besoin. Bernard. Ñ Parce que je vous aivue et j'avais l'impression que vous
Žtiez bouleversŽe. Madame Jouve. Ñ Oui, j'ai re�u un tŽlŽgramme, un sale tŽlŽgramme, mais je ferai
comme si j'avais rien re�u, allez. Bernard. Ñ Non, parce que je peux vous aider. Madame Jouve. Ñ
Non, laissez-moi allez. Bernard (avant de sortir il se retourne). Vous savez que vous pouvez compter
sur moi. Madame Jouve. Ñ Oui.
il ne fallait pas É qu'as-tu besoin de [sn] ?
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadŽmicien qui a ŽchouŽ au baccalaurŽat] : Ñ Tu n'aurais pas dž te prŽsenter.
Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les consŽcrations, tu n'es jamais
satisfait. Qu'avais-tu besoin de ce dipl™me ?
tu vas me foutre la paix É si on a besoin de toi on te sonnera.
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Ñ Vous allez me foutre la paix et si on a besoin de vous on vous sonnera.
je vais [faire des courses] É t'as besoin de rien ?
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
LOUISE. Ñ Je vais faire des courses ˆ Lens, t'as besoin de rien ? GEORGES. Ñ Non.
�a va ? É tu as besoin de quelque chose ?
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
L'ƒTUDIANTE : Ñ Vous allez bien madame, vous avez besoin de quelque chose ? MARIE : Ñ Non, je vous remercie, vous �tes gentille, �a va...
je vais [faire ] É tu as besoin de quelque chose ?
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ Bon, ben moi je vais peut-�treÉ Je vais aller acheter Le Monde, vous avez besoin de quelque chose ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai besoin É mais terriblement besoinÉ [d'un smoking]
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (ma”tre-nageur). Ñ Ecoute Puck, te moque pas de moi. J'ai terriblement besoin, mais
terriblement besoinÉ PUCK. Ñ Mais de quoi ? Va donc ! ERIC. ÑÉd'un smoking ! PUCK. Ñ D'un
smoking ? ERIC. Ñ Oui. PUCK. (elle rit ˆ gorge dŽployŽe) Ñ Et qu'est-ceque tu veux faire d'un
smoking, Seigneur ? ERIC. Ñ Ce qu'on fait d'habitude : je veux le porter. PUCK. Ñ Mais ce n'est pas
du tout ton affaire ! Un smoking pour donner des le�ons de crawl !
j'en ai besoin É tu es dr™le
¥ 1966 Trois enfants dans le dŽsordre, film de LŽo Joannon
L: Ñ HŽ ! ma clŽ ! A: Ñ Permettez-moi de la conserver. L: Ñ J'en ai besoin, vous �tes dr™le !
si tu n'as plus besoin de moi É je me sauve
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(La rŽpŽtition est terminŽe). NADINE. Ñ Bon, ben, si vous n'avez plus besoin de moi, je me sauve. JEAN-LOUP. Ñ Oui, sauve-toi, ma chŽrie. NADINE. Ñ Bonsoir.
tu n'as plus besoin de moi ? É je peux [faire �a] ?
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
NADINE (Jouant Harriett.) Ñ Vous n avez plus besoin de moi, Madame ? Je peux aller prŽparer la chambre d'Eric ? MARION (HELENA). Ñ Je vous en prie, Harriett, et n'oubliez pas la pommade pour sa main gauche.
b�te, adj.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu trouves �a idiot ? É oui, je sais, �a a l'air b�te.
¥ 1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 492, 2000]
Gabor (au voleur) : Ñ Pardon, j'en ai besoin [= un briquet] ! Au cas o� il me viendrait une
brusque poussŽe de bourdon... On n'est pas ˆ l'abri, hein ? Vous trouvez �a idiot ? Oui je sais,
�a a l'air b�te, on s'attache ˆ des riensÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est b�te. É mais c'est comme �a
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa17
(475)(ME40)Fa17 : Ñ y en a d'autres bon ben qui vont Žcouter Radio Monte-Carlo parce euh
(clic?) Radio Luxembourg/ parce que y a y a y a une autre un: une autre attirance [=des jeux] par
euh encore ce truc-lˆ/ EF(Fa17) : Ñ mm (476)(ME41)Fa17 : Ñ c'est b�te mais: c'est comme �a
parce que lˆ moi je vois bon ils nous (?) ont achetŽ le poste FM expr�s pour avoir de la musique
toute la journŽe [ˆ l'atelier] elles [=les employŽes] en veulent pas �a les agace.
je me suis senti b�te. É je n'ai pas su quoi faire
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
LAURENCE. Tu sais ce qu'ils m'ont fait comme poisson d'avril mes Žl�ves, l'annŽe demi�re ?
lls ont interchangŽ les classes. J'arrive le matin et je me retrouve devant les gamins que j'avais
eus un an avant. Ils avaient tous sorti leurs affaires, et personne ne riait. Je me suis demandŽ si
je n'Žtais pas devenue folle... Surtout quand il y en a un qui a levŽ la main et qui a dit: Ç
Mademoiselle, on continue le Bourgeois Gentilhomme ? È. Alors lˆ, je me suis sentie b�te !É
J'ai pas su quoi faire.
je trouve �a b�te. É moi �a me dŽpasse
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(256)(DR30)Fj12 : Ñ c'est arrivŽ c'est arrivŽ oui. j'ai discutŽ avec des gens qui fumaient
[de la drogue] comme �a je leur ai demandŽ {mais qu'est-ce que tu ressens?} : Ñ {ah ben moi/ ˆ
chaque fois/ je pense ˆ des choses mŽchantes des choses:} mais ils refusent ˆ chaque fois. je
trouve �a c'est b�te! moi �a me dŽpasse.{XX mais Žcoute t'es ridicule!} mais �a les regarde ils
veulent le faire ils le font. c'est leur vie hein! moi je rentre pas dans leur vie
hein!
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
est-il b�te ! É s'Žcria [le baron] d'un ton aigu et ravi.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 269
Ç Voyons, dit-il au baron, restez un peu avec nous, vous lui donnerez l'accolade tout ˆ
l'heure È, ajouta Brichot [É] Ç L'accolade, est-il b�te ! s'Žcria le baron d'un ton aigu et
ravi. Mon cher, je vous dis qu'il se croit toujours ˆ une distribution de prix, il r�ve de ses
petits Žl�ves. [É] È
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
que je suis b�te ! É comme on dit dans la conversation
¥ 1933 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 46
Elle est aussi un peu b�te. Ce soir, ˆ plusieurs reprises, elle s'est mise ˆ me dire : Ç
Mon Dieu, que je suis b�te È, comme on dit dans la conversation. Je lui ai dit : Ç Ne le dites
donc pas comme cela, voyons. Parce que, vous savez, c'est vrai ! È
b�te, n.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pourquoi tu ne rŽponds pas quand je te parle ? É je ne suis pas une b�te, non ?
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu ne lui rŽpond pas.] JEANNE (hurlant). Mathieu, tu m'Žcoutes ? (Mathieu
surpris se l�ve et s'approche de Jeanne.) Mais qu'est-ce que tu as ˆ ne pas me rŽpondre ? Mais
qu'est-ce que tu as ? Pourquoi tu ne rŽponds pas quand je te parle ? Je ne suis pas une b�te, non
? (Il veut l'enlacer, mais elle se retire avec force.) Ah ! Non ! Ne me touche pas ! Ah
non !
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
cette sale b�te ! É mots qu'arrachent les derniers sursauts d'un animal inoffensif qui agonise au paysan qui est en train de l'Žcraser
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 272
[Swann aurait voulu rester avec Odette. Mme Verdurin est intervenue.] Et elle ajouta encore,
un instant apr�s, avec col�re : Ç Non, mais voyez-vous, cette sale b�te ! È en employant sans
s'en rendre compte, et peut-�tre en obŽissant au m�me besoin obscur de se justifier Ñ comme
Fran�oise ˆ Combray quand le poulet ne voulait pas mourir Ñ les mots qu'arrachent les derniers
sursauts d'un animal inoffensif qui agonise, au paysan qui est en train de
l'Žcraser.
b�tise
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse-moi tranquille É ne dis pas de b�tises.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Ñ Si vous ne voulez pas me donner Louise, donnez-moi sa sÏur... Qu'est-ce que �a peut faire ? Mme LESUEUR : Ñ Laissez-nous tranquilles. Ne dites pas de b�tises.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne dis pas de b�tises ! É �a n'a pas de sens
¥ 1986 ThŽr�se, film de Alain Cavalier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 364, 1987]
ThŽr�se: Ñ Un jour, tu viendras [au Carme]. CŽline: Ñ Ne dis pas de b�tises ! ‚a n'a pas de sens.
beurre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pour rire É �a compte pour du beurre.
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : Ñ C'est �a. Et, ˆ ce moment-lˆ, vous vous chargez... [É] Bon, on va rŽpŽter. Et n'oubliez pas que c'est du thމtre, hein... C'est pour rire ! ‚a compte pour du beurre.
bien, adj.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est gentil É c'est bien.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(365)(MA59)Fj12 : Ñ [ˆ propos des handicapŽs] je voudrais pas voir un/ une personne {vous
voulez que je vous aide?} c'est gentil/ c'est bien/ �a vient du fond du cÏur je trouve �a
super sympa/ c'est con c'est tout/ c'est vraiment tout �a con/ tout �a/ moi j'accepterais
pas.
tu n'as pas besoin de [maigrir] É tu es bien comme �a.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Madame Caressa : Ñ Oui, mais tu sais, t'as pas besoin de maigrir, tu es tr�s bien comme �a.
comme tu es p‰le É tu n'es pas bien ? 1
¥ 1961 AmŽlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
PIERRE : Ñ Comme vous �tes blanche ! Comme vous �tes p‰le ! Vous n'�tes pas bien ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas bien. É je n'aurais pas dž
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
JEANNE : Ñ Oui, maman, je sais !... J'aurais pu rentrer plus t™t ... Je suis en retard... Ce n'est pas bien ! J'aurais pas dž... Eh bien, j'ai ŽtŽ retenue, figure-toi !
c'est bien. É je n'ai rien ˆ dire
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 275
Nous f”mes prendre ce fŽbrifuge ˆ ma grand-m�re et rem”mes alors le thermom�tre. Comme un
gardien implacable ˆ qui on montre l'ordre d'une autoritŽ supŽrieure aupr�s de laquelle on a fait
jouer une protection, et qui le trouvant en r�gle rŽpond : "C'est bien, je n'ai rien ˆ dire,
du moment que c'est comme �a, passez", la vigilante touri�re ne bougea pas cette fois. Mais, morose,
elle semblait dire : "Ë quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me
donnera l'ordre de ne pasbouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la
connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancŽs."
mais c'est tr�s bien. É c'est parfait
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 92
L'Žl�ve : Ñ Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Ñ Non plus, Mademoiselle, mais, si
vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu deÉ Mademoiselle ? L'Žl�ve :
Ñ Paris, c'est le chef-lieu deÉ la France ? Le professeur : ÑMais oui, Mademoiselle, bravo, mais
c'est tr�s bien, c'est parfait. Mes fŽlicitations.
tu n'es pas bien ! 2 É tu es tombŽ sur la t�te
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
Manuella : Ñ Ecoute, il y a un type qui aimerait bien partir avec toi. Delphine : Ñ C'est qui
? Manuella : Ñ Eh bien, il te propose des vacances dans une grande maison... Delphine : Ñ C'est qui
? Manuella : Ñ Raoul. Delphine : Ñ Raoul ! Tu n'es pas bien! Tu es tombŽe sur la t�te ! Raoul
!
tu n'es pas bien ! 2 É tu ne peux pas faire attention ?
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
(Colette pousse un cri et se prŽcipite, ŽgarŽe. Elle saisit ˆ bras le corps l'enfant
turbulent du wagon restaurant qui jouait avec la serrure d'une porte donnant sur la voie.)
COLETTE : Ñ Mon petit! (Colette remet l'enfant ˆ ses parents.) Vous n'�tes pas bien !
Il jouait avec la serrure. Vous ne pouvez pas faire attention, non !
bien, adv.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je m'y attendais É tu as bien fait.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 256
Je suis en train de lui expliquer que, me trouvant ˆ court d'argent, c'est ˆ lui que j'ai pensŽ. Oui, il s'y attendait. J'ai bien fait.
exactement É tu ne crois pas si bien dire.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre: Ñ Tu as tout ton temps pour comprendre ! LŽa: Ñ Oui, et toi pour savoir ce que tu veux dire ! Alexandre: Ñ Exactement, tu ne croyais pas si bien dire !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
bien fait ! É �a lui apprendra
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Ñ Je crois que le locataire va en baver. Il a plut™t mauvaise presse. Rien que cet apr�s-midi, les oreilles ont dž lui tinter. Denise : Ñ Bien fait! ‚a lui apprendra !
c'est bien fait ! É tu n'avais qu'ˆ pas [faire É]
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Au fond, si je me suis laissŽ faire par Sol�ne, c'est parce que j'Žtais persuadŽ
que LŽna me filerait entre les doigts au dernier moment... et quand j'ai vu qu'elle rentrait de
Jersey expr�s pour �a, j'ai eu honte. Margot : Ñ C'est bien fait pour toi, t'avais qu'ˆ pas
courir deux li�vres ˆ la fois.
tu as bien fait. É c'est une tr�s bonne idŽe
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Raymond apporte un jambon). RAYMOND. Ñ Et voilˆ l'animal ! Regardez �a, sept kilos, sept !
J'ai pensŽ ˆ [le mettre dans] l'Žtui ˆ violoncelle parce que je vous voyais pas entrer ˆ votre h™tel
avec un jambon sous le bras. JÕai eu tort ? MARION. Ñ Non, non, vous avez bien fait, cÕest
une tr�s bonne idŽe, Raymond.
tu as bien fait. É tu le devais
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
L'ami : Ñ Je vous ai annoncŽ la chose d'une mani�re trop brutale. Excusez-moi. La femme : Ñ Vous avez bien fait, vous le deviez. De toute fa�on il fallait que je le sache.
tu ne crois pas si bien dire. É et encore tu ne sais pas tout
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
JEAN-LOUP. Ñ Tu n'as jamais eu tellement envie d'�tre actrice, finalement ? MARION. ÑÊJ'avais
un mŽtier, il me plaisait. JEAN-LOUP. Ñ Oh, mais non, je sais bien, si Lucas avait pas ŽtŽ te sortir
de ta maison de couture tu serais encore au milieu de tes chiffons, hein ? Avoue ! MARION. Ñ Tu
crois pas si bien dire, et encore tu ne sais pas tout : si j'avais refusŽ de le suivre, il me
l'a avouŽ lui-m�me, il aurait demandŽ ˆ Mademoiselle Chanel de me renvoyer !
bien, n.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tiens bois un coup É �a te fera du bien.
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
TONI. Ah, tiens, bois un coup �a te fera du bien, va !
une bonne fessŽe É �a te fera du bien.
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU : Ñ Je vais me f‰cher et tr�s fort. M�me ˆ dix huit ans, une bonne fessŽe �a lui fera du bien.
vas-y É �a va te faire du bien.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ T'as envie de me frapper, frappe-moi. vas-y �a va te faire du bien. moi j'aime bien, j'aime bien, toutes fa�ons tu peux pas me faire plus de mal, vas-y. Dis-moi quelque chose.
ce que j'en dis É c'est pour ton bien.
¥ 1960 Plein soleil, film de RenŽ ClŽment [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 262, 1981]
PHILIPPE. Ñ Quand on veut faire distinguŽ, ce qui est dŽjˆ une intention vulgaire, on ne se
sert pas d'un couteau pour dŽcouper le poisson, et par dessus le marchŽ, on ne tient pas son couteau
comme �a ; on le tient comme �a ! Oh, ce que j'en dis, c'est pour ton bien.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a fait du bien. 1 É �a remonte
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 163
L'HOMME, ˆ ƒdouard : Ñ ‚a ne va pas ! Buvez un coup ! ƒDOUARD: Ñ Non, merci. L'HOMME : Ñ Si, si, �a fait du bien. ‚a remonte.
est-ce un bien, est-ce un mal ? É c'est difficile ˆ dire
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa13
(102)(FA4)Fa13 : Ñ d'abord l'indŽpendance des jeunes EF(Fa13) : Ñ m (103)(FA5)Fa13 : Ñ
bon il faut quand m�me: euh �tre rŽaliste EF(Fa13) : Ñ oui (104)(FA6)Fa13 : Ñ ˆ l'‰ge o� je suis
euh de de mon "temps les jeunes n'avaient absolument pas la libertŽ qu'ont les jeunes de maintenant
EF(Fa13) : Ñ mm mm (105)(FA7)Fa13 : Ñ bon �a c'est certain euh c'est-il un bien? c'est-il un
mal? c'est difficile ˆ dire hein!
bile
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tout va bien É ne te fais pas de bile. 1
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
PierreÉ Ñ Et le paquet [de drogue] ? Michel: Ñ PlanquŽ, tout va bien, ne te fais pas de bile.
bizarre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
comme c'est curieux É comme c'est bizarre !
¥ 1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 25
M. Martin : Ñ J'ai pris le train d'une demie apr�s huit le matin, qui arrive ˆ Londres ˆ un
quart avant cinq, Madame. Mme Martin : Ñ Comme c'est curieux ! comme c'est bizarre ! et
quelle co•ncidence ! J'ai pris le m�me train, Monsieur, moi aussi !
qu'est-ce qu'il y a ? É tu as l'air bizarre.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pauline. Ñ Pourquoi tu lui demandes �a [=si elle a vu Sylvain] ? Tu sais tr�s bien qu'elle ne le conna”t pas [É] Pierre. Ñ Ben... on ne sait jamais ! Pauline. Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air bizarre. Pierre. Ñ Mais non !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a para”t bizarre, É mais en y rŽflŽchissant É
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
IRƒNƒE [lit le contrat quÕil a obtenu]. Ç En cas de maladies contractŽes en pays Žtrangers,
les indemnitŽs seront payŽes selon le bar�me suivant. È Autre parenth�se : les maladies sont payŽes
en monnaie du pays de la maladie. Au premier abord, �a para”t bizarre, et m�me rigolo. Mais,
en y rŽflŽchissant, c'est absolument Iogique. C'est pour que tu puisses te faire soigner dans les
pays de la maladie... Tu comprends ?
tu es bizarre. É qu'est-ce qu'il y a ?
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Tu es bizarre, depuis tout ˆ l'heure, Camille qu'est-ce qu'il y a ? Camille : Ñ Rien du tout... je savais que tu me dirais �a.
blablabla
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas du blabla. É il faut me croire
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie : Ñ En restant ici, je t'emp�che de trouver la femme de ta vie. Elle existe, j'en
suis sžre. Tu sais, en fait, c'est une chance pour toi que je parte. C'est pas du blabla. Je
te le dis du fond du cÏur. Il faut me croire.
blague
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas possible É tu me fais une blague ?
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
[Sur le quai de la gare] Arlette : Ñ Non, non je ne pars pas, je suis venue seulement pour
vous dire adieu. Pierre : Ñ Comment adieu, maisÉ mais ce n'est pas possible vousÉ vous me faites
une blague ? Arlette : Ñ Non, non j'vous assure, je ne pars pas,jeÉ je n'peux pas. Pierre : Ñ
Mais enfin voyons, Arlette, mais hier encore vousÉ Arlette : Ñ Bien des choses ce sont passŽes
depuis hier.
tu as marchŽ ? É tu ne vois pas que c'Žtait une blague ?
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
(RivalitŽ pour Pola.) ALBERT. Non mais, tu as marchŽ ? (Louis le regarde ŽtonnŽ.) Tu ne vois donc pas que tout cela c'Žtait une blague ! Mais je n'ai jamais pensŽ ˆ Pola. Allons, embrassez-vous, et n'en parlons plus.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est une blague. É n'en crois rien
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
David. Ñ Je vous ai Žcrit que j'allais me suicider. N'en croyez rien ! C'est une blague !
c'est une blague ? É c'est du chiquŽ
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ [In�s lui a fait croire que Gaby Žtait lˆ] Ñ C'est une blague, hein ! c'est du chiquŽ ! rŽponds ! Mais rŽponds ! In�s Ñ C'Žtait le seul moyen de te retenir.
bl‰mer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je ne te bl‰me pas. É Ñ il ne manquerait plus que �a
¥ 1938 R. Queneau, Les enfants du limon, p. 35
Ñ ‚a vous Žtonnera peut-�tre, mon gar�on, mais c'Žtait lˆ premi�re fois que j'y [=dans une "maison"] allais. Ñ Je ne vous bl‰me pas, M. Chambernac. Ñ Il ne manquerait plus que �a.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne te bl‰me pas. É je trouve que tu as parfaitement raison
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 95
Ç Mais es-tu sžr que M. de Charlus ait eu tant de ma”tresses ? È [É] Il se contenta de
hausser les Žpaules en rŽponse ˆ ce qu'il croyait de ma part une na•vetŽ. Ç Mais d'ailleurs, je
ne l'en bl‰me pas, je trouve qu'il a parfaitement raison. È
bleu
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ et ta sÏur ? É Ñ elle pisse bleu, t'as rien ˆ teindre ?
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 48
Ë travers le transparent jauni, on voyait une demi-douzaine d'insectes groupŽs sur un morceau
de sucre sale. Avec une grimace, Olivier dit : Ç C'est dŽgožtant ! Ñ Et ta sÏur ? È rŽtorqua Loulou
[É] A cette question il Žtait habituel de rŽpondre : Ç Elllebat le beurreÉ È et cela continuait avec
des encha”nements sur tout ce qu'on pouvait battre avec un b‰ton. Ou bien on disait : Ç Elle
pisse bleu. T'as rien ˆ teindre ? È ce qui coupait court ˆ tout prolongement de la
discussion.
boire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
en voilˆ un langage ! É oh, toi, tu as bu !
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
(JŽr™me a dŽcidŽ de marier son fils ˆ Gilberte.) Fran�ois (ŽcÏurŽ). Ñ Que voulez-vous, moi je trouve Gilberte, impossible, physiquement. JŽr™me. Ñ Physiquement ? En voilˆ un langage ! Oh, toi, tu as bu !
ne me touche pas ! É tu as bu !
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ñ Ne me touche pas toi, tu as bu !
tu as des visions É tu as encore bu.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 151
BŽrenger : Ñ Vous �tes de plus en plus vert [de peau]. Jean : Ñ Vous avez la manie des couleurs aujourd'hui. Vous avez des visions, vous avez encore bu.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
enfin, tu as bu ? É qu'est-ce que tu as ?
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
[Ë Laurent qui n'a pas rŽpondu ˆ sa question. Il est prŽoccupŽ d'autre chose.] VALƒRIE : Ñ Enfin, tu as bu ? Qu'est-ce que tu as ?
bon, adj.
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ �a marche ? É Ñ c'est bon. 4
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
[Taxi.] LE CLIENT : Ñ J'vais 24 rue Jean-Moulin ˆ Vincennes, �a marche ? CORA : Ñ C'est bon.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ˆ quoi bon ? É Ñ mais si
¥ 1935 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 2012, p. 113
Elle me demande d'aller la voir mardi ˆ la Biblioth�que. Je dis : Ç Ë quoi bon ? È Elle dit : Ç Mais si. È Je dis : Ç Alors, c'est entendu. È
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse É c'est bon, c'est bon ! 5
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie (elle fait tomber un bout de poulet en le dŽcoupant) : Ñ Ah merde. (Maxence se penche pour le ramasser) Non laisse, laisse. C'est bon. C'est bon. Tiens ! Emm�ne �a [les couverts]. Merci.
elle est bonne dŽcidŽment É tu en as de bonnes !
¥ 1925 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Apr�s dŽjeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Ç Vous devriez bien me
raccommoder mon veston. È Cela n'a pas manquŽ. Ç Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder, moi ?
Pour qui me prenez-vous ? Toucher ˆ votre fumier ! Elle est bonne, dŽcidŽment. Vous en avez
vraiment de bonnes ! È
merci É tu es trop bon. 1
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
SILIEN : Ñ Je sais qu'il vous dŽgožte. Alors, si vous voulez le laisser tomber, je vais vous donner une chance. FABIENNE : Ñ Merci, vous �tes trop bon...
laisse-moi faire É tu n'es bon ˆ rien.
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
(Albert et JosŽfa agitent le drap avant de le plier.) JOSEFA. Lˆ. ALBERT. Hein ? JOSEFA.
Alors, je prends ˆ ma droite. ALBERT. A droite, bon. Non. Ben alors ˆ gauche ? JOSEFA. Mais non.
ALBERT. Non ? Mais comment... Faudrait qu'on s'entende, voyons ! JOSEFA. Oh ! Laisse-moi faire toute
seule. Vous n'�tes bon ˆ rien. ALBERT. Mais comment veux-tu que je devine s'il s'agit de ta
main gauche ou de la mienne ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ quoi bon ? É il vaut mieux [l'oublier]
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 70
ELLE : Ñ J'Žtais heureuse, heureuse, heureuse, heureuse ! Il y a eu juste, tout ˆ coup, je ne
sais pas comment. cet affreux moment. Chaque fois que j'y repense. LUI, froid : Ñ De toute mani�re,
ˆ quoi bon ? Il vaut mieux l'oublier. Ce qui est fait estfait. Maintenant tu ne le changeras
pas.
ˆ quoi bon [continuer] ? É je n'y arrivarai pas
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 17
F., H. 3 : Ñ Eh bien, je trouve �a gentil... H. 2, gŽmit : Ñ Oh ! F., H. 3 : Ñ Vous ne
trouvez pas �a gentil ? Moi, on me proposerait... H. 2 : Ñ Ë quoi bon continuer ? Je n'y
arriverai pas. H. 1 : Ñ Si, j'y tiens. Continue, je t'en prie. Ce n'Žtait pas gentil
?
c'est bon. 5 É �a va
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
Le chauffeur de taxi. Ñ Parce que moi, si vous ne voulez pas me payer, y'a qu'ˆ le dire,
c'est tr�s simple, la voiture est en bas, y'en a pas pour longtemps, je vous ram�ne au poste [de
police]. Michel (lassŽ). Ñ Oui, oui, c'est bon, �a va, j'vous remercieÉ
c'est bon. 7 É cherche pas
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Ñ Il l'a Žcrite pour toi [cette chanson] ? Sol�ne : Ñ Non m�me pas. Non, pour une
autre... C'est pas grave, il me l'a donnŽe quand m�me, c'est gentil ! Gaspard : Ñ Hum... en fait...
heu... enfin je l'ai ŽcriteÉ Sol�ne : Ñ Ah ah ah �a va c'est bon, cherche pas... te justifie
pas hein.
c'est bon pour la santŽ. É �a donne des forces
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
(Jeanne, sa m�re, vient lui servir des Žpinards chauffŽs dans une casserole. Richard (avec
mauvaise humeur). Ñ Tu le fais expr�s ou quoi, tu le sais tr�s bien que j'aime pas �a. Jeanne
(continuant ˆ le servir). Ñ Allez un petit effort, c'est du fer, c'est bon pour la santŽ. ‚a
donne des forces, t'es tout palot en ce moment.
comme tu es bon ! 1 É je ne saurai jamais vous remercier assez
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 78
Pour commencer, puis-je prendre tout ce qui est sur la table ? Comme vous �tes bonne, Nora ! Je ne saurai jamais vous remercier assez.
du reste, ˆ quoi bon ? É �a n'aurait rien changŽ
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Pierre [lit] : Ñ Ç Plus j'ai ŽtŽ mauvaise et cruelle, plus on riait... plus on m'a aimŽe...
Voilˆ ma seule excuse... Personne ne lui est venu en aide ˆ cette petite rosse de Maniche [=moi].
Du reste ˆ quoi bon ? ‚a n'aurait rien changŽ... È
elle est bonne, dŽcidŽment ! É tu en as vraiment de bonnes
¥ 1925 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Apr�s dŽjeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Ç Vous devriez bien me
raccommoder mon veston. È Cela n'a pas manquŽ. Ç Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder, moi ?
Pour qui me prenez-vous ? Toucher ˆ votre fumier ! Elle est bonne, dŽcidŽment. Vous en avez
vraiment de bonnes ! È
oh c'est bon ! 3 É oh ce que c'est agrŽable
¥ 1990 La campagne de CicŽron, film de Jacques Davila [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 403, 1991]
Fran�oise : Ñ Ben gratte-moi. Charles-Henry : Ñ Dehors ou dessous ? Fran�oise : Ñ Dehors.
(Charles Henry gratte Fran�oise) Ouais ! Voilˆ ! Oh c'est bon ! Un petit peu plus ˆ
gauche. Oh ce que c'est agrŽable. Quand on vit toute seule, on ne peut pas se faire gratter.
Descends un peu.
tu en as de bonnes. É qu'est-ce que tu crois ?
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 79
ELLE : Ñ Ne prends pas cet airÉ LE FILS : Ñ Quel air ? ELLE : Ñ Ne fais pas cette t�te de
bŽbŽ. LUI : Ñ Ah tu en as de bonnes ! Qu'est-ce que tu crois ? Tu crois que tu poss�des une
baguette magique pour transformer le cygne en prince charmant, le crapaud en belle princesse
?
vous es bon, toi ! 2 É on voit bien que ce n'est pas toi qui [ferasÉ]
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 199
Ç [É] je n'ai pas envie ˆ force de pleurer [en entendant la sonate] de me fiche un rhume de
cerveau avec nŽvralgies faciales, comme la derni�re fois ; merci du cadeau ; je ne tiens pas ˆ
recommencer; vous �tes bons vous autres, on voit bien que ce n'est pas vous qui garderez le
lit huit jours ! È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
elle est bien bonne ! 1 É s'Žcria joyeusement le duc
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 312
M. de Guermantes [É] ežt fini par sortir, si au m�me moment il n'avait vu entrer Saint-Loup
arrivŽ le matin m�me ˆ Paris et accouru aux nouvelles. Ç Ah ! Elle est bien bonne ! È s'Žcria
joyeusement le duc en attrapant son neveu par sa manche qu'il faillit arracher [É]
il en a de bonnes ! É s'Žcria [Bloch] en s'esclaffant
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 178
"Ë propos [É] vous savez la plaisanterie que m'a faite hier matin mon neveu Basin ? demanda
Mme de Villeparisis ˆ l'archiviste. Il m'a fait dire, au lieu de s'annoncer, que c'Žtait la reine de
Su�de qui demandait ˆ me voir. Ñ Ah ! il vous a fait dire cela froidement comme cela ! Il en a de
bonnes !" s'Žcria Bloch en s'esclaffant, tandis que l'historien souriait avec une timiditŽ
majestueuse.
tu en as de bonnes. É grogna [Gabriel]
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 119
Et il s'Žlance vers son bahut. / Gabriel lui court apr�s : Ñ Comment qu'on fera pour rentrer ? Ñ Tu prendras le mŽtro [en gr�ve]. Ñ Il en a de bonnes, grogna Gabriel en arr�tant sa poursuite.
bon, adv.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pour rire É pas pour de bon
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 94
F. 2: On se reconna”t [dans les romans]. Et on ne se reconna”t pas. F. 1: C'est vrai. On se voitÉ sans se voirÉ on rit. H. 3: On rit jaune. H. 2: Oui, mais pour rire, pas pour de bon. Pas vraiment jaune. C'est dŽlicieux.
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
on voyait [sur son visage] flotter perpŽtuellement une incertitude o� se lisait la question qu'il n'osait pas poser : É dis-tu cela pour de bon ?
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 194
Le docteur Cottard ne savait jamais [É] si son interlocuteur voulait rire ou Žtait sŽrieux.
[É] on y [=sur son visage] voyait flotter perpŽtuellement une incertitude o� se lisait la question
qu'il n'osait pas poser : "Dites-vous cela pour de bon ?"
bonheur
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
on ne conna”t pas son bonheur. É on n'est jamais si malheureux qu'on croit
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 335
[É] il songea que s'il avait ŽtŽ, comme tant d'autres, pauvre, humble, dŽnuŽ, obligŽ
d'accepter toute besogne, ou liŽ ˆ des parents, ˆ une Žpouse, il aurait pu �tre obligŽ de quiter
Odette, que ce r�ve dont l'effroi Žtait encore si proche aurait pu �tre vrai, et il se dit : Ç On
ne conna”t pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit. È
boniment
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
allez, pas de boniment. É j'ai compris
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth [ˆ qui on a volŽ son portefeuille]: Ñ Allez, rendez �a tout de suiteÉ SimŽon: Ñ Quoi
qu'est-ce que tu veux dire ? GorlierÉ Ñ En voilˆ des mani�res ! Gilieth: Ñ Allez, pas de
bonimentÉ J'ai compris, rendez-moi mon portefeuille !
bonjour
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ on ne dit plus bonjour ? É Ñ si, j'allais le faire
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
MARLES: Ñ Alors on ne dit plus bonjour ? ROGER: Ñ Si, j'allais le faireÉ MARLES: Ñ Allez dis-le, tu m'en veux pour t'avoir lavŽ la t�te hein ?
bouder
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu peux bouder. É je m'en fous
¥ 1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 492, 2000]
Ad�le : Ñ Non mais, vous pouvez bouder, je m'en fous !
bouger
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
attention É ne bougeons plus.
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Le journaliste : Ñ Attention, ne bougeons plus ! (Il prend la photo) Merci! (Il s'en va)É
attends É ne bouge pas. 3
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L: Ñ Attends, bouge pas. A: Ñ Qu'est-ce que t'as ? L: Ñ Une idŽe.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne bouge pas. 2 É je l'ai
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
SIMON : Ñ Tiens, Maurice, tu veux pas aller voir sur mon bureau... (cherchant dans sa poche) bouge pas, je l'ai !
boulot
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je fais mon boulot. É c'est tout
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Colette (Fran�ois critique Bergaugnon) : Ñ Oh Žcoute, Fran�ois ! il fait ce qu'on lui dit de faireÉ Il fait son boulot, c'est toutÉ
bravo
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ben bravo ! 2 É pourquoi tu ne fais pas (É) pendant que tu y es ?
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Ñ Vous savez, beaucoup de vos clients ont tŽlŽphonŽ ce matin. Ils attendaient des
livraisons. Moi, je leur ai expliquŽ ce qui se passait [vous Žtiez en prison]. FRANK : Ñ Ben
bravo ! Pourquoi vous faites pas une annonce dans les journaux pendant que vous y �tes
?
bravo ! 1 É mais c'est tr�s bien c'est parfait Mes fŽlicitations
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 92
L'Žl�ve : Ñ Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Ñ Non plus, Mademoiselle, mais, si
vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu deÉ Mademoiselle ? L'Žl�ve :
Ñ Paris, c'est le chef-lieu deÉ la France ? Le professeur : ÑMais oui, Mademoiselle, bravo,
mais c'est tr�s bien, c'est parfait. Mes fŽlicitations.
�a
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ [tu dŽbloques] É Ñ c'est �a, [je dŽbloque]
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Elle : Ñ Tu passes ta vie ˆ mentir, mon pauvre ami. Lui : Ñ Mais qu'est-ce que tu dŽbloques, lˆ ? Tu es folle ? Elle : Ñ C'est �a, je dŽbloque.
Ñ pourquoi ? É Ñ parce que c'est comme �a.
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
ƒlise [enfant] : Ñ Chez Lo•c, il y avait un jardin. FŽlicie : Ñ Oui mais chez Lo•c, c'Žtait une toute petite maison. Ici, c'est une grande maison. ƒlise : Ñ Pourquoi ? FŽlicie : Ñ Parce que c'est comme �a.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ce n'est pas �a. 2 É Ñ quoi alors ?
¥ 1961 AmŽlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
EMMANUELLE : Ñ Je vous effraie ? ALAIN : Ñ Non... ce n'est pas cela... EMMANUELLE : Ñ Quoi alors ? ALAIN : Ñ C'est dr™le que vous soyez lˆ...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ah c'est �a ? 1 É il fallait le dire
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 167
BƒRENGER : Ñ Ce ne sont pas les documents [cherchŽs]. Ce ne sont que des jeux de l'oie !
ƒDOUARD, ˆ BŽrenger : Ñ C'est un jeu amusant. (Au Vieillard.) Vous ne trouvez pas ? LE
VIEILLARD : Ñ Je n'y ai plus jouŽ depuis longtemps. BƒRENGER, ˆ ƒdouard: Ñ De quoi vous
prŽoccupez-vous ! Il s'agit de la servietteÉÊDe la serviette avec les documents. (Au
Vieillard.) Les preuves, pour arr�ter le malfaiteur. LE VIEILLARD : Ñ Ah, c'est cela, il
fallait le dire plus t™t.
ce n'est pas �a. 2 É qu'est-ce que tu racontes
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Le dentiste : Ñ Mais quand est-ce qu'il va mourir, ton p�re ? Il a quel ‰ge ? Jean-Paul : Ñ
Il est vieux. Le dentiste : Ñ Il y a des vieux qui sont increvables ! Jean-Paul : Ñ Il vient d'avoir
une attaque. Le dentiste : Ñ Alors tu esp�res qu'il n'en a plus pour tr�s longtemps ? Jean-Paul : Ñ
C'est pas �a, qu'est-ce que vous racontez ! Une garantie [=assurance-vie] ! C'est pour que
vous patientiez.
ce n'est pas du tout �a. 1 É tu confonds [x] et [y]
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Eve : Ñ Transcendantal, �a veut dire quoi ? Natacha : Ñ Ben ce qu'elle dit. Une philo qui se
place au plus haut sommet, qui dŽpasse tous les points de vue, les transcende. Eve : Ñ Hum, ce
n'est pas du tout �a. Tu confonds transcendantal et transcendant, comme quatre-vingt-dix-neuf
pour cent des gens.
ce n'est pas du tout �a. 2 É je t'expliquerai
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Paul : Ñ Vous n'�tes pas le premier qui trompe sa femme ˆ l'h™telÉ Charles : Ñ Mais non, vous vous trompez É ce n'est pas �a du toutÉ Je vous expliqueraiÉ
c'est �a. 2 É mon Ïil
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Mais attends, attends, je te la [=photo] rends si tu me dis qui c'est. Tu me dis
qui c'est, je te la rends. Germain : Ñ Ben c'est ma sÏur. Martine : Ñ Ouais, c'est �a, mon
Ïil. Germain : Ñ Ouais, je te dis que c'est ma sÏur.
c'est �a. 4 É fais l'innocent !
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Ñ Violeur ! Violeur ! Violeur ! Tikides est un violeur ! Ah ah ah ! A bas Tikides le
violeur... TIKIDES : Ñ Quoi, violeur ? FRANK : Ñ C'est �a ! Faites l'innocent ! Et la petite
Mona, chez la vieille peau de lapin, �a ne vous dit rien ? Eh bien, elle est mineure. Et toc ! Au
trou Tikides !
c'est �a. 4 É prends sa dŽfense !
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Ne le prends pas de haut avec moi ! FRANK : Ñ Je ne le prends pas de haut.
J'arrive, je vous dis bonjour poliment, vous m'agressez ! LE PéRE (ˆ Mme Arnoux) Ñ Laisse-le
tranquille ! Occupe-toi de ton syndicat ! MADAME ARNOUX : Ñ C'est�a, prends sa dŽfense
!
c'est �a. 4 É sers-toi avec tes doigts !
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
(Dans la cuisine.) VALƒRIE : Ñ C'est �a, Guillaume, sers-toi avec tes doigts !
c'est �a, c'est �a ! 2 É continue, t'as rien trouvŽ de mieux ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Quelle connasse ! Si tu crois que tu vas rester ici sans que je te touche ! Tu
vas baiser ailleurs quand je ne suis pas lˆ ? (La m�re ne rŽpond pas.) LE PéRE : Ñ Tu fais la
sainte nitouche, comme tes filles ! M�me l'autre, sur le canapŽ, jesuis sžr que Bernard il se la
saute. LA MéRE : Ñ C'est �a, c'est �a ! Continue, t'as rien trouvŽ de mieux ?
parce que c'est comme �a. É j'ai pas de comptes ˆ te rendre
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Je veux simplement te prendre la main. LŽna : Ñ Non ! Gaspard : Ñ Ben le bras,
alors ? Ou l'Žpaule ? LŽna : Ñ J'ai dit non. Mais tu vas me l‰cher ? Gaspard : Ñ M�me la main ! Mais
je fais rien ! LŽna : Ñ Non ! Gaspard : Ñ Mais pourquoi ? LŽna: Ñ Parce que c'est comme �a !
J'ai pas de comptes ˆ te rendre !
cacher
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu me caches quelque chose. É avoue
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 68
ELLE : Ñ Rien que de penser ˆ ce qui aurait pu nous arriver. LUI : Ñ Parce qu'il y a eu pire
? Des fautes plus graves ?. ELLE : Ñ Oh, non. LUI : Ñ Mais si. Dis-le. Il y a longtemps que je sens
que tu me caches quelque chose. Avoue.
cachottier
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
t'es un sacrŽ cachottier. É tu aurais pu m'en parler de (É)
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Alors dis donc, Jean-Claude ! T'es un sacrŽ cachottier, toi ! Tu aurais pu quand m�me m'en parler, des brillantes Žtudes de ton fils, non ?!
calme
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
du calme ! É pour qui tu te prends ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
FRANK : Ñ Si �a t'amuse de passer pour un plouc, de sortir des clichŽsÉ CHRISTIAN, vexŽ, se
jette sur Frank et le saisit par le col de la chemise : Ñ Je prŽf�re �tre un plouc qu'un connard de
snob. (Frank se dŽgage tr�s agressivement. Fran�ois s'interpose entre ses deux copains et toise
Frank.) FRAN‚OIS : Ñ Eh ! Oh ! Du calme ! Pour qui tu te prends ? C'est la rŽussite qui
te monte au cerveau ?
calmer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
calme-toi. É ne t'Žnerve pas
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
CŽcilia : Ñ Eh ben dorŽnavant, on pourra plus se voir tous les jours, mais... seulement deux
fois par semaine. Martin : Ñ Ah bon, mais pourquoi ? CŽcilia : Ñ Calme-toi, ne t'Žnerve pas.
Martin : Ñ Je suis calme, je suis pas ŽnervŽ.
capable
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
faut faire attention É il est capable de tout.
¥ 1986 ThŽr�se, film de Alain Cavalier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 364, 1987]
ThŽr�se (ˆ JŽsus): Ñ DŽp�che toi. Tu fais rien pour elle. Moi je ne peux pas lui dire que je l'aime. Faut faire attention, elle est capable de tout. Fais-en ta meilleure Žpouse.
caprice
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pas vrai É tu ne vas pas faire un caprice !
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
Sylvie: Ñ Je veux l' [=un sac ˆ main sale] emmener avec moi [au restaurant]É P�re: Ñ C'est pas vrai ! tu vas pas faire un caprice maintenant, Sylvie, enfin ! Sylvie: Ñ ‚a fait rien, je veux l'emmener quand m�meÉ
casser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas grave É il n'y a rien de cassŽ.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 304
[É] j'ai inventŽ un prŽtendu voyage ˆ Balbec. [Le mŽcanicien] m'a tout simplement dŽposŽe ˆ
Auteuil, chez mon amie de la rue de l'Assomption, o� j'ai passŽ les trois jours ˆ me raser ˆ cent
sous l'heure. Vous voyez que ce n'est pas grave, il n'y rien decassŽ.
centre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est un peu prŽtentieux ce que tu dis lˆ É tu ne te prendrais pas pour le centre du monde, par hasard ?
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre : Ñ Le fait qu'elle ne m'aime pas, mais un type comme Henri [É] �a la rabaisse
au-dessous du niveau o� je peux l'aimer. Pauline : Ñ C'est un peu prŽtentieux ce que tu dis lˆ.
Tu te prendrais pas pour le centre du monde, par hasard ?
cerveau
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pour qui tu te prends ? É c'est [sn] qui te monte au cerveau ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
FRANK : Ñ Si �a t'amuse de passer pour un plouc, de sortir des clichŽsÉ CHRISTIAN, vexŽ, se
jette sur Frank et le saisit par le col de la chemise : Ñ Je prŽf�re �tre un plouc qu'un connard de
snob. (Frank se dŽgage tr�s agressivement. Fran�ois s'interpose entre ses deux copains et toise
Frank.) FRAN‚OIS : Ñ Eh ! Oh ! Du calme! Pour qui tu te prends ? C'est la rŽussite qui te
monte au cerveau ?
changer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
et apr�s ? É qu'est-ce que �a change ?
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : Ñ Je m'en souviendrai de la prise de la Bastille! Ils ont pris la Bastille, et puis apr�s? Qu'est-ce que �a change ? Il y a quand m�me des paniers ˆ salade!
je suis vraiment content de te revoir É tu n'as pas changŽ. 1
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ñ Ah Georges ! Je suis vraiment content de te [re]voir, t'as pas changŽ ! Georges : Ñ T'es pas mal installŽ, ici, dis donc ! ‚a te rŽussit, la vie parisienne !
il est encore temps É tu n'as pas changŽ d'avis ? 2
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
Sylvie [petite fille]: Ñ Je veux l'emmener [=un sac ˆ main sale] avec moi [au restaurant]É[É] P�re: Ñ Tu sais, Sylvie, il est encore temps hein ! Tu n'as pas changŽ d'avis ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu n'as pas changŽ. 1 É laisse-moi te regarder
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
[Retrouvailles.] CHARLIE : Ñ Tu n'as pas changŽ ! Laisse-moi te regarder...
tu ne le changeras pas. É il est t�tu
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LA MéRE : Ñ Tu le [=ton p�re] changeras pas, il est t�tu... FRANK : Ñ Il est t�tu, mais il faut que �a change. Il faut qu'il se prenne en main. Il doit se dŽfendre.
tu ne veux pas changer d'avis ? É c'est un coup de t�te insensŽ
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Vous ne voulez pas changer d'avis, n'est-ce-pas ? C'est un coup de t�te insensŽ ! DANY, ˆ 1'Architecte : Ñ Non, Monsieur.
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
pour ajouter (É) le geste rituel, il fit mine de ne pouvoir rŽsister au dŽsir de lui pincer la jambe É il ne change pas. 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 300
- Je croyais, dit l'universitaire, en jetant autour de lui ce qui lui restait de regard et en
souriant de ses l�vres minces, que si vous Žtiez attardŽ ˆ Graincourt, c'est que vous aviez
rencontrŽ quelque pŽripatŽticienne. Ñ Voulez-vous vous taire, si mafemme vous entendait, dit le
professeur. La femme ˆ mo‰, il est jalouse. Ñ Ah! ce Brichot, s'Žcria Ski en qui l'Žgrillarde
plaisanterie de Brichot Žveillait la gaietŽ de tradition, il est toujours le m�me, bien qu'il ne sžt
pas ˆ vrai dire si l'universitaire avait jamais ŽtŽ polisson. Et pour ajouter ˆ ces paroles
consacrŽes le geste rituel, il fit mine de ne pouvoir rŽsister au dŽsir de lui pincer la jambe. Ç
Il ne change pas, ce gaillard-lˆ È, continua Ski [É]
chanson
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ˆ chaque fois c'est pareil É je connais la chanson
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Qu'est-ce que tu veux qu'il te demande ? Tu comprends quelque chose au marchŽ des
ordinateurs, toi ? Henri : Ñ Ah ouais, c'est vrai, j'suis con, moi, j'suis l'imbŽcile de la famille.
T'as raison, je ne vois pas pourquoi il me demanderait quelque chose, ˆ moi ! Betty : Ñ Est-ce que
j'ai dit �a Henri : Ñ Ë chaque fois c'est pareil, je la connais par cÏur, ta chanson
!
chanter
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
qu'est-ce que tu me chantes lˆ ? É �a va pas, non ?
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Ñ Je suis dŽsolŽ, mais je vais �tre obligŽ de porter plainte contre vous. FRANK : Ñ
Qu'est-ce que vous me chantez lˆ ? ‚a va pas, non ? Vous... vous �tes compl�tement louf.
STAPLIN : Ñ Vous verrez mon petit Frank, un petit sŽjour en taule vous mettra un peu de plomb dans
la cervelle.
charger
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne t'inqui�te pas É je m'en charge.
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Forster : Ñ Mais il nous faut d'abord une galerie [d'art]. Jacques : Ñ Ah, la meilleure pour
�a ce serait Messinger, mais Žtant donnŽ vos [mauvaises] relations avec son attachŽe de presse...
Forster : Ñ Ne vous inquiŽtez pas : je m'en charge.
charmant
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
l'Žtonnement ou le dŽsir de para”tre ŽtonnŽe Žcarquillait ses yeux : É c'est charmant ! 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 361
Ç Tenez, lui dis-je, maintenant on me tourmente, on me persŽcute ˆ me reparler de vos
relations, mais avec AndrŽe. Ñ Avec AndrŽe ?? È s'Žcria [Albertine]. La mauvaise humeur enflammait
son visage. Et l'Žtonnement ou le dŽsir de para”tre ŽtonnŽe Žcarquillait ses yeux. Ç C'est
chcharmant !! Et peut-on savoir qui vous a dit ces belles choses ? est-ce que je pourrais leur
parler, ˆ ces personnes ? savoir sur quoi elles appuient leurs infamies ? È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
disait avec dŽgožt : É charmant [milieu] ! 2
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 164
Seul aussi d'ailleurs il Žtait prŽsentŽ par Odette qui prŽfŽrait que Mme Verdurin n'entend”t
pas de noms obscurs et voyant plus d'un visage inconnu d'elle, pžt se croire au milieu de
notabilitŽs aristocratiques, calcul qui rŽussissait si bien que le soirMme Verdurin disait avec
dŽgožt ˆ son mari : Ç Charmant milieu ! Il y avait toute la fleur de la RŽaction !
È
charrier
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne vais pas [baisser mon froc] É il ne faut pas charrier.
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
[Chris a ŽtŽ virŽ par son patron boulanger.] ROSETTE : Ñ Pourquoi t'y vas pas demain matin ?
CHRIS : Ñ Demain matin ? Merde, enfin quand m�me ! Il m'a virŽ, il m'a virŽ. Je vais pas baisser
mon froc en plus !... Faut pas charrier !
chasser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
reste É je ne te chasse pas.
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
GENEVIEVE : Ñ Moi, je vais dormir, mais restez. Je ne vous chasse pas. Si tu veux coucher lˆ, Brigitte, tu peux. Charlie, ˆ bient™t.
chemin
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas la peine de te dŽranger É je connais le chemin.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Ñ Je ne veux pas vous dŽranger plus longtempsÉ Au revoir. LA LOI. Ñ Au revoir
Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ñ Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance.
MONSIEUR. Ñ Moi, de m�me. INSTITUTEUR. Ñ J'esp�re que nous nous reverrons bient™t. MONSIEUR. Ñ Mais
certainement. [É] LA LOI. Ñ Je vous accompagne Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ñ Ce n'est pas
la peine, ne vous dŽrangez pas, je connais le chemin. Au revoir.
ne te dŽrange pas É je connais le chemin.
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques (se rendant chez JŽr™me, au domestique). Ñ Ne vous dŽrangez pasÉ je connais le chemin.
cher 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
(ne te m�le pas de �a) É �a peut te cožter cher.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 257
Monsieur Driss Žcoutait et il a conseillŽ au gŽrant de ne pas se m�ler des histoires entre Juifs et arabes car �a pouvait lui cožter cher.
pourquoi tu [fais �a] ? É on me paierait cher.
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
BRIGITTE [ˆ Lolita] : Ñ Quand je pense qu'apr�s demain tu seras mariŽe ! GENEVIEVE : Ñ RŽflŽchis. Il est encore temps... Mais pourquoi tu l'Žpouses ? Moi, on me paierait cher pour remettre �a.
chercher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'y suis pour rien É je ne l'ai pas cherchŽ.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa Ñ Blanche [É] Je sais que de ton point de vue c'est mal ce que j'ai fait. MaisÉ je n'y
suis pour rien, je ne l'ai pas cherchŽ. Tu dois comprendre. On est tombŽs dans les bras l'un
de l'autre. Je suis encore toute surprise !
�a va c'est bon É ne cherche pas. 1
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Ñ Il l'a Žcrite pour toi [cette chanson] ? Sol�ne : Ñ Non m�me pas. Non, pour une
autre... C'est pas grave, il me l'a donnŽe quand m�me, c'est gentil ! Gaspard : Ñ Hum... en fait...
heu... enfin je l'ai ŽcriteÉ Sol�ne : Ñ Ah ah ah �a va c'est bon, cherche pas... te justifie
pas hein.
il n'y a pas de quoi (É) se mettre martel en t�te. É pas de quoi chercher midi ˆ quatorze heures.
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 73
VOIX : Ñ Quand je pense ˆ tous ceux qui donneraient n'importe quoi. ELLE : Ñ Oui. De ce
c™tŽ-lˆÉ hein ? Tu reconnais. LUI : Ñ Oui, pour le travail scolaireÉ c'est vrai. VOIX : Ñ Le travail
scolaire !É On dirait que �a ne compte pas. LUl :Ñ Si, bien sžr,�a compte. VOIX : Ñ Alors, qu'est-ce
qu'il y a ? LUI, hŽsitant : Ñ Il y aÉ Voix : Ñ Quoi ? LUI, radouci, amolli : Ñ Non, il n'y a rien.
rien. C'est vrai. Il n'y a pas de quoi parler. Pas de quoi se mettre martel en t�te. Pas de quoi
chercher midi ˆ quatorze heures.
dis-moi ce que tu veux É qu'est-ce que tu cherches ?
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : Ñ Ecoute, dis-moi ce que tu veux. Qu'est-ce que tu cherches ? J'en ai marre... je ne joue plus... C'est quoi le Ç petit service È [que tu veux que je te rende] ?...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne cherche pas. 1 É ne te justifie pas
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Alain : Ñ Il l'a Žcrite pour toi [cette chanson] ? Sol�ne : Ñ Non m�me pas. Non, pour une
autre... C'est pas grave, il me l'a donnŽe quand m�me, c'est gentil ! Gaspard : Ñ Hum... en fait...
heu... enfin je l'ai ŽcriteÉ Sol�ne : Ñ Ah ah ah �a va c'est bon, cherche pas... te justifie
pas hein.
qu'est-ce que tu cherches ? É on peut savoir ?
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ Allons-yÉ L. : Ñ Qu'est-ce que tu cherches ? On peut savoir ? A: Ñ Te f‰che pas, je veux savoir par o� ils entrent et sortent du LouvreÉ
qu'est-ce que tu cherches ? É qu'est-ce que tu veux au juste ?
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
Ñ Mais qu'est-ce que tu cherches ? Qu'est-ce que tu veux, au juste ?
chez
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai le droit É je suis ici chez moi.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 154
BŽrenger : Ñ Ne plaisantez plus, voyons. Jean : Ñ Laissez-moi souffler. J'en ai bien le droit. Je suis chez moi.
reviens É nous ne sommes pas chez nous.
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
[M�re ˆ petit enfant] Ñ Non, GrŽgory, ne rentre pas chez la dame ! Reviens, nous ne sommes pas chez nous.
tu es fou ? É t'es pas tout de m�me chez toi, ici.
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
[Au patron qui casse tout dans la chambre de Jules] Ñ Tu es fou ? [É] T'es pas tout de m�me chez toi, ici !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il est chez lui. É il fait ce qu'il veut
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ñ Excuse-moi, mais t'Žl�ves ta fille comme tu veux, mais ˆ moi elle me parle pas comme �a ! Belka : Ñ Elle est chez elle et elle fait ce qu'elle veut !
chialer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
n'insiste pas É tu vas me faire chialer !
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
(Bouboule apporte du travail aux dŽtenus dans leur cellule.) BOUBOULE. Ñ Quel courage ! ‚a va
pas durer longtemps. MONSEIGNEUR. Ñ Vous comprenez, chef, nous, on s'emmerde ˆ force. BOUBOULE. Ñ
N'insiste pas, tu vas me faire chialer !É
chic
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu es chic. 2 É c'est rare les gens comme toi
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. Je l'ai juste
empruntŽe. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un coup de
folie de partir avec la voiture. je n'allais pas loin, la preuve,vous m'avez retrouvŽ ici... PACO :
Ne vous en faites pas, vous n'aurez pas d'ennuis et bient™t vous serez dehors [=sorti de l'h™pital].
C'est moi qui regrette de vous avoir mis dans cet Žtat. NINO : Vous �tes vraiment chic, c'est
rare les gens comme vous... Si j'avais su...
chinois
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est du chinois. É je n'arrive pas ˆ comprendre
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 113
F.2 : Moi, ˆ vrai direÉ quand j'Žcoute tout �a! Franchement, pour moi c'est du chinois. Sinc�rement, �a, je nÕarrive pas ˆ le comprendre.
choix
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est inŽvitable É je n'ai pas le choix.
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Mais puisque je te dis qu'elle me trompe, comment tu veux que je prenne du recul ?
Au contraire, il faut que je la surveille ! Faut que je la surveille, de mes propres yeux. Sophie :
Ñ Oh lˆ lˆ, surtout ne fais pas �a. Martin : Ñ C'est inŽvitable, j'ai pas le choix. Sophie :
Ñ Mais non, tu vas t'humilier. Martin : Ñ Je m'en fous, j'en suis plus lˆ !
il n'y a pas d'autre mŽthode É je n'ai pas le choix.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 105
LE POLICIER [pris ˆ parti par Nicolas, alors qu'il s'appr�te ˆ enfoncer son poing dans la
gorge de Choubert pour le faire avaler ; presque pleurnichant] : Ñ Mais, Monsieur Nicolas
d'Eu, je ne fais que mon devoir ! Je ne suis pas lˆ pour l'emb�ter ! Je dois tout de m�me bien
savoir o� se cache Mallot, avec un t ˆ la fin. Il n'y a pas d'autre mŽthode. Je n'ai pas
le choix.
il faut passer par lˆ É on n'a pas le choix.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa06
(226)(PR82)Fa6 : Ñ et c'est ce qui s'est passŽ derni�rement chez nous hein/ on a embauchŽ
une fille pendant un an euh.../ au bout d'un an e-... elle est partie/ et puis cette fille/ elle
s'adaptait et... on y... prend gožt hein? EF(Fa6) : Ñ et oui. (227)(PR83)Fa6 : Ñ et puis quand on
vous dit {eh ben oui le contrat est fini/ excusez-nous} �a �a fait mal/ une jeune de dix-huit ans
euh (aspiration) bon ben... mais ˆ Redon/ ils le font aussi et... je pense que c'est �a qui x/ bon
ben maintenant Žtant donnŽ que (clic) les contrats ont: ont ŽtŽ: faits: EF(Fa6) : Ñ oui oui.
(228)(PR84)Fa6 : Ñ il faut passer par lˆ/ quoi. EF(Fa6) : Ñ oui oui/ mm. (229)(PR85)Fa6 : Ñ on
(n') a pas le choix. (silence)
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai pas eu le choix. É il y avait urgence
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JULIETTE : Ñ On va voir un film, on va pas au bal... Et puis quel film d'ailleurs... C'est le
film serbe, c'est �a ? DIDIER: Ñ Bosniaque. JULIETTE : Ñ Je croyais que c'Žtait une merde. Pure
propagande fasciste, c'est ce film-lˆ ? DIDIER: Ñ Justement, jeveux vŽrifier. JULIETTE : Ñ Tu veux
vŽrifier, vŽrifier quoi ? Que tu as eu raison ? De toute fa�on tu as eu tort. On n'Žcrit pas sans
avoir vu. DIDIER: Ñ J'ai pas eu le choix. Il y avait urgence.
je n'ai pas le choix. É il faut bien que je [retrouve cette machine]
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
L : Ñ Je vais m'installer dans le secteur en attendant l'occasion. A : Ñ Ah ben �a risque d'�tre long ! L : Ñ Ben ma petite j'ai pas le choix, faut bien que je retrouve cette machine.
choquer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a te choque ? É Ñ non c'est une question de gožt
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ [Mon ami] a presque le m�me ‰ge que mon p�re, et la petite amie de mon p�re n'est pas beaucoup plus vieille que moi. ‚a te choque ? Jeanne : Ñ Non, c'est une question de gožt.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pardon É je te choque ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JEUNE FILLE : Ñ Il faut que je me fasse chier ˆ Žcouter ses sermons, ses le�ons de morale. Et avec �a il suce la bite de tout ce qui passe. Pardon. Je vous choque. DIDIER: Ñ Non. Au contraire.
chose
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
une locution qui (É) nous donnait tort : "Le fait estÉ" Nous n'insistions pas de peur de nous en faire infliger une bien plus grave : É c'est quelque chose. 2
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 250
[É] si ma grand'm�re ou moi nous avions froid aux pieds, Fran�oise, fžt-il une heure tout ˆ
fait normale, n'osait pas sonner; elle assurait que ce serait mal vu parce que cela obligerait ˆ
rallumer les fourneaux, ou g�nerait le d”ner des domestiques quiseraient mŽcontents. Et elle
finissait par une locution qui malgrŽ la fa�on incertaine dont elle la pronon�ait n'en Žtait pas
moins claire et nous donnait nettement tort: "Le fait est..." Nous n'insistions pas, de peur de nous
en faire infliger une, bien plus grave: "C'est quelque chose! ..." De sorte qu'en somme nous
ne pouvions plus avoir d'eau chaude parce que Fran�oise Žtait devenue l'amie de celui qui la faisait
chauffer.
cinŽma
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu fais semblant É c'est du cinŽma. 2
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VERONIKA : Ñ Vous faites semblant de dormir. Un maximum de cinŽma. Vous voulez qu'on fasse du cinŽma ? Alexandre, vous �tes le seul homme que j'aie jamais aimŽ. Avec vous c'Žtait le super-pied.
cinglŽ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce qu'il a ? É il est cinglŽ
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Ñ Fais gaffe ˆ ta gueule ! Lucas : Ñ Qu'est-ce qu'il a ? Il est cinglŽ, il est piquŽ !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il est cinglŽ É il est piquŽ
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth : Ñ Fais gaffe ˆ ta gueule ! Lucas : Ñ Qu'est-ce qu'il a ? Il est cinglŽ, il est piquŽ !
clair
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je t'ai dit que [p] É je croyais que c'Žtait clair.
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JƒRïME : Ñ AurŽlie ! Ouvre, s'il te pla”t. AURƒLIE : Ñ Pas question. Rentrez chez vous tout
de suite. JƒRïME : Ñ J'ai besoin de te parler. [É] AURƒLIE : Ñ Je suis malade. JƒRïME : Ñ C'est pas
une raison. AURƒLIE : Ñ J'ai pas envie de vous voir. C'est une raison, �a ? Je vous l'ai dit, je ne
joue plus. Je croyais que c'Žtait clair.
je me suis mal fait comprendre É je n'ai pas ŽtŽ assez clair.
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 106
Le professeur : Ñ Combien d'unitŽs avez-vous de trois ˆ quatre ?É ou de quatre ˆ trois, si
vous prŽfŽrez ? L'Žl�ve : Ñ Il n'y pas d'unitŽs, Monsieur, entre trois et quatre. Quatre vient tout
de suite apr�s trois ; il n'y a rien du tout entre trois et quatre ! Le professeur : Ñ Je me suis
mal fait comprendre. C'est sans doute ma faute. Je n'ai pas ŽtŽ assez clair.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est clair. 1 É c'est logique
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 204
BƒRENGER : Ñ Vous seriez stupide si, en sachant que tout n'est que poussi�re, vous donniez du
prix au crime, car ce serait donner du prix ˆ la vieÉ Ce serait prendre tout au sŽrieuxÉ ainsi, vous
voilˆ en pleine contradiction avec vous-m�me. Hein ? C'est clair, c'est logique, lˆ je vous
ai eu. Dans ce cas, vous �tes lamentable, un pauvre d'esprit, un pauvre type. Logiquement, on a le
droit de se moquer de vous !
c'est clair. 1 É tu vois bien
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
Didier se prŽcipite vers AurŽlie qui se tord par terre. UNE FEMME : Ñ Mais qu'est-ce
qu'elle a ? DIDIER: Ñ Coliques nŽphrŽtiques ! Coliques nŽphrŽtiques ! FEMME: Ñ Vous �tes mŽdecin ?
DIDIER: Ñ Non mais c'est clair, vous voyez bien, vous n'avez jamais vu une crise de coliques
nŽphrŽtiques ?
cochon
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne vous permets pas de me tutoyer É on n'a pas ŽlevŽ les cochons ensemble
¥ 1995 Oral, vendeuse ˆ vendeur
Ñ Je ne vous permets pas de me tutoyer. On n'a pas ŽlevŽ les cochons ensemble.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
t�te de cochon ! É y a rien ˆ faire
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
ANAIS, dans le magasin, essaie une robe : Ñ Plus court ! LA MéRE (ˆ la vendeuse) : Ñ Non,
c'est mieux si on cache le genou. ANAIS : Ñ Non, moi je veux plus court... Plus court! C'est moi qui
vais la porter, alors... (Pour illustrer sa volontŽ, elle enl�ve les Žpingles et commence ˆ les
mettre n'importe comment plus haut.) VENDEUSE : Ñ Non, non!... je vais les mettre... LA MéRE
(fataliste) : Ñ C'est une t�te de cochon!... y'a rien ˆ faire !
cÏur
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est du baratin É je connais par cÏur !
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
FRANK : Ñ Bon, Žcoutez, Madame Arnoux. Je porte un costume, je travaille ˆ la direction, �a
vous suffit peut-�tre pour me voir comme un ennemi, mais je peux vous dire une chose, je suis
convaincu que les 35 heures sont une bonne chose pour tout le monde.Et il n'y a pas de raison que la
direction en ait moins conscience que les syndicats. MADAME ARNOUX : Ñ C'est du baratin ! Je
connais par cÏur ! Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-�tre m�me pas, tu es un
opportuniste !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
si le cÏur t'en dit É n'hŽsite pas
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 180
Si jamais vous vous sentez de la peine ou que le cÏur vous en dise, n'hŽsitez
pas, me dit-elle, faites-moi chercher, je viendrai en vitesse, et si vous ne craignez pas que cela
fasse scandale dans l'h™tel, je resterai aussi longtemps que vous voudrez.
comŽdie
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce que c'est que cette comŽdie ? É Ñ quelle comŽdie ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa Ñ Eh bien, ma vieille, si je ne m'attendais pas ˆ quelque chose, c'Žtait ˆ �a !
Mais... mais alors, qu'est-ce que c'est que cette comŽdie ? Blanche Ñ Quelle comŽdie ? LŽa Ñ
Mais la comŽdie que tu jouais quand tu prŽtendais queÉ
commander
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est moi qui commande. É tu m'entends ?
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio, p. 138
Le professeur, il appelle la bonne : Ñ Marie ! Marie ! Elle ne vient pas. Marie !
Marie !. Voyons, Marie. (Il ouvre la porte.) Marie !. (il sort.) Le professeur,
voix criarde, dehors : Ñ Marie ! Qu'est-ce que �a veut dire ? Pourquoi ne venez-vouspas !
Quand je vous demande de venir, il faut venir. (Il rentre, suivi de Marie.) C'est moi qui
commande, vous m'entendez.
comme
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ non É Ñ comme tu voudras. 1
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Hire : Ñ Il est tard, je vais vous raccompagner. Alice : Ñ Non, je vais rentrer seule... Hire : Ñ Comme vous voudrez, Alice.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ne sois pas comme �a. É Ñ comment est-ce que je suis ?
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Sois pas comme �a. Camille : Ñ Comment est-ce que je suis ? Paul : Ñ Tu le sais tr�s bien ! Camille : Ñ C'est d'ta faute.
Ñ tu me dis �a comme �a ! É Ñ je ne dis pas �a Ç comme �a È
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
VOIX PAMELA : Ñ Pour l'instant, je vis avec une amie et on se trouve tr�s bien. MADAME AUPHAL
: Ñ Mais c'est peut-�tre elle qui se .. mariera... VOIX PAMELA : Ñ June ? Sžrement pas !... Elle
est... dŽfinitivement de l'autre bord... MADAME AUPHAL : Ñ Ah bon... Et vous dites �a comme
�a... VOIX PAMELA : Ñ Je ne dis pas �a Ç comme �a È. Je dis �a... ˆ vous.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'Žtait pas intentionnel É �a s'est prŽsentŽ comme �a.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Ah, tu me serres la main maintenant ?! (au p�re de Frank) Non, parce
que ce matin, ˆ l'entrŽe de la rŽunion, c'est comme si j'Žtais transparente. FRANK : Ñ Non...
Excusez-moi, c'Žtait pas intentionnel... ‚a s'est prŽsentŽ comme �a.
je ne sais pas pourquoi É c'est arrivŽ comme �a...
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul [le fils adoptif et prŽfŽrŽ, ˆ ses "fr�res"] : Ñ Vous voulez que je vous dise ce
qu'il a fait dimanche, le fils prŽfŽrŽ ? J'ai failli le [=votre p�re] laisser crever... avec sa
casquette, sa gueule de con et son cÏur dŽtraquŽ ! J'ai voulu le tuer... Et je sais m�me pas
pourquoi... C'est arrivŽ comme �a...
y a pas ˆ discuter É c'est comme �a. 1
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Ñ Tu as vu quoi ? FŽlicie : Ñ Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me
lier avec quelqu'un que je n'aime pas ˆ la folie. Pour toi, �a, c'est des mots, mais pour moi, c'est
pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas ˆ discuter, c'est
comme �a.
�a me pla”t É c'est comme �a. 2
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre. Ñ Je n'ai pas votre hŽro•sme de pouvoir me passer de repas. LŽa. Ñ Ah mais ce n'est pas de l'hŽro•sme, �a nous pla”t, c'est comme �a.
on n'a jamais su É c'est comme �a. 2
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
FRAN‚OISE. Alors, pourquoi [un homme] vous aime-t-il ? ASTRUC. On ne sait pas. On n'a jamais su. C'est comme �a. Une fois que l'on s'aime, on trouve des raisons parce qu'on a toujours besoin des raisons ; �a tranquillise.
pour rien É comme �a 1
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : Ñ Et puis, de nous-m�mes, on... on s'est prŽcipitŽ dans tous ces ennuis, lˆ... Et
pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privŽs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir
(...) Et tout �a pour quoi ? Pour rien, comme �a, pour s'amuser...
j'sais pas É comme �a. 2
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ ‚a fait longtemps que tu fais le taxi ? CORA : Ñ Deux mois, pourquoi ? LEO : Ñ J'sais pas, comme �a !...
[pour] rien, É comme �a 2
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
CŽcile : Ñ J'aimerais bien que tu me fasses visiter le train [fant™me] un jour, lˆ �a doit
pas �tre possible, il doit faire noir. Pourquoi �a te fait rire ? Bernard : Ñ Rien, comme �a.
Tu veux que je te fasse visiter le train fant™me ? CŽcile : Ñ Eh ben oui !. Et alors ? Je ne vois
pas ce qu'il y a d'extraordinaire ! ‚a doit �tre marrant de voir comment �a marche.
[pour] rien, É comme �a. 2
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Qu'est-ce que vous avez fait [toi et Jerry] pendant que je n'Žtais pas lˆ ? Camille : Ñ Rien de spŽcial. Paul : Ñ Pourquoi, il t'a fait la cour ? Camille : Ñ Pourquoi tu me demandes �a ? Paul : Ñ Rien, comme �a...
pour rien É comme �a 2
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa. Ñ Et il ne fait pas de natation ? Fabien. Ñ Eh bien, pas aux entra”nements, en tout cas. Pourquoi tu me demandes �a ? LŽa. Ñ Pour rien, comme �a. On l'a vu l'autre jour ˆ la piscine.
excuse-moi É j'ai dit �a comme �a.
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Ben J'ai ŽtŽ cruel avec elle. Tu sais, des fois elle me para”t aussi
incomprŽhensible et vide de sens qu'un objet. Alors pour la faire exister, pour avoir enfin un
rapport avec elle, j'ai eu besoin de la faire souffrir, et de la tourmenter. Mais la cruautŽ me
rŽpugne, c'est tellement un signe de faiblesse. Sophie : Ñ Mais tu es faible. Martin : Ñ Comment �a
? Sophie : Ñ Non non excuse-moi, rien, j'ai dit �a comme �a.
je n'exag�re pas É je dis les choses comme elles sont.
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Lui : Ñ N'Žxag�re pas, s'il te plait. Elle : Ñ Je n'exag�re pas, je dis les choses comme elles sont.
le mot n'est pas de moi É je te le rŽp�te tel qu'on me l'a dit.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 38
"Si c'est �a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma i�re Oriane, rŽpondit BrŽautŽ qui,
se voyant contredit, commen�ait ˆ l‰cher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rŽp�te tel
qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.
non, É non, comme �aÉ 2
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine [rend visite ˆ Catherine]: Ñ Vous �tes en meublŽ ? Catherine: Ñ Non, pourquoi ? Antoine: Ñ Non, comme �aÉ ‚a fait longtemps que vous habitez ici ? Catherine. Ñ Trois mois.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est comme �a. 1 É c'est la vie
¥ 1987 Grand guignol, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
Le patron : Ñ Vous pouvez me garder la boutique ? J'ai une course [galante]. Sarah : Ñ Non, n'y allez pas ! La cliente : Ñ ‚a sert ˆ rien de les r'tenir... Ils y vont toujours... C'est comme �a, c'est la vie.
c'est comme �a. 1 É je n'y suis pour rien
¥ 1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
ROBERT : Ñ La beautŽ se nourrit de l'ignominie, elle s'y frotte. Et moi je suis lˆ, j'en profite. C'est comme �a, j'y suis pour rien.
c'est comme �a. 2 É pour savoir, �a m'intŽresse
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
Ñ Je dis pas �a [=question] pour le petit NÉ, c'est comme �a, pour savoir, �a m'intŽresse.
c'est comme �a. 2 É y a des jours
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
LOUISE : Ñ Quand j'ai l'angoisse, je mange. MATHIAS : Ñ Et pourquoi vous avez l'angoisse ? LOUISE : Ñ C'est comme �a, y a des jours.
comme �a É pour rien, par curiositŽ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fiancŽ] de toute fa�on ? Denis : Ñ Comme �a, pour rien, par curiositŽ.
comme �aÉ 2 É sans raison
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Ñ ‚a vous arrive jamais, par exemple, d'avoir envie de tuer quelqu'un ? LE QUIDAM.
Ñ Pardon ? ALPHONSE. Ñ Je vous demande si �a vous arrive, parfois, d'avoir envie de tuer quelqu'un.
LE QUIDAM. Ñ Qui ? ALPHONSE. Ñ N'importe qui. LE QUIDAM. Ñ Et pourquoi ? ALPHONSE. ÑÊComme
�a... Sans raison... Une impulsion... LE QUIDAM. Ñ Non...
comme �a, 1 É �a passe le temps
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 87
VOIX D'UN HOMME, poliment : Ñ Vous avez dit quelque chose, Madame la Concierge ? VOIX DE LA
CONCIERGE, plus poliment encore, mielleuse : Ñ Rien du tout, Monsieur Lelard, je causais comme
�a, toute seule pour apprendre ˆ parler ! ‚a passe le temps !
comme �a 1 É pour rien, sans raison
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Ñ Tu veux faire l'amour avec moi ? Marius : Ñ Surtout pas ! Jeannette : Ñ
Qu'est-ce que tu veux, alors ? Marius : Ñ Moi ? Je veux rien. Tout va bien. Je veux rien. Jeannette
: Ñ Tu viens repeindre chez moi comme �a, pour rien, sans raison ?Marius : Ñ Oui, c'est �a,
pour rien. ‚a t'ennuie ? Jeannette : Ñ Non.
comme �a 1 É pour s'amuser
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : Ñ Et puis, de nous-m�mes, on... on s'est prŽcipitŽ dans tous ces ennuis, lˆ... Et
pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privŽs de tout ce qui pouvait nous faire plaisir
(...) Et tout �a pour quoi ? Pour rien, comme �a, pour s'amuser...
comme �a 1 É sans raison, pour faire un geste
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 116
A l'intŽrieur de lui, derri�re ses yeux, dans sa poitrine, quelque chose le blessait,
l'oppressait. Il ne savait pas quoi. Alors, il sortit un mouchoir de sa poche et se moucha deux fois
de suite, comme �a, sans raison, pour faire un geste.
comme �a 1 É simple curiositŽ
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Ñ J'aimerais savoir o� on va. Comme �a. Simple curiositŽ.
comme tu voudras. 1 É mais je te prŽviens que [p]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 95
Ç Et peut-on savoir pourquoi vous avez tŽlŽphonŽ ˆ AndrŽe ? Ñ Pour lui demander si cela ne la
contrarierait pas que je me joigne ˆ vous demain et que j'aille ainsi faire aux Verdurin la visite
que je leur promets depuis La Raspeli�re. Ñ Comme vous voudrez. Mais je vous prŽviens qu'il y
a un brouillard atroce ce soir et qu'il y en aura sžrement encore demain [É] È
comme tu voudras. 1 É que veux-tu que �a me fasse ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 153
[Mme de Guermantes acceptera-t-elle de rencontrer Mlle Swann ?] Ç Mais comme vous
voudrez, que voulez-vous que �a me fasse ? Je ne vois aucun inconvŽnient ˆ ce que nous
connaissions cette petite. Vous savez bien que je n'ai jamais rien eu contre elle. [É]
È
je te le dis comme on me l'a dit. É parce que je n'en sais rien
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fr20
(464)Fr20 : Ñ [ˆ propos d'un restaurant] il para”t qu'on mange tr�s bien et que c'est pas cher/ mais enfin je vous le dis/ comme on me l'a dit/ parce que je n'en sais rien.
je te le rŽp�te tel qu'on me l'a dit. É prends-le pour ce qu'il vaut
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 38
"Si c'est �a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma i�re Oriane, rŽpondit BrŽautŽ qui,
se voyant contredit, commen�ait ˆ l‰cher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rŽp�te tel
qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.
si c'est comme �a 2 É je m'en vais
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Richard [qui sÕest refusŽ ˆ Marion]. Ñ Tu pleures ? (Marion renifle). Marion : Ñ Si tu crois
que tu peux me faire pleurer. Richard : Ñ Si c'est comme �a je m'en vais. Marion : Ñ Ouais
c'est �a, va-t-en, rentre chez toi. Richard : Ñ Au revoir, quand m�me. Marion : Ñ Mais t'es pas ˆ la
seconde !
tu es comme �a. É �a passera
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
Barny : Ñ Pourquoi est-ce que je suis mauvaise avec vous ? LŽon Morin : Ñ Vous �tes comme �a, �a passera.
commencer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ce n'est pas moi qui ai commencŽ. É Ñ c'est moi, peut-�tre !
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
TONKIN. Ñ Retire ce que t'as dis, Mes Sous. MES SOUS. Ñ Je n'ai rien dit ˆ toi. TONKIN. Ñ Si.
MES SOUS. Ñ Non. TONKIN. Ñ Tu m'as regardŽ. MES SOUS. Ñ Je regarde o� je veux. Je suis ici chez moi.
DICTON. Ñ Charbonnier est ma”tre chez soi. MES SOUS. Ñ Parfaitement. MAINS ROUGES. Ñ ‚a va bient™t
finir tout �a. TONKIN. Ñ Mais, c'est pas moi qu'ˆ commencŽ. MES SOUS. Ñ C'est moi peut-�tre.
TONKIN. Ñ Oui, c'est toi. MAINS ROUGES. Ñ Assez.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
viens É �a commence
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Ñ Venez, �a commence !
je n'ai jamais [fait �a] É ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer.
¥ 1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 492, 2000]
Gabor : Ñ Vous croyez Žpater qui ? Ad�le : Ñ Mais personne, j'ai jamais ŽpatŽ qui que ce soit, c'est pas aujourd'hui que je vais commencerÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
commence pas comme �a ! É pour qui tu te prends ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LA MéRE : Ñ Alors tu as mangŽ avec qui ? FRANK : Ñ J'Žtais ˆ la table des cadres. Je me suis
ennuyŽ ˆ crever. Ils sont sinistres. Et pas tr�s futŽs. LE PéRE : Ñ Commence pas comme �a.
Pour qui tu te prends toi ? FRANK : Ñ Pour rien de spŽcial... Je disjuste que demain, je viendrai
manger avec vous, parce que vous, vous rigolez.
comment
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
comment, [p] ? 2 É qu'est-ce que tu racontes ?
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 271
Ñ Mais, tu as de la fi�vre, Momo ! Ñ Non, �a va aller. Ñ Tiens, viens manger avec moi, �a te
fera du bien. Ñ Non merci, je ne mange plus. Ñ Comment, tu ne manges plus ? Qu'est-ce
que tu racontes ? Ñ Moi les lois de la nature, j'en ai rien ˆ foutre, Madame Lola.
comment se fait-il que [p] ? 1 É qu'y a-t-il ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 485
Ç Je suis venue, me dit ma m�re, parce qu'en dormant il me semblait entendre quelqu'un qui pleurait. Cela m'a rŽveillŽe. Mais comment se fait-il que tu ne sois pas couchŽ ? Et tu as les yeux pleins de larmes. Qu'y a-t-il ? È
comment tu vas faire ? É explique-moi
¥ 1994 entendu dans le train
Ñ Allez, comment tu vas faire ? Explique-moiÉ [=tu ne pourras pas]
comment veux-tu que [p] ? 1 É tu oublies donc que [q] ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 413
M. de Charlus ežt-il pu imaginer ces mots dits par certaine tendre parente : Ç Comment veux-tu que MŽmŽ soit amoureux de moi ? tu oublies donc que je suis une femme ! È
tu vois comme tu es. É on ne peut pas parler avec toi
¥ 1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
PAUL : Ñ D'abord je ne pensais pas qu'on serait toutes les nuits ensemble... enfin c'est
comme �a, c'est de ma faute aussi ! Enfin, je croyais que tu aurais plein d'autres choses ˆ faire
que de me voir tous les soirs, je me disais, des fois, on ne se verra pas pendant une semaine, un
mois... tu me laisserais dispara”tre... MARIE, oppressŽe : Ñ Pas sans donner de nouvelles. Pas pour
�tre ici ˆ Paris en m�me temps que moi. PAUL : Ñ Voilˆ, tu n'as pas confiance ! MARIE, d'une voix
sourde : Ñ J'm'en vais. Si tu veux, j'm'en vais, et tu ne me revois plus jamais. PAUL, doucement : Ñ
Tu vois comme tu es, on ne peut pas parler avec toi !
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle s'exclame : É comment, [p] ? 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 54
Mais une femme du monde n'a rien ˆ faire et en voyant dans le Figaro: "Hier le prince et la
princesse de Guermantes ont donnŽ une grande soirŽe, etc.", elle s'exclame: "Comment! j'ai,
il y a trois jours, causŽ une heure avec Marie Gilbert sans qu'elle m'en dise rien!" et elle se
casse la t�te pour savoir ce qu'elle a pu faire aux Guermantes.
il a rŽpondu avec cet air insolent que vous connaissez : É comment veux-tu que [p] ? 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 286
Quelqu'un ˆ cru lui [=Charlus] faire plaisir en lui disant : "Nous admirons beaucoup votre
ami Morel." Savez-vous ce qu'il a rŽpondu, avec cet air insolent que vous connaissez : "Mais
comment voulez-vous qu'il soit mon ami ? nous ne sommes pas de la m�me classe, dites qu'il est
ma crŽature, mon protŽgŽ."
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
comment, [p] et [q] ? 2 É s'Žcria-t-elle
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 479
Ñ Comment ! vous avez fait le voyage de Hollande et vous n'�tes pas allŽ ˆ Haarlem ? s'Žcria la duchesse.
comment se fait-il que [p] ? 2 É me dit-il (d'un ton o� le reproche n'avait pas besoin de s'exprimer tant il Žtait dans les paroles m�mes)
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 244
Pendant que je regardais les photographies, Charles Morel examinait ma chambre. Et comme je
cherchais o� je pourrais les serrer : "Mais comment se fait-il, me dit-il (d'un ton o� le
reproche n'avait pas besoin de s'exprimer tant il Žtait dans les paroles m�mes), que je n'en
voie pas une seule de votre oncle dans votre chambre ?" Je sentis le rouge me monter au
visage, et balbutiai : "Mais je crois que je n'en ai pas."
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ droite :
mais voyons, comment donc ! 2 É cette vague dŽfense
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 37
[le] duc d'Aumale, ˆ qui une dame invisible criait : "Que monseigneur me permettre de lui
™ter son pardessus", cependant que le prince rŽpondait : "Mais voyons, comment donc, madame
d'Ambresac." Elle le faisait malgrŽ cette vague dŽfense et Žtait enviŽe par tous ˆ cause d'un pareil
honneur.
Ñ glose d'une mimique, ˆ droite :
comment �a ? 2 É dit-[il] de l'air stupide et incrŽdule d'un municipal (É)
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 209
"[É] je dŽjeune justement demain avec le PrŽfet de police ˆ l'ƒlysŽe. Ñ Comment �a, ˆ
l'ƒlysŽe? cria le docteur Cottard d'une voix tonnante. Ñ Oui, chez M. GrŽvy", rŽpondit Swann, un peu
g�nŽ de l'effet que sa phrase avait produit. [É] Ñ Comment �a, M. GrŽvy? vous connaissez M.
GrŽvy? dit [Cottard] ˆ Swann de l'air stupide et incrŽdule d'un municipal ˆ qui un inconnu demande ˆ
voir le PrŽsident de la RŽpublique, et qui, comprenant par ces mots "ˆ qui il a affaire", comme
disent les journaux, assure au pauvre dŽment qu'il va �tre re�u ˆ l'instant et le dirige sur
l'infirmerie spŽciale du dŽp™t.
complet
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est complet É [tu fais parles les morts] maintenant
¥ 1925 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 250
Pauvre, pauvre femme ! Jusqu'ˆ pr�ter ˆ son mari [dŽcŽdŽ] les propos les plus dŽsagrŽables sur mon compte. Je le lui ai dit : Ç C'est complet. Vous faites parler les morts, maintenant. È
compliment
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
ah s'Žcria-t-il ravi É je te fais tous mes compliments.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 417
Elle se demandait si cela [=sa tenue] allait plaire ˆ M. de Charlus. Ç Ah ! s'Žcria celui-ci ravi, voilˆ un rayon, un prisme de couleur. Je vous fais tous mes compliments. È
comprendre
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ j'y comprends plus rien É Ñ il n'y a rien ˆ comprendre.
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ Mais ... et toi, alors... qu'est-ce que tu vas faire ˆ Bordeaux ? J'y comprends
plus rien. JEAN : Ñ Ben, y a rien ˆ comprendre. J'arr�te la boxe, c'est tout. Avec toi, j'ai
appris mon mŽtier. Et la boxe, c'est pas un mŽtier.
Ñ c'est bien clair ? É Ñ j'ai compris. 1
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
(La femme du bourgmestre est en train de le tromper. Avec le boucher, il part en expŽdition
punitive.) LE BOURGMESTRE. Ñ C'est bien clair ? LE BOUCHER. Ñ JÕai compris. LE BOURGMESTRE. Ñ
J'entre par la chambre des enfants pour surprendre Ies coupables ˆrevers. LE BOUCHER. Ñ Par le
balcon extŽrieur, je sais. LE BOURGMESTRE. Ñ Quand je frapperai un coup avec ma hallebardeÉ LE
BOUCHER. Ñ Je fonce chez le duc pour lui barrer la retraite ! LE BOURGMESTRE. Ñ Bien, allons
!
Ñ je ne sais pas comment t'annoncer cela É Ñ j'ai compris. 2
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 183
La femme : Ñ Alors, cher ami, dites vite. L'ami : Ñ Je ne sais pas comment vous annoncer cela. La femme : Ñ J'ai compris.
Ñ je ne te parlais pas de [travail] É Ñ j'avais compris.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Ñ Et le type de l'autre jour ? [É] Solange. Ñ Il habite Roubaix. Antoine. Ñ [É] Tu
vas passer ton temps ˆ faire l'aller et retour [É] Solange. Ñ Si mon travail le demande, oui, sans
doute. Antoine. Ñ Je te parlais pas travail, lˆ. Solange (complice). Ñ J'avais
compris.
Ñ je ne comprends rien ˆ ce que tu dis É Ñ tu ne peux pas comprendre.
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Ñ Tu as vu quoi ? FŽlicie : Ñ Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me
lier avec quelqu'un que je n'aime pas ˆ la folie. Pour toi, �a, c'est des mots, mais pour moi, c'est
pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas ˆ discuter, c'est
comme �a. Maxence : Ñ Qu'est-ce que tu racontes ? Je comprends rien ˆ ce que tu dis. FŽlicie : Ñ
Mais tu peux pas comprendre. C'est moi qui ai vu, pas toi.
Ñ je te comprends É Ñ tu ne peux pas comprendre.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 115
BƒRENGER : Ñ On me l'a arrachŽe... arrachŽe !... [ma fiancŽe] J'ai... ƒDOUARD : Ñ ‚a doit
�tre douloureux... Avez-vous du thŽ, s'il vous plait ? BƒRENGER : Ñ Excusez-moi, je n'y pensais
pas... Avec ce drame... qui dŽchire ma vie ! Oui, oui, j'en ai ! ƒDOUARD : Ñ Je vous comprends.
BƒRENGER : Ñ Vous ne pouvez pas comprendre. ƒDOUARD : Ñ Oh, si.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je te comprends. É Ñ tu ne peux pas comprendre
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 115
BƒRENGER : Ñ On me l'a arrachŽe... arrachŽe !... [ma fiancŽe] J'ai... ƒDOUARD : Ñ ‚a doit
�tre douloureux... Avez-vous du thŽ, s'il vous plait ? BƒRENGER : Ñ Excusez-moi, je n'y pensais
pas... Avec ce drame... qui dŽchire ma vie ! Oui, oui, j'en ai ! ƒDOUARD : Ñ Je vous
comprends. BƒRENGER : Ñ Vous ne pouvez pas comprendre. ƒDOUARD : Ñ Oh, si.
Ñ oui, j'avais compris. É Ñ ah bon, excuse moi
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
PIERRE. Alors, mon premier qui Žtait pŽdŽ, c'Žtait Ro, parce que Ro baise Pierre. Mon second
qui Žtait pŽdŽ aussi, c'Žtait To, parce que To pine en bourre. (Voyant que Laurence ne rŽagit pas,
il rŽp�te en dŽtachant les syllabes.) To-pine-en-bourreÉ LAURENCE (petit rire un peu triste).
Oui, j'avais compris. PIERRE Ah bon, excuse-moi. J'avais cru queÉ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais enfin d'un autre c™tŽ É �a peut se comprendre.
¥ 1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 389, 1990]
Dellaplane : Ñ La loi de juillet est une connerie. Autoriser les familles ˆ rŽcupŽrer les corps, est une connerie. TrŽvise : Ñ Mais enfin d'un autre c™tŽ �a peut se comprendre.
je ne veux plus que [p] É c'est compris ? 2
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
ROGER (ˆ ses beaux-parents) : Ñ Bon, vous voulez qu'on se remette ensemble [votre
fille et moi] ? (Sans enthousiasme.) D'accord, c'est entendu. (A Nathalie.) Allez, on
s'en va. Viens, on rentre ˆ la maison. Mais je te prŽviens : je ne veux plus que tes parents nous
fassent de la morale. C'est compris ?
je ne te dis pas que [p] É comprends au moins ce que je dis !
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 464
[Mme de Guermantes dit de la mani�re dont Charlus manifeste le deuil de sa femme que "ce
n'est pas un deuil de mari."] Ce n'est pas pour dire du mal du pauvre MŽmŽ [=Charlus] [É], reprit la
duchesse, je reconnais qu'il est bon comme personne, il est dŽlicieux, il a une dŽlicatesse, un cÏur
comme les hommes n'en ont pas gŽnŽralement. C'est un cÏur de femme, MŽmŽ ! Ñ Ce que vous dites est
absurde, interrompit vivement M. de Guermantes. MŽmŽ n'a rien d'effŽminŽ, personne n'est plus viril
que lui. Ñ Mais jene vous dis pas qu'il soit effŽminŽ le moins du monde. Comprenez au moins ce
que je dis, reprit la duchesse.
�a va É j'ai compris, 1
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
MOISE : Ñ Je t'aime ZoŽ. Et je te demande en mariage devant tout le monde. ZOE : Ñ Mo•se, tu
es fou. MOISE : Ñ Alors c'est oui ou c'est non ? Je ne peux plus me passer de toi. ZOE : Ñ Tu ne
devrais pas boire. A chaque fois, �a te monte ˆ la t�te. Assieds-toi, on va parler. MOISE : Ñ ‚a
va, j'ai compris, c'est foutu.
ce n'est pas la peine de me faire un dessin, �a va É j'ai compris. 1
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
A•cha : Ñ L'Arbi [lui a apportŽ une lettre], et alors Pierrot tout de suite il est descendu,
et puis apr�s RŽgis il remonte. Et Pierrot je l'attends, voilˆ, c'est tout [É] PŽpŽ (il sort) : Ñ
Ce n'est pas la peine de me faire un dessin, �a va, j'ai compris [que c'Žtait un pi�ge] !
Allez hop !
je ne suis pas sourd É j'ai compris. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Ñ Vous assumez les risques ? DANY, ˆ I'Architecte : Ñ Je les assume, oui,
Monsieur. [É] L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Je dŽcline donc toute responsabilitŽ. Vous voilˆ avertie.
DANY, ˆ 1'Architecte : Ñ Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le
rŽpŽter trente-six mille fois !
ne dis rien É j'ai compris. 1
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : Ñ Pourquoi es-tu partie sans me dire adieu? Je ne t'aurais pas retenue. Je vaux bien un petit au revoir au dŽpart. RenŽe : Ñ Je voudrais te dire É Edmond : Ñ Ne dis rien. J'ai compris.
bon, �a va, É j'ai compris. 2
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Antoine : Ñ Ben, y a qu'une chose ˆ faireÉ Chercher du secours. A pied ! Simon : Ñ Ben oui. Antoine : Ñ Bon, �a va, j'ai compris ! J'y vaisÉ
�a va É j'ai compris. 2
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
CŽcilia : Ñ Ben je sens qu'il [=Momo] m'aime. Martin : Ñ Et avec moi ? CŽcilia : Ñ Avec toi
aussi. Martin : Ñ Mais comment est-ce que �a te fait plaisir ? Euh, �a te fait... ‚a te fait plaisir
? CŽcilia : Ñ Ben oui, �a fait plaisir ˆ toutes les femmes de se sentir aimŽes. Martin : Ñ Non mais
plus ou moins plaisir qu'avec Momo ? CŽcilia : Ñ Je sais pas, c'est diffŽrent. Martin : Ñ ‚a va,
j'ai compris.
il n'y a rien ˆ expliquer É j'ai compris. 2
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
Vanda (charmeuse). Ñ Bonsoir Michel. Michel. Ñ Alors maintenant vous travaillez pour Prosper,
vous ? Vanda. Ñ Oh mais non ! Michel. Ñ Oui, fŽlicitations, c'est joli ! Vanda. Ñ Ah mais non.
Michel. Ñ Ah mais non, mais si, mais si. Vanda. Ñ Ah mais non, laissez-moi vous expliquer. Michel. Ñ
Ah mais il n'y a rien ˆ m'expliquer, j'ai compris.
allez, pas de boniment É j'ai comprs. 1
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth [on lui a volŽ son portefeuille]. Ñ Allez, rendez �a tout de suite. SimŽon. Ñ Quoi
qu'est-ce que tu veux dire ? Gorlier. Ñ En voilˆ des mani�res ! Gilieth. Ñ Allez, pas de boniment.
J'ai compris, rendez-moi mon portefeuille !
j'ai une question ˆ te poser É j'aimerais comprendre [qu- p].
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
L'inspecteur : Ñ J'ai plusieurs questions ˆ vous poser... mais d'abord, ce que j'aimerais comprendre, c'est pourquoi les gens ne vous aiment pas.
qu'est-ce que tu racontes ? É je comprends rien ˆ ce que tu dis.
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Ñ Tu as vu quoi ? FŽlicie : Ñ Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me
lier avec quelqu'un que je n'aime pas ˆ la folie. Pour toi, �a, c'est des mots, mais pour moi, c'est
pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas ˆ discuter, c'est
comme �a. Maxence : Ñ Qu'est-ce que tu racontes ? Je comprends rien ˆ ce que tu
dis.
bon, �a va É je crois qu'il a compris
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe, ˆ Betty : Ñ Tu vas la dŽcouvrir, la vie toute seule. On verra ce qu'elle est
devenue, ton insolence, ˆ ce moment-lˆ. Tu seras peut-�tre moins fi�re dans six mois ou dans un an
quand tu vas t'apercevoir Denis : Ñ Bon, �a va, je crois qu'elle a compris, lˆ ! Hein, t'as
compris, Betty, dans l'ensemble !
je ne m'explique pas É je ne comprends pas. 3
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 138
BƒRENGER : Ñ Vous avez lˆ [elles Žtaient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le
criminel]. Nous pouvons le faire arr�ter. Vous en rendez-vous compte ? ƒDOUARD, balbutiant :
Je ne savais pasÉ je ne savais pasÉ BƒRENGER : Ñ Vous auriez pu Žpargner tant de vies humaines !
ƒDOUARD, m�me jeu : Ñ OuiÉ Je m'en aper�ois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais
jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BƒRENGER : Ñ C'est une nŽgligence
condamnable. ƒDOUARD : Ñ C'est vrai, je m'en excuse, je suis navrŽ. BƒRENGER : Ñ Enfin, tout de
m�me, ces choses ne sont pas venues toutes seules lˆ-dedans. Vous les avez trouvŽes, vous les avez
re�ues. EDOUARD, toussant, s'Žpongeant le front, chancelant : Ñ Je suis honteuxÉ je ne
m'explique pasÉ je ne comprends pasÉ JeÉ
pourquoi ? É je ne comprends pas. 3
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
[Au matin.] Martine : Ñ Bon Žcoute, pars devant je te rejoins. Jean : Ñ Ben non, on y va ensemble. Martine : Ñ J'te dis d'y aller. Jean : Ñ Attends, lˆ, pourquoi ? Je comprends pas, lˆ.
�a veut dire quoi ? É je ne comprends pas. 4
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
ƒmile : Ñ Tu vas pas rester lˆ. Oh ! VictorÉ Faut que tu viennes ˆ la rŽunion ! Tu vas pas nous laisser tomber ! É Tu laisses tomber le parti ? ‚a veut dire quoi ? Bon je comprends pas lˆ.
c'est Žpouvantable É je ne comprends pas. 4
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fr20
(163)(ME8)Fr20 : Ñ pourquoi ne pas leur montrer [=ˆ la tŽlŽ] un: film/ un exemple de
probitŽ/ d'honn�tetŽ/ de: de de sincŽritŽ de/ EF(Fr20) : Ñ mm (164)(ME9)Fr20 : Ñ mettre (?) les
valeurs morales moi je trouve/ ou alors de conduite/ de politesse/ qu'on leur donne �a/ qu'on les
gave de �a/ mais pas de ce qu'on est en train de les "ga"ver/ que de la violence alors vous savez/
ils ils en prennent l'habitude d'ici quelque temps mais ils "manipuleront/ un rŽvolver/ comme on
manipulait euh un crayon ce sera pareil/ (tr�s convaincue) EF(Fr20) : Ñ mm mm (165)(ME10)Fr20 : Ñ
pareil... on les fournit avec les films/ oh c'est Žpouvantable je ne comprends pas qu'on ne
censure pas la tŽlŽ
comme tu voudras É je te comprends.
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Silien : Ñ Maintenant, Žcoutez-moi bien, ˆ votre tour. Salignari est mort. Et moi, je laisse
tout tomber... Je vais vivre ailleurs. Je ne sais pas o� encore, mais s'il existe un pays sans
police ni truands, �a sera celui-lˆ. Maintenant si, entre temps, je trouve le type qui a tuŽ
Salignari, je m'en occuperai moi-m�me. C'est plus sžr et �a ne me cožtera pas une minute de prison.
Et si, moi je ne le trouve pas, aucun policier au monde ne le trouvera. Clain : Ñ Comme tu voudras.
Personnellement, je te comprends.
en un sens É je te comprends.
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 163
H. 1 : Ñ Ils vous taquinentÉ Mais moi je vais vous dire: en un sens, je vous comprends. Ce sont des choses auxquelles il ne faut pas toucher. C'est sacrŽ pour vous, ces petits auvents.
je te demande pardon É je te domprends, tu sais
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
CHRISTINE : Ñ Et toi, tu es un inconscient ! Il te faut tout, tout le temps. Il faut
t'embrasser quand tu as envie d'�tre embrassŽ. Il faut te laisser tranquille quand tu as besoin de
penser. Je ne suis pas ˆ ta disposition, tu sais. ANTOINE : Ñ ‚a va ! CHRISTINE : Ñ En tous les cas,
je ne le suis plus. ANTOINE : Ñ ‚a va !É Ecoute, Žcoute je te demande pardon. Je te comprends, tu
sais. CHRISTINE : Ñ Non, Žcoute, ce truc-lˆ je le connais.
je sais É mais comprends-moi.
¥ 1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 157, 1975]
BARON RAOUL : Ñ J'ai entendu parler des bons de Bayonne pour la premi�re fois, il y a trois
mois, quand le scandale a ŽclatŽ. (Brouhaha). Je sais, je sais, mais comprenez-moi,
Messieurs. Dans la vie cela ne se passe pas comme au thމtre ! Sur sc�ne,tout est permis... Mais moi
je suis comme Fabrice ˆ Waterloo, Messieurs. Je ne connais qu'un petit morceau de ce casse-t�te
chinois !
�a va, �a va É on a compris. 1
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 21
Ñ Si tu veux insinuer que je suis pas ˆ la page, dit Zazie, moi je peux te rŽpondre que tu
n'es qu'un vieux con. Ñ Tu entends �a ? dit Gabriel. Ñ Qu'est-ce que tu veux , dit Charles, c'est la
nouvelle gŽnŽration. Ñ La nouvelle gŽnŽration, dit Zazie, elle t' Ñ ‚a va, �a va, dit
Gabriel, on a compris.
c'est un peu dur mais É on arrive ˆ comprendre.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Quand la femme qu'on aime baise avec un ami, ou quelqu'un qu'on aime bien, c'est un peu dur, mais on arrive ˆ comprendre.
que je ne te revoie plus, É t'as compris ? 2
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
(Fred propose ˆ Albert un duel au couteau.) ALBERT. Non, non, j'en veux pas ! (ll tourne le dos ˆ Fred et fait celui qui part.) FRED. Allons, dis plut™t que tu as peur ! Allons, �a va, que je ne te revoie plus,t'as compris ?
tu ne me touches pas ! É tu as compris ? 2
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Toi, tu ne me touches pas ! Tu as compris ?
ne fais pas l'imbŽcile É tu as tr�s bien compris.
¥ 1990 La campagne de CicŽron, film de Jacques Davila [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 403, 1991]
Christian : Ñ Qu'est-ce que tu as ? Nathalie : Ñ Je suis consternŽe. Christian : Ñ Il [=ton
amant, de passage] est encore fatiguŽ ? Nathalie : Ñ Oui et ne fais pas l'imbŽcile. Tu as tr�s
bien compris ! Il ne m'a pas touchŽe depuis qu'il est lˆ. C'est pas normal. Tu ne trouves pas ?
Et ce qui me f‰che le plus, c'est qu'il dort.
je t'interdis de [rŽpondre ˆ mon tŽlŽphone] É tu comprends ?
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Ñ Sortez, mademoiselle ! Je vous interdis de rŽpondre ˆ mon tŽlŽphone, vous comprenez ? Je vous interdis d'entrer dans mon bureau !
ne fais pas la b�te É tu me comprends. 3
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 104
LUI : GŽnŽreux ! Vous osez dire �a ! Quand vous n'avez travaillŽ que pour votre compte. H. 3: Quoi ? Pour mon compte ? Qu'est-ce que c'est que �a ? LUI : Oui. Ne faites pas la b�te. Vous me comprenez.
ne le prends pas mal É tu peux comprendre !
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JULIETTE : Ñ Non, ne m'embrasse pas. J'ai ŽtŽ trop embrassŽe aujourd'hui. DIDIER: Ñ O.K. JULIETTE : Ñ Le prends pas mal, tu peux comprendre. DIDIER: Ñ Je comprends tr�s bien.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai compris. 1 É ce n'est pas la peine de me le rŽpŽter
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Ñ Vous assumez les risques ? DANY, ˆ I'Architecte : Ñ Je les assume, oui,
Monsieur. [É] L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Je dŽcline donc toute responsabilitŽ. Vous voilˆ avertie.
DANY, ˆ 1'Architecte : Ñ Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le
rŽpŽter trente-six mille fois !
j'ai compris. 1 É pas de probl�me
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Pierre (au tŽlŽphone). Ñ Oui, oui, j'ai compris : quelqu'un dŽpose un paquet dimanche et vient le reprendre jeudi. Pas de probl�meÉ
j'ai compris. 2 É pas besoin d'interpr�te
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond. Ñ ‚a va dŽcidŽment mieux, ta gorge. Raymonde. Ñ J'ai compris, pas besoin d'interpr�te.
j'avais compris. É je ne suis pas idiot
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
VŽga : Ñ Moi [mon p�re] il est maire. ZoŽ : Ñ Ton p�re est "m�re" ? VŽga : Ñ Mais non, "maire" a i, pas e accent grave. ZoŽ : Ñ J'avais compris, je ne suis pas idiote.
je ne comprends pas. 3 É qu'est-ce que tu as fait ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne. Ñ Je suis contente de te voir. Enfin, je voulais te demander de m'excuser pour samedi. Je suis vraiment dŽsolŽe. Je suis dans une humeur Žpouvantable. [É] Blanche. Ñ Je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu as fait ?
je ne comprends pas. 4 É c'est pas normal
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Ha07
(632)(SE108)Ha7 : Ñ moi je suis pour "l'ŽgalitŽ des sexes EF(Ha7) : Ñ oui (633)(SE109)Ha7 :
Ñ et l'ŽgalitŽ de l'ŽgalitŽ des salaires dans une entreprise. que ce soit une femme ou un homme si
elle fait le m�me travail EF(Ha7) : Ñ ah oui? (634)(SE110)Ha7 : Ñ elle doit �tre payŽe pareil
alors je suis contre le fait (?) des des des gens qui... fin les entreprises qui paient les femmes
trente ou vingt ou trente pour cent moins (?) cher EF(Ha7) : Ñ mm (635)(SE111)Ha7 : Ñ qu'un qu'un
homme pour faire lem�me travail bon �a euh je comprends pas EF(Ha7) : Ñ mm (636)(SE112)Ha7 : Ñ
je comprends pas �a hein EF(Ha7) : Ñ oui (637)(SE113)Ha7 : Ñje comprends pas c'est
pas normal/ pas normal. ˆ travail Žgal salaire Žgal
je ne comprends pas. 4 É c'est vrai, �a me dŽpasse
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(168)(AN80)Fj12 : Ñ alors ils sont lˆ {ah qu'est-ce que c'est beau des papillons comme �a
toute une collection!} mais eux eux-m�mes quand ils voient dans la rue ils disent {mais qu'est-ce
que c'est beau!} et ils les tuent! c'est �a/ que je ne comprends pas moi. c'est vrai �a �a me
dŽpasse.
je ne te comprends plus 2 É tu ne sais plus ce que tu dis
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 239
BŽrenger : Ñ La preuve, c'est que je t'aime autant qu'un homme puisse aimer une femme. Daisy
: Ñ Dr™le d'argument ! BŽrenger : Ñ Je ne te comprends plus, Daisy. Ma chŽrie, tu ne sais
plus ce que tu dis ! L'amour ! l'amour, voyons, l'amourÉ
tu n'as rien compris. É c'est tr�s clair
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Lo•c : Ñ On ne sait pas si la statue s'anime par magie ou si la reine n'a jamais ŽtŽ morte. FŽlicie : Ñ Mais t'as rien compris ! C'est tr�s clair. C'est la foi qui la fait revivre.
tu ne comprends pas. 3 É �a n'a aucune importance d'ailleurs
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain : Ñ Je suis restŽ aupr�s de vous autant par dŽcouragement que par dŽsirÉ Vous
comprenez ? Denise : Ñ Je serais vraiment trop b�te ! Dr Germain : Ñ Non, vous ne comprenez pas
! ‚a n'a aucune importance, d'ailleurs, je suis dŽcidŽ ˆ quitter laville.
tu ne peux pas comprendre. É �a n'a rien ˆ voir
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
BŽatrice : Ñ Tu joues la comŽdie. Tu veux avoir l'air de quelqu'un d'extraordinaire. C'est
facile d'�tre mŽchant. Forster : Ñ Tu peux parler ! Tu t'es vue, avec ton bonhomme ? BŽatrice : Ñ Ah
non, �a n'a rien ˆ voir ! Tu ne peux pas comprendre �a. Tu ne sais pas ce que c'est que
l'amour !
tu ne peux pas comprendre. É laisse-moi
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Femme de chambre : Ñ Madame, les valises sont pr�tes. Mais pouvez-vous me dire pourquoi nous devons dŽjˆ partir ? Nous venons d'arriver [É] Louise : Ñ Tu ne peux pas comprendre. Laisse-moi.
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
il ajoutait en clignant de l'Ïil : É tu comprends ce que je veux dire ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 263
Aussi apr�s m'avoir citŽ la princesse Sherbatoff parmi les personnes que recevait Mme
Verdurin, Cottard ajoutait en clignant de l'Ïil : Ç Vous voyez le genre de la maison, vous
comprenez ce que je veux dire ? È Il voulait dire ce qu'il y a de plus chic.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
je comprends. É rŽpondait-il avec ce ton prŽcis et fin (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 185
Ñ Mais non, au contraire, ce n'est pas du tout naturel qu'elle vienne volontiers. C'est tr�s
incommode de venir de Berneville ici. Ñ Je comprends ! Ñ Vous lui direz de venir avec vous. Ñ
Oui, oui, oui, oui, je comprends tr�s bien È, rŽpondait-il de ce ton prŽcis et fin qui depuis
longtemps avait cessŽ de me faire "bonne impression" parce que je savais qu'il Žtait presque
mŽcanique et recouvrait sous sa nettetŽ apparente beaucoup de vague et de b�tise.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ droite :
tu ne comprends pas. 2 É je me rŽcriais :
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 326
Comme elle me disait qu'Elstir Žtait b�te et que je me rŽcriais : Ç Vous ne comprenez
pas, rŽpliqua-t-elle en souriant, je veux dire qu'il a ŽtŽ b�te en cette circonstance, mais je
sais parfaitement que c'est quelqu'un de tout ˆ fait distinguŽ. È
compte
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
moi c'est fini É j'ai mon compte.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Ñ Bon ! On va voir un autre match ? Adrienne (d'un ton pincŽ). Ñ Vous faites ce que vous vous voulez, mais alors moi c'est fini, j'ai mon compte.
parce que c'est comme �a É je n'ai pas de comptes ˆ te rendre !
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Je veux simplement te prendre la main. LŽna : Ñ Non ! Gaspard : Ñ Ben le bras,
alors ? Ou l'Žpaule ? LŽna : Ñ J'ai dit non. Mais tu vas me l‰cher ? Gaspard : Ñ M�me la main ! Mais
je fais rien ! LŽna : Ñ Non ! Gaspard : Ñ Mais pourquoi ? LŽna: Ñ Parce que c'est comme �a ! J'ai
pas de comptes ˆ te rendre !
excuse-moi É je ne m'Žtais pas rendu compte.
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Marie. Ñ Bon, allez, maintenant, tu arr�tes de me parler d'elle ? Georges (ŽtonnŽ). Ñ C'est moi qui en parlais ? Excuse-moi, je m'Žtais pas rendu compte.
�a m'emmerde É tu ne te rends pas compte.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Arr�tez, vous allez enfoncer mon tampax. ‚a y est. Ah merde. Il va encore
falloir que j'aille voir un gynŽcologue. Que je lui dise avec une petite voix douce : Ç Je ne sais
pas ce qui est arrivŽ, j'ai perdu mon tampax. È Ah �a m'emmerde. Vous ne vous rendez pas
compte. Il peut me sortir par les narines.
tu exag�res É tu ne te rends pas compte.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 135
Jean : Ñ Une plaine morose, une plaine grise, une plaine boueuse, une plaine sans fin, ou des
sentiers menant nulle part, des sentiers menant nulle part ; et puis la brume s'est ŽtendueÉ Fr�re
Tarabas : Ñ Vous exagŽrez. Vous ne vous rendez pas compte. Un de ces sentiers vous a bien
menŽ ˆ nous.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne te demande pas de comptes. É tu es libre
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 203
Ç Mais vous, belle jeunesse, on en vous voit gu�re quai Conti. Vous n'en abusez pas ! È Je
dis que je sortais surtout avec ma cousine. Ç Voyez-vous �a ! �a sort avec sa cousine, comme c'est
pur ! È dit M. de Charlus ˆ Brichot. Et s'adressant de nouveau ˆmoi : Ç Mais nous ne vous
demandons pas de comptes sur ce que vous faites, mon enfffant. Vous �tes libre de faire
tout ce qui vous amuse. Nous regrettons seulement de ne pas y avoir de part. [É]ÊÈ
compter
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je compte sur toi, alors ? É Ñ oui, oui, t'en fais pas
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Paul. Ñ Tu veux leur dire alors [É] ? [É] Jacques. Ñ C'est tout ? Paul. Ñ Oui, c'est tout. Je compte sur toi, alors ? Jacques. Ñ Oui, oui, t'en fais pas.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
quelles sont tes intentions ? É que comptes-tu faire ?
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ Vous n'avez rien compris ˆ ce qui s'est passŽ entre Philippe et moi. Il n'y a pas
eu d'histoire. Personne n'y a cru, ni lui, ni moi. ALEXANDRE : Ñ Je n'ai pas cherchŽ ˆ comprendre.
Je me souviens que cette nuit-lˆ, je vous ai tŽlŽphonŽ plusieurs fois. Vous Žtiez lˆ. Vous n'avez
pas dŽcrochŽ. MARIE : Ñ Vous Žtiez avec Gilberte... Et moi, combien de nuits vous ai-je attendu ?
ALEXANDRE : Ñ Bon, et maintenant je ne suis plus avec elle. Je suis avec vous. Je vis avec vous.
Puis-je savoir quelles sont vos intentions ? Que comptez-vous faire ? MARIE : Ñ J'aimerais
voir Philippe de temps en temps. C'est tout.
si tu as besoin, tu sais que É tu peux compter sur moi.
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
Ñ Si tu as besoin, tu sais que tu peux compter sur moi.
con
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tant pis pour toi É tu es vraiment trop con.
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
L'inspecteur : Ñ Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous vous ent�tez ˆ ne rien
dire... Vous ne comprenez donc pas, on va finir par vous coffrer ! Oh, puis merde ! Je ne vois pas
pourquoi je m'obstine, tant pis pour vous apr�s tout, vous �tes vraiment trop con
!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis con É je crois au p�re No‘l
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Elle va s'apercevois que c'est pas possible, on est trop habituŽs, elle ne peut pas me laisser tomber comme �a au bout de quinze ans ! ‚a fait quinze ans ! Je suis con, hein ! Je crois au p�re No‘l.
tu es con. É tu ne peux pas faire attention ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
A l'Žcole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GAR‚ON: Ñ T'es
con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune gar�on est ˆ terre, visiblement tr�s en
col�re. Blandine lui tend la main. BLANDINE : Ñ C'est pas grave, �a va, il a pas fait expr�s.
Le gar�on se laisse aider... Une fois debout, se sentant humiliŽ, il regarde Paul, postŽ pr�s de
lˆ. LE GAR‚ON: Ñ Connard ! B‰tard !
concierge
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas mon affaire É je ne suis pas une concierge.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 19
LA VOIX DU POLICIER : Ñ Concierge ! Concierge ! MADELEINE : Ñ Elle n'est jamais lˆ. Que nous
sommes mal servis ! CHOUBERT : Ñ On devrait river les concierges ˆ leur loge. On demande peut-�tre
quelqu'un de la maison. Si j'allais voir ? (Il se l�ve, il serassoit.) MADELEINE, sans
violence : Ñ Ce n'est pas notre affaire. Nous ne sommes pas des concierges, mon
ami.
confiance
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je te fais confiance ? É Ñ y a pas de probl�me
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Je m'en vais un petit momentÉ et puis je reviens. [É] Denis, tu t'occupes de tout ? Je te fais confiance ? Denis : Ñ Y a pas de probl�me.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je tiendrai parole É aie confiance. 2
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 240
Daisy : Ñ Mon pauvre chŽri, je rŽsisterai avec toi, jusqu'au bout. BŽrenger : Ñ Le pourras-tu ? Daisy : Ñ Je tiendrai parole. Aie confiance.
pas la peine, É j'ai confiance.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
NINA. Ñ Je vous apporte de l'argent. Les 10 000 francs pour les billes de peupliers. TISANE.
Ñ Mais, �a ne pressait pas. NINA. Ñ Qui paye ses dettes s'enrichit comme dirait Dicton. Si vous
voulez vŽrifier. TISANE. Ñ Pas la peine, j'ai confiance. SOUS.Ñ T'as fait une bonne
affaire.
n'aie pas peur É tu peux avoir confiance en moi.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 59
Ñ Allons, voyons, disait le type d'un ton encourageant, qu'est-ce qu'il y a ? Tes parents te
battent ? Tu as perdu quelque chose et tu as peur qu'ils te grondent [É] Il faut tout me dire. N'aie
pas peur. Tu peux avoir confiance en moi.
confidence
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu en sais ? É il t'a fait des confidences ?
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 170
Ñ En attendant, dit Zazie rondement, descendez donc boire un glasse avec nous. Il [votre
amoureux] est peut-�tre au sous-sol apr�s tout. Peut-�tre qu'il l'a fait espr�s. Ñ Faut pas
egzagŽrer. Il est flic, pas espion. Ñ Qu'est-ce que vous en savez ? Il vous a fait des
confidences ? DŽjˆ ?
confondre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas possible É tu confonds.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 249
Et comme certains faits ont plus de durŽe, le souvenir exŽcrŽ de l'Affaire Dreyfus persistant
vaguement chez eux gr‰ce ˆ ce que leur avaient dit leurs p�res, si on leur disait que ClŽmenceau
avait ŽtŽ dreyfusard, ils disaient: "Pas possible, vous confondez, il est juste de l'autre
c™tŽ".
ce n'est pas possible É tu dois confondre.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 205
Daisy : Ñ J'ai une nouvelle fra”che ˆ vous donner : Botard est devenu rhinocŽros. Dudard : Ñ Tiens ! BŽrenger : Ñ Ce n'est pas possible ! Il Žtait contre. Vous devez confondre.
confus
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis confus. 1 É je ne savais pas
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 137
BƒRENGER : Ñ Vous avez lˆ [elles Žtaient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le
criminel]. Nous pouvons le faire arr�ter. Vous en rendez-vous compte ? ƒDOUARD, balbutiant :
Je ne savais pasÉ je ne savais pasÉ BƒRENGER : Ñ Vous auriez pu Žpargner tant de vies humaines !
ƒDOUARD, m�me jeu : Ñ OuiÉ Je m'en aper�ois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne
sais jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette.
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
pour remercier d'un cadeau qu'une Žtrang�re lui avait fait elle avait rŽpondu : É je suis confuse. 2
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 328
Ce n'est pas qu'Albertine ne possŽd‰t dŽjˆ quand j'Žtait ˆ Balbec un lot tr�s sortable de ces
expressions qui dŽc�lent immŽdiatement qu'on est issu d'une famille aisŽe, et que d'annŽe en annŽe
une m�re abandonne ˆ sa fille comme elle lui donne au fur etˆ mesure qu'elle grandit, dans les
circonstances importantes, ses propres bijoux. On avait senti qu'Albertine avait cessŽ d'�tre une
petite enfant quand un jour, pour remercier d'un cadeau qu'une Žtrang�re lui avait fait, elle avait
rŽpondu: "Je suis confuse." Mme Bontemps n'avait pu s'emp�cher de regarder son mari qui avait
rŽpondu: Ñ Dame, elle va sur ses quatorze ans.
conna”tre
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce que tu en sais ? É Ñ je le connais.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : Ñ [É] Edmond, c'Žtait bien Paulo. Nazar�de : Ñ Oui, et maintenant il a filŽ. Raymonde : Ñ Oui, mais il reviendra. Nazar�de : Ñ Qu'est-ce que t'en sais ? Raymonde : Ñ Je le connais.
Ñ bonjour É Ñ on se conna”t ?
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Ñ Bonjour ! Gaspard : Ñ Bonjour ! On se conna”t ? Margot : Ñ Vous ne me reconnaissez pas ? Gaspard : Ñ On s'est vus ˆ Rennes ? Margot : Ñ Mais non, ici hier soir, au restaurant.
Ñ �a m'Žtonnerait ! É Ñ tu ne le connais pas ! 1
¥ 1957 Ascenseur pour l'Žchafaud, film de Louis Malle
L. Ñ Si Monsieur Tavernier te trouve lˆ il va te passer une de ces raclŽes ! A. Ñ ‚a m'Žtonnerait. L. : Ñ Tu ne le connais pas !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu ne me connais pas ! 1 É Ñ je ne te connais pas, mais je te vois
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
BŽatrice : Ñ Je comprends qu'on puisse �tre comme �a, mais il faut t'en sortir. Et nous, en
tant qu'amies, on est lˆ pour t'aider. Delphine : Ñ Ne pousse pas mon cas ˆ l'extr�me. Je ne suis
pas triste. Tout va bien... BŽatrice : Ñ Mais il faut pousser les choses ˆ l'extr�me pour crever
l'abc�s. Delphine : Ñ Mais tu ne me connais pas ! Tu ne me connais pas ! BŽatrice : Ñ Je ne
te connais pas, mais je te vois.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va, merci, É je connais. 1
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Claude (versant du cafŽ dans deux bols) : Ñ C'est des scones. Je les ai faits moi-m�me. Forster : Ñ ‚a va, merci, je connais. J'ai ŽtŽ ŽlevŽ ˆ New York, par une nurse anglaise. ‚a faisait plus chic.
t'inqui�te pas É je m'y connais.
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Sol�ne : Ñ Touche pas trop [ˆ la guitare]. Gaspard : Ñ T'inqui�te pas, je m'y connais.
je n'ai rien ˆ voir avec vous É je ne vous connais pas. 2
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
[Le patron vire un employŽ.] SYNDICALISTE : Ñ Excusez-.moi. Je suis dŽlŽguŽ syndical de la boulangerie, je voudrais vous parler. PATRON : Ñ Non non, je n'ai rien ˆ voir avec vous. Je ne vous connais pas.
je dis �a É je n'y connais rien.
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Camille (buvant) : Ñ Il est bon, ce vin. Je dis �a, j'y connais rien.
vous �tes fou ! É nous ne nous connaissons pas.
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
[L'indic, au Commissaire, dans la rue.] Ñ Vous �tes seul ? Commissaire. Ñ Comment, seul ?
Indic. Ñ Personne ne veut s'occuper de cette histoire. Commissaire. Ñ HŽ ! pas si vite ! Indic. Ñ
Vous �tes fou ! Nous ne nous connaissons pas ! Commissaire. Ñ Ne faites pas votre cinŽma,
hein !
�a va, �a va, É on la conna”t ! 1
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
ALBERT [il chante]. Mais t'as compris un peu plus chaque jour / Ce que c'est que l'bonheur
mon amour ! / Sous les toits de Paris... LOUIS (tapant sur la main d'Albert qui continue ˆ battre la
mesure). ‚a va, �a va, on la conna”t ! ALBERT. Tr�s bien, vous ne l'entendrez
plus.
tais-toi É tu ne connais rien de ce que tu racontes.
¥ 1990 La campagne de CicŽron, film de Jacques Davila [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 403, 1991]
Nathalie : Ñ L'intelligence n'est pas le moyen le plus subtil, ni le plus puissant, ni le
plus appropriŽ pour s'approcher de la vŽritŽ. Fran�oise : Ñ C'est bien vrai �a ! Nathalie : Ñ
Tais-toi. Tu ne connais rien de ce que tu racontes !
il n'est pas comme �a É tu ne le connais pas. 1
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
[Pauline est dŽ�ue que Sylvain ne soit pas lˆ.] Pierre. Ñ Oh, Žcoute, tu vas pas pleurer pour
tous les petits mecs qui te posent des lapins, quand m�me! Non ? Pauline. Ñ Il n'est pas comme �a.
Tu ne le connais pas. Et puis il ne t'a rien fait.
m�le-toi de ce qui te regarde ! É tu ne le connais pas ! 1
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Ñ Ecoute, c'est pas de ta faute [si tu ne peux pas l'accompagner]. Elle t'avait
proposŽ �a par gentillesse. Elle n'avait peut-�tre pas envie de s'encombrer de toi. LŽa. Ñ M�le-toi
de ce qui te regarde ! Tu ne la connais pas !
comment peux-tu dire �a ? É tu ne me connais pas ! 1
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Alice : Ñ Vous, c'est pas pareil, on voit que vous �tes gentil. Hire : Ñ Comment pouvez-vous dire �a, vous ne me connaissez pas.
mais qu'est-ce que tu en sais ? É tu ne me connais pas ! 1
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Henri. Ñ Toi par exemple, Pierre, tu es dans le futur, une esp�ce de futur improbable, et tu ne vis pas. Pierre. Ñ Mais qu'est-ce ce que t'en sais ? Tu ne me connais pas ! Henri. Ñ Si, un peu. Je te devine.
qu'en sais-tu ? É tu ne me connais pas ! 1
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa. Ñ Toutes les filles se retournent sur lui, mais moi �a ne m'Žpate pas. Toi, je ne crois pas que ce soit ton genre. Blanche. Ñ Qu'en sais-tu ? Tu ne me connais pas !
ne dis pas n'importe quoi É tu n'y connais rien.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bŽnŽfices Žnormes et prŽf�re aller faire travailler les enfants en CorŽe. LE PATRON : Ñ Ne dites pas n'importe quoi ! Vous n'y connaissez rien !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je le connais. É c'est tout vu
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Toujours aussi fou ? JEAN. Plus que jamais. Il faut que cette fille mÕappartienne.
HELENE. Elle vous appartiendra peut-�tre. Mais de quelle mani�re ? JEAN. Nous verrons. HELENE. Mais,
mon cher Jean, je la connais. CÕest tout vu.
je le connaisÉ É c'est plus fort que lui
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 80
ELLE : Ñ C'Žtait ridicule. Je suis sžre que maintenant il s'en rend compte. Il aurait dž te
laisser t'expliquer, te laisser t'affirmer. Et lui: Ç Qui elle ? È, mais ce n'Žtait pas pour
t'Žcraser, tu saisÉ je le connaisÉ c'Žtait plus fort que lui : un simple rŽflexe. Ç Qui elle
? ÈÉ par habitudeÉ Par conformisme.
je m'y connais É tu sais
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Yolande, ˆ Henri : Ñ Personne ne t'a rien dit, mais il Žtait tr�s bon, ton canard. Je m'y connais, tu sais !
tu ne le connais pas ! 1 É ce n'est pas du tout �a
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 188
L'ami : Ñ Votre mari, ch�re amie, voulait boucher un trou. Il est consciencieux. La femme : Ñ Vous ne le connaissez pas. Ce n'est pas du tout �a. Il veut la gloire, il veut les honneurs.
tu ne me connais pas ! 1 É tu te fais de moi une idŽe compl�tement fausse
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Quand la femme qu'on aime baise avec un ami, ou quelqu'un qu'on aime bien,
c'est un peu dur, mais on arrive ˆ comprendre. Mais quand elle baise, ou se branche dans la t�te
comme vous dites, sur quelqu'un qui est tout ce qu'on dŽteste, tout ce qu'on a toujours fui, elle
vous met sur le m�me plan que lui, comme si on Žtait pareil. MARIE : Ñ Vous ne le connaissez
pas. Vous vous faites une idŽe de lui compl�tement fausse.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu le connais ? 2 É demanda-t-il s�chement
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 420
[É] En tous cas vous avez dž la voir chez Mme de Villeparisis. Ñ La marquise de Villeparisis
ˆ qui appartient le ch‰teau de Baucreux ? demanda Brichot d'un air captivŽ. Ñ Oui, vous la
connaissez ? demanda s�chement M. de Charlus. Ñ Nullement, rŽponditBrichot, mais notre coll�gue
Norpois passe tous les ans une partie de ses vacances ˆ Baucreux. J'ai eu l'occasion de lui Žcrire
lˆ.
conseil
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
si tu veux un conseil d'ami, [p]. É ˆ ta place
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. Ñ [É] je n'ai rien de particulier contre ce gar�on que je ne connais pas, mais si
tu veux un conseil d'ami, ˆ ta place je ne me fierais pas trop ˆ ce genre de petits mecs qui [É]
draguent une fille sur chaque plage [É]
content
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu seras dŽbarrassŽ É tu seras content.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Ñ Et qu'est-ce que tu comptes faire ? MADELEINE : Ñ Je me tuerai, je m'empoisonnerai. LE POLICIER : Ñ Tu es libre. Je ne t'emp�cherai pas. MADELEINE : Ñ Tu seras bien dŽbarrassŽ, tu seras content !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu es content ? 2 É �a te fait plaisir
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Georges : Ñ Vous voulez que je reste [en France] hein ? Vous voulez que je vende ? Mais �a va
pas non ? Marinette : Ñ Tu vois bien qu'en AlgŽrie, �a tourne mal. Georges : Ñ Ah t'es contente
! ‚a te fait plaisir ! T'avais tout prŽvu y a trente ans.
tu n'es pas content ? É ben qu'est-ce qu'il te faut ?
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 144
Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? demanda la chauffeur agressivement ˆ Trouscaillon [flic] qui
s'approchait. J'ai rien fait de mal. Je connais le code de la route, moi. Jamais de contredanses. Et
j'ai mes papiers. Alors quoi ? Vous feriez mieux d'aller faire marcher le mŽtro [en gr�ve] que de
venir emmerder les bons citoyens. Vous �tes pas content avec �a ? Ben, qu'est-ce qu'il vous
faut !
tu peux �tre content. 2 É tu y es arrivŽ
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 152
F. 3 : Ñ C'ŽtaitÉ il y a lˆÉ Vous avez su rendreÉ C'Žtait vraimentÉ H. 1 : Ñ Non, non, assez,
arr�tez. F. 3 : Ñ C'est d'une poŽsieÉ H. 1, rage froide et dŽsespŽrŽe : Ñ Ah, ‚a y est. Voilˆ. ‚a ne
pouvait pas manquer. Vous pouvez �tre contents. Vous y �tes arrivŽs. Tout ce que je voulais
Žviter.
continuer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est �a, c'est �a, É continue ! 3
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Quelle connasse ! Si tu crois que tu vas rester ici sans que je te touche ! Tu
vas baiser ailleurs quand je ne suis pas lˆ ? (La m�re ne rŽpond pas.) LE PéRE : Ñ Tu fais la
sainte nitouche, comme tes filles ! M�me l'autre, sur le canapŽ, jesuis sžr que Bernard il se la
saute. LA MéRE : Ñ C'est �a, c'est �a ! Continue, t'as rien trouvŽ de mieux ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a ne peut pas continuer. É j'en peux plus !
¥ 1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 388, 1989]
Catherine [ˆ son mari] : Ñ Il n'y a pas que �a. Le patron du journal a re�u des lettres. On
le menace, s'il ne se sŽpare pas de moi. Fran�ois : Ñ C'est grotesque ! Catherine : Ñ Peut-�tre mais
il y a eu trois alertes ˆ la bombe et il a dŽcidŽ de retarderla parution de mes articles. C'est elle
[ton ex-ma”tresse]. [É] Catherine : Ñ ‚a peut pas continuer comme �a ! J'en peux plus
!
�a va continuer longtemps ? É assezÉ je n'en peux plus ! arr�tez !
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 72
VOIX : Ñ Une supposition que vous seriez vieuxÉ ELLE : Ñ Mais non. VOIX : Ñ Une supposition
que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les alimentsÉ comme on en voit tant, de nos
joursÉ LUI : Ñ ‚a va continuer longtemps ? AssezÉ Je n'en peux plus. Arr�tezÉ
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
oui, oui, tu peux continuer. 2 É lui dit-elle ironiquement en esquissant le geste de quelqu'un qui vous fait la barbe
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 165
On ne peut pas dire que je fais sonner mon argent, je te dis toujours que je suis un pauvre
bougre qui n'a pas le sou. Tu as tort de le prendre comme �a, mon petit. En quoi suis-je intŽressŽ ?
Tu sais bien que mon seul intŽr�t, c'est toi. Ñ Oui, oui, tu peux continuer," lui dit-elle
ironiquement, en esquissant le geste de quelqu'un qui vous fait la barbe.
contraire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne sais pas pourquoi tu dis que [p] É tu sais tr�s bien le contraire.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 425
Ñ ƒcoutez, Basin È, disait la duchesse dont le moment de donner la rŽplique ˆ son mari Žtait
venu, Ç je ne sais pourquoi vous dites que cela peut f‰cher Palam�de, vous savez tr�s bien le
contraire. Il est beaucoup trop intelligent pour se froisser de cette plaisanterie stupide qui
n'a quoi que ce soit de dŽsobligeant.
contredire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je l'admets É je ne te contredis pas.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
BƒRENGER : Ñ Mais c'est atroce. Atroce. ƒDOUARD : Ñ Je l'admets. Je ne vous contredis pas.
convenir
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a te convient ? É Ñ parfait, parfait
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
MAXIME [il relit] : Ñ Dans l'attente de votre accord et celui du Conseil Municipal, afin que
je puisse prŽsenter au Registre du Commerce, lors de mon inscription, l'autorisation qui m'est
demandŽe. (A Alex.) ‚a te convient ? ALEX : Ñ Parfait, parfait!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'en conviens. É mais avoue que [p]
¥ 1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 157, 1975]
GRAMMONT : Ñ C'est dur [pour vous], Sacha, j'en conviens. Mais avouez que c'est en
grande partie de votre faute ! Je vous avais prŽvenu ... Votre gestion a ŽtŽ dŽsastreuse ces
derniers mois ... Il fallait cesser de jeter l'argent par les fen�tres !
correct
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est correct. 1 É �a peut aller
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 15
BƒRENGER : Ñ Etes-vous bien payŽ ? Je m'excuse, je suis peut-�tre indiscret. L'ARCHITECTE : Ñ Ne vous excusez pas, je vous en prieÉ Je suis payŽ moyennement, comme prŽvu au budget. C'est correct. ‚a peut aller.
coup
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ah �a non É tu me fais pas le coup !
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
(En face, un cafŽ Ç La Palmeraie È offre sa client�le de demi-saison, tandis que l'office du
tourisme de l'autre c™tŽ de la nationale dresse sa masse carrŽe.) ANAIS : Ñ Moi je m'arr�te lˆ, je
suis vannŽe ! ELƒNA : Ñ Ah �a non, ma vieille!... Tu me faispas le coup ! (Elle empoigne sa
sÏur et accŽl�re le pas pour dŽpasser le cafŽ.) ANAIS (d'Žvidente mauvaise foi) : Ñ Je croyais que
tu voulais boire un verre.. C'est bien un endroit pour boire un verre ! ELƒNA (grimpant au cocotier)
: Ñ Tu sais tr�s bienque c'est nul, y'a pas un pŽkin !
courage
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai une mauvaise nouvelle É il va falloir avoir du courage.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme Verligodin : Ñ Je crois que je l'ai retrouvŽ [votre chat]. ChloŽ : Ñ Oui ? Ah ben... Mme Verligodin : Ñ Il est bien noir ?... ChloŽ... Alors j'ai une mauvaise nouvelle... Il va falloir avoir du courage mon petit...
courageux
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
sois courageux. É il faut accepter
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
[Julien vient de s'entendre dire par Annie qu'elle ne l'aime plus et que l'enfant n'est pas de lui.] JEANNE : Ñ Sois courageux, mon petit... Sois courageux... Il faut accepter. ‚a passera.
coutume
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je sais bien mais É une fois n'est pas coutume.
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Monsieur de : Ñ Vous direz que vous l'[=bijou]avez retrouvŽ. Louise : Ñ C'est que je mens si mal. M. de : Ñ Oui, je sais bien, mais une fois n'est pas coutume.
cran
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
vas-y É un peu de cran...
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY. Ñ Oh mais �a suffit. Plus un geste ou je tire ! PIERRETTE. Ñ Eh bien, allez-y. Tirez!... Un peu de cran... Tirez!...
crever
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu ne trouves pas ? É tu ne vois pas que �a cr�ve les yeux ?É
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 38
H. 2 : Ñ Vous n'Žtiez pas d'accord, n'est-ce pas ? F : Ñ Bon, peut-�tre... et alors ? H. 2 :
Ñ Alors vous aviez tort. F : Ñ Tiens, vous croyez ? H. 2 :Ñ Si je le crois ? Mais j'en suis sžr.
Architort. Ce que nous disions, c'en Žtait ridicule tellement c'est Žvident... F : Ñ Je ne trouve
pas. H. 2 : Ñ Vous ne trouvez pas ? Vous ne voyez pas que �a cr�ve les yeux
?É
crime
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
faut pas dramatiser É ce n'est pas un crime.
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Eve : Ñ De toute fa�on, si Judith doit partir [ˆ cause de la loi anti-Juifs], on part toutes
ensemble. Colette : Ñ Allez ! Vous en faites pas, j'en parlerai ˆ la MarŽchale. Non mais c'est vrai.
Elle a l'air gentille. Entre femmes on devrait se comprendre. Hans : Ñ Allez ! Faut pas dramatiser.
Juif ! Juif ! C'est pas un crime, tout de m�me !
criminel
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
si �a t'amuse É �a n'a rien de criminel.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 74
[É] Mme de Franquetot tenta une dŽmarche en faveur de sa cousine qui aimait tant la musique.
Mais comme elle ne put pas obtenir pour elle une rŽponse plus explicite que ces mots : Ç Mais on
peut toujours entrer Žcouter de la musique, si �a vous amuse, �a n'a rien de criminel ! È,
Mme de Cambremer ne trouva pas l'invitation assez pressante et s'abstint.
croire
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ ah non, ne dites pas �a ! É Ñ mais si, qu'est-ce que tu crois ?
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Catherine. Ñ Au dŽbut vous m'intimidiez beaucoup [É] Maintenant vous ne me faites plus du
tout cette impression, je pense que vous �tes comme les autres. Antoine. Ñ Ah non ! Ne dites pas �aÉ
Catherine. Ñ Mais si, Antoine ! Qu'est-ce que vous croyez ?
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tiens, tu crois ? É Ñ si je le crois ? mais j'en suis sžr !
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 38
H. 2 : Ñ Vous n'Žtiez pas d'accord, n'est-ce pas ? F : Ñ Bon, peut-�tre... et alors ? H. 2 :
Ñ Alors vous aviez tort. F : Ñ Tiens, vous croyez ? H. 2 :Ñ Si je le crois ? Mais j'en suis
sžr. Architort. Ce que nous disions, c'en Žtait ridicule tellementc'est Žvident... F : Ñ Je ne
trouve pas.
Ñ tu ne me crois pas ? É Ñ je te crois toujours
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 339
Comme, lui ayant fait remarquer qu'il Žtait tard, j'ajoutais : Ç Vous ne me croyez pas
? È, elle me rŽpondit, ce qui Žtait peut-�tre vrai mais seulement depuis deux minutes et pour
quelques heures : Ç Je vous crois toujours. È
Ñ tu ne me crois pas ? É Ñ siÉ puisque tu le dis
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Actuellement Mathieu est dŽtachŽ au CNRS et, l'annŽe prochaine, il aura un poste
d'assistant ˆ Grenoble. Alors, nous n'aurons plus qu'ˆ nous marier. Natacha : Ñ Pour de vrai ?
Jeanne : Ñ Ben oui pour de vrai. Tu ne me crois pas ? Natacha : ÑSi... puisque tu le dis.
Mais �a n'a pas l'air de t'enchanter !
Ñ tu ne vas pas me croire. É Ñ dis quand m�me
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
[On fait connaissance] David. Ñ Quelle profession ? Daniel. Ñ Vous n'allez pas me croire. Vous allez me prendre pour un fou. David. Ñ Dites quand m�me. Daniel. Ñ Mon travail, c'est d'Žliminer des gens.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
sornettes É comment peux-tu croire ?
¥ 1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
[La Marquise enceinte sans savoir comment.] MARQUISE : Ñ Je voudrais savoir comment proc�de
la Nature ? Y-a-t-il possibilitŽ d'une conception inconsciente ? SAGE-FEMME : Ñ Ce ne peut �tre le
cas de Madame la Marquise ! MARQUISE : Ñ Non, non... je veux savoir en gŽnŽral. Ce phŽnom�ne est-il
dans l'ordre de la Nature ? SAGE-FEMME : Ñ Hormis la Sainte-Vierge, ce n'est arrivŽ ˆ nulle femme du
monde ! MARQUISE : Ñ Et en r�ve ? SAGE-FEMME : Ñ Sornettes !.. Comment pouvez-vous croire
?
excuse-moi É j'avais cru queÉ 2
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
PIERRE. Alors, mon premier qui Žtait pŽdŽ, c'Žtait Ro, parce que Ro baise Pierre. Mon second
qui Žtait pŽdŽ aussi, c'Žtait To, parce que To pine en bourre. (Voyant que Laurence ne rŽagit pas,
il rŽp�te en dŽtachant les syllabes.) To-pine-en-bourreÉ LAURENCE (petit rire un peu triste). Oui,
j'avais compris. PIERRE Ah bon, excuse-moi. J'avais cru queÉ
excuse-moi É je croyais. 2
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
Vincent lui prend le poignet et l'embrasse sur la bouche. Marie, surprise, a un mouvement
de recul, puis elle le repousse violemment. MARIE : Ñ Non, mais �a va pas ! Qu'est-ce qui vous
prend ? VINCENT, penaud : Ñ Excusez-moi, je croyais... MARIE, ŽnervŽe : Ñ Je viens de vous
dire que j'Žtais mariŽe...
je suis con É je drois au p�re No‘l
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Elle va s'apercevoir que c'est pas possible, on est trop habituŽs, elle ne peut pas me laisser tomber comme �a au bout de quinze ans ! ‚a fait quinze ans ! Je suis con, hein ! Je crois au p�re No‘l !
t'es incroyable, toi ! É je n'aurais pas cru �a de toi. 1
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Et l'adresse [de Germain], tu l'as eue o� ? Comment ? Anne : Ñ Je l'ai prise dans le registre o� on met le nom de tous les voleurs. Martine : Ñ T'es incroyable, toi. J'aurais jamais cru �a de toi.
qu'est-ce qui te prend ? É je ne te croyais pas comme �a !
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Ñ En admettant qu'il y ait un genre de filles qui m'attirent, tu lui corresponds beaucoup plus [que LŽa]. Blanche. Ñ Mais tu as fini avec tes flatteries ? Qu'est-ce qui te prends ? Je ne te croyais pas comme �a !
ce n'est pas la peine É on te croit. 2
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 17
Le mŽdecin : Ñ Vous voulez voir dans la lunette [astronomique] ? Marguerite : Ñ Ce n'est pas la peine. On vous croit.
ah tu en as de bonnes ! É qu'est-ce que tu crois ? 3
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 79
ELLE : Ñ Ne prends pas cet airÉ LE FILS : Ñ Quel air ? ELLE : Ñ Ne fais pas cette t�te de
bŽbŽ. LUI : Ñ Ah tu en as de bonnes ! Qu'est-ce que tu crois ? Tu crois que tu poss�des une
baguette magique pour transformer le cygne en prince charmant, le crapaud en belle princesse
?
mais arr�te É qu'est-ce que tu crois ? 3
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PéRE : Ñ Il faut pas le prendre ˆ la lŽg�re. Un rendez-vous [d'embauche] comme �a, �a se
prŽpare, on y va pas les mains dans les poches. FRANK : Ñ Mais arr�te... Qu'est-ce que tu crois
?! (il s'interrompt) Bon, papa, tu as gagnŽ. J'ai le trac. Jel'avais pas, maintenant �a y
est. T'as rŽussi ˆ me le donner. Tu es content ? LE PéRE : Ñ Ben, �a me para”t normal d'avoir un peu
le trac.
tu te trompes É si tu crois que [p]É
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU [ˆ sa fille absente] : Ñ Si tu crois que je vais t'attendre jusqu'ˆ l'aube, tu te trompes. Il faut attendre toute la nuit que mademoiselle rentre !
si je te le dis É tu ne me croiras jamais.
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
Louis XV : Ñ Eh bien, mon ami, que faites-vous lˆ ? D'o� sortez-vous ? D'o� venez-vous ? Tranche-Montagne : Ñ Si je vous le dis, vous ne me croirez jamais. Je suis tombŽ de la cheminŽeÉ Si, siÉ
comment É tu ne vas pas me faire croire que [p].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 125
Je dis ˆ AndrŽe que c'ežt ŽtŽ une grande curiositŽ pour moi si elle avait voulu me laisser la
voir, m�me simplement en se bornant ˆ des caresses qui ne la g�nassent pas trop devant moi, faire
cela avec celles des amies d'Albertine qui avaient ces gožts,et je nommai Rosemonde, Berthe, toutes
les amies d'Albertine, pour savoir. "Outre que pour rien au monde je ne ferais ce que vous dites
devant vous, me rŽpondit AndrŽe, je ne crois pas qu'aucune de celles que vous dites ait ces gožts."
Me rapprochant malgrŽ moi du monstre qui m'attirait, je rŽpondis: "Comment! vous n'allez pas me
faire croire que de toute votre bande il n'y avait qu'Albertine avec qui vous fissiez cela! Ñ
Mais je ne l'ai jamais fait avec Albertine. Ñ Voyons, ma petite AndrŽe, pourquoi nier des choses
que je sais depuis au moins trois ans, je n'y trouve rien de mal, au contraire.
�a ne va pas du tout ! É tu ne vas pas me faire croire que [p] ? !
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ñ Oui, on s'est vus lˆ-bas en face, samedi ! LŽa Ñ Oui, alors tu divagues compl�tement, hein ! ‚a ne va pas du tout ! Tu ne vas pas me faire croire que tu as vu Alexandre samedi ici !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
comment te croire ? É tu m'avais jurŽ que [p]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 179
Ç Vous faisiez cela dans cet appartement inhabitŽ de votre grand-m�re ? Ñ Oh ! non, jamais,
nous aurions ŽtŽ dŽrangŽes. Ñ Tiens, je croyais, il me semblaitÉ Ñ D'ailleurs, Albertine aimait
surtout faire cela ˆ la campagne. Ñ O� �a ? Ñ Autrefois, quand elle n'avait pas le temps d'aller
tr�s loin, nous allions aux Buttes-Chaumont, elle connaissait lˆ une maison, ou bien sous les
arbres, il n'y a personne ; dans la grotte du Petit Trianon aussi. Ñ Vous voyez bien, comment
vous croire ? Vous m'aviez jurŽ,il n'y a pas un an, n'avoir rien fait aux Buttes-Chaumont. Ñ
J'avais peur de vous faire de la peine. È
crois ce que tu veux. É �a m'est bien Žgal
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur est injustement soup�onnŽ de meurtre et de vol.) MONSIEUR. Ñ Croyez ce que vous voulez, �a m'est bien Žgal. Voilˆ.
il ne faut pas croire. É �a arrive
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 103
Elle disait tout le temps Ç Îil ! Îil ! È, c'est le cri du cÏur juif quand ils ont mal
quelque part, chez les Arabes c'est tr�s diffŽrent, nous disons Ç Kha• ! Kha• ! È et les Fran�ais Ç
Oh ! Oh ! È quand ils ne sont pas heureux, car il ne faut pas croire �a leur arrive
aussi.
je n'en crois pas mes yeux. É je ne m'y attendais plus du tout
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 53
LE VIEUX, il ouvre la porte : Ñ Oh ! madame, c'est vous ! Je n'en crois pas mes yeux, et pourtant siÉ je ne m'y attendais plus du toutÉ
je ne peux pas en croire mes yeux. É je crois que je r�ve
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 67
Puis de nouveau, il se dŽtournait vers moi et le monocle et le regard myope faisaient
allusion ˆ notre grande amitiŽ Ñ Non! vous ici, dans ce quartier o� j'ai tant pensŽ ˆ vous, je ne
peux pas en croire mes yeux, je crois que je r�ve.
qu'est-ce que tu crois ? 3 É j'en ai rien ˆ foutre
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ ƒcoute, si tu veux baiser avec Alexandre... Il ne demande que �a. VƒRONIKA : Ñ Je ne veux pas baiser. Mais qu'est-ce que vous croyez ? J'en ai rien ˆ foutre. Je n'ai pas envie d'Alexandre.
qu'est-ce que tu crois ? 3 É tu crois que [p] ? non !
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
MARIE : Ñ La vŽritŽ, c'est qu'il faut que tous les autres tournent autour de toi. La terre et tous les autres... VINCENT : Ñ C'est �a. MARIE : Ñ Mais qu'est-ce que tu crois ? Tu crois qu'ils t'aiment, les autres ?... Non !
qu'est-ce qu'il se croit ? É en voilˆ des fa�ons
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Inspecteur : Ñ Voulez-vous me montrer vos papiers. Raymonde : Ñ De quoi ? Inspecteur : Ñ Je vous dis de m'montrer vos papiers. Raymonde : Ñ Ah mais qu'est-ce qu'y se croit ? En voilˆ des fa�ons !
tu crois ? É eh bien tu te trompes
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain (ŽtonnŽ) Ñ MaisÉ vous n'aviez pas besoin de prŽtexte ! [=pour venir me parler].
Laura Ñ Vous croyez ? Eh bien, vous vous trompez. C'Žtait peut-�tre vrai hier, �a ne l'est
plus aujourd'hui. Et par votre faute ! Dr Germain Ñ Je ne comprends pas.
tu crois que [p] ? É tu t'es pas regardŽ !
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
FRANK [en garde ˆ vue] : Ñ OhŽ ! Vous croyez que je vais rester en cabane, moi, Frank Poupart ? Vous vous �tes pas regardŽs ! Z'avez entendu ?
tu ne vas pas me croire É si je te disais que [p]
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 211
Bon, vous n'allez pas me croire si je vous disais qu'elle Žtait lˆ ˆ m'attendre, dans cette salle, je ne suis pas le genre de mec qu'on attend.
tu ne veux pas me croire. É regarde (É)
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 88
Vous comprendrez plus tard, tous les deux, qui je suis. Vous regretterez. Vous ne voulez pas me croire. Regardez toutes les dŽcorations que j'ai.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ droite :
je croyais. 2 É dit-il lŽg�rement sans plus s'excuser de son erreur (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 331
"Je vous ai dit, lui rŽpondis-je, que Mme de Cambremer Žtait la sÏur d'un ingŽnieur, M.
Legrandin. Je ne vous ai jamais parlŽ de M. de Charlus. Il y a autant de rapport de naissance entre
lui et Mme de Cambremer qu'entre le Grand CondŽ et Racine. Ñ Ah! je croyais" dit Ski
lŽg�rement sans plus s'excuser de son erreur que quelques heures avant de celle qui avait failli
nous faire manquer le train.
croyable
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas croyable ! É comment est-ce possible ?
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Salva : Ñ Mais �a fait un trou deÉ Simon : Ñ Six cent millions ! Mathelin : Ñ C'est pas croyable ! Comment est-ce possible ?
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
des regards d'Žtonnement, de dŽnŽgation qui signifiaient : É ah c'est pas croyable, hein !
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 311
Plein d'une mŽlancolique ironie, Swann les regardait Žcouter l'interm�de de piano [É] et
suivre le jeu vertigineux du virtuose, Mme de Franquetot anxieusement, les yeux Žperdus comme si les
touches sur lesquelles il courait avec agilitŽ avaient ŽtŽ une suite de trap�zes d'o� il pouvait
tomber d'une hauteur de quatre-vingt m�tres, et non sans lancer ˆ sa voisine des regards
d'Žtonnement, de dŽnŽgation qui signifiaient : Ç Ce n'est pas croyable, je n'aurais jamais
pensŽ qu'un homme pžt faire cela. È [É]
curieux
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
c'est curieux ! É dit[-il] ŽtonnŽ
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 242
Ainsi Brichot, ce soir, ce n'est rien: je l'ai vu, vous savez, chez moi, Žblouissant, ˆ se
mettre ˆ genoux devant; eh bien! chez les autres, ce n'est plus le m�me homme, il n'a plus d'esprit,
il faut lui arracher les mots, il est m�me ennuyeux." Ñ C'est curieux! dit Forcheville
ŽtonnŽ.
curiositŽ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
comme �a, pour rien, É par curiositŽ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fiancŽ] de toute fa�on ? Denis : Ñ Comme �a, pour rien, par curiositŽ.
comme �a É simple curiositŽ.
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Ñ J'aimerais savoir o� on va. Comme �a. Simple curiositŽ.
dŽbarrasser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
allez, �a suffit ! É dŽbarrasse le plancher !
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 209
Me comporter de la sorte avec une femme. Avec elle ! Allez, �a suffit, que je dŽbarrasse le plancher et qu'elle n'entende surtout plus parler de moi.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
dŽbarrasse le plancher ! É que je n'entende plus parler de toi !
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 209
Me comporter de la sorte avec une femme. Avec elle ! Allez, �a suffit, que je dŽbarrasse le plancher et qu'elle n'entende surtout plus parler de moi.
tu seras bien dŽbarrassŽ. 2 É tu seras content
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Ñ Et qu'est-ce que tu comptes faire ? MADELEINE : Ñ Je me tuerai, je m'empoisonnerai. LE POLICIER : Ñ Tu es libre. Je ne t'emp�cherai pas. MADELEINE : Ñ Tu seras bien dŽbarrassŽ, tu seras content !
dŽbrouiller (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu ne veux pas m'aider ? É Ñ dŽbrouille-toi tout seul.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Je crois qu'il faut changer les draps. MARIE : Ñ Eh bien changez-les. ALEXANDRE : Ñ Vous ne voulez pas m'aider ? MARIE : Ñ DŽbrouillez-vous tout seul.
dŽconner
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ sans dŽconner ? É Ñ je te jure !
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Ñ Attends ! Attends ! Y'a deux mecs y'a deux pompiers qui sont montŽs sur le toit. Chtak !!! Ils l'ont cueilli comme une fleur ! C'Žtait super ˆ voir ! Client : Ñ Sans dŽconner ? Carlos : Ñ J'te jure !
dŽfendre 1
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il n'est pas dŽfendu de [É], É que je sache
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 166
Il toucha lŽgŽrement son chapeau et dit au journaliste : "Monsieur, est-ce que vous voudriez
bien jeter votre cigare, la fumŽe fait mal ˆ mon ami" [É] Ñ Il n'est pas dŽfendu de fumer,
que je sache ; quand on est malade, on n'a qu'ˆ rester chez soi" ditle journaliste.
dŽfendre 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
t'as raison É dŽfends-toi ! 1
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ñ Y a aucun respect ici ! Radia : Ñ C'est toi qui parles de respect ? Si tu veux qu'on te respecte, tu respectes les autres, d'accord ? Pauv' Ç barbu È ! Setti : Ñ T'as raison, dŽfends-toi !
dŽgožter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en ai marre É tu me dŽgožtes.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ J'en ai marre. Vous me dŽgožtez. Vous ne faites jamais rien pour personne. Il faut toujours tout faire pour vous. Allez baiser avec le monde entier. Vous me dŽgožtez. Vous �tes un sale.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu me dŽgožtes. É tu es comme tous les mecs
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Mais enfin... elle est pas vulgaire !... Et puis c'est toi qui m'a jetŽ dans ses
bras. Margot : Ñ Alors �a, c'est le comble ! Tu n'as m�me pas le courage de tes opinions J'avais
bien raison de parler de rempla�ante ! Tu me dŽgožtes. Tu es comme tous les mecs : tu ne vois
pas plus loin que ta petite vanitŽ, tu ne prends pas de risques, il suffit qu'une fofolle te tombe
dessus pour que tu te prennes pour le roi des tombeurs. Je me demande vraiment ce que je fais avec
toi !
tu me dŽgožtes. É tu es un sale
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ J'en ai marre. Vous me dŽgožtez. Vous ne faites jamais rien pour personne. Il faut toujours tout faire pour vous. Allez baiser avec le monde entier. Vous me dŽgožtez. Vous �tes un sale.
dŽgueulasse
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu es vraiment dŽgueulasse. É tu aurais pu [t'arranger]
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Alice : Ñ Allez, viens, on va marcher, j'ai besoin d'air, je suis restŽe enfermŽe toute la journŽe, moi. Emile : Ñ Ecoute Alice... Heu... Alice : Ñ T'es vraiment un dŽgueulasse, t'aurais pu t'arranger !
dŽjˆ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je t'ai dŽjˆ dit que [p]. É c'est pas possible, �a !
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Qu'est-ce que vous faites dans le porteau ? je vous ai dŽjˆ dit de pas marcher dedans. C'est pas possible, �a !
dŽlirer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est du dŽlire !É É il faut te faire soigner
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bŽnŽfices Žnormes et
prŽf�re aller faire travailler les enfants en CorŽe. LE PATRON : Ñ Ne dites pas n'importe quoi !
Vous n'y connaissez rien ! MADAME ARNOUX : Ñ Vous savez que c'est lavŽritŽ. LE PATRON : Ñ
ƒcoutez, c'est du dŽlire ! Il faut vous faire soigner ! Vous dŽlirez totalement, et vous
commencez ˆ me faire chier...
demain
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
demain il fera jour. É et la nuit porte conseil
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
DICTON. Ñ Ah ! c'est curieux, tout de m�me, Tisane qu'a disparu, Monsieur qu'a disparu, I'argent qu'a disparu, sans compter le vieux qu'on a assommŽ. Ah ! Demain, il fera jour et la nuit porte conseil.
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
demain il fera jour. É comme dit la sagesse populaire
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 240
Je p�se des tonnes. Le sommeil grŽsille derri�re les yeux, mais d�s ce soir je serai casŽ et, comme dit la sagesse populaire, demain il fera jour.
demander
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu pourrais me remercier É Ñ je ne t'ai rien demandŽ.
¥ 1966 Trois enfants dans le dŽsordre, film de LŽo Joannon
Ñ ZoŽ a brossŽ ton costume et je t'ai cirŽ les souliers. Tu pourrais nous remercier ! Ñ Mais je t'ai rien demandŽ, moi !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ est-ce que je peux te demander quelque chose ? É Ñ essaie toujours
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Marie. Ñ Georges, est-ce que je peux encore te demander quelque chose ? Georges. Ñ Essaie toujours. Marie. Ñ Je voudrais que tu me prennes dans tes brasÉ et que tu me serres tr�s fortÉ
Ñ je ne te demande pas ton avis. É Ñ c'est pour �a que je te le donne
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Charlotte : Ñ Vous savez, ce n'est pas si facile d'Žlever un enfant toute seule. Forster : Ñ
Eh ben, fallait pas le faire ! Charlotte : Ñ Mais je ne vous demande pas votre avis ! Forster
: Ñ C'est pour �a que je vous le donne.
Ñ je peux te demander quelque chose ? É Ñ bien sžr
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
Viviane. Ñ Je peux vous demander quelque chose ? David [prof de guitare]. Ñ Bien sžr.
Viviane (revenant avec une camŽra vidŽo qu'elle est allŽe chercher derri�re David et se pla�ant
devant lui l'Ïil collŽ au viseur) Ñ J'aimerais filmer vos mains quandvous jouez... David. Ñ Si vous
voulez.
Ñ je te demande si [p]. É Ñ �a te regarde ?
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond [ˆ Kenel qui importune RenŽe]. Ñ C'est fini ? Je vous demande si c'est fini. Kenel. Ñ ‚a vous regarde ? Edmond. Ñ Parce que si c'est pas fini �a va commencer. Kenel. Ñ Je vous cause pas, je cause ˆ RenŽe.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É j'ai quelque chose ˆ te demander.
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Monsieur de : Ñ Excusez-moi, j'ai quelque chose ˆ vous demander Louise : Ñ Mais je ne
comprends pas, le baron attend. M. de : Ñ Oh, il attendra ! Ne vous inquiŽtez pas. Voulez-vous me
donner vos boucles d'oreille, je vous prie ?
attends, �a va pas ? É je ne t'ai rien demandŽ.
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
LE TYPE : Ñ Vous �tes sžre qu'on ne s'est pas vu lˆ-bas ? On a eu une conversation super-cool
sur la tŽlŽvision. Je suis rŽalisateur de tŽlŽvision. Tu m'as dit que tu me trouvais cool pour un
rŽalisateur de tŽlŽ. JULIETTE : Ñ ‚a m'Žtonnerait. J'ai horreur des mecs cool, des conversations
super-cool, de tout ce qui est cool en gŽnŽral et des rŽalisateurs de tŽlŽvision en particulier. LE
TYPE : Ñ ‚a fait un peu sourire ce que vous dites lˆ. JULIETTE : Ñ Eh ben souris, connard. LE TYPE:
Ñ Attends. ‚a va pas ? Je t'ai rien demandŽ. C'est toi qui viens me chercher alors tu
m'insultes pas. C'est toi la connasse.
fous-moi la paix É je ne te demande rien. 2
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
Julien (inquisiteur). Ñ Tu veux pas me dire o� elle est ta m�re ? Bonnet. Ñ Elle est en zone
libre. Julien. Ñ Y a plus de zone libre. Bonnet. Ñ Je sais. Fous-moi la paix ! Je te demande
rien, moi... Je sais pas o� elle est. Elle m'a pas Žcrit depuis trois mois.
casse-toi, É je t'ai rien demandŽ.
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Alexandre [ˆ Richard qui renifle comme s'il venait de pleurer]. Ñ Richard ! Qu'est-ce qu'il y
a ? Richard : Ñ Casse-toi, je t'ai rien demandŽ. Alexandre : Ñ T'es malade ? Qu'est-ce qui
t'arrive ? Richard : Ñ Non je suis pas malade. Allez va-t-en.
tu m'Žcoutes ? É je te demande [qu- p].
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Yvette [en visite, ˆ son fils] : Ñ Basile ! Pourquoi t'es parti ? O� tu vas avec ta carriole
? Tu pourrais me rŽpondre, si tu crois que c'est facile ! Je travaille, moiÉ tu sais, je vais
bient™t l'avoir l'appartement, y aura plus de probl�me, je te reprendrai avec moiÉ t'entends ce que
je te dis ? C'est pas la peine que je me cr�ve ˆ prendre un appartement si t'as pas envie de venir !
Basile, Tu m'Žcoutes ? Je te demande o� tu vas !
non É je te le demande. 3
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
GILBERTE : Ñ Excuse-moi il faut que j'y aille. ALEXANDRE : Ñ Je viens avec toi. GILBERTE : Ñ Non. Je te le demande.
tais-toi É on ne te demande pas ton avis.
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 186
[Mme Verdurin ˆ Odette qui veut lui prŽsenter Swann] Ñ Mais voyons, est-ce qu'on peut refuser
quelque chose ˆ une petite perfection comme �a ? Taisez-vous, on ne vous demande pas votre
avis, je vous dis que vous �tes une perfection.
je ne sais pas É t'as qu'ˆ lui demander. 1
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
LEON : Ñ Liv, elle reste longtemps ? CHRIS : Ñ Je sais pas. T'as qu'ˆ lui demander.
ce n'est pas ce qu'on dit É tu n'as qu'ˆ demander un peu ˆ 2
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Ñ Silien est un type correct. Gilbert : Ñ Ce n'est pas ce qu'on dit ˆ Paris. Tu n'as qu'ˆ demander un peu ˆ Maurice : Ñ Silien est mon ami ! Et il emmerde tout le monde.
c'est impossible É tu ne peux pas me demander �a.
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
DOMINlQUE. Ñ Est-il vrai, Renaud, qu'il est d'usage ici de prŽparer la chambre nuptiale et de
la laisser ouverte ˆ tout venant longtemps avant le jour des noces ? RENAUD. Ñ Oui..., c'est vrai...
c'est l'usage... DOMINlQUE. Ñ Jolie coutume. J'aimerais beaucoup voir cette chambre... RENAUD. Ñ
Maintenant ? DOMINlQUE. Ñ Oui. RENAUD. Ñ Mais c'est impossible... Vous ne pouvez pas me demander
cela ! DOMINlQUE, souriante. Ñ Pourquoi ?
tout ce que je vous dis est vrai É vous n'avez qu'ˆ demander aux 2
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Mammy : Ñ Mais si, Monsieur le Brigadier, tout ce que je vous dis est vrai. Vous n'avez qu'ˆ demander aux locataires.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas ce qu'on te demande. É on te demande juste si [tu l'as vu]
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ Ah Djamel, toi qui habites lˆ-haut t'aurais pas vu un petit chat, noir avec une
tache blanche sur le dos... [É] Djamel : Ñ Moi, j'sais pas, moi... C'est pas moi, hein ! Mme Dubois
: Ñ Ben oui, c'est pas �a ce qu'on te demande, on te demande juste si tu l'as vu ? Djamel : Ñ
Ah, j'l'ai pas vu.
je n'en demandais pas tant. É c'est tropn merci
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 98
H. 1 : Tu es ignoble. F.1 : Ignoble. Moi! Vous savez, je vais vous dire: je l'ai toujours
senti, depuis le dŽbut, mais je n'arrivais pas ˆ mettre le doigt dessus. Il me fallait absolument.
que quelqu'un me diseÉ que �a porte un nom. Et maintenantÉ oh quel soulagement. C'est un ti�de. Un
indiffŽrent. Amorphe. Et Dante! Et l'Apocalypse! Oh, je n'en demandais pas tant. C'est trop.
Merci.
je ne te demande pas ton avis. É je te donne un ordre
¥ 1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 388, 1989]
Fran�ois : Ñ Vous viendrez me voir ˆ la fin du cours. Mathilde : Ñ C'est pas possible, je
dois passer voir la conseill�re. Fran�ois : Ñ Je vous excuserai. Mathilde : Ñ Je dois aussi passer
voir l'intendant et puis je dois aller... Fran�ois : Ñ Non je nevous demande pas votre avis,
je vous donne un ordre.
je ne te demande rien. 2 É de quoi te m�les-tu ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne. Ñ C'est vrai que je te trouve charmante et je suis tr�s intuitive, je devine les gens. Blanche. Ñ Mais je ne te demande rien ! De quoi te m�les-tu ?
je te demande de [la lire]. É je te le demande
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Ñ Je vous ai attendue tous les jours en pensant que vous ne viendriez jamais. AGNES. Ñ
Je ne viens pas ˆ votre rendez-vous: je vous apporte une lettre. JEAN. Ñ Une lettre ? C'est donc des
choses dŽsagrŽablesÉ AGNES. Ñ Tr�s dŽsagrŽables. JEAN. Ñ Alors, je la refuse. AGNES. Ñ Je vous
demande de la lire. Je vous le demande. JEAN. Ñ Je la jette ? AGNES. Ñ Oh ! Non
!
je voulais te demander... É je voudrais savoir
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 9
H. 1 : Ñ ƒcoute, je voulais te demander... C'est un peu pour �a que je suis venu... je voudrais savoir... que s'est-il passŽ ? Qu'est-ce que tu as contre moi ?
on te demande si [p]. É eh bien, tu dors ?
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L. Ñ Y a un signal d'alarme, lˆ-dessus ? A. : Ñ ... L. Ñ Oh ! on te demande si y a un signal d'alarme !É Eh ben ? Tu dors ?
demander (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
enfin, je te dis �a, É je me demande. 2
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
La m�re. Ñ Tu vis toute seule alors depuis un mois compl�tement ? Marie. Ñ Oui. La m�re. Ñ Remarque, je te comprends, quoique, enfin brefÉ enfin, je te dis �a, je me demandeÉ Marie. Ñ Ah non, je t'assure, ne te demande pas.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je me demande pourquoi [p]. É c'est tout de m�me dr™le
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ Je me demande pourquoi il nous a convoquŽs tous les deuxÉ C'est tout de m�me dr™leÉ
dŽp�cher (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je t'en prie É dŽp�che-toi !
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE, affolŽe : Ñ Bonjour, excusez-moi, j'ai un probl�me, mon mari a disparu et je...
Ma”tre-nageur sauveteur : Ñ Calmez-vous, madame... Il est allŽ se baigner ? MARIE : Ñ Oui, je
crois... [É] MNS : Ñ Sur cette plage ? MARIE : Ñ Non, plus loin sur la plage sauvage. MNS : Ñ Vous
savez que c'est hors du secteur de surveillance. MARIE : Ñ Oui je sais, mais je vous en prie,
dŽp�chez-vous, il faut faire quelque chose !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
dŽp�che-toi ! É il faut faire quelque chose
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE, affolŽe : Ñ Bonjour, excusez-moi, j'ai un probl�me, mon mari a disparu et je...
Ma”tre-nageur sauveteur : Ñ Calmez-vous, madame... Il est allŽ se baigner ? MARIE : Ñ Oui, je
crois... [É] MNS : Ñ Sur cette plage ? MARIE : Ñ Non, plus loin sur la plage sauvage. MNS : Ñ Vous
savez que c'est hors du secteur de surveillance. MARIE : Ñ Oui je sais, mais je vous en prie,
dŽp�chez-vous, il faut faire quelque chose !
dŽpendre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en sais rien É �a dŽpend.
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Femme de chambre. Ñ Vous gardez encore la chambre. Charles. Ñ OuiÉ Je n'en sais rienÉ Cela dŽpendÉ Peut-�tre encore plusieurs jours.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a dŽpend. É je sais pasÉ
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Ñ Dis donc ManuÉ toi qui es un homme de jugementÉ qu'est-ce que tu ferais ˆ ma place ? [É] Est-ce que tu penses que je peux lui faire confiance ? Manu. Ñ ‚a dŽpendÉ Je sais pasÉ C'est pour quoi faire ?
dŽranger
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je ne veux pas vous dŽranger É Ñ �a ne me dŽrange pas.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 123
Ñ Vous avez fini avec la chambre ? Ñ Ah ! ta gueule, tu n'es pas le ma”tre ici. Ñ Oui, j'ai
fini, et je venais pour payer. Il vaut mieux que vous payiez au patron. Maurice, va donc le
chercher. Ñ Mais je ne veux pas vous dŽranger. Ñ ‚a ne me dŽrange pas.
Ñ je te dŽrange ? É Ñ mais oui, tu me dŽranges.
¥ 1935 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 2012, p. 137
[É] elle a beaucoup de courses samedi, elle a prŽfŽrŽ venir ce soir plut™t que de me voir
f‰chŽ par un retard possible. Ç Je te dŽrange ? Ñ Mais oui, tu me dŽranges. Ñ Je vais m'en
aller. Ñ Tu me dŽranges mais tu vas tout de m�me entrer. È
Ñ je te prie de m'excuser, maisÉ É Ñ tu ne me dŽranges pas.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur se l�ve.) MONSIEUR. Ñ Je vous prie de m'excuser, maisÉ TONKIN. Ñ Oh ben, tu ne
nous dŽranges pas, tu sais. MONSIEUR. Ñ Oui, je vois, faut que j'aille ˆ la ferme, j'ai besoin
de voir ma chambre. TONKIN. Ñ Eh bien, c'est ca, va voir ta chambre.
Ñ excuse-moi É Ñ tu ne me dŽranges pas du tout.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 20
BƒRENGER : Ñ Excusez-moi, Monsieur l'Architecte, je vous emp�che de faire votre service...
L'ARCHITECTE, au tŽlŽphone : Ñ All™ ? (A BŽrenger.) Mais non... J'ai rŽservŽ une heure pour vous
faire visiter le quartier. Vous ne me dŽrangez pas du tout.
Ñ je ne veux pas te dŽranger É Ñ tu ne me dŽranges pas du tout.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 111
BƒRENGER : Ñ La concierge ne m'a pas dit que vous m'attendiez. ƒDOUARD : Ñ Sans doute ne
m'a-t-elle pas aper�u, je m'excuse, je ne savais pas qu'il fallait lui demander la permission de
rentrer chez vous. Ne m'aviez-vous pas dit que ce n'Žtait pas indispensable ? Mais si vous ne voulez
pas de ma visite... BƒRENGER : Ñ Je ne veux pas dire cela. Votre prŽsence me fait toujours plaisir.
EDOUARD : Ñ Je ne veux pas vous dŽranger. BƒRENGER : Ñ Vous ne me dŽrangez pas du
tout.
Ñ ne te dŽrange pas É Ñ tu ne me dŽranges pas du tout, au contraire.
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ [Ici] c'est pas un endroit pour dormir ! J'en connais un. Jeanne : Ñ O� �a ?
Natacha : Ñ Chez moi, ˆ Paris, dans le onzi�me. Mon p�re n'est jamais lˆ. Sa chambre est libre.
Jeanne : Ñ Non, ne vous dŽrangez pas. [É] Natacha : Ñ Vous ne me dŽrangez pas du tout, au
contraire.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a ne me dŽrange pas du tout, Žcoute. É Ñ je voulais te demanser si je pouvais [resterÉ]
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Ga‘lle : Ñ Dis donc, j'ai essayŽ de te joindre toute la journŽe. Je voulais te demander si je
pouvais rester encore deux jours jusqu'ˆ dimanche soir ou plut™t lundi matin parce que... Jeanne : Ñ
Oui, �a ne me dŽrange pas du tout, Žcoute.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je t'assure É �a ne me dŽrange pas.
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Le p�re. Ñ Tu veux que je te ram�ne ? Richard : Ñ Non, �a va. Le p�re (il lui touche le
bras). Ñ Allez viens je te ram�ne. Richard : Ñ Non, je vais rentrer tranquillement. Le p�re. Ñ Allez
viens. Allez viens, je te ram�ne. Richard : Ñ Mais non, �a va tefaire faire un dŽtour. Le p�re. Ñ
Non, non je t'assure, �a ne me dŽrange pas.
pardonne-moi É j'ai ŽtŽ dŽrangŽ.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 92
Mais j'Žtais obligŽ d'interrompre un instant [la conversation tŽlŽphonique] et de faire des
gestes mena�ants car Fran�oise [É] entrait immŽdiatement chez moi d�s que j'Žtais en train d'en
faire d'assez secr�tes [=des communications] pour que je tinsse particuli�rement ˆ les lui cacher.
Quand elle fut enfin sortie de la chambre [É], Ç Pardonnez-moi, dis-je ˆ AndrŽe [=ˆ qui le Narrateur
tŽlŽphone], j'ai ŽtŽ dŽrangŽ. È
je veux bien mais É je ne voudrais pas te dŽranger.
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
David. Ñ Je peux vous offrir un verre ? L'homme. Ñ Je veux bienÉ mais je ne voudrais pas vous dŽranger. David. Ñ Vous plaisantezÉ
je prŽf�re (É) É si �a ne te dŽrange pas
¥ 1980 Diva, film de Jean-Jacques Beinex [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 408, 1991]
Alba : Ñ Ta bande, tu la prends ou tu la reprends pas ? Jules : Ñ Non, je prŽf�re que vous la gardiez si �a vous dŽrange pas.
je prŽfŽrerais (É) É si �a ne te dŽrange pas
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
BONY : Ñ Bon, ben Žcoute, j'vais t'faire une bonne tasse de cafŽ... �a ira mieux apr�s, hein ! CORA : Ñ J'prŽfŽrerais un bon bain, si �a te dŽrange pas.
allons, ouste ! dŽguerpis, É tu nous dŽranges
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 66
LE FILS : Ñ Ah, rien que de lÕentendre est au-dessus de ses forces. ‚a lui donne chaud,
n'est-ce pas ? Elle a envie de se boucher les oreillesÉ de se cacherÉ LUI, se rŽveillant : Ñ Mais
qu'est-ce qui se passe ? Mais o� est-on ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Qui Ç elle È, d'abord ?
De qui parles-tu ? Allons, ouste, dŽguerpis, tu nous dŽranges.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a ne me dŽrange pas. É au contraire, �a me fait plaisir
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj08
[ˆ propos de l'entretien] (237)Fj8 : Ñ euh: puis je peux dire ce que je pense/ sans qu'on me tape sur les doigts (rire) EF(Fj8) : Ñ oui oui/ oui �a me/ moi �a me dŽrange pas/ au contraire/ �a me fait plaisir.
�a ne me dŽrange pas É je n'ai rien ˆ faire
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Denis, ˆ Henri : Ñ ‚a ne me dŽrange pas de vous donner un petit coup de main, j'ai rien ˆ faire ce soir.
je ne veux pas te dŽranger plus longtemps. É au revoir
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Ñ Je ne veux pas vous dŽranger plus longtempsÉ Au revoir. LA LOI. Ñ Au revoir Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ñ Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance. MONSIEUR. Ñ Moi, de m�me.
je ne voudrais pas te dŽranger. É �a me g�ne
¥ 1966 Trois enfants dans le dŽsordre, film de LŽo Joannon
A. : Ñ Je vais vous installer au premier. L. (air affectŽ) Ñ Oh je ne voudrais pas vous dŽrangerÉ ‚a me g�neÉ
si je te dŽrange, É je peux repartir tout de suite
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : Ñ Oh quelle surprise ! mais... mais on ne vous attendait que samedi, cher ami !
Pierre : Ñ Oh mais excusez-moi. Si je vous dŽrange, je peux repartir tout de suite ! Arlette
: Ñ Oh vous plaisantez ! Asseyez-vous, je vous en prie ! Pierre : Ñ Vous �tes blen
aimable.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
est-ce que je ne te dŽrange pas ? 1 É demanda-t-elle timidement
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 435
Mme Cottard resta donc debout ˆ parler ˆ M. de Charlus et ˆ son mari. [É] brusquement le
docteur [Cottard] fron�a le sourcil, ce que je ne lui avais jamais vu faire, et sans consulter M. de
Charlus, en ma”tre : Ç Voyons, LŽontine, ne reste donc pas debout, assieds-toi. Ñ Mais est-ce que
je ne vous dŽrange pas ? È demanda timidement Mme Cottard ˆ M. de Charlus, lequel surpris du ton
du docteur n'avait rien rŽpondu. Et sans lui donner cette seconde fois le temps, Cottard reprit avec
autoritŽ : Ç Je t'aidit de t'asseoir. È
Ñ avec glose du contenu de l'expression, ˆ droite :
je te dŽrange ! 4 É comme si c'Žtait un crime de la part de celui qu'on dŽrange
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 161
Ë une nouvelle faute de prononciation que commit le baron, la douleur et l'indignation de la
duchesse augmentant ensemble, elle dit au baron : Ç Palam�de ! È sur le ton interrogatif et exaspŽrŽ
des gens trop nerveux qui ne peuvent supporter d'attendre une minute et, si on les fait entrer tout
de suite en s'excusant d'achever sa toilette, vous disent am�rement, non pour s'excuser mais pour
accuser : Ç Mais alors, je vous dŽrange ! È comme si c'Žtait un crime de la part de celui
qu'on dŽrange.
dŽranger (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu n'as besoin de rien ? É Ñ ne te dŽrange pas.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 86
Ils sont tr�s reconnaissants. Ils me demandent : Ç Vous n'avez besoin de rien Madame ? È Ç Vous n'avez besoin de rien, Docteur ? È Ç Ne vous dŽrangez pas È, je leur rŽp�te.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ne te dŽrange pas. É Ñ ah, tu plaisantes !
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Au revoir mon vieux. Pierre : Ñ Mais je te raccompagne ! Marcel : Ñ Ne te dŽrange donc pas. Pierre : Ñ Ah tu plaisantes, mon cher vieux !
Ñ ne te dŽrange pas. É Ñ si si �a me fait plaisir
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
MADAME AUPHAL : Ñ Vous �tes gentille. Vous ne voulez pas qu'on boive quelque chose d'un peu plus corsŽ ? VOIX PAMELA : Ñ Non, non, merci, ne vous dŽrangez pas. MADAME AUPHAL : Ñ Si, si, �a me fait plaisir...
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas la peine É ne te dŽrange pas.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Ñ Je ne veux pas vous dŽranger plus longtempsÉ Au revoir. LA LOI. Ñ Au revoir
Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ñ Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance.
MONSIEUR. Ñ Moi, de m�me. INSTITUTEUR. Ñ J'esp�re que nous nous reverrons bient™t. MONSIEUR. Ñ Mais
certainement. [É] LA LOI. Ñ Je vous accompagne Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ñ Ce n'est
pas la peine, ne vous dŽrangez pas, je connais le chemin. Au revoir.
laisse É ne te dŽrange pas.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 48
LE VIEUX, il se baisse pŽniblement pour ramasser un objet invisible que la Dame invisible a laissŽ tomber : Ñ LaissezÉ ne vous dŽrangez pasÉ je vais le ramasserÉ
non non merci É ne te dŽrange pas.
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
MADAME AUPHAL : Ñ Vous �tes gentille. Vous ne voulez pas qu'on boive quelque chose d'un peu plus corsŽ ? VOIX PAMELA : Ñ Non, non, merci, ne vous dŽrangez pas. MADAME AUPHAL : Ñ Si, si, �a me fait plaisir...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne te dŽrange pas. É j'y vais
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 262
Mais vous n'avez pas l'air bien et vous allez avoir froid dans cette pi�ce si humide, dit-il
en poussant pr�s de moi une chaise. Puisque vous �tes souffrant, il faut faire attention, je vais
aller vous chercher votre pelure. Non, n'y allez pas vous-m�me, vous vous perdrez et vous aurez
froid. Voilˆ comme on fait des imprudences, vous n'avez pourtant pas quatre ans, il vous faudrait
une vieille bonne comme moi pour vous soigner." "Ne vous dŽrangez pas, Baron, j'y vais,"
dit Brichot, qui s'Žloigna aussit™t [É]
derri�re
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
si tu as une idŽe derri�re la t�te É c'est pas la peine
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
Yannick : Ñ Je te raccompagne. Solange : Ñ J'habite loin, tu sais. Yannick : Ñ C'est pas grave... Solange : Ñ Si tu as une idŽe derri�re la t�te, c'est pas la peine.
dŽsagrŽable
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est excessivement dŽsagrŽable. É �a ne devrait pas arriver
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 130
[É] sa col�re prit un autre cours quand il m'aper�ut ; marchand droit au patron : Ç Qui
est-ce ? Qu'est-ce que �a signifie ? È murmura-t-il d'une voix basse mais courroucŽe. Le patron,
tr�s ennuyŽ, expliqua que ma prŽsence n'avait aucune importance, quej'Žtais un locataire. Le jeune
homme en smoking ne parut nullement satisfait par cette explication. Il ne cessait de rŽpŽter : Ç
C'est excessivement dŽsagrŽable, ce sont des choses qui ne devraient pas arriver ; vous savez
que je dŽteste �a, et vous ferez si bien que je ne remettrai plus les pieds ici. È
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
ce ne doit pas �tre dŽsagrŽable. É dit-il en se frottant les mains
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 538
Ñ [É] M. le marquis devrait �tre mort ; il n'a survŽcu que gr‰ce ˆ des lavements d'huile
camphrŽe. Ñ Taisez-vous, esp�ce d'idiot, cria le duc au comble de la col�re. Qu'est-ce qui vous
demande tout �a ? Vous n'avez rien compris ˆ ce qu'on vous a dit. Ñ Ce n'est pas ˆ moi, c'est ˆ
Jules. Ñ Allez-vous vous taire ? hurla le duc, et se tournant vers Swann : Quel bonheur qu'il soit
vivant ! Il va reprendre des forces peu ˆ peu. Il est vivant apr�s une crise pareille. C'est dŽjˆ
une excellente chose. On ne peut pas tout demander ˆ la fois. ‚a ne doit pas �tre dŽsagrŽable
un petit lavement d'huile camphrŽe, dit le duc, en se frottant les mains.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
c'est bien dŽsagrŽable. É dit-il avec un air de satisfaction
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 213
Dites-moi, ma bonne tante, demanda M. de Guermantes ˆ Mme de Villeparisis, qu'est-ce que ce
monsieur assez bien de sa personne qui sortait comme j'entrais ? Je dois le conna”tre parce qu'il
m'a fait un grand salut, mais je ne l'ai pas remis, vous savez,je suis brouillŽ avec les noms, ce
qui est bien dŽsagrŽable, dit-il d'un air de satisfaction.
dŽsoler
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pas grave É je suis dŽsolŽ. 1
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu tr�s en retard.] VICTOR : Ñ Mais on vous cherchait partout ! Que s'est-il passŽ ? MATHIEU : Ñ C'est pas grave. Je suis dŽsolŽ. Ce n'est rien, presque rien du tout !
c'est un malentendu É je suis dŽsolŽ. 1
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Ñ Il semble qu'il y ait un malentenduÉ Je suis dŽsolŽÉ Tout ˆ l'heure je vous ai piquŽ par erreur [=injection d'un calmant] mais c'est la faute de MonsieurÉ
si j'avais su É je suis dŽsolŽ. 2
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche. Ñ Aaal-lo ?É LŽa ?! Comment vas-tu ? Ben, �a va bienÉ T'excuser de quoiÉ Tu ne m'as pas laissŽ tomber ! (SŽrieuse, prŽoccupŽe.) Quoi ?!É Oh Žcoute, si j'avais su, je suis dŽsolŽe !É
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
dŽsolŽ É je suis dŽsolŽ
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
M. RŽmy : Ñ DŽsolŽ... Je suis dŽsolŽ de vous vendre ce bijou une seconde fois. M. de : Ñ Ne vous excusez pas, j'en suis enchantŽ.
je suis dŽsolŽ É mais �a me fait plaisir
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Oui. J'adore les mŽt�ques. J'adore baiser avec les mŽt�ques. Et �a me fait
plaisir aussi. Je suis dŽsolŽe mais �a me fait plaisir. Toujours. ALEXANDRE : Ñ Ne soyez pas
dŽsolŽe. Mais alors, qu'est-ce que vous faites avec moi ?
je suis dŽsolŽ. 1 É c'est une mŽprise
¥ 1957 Ascenseur pour l'Žchafaud, film de Louis Malle
L. Ñ Excusez-nous, madame Carala, je suis dŽsolŽ, c'est une mŽprise etÉ A. Ñ Oh la la ! arr�te ton char.
je suis dŽsolŽ. 1 É je ne l'ai pas fait expr�s
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Ñ Je suis dŽsolŽ, Monsieur Milan, je ne l'ai vraiment pas fait expr�s.
je suis dŽsolŽ. 1 É je ne peux pas
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE. Ñ Qu'est-ce que tu fais, ce soir ? MARION. Ñ Rien de spŽcial, je rentre. ARLETTE. Ñ
Alors, je t'invite ˆ d”ner. MARION. Ñ Je suis dŽsolŽe, je ne peux pas. ARLETTE. Ñ Mais enfin,
Marion, tu ne peux pas passer toutes tes soirŽes, seule, comme �a. MARION. Ñ Je dois rentrer, je
rentre.
dessin
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas la peine de me faire un dessin, �a va, j'ai compris ! É �a va j'ai compris
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
A•cha : Ñ L'Arbi [lui a apportŽ une lettre], et alors Pierrot tout de suite il est descendu,
et puis apr�s RŽgis il remonte. Et Pierrot je l'attends, voilˆ, c'est tout (...) PŽpŽ (il sort) : Ñ
Ce n'est pas la peine de me faire un dessin, �a va, j'ai compris [que c'Žtait un pi�ge] !
Allez hop !
dŽvaliser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'ai plus grand-chose É j'ai ŽtŽ dŽvalisŽ.
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
HŽl�ne de Portes : Ñ Bonjour ! est-ce qu'on peut dŽjeuner ? L'aubergiste : Ñ Je n'ai plus grand-choseÉ la moitiŽ a ŽtŽ dŽvalisŽeÉ
devenir
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
qu'est-ce que tu deviens ? É il y a longtemps qu'on ne te voit plus
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Qu'est-ce que tu deviens ? Il y a longtemps qu'on ne te voit plus. JESSA : Ñ J'Žtais aux ƒtats-Unis. Mais je suis de retour depuis six mois dŽjˆ.
deviner
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ devine ! 2 É Ñ oh mais vas-y, dis-le
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
JOSYANE. Ñ Ah dis donc !... J'oubliais de te dire le principal ! ALPHONSE. Ñ Quoi ? JOSYANE. Ñ Devine ! ALPHONSE. Ñ Oh mais vas-y, dis-le ! JOSYANE. Ñ On nÕest plus tout seuls dans la tour...
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je le savais É je l'avais devinŽ.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth. Ñ L'homme qui est en bas, c'est mon plus grand ennemi. A•cha. Ñ Je le savais, je l'avais devinŽ ˆ son premier regard.
devoir 2, v.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est excessivement dŽsagrŽable É ce sont des choses qui ne devraient pas arriver. 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 130
[É] sa col�re prit un autre cours quand il m'aper�ut ; marchand droit au patron : Ç Qui
est-ce ? Qu'est-ce que �a signifie ? È murmura-t-il d'une voix basse mais courroucŽe. Le patron,
tr�s ennuyŽ, expliqua que ma prŽsence n'avait aucune importance, quej'Žtais un locataire. Le jeune
homme en smoking ne parut nullement satisfait par cette explication. Il ne cessait de rŽpŽter : Ç
C'est excessivement dŽsagrŽable, ce sont des choses qui ne devraient pas arriver ; vous savez
que je dŽteste �a, et vous ferez si bien que je ne remettrai plus les pieds ici. È
tout est de ma faute É je n'aurais jamais dž [faire a].
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
Fanfan [condamnŽ ˆ la pendaison] : Ñ Ah, non ! Ne pleure pas. Je n'ai pas ŽtŽ condamnŽ ˆ te
voir pleurer, moi. Allons, souris. Veux-tu me sourire ! Adeline : Ñ Tout est de ma faute. Je
n'aurais pas dž te dŽfier. Pourquoi m'as-tu ŽcoutŽe, Fanfan ?
�a me fait tr�s plaisir, mais É tu n'aurais pas dž ! 2
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Ñ Il te pla”t pas [mon cadeau] ? LEO : Ñ Si... Mais... il fallait pas !... T'as pas ˆ
m'acheter des trucs pareils ! CORA : Ñ T'es pas obligŽ de le mettre. LEO : Ñ Mais il me pla”t !...
C'est pas �aÉ CORA : Ñ S'il te pla”t pas, je peux le donner ˆquelqu'un d'autre ! LEO : Ñ Bon, Žcoute
! J'me suis mal exprimŽ ! ‚a me fait tr�s plaisir, mais t'aurais pas dž !... Tu comprends ?
CORA : Ñ Non !
merci É tu n'aurais pas dž ! 2
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
Maryl�ne. ÑTe voilˆ entrŽe dans ta dix neuvi�me annŽe ! (Maryl�ne sort un cadeau joliment
enveloppŽ de sur ses genoux et le tend ˆ Pomme.) Alors, tiens. Pomme. Ñ C'est pour moi ? Maryl�ne. Ñ
Ben, prends-le, �a ne va pas te mordre ! (Pomme de face, dŽfaitle paquet et en sort un pull-over
noir, elle se mord les l�vres d'Žtonnement.) Pomme. Ñ Merci ! T'aurais pas dž ! (Pomme, le
pull dans ses mains va embrasser Maryl�ne sur le sommet de la t�te pour la remercier.) Tu es
vraiment gentille !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je n'aurais pas dž [faire a]. É je ne pouvais pas savoir
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Lui. Ñ J'aurais pas dž te laisser sortir tout ˆ l'heure [=elle a eu un accident] [É] Je pouvais pas savoir.
tu n'aurais pas dž ! 1 É je t'avais averti
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Le Roi : Ñ [É] Il croyait que nous Žtions des chats et que les chats Žtaient autre chose. Un
beau jour, tout de m�me, il a dž se dire qu'il devait sortir. Le gros chien des voisins l'a tuŽ. [É]
Marie, ˆ Marguerite : Ñ Tu n'aurais pas dž laisser la porte ouverte ; je t'avais
avertie.
tu n'aurais pas dž ! 1 É je te l'avais bien dit
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadŽmicien qui a ŽchouŽ au baccalaurŽat] : Ñ Tu n'aurais pas dž te prŽsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les consŽcrations, tu n'es jamais satisfait.
tu sais ce que tu devrais faire ? É si tu Žtais gentil
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Louise : Ñ Vous savez ce que vous devriez faire, ce soir, si vous Žtiez gentil
? Adrien : Ñ Non... Louise : Ñ Vous emm�neriez RenŽe au cinŽma... Elle s'ennuie cette
petite... �a lui changerait les idŽes... (...) Allez la chercher ˆ la cuisine, vous lui ferez
plaisir.
devoir 3, v.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
dites-moi ce que je vous dois É faites-moi le compte
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 165
Jean : Ñ [É] J'ai repris mes forces. Je vous dis au revoir. Je vous salue amicalement. Je
vous remercie de nouveau ; dites-moi ce que je vous dois, faites-moi le compte, s'il vous
pla”t. Fr�re Tarabas : Ñ Ce n'est pas grand-chose. Cela ne doit pas �tregrand-chose.
difficile
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas difficile. 1 É tu n'as qu'ˆ (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 54
Comment ! vous ne savez pas faire renvoyer quelqu'un qui vous dŽpla”t ? Ce n'est pas
difficile. Vous n'avez, par exemple, qu'ˆ cacher les choses qu'il faut qu'il apporte ; alors, au
moment o� ses patrons sont pressŽs, l'appellent, il ne trouve rien, ilperd la t�te ; ma tante vous
dira, furieuse apr�s lui : Ç Mais qu'est-ce qu'il fait ? È Quand il arrivera en retard, tout le
monde sera en fureur et il n'aura pas ce qu'il faut.
dire
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ et tu ne me l'as pas dit ! É Ñ ben, je te le dis.
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
GILBERT : Ñ Au fait, je t'ai pas dit. Mon divorce. Suzanne. Rajeunie, aux anges. Elle a vu l'avocat. ‚a y est. ALEX : Ñ Et tu me l'as pas dit ! GILBERT : Ñ Ben, je te le dis.
Ñ tu dis �a, t'as pas de preuves É Ñ du moment que je te le dis !
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ : Ñ Y a des pendules qui marquent deux heures, qui en sonnent quatre et il est midi
moins le quart, ben ton ami RŽgis, il est comme �a. Il sonne faux. Pierrot : Ñ Tu dis �a, t'as pas
de preuves. PŽpŽ : Ñ Du moment que je te le dis, �a suffit !
Ñ t'aurais quand m�me pu me dire, hein ! É Ñ eh ben, je te le dis
¥ 1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 147, 1974]
CLEMENT : Ñ De toute fa�on, le quinze, moi... je ferme... Le grand acteur fait ses adieux au
public. NICOLAS : Ñ Qu'est-ce que �a veut dire ? CLEMENT : Ñ J'entre chez Panzani. Tu sais, le
parrain de Rose. Il m'avait promis, et �a marche. Je vais m'occuper de P.L.V. NICOLAS : Ñ Et
qu'est-ce que c'est que �a ? CLEMENT : Ñ Ben, c'est la publicitŽ sur lieux de vente. Tr�s marrant.
NICOLAS : Ñ C'est bien, mais t'aurais quand m�me pu me dire, hein. CLEMENT : Ñ Eh ben, je te le
dis...
Ñ tu ne m'as jamais dit que [tu l'aimais] É Ñ eh ben je te le dis, voilˆ.
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Lo•c [amoureux de FŽlicie] : Ñ Rien ne t'oblige ˆ te lier ˆ un homme que tu n'aimes pas.
FŽlicie : Ñ Mais j'aime Maxence ! Je t'ai toujours dit que je l'aimais et que c'Žtait pour cela que
je n'acceptais pas qu'il reste avec sa nana, m�me s'il disait qu'il n'y avait plus rien entre eux.
Lo•c : Ñ Tu ne m'as jamais dit que tu l'aimais. FŽlicie : Ñ Eh ben, je te le dis,
voilˆ.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a te dit ? É Ñ faut voirÉ
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
PACO : Le cousin de GuŽna‘lle se marie ˆ la fin de la semaine ˆ Pont-l'AbbŽ. Et y a un bal ˆ la salle des f�tes. ‚a te dit ? NINO : Faut voir. Il y aura du monde ? PACO : Plein de monde. Musique, et ˆ manger, et ˆ boire...
Ñ �a te dit ? É Ñ non, t'es gentil, maisÉ
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
ƒmile : Ñ Je t'invite ˆ boire un verre chez moi, �a te dit ? Sabine : Ñ Non t'es gentil, maisÉ
Ñ il faut que je te dise quelque chose. É Ñ tu m'inqui�tes
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Magali : Ñ Maman, faut que je te dise quelque chose d'important. Jeannette : Ñ Tu m'inqui�tes.
Ñ je sais pas quoi te dire. É Ñ ben tu ne dis rien
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
[Vincent a besoin d'argent.] FRAN‚OIS : Ñ Merde, c'est con !... Merde, merde, merdeÉ Si seulement tu m'avais demandŽ �a... Quel jour on est ?... Je sais pas quoi te dire. VINCENT : Ñ Ben, tu dis rien...
Ñ je te l'avais dit. É Ñ tu l'avais dit, tu l'avais ditÉ tu as toujours tout dit !
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
(Agn�s est dŽprimŽe.) Mme D. Ñ Agn�s, quÕest-ce que tu as ? AGNES. Ñ Il y a que tout est
impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman,
explique-moi. Je nÕy comprends rien. Est-ce que la vie consiste ˆ porter Žternellement le poids
d'une erreur qu'on a commise ? C'est injuste. Mme D. Ñ On t'a reconnue. J'en Žtais sžre, je te
lÕavais dit. AGNES. Ñ Tu lÕavais dit, tu lÕavais dit... Tu as toujours tout dit. Non, non.
L‰chons tout, jÕabandonne.
Ñ qu'est-ce que tu dirais si je [faisais a] ? 2 É Ñ ne dis pas de b�tises !
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
Fran�ois. Ñ Qu'est-ce que vous diriez si je partais au maquis ? Madame Quentin. Ñ Ne
dis pas de b�tises. Tu dois passer ton bachot. Fran�ois. Ñ Le bachot, le bachot ! Il y a des choses
plus importantes... Julien vous a dit qu'il voulait �tre babasse ?
Ñ qu'est-ce qui te fait dire �a ? É Ñ c'est juste une intuition
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Ñ Disons que je ne lui dŽplais pas trop. [É] Jean. Ñ Et qu'est-ce qui te fait dire �a ? Antoine. Ñ C'est juste une intuition.
Ñ qu'est-ce qui te fait dire �a ? É Ñ mon intuition
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Ñ Il y a des gens qui perdent en vieillissant. Toi, tu es du genre qui gagne. Gaspard : Ñ Qu'est-ce qui te fait dire �a ? Margot : Ñ Mon intuition... fŽminine ou pas.
Ñ qui t'a dit que [p] ? É Ñ j'ai pas dit �a
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
(Georges et Marie ont rompu.) LOUISE. Ñ J'ai un peu parlŽ ˆ Marie ce matinÉ Elle n'est pas heureuse non plusÉ GEORGES. Ñ Qui t'a dit que j'Žtais malheureux ? LOUISE. Ñ J'ai pas dit �a...
Ñ qui t'a dit que [p] ? É Ñ mon petit oiseau
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
VISEUX. Ñ Et pourquoi est-ce qu'ils n'auraient pas un ch‰teau, les mineurs ?É Tu devrais
demander au bureau, c'est eux qui font les listes pour la fosseÉ ‚a ne te dirait rien d'y passer ta
lune de miel ? GEORGES. Ñ Qui t'a dit que je me mariais ? VISEUX. Ñ Mon petit oiseau.
GEORGES. Ñ Ben ton p'tit oiseau, il s'fout dedans.
Ñ qui te dit que [p] ? É Ñ attends, tu ne veux pas que [p] ?
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
ƒmile : Ñ Ben arr�te, si tu veux avoir une chance de la rŽcupŽrer... Henri : Ñ Qui te dit que je veux la rŽcupŽrer ? ƒmile : Ñ Attends, tu veux pas la rŽcupŽrer ? Henri : Ñ Si. ƒmile : Ñ Bon alors O.K.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
bien sžr É ˆ qui le dis-tu ?
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 73
VOIX : Ñ Vous ne connaissez pas votre bonheur. ELLE : Ñ Mais si. VOIX : Ñ Bien sžr.. ˆ qui le dites-vous ? On est tout fiers, dans le fond, n'est-ce pas ?
bien sžr ! Žvidemment ! É �a va sans dire.
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
SABINE : Ñ Dis, pendant ces trois jours, Antoine, tu me seras fid�le ? ANTOINE : Ñ Fid�le? Bien sžr ! Evidemment ! ‚a va sans dire ! quelle question !
pourquoi tu me regardes comme �a ? É c'est pour moi que tu dis �a ?
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Ñ Les affaires de Goupi ne regardent que les Goupi, surtout si par malheur
l'assassin est un Goupi. TONKIN. Ñ Mais, pourquoi que tu me regardes comme �a ?É C'est pour moi
que tu dis �a, dis ?... Attention Mes Sous ! MES SOUS. Ñ Justement, jefais attention. MAINS
ROUGES. Ñ Les Goupi ne se mangent pas entre eux. Allez, du calme.
vas-y franchement É dis-moi ce que tu as ˆ me dire.
¥ 1983 L'homme qui aimait deux femmes, film de Philippe Defrance [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 302, 1983]
JULIE : Ñ Tu sais ce qu'elle m'a dit, Jane [ma fille] ? PAUL : Ñ Non ! JULIE : Ñ Elle m'a dit
: Ç Paul, il est tr�s sympathique mais je ne vois pas pourquoi tu as quittŽ New York [pour lui]. È
PAUL : Ñ Bon, vas-y franchement, dis-moi ce que tu as ˆ me dire ! JULIE : Ñ On s'Žloigne
Paul... On s'Žloigne.
ce n'est rien É dis-toi juste que [p].
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY. Ñ Je voudrais vous dire merci, pour votre discrŽtion... Pas pour moi, pour mes filles... PIERRETTE. Ñ Ce n'est rien. Dites-vous juste que c'est un geste de complicitŽ fŽminine.
ah c'est �a ? É il fallait le dire ! 2
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 168
LE VIEILLARD : Ñ Il fallait le dire, que vous cherchiez la serviette de votre ami, avec les preuves. Je sais o� elle est.
si ce n'est que cela É il fallait le dire ! 2
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 46
DANY [secrŽtaire], ˆ l'architecte : Ñ Je suis dŽcidŽe ˆ partir, Monsieur, j'ai besoin
de vacances. Je suis fatiguŽe. L'ARCHITECTE, mielleux. : Ñ Si ce n'est que cela, il
fallait le dire. On peut s'arranger. Voulez-vous trois jours de permission ?
je ne savais pas É il fallait me dire. 2
¥ 1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
ROBERT : Ñ Je savais pas... il fallait me dire si c'Žtait trop dur... Avec toi,
j'avais l'impression que je pouvais aller tr�s loin... mais tu sais, je peux t'attacher moins
sŽv�rement ... ou m�me on peut faire l'amour tout ˆ fait normalement ...
c'est un enfant É il ne sait pas ce qu'il dit. 2
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Contr™le de la milice] Fran�ois (entre ses dents). Ñ Collabos ! Mme Quentin (ŽnervŽe). Ñ Tais-toi Fran�ois ! Milicien. Ñ C'est toi qui a dis �a ? Mme Quentin. Ñ C'est un enfant. Il ne sait pas ce qu'il dit.
ne l'Žcoute pas, il est fous, É il ne sait pas ce qu'il dit. 3
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 156
H. 1, gŽmissant : Ñ PitiŽ. Ne l'Žcoutez pas. Il est fou. Il ne sait pas ce qu'il dit.
�a alors É je me disais aussiÉ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Betty et Denis (=amants], �a alors ! Je me disais aussiÉ toujours ˆ bavasser tous les deux, lˆÉ
pardon É je ne dirai plus rien. 1
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 145
Elle sentit que son scepticisme venait de heurter ˆ l'aveugle une volontŽ. Elle s'en excusa, me dit en m'embrassant: "Pardon, je ne dirai plus rien."
lˆ tu vois É je ne lui fais pas dire.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 81
Ç Mais c'est vrai, je n'ai aucune raison de cacher que j'avais une sinc�re affection pour Charles [Swann] ! Ñ Lˆ, vous voyez, je ne lui fais pas dire. Et apr�s cela, il pousse l'ingratitude jusqu'ˆ �tre dreyfusard ! È
je ne sais pas É je ne peux pas te le dire. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 131
BƒRENGER [il fouille dans la serviette d'ƒdouard] : Ñ Qu'est-ce que c'est que cela ? ƒDOUARD
: Ñ ‚a m'a l'air d'une bo”te, n'est-ce pas ? BƒRENGER : Ñ En effet. Qu'est-ce qu'il y a de dedans ?
ƒDOUARD : Ñ Je ne sais pas, je ne sais pas. Je ne peux pas vous le dire.
tu es fou É je t'ai dŽjˆ dit de ne pas [É].
¥ 1984 Les capricieux, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 328, 1984]
PELAGIE : Ñ Mademoiselle Diane ! Diane ! Vous �tes folle ! Je t'ai dŽjˆ dit de ne pas coucher dehors passŽ la mi-aožt !
tu ne peux pas faire attention ? É je t'avais dit de pas [faire a].
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ?
tu n'aurais pas dž [te prŽsenter] É je te l'avais bien dit.
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadŽmicien qui a ŽchouŽ au baccalaurŽat] : Ñ Tu n'aurais pas dž te prŽsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les consŽcrations, tu n'es jamais satisfait.
j'en Žtais sžr É je te l'avais dit.
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
(Agn�s est dŽprimŽe.) Mme D. Ñ Agn�s, quÕest-ce que tu as ? AGNES. Ñ Il y a que tout est
impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman,
explique-moi. Je nÕy comprends rien. Est-ce que la vie consiste ˆ porter Žternellement le poids
d'une erreur qu'on a commise ? C'est injuste. Mme D. Ñ On t'a reconnue. J'en Žtais sžre, je te
lÕavais dit. AGNES. Ñ Tu lÕavais dit, tu lÕavais dit... Tu as toujours tout dit. Non, non.
L‰chons tout, jÕabandonne.
tu vois É je te l'avais dit.
¥ 1980 Diva, film de Jean-Jacques Beinex [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 408, 1991]
Le vieux monsieur : Ñ Garance ! [Ne mise] pas sur l'as de pique, �a porte malheur ! [Elle joue et gagne, mais le forain se fait poignarder.] Le vieux monsieur : Ñ Tu vois, je te l'avais dit, allez, viens.
qu'est-ce qu'on a dit ? É on a dit que qu'on [occupait l'usine]
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
UN GRƒVISTE : Ñ Eh les gars, les discussions �a a assez durŽ. Qu'est-ce qu'on a dit ? On a dit qu'on occupait l'usine ! ‚a commence ˆ bien faire !
bien sžr, bien sžr É on dit �a ! 2
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Yves [qui demande ˆ �tre admis dans lÕŽcole des voleurs]. Ñ Bon, vraiment Monsieur, y'a pas
d'espoir ? Mais j'suis pr�t ˆ faire n'importe quoi. J'suis pas exigeant moi ! Aristide [le
directeur]. Ñ Bien sžr, bien sžr, on dit �a. Ah oui, oui, oui, mais,pas d'papiers, pas
d'domicileÉ
pourquoi tu le prends comme �a ? É on ne peut rien dre ! 2
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
[Dispute.] Natacha : Ñ Vous �tes tortueux les uns et les autres ! Jeanne : Ñ Natacha !... Natacha pourquoi tu le prends comme �a ? On ne peut rien dire !...
ne te f‰che pas comme �a É on ne peut rien te dire. 2
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud : Ñ Tu commences ˆ m'emmerder lˆ ! Dollabella : Ñ ƒcoute Pierre ne te f‰che pas comme �a. On ne peut rien te dire sans que tu te mettes tout de suite en col�re.
excuse-moi mais je voudrais comprendre É qu'est-ce que �a veut dire ? 2
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Excusez-moi mais je voudrais comprendre. Qu'est-ce que c'est que votre dŽmarche ? Qu'est-ce que �a veut dire ?
tu entends ? É qu'est-ce que j'ai dit ? 2
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 135
Le professeur : Ñ La chose la plus. comment dirais-je ? la plus paradoxale, oui, c'est le
mot, la chose la plus paradoxale, c'est qu'un tas de gens qui manquent compl�tement d'instruction
parlent ces diffŽrentes langues. Vous entendez ? Qu'est-ce que j'ai dit ? L'Žl�ve : Ñ É
parlent ces diffŽrentes langues ! Qu'est-ce que j'ai dit ?
mais qu'est-ce qu'il y a ? É qu'est-ce que j'ai dit ? 3
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 152
H. 1, rage froide et dŽsespŽrŽe : Ñ Ah, �a y est. Voilˆ. ‚a ne pouvait pas manquer. Vous
pouvez �tre contents. Vous y �tes arrivŽs. Tout ce que je voulais Žviter. (GŽmissant.) Je ne voulais
ˆ aucun prix. Mais (rageur) vous �tes donc aveugles. Vous �tes donc sourds. Vous �tes totalement
insensibles. (Se lamentant.) J'ai fait ce que j'ai pu pourtant, je vous ai prŽvenus, j'ai essayŽ de
vous retenir, mais il n'y a rien ˆ faire, vous foncezÉ comme des brutes. Voilˆ. Soyez contents
maintenant. F. 3: Ñ Mais qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Mais contents de quoi
?
que je suis sotte É qu'est-ce que je dis ? 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 336
[Mme Cottard s'Žtait assoupie. Elle se rŽveille.] Ç Mon bain Žtait bien comme chaleur,
murmura-t-elle, mais les plumes du dictionnaireÉ s'Žcria-t-elle en se redressant. Oh ! mon Dieu, que
je suis sotte ! Qu'est-ce que je dis ? je pensais ˆ mon chapeau,j'ai dž dire une b�tise, un
peu plus j'allais m'assoupir, c'est ce maudit feu. È Tout le monde se mit ˆ rire car il n'y avait
pas de feu.
�a y est ! É qu'est-ce que je disais ? 2
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Lecouvreur : Ñ Je vous mettrai au courant. [É] Si �a vous dit, ma proposition [=d'�tre femme de mŽnage] É Louise : Ñ ‚a y est, qu'est-ce que je disais? Mon idŽe c'est son invention!
mais tu es fou ! É qu'est-ce que tu dis ? 2
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
Louise appara”t, la mine dŽconfite. Elle se met soudain ˆ crier. LOUISE. Ñ Madame !... Madame
!... GABY. Ñ Qu'y a-t-il ? LOUISE, bouleversŽe. Ñ Monsieur... Monsieur... c'est affreux... Monsieur
est mort, sur son lit. Avec un couteau plantŽ dans le dos. GABY. Ñ Mais vous �tes folle...
Qu'est-ce que vous dites ?
je te jure É tel que je te le dis.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 128
Ç Dites donc, baron, vous n'allez pas me faire croire que quand j'Žtais gosse, je regardais
par le trou de la serrure mes parents s'embrasser. C'est vicieux, pas ? Vous avez l'air de croire
que c'est un bourrage de cr‰ne, mais non, je vous jure, tel que je vous le dis.
È
qu'est-ce que tu fous ? É tu m'avais dit que tu [me donnerais un coup de main].
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Paul [ˆ Charles encore au lit]. Ñ Qu'est-ce que tu fous ? Tu m'avais dit que tu me donnerais un coup de main, ce matin.
je ne te comprends plus É tu ne sais pas ce que tu dis. 3
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 239
Daisy : Ñ Il n'y a pas de raison absolue. C'est le monde qui a raison, ce n'est pas toi, ni
moi. BŽrenger : Ñ La preuve, c'est que je t'aime autant qu'un homme puisse aimer une femme. Daisy :
Ñ Dr™le d'argument ! BŽrenger : Ñ Je ne te comprends plus, Daisy. Ma chŽrie, tu ne sais plus ce
que tu dis ! L'amour ! l'amour, voyons, l'amourÉ
tais-toi, ce n'est pas possible É tu ne sais pas ce que tu dis. 3
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
ANNE. Ñ Je vous en supplie, ne riez pas comme cela, d'un rire aussi triste. GILLES. Ñ
Pourquoi ? Vous voudriez peut-�tre que je fonde en larmes, que je me roule ˆ vos pieds.... parce que
vous m'aimez ? ANNE. Ñ Gilles, je vous aime et je sais que vous m'aimez aussi. GILLES. Ñ Ouvrez bien
grande cette oreille... si jolie... si finement ourlŽe..., si agrŽable ˆ caresser... Ecoutez bien
ceci. Anne, mon amie, je ne vous aime pas. ANNE, incrŽdule, mais dŽsolŽe. Ñ Taisez-vous, ce nÕest
pas possible, vous ne savez plus ce que vous dites.
tais-toi É tu ne sais pas ce que tu dis. 3
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 273
"En tout cas il n'Žtait pas joli, joli!" dit Brichot, lequel, affreux, se croyait bien et
trouvait facilement les autres laids. "Taisez-vous, dit le Baron, vous ne savez pas ce que vous
dites, dans ce temps-lˆ il avait un teint de p�che et, ajouta-t-il en mettant chaque syllabe
sur une autre note, il Žtait joli comme les amours.
mais pourquoi É tu peux me le dire ? 1
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ñ Ce sont des idŽes b�tes de petite fille. Et puis... c'est quelque chose que je ne peux pas te dire ˆ toi. Surtout ˆ toi. Fabien Ñ Surtout ˆ moi ? Mais pourquoi ? Tu peux me le dire ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
apr�s tout, ce que j'en dis, É moi j'm'en fous.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 56
Ñ C'est une fugue qu'elle est en train de faire cette gosse. Une fugue ! Ñ C'est gai, murmura
Gabriel. Ñ Vous n'avez qu'ˆ prŽvenir la police. Ñ ‚a ne me dit rien, dit Gabriel d'une voix tr�s
affaiblie. Ñ Elle rentrera pas toute seule. Ñ On sait jamais. /Gridoux haussa les Žpaules. Ñ
Apr�s tout, ce que j'en dis, moi j'm'en fous.
�a va sans dire. É quelle question
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
SABINE : Ñ Dis, pendant ces trois jours, Antoine, tu me seras fid�le ? ANTOINE : Ñ Fid�le? Bien sžr ! Evidemment ! ‚a va sans dire ! quelle question !
ce que j'en dis, c'est pour toi. É c'est un conseil
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Lui. Ñ Tu as appris ˆ peler les oranges ? Elle. Ñ Appris quoi ? Lui. Ñ A peler les oranges. Non ? Ben tu aurais dž, �a te servira, lˆ-bas [=en prison]. Ce que j'en dis, tu sais, c'est pour toi. C'est un conseil.
c'est moi qui te le dis. É je t'en rŽponds
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 74
[É] elle Žtait indignŽe qe M. de Cambremer, ˆ son ‰ge, fžt dans un Žtat-major, elle qui de
tout homme qui n'allait pas chez elle disait : Ç O� est-ce qu'il a encore trouvŽ le moyen de se
cacher celui-lˆ ? È et si on affirmait que celui-lˆ Žtait en premi�re ligne depuis le premier jour,
rŽpondait sans scrupule de mentir ou peut-�tre par habitude de se tromper : Ç Mais pas du tout, il
n'a pas bougŽ de Paris, il fait quelque chose d'ˆ peu pr�s aussi dangereux que de promener un
ministre, c'est moi qui vous le dis, je vous en rŽponds, je le sais par quelqu'un qui l'a vu
È
comment peux-tu dire que [p] ? É tu n'en sais rien
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 277
Ç Ah ! je ne sais pas, c'est tr�s possible È, dit Fran�oise qui Žtait lˆ et qui entendait
pour la premi�re fois le nom de Charcot comme celui de Boulbon. Mais cela ne l'emp�chait nullement
de dire : Ç C'est possible. È Ses Ç c'est possible È, ses Ç peut-�tre È, ses Ç je ne sais pas È
Žtaient exaspŽrants en pareil cas. On avait envie de lui rŽpondre : Ç Bien entendu que vous ne le
saviez pas puisque vous ne connaissez rien ˆ la chose dont il s'agit ; comment pouvez-vous m�me
dire que c'est possible oupas, vous n'en savez rien ? En tout cas maintenant vous ne pouvez pas
dire que vous ne savez pas ce que Charcot a dit ˆ du Boulbon, etc., vous le savez puisque nous vous
l'avons dit, et vos "peut-�tre", vos "c'est possible" ne sont pas de mise puisque c'est certain.
È
comment tu peux dire un truc pareil ? É tu n'as rien compris !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Et mon plus grand dŽfaut, c'Žtait quoi ?. Fran�ois : Ñ Je sais pas. Martine : Ñ
Si, dis-le, �a pourrait m'aider. Fran�ois : Ñ IndiffŽrente. Martine : Ñ IndiffŽrente ? Comment tu
peux dire un truc pareil ? T'as rien compris hein ?
il fallait le dire directement. 2 É au lieu de faire toutes ces salades
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
[Rosette est acceptŽe dans la chambre.] CHRIS : Ñ Alors il va falloir que tu t'installes.
ROSETTE : Ñ J'ai mon sac. CHRIS : Ñ Ah, t'as amenŽ tes affaires dŽjˆ ! T'avais prŽvu ton coup ?
ROSETTE : Ñ Oui !... J'en Žtais sžre, c'est �a ! CHRIS : Ñ Fallait le dire directement au
lieu de faire toutes ces salades !
je ne sais pas si je dois le dire. É mais tant pis
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Vous voulez savoir, disons, le fond de ma pensŽe... Je ne sais pas si je dois le dire, mais tant pis. Eh bien, en fin de compte, ˆ part cette question d'‰ge, je ne vous trouve pas tellement diffŽrent de Mathieu.
je ne te dis pas que [p]. É comprends au moins ce que je dis
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 464
[Mme de Guermantes dit de la mani�re dont Charlus manifeste le deuil de sa femme que "ce
n'est pas un deuil de mari."] Ce n'est pas pour dire du mal du pauvre MŽmŽ [=Charlus] [É], reprit la
duchesse, je reconnais qu'il est bon comme personne, il est dŽlicieux, il a une dŽlicatesse, un cÏur
comme les hommes n'en ont pas gŽnŽralement. C'est un cÏur de femme, MŽmŽ ! Ñ Ce que vous dites est
absurde, interrompit vivement M. de Guermantes. MŽmŽ n'a rien d'effŽminŽ, personne n'est plus viril
que lui. Ñ Mais je ne vous dis pas qu'il soit effŽminŽ le moins du monde. Comprenez au moins
ce que je dis, reprit la duchesse.
je t'avais dit de [m'attendre]. É tu te fous de moi, lˆ !
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
GERMAINE. Ñ Viens vite, j'ai peur. J'entends des bruits dans le thމtre. RAYMOND. Ñ
T'inqui�te pas, Germaine, je vais voir. [É] Y'a quelqu'un, lˆ ? Y'a quelqu'un ? [É] Ben, quÕest-ce
que tu fais lˆ, toi ? Ben, Martine, par o� tÕes entrŽe ? MARTINE. Ñ Parla porte. RAYMOND. Ñ Je
t'avais dit de m'attendre dehors. Mais, Martine, tu te fous de moi, lˆ !
je te dis �aÉ É je me demandeÉ
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
La m�re. Ñ Tu vis toute seule alors depuis un mois compl�tement ? Marie. Ñ Oui. La m�re Ñ
Remarque, je te comprends, quoique, enfin brefÉ enfin, je te dis �a, je me demande ... Marie.
Ñ Ah non, je t'assure, ne te demande pas.
je te dis �aÉ É tu fais comme tu veux
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ C'est cher, un cafŽ dix francs [au Pause-CafŽ], vous imaginez ? Dix francs !
Vous �tes folle [de le frŽquenter], tandis que le petit cafŽ, lˆ, quatre francs, c'est aussi bien,
'fin je vous dis �a, vous faites comme vous voulez.
je te l'avais bien dit. É il ne fallait pas
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadŽmicien qui a ŽchouŽ au baccalaurŽat] : Ñ Tu n'aurais pas dž te prŽsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les consŽcrations, tu n'es jamais satisfait.
mais je te le dis, É je le sais
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 71
Mais non, il est Prussien, disait la Patronne. Mais je vous le dis, je le sais, il nous l'a assez rŽpŽtŽ qu'il Žtait membre hŽrŽditaire de la Chambre des seigneurs de Prusse et Durchlaucht.
mais qu'est-ce que je te dis ! É tu le sais aussi bien que moi
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 513
[Charlus parle de son salon] En somme, c'est bien. ‚a pourrait peut-�tre �tre mieux, mais
enfin ce n'est pas mal. N'est-ce pas, il y a de jolies choses, le portrait de mes oncles, le roi de
Pologne et le roi d'Angleterre, par Mignard. Mais qu'est-ce queje vous dis, vous le savez
aussi bien que moi, puisque vous avez attendu dans ce salon.
on dit �a ! 2 É c'est facile !
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Donati : Ñ J'ai une chose importante ˆ dire ˆ cette dame ! EmployŽ : Ñ Je regrette,
Monsieur, mais c'est impossible. Donati : Ñ Mais je suis diplomate. EmployŽ : Ñ Oui, on dit �a,
ah, ah ! C'est facile ! Votre passeport !
on le dit toujours 2 É je voudrais bien voir �a !
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 138
Le professeur : Ñ Marie ! Qu'est-ce que �a veut dire ? Pourquoi ne venez-vous pas ! Quand je
vous demande de venir, il faut venir. (Il rentre, suivi de Marie.) C'est moi qui commande,
vous m'entendez. La bonne : Ñ Ne vous mettez pas dans cet Žtat, Monsieur, gare ˆ la fin ! ‚a vous
m�nera loin, �a vous mŽnera loin, tout �a. Le professeur : Ñ Je saurai m'arr�ter ˆ temps. La bonne :
Ñ On le dit toujours. Je voudrais bien voir �a.
on ne dit pas "[expression]". É �a ne se dit pas
¥ 1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 92, 20 ]
Catrine Ñ Je t'aime bien, tu sais. Je t'aime m�me plus que bien. Ridder Ñ On ne dit pas Ç plus que bien ÈÉ ‚a ne se dit pas. Catrine Ñ Mais on le penseÉ, non ?
qu'as-tu ˆ dire ? 2 É rien
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
MEYERBOOM (glacŽ). Ñ Je dis que vous vous �tes conduits comme des galopins. Je dis que des
gens, qui doivent tout leur argent et toutes leurs joies au cinŽma devraient avoir le plus grand
respect pour une prise de vues ˆ grande mise ˆ sc�ne. En retardant la fin de Ç NapolŽon È, vous avez
aussi retardŽ le travail de notre Manon Lescaut. C'est une charmante plaisanterie qui va me
cožter 25 000 francs. Et qu'avez-vous ˆ dire ? Rien. Mais moi, j'ai quelque chose ˆ dire.
J'ai ˆ dire que quand on travaille chez Meyerboom, qui est votre patron, mais surtout votre ami, et
qu'on fait, ˆ ses frais, une plaisanterie de 25000 francs, eh bien, au moins, on l'invite pour qu'il
puisse rigoler un peu, lui aussi ! CHARLET. Ñ Si on avait su !
que dis-tu lˆ ? 3 É comment peux-tu penserÉ
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 158
Jean : Ñ Et alors, s'il est devenu rhinocŽros de plein grŽ ou contre sa volontŽ, �a vaut
peut-�tre mieux pour lui. BŽrenger : Ñ Que dites-vous lˆ, cher ami ? Comment pouvez-vous
penserÉ Jean : Ñ Vous voyez le mal partout. Puisque �a lui fait plaisir dedevenir rhinocŽros,
puisque �a lui fait plaisir ! Il n'y a rien d'extraordinaire ˆ cela.
qu'est-ce que �a veut dire ? 2 É qu'est-ce qu'il y a ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 288
Ç HŽ bien, enfin, ce n'est pas trop t™t, �tes-vous content, jeune gloire et bient™t jeune
chevalier de la LŽgion d'honneur ? Car bient™t vous pourrez montrer votre croix È, dit M. de Charlus
ˆ Morel d'un air tendre et triomphant [É] Ç Laissez-moi, je vous dŽfends de m'approcher, cria Morel
au baron. Vous ne devez pas �tre ˆ votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous essayez de
pervertir ! È [É] Dans une circonstance si cruellement imprŽvue, ce grand discoureur ne sut que
balbutier : Ç Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce qu'il y a ? È On ne l'entendait m�me
pas. Et la pantomime Žternelle de la terreur panique a si peu changŽ, que ce vieux monsieur ˆ qui il
arrivait une aventure dŽsagrŽable dans un salon parisien, rŽpŽtait ˆ son insu les quelques attitudes
schŽmatiques dans lesquelles la sculpture grecque des premiers ‰ges stylisait l'Žpouvante des
nymphes poursuivies par le dieu Pan.
qu'est-ce que j'Žtais donc en train de te dire ? 1 É ah oui que [p]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 91
[É] Ç Qu'est-ce que j'Žtais donc en train de vous dire ? Ah ! oui, que les gens ha•ssaient maintenant Fran�ois-Joseph, d'apr�s leur journal. [É]ÊÈ
qu'est-ce que tu dis ? 3 É tu oses [m'accuser] !
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Homme : Ñ La lettre [anonyme] est tombŽe de la couronne que tu as apportŽe [au cimeti�re] !
Marie : Ñ Ce n'est pas vrai ! Je ne l'ai pas toujours tenue entre les mains ! Denise : Ñ
Qu'est-ce que vous dites ? Vous osez m'accuser ?
qu'est-ce que tu me dis lˆ ? 2 É tu veux plaisanter ?
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 543
Ç HŽ bien, en un mot la raison qui vous emp�chera de venir en Italie ? È questionna la
duchesse [É] Ç Mais, ma ch�re amie, c'est que je serai mort depuis plusieurs mois. D'apr�s les
mŽdecins, que j'ai consultŽs, ˆ la fin de l'annŽe le mal que j'ai, et qui peut du reste m'emporter
tout de suite, ne me laissera pas en tous les cas plus de trois ou quatre mois ˆ vivre, et encore
c'est un grand maximum È, rŽpondit Swann en souriant [É]. Ç Qu'est-ce que vous me dites lˆ ?
È s'Žcria la duchesse en s'arrŽtant une seconde dans sa marche vers la voiture et en levant ses
beaux yeux bleus et mŽlancoliques, mais pleins d'incertitude. [É] Vous voulez plaisanter ?
È
qu'est-ce qu'on a dit ? 4 É on a dit qu'on [occupait l'usine]
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
UN GRƒVISTE : Ñ Eh les gars, les discussions �a a assez durŽ. Qu'est-ce qu'on a dit ? On a dit qu'on occupait l'usine ! ‚a commence ˆ bien faire !
si �a te dit É faut pas te g�ner
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
TONI. Cette MarieÉ c'est une femme Žpatante quand m�me. Elle donnerait sa peau pour moi, tu
sais ! FERNAND. Ouais. TONI. Et elle me soigne comme un enfant. Eh ben, �a me rend malheureux. Elle
m'a trop rendu service. FERNAND. Eh... Fallait pas les accepter ! TONI. Mais qu'est-ce que tu veux,
c'est venu tout seul. FERNAND. EhÉ Tu connais pas ton bonheur, hein. Moi, ˆ ta place, pour pas la
rendre malheureuse, je m'amuserais pas ˆ lui agacer les nerfs comme tu fais. TONI. Mon coll�gue,
si �a te dit, faut pas te g�ner, tu me rends service !
si �a te dit É je ne veux pas t'en emp�cher
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
VALƒRIE : Ñ Voyons Guillaume... Je ne crois pas que je suis son type (Elle pouffe.)
Jean-Pierre, tu es contre ? MARTINE, riant. Ñ Oh ! si �a te dit, je ne veux pas t'en
emp�cher. Mais tu ne m'avais jamais dit qu'il te plaisait.
si �a te dit É o� tu veux, quand tu veux
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
JEAN-MARC : Ñ Il baise bien, votre mari ? Si un jour �a vous dit, o� vous voulez, quand vous voulez, et sans fa�ons... On me joint ici, poste restante.
si je te disais ce que j'ai fait É tu ne me croirais pas
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ Si j'te disais c'que j'ai faitÉ tu me croirais pas. BONY : Ñ Accouche ! Leo : Ñ J'ai fait l'amour dans un taxi !
tu avais dit que [p]. 2 É ce sera pour une autre fois
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Yvette : Ñ Allez, j'ai pas le temps, il va falloir que je m'en aille. Basile : Ñ T'avais dit que tu restais manger. Yvette : Ñ Oui, mais je peux pas. ‚a sera pour une autre fois.
tu peux tout me dire. É je comprends les choses
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Ñ Vous m'intimidezÉ LA JEUNE FILLE. Ñ Ah bon ! ALPHONSE. Ñ Oui. D'habitude je suis
plut™t du genre entreprenant... Mais lˆ... CÕest assez mystŽrieux... Il y a quelque chose, en vous,
de grave... quelque chose de triste, peut-�tre, qui m'impressionneÉ ALPHONSE. Ñ Vous �tes triste, en
ce moment ? LA JEUNE FILLE. Ñ Je prŽf�rerais ne pas en parler. ALPHONSE. Ñ Mais si !... Vous
pouvez tout me dire !... Je comprends les choses !... Je suis un ami... Qu'est-ce qui ne va pas
?
tu sais ce que je t'ai dit. É maintenant fais ce que tu voudras
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 113
[Swann refuse que Gilberte aille au concert] Il appela Gilberte et la prit ˆ part dans la
pi�ce ˆ c™tŽ. On entendit des Žclats de voix. [É] Enfin Swann sortit en lui disant: "Tu sais ce
que je t'ai dit. Maintenant, fais ce que tu voudras." ./. La figure de Gilberte resta contractŽe
pendant tout le dŽjeuner, apr�s lequel nous all‰mes dans sa chambre.
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
qu'est-ce que tu dis ? 3 É hurla-t-il d'un air ˆ la fois ŽcÏurŽ et furieux en fron�ant les sourcils (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 310
"Mais vous nous aviez toujours cachŽ que vous frŽquentiez les matinŽes de l'OdŽon, Saniette?"
Tremblant comme une recrue devant un sergent tourmenteur, Saniette rŽpondit, en donnant ˆ sa phrase
les plus petites dimensions qu'il put afin qu'elle ežt plus de chance d'Žchapper aux coups: "Une
fois, ˆ La Chercheuse. Ñ Qu'est-ce qu'il dit", hurla M. Verdurin, d'un air ˆ la fois
ŽcÏurŽ et furieux, en fron�ant les sourcils comme s'il n'avait pas assez de toute son attention pour
comprendre quelque chose d'inintelligible.
qu'est-ce que tu me dis lˆ ? 2 É s'Žcria-t-[elle] (É) en levant ses beaux yeux bleus et mŽlancoliques, mais pleins d'incertitude
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 543
Ç HŽ bien, en un mot la raison qui vous emp�chera de venir en Italie ? È questionna la
duchesse [É] Ç Mais, ma ch�re amie, c'est que je serai mort depuis plusieurs mois. D'apr�s les
mŽdecins, que j'ai consultŽs, ˆ la fin de l'annŽe le mal que j'ai, et qui peut du reste m'emporter
tout de suite, ne me laissera pas en tous les cas plus de trois ou quatre mois ˆ vivre, et encore
c'est un grand maximum È, rŽpondit Swann en souriant [É]. Ç Qu'est-ce que vous me dites lˆ ?
È s'Žcria la duchesse en s'arrŽtant une seconde dans sa marche vers la voiture et en levant ses
beaux yeux bleus et mŽlancoliques, mais pleins d'incertitude. [É] Vous voulez plaisanter ?
È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
il reprit avec autoritŽ : É je t'ai dit de [faire a].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 435
Mme Cottard resta donc debout ˆ parler ˆ M. de Charlus et ˆ son mari. [É] brusquement le
docteur [Cottard] fron�a le sourcil, ce que je ne lui avais jamais vu faire, et sans consulter M. de
Charlus, en ma”tre : Ç Voyons, LŽontine, ne reste donc pas debout, assieds-toi. Ñ Mais est-ce que je
ne vous dŽrange pas ? È demanda timidement Mme Cottard ˆ M. de Charlus, lequel surpris du ton du
docteur n'avait rien rŽpondu. Et sans lui donner cette seconde fois le temps, Cottard reprit avec
autoritŽ : Ç Je t'ai dit de t'asseoir. È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
qu'est-ce que tu dis ? 3 É demanda-t-il d'un air sŽv�re
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 207
"Qu'est-ce que vous faites-lˆ dans cette pose de chien couchant?" lui demanda M. Verdurin.
"J'attendais qu'une des personnes qui surveillent aux v�tements puissent prendre mon pardessus et me
donner un numŽro. "Qu'est-ce que vous dites? demanda d'un air sŽv�re M. Verdurin: "Qui
surveillent aux v�tements". Est-ce que vous devenez g‰teux, on dit "surveiller les v�tements" s'il
faut vous apprendre le fran�ais comme aux gens qui ont eu une attaque !
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
c'est moi qui te le dis. É expression par laquelle elle cherchait d'habitude ˆ Žtayer une assertion (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 255
Ç Il para”t qu'il [=Charlus] a fait de la prison. Oui, oui, ce sont des personnes tr�s
renseignŽes qui me l'ont dit. Je sais, du reste, par quelqu'un qui demeure dans sa rue, qu'on n'a
pas idŽe des bandits qu'il fait venir chez lui. È Et comme Brichot qui allait souvent chez le baron
protestait, Mme Verdurin, s'animant, s'Žcria : Ç Mais je vous en rŽponds ! c'est moi qui vous le
dis È, expression par laquelle elle cherchait d'habitude ˆ Žtayer une assertion jetŽe un peu au
hasard. È
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ droite :
qu'est-ce que tu dis ? 3 É protestait-elle
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 241
Ç Vous savez ce que c'est Mlle de Forcheville, c'est tout simplement Mlle Swann. Et le tŽmoin
de son mariage, le "baron" de Charlus, comme il se fait appeler, c'est ce vieux qui entretenait dŽjˆ
la m�re autrefois au vu et au su de Swann qui y trouvait son intŽr�t. Ñ Mais qu'est-ce que vous
dites ? protestait ma m�re, Swann, d'abord, Žtait extr�mement riche. Ñ Il faut croire qu'il ne
l'Žtait pas tant que �a pour avoir besoin de l'argent des autres.
direct
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je suis comme �a É je suis direct.
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
Solange : Ñ Et puis je dois t'avouer, tu me fais un peu peur. C'est vrai, t'as l'air... Tu as
l'air trop paumŽ. Moi, j'ai besoin de quelqu'un qui me rassure. Yannick : Ñ Attends, je ne suis pas
si paumŽ que �a, hein ? Solange : Ñ Ben c'est l'impression qu'on a, en te voyant. Yannick : Ñ Bah
merde, alors... Solange : Ñ ƒcoute. Je m'excuse, je t'ai dit : je suis comme �a, j'suis
directe.
discuter
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il n'y a pas ˆ discuter. 1 É c'est comme �a
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Ñ Tu as vu quoi ? FŽlicie : Ñ Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me
lier avec quelqu'un que je n'aime pas ˆ la folie. Pour toi, �a, c'est des mots, mais pour moi, c'est
pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas ˆ discuter,
c'est comme �a.
je ne discute pas. 1 É tu sais �a mieux que moi
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Le musicien : Ñ Vous vous souvenez ? J'ai jouŽ �a ˆ New York avec Kubelik. Maxime. : Ñ Ah
non, Ma”tre, excusez-moi... �a, vous l'avez jouŽ avec le Philarmonique de Vienne, je suis formel...
Le musicien : Ñ Ah, je ne discute pas... Vous savez �a mieux que moi !
ne commence pas ˆ discuter. É c'est oui ou non ?
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
[TŽlŽphone.] Florence : Ñ Monsieur Messinger m'a chargŽe de vous rencontrer afin que nous en
parlions. On d”ne ensemble, demain soir ? Forster : Ñ Vous m'invitez ˆ d”ner ? Vous croyez qu'on
peut se voir sans s'Žtriper ? Florence : Ñ D'accord pour demainsoir ? Chez moi ? Passez me prendre ˆ
la galerie ˆ vingt heures. Forster : Ñ Chez vous ? Florence : Ñ Oh, ne commencez pas ˆ
discuter. C'est oui ou non ? Forster : Ñ Oui.
disposition
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
si tu as besoin de moi É je suis ˆ ta disposition.
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
L'ACTRICE : Ñ Si vous avez besoin de moi, je suis ˆ votre disposition. VICTOR : Ñ C'est donc promis, nous nous reverrons. Je vous appelle !
distrait
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É je suis tellement distrait.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
VALENTIN. Ñ Marion ! MARION. Ñ Monsieur ? VALENTIN. Ñ Valentin... MARION. Ñ Oh, Valentin,
excusez-moi, je suis tellement distraite, c'est stupide ! VALENTIN. Ñ Non, non, non, je vous
en prie, ne vous excusez pas. Je sais que j'ai pris ce qu'on appelle un terrible coup de
vieux.
divaguer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu divagues compl�tement. É �a ve va pas du tout
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ñ Oui, on s'est vus lˆ-bas en face, samedi ! LŽa Ñ Oui, alors tu divagues compl�tement, hein ! ‚a ne va pas du tout ! Tu ne vas pas me faire croire que tu as vu Alexandre samedi ici !
doigt
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
fais attention ˆ ce que tu fais É t'as quoi dans les doigts, lˆ ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
[DŽmŽnagement, dans l'escalier.] Ñ Mais je tourne... Donne-moi-le ... Aie ! mais fais attention ˆ c'que tu fais merde ! T'as quoi dans les doigts, lˆ ? Aide-le Pascal, aide-le... Voilˆ... Mais putain !
dominer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
domine-toi É prends sur toi
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re : Ñ Tu n'es pas dans ton assiette, je le comprends tr�s bien, mais je ne suis pas responsable, moi, alors domine-toi, s'il te pla”t !, prends sur toi, un peu !
dommage
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est malheureux tout de m�me É c'est bien dommage.
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Juliette : Ñ C'est malheureux tout de m�me, c'est bien dommage, c'Žtait un si bon roi.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est dommage. É pour une fois qu'[on se voit] !
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Ñ Excusez-moi, je dois partir. Blanche Ñ DŽjˆ ? Alexandre Ñ Oui, j'ai beaucoup de travail [É] LŽa Ñ C'est dommage, pour une fois qu'on se voit !
donner
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va comme �a É j'ai dŽjˆ donnŽ.
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
A. Ñ Monsieur, c'est pour la qu�te, la lutte contre le cancer. L. Ñ Ah non, �a va comme �a, j'ai dŽjˆ donnŽ.
ils sont tous comme �a É on leur donne la main, ils veulent tout le bras.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 19
Quand j'ai commencŽ ˆ rŽclamer ma m�re, Madame Rosa [=qui m'a recueilli] m'a traitŽ de petit prŽtentieux et que tous les Arabes Žtaient comme �a, on leur donne la main, ils veulent tout le bras.
c'est tr�s joli, mais É qu'est-ce que �a va donner ?
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fr20
(119)(PR36)Fr20 : Ñ mais:... mon petit-fils qu'est-ce que/ ˆ seize ans il a seize ans
EF(Fr20) : Ñ ouais (120)(PR37)Fr20 : Ñ qu'est-ce qu'il va faire plus tard? il voudrait bien la
banque aussi il est tr�s: soigneux tr�s: mŽticuleux/ tr�s ordonnŽ/ il aimerait �a mais/ vous savez
avec le si�cle des robots des: "hein? je sais pas ce que �a va donner EF(Fr20) : Ñ ouais ouais
(121)(PR38)Fr20 : Ñ c'est tr�s joli mais qu'est-ce que �a va donner? EF(Fr20) : Ñ mm
(122)(PR39)Fr20 : Ñ l'homme a: travaillŽ ˆ son propre malheur je trouve.
dormir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu vas pas bient™t la fermer? É on ne peut pas roupiller alors !
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Voix d'homme. Ñ Tu vas pas bient™t la fermer ! On peut pas roupiller alors !
doute
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
aucun doute possible É aucune hŽsitation
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 29
H. 2 : Ñ Ç Et ils demandent ˆ rompre. Ils ne veulent plus se revoir de leur vie... quelle honte... È H. 1 : Ñ Oui, aucun doute possible, aucune hŽsitation: dŽboutŽs tous les deux.
douter (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
cela devait arriver É je m'en doutais.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 102
Comment a-t-il pu dispara”tre ? Il n'est pas lˆ. Lˆ non plus, ici non plus, il n'est plus lˆ. Comme la maison est vide. Comme le vide est grand. Cela devait arriver un jour, bien sžr, je m'en doutais.
je le pensais. É je m'en doutais.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 123
Jean : Ñ Vous saviez que j'allais venir ? Fr�re Tarabas : Ñ Nous le pensions, nous nous en doutions. C'est la maison o� l'on vient d'habitude. La preuve : vous �tes lˆ.
je le pressentais É je m'en doutais.
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 167
H. 1 : Ñ Un seul tŽmoignage suffit pour prouverÉ et c'est celui de qui ? De Balzac ! rien de
moins ! Balzac, s'il Žtait iciÉ (Rire de joie.) Bien sžrÉ C'est �a, tout simplementÉ d'ailleurs, je
le pressentais, je m'en doutais, cet individu s'est glissŽici parmi nous sans droit, il n'est
pas des n™tres, c'est un imposteur.
bien sžr É on s'en doute.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 29
[Zazie, petite fille :] Ñ Moi c'est pas pour la retraite que je veux �tre institutrice. Ñ Non bien sžr, dit Gabriel, on s'en doute.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'aurais dž m'en douter. É j'aurais dž me mŽfier
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 47
H 2 : Ñ Mais si, vous comprenez tr�s bien, fine mouche que vous �tes... Pour cette question
d'Žducation, quand j'ai cŽdŽ, apr�s avoir ŽcoutŽ vos arguments, c'Žtait pour le moins aussi graveÉ F
: Ñ Aussi grave que quoi ? H 2 : Ñ Aussi grave que tout ˆ l'heure, lorsque vous m'avez repoussŽ...
quand je vous suppliais... F : Ñ Ah c'est ca de nouveau. J'aurais dž m'en douter. J'aurais dž
me mŽfier. Il commence toujours ainsi... de tr�s loin, tr�s en douceur, pour en venir ˆ ses fins...
pour vous mener parle bout du nez...
dramatique
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a n'a rien de dramatique. É ne tinqui�te pas
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
LAURENCE (ˆ un parent dŽl�ve). Ñ Asseyez-vous. Voilˆ, je voulais vous voir pour vous parler un peu de Jean. Mais �a n'a rien de dramatique, ne vous inquiŽtez pas.
droit 2
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu n'as pas le droit. É Ñ tu crois ?
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
M�re Ñ Fran�ois [=son fils] est mort avec sa barbe. Il [=le rasoir] va resservir ! Dr Germain
Ñ Vous n'avez pas le droit de faire �a ! M�re Ñ Vous croyez ? Dr Germain Ñ Non, sžrement pas
! M�re Ñ Eh bien, je le ferai sans droit !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
comme tu veux É c'est ton droit.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : Ñ D'abord, qu'est-ce que vous fichez lˆ ? Montrez-moi vos papiers !
BƒRENGER : Ñ Mais oui, comme vous voulez, Monsieur l'AgentÉ C'est votre droit ! LE DEUXIEME
AGENT : Ñ Allez, plus vite que �a. Je n'ai gu�re de temps ˆ perdre !
j'aime pas [l'ail] É j'ai le droit.
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Magali : Ñ Tout l'Estaque va sentir l'ail d�s qu'on va ouvrir la bouche... Caroline : Ñ Et
alors ? Tu prŽf�res l'odeur de la menthe ? Jeannette : Ñ Elle prŽf�re les odeurs plus raffinŽes.
Magali : Ñ Pourquoi tu dis �a ? J'aime pas l'ail, j'ai le droit.
si on vaut [travailler] É on a le droit
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
LE SURVEILLANT, Voilˆ un nouveau !... MANU. Dites donc, chef, on est dŽjˆ quatre ici. LE
SURVEILLANT. Eh bien !... maintenant, vous voilˆ cinq. MONSEIGNEUR. Et puis on attend du travail. On
a commandŽ des cartons pour faire des bo”tes. ‚a va prendre beaucoup de place. LE SURVEILLANT. Y a
rien qui vous oblige. Vous �tes en prŽvention. Vous allez travailler parce que vous le voulez bien.
MANU. ‚a vous dŽpla”t qu'on travaille ? LE SURVEILLANT. Vous foutez pas de moi, hein ! MANU. Nous,
si on veut travailler, on l'a le droit !
c'est interdit É tu n'as pas le droit.
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
MATHIAS : Ñ Qu'est-ce qu'ils font, ceux lˆ ? FERNAND : Ñ Ils ramassent des champignons. MATHIAS : Ñ C'est interdit ici, ils n'ont pas le droit. Viens, on va leur faire peur.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'en ai bien le droit. É je suis chez moi
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 154
BŽrenger : Ñ Ne plaisantez plus, voyons. Jean : Ñ Laissez-moi souffler. J'en ai bien le droit. Je suis chez moi.
tu n'as pas le droit. É c'est ignoble ce que tu fais !
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Contr™le de la milice. Ils ont pris un Juif. Un enfant les a injuriŽs] Plusieurs voix. Ñ Allez-vous en... Vous n'avez pas le droit... C'est ignoble ce que vous faites...
dr™le 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce qui te prend ? É tu trouves �a dr™le ?
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Bagarre] Mme Quentin. Ñ Julien, tu es compl�tement fou ! Ton beau costume... Nous aurons
l'air de quoi au restaurant ! (Bonnet et Julien se regardent. Ils commencent par sourire, puis rient
franchement.) Qu'est-ce qui vous prend ? Vous trouvez �a dr™le?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est pas dr™le quoi merde ! É t'as pas encore compris ?
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 132
[É] par une habitude rapidement prise, [Zazie] saisit ˆ travers l'Žtoffe du pantalon un bout
de chair de cuisse de l'oncle entre ses ongles et lui imprime un mouvement hŽlico•dal. Ñ Merde ˆ la
fin, gueula Gabriel, c'est pas dr™le, quoi, merde ce petit jeu-lˆ, t'as pas encore compris
?
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
elle est pas dr™le, ton astuce. É dit [Charles] qui commence ˆ s'Žnerver
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 94
Ñ Et qu'est-ce qu'il faisait des bombes, votre costaud ? Il les recevait dans ses bras pour qu'elles Žclatent pas ? Ñ Elle est pas dr™le votre astuce, dit Charles qui commence ˆ s'Žnerver.
dr™le 2
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est tout de m�me dr™le. 2 É comment tu expliques ?
¥ 1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 82
Ñ Tu as la peau de pluie comme les femmes de l'Asie [elle est Blanche]. Tu as aussi la finesse des poignets, et aussi des chevilles, comme elles, c'est dr™le quand m�me, comment tu expliquesÉ
dr™lerie
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ah, c'est d'une dr™lerie... É mais je ris ! je ris !
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
[La voiture ne dŽmarre pas. ] VINCENT : Ñ Qu'est-ce qui se passe ?... J'l'ai faite rŽviser il
y a... (il soul�ve le capot) Oh !... Alors lˆ, c'est la plaisanterie fine, hein !É Tr�s fine
!... Jamais faite !... DŽbrancher le delco !... Tiens, je veux m�me pas savoir qui c'est, tiens !
Ah, c'est d'une dr™lerie... mais je ris !... je ris !
durer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! É �a ne peut plus durer comme �a !
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Ñ J'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! ‚a peut pas durer comme �a !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a ne peut plus durer. É c'est pas possible
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ Qu'est-ce que tu fais, alors ? PIERRE : Ñ Rien. VINCENT : Ñ Comment �a rien ?
PIERRE : Ñ Je veux dire... j'attends de faire quelque chose qui... qui serve ˆ quelque chose. Pas Ç
travailler pour travailler È. JEAN : Ñ Oui, mais pour vivre, t'es bien obligŽ. PIERRE : Ñ Eh
ouais... lˆ, pour vivre, je travaille dans une bo”te, ... mais je fais Ç rien È. ‚a ne peut pas
durer, c'est pas possible, �a va sauter quelque part.
la farce a assez durŽ. É on a ŽtŽ patient, tr�s patient
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 145
SIMONE : Ñ Cette fois, mes amis, je vous tire ma rŽvŽrence. YVONNE : Ñ Je trouve aussi que la farce a assez durŽ. On a ŽtŽ patient. Tr�s patientÉ
Žcarter (se)
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
on s'Žcarte É on s'Žgare
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 39
F : Ñ Oh �a alors, c'est vrai... Je me demande pourquoi... Qu'est-ce que �a peut vous faire,
ce que je pense ? Vous avez votre idŽe. Moi j'ai la mienne. On n'a pas le droit ? H.2 : Ñ Si, si. Le
droit. Tous les droits. Vous avez le droit de l'avoir. Vouspouvez la conserver. La rŽpandre... (un
lŽger temps) parmi ceux comme vous. F : Ñ Ceux comme moi ? Que voulez-vous dire? (Se tourne vers la
salle.) Vous l'entendez ? Ceux comme vous... C'est qu'on est quelques-uns, n'est-ce pas?...
Qu'est-ce qu'on a de particulier?... H. 2 : Ñ Mais rien. Je vous en prie, laissez �a... On
s'Žcarte..., on s'Žgare... Ecoutez, ma ch�re amie... Non, ce n'est pas une formule : vous �tes
une amie, une vraie.
Žchapper
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu t'en es tirŽ ˆ bon compte É Ñ je l'ai ŽchappŽ belle !
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXNADRE : Ñ J'ai dŽjˆ connu une fille qui a tuŽ un type. Mais elle s'est suicidŽe apr�s.
Elle a fait un tr�s joli coup. Ils sont allŽs ˆ l'h™tel. Ils ont fait l'amour. Elle a attendu qu'il
s'endorme. Et elle lui a tirŽ une balle dans le cÏur. Apr�s, elle s'en est tirŽe une dans la bouche.
[É] RŽtrospectivement j'ai eu peur, parce que quelque temps avant, elle Žtait avec moi. L'ami : Ñ Tu
t'en es tirŽ ˆ bon compte. ALEXANDRE : Ñ Oui je l'ai ŽchappŽ belle.
Žchelle
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est parfait É il n'y a qu'ˆ tirer l'Žchelle.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
ALAIN : Ñ Le premier jour o� je suis arrivŽ ˆ l'atelier, quand j'ai vu tous ces gars en bleu
de travail, pleins de cambouis, le dos tournŽ devant leur machine... et puis le boucan de la presse,
je me suis dit: Ç Putain! Mais c'est l'enfer! È [É] Et puisde l'autre c™tŽ il y avait ton p�re, il
me voyait faire, il voyait que je ne m'en sortais pas... Et il est venu m'aider... Je vais te dire,
de temps en temps, sans faire expr�s, �a m'arrive encore de le regarder. Bien sžr, pas pour les
m�mes raisons, parce que le taf maintenant je le fais les yeux fermŽs, mais plut™t pour voir qu'il y
trouve son compte. Et de le voir tenir comme il tient, moi �a m'aide ˆ tenir. FRANK : Ñ C'est
parfait. Donc toi, tu tiens gr‰ce ˆ lui, lui il tient gr‰ce ˆ un autre ! etc. Il n'y a plus qu'ˆ
tirer l'Žchelle, et dire merci patron !
Žcouter
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ il faut que je te parle sŽrieusement É Ñ je t'Žcoute. 2
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
GƒRARD : Ñ ƒcoute Marie, il faut que je te parle sŽrieusement... MARIE : Ñ Je
t'Žcoute. GƒRARD : Ñ Ton banquier m'a fait savoir que tu avais un dŽcouvert important et que tu
ne pouvais avoir acc�s au compte de Jean... MARIE : Ñ Ah bon, il t'a dit �a ?GƒRARD : Ñ
Oui.
Ñ j'ai quelques questions ˆ vous poser É Ñ je vous Žcoute
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ Vous �tes tr�s forte. Seulement voilˆ, j'ai moi aussi quelques questions ˆ vous poser. PIERRETTE. Ñ Je vous Žcoute. SUZON. Ñ Vous nous avez dit n'�tre jamais venue ici, n'est-ce pas? PIERRETTE. Ñ Oui.
Ñ monsieur [Hire]É É Ñ je vous Žcoute
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
(Au cafŽ.) Monsieur Sauvage. Ñ Monsieur HireÉ Monsieur Hire (se retournant vers lui,
courtois). Ñ Monsieur ? Monsieur Sauvage (intimidŽ). Ñ Monsieur HireÉ Monsieur Hire (ironique). Ñ
Je vous Žcoute, Monsieur, tout le monde vous Žcoute. Attention, le comptoir est mouillŽ, vous
risquez de tacher votre manche.
Ñ puis-je vous parler un instant ? É Ñ je vous Žcoute
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Alibert : Ñ Monsieur le MarŽchal, puis-je vous parler un instant ? PŽtain : Ñ Je vous Žcoute.
Ñ je voudrais vous poser une question É Ñ vas-y, j'Žcoute. 2
¥ 1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 422, 1993]
Annie : Ñ RŽvŽrend, s'il vous plait... J'voudrais vous poser une question. Jocko : Ñ Bon, vas-y, j'Žcoute.
Ñ j'avais un truc ˆ te demander É Ñ vas-y, je t'Žcoute. 2
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Basile : Ñ O� t'Žtais, tu travailles pas aujourd'hui ? Tu veux pas me parler ? C'est b�te, j'avais un truc ˆ te demanderÉ C'Žtait un truc sur le nainÉ CŽcile : Ñ Ben vas-y, je t'Žcoute !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ des oreilles ennemies nous Žcoutent. É Ñ je n'ai rien ˆ cacher
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Marcelle. Ñ Eh ben moi, je vous dis que c'est un poulet, ce type-lˆ. Les flics, je les
reconnais ˆ cent m�tres. Il cherche l'assassin. Il le cherche partout : dans le tiroir, dans la
corbeille ˆ papier, jusque dans I'encrier ! Et savez-vous ce qui s'passe pendant ce temps-lˆ ?
Pendant que le poulet cherche son client sous la commode ou dans le porte-parapluie les assassins
ils vont au foot ! Le client (ˆ voix basse). Ñ Des oreilles ennemies nous Žcoutent. Marcelle.
Ñ Oh, mais j'ai rien ˆ cacher, moi !É Et puis si on m'Žcoutait, heinÉ
Ñ on nous Žcoute ! É Ñ je n'ai rien ˆ cacher
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
(Le bourgmestre vient de promettre sa fille au boucher, sans en avoir parlŽ ˆ sa femme,
CornŽlia.) CORNELIA. Ñ D'o� vous vient ce penchant soudain pour ce tueur de veaux ? Est-ce qu'une
fille est une marchandise qu'on nŽgocie ? Et ne tenez-vous pour riende la faire pleurer ? LE
BOURGMESTRE. Ñ Un caprice de fillette ! CORNƒLIA. Ñ Et ne devriez-vous pas au moins me consulter, au
lieu d'en faire ˆ votre guise ? LE BOURGMESTRE. Ñ On voit que vous �tes Francaise, vous avez la
parole facile ! CORNƒLIA. Ñ Vous ne pouvez pas en dire autant ! LE BOURGMESTRE. Ñ On nous Žcoute
! CORNƒLIA. Ñ Je nÕai rien ˆ cacher, moi !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
asseyez-vous É je vous Žvoute
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
[Consultation mŽdicale] Dr Germain Ñ Asseyez-vous, Madame. Je vous Žcoute.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne l'Žcoute pas. É c'est une mauvaise langue
¥ 1990 La campagne de CicŽron, film de Jacques Davila [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 403, 1991]
Hermance : Ñ Qu'est-ce que tu racontes ? Charles-Henry : Ñ Ta carri�re ! Hermance : Ñ Ne l'Žcoutez pas. C'est une mauvaise langue !
ne l'Žcoute pas. É il ne pense pas ce qu'il dit
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
MONIQUE : Ñ Quand on fait des b‰tards, on les cache. Elle sort de la pi�ce en claquant la porte. LA FEMME DU PéRE : Ñ Ne l'Žcoutez pas, elle pense pas ce qu'elle dit. LE PéRE : Ñ Elle est folle, cette fille.
tu m'Žcoutes ? É je te demande [o� tu vas] !
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Yvette [en visite, ˆ son fils] : Ñ Basile ! Pourquoi t'es parti ? O� tu vas avec ta carriole
? Tu pourrais me rŽpondre, si tu crois que c'est facile ! Je travaille, moiÉ tu sais, je vais
bient™t l'avoir l'appartement, y aura plus de probl�me, je te reprendrai avec moiÉ t'entends ce que
je te dis ? C'est pas la peine que je me cr�ve ˆ prendre un appartement si t'as pas envie de venir !
Basile, Tu m'Žcoutes ? Je te demande o� tu vas !
tu m'Žcoutes ? É tu pourrais me rŽpondre !
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
VALƒRIE : Ñ Laurent ! (Pas de rŽponse.) VALƒRIE : Ñ Laurent ! (Laurent compte sur ses doigts les appels de ValŽrie.) VALƒRIE : Ñ Laurent ! Tu m'Žcoutes ? VALƒRIE : Ñ Laurent ! Tu pourrais me rŽpondre !
Žgal
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
crois ce que tu veux É �a m'est bien Žgal.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur est injustement soup�onnŽ de meurtre et de vol.) MONSIEUR. Ñ Croyez ce que vous voulez, �a m'est bien Žgal. Voilˆ.
je m'en balance É �a m'est Žgal.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lŽgion] Le militaire: Ñ Votre nom ? Gilieth: Ñ Beno”t. Le militaire: Ñ
C'est un nom que les fran�ais donnent souvent. ‚a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement ?
Gilieth: Ñ Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, �a m'est Žgal.
j'sais pas É �a m'est Žgal.
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
Institutrice: Ñ O� est ton livre ? El�ve: Ñ J'sais pas, �a m'est Žgal ! Institutrice: Ñ Ah �a t'est Žgal ! Eh bien dans ce cas, tu vas aller passer l'heure de grammaire dans le couloirÉ Allez !
qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ? É cela m'est bien Žgal.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 461
[É] je suis bien certaine qu'Albertine ne voudra pas vous voir, si elle vient seule [dormir]
ˆ l'h™tel. Ce ne serait pas protocolaire" ajouta-t-elle en usant d'un adjectif qu'elle aimait
beaucooup, depuis peu, dans le sens "ce qui se fait". "Je vous dis cela parce que je connais les
idŽes d'Albertine. Moi, qu'est-ce que vous voulez que �a me fasse, que vous la voyiez ou non ?
Cela m'est bien Žgal."
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a m'est Žgal. É au point o� j'en suis
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
Prosper. Ñ Eh dis donc, j'veux faire quelque chose pour toi. Michel (bougonnant). Ñ Oh ! oh
!... Prosper. Ñ J'ai des relations, si je retrouve le billet [gagnant], on partage le million ?
Michel. Ñ Oh, oh, on partage. Non, non, on partage pas. Prosper. ÑOh !É ben cherche-le ton billet.
Si c'est �a les copains, alors... Michel. Ñ D'abord, pourquoi dis-tu �a ? Prosper (mystŽrieux). Ñ Oh
! une idŽe, un pressentiment. Michel. Ñ Ah ! Prosper. Ñ Oui. Michel. Ñ Oh, moi, �a m'est
Žgal, au point o� j'en suis.Prosper. Ñ Alors c'est entendu ? Quel que soit le moyen, si c'est
moi qui te rapporte le billet, on partage le million. Michel (sans enthousiasme). Ñ Eh ben, c'est
entendu.
Žgalement
Ñ avec glose de l'expression, ˆ gauche :
une abrŽviation qu'ils se figurent bien portŽe intelligente et moderne en ce qu'elle Žvite de perdre en de vaines formules un temps prŽcieux : É Ç ƒgalement. È
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 116
En partant d'eux, je ne serais jamais arrivŽ ˆ ce nez en colima�on; mais en partant de ce nez
qui n'avait pas l'air de s'en inquiŽter, faisait cavalier seul et "fantaisie", j'allais dans une
toute autre direction que l'Ïuvre de Bergotte, j'aboutirais, semblait-il ˆ quelque mentalitŽ
d'ingŽnieur pressŽ, de la sorte de ceux qui quand on les salue croient comme il faut de dire: "Merci
et vous" avant qu'on leur ait demandŽ de leurs nouvelles et si on leur dŽclare qu'on a ŽtŽ enchantŽ
de faire leur connaissance, rŽpondent par une abrŽviation qu'ils se figurent bien portŽe,
intelligente et moderne en ce qu'elle Žvite de perdre en de vaines formules un temps prŽcieux : Ç
ƒgalement. È
Žgarer (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on s'Žcarte É on s'Žgare
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 39
F : Ñ Oh �a alors, c'est vrai... Je me demande pourquoi... Qu'est-ce que �a peut vous faire,
ce que je pense ? Vous avez votre idŽe. Moi j'ai la mienne. On n'a pas le droit ? H.2 : Ñ Si, si. Le
droit. Tous les droits. Vous avez le droit de l'avoir. Vouspouvez la conserver. La rŽpandre... (un
lŽger temps) parmi ceux comme vous. F : Ñ Ceux comme moi ? Que voulez-vous dire? (Se tourne vers la
salle.) Vous l'entendez ? Ceux comme vous... C'est qu'on est quelques-uns, n'est-ce pas?...
Qu'est-ce qu'on a de particulier?... H. 2 : Ñ Mais rien. Je vous en prie, laissez �a... On
s'Žcarte..., on s'Žgare... Ecoutez, ma ch�re amie... Non, ce n'est pas une formule : vous
�tes une amie, une vraie.
on s'ŽcarteÉ É on s'ŽgareÉ
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 39
F : Ñ Oh �a alors, c'est vrai... Je me demande pourquoi... Qu'est-ce que �a peut vous faire,
ce que je pense ? Vous avez votre idŽe. Moi j'ai la mienne. On n'a pas le droit ? H.2 : Ñ Si, si. Le
droit. Tous les droits. Vous avez le droit de l'avoir. Vouspouvez la conserver. La rŽpandre... (un
lŽger temps) parmi ceux comme vous. F : Ñ Ceux comme moi ? Que voulez-vous dire? (Se tourne vers la
salle.) Vous l'entendez ? Ceux comme vous... C'est qu'on est quelques-uns, n'est-ce pas?...
Qu'est-ce qu'on a de particulier?... H. 2 : Ñ Mais rien. Je vous en prie, laissez �a... On
s'Žcarte..., on s'Žgare... Ecoutez, ma ch�re amie... Non, ce n'est pas une formule : vous
�tes une amie, une vraie.
emb�ter
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
arr�te de m'emb�ter avec �a ! É tu peux le laisser un peu tranquille
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LA MéRE : Ñ Arr�te de l'emb�ter avec le travail. Tu peux le laisser un peu tranquille. Il a le droit de se dŽtendre, tout de m�me. Il a travaillŽ toute la journŽe.
tu m'emb�tes. É laisse-moi tranquille
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
MéRE : Ñ Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es lˆ... (s'Žnervant). Tu vas
me rŽpondre ? (elle essaie d'ouvrir). Eric, �a suffit maintenant... ouvre ! ERIC : Ñ Fichez-moi la
paix ! MéRE : Ñ Je m'en irai pas avant que tu aies ouvert. ERIC : ÑVous m'emb�tez !...
Laissez-moi tranquille !
emmener
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il est fou É on devrait l'emmener !
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 242
Ç C'est bien rendu, hein ? demanda M. Verdurin ˆ Saniette. Ñ Je crains seulement, rŽpondit
celui-ci en bŽgayant, que la virtuositŽ m�me de Morel n'offusque un peu le sentiment gŽnŽral de
l'Ïuvre. Ñ Offusquer, qu'est-ce que vous voulez dire ? È hurla M. Verdurin tandis que des invitŽs
s'empressaient, pr�ts, comme des lions, ˆ dŽvorer l'homme terrassŽ. Ç Oh ! je ne vise pas seulement
ˆ lui. Ñ Mais il ne sait plus ce qu'il dit. Viser ˆ quoi ? Ñ IlÉ faudraitÉ queÉ j'entende encore une
fois pour porter un jugement ˆ la rigueur. Ñ Ë la rigueur ! Il est fou ! È dit M. Verdurin se
prenant la t�te dans les mains. È On devrait 'emmener. È
emmerder
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a m'emmerde ! 3 É tu ne te rends pas compte
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Arr�tez, vous allez enfoncer mon tampax. ‚a y est. Ah merde. Il va encore
falloir que j'aille voir un gynŽcologue. Que je lui dise avec une petite voix douce : Ç Je ne sais
pas ce qui est arrivŽ, j'ai perdu mon tampax. È Ah �a m'emmerde !Vous ne vous rendez pas
compte. Il peut me sortir par les narines.
Žmotion
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est l'Žmotion. É c'est rien, �a va passer
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
[M. Geoffroy Žclate en sanglots.] MME GEOFFROY : Ñ C'est l'Žmotion, c'est rien, �a va passer.
emp�cher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a y est ! c'est reparti ! É il ne peut pas s'en emp�cher.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
Le p�re, ˆ vŽlo, torse nu, en maillot de bain, une pelle sur l'Žpaule, s'arr�te entre les
jeunes filles et la m�re. LA MéRE : Ñ ‚a y est ! C'est reparti ! Il peut pas s'en
emp�cher, �a fait partie de son numŽro de charme.
c'est plus fort que moi É je ne peux pas m'en emp�cher.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 161
[É] c'est plus fort que moi, vous savez, ces femmes de fonctionnaires, je ne peux pas m'emp�cher de leur tirer la langue. Et ma ni�ce Albertine est comme moi.
excusez-moi, cest nerveux É je ne peux pas m'en emp�cher.
¥ 1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 159
Le rire du fr�re a”nŽ devient un rire faux, cinglant. Il dit, il crie : Ñ Excusez-moi, c'est nerveux. Je ne peux pas m'emp�cherÉ
je me dis "merde pourquoi j'ai fait �a ?" et É je ne peux pas m'en emp�cher.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(335)(MA29)Fj12 : Ñ je vois j'ai un copain qui vient souvent tr�s souvent me voir dans
l'annŽe que j'adore hein EF(Fj12) : Ñ oui? (336)(MA30)Fj12 : Ñ bon quand il me voit ŽnervŽe il ne
me dit "rien. il me demande m�me pas si �a va pas. il a intŽr�t hein parce qu'il me l'a demandŽ au
dŽbut: je me rendais compte qu'apr�s je lui faisais mal/ parce que je sais qu'il m'aimait beaucoup.
je lui faisais mal je me dis {merde pourquoi j'ai fait �a?} et je ne peux pas m'en
emp�cher.
je sais que c'est mal, mais É je ne peux pas m'en emp�cher.
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
ThŽrŽsa : Ñ Je te rends malheureux, non ? Je sais que c'est mal, mais je ne peux pas m'en emp�cher.
sois gentil É qu'est-ce qui t'emp�che de [faire a] ?
¥ 1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
MARIE : Ñ Sois gentil, qu'est-ce qui t'emp�che ? Si tu bandais pas, encore, je
comprendrais... en fait, tu as dŽcidŽ d'arr�ter de faire l'amour, juste quand moi... (brusque acc�s
de larmes)... fais attention, je vais avoir envie de m'assassiner !
empoisonner
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu vas t'empoisonner l'existence. É tu vas g‰cher ta vie
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
[Barny veut se convertir] LŽon Morin : Ñ Vous allez vous empoisonner l'existence, vous allez g‰cher votre vie. Barny : Ñ Oui, c'est vrai. Vous, vous dites cela pour m'Žprouver, c'est Žvident.
enchanter
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
cela m'enchante. É rŽpondait son amie avec un sourire c‰lin en filant les sons sur un ton mŽlodieux (É)
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 277
C'Žtait encore l'occasion pour nous d'Žcouter Mme de Villeparisis. "Nous abusons de vous,
disait ma grand-m�re. Ñ Mais comment, je suis ravie, cela m'enchante", rŽpondait son amie
avec un sourire c‰lin, en filant les sons, sur un ton mŽlodieux [É]
je serais enchantŽ. É dit-elle avec satisfaction
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 163
Ç Odette, le prince d'Agrigente qui est avec moi dans mon cabinet demande s'il pourrait venir
vous prŽsenter ses hommages. Que dois-je aller lui rŽpondre ? Ñ Mais que je serais enchantŽe
È, disait Odette avec satisfaction [É]
encore
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je voudrais vous dire un mot É Ñ qu'est-ce qu'il y a encore ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 88
La duchesse avait quittŽ Froberville ; il se rapprocha : Ç Je voudrais vous dire un dernier mot. È Un peu agacŽe : Ç Qu'est-ce qu'il y a encore ? È lui dit-elle avec hauteur.
Ñ monsieur ? É Ñ quoi encore ?
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
PREMIER COMMIS. Ñ Monsieur ? LE BOUCHER, agacŽ. Ñ Quoi encore ? PREMIER COMMIS. Ñ Madame n'a pas de monnaie. LE BOUCHER. Ñ Elle paiera une autre fois.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
qu'est-ce qu'il y a encore ? É lui dit-elle avec hauteur
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 88
La duchesse avait quittŽ Froberville ; il se rapprocha : Ç Je voudrais vous dire un dernier mot. È Un peu agacŽe : Ç Qu'est-ce qu'il y a encore ? È lui dit-elle avec hauteur.
endormir (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
remue, bon sang É tu t'endors !
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
VOIX 52 bis : Ñ Remue, bon sang, tu t'endors !
endroit
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne suis pas un petit oiseau É je ne peux pas �tre ˆ plusieurs endroits ˆ la fois.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 498
Aussi celle-ci [=la dame d'honneur, en retard] courait-elle vite en emportant les Ïillets,
mais, pour garder son air ˆ l'aise et mutin, elle jeta en passant devant moi : Ç La princesse trouve
que je suis en retard, elle voudrait que nous fussions partieset avoir les Ïillets tout de m�me.
Dame ! je ne suis pas un petit oiseau, je ne peux pas �tre ˆ plusieurs endroits ˆ la fois.
È
Žnergie
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
un peu d'Žnergie ! É un peu de volontŽ
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 68
L'ARCHITECTE, donnant une grosse tape sur I'Žpaule de BŽrenger : Ñ Vous �tes trop
impressionnable, je vous l'ai dŽjˆ dit. Il faut s'y faire. Allez, allez, un peu d'Žnergie, un
peu de volontŽ ! (II lui donne une nouvelle grosse tape sur l'Žpaule. BŽrenger manque de
degringoler avec sa chaise.) Vous avez l'air bien portant, quoi que vous en disiez, et malgrŽ
votre mine dŽconfite ! Vous �tes sain d'esprit et de corps !
Žnervement
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
calme-toi É ne t'Žnerve pas.
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
CŽcilia : Ñ Eh ben dorŽnavant, on pourra plus se voir tous les jours, mais... seulement deux
fois par semaine. Martin : Ñ Ah bon, mais pourquoi ? CŽcilia : Ñ Calme-toi, ne t'Žnerve pas.
Martin : Ñ Je suis calme, je suis pas ŽnervŽ.
Žnerver
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
allez, laisse-moi É tu m'Žnerves.
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Jeanne (ˆ son fils, couchŽ). Ñ Richard ? Qu'est-ce que tu fais dans le noir, ˆ cette
heure-lˆ, t'es pas en train de travailler ? Richard : Ñ Je me sentais pas bien. Ñ Jeanne. Qu'est-ce
que c'est cette histoire encore ? Richard : Ñ C'est pas une histoire,je me sentais pas bien pour de
vrai. Jeanne. Ñ Ben, t'es malade ? Richard : Ñ Mais non, je suis pas malade. Jeanne. Ñ Mais
qu'est-ce que t'as alors ? Richard : Ñ C'est psychologique peut-�tre, je sais pas. Jeanne. Ñ Ben dis
donc, ˆ ce train-lˆ c'est pasdemain matin que tu seras informaticien, si t'as des probl�mes
psychologiques en plus. Richard (il soupire). Ñ Allez laisse-moi, tu
m'Žnerves.
va-t-en É tu m'Žnerves.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(140)(AN52)Fj12 : Ñ c'est [=les animaux] c'est des �tres vivants/ c'est: des choses
intelligentes. je sais pas/ c'est doux c'est c'est calme �a a besoin de tendresse/ on peut pas
refuser/ moi je ne peux pas refuser. un chien qui vient vers moi/ un chatqui vient vers moi/ qui/
qui se frotte contre moi/ je ne peux pas refuser de le caresser/ je ne peux pas dire {va-t-en tu
m'Žnerves!} m�me si je suis super-ŽnervŽe/
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu m'Žnerves. É fiche-moi la paix
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
(Joseph [É] tente de retenir une jeune fille tr�s maquillŽe, d'allure assez vulgaire, portant
de hauts talons rouges. Elle semble de tr�s mauvaise humeur. Elle s'Žcarte.) La fille. Ñ Tu
m'Žnerves. C'est fou ce que tu m'Žnerves. Fiche-moi la paix...
enfant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu n'as pas honte ? É il n'y a plus d'enfants.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 102
LE POLICIER, ˆ Choubert [adulte] : Ñ Des sottises, au lieu d'avaler ! A table, on ne parle pas ! Voyez-vous ce morveux ! Tu n'as pas honte ! Il n'y a plus d'enfants ! Ravale tout ! Vite !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est un enfant. É il ne sait pas ce qu'il dit
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Contr™le de la milice] Fran�ois (entre ses dents). Ñ Collabos ! Mme Quentin (ŽnervŽe). Ñ Tais-toi Fran�ois ! Milicien. Ñ C'est toi qui a dis �a ? Mme Quentin. Ñ C'est un enfant. Il ne sait pas ce qu'il dit.
ennui 2
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a ne t'attirera que des ennuis. É il ne faut pas jouer avec le feu
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 92
Ñ Les Cottard et la duchesse de Vend™me, est-ce que vous ne trouvez pas que cela sera dr™le ?
demanda Swann. Ñ Je crois que �a marchera tr�s mal et que �a ne vous attirera que des ennuis,
il ne faut pas jouer avec le feu, rŽpondit Mme Bontemps, furieuse.
ennuyer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce qui te prend ? É tu m'ennuies.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 150
BŽrenger : Ñ Votre peauÉ Jean : Ñ Qu'est-ce qu'elle peut vous faire ma peau ? Est-ce que je
m'occupe de votre peau ? BŽrenger : Ñ On diraitÉ oui, on dirait qu'elle change de couleur ˆ vue
d'Ïil. Elle verdit. Elle durcit aussi. Jean : Ñ Ne me t‰tez pas comme �a. Qu'est-ce qu'il vous prend
? Vous m'ennuyez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a m'ennuie. 1 É j'en ai assez
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 50
Juliette : Ñ Et puis, et puis, je lave la vaisselle de la veille. Des assiettes pleines de gras qui colle. Et puis, j'ai la cuisine ˆ faire. Le Roi : Ñ Quelle joie ! Juliette : Ñ Au contraire. ‚a m'ennuie. J'en ai assez.
je ne t'ennuie pas ? É tu as peut-�tre ˆ faire ?
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 352
[Swann dans une maison de rendez-vous.] Ñ Comme nous avons une belle conversation, pour un
endroit de ce genre ! Je ne t'ennuie pas ? Tu as peut-�tre ˆ faire ? Ñ Non, j'ai tout mon
temps. Si vous m'auriez ennuyŽe je vous l'aurez dit.
entendre 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ecoutez vous �tes extraordinaire É a t'entendre, on dirait que [p].
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Lola : Ñ Oui, dans un quart d'heure il faudra que je commence ˆ t'oublier. EspŽrons que ce ne
sera pas trop long. M. de : Ñ Ah, ah ! Ecoutez, vous �tes extraordinaire ! A vous entendre, on
dirait que c'est moi qui vous quitte.
tu peux rŽpŽter ? É j'ai mal entendu.
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Tenanci�re : Ñ Les biberons, au lieu de glander... Paltoquet : Ñ Je finis mon chapitre. Tenanci�re : Ñ Tu peux rŽpŽter ? J'ai mal entendu. Paltoquet (fermant son livre) : Ñ Voilˆ, chef, c'est fini.
ta gueule, toi, É on n'entend que toi ! 1
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Serge (au chien): Ñ Oh ta gueule, toi, on n'entend que toi iciÉ
chut ! taisez-vous, É on n'entend rien !
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Arlette. Ñ Ben Thomas, souffle, si c'est trop chaud, ta soupe ! C'est pas trop chaud, �a va ?
(Une voiture dŽmarre. Bernard tend lÕoreille.) Ecoute, Thomas, quÕest-ce que tu as fait ? Bernard
(agacŽ). Ñ Chut ! Taisez-vous, on n'entend rien !
[isez] moins fort, je vous prie, É on n'entends que vous
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 108
Dudard : Ñ Lisez moins fort, je vous prie. On n'entend que vous, vous m'emp�chez de fixer mon attention sur mon travail.
que je dŽbarrasse le plancher et É qu'elle n'entende plus parler de moi
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 209
Me comporter de la sorte avec une femme. Avec elle ! Allez, �a suffit, que je dŽbarrasse le plancher et qu'elle n'entende surtout plus parler de moi.
veux-tu te taire É si NÉ t'entendaitÉ
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 300
Ñ Je croyais È, dit l'universitaire en jetant autour de lui ce qui lui restait de regard et
en souriant de ses l�vres minces, È que si vous vous Žtiez attardŽ ˆ Graincourt, c'est que vous
aviez rencontrŽ quelque pŽripatŽticienne. Ñ Voulez-vous vous taire? si ma femme vous
entendait ! dit le professeur. La femme ˆ mo‰, il est jalouse.
tu ne t'en sortiras pas comme �a É tu entendras parler de moi !
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON, qui met Frank ˆ la porte : Ñ Allez sauve-toi ! Sinon c'est les flics qui vont te virer ! FRANK : Ñ Mais oui je m'en vais ! Vous ne vous en sortirez pas comme �a de toute fa�on ! Vous entendrez parler de moi !
pourquoi tu ne dis rien ? É tu m'entends ? 1
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Ñ Maman, j'en ai assez, il faut que nous partions d'ici, je ne supporte plus de me faire humilier... Maman, tu m'entends ? pourquoi tu ne dis rien ?
qu'est-ce que tu as ? É tu m'entends ? 1
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Louise a un malaise] Nounou : Ñ Qu'est-ce que tu as ? Tu m'entends ? Tu m'entends ? Qu'est-ce que tu as ? Au secours ! Au secours ! Elle meurt ! Elle meurt ! Elle meurt !
c'est moi qui commande É tu m'entends ? 5
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 138
Le professeur, il appelle la bonne : Ñ Marie ! Marie ! Elle ne vient pas. Marie !
Marie !. Voyons, Marie. (Il ouvre la porte.) Marie ! (il sort.) Le professeur, voix
criarde, dehors : Ñ Marie ! Qu'est-ce que �a veut dire ? Pourquoi ne venez-vouspas ! Quand je
vous demande de venir, il faut venir. (Il rentre, suivi de Marie.) C'est moi qui commande,
vous m'entendez.
tu es sourd ou quoi ? É tu n'as pas entendu ma question ?
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
Institutrice: Ñ D. 1685 ? Eh bien, D., tu m'entends ? [É] Mais enfin, D. tu es sourd ou quoi ? Tu n'as pas entendu ma question ?
on t'a prŽvenuÉ É tu n'as rien voulu entendre.
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Dubois : Ñ C'est la vŽritŽ, Gauthier, vous n'auriez pas dž faire �a... Maurice (tr�s sec) : Ñ On t'a prŽvenu... Tu n'as rien voulu entendre. C'est dur de t'accabler, mais... ce malheur, tu es allŽ le chercher!...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
on va t'entendre. É crie pas comme �a !
¥ 1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 388, 1989]
Fran�ois : Ñ Pourquoi t'es pas venue au lycŽe ce matin ?... Et ne me dis pas que t'Žtais malade ! Mathilde : Ñ Crie pas comme �a, on va t'entendre. Fran�ois : Ñ Eh bien on m'entendra !
tu entends ? 1 É qu'est-ce que j'ai dit ?
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 135
Le professeur : Ñ La chose la plus. comment dirais-je ? la plus paradoxale. oui. c'est le
mot. la chose la plus paradoxale, c'est qu'un tas de gens qui manquent compl�tement d'instruction
parlent ces diffŽrentes langues. vous entendez ? Qu'est-ce que j'ai dit ? L'Žl�ve : Ñ .
parlent ces diffŽrentes langues ! Qu'est-ce que j'ai dit ?
tu l'entends ? É il est fou
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
MAMY. Ñ Oh mais tuez-moi, tuez-moi ! GABY. Ñ Tais-toi, maman, �a suffit maintenant !
AUGUSTINE, hystŽrique. Ñ Tu l'entends, Gaby, elle est folle. J'ai passe ma vie aupr�s d'une
folle, dont je me suis occupŽe, que j'ai caressŽe, embrassŽe ! C'est une folle !
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
murmura-t-elle en l'invitant ˆ parler plus bas É il pourrait nous entendre.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 470
"Mais Madame, s'Žcria-t-elle, Monserfeuil n'a aucune esp�ce de crŽdit ni de pouvoir avec le
nouveau gouvernement. Ce serait un coup d'ŽpŽe dans l'eau." "Je crois qu'il pourrait nous
entendre, murmura la princesse en invitant la duchesse ˆ parler plus bas." "Que Votre Altesse ne
craigne rien, il est sourd comme un pot," dit sans baisser la voix la duchesse que le gŽnŽral
entendit parfaitement.
entendre 3
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas ce que je voulais dire É je m'entends.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 199
Dudard : Ñ Que vous a-t-il expliquŽ ? BŽrenger : Ñ [Il] a expliquŽ que les rhinocŽros
asiatiques Žtaient africains, et que les rhinocŽros africains Žtaient asiatiques. Dudard : Ñ Je
saisis difficilement. BŽrenger : Ñ Non, non. Il nous a dŽmontrŽ le contraire, c'est-ˆ-dire que les
africains Žtaient asiatiques et que les asiatiquesÉ je m'entends. Ce n'est pas ce que je
voulais dire. Enfin, vous vous dŽbrouillerez avec lui.
entendre 6
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
bon ! bien ! soit ! É c'est entendu. 2
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Je pars apr�s-demain pour Evian... Eh bien, d�s que... [je serai revenu É] Romaine
: Ñ Oh et bien alors, demain ? Marcel : Ñ Quoi ? Romaine : Ñ Oui, je choisis demain. Marcel : Ñ Ah !
non. Romaine : Ñ Ainsi, quand vous faites une promesse solennelle ?... Marcel : Ñ Mais je pars !
Romaine : Ñ M'avez-vous dit qu'en vous prŽvenant la veilleÉ Marcel : Ñ Bon !... bien !... soit !...
C'est entendu.
d'accord É c'est entendu. 2
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
ROGER (ˆ ses beaux-parents) : Ñ Bon, vous voulez qu'on se remette ensemble [votre
fille et moi] ? (Sans enthousiasme.) D'accord, c'est entendu. (A Nathalie.)
Allez, on s'en va. Viens, on rentre ˆ la maison.
oui oui oui É entendu. 2
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
ThŽr�se : Ñ Oui, �a serait peut-�tre mieux que j'aille lui en parler moi-m�me. Noblet
(jovial) : Ñ Eh bien, quand vous voudrez ! ThŽr�se : Ñ Eh bien, si �a ne vous dŽrange pas, eh bien
j'irais d�s demain ˆ Villeneuve. Noblet : Ñ Oui, oui, oui, entendu !
tu veux ou tu veux pas ? É il faudrait s'entendre. 1
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 194
Ñ Alors, dit Turandot d'une voix non moins ferme, je vous dŽclare unis par les liens du
mariage. Ñ Amen, dit Gridoux. Ñ C'est idiot, dit Madeleine furieuse, c'est une blague idiote. Ñ
Pourquoi ? demanda Turandot. Tu veux ou tu veux pas ? Faudrait s'entendre.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est entendu. 2 É j'en fais mon affaire
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 117
Je ne sais si vous �tes en termes assez intimes avec votre tante : ne pourriez-vous, en me
faisant assez habilement valoir ˆ ses yeux pour qu'elle ne refuse pas, lui demander de me laisser
aller voir le tableau [d'Elstir, chez elle] sans vous, puisque vous ne serez pas lˆ ? Ñ C'est
entendu, je rŽponds pour elle, j'en fais mon affaire.
c'est entendu. Et apr�s ? 1 É et apr�s ?
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 179
Ce que nous faisons ensemble, cette vieille toquŽe et moi, est passablement dŽgožtant, c'est entendu. Et apr�s ? Les choses Žtant ce qu'elles sont, il n'y a pas ˆ ergoter. La f�te continue !
entendu É c'est entendu
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 342
Il m'appelera demain au tŽlŽphone. L'argent. Le travail. La note. Que doit-il rŽpondre si son ami veut me voir ? Entendu. C'est entendu. J'irai.
entendu. 2 É pas de probl�me
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Ce qui serait intŽressant pour la rŽunion Ç cadres È de lundi c'est que tu me prŽpares une petite note de synth�se de fa�on ˆ ce que je puisse prŽsenter un premier bilan. FRANK : Ñ Entendu. Pas de probl�me.
envie 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
merci É je n'ai pas envie que [p]. 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 296
[Les Verdurin projettent de faire une rente ˆ Saniette] Avec nos revenus, il me semble
qu'amortir dix mille francs pendant trois ans ce n'est pas impossible. Ñ Soit, seulement, l'ennui
c'est que �a se saura, �a obligera ˆ le faire pour d'autres. Ñ Tu peux croire que j'y ai pensŽ. Je
ne le ferai qu'ˆ la condition expresse que personne ne le sache. Merci, je n'ai pas envie que
nous soyons obligŽs de devenir les bienfaiteurs du genre humain. Pas de philanthropie
!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai envie, c'est tout. É tr�s simple
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
Delphine : Ñ Et pourquoi tu veux que je passe quelques jours avec toi ? Jacques : Ñ Parce que j'ai envie, c'est tout. Tr�s simple. Laisse-toi aller. Mais viens ! Sympa... Tu ne veux pas ? Allez, dis-moi oui...
j'ai pas envie. 1 É c'est tout
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
CŽcilia : Ñ Pourquoi tu voudrais qu'on se marie ? Tout va si bien comme �a. Martin : Ñ Mais
si je te permets de voir Momo [=autre amant], si rien ne change, si au contraire, au lieu d'�tre
pauvre, tu deviens riche, pourquoi tu refuses ? Quelle raison tuas de refuser ? CŽcilia : Ñ J'ai
pas envie de me marier, c'est tout.
erreur
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu dois te tromper É je suis sžr qu'il y a erreur. 2
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
1er infirmier: Ñ On vient le chercher pour l'emmener ˆ la clinique. Il est malade. 2e infirmier: Ñ Ouais, il est tr�s malade. Paul: Ñ Il n'est pas malade du tout. Vous devez vous tromper. [É] Je suis sžr qu'il y a erreur.
essayer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on peut parler É �a ne cožte rien.
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
GLORIA : Ñ Je te revois quand, alors ?... Non, parce que tu es parti sans qu'on parle, alors moi, mets-toi ˆ ma place, ne serait-ce que vis-ˆ-vis de Victor... Enfin, on peut parler, �a ne cožte rien...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
on peut toujours essayer. É on verra ˆ l'usage
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Ñ Non, mais on est contents quand m�me que tu sois lˆ. Enfin, moi je suis content !
Faut demander. LŽon, qu'est-ce qu'on en fait de celle-lˆ ? LEON : Ñ Je sais pas, moi. On peut
toujours essayer, on verra ˆ l'usage. CHRIS : Ñ Bon, on essaye.
qu'as-tu essayŽ de faire ? É qu'est-ce que tu veux prouver ?
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Ce soir tout allait bien, qu'avez-vous essayŽ de faire ? Qu'avez-vous voulu prouver ? Vous saviez tr�s bien ce qui allait se passer.
Žtat
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
calme-toi É ne te mets pas dans cet Žtat.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 40
LE VIEUX : Ñ Je suis orphelin dans la vie, tu n'es pas ma mamanÉ LA VIEILLE : Ñ Voyons, calme-toi, ne te mets pas dans cet ŽtatÉ
qu'est-ce que tu as ? É pourquoi tu te mets dans un tel Žtat ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Alors la caille, t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dŽjˆ pas mal. LA MéRE
: Ñ DŽgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PéRE : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? ‚a va pas la
t�te ? LA MéRE : Ñ DŽgage, je t'ai dit de ne pas approcher. LE PéRE : Ñ Mais qu'est-ce que t'as ?
Pourquoi tu te mets dans un tel Žtat ?
Žtonnant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a a lors É c'est Žtonnant.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 134
BƒRENGER : Ñ Tiens, des cartes de visites [dans la serviette d'ƒdouard]. ƒDOUARD : Ñ Oui. Des
cartes de visite. En effet, c'est ŽtonnantÉ �a alors ! BƒRENGER : Ñ Ce doit �tre son nom.
ƒDOUARD : Ñ Le nom de qui ? BƒRENGER : Ñ Le nom du criminel, voyons,le nom du
criminel.
Žtonner
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
pourquoi prends-tu cet air ŽtonnŽ ? É tu le savais bien
¥ 1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 16
M. Smith : Ñ Tiens c'est Žcrit que Bobby Watson est mort. Mme Smith : Ñ Mon Dieu, le pauvre, quand est-ce qu'il est mort ? M. Smith : Ñ Pourquoi prends-tu cet air ŽtonnŽ ? Tu le savais bien. Il est mort il y a deux ans.
�tre
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce que c'est ? 2 É Ñ c'est moi
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
(On frappe ˆ la porte.) LYSSENHOP. Ñ Qu'est-ce que c'est ? DANNY. Ñ C'est moi, papa. LYSSENHOP. Ñ Entre !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
non mais attends É qu'est-ce que c'est que �a ? 5
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON, ˆ Frank : Ñ Allez ! Tu t'en vas ! MADAME ARNOUX : Ñ Non mais attendez...
Qu'est-ce que c'est que �a ?! LE PATRON : Ñ Il le sait tr�s bien. Il est foutu ˆ la porte !
S'il ne part pas tout seul, c'est moi qui vais le foutre dehors !
que veux-tu É [sn], c'est [sn].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 322
Mais que voulez-vous, l'histoire est l'histoire, nous n'y pouvons rien et il ne dŽpend pas de nous de la refaire.
tu te trompes compl�tement É tu n'y es pas.
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Ñ Elles sont tr�s pauvres ? HELENE. Ñ Elles ont passŽ sans transition de l'opulence ˆ
la g�ne, ou presque. Et elles y trouvent le bonheur. Elles m'Žtonnent. JEAN. Ñ Je les admire.
Croyez-vous que je puisse essayer de les voir, de les distraire ? HELENE. Ñ Vous n'y pensez pas.
Vous vous trompez compl�tement sur le genre de cette petite, mais compl�tement. Vous n'y �tes pas
du tout ! C'est le type de la jeune personne inaccessible. On ne l'approche pas. On ne la tente
pas. On n'arrive ˆ rien.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a y est. 2 É c'est reparti
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
Le p�re, ˆ vŽlo, torse nu, en maillot de bain, une pelle sur l'Žpaule, s'arr�te entre les
jeunes filles et la m�re. LA MéRE : Ñ ‚a y est ! C'est reparti ! Il peut pas s'en
emp�cher, �a fait partie de son numŽro de charme.
c'est pas du travail, �a mon vieux. É c'est du sabotage
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ : Ñ Fallait l'voir quand il est descendu chez ce pauvre fourreur. Grand-P�re, il
coupait les renards argentŽs au rasoir ! (...) Un vrai sacandale ! (...) C'est pas du travail, �a
mon vieux, c'est du sabotage, tiens, tu m'fais mal !
qu'est-ce que c'est ? 1 É qu'est-ce qui se passe ?
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Invectives entre cochers apr�s un accrochage] Donati : Ñ Mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ?
qu'est-ce que c'est ? 1 É y a le feu ?
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
A: Ñ Patron !! B: Ñ Oh ! il m'a fait peur. L: Ñ Qu'est-ce que c'est ? Y a le feu ?
qu'est-ce que c'est ? 5 É qu'est-ce que �a veut dire ?
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (ma”tre-nageur, apprend ˆ plonger). Ñ On va pouvoir y aller. Allons, allons... (Il la
pousse lŽg�rement mais elle rŽsiste. Au moment de plonger, elle crie, effrayŽe, en se raccrochant au
cou d'Eric qui ne semble pas troublŽ par son comportement.) Quoi ? Qu'est-ce que c'est ! (Il
la repousse gentiment.) Qu'est-ce que �a veut dire �a, hein ?
qu'est-ce qu'il branle ? É il s'est fait moine ?
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 301
Tu as vu Wierne ces temps-ci, qu'est-ce qu'il branle, quoi, il s'est fait moine, on le ne voit plus [É]
si ce n'est que �a É il fallait le dire
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 46
DANY [secrŽtaire], ˆ l'architecte : Ñ Je suis dŽcidŽe ˆ partir, Monsieur, j'ai besoin
de vacances. Je suis fatiguŽe. L'ARCHITECTE, mielleux. : Ñ Si ce n'est que cela, il
fallait le dire. On peut s'arranger. Voulez-vous trois jours de permission ?
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
quoi ? qu'est-ce que c'est ? 2 É dit-il sŽchement
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 464
Ñ [É] Il [=Bloch] ne lui manquerait plus que de demeurer ˆ Paris, rue du Temple ! È M. de
Charlus [É] me posait en rŽalitŽ une question ˆ deux fins, dont la principale Žtait de savoir
l'adresse de Bloch. ÇÊEn effet, fit remarquer Brichot, la rue du Temple s'appelait rue de la
Chevalerie-du-Temple. Et ˆ ce propos, me permettez-vous une remarque, baron ? Ñ Quoi ? Qu'est-ce
que c'est ? dit s�chement M. de Charlus, que cette observation emp�chait d'avoir son
renseignement. Ñ Non, rien, rŽpondit Brichot intimidŽ. C'Žtait ˆ propos de l'Žtymologie de Balbec
qu'on m'avait demandŽe. [É] È
Žvidemment
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ en �tes-vous sžr ? É Ñ Žvidemment. 2
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 122
BƒRENGER : Ñ Comment ? Tout le monde est au courant ? ƒDOUARD : Ñ Puisque je vous le dis.
Vous voyez, moi-m�me je le sais. La chose est sue, assimilŽe, cataloguŽe. M�me les enfants des
Žcoles saventÉ BƒRENGER : Ñ M�me les enfants des Žcoles ? En �tes-vous sžr ? ƒDOUARD : Ñ
ƒvidemment.
Žvidence
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
pourquoi t'obstines-tu ˆ nier l'Žvidence ? É tu sais bien que [p]
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
RenŽe : Ñ Pourquoi t'obstines-tu ˆ nier l'Žvidence ? Tu sais bien que c'est moi qui ai tirŽ. La preuve: je m'suis ratŽe. J'ai toujours ŽtŽ si maladroite.
exact
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ n'est-ce pas ? É Ñ c'est exact.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 205
BŽrŽnger : Ñ Dudard vient de me le dire, ˆ l'instant. N'est-ce pas, Dudard ? Dudard : Ñ C'est exact.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est exact. É oui
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY. Ñ Tu as dit que tu avais entendu maman se lever... AUGUSTINE. Ñ Oui. C'est exact.
exagŽrer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu exag�res. 1 É Ñ mais non, je n'exag�re pas du tout !
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC. Ñ On a attirŽ cette vieilIe gloire dans un traquenard !. Et on a tout simplement
ŽgorgŽ ce vieillard ! FRAN‚OISE (un peu outrŽe). Ñ Oh ! tu exag�res tout ! ASTRUC. Ñ Mais
non, je n'exag�re pas du tout. Je ne suis pas marseillais, moi. J'ai de bonnes raisons d'�tre
clairvoyant. Le r™le que tu as fait arranger pour IrŽnŽe est excellent. Il aura un tr�s gros succ�s
de comique, mais Galubert est cuit. Il n'a plus qu'ˆ aller planter ses choux.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas vrai É tu exag�res. 1
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 17
Le mŽdecin : Ñ Il tombe de la neige au p™le Nord du soleil. La Voie lactŽe a l'air de
s'agglutiner. La com�te est ŽpuisŽe de fatigue, elle a vieilli, elle s'entoure de sa queue,
s'enroule sur elle-m�me comme un chien moribond. Marie : Ñ Ce n'est pas vrai, vous exagŽrez.
Si, si, vous exagŽrez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
n'exag�re pas. É tu n'en es pas lˆ !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
(Ë l'h™pital psychiatrique.] P�re : Ñ En tous cas, tu as meilleure mine que la derni�re fois
qu'on s'est vus. Martine : Ñ Ouais. P�re : Ñ Tu devais avoir besoin d'un petit peu de repos. Martine
: Ñ Y a... y a dŽjˆ eu des... antŽcŽdents dans la famille ?P�re : Ñ Qu'est-ce que tu veux dire ?
Martine : Ñ Je sais pas... des gens un peu... [fous]. P�re : Ñ N'exag�re pas, t'en es pas lˆ
!
tu exag�res. 1 É tu ne terends pas compte
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 135
Jean : Ñ Une plaine morose, une plaine grise, une plaine boueuse, une plaine sans fin, ou des
sentiers menant nulle part, des sentiers menant nulle part ; et puis la brume s'est ŽtendueÉ Fr�re
Tarabas : Ñ Vous exagŽrez. Vous ne vous rendez pas compte. Un de ces sentiers vous a bien
menŽ ˆ nous.
exclure
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est bien possible É ce n'est pas exclu.
¥ 1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 25
M. Martin : Ñ Mon Dieu, comme c'est curieux ! peut-�tre bien alors, Madame, que je vous ai
vue dans le train ? Mme Martin : Ñ C'est bien possible, ce n'est pas exclu, c'est plausible
et, apr�s tout, pourquoi pas !É Mais je n'en ai aucun souvenir, Monsieur !
excuser
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ excuse-moi. 1 É Ñ mais vous plaisantez mon cher
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Donati : Ñ Excusez-moi de ne pas �tre venu dŽjˆ vous rendre visiteÉ Monsieur de : Ñ Mais vous plaisantez, mon cher !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
excuse-moi, mais 6 É c'est la premi�re fois que je vois quelqu'un [faire �a]
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Cela dit, excuse-moi, mais c'est la premi�re fois que je vois quelqu'un fumer en faisant la cuisine.
je voulais te demander de m'excuser. É je suis vraiment dŽsolŽ
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne: Ñ Je suis contente de te voir. Enfin, je voulais te demander de m'excuser pour samedi. Je suis vraiment dŽsolŽe. Je suis dans une humeur Žpouvantable. [É] Blanche: Ñ Je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu as fait ?
tu m'excuses. É je reviens tout de suite
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Ñ Attendez, vous m'excusez, je reviens tout de suite.
tu m'excuses. É j'y vais
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Bon, tu m'excuses, j'y vais.
tu m'excuses. É un instant
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 49
(On entend sonner.) LA VIEILLE, au Vieux : Quelqu'un. Va vite. LE VIEUX, ˆ la Dame : Ñ Vous m'excusez, madame ! Un instant !
excuser (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ fais des excuses ! É Ñ je n'ai pas ˆ m'excuser.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Le critique Daxiat a sali Marion Steiner. Dispute avec Bernard Granger.) BERNARD : Ñ Faites des excuses ! DAXIAT : Ñ Je n'ai pas d'excuses ˆ faire, j'ai fait mon mŽtier !
Ñ je m'excuse É Ñ ne t'excuse pas.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 15
BƒRENGER : Ñ Etes-vous bien payŽ ? Je m'excuse, je suis peut-�tre indiscret. L'ARCHITECTE : Ñ Ne vous excusez pas, je vous en prieÉ Je suis payŽ moyennement, comme prŽvu au budget.
Ñ excuse-moi É Ñ tu n'as pas ˆ t'excuser.
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
(Fran�ois, Žtudiant, travaille ˆ sa table. Pomme croque une pomme en faisant le moins de
bruit possible.) Fran�ois. Ñ Tu peux la manger normalement, ta pomme ! Pomme. Ñ Excuse-moi.
Fran�ois. Ñ T'as pas ˆ tÕexcuser ! Quand je travaille, j'entends toutÉ(Pomme se gratte le nez
et pose sa pomme.) Fran�ois. Ñ Mais non, mange-la, Žcoute !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je suis navrŽ É je m'excuse.
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 68
Le mŽdecin : Ñ Excusez-moi, MajestŽ je dois partir. Je suis bien obligŽ. Je suis navrŽ, je m'excuse.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je m'en excuse. É je suis navrŽ
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 138
BƒRENGER : Ñ Vous avez lˆ [elles Žtaient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le
criminel]. Nous pouvons le faire arr�ter. Vous en rendez-vous compte ? ƒDOUARD, balbutiant :
Je ne savais pasÉ je ne savais pasÉ BƒRENGER : Ñ Vous auriez pu Žpargner tant de vies humaines !
ƒDOUARD, m�me jeu : Ñ OuiÉ Je m'en aper�ois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais
jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BƒRENGER : Ñ C'est une nŽgligence
condamnable. ƒDOUARD : Ñ C'est vrai, jem'en excuse, je suis navrŽ.
je m'excuse. É tu m'excuseras
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 90
Le professeur : Ñ Je ne sais comment m'excuser de vous avoir fait attendre. Je finissais justement. n'est-ce pas, de. Je m'excuse. Vous m'excuserez. L'Žl�ve : Ñ Il ne faut pas, Monsieur. Il n'y a aucun mal, Monsieur.
excuse
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ fais des excuses ! É Ñ je n'ai pas d'excuses ˆ faire
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Le critique Daxiat a sali Marion Steiner. Dispute avec Bernard Granger.) BERNARD : Ñ Faites des excuses ! DAXIAT : Ñ Je n'ai pas d'excuses ˆ faire, j'ai fait mon mŽtier !
exemple
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ un exemple ! É Ñ je n'ai que l'embarras du choix
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 19
H. 2 : Ñ Le Bonheur. Oui. Les Bonheurs. Et quels bonheurs ! les plus apprŽciŽs. Les mieux
cotŽs. Les bonheurs que tous les pauvres bougres contemplent, le nez collŽ aux vitrines. H. 1 : Ñ
Un exemple, s'il te pla”t. H. 2 : Ñ Oh je n'ai que l'embarras duchoix... Tiens, si tu en veux
un, en voici un des mieux rŽussis...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ah ! non, �a, par exemple ! 2 É je crois que tu te fiches de moi
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 122
"- HŽ bien! me dit la Duchesse, en dehors de vos bals, est-ce que je ne peux vous �tre
d'aucune utilitŽ? Avez-vous trouvŽ un salon o� vous aimeriez que je vous prŽsente?" Je lui rŽpondis
que je craignais que le seul qui me fit envie ne fut trop peu ŽlŽgant pour elle. "- Qui est-ce?"
demanda-t-elle d'une voix mena�ante et rauque sans presque ouvrir la bouche. "- La baronne Putbus".
Cette fois-ci elle feignit une vŽritable col�re. "- Ah! non, �a, par exemple, je crois que
vous vous fichez de moi. Je nesais m�me pas par quel hasard je sais le nom de ce chameau. Mais c'est
la lie de la sociŽtŽ. [É]"
tiens ! par exemple ! 2 É qu'est-ce qui nous vaut le plaisir ?
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
ARMAND [patron du bar] : Ñ Tiens !... par exemple. Qu'est-ce qui nous vaut le plaisir ? SILIEN : Ñ J'avais soif.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle feignit une vŽritable col�re É ah ! non, �a, par exemple ! 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 122
"- HŽ bien! me dit la Duchesse, en dehors de vos bals, est-ce que je ne peux vous �tre
d'aucune utilitŽ? Avez-vous trouvŽ un salon o� vous aimeriez que je vous prŽsente?" Je lui rŽpondis
que je craignais que le seul qui me fit envie ne fut trop peu ŽlŽgant pour elle. "- Qui est-ce?"
demanda-t-elle d'une voix mena�ante et rauque sans presque ouvrir la bouche. "- La baronne Putbus".
Cette fois-ci elle feignit une vŽritable col�re. "- Ah! non, �a, par exemple, je crois que
vous vous fichez de moi. Je nesais m�me pas par quel hasard je sais le nom de ce chameau. Mais c'est
la lie de la sociŽtŽ. [É]"
explication
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
vas-y É j'attends tes explications.
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Tu t'es bien payŽ ma figureÉ Eh bien vas-y, j'attends tes explications.
expliquer
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je voudrais t'expliquer É Ñ il n'y a rien ˆ expliquer. 2
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Marion a surpris Nadine et Arlette sÕembrassant.) ARLETTE. Ñ Marion, je voudrais
t'expliquer. MARION. Ñ Il n'y a rien ˆ expliquer. ARLETTE. Ñ Mais je voudrais pas que tu me
juges. MARION. Ñ Mais je ne te juge pas. Simplement, je prŽfŽrerais que tu arranges tes affaires de
cÏur en dehors du thމtre.
Ñ laisse-moi t'expliquer É Ñ il n'y a rien ˆ expliquer. 2
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
Vanda (charmeuse). Ñ Bonsoir Michel. Michel. Ñ Alors maintenant vous travaillez pour Prosper,
vous ? Vanda. Ñ Oh mais non ! Michel. Ñ Oui, fŽlicitations, c'est joli ! Vanda. Ñ Ah mais non.
Michel. Ñ Ah mais non, mais si, mais si. Vanda. Ñ Ah mais non, laissez-moi vous expliquer. Michel. Ñ
Ah mais il n'y a rien ˆ m'expliquer, j'ai compris.
Ñ comment tu expliques ? É Ñ je ne m'explique pas.
¥ 1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 82
Ñ Tu as la peau de pluie comme les femmes de l'Asie [elle est Blanche]. Tu as aussi la finesse des poignets, et aussi des chevilles, comme elles, c'est dr™le quand m�me, comment tu expliquesÉ Elle dit : Ñ J'explique pas.
Ñ qu'est-ce qui se passe ? É Ñ je t'expliquerai.
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Ñ Je peux venir te voir demain matin ? Voix de Francis. Ñ J'ai cours ˆ 8 heures. Jean-Paul : Ñ Avant. Voix de Francis : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? Jean-Paul : Ñ Je t'expliquerai... je t'embrasse. Ë demain.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je voudrais t'expliquer. É Ñ il n'y a rien ˆ expliquer
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Marion a surpris Nadine et Arlette sÕembrassant.) ARLETTE. Ñ Marion, je voudrais
t'expliquer. MARION. Ñ Il n'y a rien ˆ expliquer. ARLETTE. Ñ Mais je voudrais pas que tu me
juges. MARION. Ñ Mais je ne te juge pas. Simplement, je prŽfŽrerais que tu arranges tes affaires de
cÏur en dehors du thމtre.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est dr™le quand m�me É comment expliques-tu �a ? 2
¥ 1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 82
Ñ Tu as la peau de pluie comme les femmes de l'Asie [elle est Blanche]. Tu as aussi la finesse des poignets, et aussi des chevilles, comme elles, c'est dr™le quand m�me, comment tu expliquesÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
explique-toi. É que veux-tu dire ?
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 138
La bonne : Ñ Ne vous mettez pas dans cet Žtat, Monsieur, gare ˆ la fin ! ‚a vous m�nera loin,
�a vous mŽnera loin, tout �a. Le professeur : Ñ Je saurai m'arr�ter ˆ temps. La bonne : Ñ On le dit
toujours. Je voudrais bien voir �a. L'Žl�ve : Ñ J'ai mal aux dents. La bonne : Ñ Vous voyez, �a
commence, c'est le sympt™me ! Le professeur : Ñ Quel sympt™me ? Expliquez-vous ? Que
voulez-vous dire ?
tout s'explique. É il fallait le dire plus t™t
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
VALƒRIE : Ñ Je me demande ce qui m'a plu en lui. MARTINE : Ñ Son physique... L'amour, tu sais
!... VALƒRIE : Ñ Eh hien non, justement. Physiquement, il ne me dit rien. MARTINE : Ñ Ah ! bon...
Tout s'explique ! Fallait le dire plus t™tÉ
expr�s
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pas grave, �a va É il a pas fait expr�s
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
A l'Žcole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GAR‚ON: Ñ T'es
con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune gar�on est ˆ terre, visiblement tr�s en col�re.
Blandine lui tend la main. BLANDINE : Ñ C'est pas grave, �a va, il a pas fait expr�s.
Le gar�on se laisse aider... Une fois debout, se sentant humiliŽ, il regarde Paul, postŽ pr�s de
lˆ. LE GAR‚ON: Ñ Connard ! B‰tard !
laisse donc É il le fait expr�s.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Ñ Quelle heure est-il donc ? TISANE. Ñ 9 hÉ I'Empereur devrait �tre au lit depuis
longtemps. EMPEREUR. Ñ Et vous ? TISANE. Ñ Vous attendez votre arri�re-petit-fils ? EMPEREUR. Ñ Quel
arri�re-petit-fils ? MES SOUS . Ñ Mais laisse donc, il fait expr�s.
ˆ toi aussi �a t'arrive É je ne l'ai pas fait expr�s.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 102
VOIX DE LA CONCIERGE : Ñ Ne claquez pas la porte comme �a. VOIX D'UNE FEMME, dans I'entrŽe : Ñ Ë vous aussi, �a vous arrive de la claquer. Je n'ai pas fait expr�s.
je suis dŽsdolŽ É je ne l'ai vraiment pas fait expr�s.
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Ñ Je suis dŽsolŽ, Monsieur Milan, je ne l'ai vraiment pas fait expr�s.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu le fais expr�s ? É tu sais tr�s bien que j'aime pas �a
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
(Jeanne, sa m�re, vient lui servir des Žpinards chauffŽs dans une casserole. Richard (avec
mauvaise humeur). Ñ Tu le fais expr�s ou quoi, tu le sais tr�s bien que j'aime pas �a.
Jeanne (continuant ˆ le servir). Ñ Allez un petit effort, c'est du fer, c'est bon pour la santŽ. ‚a
donne des forces, t'es tout palot en ce moment.
exprimer (se)
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je me suis mal exprimŽ. É c'est pas ce que je voulais dire
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprimŽ, c'est pas du tout ce que je voulais dire.
extraordinaire
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu es extraordinaire ! 2 É a vous entendre [p]
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Lola : Ñ Oui, dans un quart d'heure il faudra que je commence ˆ t'oublier. EspŽrons que ce ne
sera pas trop long. M. de : Ñ Ah, ah ! Ecoutez, vous �tes extraordinaire ! A vous entendre,
on dirait que c'est moi qui vous quitte.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
[elle] lui disait avec admiration : É tu es extraordinaire ! 1
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 114
Alors, comme s'il l'avait sortie de la poche de son veston avec sa clef, il nous montrait
debout devant nous la petite porte de derri�re de notre jardin qui Žtait venue avec le coin de la
rue du Saint-Esprit nous attendre au bout de ces chemins inconnus. Ma m�re lui disait avec
admiration : Ç Tu es extraordinaire ! È
fabriquer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu n'as pas encore fini ? É qu'est-ce que tu fabriques ? 2
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
La m�re: Ñ Vous avez pas encore fini, qu'est-ce que vous fabriquez ? C'est comme �a que vous rangez, vous ?
o� est-il passŽ ? É qu'est-ce qu'il fabrique ?
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
(De l'autre c™tŽ de la rue, Fran�ois donne des indications ˆ des soldats allemands, manifestement ŽgarŽs, ˆ c™tŽ de leur voiture.) Madame Quentin. Ñ O� est passŽ Fran�ois ?... Mais qu'est-ce qu'il fabrique ?
f‰cher
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu es f‰chŽ ? É Ñ "f‰chŽe" ? !
¥ 1966 Trois enfants dans le dŽsordre, film de LŽo Joannon
(La fiancŽe) :Ñ J'ai cru entendre cet enfant vous appeler Papa ? Ñ Ah ? il m'appelait Papa ? Ñ Vous auriez pu me prŽvenir ! Ñ Vous �tes f‰chŽe ? Ñ "F‰chŽe" !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pourquoi tu ne dis rien ? É tu es f‰chŽ ?
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Basile : Ñ Pourquoi tu dis rien ? T'es f‰chŽ ? Bernard : Ñ Mais non, je suis pas f‰chŽ. C'est elle ! Elle m'a mis la honte avec ses farces et attrapes.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je t'ai f‰chŽ. É excuse-moi
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
GLORIA : Ñ Tu m'™teras pas de l'idŽe qu'un homme qui a ton intelligence et tes capacitŽs,
quand m�me... Victor aussi, avant, il n'Žtait pas ce qu'il est et puis il a rŽagi, et maintenant si
je peux te faire entrer dans ses affaires, �a signifie pour toiplus d'argent, plus de
responsabilitŽs, plus de libertŽ ! Le pr�t-ˆ-porter, c'est le pr�t-ˆ-porter, mais c'est tout de m�me
autre chose que de... ALEX [gar�on dans un restaurant] : Ñ Gloria, c'est peut-�tre autre chose, mais
�a ne m'intŽresse pas. C'est�a qu'il faut te dire ? GLORIA : Ñ Je suis maladroite, je t'ai
f‰chŽ, excuse-moi.
facile
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est tout de m�me pas une raison É ce serait vraiment trop facile.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 83
Je vous dirai, me rŽpondit la duchesse, ˆ qui je parlais de ce dŽsir [de voir Swann], que moi
je ne tiens pas excessivement ˆ le voir parce qu'il para”t [É] qu'il voudrait avant de mourir que je
fasse la connaissance de sa femme et de sa fille. Mon Dieu,�a me fait une peine infinie qu'il soit
malade, mais d'abord j'esp�re que ce n'est pas aussi grave que �a. Et puis enfin ce n'est tout de
m�me pas une raison, parce que ce serait vraiment trop facile.
non, je ne t'excuse pas, É c'est trop facile de (É) [s'excuser]
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
(Antoine descend de son perchoir et marche sur la robe par terre. Il la ramasse
maladroitement.) ODETTE : Ñ Mais qu'est-ce que vous faites ? L‰chez-�a immŽdiatement !
(Prenant la robe.) Lˆ, mais laissez-�a enfin ! (Elle la pend.) ANTOINE : Ñ
Excusez-moi, Colette. COLETTE : Ñ Non, je ne vous excuse pas ! C'est trop facile de faire
n'importe quoi et puis de s'excuser apr�s. Vous n'avez pas changŽ, Antoine !
fa�on
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu te crois ? É en voilˆ des fa�ons !
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Inspecteur: Ñ J'vous dis de me montrer vos papiers. Raymonde: Ñ Ah mais qu'est-ce qu'y se croit ? En voilˆ des fa�ons ! ‚a n'emp�che rien, �a vient apr�s la bagarre et �a vous demande vos papiers !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je n'aime pas ces fa�ons de rŽpondre. É tu commences ˆ m'emb�ter
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Capitaine: Ñ C'est sŽrieux [cette inimitiŽ] ? Gilieth: Ñ La peau de l'un vaudra la peau de l'autre. Capitaine (ton autoritaire): Ñ Je n'aime pas ces fa�ons de rŽpondre. Vous commencez ˆ m'emb�ter avec toutes ces histoires.
faire
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ �a m'ennuie de te demander �a É Ñ je n'ai rien d'autre ˆ faire. 1
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Voilˆ la liste. ‚a te fait deux cent cinquante enveloppes ˆ rŽdiger, maman. ‚a m'ennuie de te demander �a. MERE : Ñ Oh, mon chŽri, je n'ai rien d'autre ˆ faire ; je m'y mettrais tout de suite apr�s mon petit d”ner.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a ne se fait pas. É Ñ justement
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Tu veux que je t'embrasse ? ROSE : Ñ Mais �a ne se fait pas ! JUGE : Ñ Justement !
Ñ il faut absolument faire quelque chose. 2 É Ñ tu me dis �aÉ
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Marie (ˆ propos de JŽr™me qui a tentŽ de se suicider): Ñ Georges, il faut absolument que tu fasses quelque chose. Georges (impuissant sur le moment): Ñ Tu me dis �aÉ Marie: Ñ Oui, je te dis �aÉ
Ñ que veux-tu qu'on y fasse ? É Ñ c'est regrettable
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
ƒDOUARD : Ñ C'est regrettable, certes. BƒRENGER : Ñ Tr�s regrettable ! Extr�mement regrettable É ƒDOUARD : Ñ Que voulez-vous qu'on y fasse ?
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a a assŽ durŽ É �a commence ˆ bien faire.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
UN GRƒVISTE : Ñ Eh les gars, les discussions �a a assez durŽ. Qu'est-ce qu'on a dit ? On a dit qu'on occupait l'usine ! ‚a commence ˆ bien faire !
�a va durer longtemps ? É �a commence ˆ bien faire.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Oh ! Tu vas faire la gueule encore longtemps ? ‚a commence ˆ bien faire ! Depuis quelque temps, on dirait une folle.
tu vas me foutre la paix parce que maintenant É �a commence ˆ bien faire.
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
[Chicanes continuelles.] MARC : Ñ Tiens, v'lˆ l'hallebardier ! PHILIPPE : Ñ Merde !... Tu vas me foutre la paix, parce que, maintenant, �a commence ˆ bien faire !
ce n'est pas sŽrieux É �a ne se fait pas.
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
LEON : Ñ On peut pas faire une gr�ve de la faim avec plein ˆ bouffer sous le nez ! CHRIS : Ñ Pourquoi pas ? LEON : Ñ Ben, c'est pas sŽrieux... ‚a se fait pas !
c'est trop tard É ce qui est fait est fait. 2
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 153
J'ai d'abord cru que cette Juive avait peur de Dieu et elle espŽrait qu'en se faisant
enterrer sans religion, elle allait y Žchapper. Ce n'Žtait pas �a du tout. Elle n'avait pas peur de
Dieu, mais elle disait que c'Žtait maintenant trop tard, ce qui estf ait est fait et Il
n'avait plus ˆ venir lui demander pardon.
ne m'en demande pas plus É c'est tout ce que je peux faire.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER (au Juge) : Ñ Je suis peut-�tre un assassin, mais je ne suis pas un menteur. Je vais
vous en dire encore un [crime que j'ai commis]. ‚a fera le douzi�me. Mais, apr�s celui-lˆ, ne m'en
demandez pas plus. C'est tout ce que je peux faire pour vous.
dŽp�che-toi É il faut faire quelque chose ! 2
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE, affolŽe : Ñ Bonjour, excusez-moi, j'ai un probl�me, mon mari a disparu et je...
Ma”tre-nageur sauveteur : Ñ Calmez-vous, madame... Il est allŽ se baigner ? MARIE : Ñ Oui, je
crois... [É] MNS : Ñ Sur cette plage ? MARIE : Ñ Non, plus loin sur la plage sauvage. MNS : Ñ Vous
savez que c'est hors du secteur de surveillance. MARIE : Ñ Oui je sais, mais je vous en prie,
dŽp�chez-vous, il faut faire quelque chose !
il faut trouver une solution É il faut faire quelque chose ! 2
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Pierre. Ñ Pour l'instant tout est bloquŽ sur d'absurdes questions de signatures ... des tas de dŽcisions qui ne peuvent �tre prises. Il faut trouver une solutionÉ il faut faire quelque chose.
je suis tr�s inquiet É il faut faire quelque chose ! 2
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
Mme D. Ñ Elle [Agn�s] est tr�s mal. Elle a eu trois syncopes. Son cÏur peut flancher d'une minute ˆ l'autre. Je suis tr�s inqui�te. Il faut faire quelque chose.
qu'est-ce qu'il faut faire ? É il faut faire quelque chose ! 2
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Marie prend une bo”te de cachets que VŽronika a apportŽe. MARIE : Ñ Combien il en faut
pour dormir ? VƒRONIKA : Ñ Un ou deux. MARIE : Ñ Toute la bo”te, �a va ? Elle avale toute la
bo”te, Alexandre bondit. ALEXANDRE : Ñ Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?
VƒRONIKA : Ñ Rien. Laissez-la. Elle fait ce qu'elle veut. ALEXANDRE : Ñ Mais non, il faut faire
quelque chose !
ah non �a par exemple É il ne faut pas nous la faire.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 280
[É] et comme Mme de Cambremer disait : Ç Relisez ce que Schopenhauer dit de la musique È,
elle nous fit remarquer cette phrase en disant avec violence : Ç Relisez est un chef-d'Ïuvre
! Ah ! non, �a, par exemple, il ne faut pas nous la faire. È
c'est l'impasse É je ne sais pas quoi faire. 1
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
JEAN : Ñ Et alors, bon..., si tu paies pas [ta traite], il se passera quoi ? VINCENT : Ñ Je
saute. JEAN : Ñ C'est pas possible �a,... on saute pas pour une traite. VINCENT : Ñ Eh si, c'est
possible... la preuve ! Je suis hypothŽquŽ... C'est l'impasse, quoi... Je sais pas quoi
faire.
mais qu'est-ce que tu as ? É je ne t'ai rien fait.
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Ñ Il faut que je sache... Tu arr�tes de mentir ? Comment tu as eu cet argent ? FRANK
: Ñ Mais je te l'ai dit, mon chouÉ Je t'ai tout expliquŽ... cent fois ! JEANNE : Ñ Non, tu mens !...
[É] JEANNE : Ñ Je veux savoir. Il faut que je sache ! FRANK: Ñ Mais qu'est-ce que tu as ? Je t'ai
rien fait !... Mais pourquoi tu t'en prends ˆ moi ? JEANNE : Ñ Mais j'ai le droit de savoir. Je
suis ta femme.
y a quelque chose qui ne va pas ? É je t'ai fait quelque chose ?
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
(Marion, emportŽe par le dŽsir, tente de dŽshahiller Richard qui rŽsiste. lls luttent puis se
redressent. Richard rŽajuste son blouson) Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Richard : Ñ Rien. Marion : Ñ Y'a
quelque chose qui va pas ? Je t'ai fait quelque chose ? Richard : Ñ Non, c'est
moi.
mais tu es compl�tement fou ! É mais qu'est-ce que tu fais ?
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Sous lÕOccupation.) LUCAS (il est juif). Ñ Je vais leur expliquer... Je vais me dŽclarer, je
vais me mettre en r�gle ! MARION. Ñ Mais tu es compl�tement fou ! Mais qu'est-ce que tu fais
? Mais tu ne sortiras pas dÕici ! Mais qu'est-ce que tu veux ? Aller en camp de concentration,
c'est �a que tu veux ?
pourquoi ? É qu'est-ce que j'ai fait ? 2
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
L'ESCOGRIFFE. Ñ Mais j'ai jamais tuŽ personne ! Je suis un artiste ! Je suis musicien ! Je
suis troisi�me violon ˆ l'OpŽra ! L'INSPECTEUR. Ñ Qu'est-ce que t'as dit ? L'ESCOGRIFFE. Ñ Je vous
dis que je suis un simple musicien !É Un petit violoniste compl�tement insignifiant ! L'INSPECTEUR.
Ñ Mettez-lui les menottes ! L'ESCOGRIFFE. Ñ Mais pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
L'INSPECTEUR. Ñ Y aura pas de violoniste dans cette tour !... C'est une tour interdite aux musiciens
!...
pourquoi moi ? É qu'est-ce que j'ai fait ? 2
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Policier: Ñ Vos papiers, s'il vous pla”t. Pierre: Ñ Pourquoi, moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
attends É qu'est-ce que tu fais ? 2
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
[La barmaid entreprend ChloŽ.] ChloŽ : Ñ Attends, qu'est-ce que tu fais ? Barmaid : Ñ Attends, c'est pas grave, laisse-toi faire...
attention É qu'est-ce que tu fais ? 2
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 72
VOIX : Ñ Une supposition que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les
aliments. comme on en voit tant, de nos jours. LUI : Ñ ‚a va continuer longtemps ? Assez. Je n'en
peux plus. Arr�tez. ELLE, tout bas : Ñ Attention, qu'est-ce que tu fais ? Tais-toi. Il ne
faut surtout pas interrompre. Il faut que �a se dŽroule. Patience. Tu verras.
�a va ? É qu'est-ce que tu fais de beau ?
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
[Rencontre.] SERGE : Ñ ‚a va ?... (un temps). Qu'est-ce que tu fais de beau ? ERIC (tout en jouant) : Ñ T'aurais pu te presser, hein.
attends attends É qu'est-ce que tu me fais, lˆ, attends ? 2
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
[ChloŽ veut embrasser Michel.] Michel : Ñ Non, attends, attends, qu'est-ce que tu me fais lˆ, attends ?... ChloŽ : Ñ Ben quoi, j'ai pas la gale, �a t'excite pas les filles, un tout petit peu ? Michel : Ñ Non.
je m'en fous É qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
JEANNE : Ñ Qu'est-ce que t'es moche ! T'as vraiment pas de chance ! BLANDINE : Ñ J'm'en fous, qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ?
comme tu voudras É que veux-tu que �a me fasse ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 153
"A propos, dit-il, j'avais une commission ˆ vous faire de Mme de Virelef. Elle voulait vous
demander de venir lundi ˆ l'OpŽra, mais comme elle a la petite Swann, elle n'osait pas et m'a priŽ
de t‰ter le terrain. Je n'Žmets aucun avis, je vous transmets tout simplement. Mon Dieu, il me
semble que nous pourrions..." ajouta-t-il Žvasivement, [É] Mme de Guermantes acheva d'arranger son
voile et choisit une ombrelle. "Mais comme vous voudrez, que voulez-vous que �a me fasse, je
ne vois aucun inconvŽnient ˆce que nous connaissions cette petite. Vous savez bien que je n'ai
jamais rien eu contre elle. Simplement je ne voulais pas que nous ayions l'air de recevoir les
faux-mŽnages de nos amis. Voilˆ tout."
advienne que pourra É que veux-tu qu'on y fasse ?
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 234
[Tout les autres sont devenus rhinocŽros.] BŽrenger : Ñ Je t'aime, mon amour. Ne t'en fais
pas, �a leur passera. Un engouement passager. Daisy : Ñ ‚a ne leur passera pas. C'est dŽfinitif.
BŽrenger : Ñ je t'aime, je t'aime follement. Daisy : Ñ Advienne que pourra. Que veux-tu qu'on y
fasse ? BŽrenger : Ñ Ils sont tous devenus fous.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ben alors, qu'est-ce que tu fous ? 3 É je te cherche partout
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
(ArrivŽe de Denisold, en retard au rendez-vousÉ) Serge (se levant et explosant): Ñ Ben alors qu'est-ce que tu fous ? Je te cherche partout [É] T'as oubliŽ que c'est ˆ deux heures ?
�a commence ˆ faire. É barre-toi, je t'ai assez vu
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Ñ Allez, �a commence ˆ bien faire les petits meetings dans ma chambre... Barre-toi, je t'ai assez vu. Mais barre-toi, je te dis !
�a ne se fait pas. É faut pas s'en faireÉ faut pas se f�nerÉ franchement !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un Žtalage et commence ˆ l'Žplucher.] Femme : Ñ Mais �a ne se fait pas �a madame... faut pas s'en faire... Faut pas se g�ner... Franchement...
faites donc, faites. É ne vous g�nez pas
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 31
BƒRENGER : Ñ Quelle odeur suave ! Vous savez, Monsieur l'Architecte, jeÉ excusez-moi de vous parler de moiÉ, on peut tout dire ˆ un architecte, il comprend tout... L'ARCHlTECTE : Ñ Faites donc, faites, ne vous g�nez pas.
je n'ai pas que �a ˆ faire. É je travaille moi
¥ 1977 La communion solennelle, film de RenŽ FŽret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 186, 1977]
JULIEN 1 : Ñ Bon ! On y va. J'ai pas que �a ˆ faire. Je travaille moi ! Allez, on y va !
je ne t'ai rien fait. É mais pourquoi tu t'en prends ˆ moi ?
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Ñ Il faut que je sache... Tu arr�tes de mentir ? Comment tu as eu cet argent ? FRANK
: Ñ Mais je te l'ai dit, mon chouÉ Je t'ai tout expliquŽ... cent fois ! JEANNE : Ñ Non, tu mens !...
[É] JEANNE : Ñ Je veux savoir. Il faut que je sache ! FRANK: Ñ Mais qu'est-ce que tu as ? Je t'ai
rien fait !... Mais pourquoi tu t'en prends ˆ moi ? JEANNE : Ñ Mais j'ai le droit de savoir. Je
suis ta femme.
je ne vois pas ce que [Papa] vient foutre lˆ-dedans É on ne te parle pas de [Papa]
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ De toute fa�on je ne vois pas ce que Papa vient foutre lˆ-dedans, on ne te parle pas de Papa, lˆ, on te parle de la dŽcoration !
je trouve que �a commence ˆ bien faire. É �a suffit, maintenant.
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 93
LUI : Eh bien, je me permets ˆ mon tour de rappeler tout le monde ˆ l'ordre, je me permets
d'exprimer comme vous, ˆ haute voix, ma petite opinion sur ce qui est en train de se passer. ELLE :
Oh, je t'en prie, arr�te, je ne pourrai pas le supporter. LUI :Moi je le supporterai tr�s bien.
Je trouve que �a commence ˆ bien faire. ‚a suffit maintenant, c'est lassant, ˆ la
finÉ
mais qu'est-ce que je t'ai fait ? 2 É tu n'as rien ˆ me reprocher
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
In�s : Ñ Tu vas pas partir, PŽpŽ ! Mais je veux pas ! Mais qu'est-ce que je t'ai
fait? T'as rien ˆ me reprocher. PŽpŽ : Ñ Ecoute, In�s, t'es une bonne m™me. Je t'ai bien aimŽe,
il faut pas m'en vouloir. Tout �a c'est de la faute ˆ la Casbah.
mais qu'est-ce que tu fous ? 2 É tu es dingue !
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Ñ Mais qu'est-ce que vous foutez, nom de Dieu ! vous �tes dingue !
qu'est-ce que �a fait ? 2 É cela n'a aucune importance
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 291
[É] si malade que fžt ma grand-m�re, en somme plusieurs personnes auraient pu dire qu'ˆ six
heures, quand nous rev”nmes des Champs-ƒlysŽes, elles l'avaient saluŽe, passant en voiture
dŽcouverte, par un temps superbe. Legrandin, qui se dirigeait vers la place de la Concorde, nous
donna un coup de chapeau, en s'arr�tant, l'air ŽtonnŽ. Moi qui n'Žtais pas encore dŽtachŽ de la vie,
je demandai ˆ ma grand-m�re si elle lui avait rŽpondu, lui rappelant qu'il Žtait susceptible. Ma
grand-m�re, me trouvant sans doute bien lŽger, leva la main comme pour dire : "Qu'est-ce que cela
fait ? Cela n'a aucune importance."
qu'est-ce que �a peut me faire ? É que me font les autres ?
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 226
Maintenant, tous les soirs, quand il l'avait ramenŽe chez elle, il fallait qu'il entr‰t et
souvent elle ressortait en robe de chambre et le conduisait jusqu'ˆ sa voiture l'embrassait aux yeux
du cocher, disant: "Qu'est-ce que cela peut me faire, que me font les
autres?"
qu'est-ce que j'ai fait ? 3 É qu'est-ce qui va arriver maintenant ?
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 144
Le professeur [il vient de tuer l'Žl�ve] : Ñ Qu'est-ce que j'ai fait ! Qu'est-ce qui va m'arriver maintenant ! Qu'est-ce qui va se passer ! Ah ! lˆ ! lˆ ! Malheur !
qu'est-ce que tu en ferais ? É ˆ ton ‰ge
¥ 1924 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 148
Ç Une femme, qu'est-ce que vous en feriez, ˆ votre ‰ge ? È
qu'est-ce que tu fais ? 2 É �a suffit !
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
[Douches au coll�ge] P�re Michel. Ñ Ciron, prenez la deuxi�me douche. (Babinot chahute avec un autre ˆ l'arri�re.) Babinot, qu'est-ce que vous faites ? Babinot, �a suffit !
qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ! É cela m'est bien Žgal
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 461
[É] je suis bien certaine qu'Albertine ne voudra pas vous voir, si elle vient seule [dormir]
ˆ l'hštel. Ce ne serait pas protocolaire" ajouta-t-elle en usant d'un adjectif qu'elle aimait
beaucooup, depuis peu, dans le sens "ce qui se fait". "Je vous dis cela parce que je connais les
idŽes d'Albertine. Moi, qu'est-ce que vous voulez que �a me fasse, que vous la voyiez ou non
? Cela m'est bien Žgal."
qu'est-ce qu'on fait ? É il faut prendre une dŽcision
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe : Ñ Bon, qu'est-ce qu'on fait ? Non, il faut prendre une dŽcision, lˆ, je dŽcommande, je fais quoi ?
qu'est-ce qu'on fait ? É qu'est-ce que tu proposes ?
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Jacques : Ñ Alors, Žcoutez, les mecs, faudrait savoir ce qu'on veut [É] Moi je vous demande : qu'est-ce qu'on fait ? [É] Non mais sans dŽconner, qu'est-ce que vous proposez ?
si tu fais �a É tu le paieras cher
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 214
Apr�s avoir ŽchangŽ un rapide coup d'Ïil, Loulou et Olivier tent�rent une Žvasion. Ils ne
purent dŽpasser la premi�re cour o� on les repris pour les rŽduire ˆ l'immobilitŽ. Ç Le cirage !
rŽclama Labrousse. Ñ Si vous faites �a, vous le paierez cher ! dit Loulou. Ñ On se vengera
Ïil pour Ïil dent pour dent ! È affirma Olivier.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle vous dira furieuse apr�s lui : É mais qu'est-ce qu'il fait ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 54
Comment ! vous ne savez pas faire renvoyer quelqu'un qui vous dŽpla”t ? Ce n'est pas
difficile. Vous n'avez, par exemple, qu'ˆ cacher les choses qu'il faut qu'il apporte ; alors, au
moment o� ses patrons sont pressŽs, l'appellent, il ne trouve rien, il perd la t�te ; ma tante vous
dira, furieuse apr�s lui : Ç Mais qu'est-ce qu'il fait ? È Quand il arrivera en retard, tout
le monde sera en fureur et il n'aura pas ce qu'il faut.
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
disait selon la belle expression populaire (É) É je ne sais plus ce que je fais.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 81
A ces moments-lˆ [le narrateur est re�u par Swann] son ma”tre d'h™tel m'aurait fait plaisir
en me demandant de lui donner ma montre, mon Žpingle de cravate, mes bottines et de signer un acte
qui le reconnaissait pour mon hŽritier : selon la belle expression populaire dont, comme pour les
plus cŽl�bres ŽpopŽes, on ne conna”t pas l'auteur, mais qui comme elles et contrairement ˆ la
thŽorie de Wolf en a eu certainement un (un de ces esprits inventifs et modestes ainsi qu'il s'en
rencontre chaque annŽe, lesquels font des trouvailles telles que "mettre un nom sur une figure",
mais leur nom ˆ eux, ils ne le font pas conna”tre), je ne savais plus ce que je
faisais.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ droite :
qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ? É Žtait une preuve de col�re
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 361
Ñ Je sais tr�s bien qu'AndrŽe m'a Žcrit qu'elle ne viendrait pas, elle m'a m�me tŽlŽgraphiŽ,
[É] mais ce n'Žtait pas ce jour-lˆ, d'ailleurs, quand m�me �'aurait ŽtŽ ce jour-lˆ, qu'est-ce que
vous voulez que cela me fasse qu'AndrŽe v”nt ˆ Balbec ou non? È Ç Qu'est-ce que vous
voulez que cela me fasse È Žtait une preuve de col�re, et que Ç cela me fasse È quelque chose ; mais
pas forcŽment une preuve qu'Albertine Žtait revenue uniquement par dŽsir de voir
AndrŽe.
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
une petite grimace du coin de la bouche complŽtŽe au besoin d'un hochement de t�te qui signifiait : É qu'est-ce que �a peut me faire ?
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 93
[É] il avait essayŽ un jour de lire ˆ travers l'enveloppe une lettre adressŽe par Odette ˆ
Forcheville [É] et plut™t que d'approfondir la honte qu'il ressentait, il prŽfŽrait se livrer ˆ une
petite grimace du coin de la bouche complŽtŽe au besoin d'un hochement de t�te qui signifiait :
"Qu'est-ce que �a peut me faire ?".
faire (s'en)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne se fait pas É faut pas s'en faire ! 2
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un Žtalage et commence ˆ l'Žplucher.] Femme : Ñ Mais �a ne se fait pas �a madame... faut pas s'en faire... Faut pas se g�ner... Franchement...
tu n'auras pas d'ennuis É ne t'en fais pas. 1
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. je l'ai juste
empruntŽe. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un coup de
folie de partir avec la voiture. je n'allais pas loin, la preuve,vous m'avez retrouvŽ ici... PACO :
Ne vous en faites pas, vous n'aurez pas d'ennuis et bient™t vous serez dehors [=sorti de
l'h™pital]. C'est moi qui regrette de vous avoir mis dans cet Žtat.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
faut pas s'en faire ! 2 É faut pas se g�nerÉ franchement !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un Žtalage et commence ˆ l'Žplucher.] Femme : Ñ Mais �a ne se fait pas �a madame... faut pas s'en faire... Faut pas se g�ner... Franchement...
il ne faut pas s'en faire. 1 É on verra bien
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
LŽna : Ñ Ils ont dit : Ç A bient™t È [=menace]. Charlie : Ñ Faut pas s'en faire. On verra bien. LŽna : Ñ C'est �a, faut pas s'en faire. Le revolver, il marche sžrement avec des bouchons.
ne t'en fais pas É �a va aller
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re, ˆ Henri : Ñ T'en fais pas, vaÉhein ! ‚a va aller !
ne t'en fais pas. 1 É j'ai l'habitude
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 27
MADELEINE : Ñ Attention, ne vous balancez pas [sur la chaise], vous pourriez tomber. LE POLICIER, continuant de se balancer sur sa chaise : Ñ Ne vous en faites pas, Madeleine [É] j'ai l'habitude.
fait
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
au fait 1 É je t'ai pas dit
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
GILBERT : Ñ Au fait, je t'ai pas dit. Mon divorce. Suzanne. Rajeunie, aux anges. Elle a vu l'avocat. ‚a y est. ALEX : Ñ Et tu me l'as pas dit ! GILBERT : Ñ Ben, je te le dis.
falloir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu veux É il faut ce qu'il faut.
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT (le patron). Mais c'est pas une pŽtaudi�re ici. Je vous assure moi, que je tiens en
mains et j'ouvre l'Ïil. Parce que j'aime mieux passer pour une vache que pour un ballot. D'ailleurs,
ils savent bien quÕavec moi y a rien ˆ faire. ‚a mÕemp�che pasdÕ�tre juste, seulement qu'est-ce que
vous voulez, hein, faut ce qu'il faut ! L'INSPECTEUR. ‚a doit pas �tre dr™le ici toute la
journŽe.
je te l'avais bien dit É il ne fallait pas. 1
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 187
La femme [de l'acadŽmicien qui a ŽchouŽ au baccalaurŽat] : Ñ Tu n'aurais pas dž te prŽsenter. Je te l'avais bien dit. Il ne fallait pas. Tu veux avoir toutes les consŽcrations, tu n'es jamais satisfait.
c'est gentil É il ne fallait pas. 2
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
Didier tend ˆ sa m�re un petit paquet enrubannŽ. MADAME TEMPLE : Ñ C'est gentil, il ne fallait pas, qu'est-ce que c'est ? DIDIER: Ñ Attends, je te dŽbarrasse.
tu es fou É il ne fallait pas. 2
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
[ArrivŽe d'invitŽs, dont Clovis. Il tend les deux bouteilles ˆ Paul.] PAUL : Ñ Oh lˆ, tu es fou... il fallait pas...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il ne faut pas. 3 É il n'y a aucun mal
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 90
Le professeur : Ñ Je ne sais comment m'excuser de vous avoir fait attendre. Je finissais justement. n'est-ce pas, deÉ Je m'excuse. Vous m'excuserez. L'Žl�ve : Ñ Il ne faut pas, Monsieur. Il n'y a aucun mal, Monsieur.
mais fallait pas. 2 É tu as fait des folies
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 88
Ils passent les dragŽes, j'en prends une, j'en prends deux. Merci beaucoup. C'est succulent. mais fallait pas. Faites des folies. On sait ce que c'est. Que tout est cher. Les yeux de la t�te.
qu'est-ce qu'il te faut de plus ? 2 É qu'est-ce qui ne va pas ?
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 99
LUI : Les Dubuit? Eh bien, quoi? Qu'est-ce qu'il y a? Il y a quelque chose qui recouvre tout
�a. Tout. Regarde. Tu vois ? ‚a se nomme l'antipathie. ['Lui' ironise sur le mot que vient de
proposer H.2] H. 2: Et alors, qu'est-ce qu'il vous fallait de plus? Qu'est-ce qui n'allait
pas ? ELLE : AlorsÉ on avait beau se le rŽpŽterÉ aucun effet.
fantaisie
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
s'il te prenait fantaisie de [É] É tu trouverais ˆ qui parler
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 351
Ç Je n'ai pas ˆ mettre mon petit grain de sel, mais vous voyez, je me tords de toutes les
avanies qu'elle vous prodigue. Je rigole comme un bossu, donc j'approuve, moi le mari. Aussi,
s'il vous prenait fantaisie de vous rebiffer, vous trouveriez ˆ qui parler, mon petit
monsieur. [É] È
fatiguer (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va, va É ne te fatigue pas. 1
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Franck : Ñ On va te dŽposer vite fait parce qu'ˆpr�s, nous, on va faire un billard. CŽcile :
Ñ Non mais je peux rentrer ˆ pied ausi hein ! Franck : Ñ Mais non, c'est sur la routeÉ CŽcile : Ñ ‚a
va, vaÉ Te fatigue pas, je suis assez grande pour rentrer toute seule.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne te fatigue pas. 1 É je suis assez grand pour [rentrer] tout seul
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Franck : Ñ On va te dŽposer vite fait parce qu'ˆpr�s, nous, on va faire un billard. CŽcile :
Ñ Non mais je peux rentrer ˆ pied ausi hein ! Franck : Ñ Mais non, c'est sur la routeÉ CŽcile : Ñ ‚a
va, vaÉ Te fatigue pas, je suis assez grande pour rentrer toute seule.
faute
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne peux pas �tre partout ˆ la fois É ce n'est pas de ma faute.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule
goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ? BRUNO : Ñ C'est
pas ma faute, �a a cassŽ quand je suis allŽ mettre l'eau dans lesaubergines derri�re la maison;
je peux pas �tre partout ˆ la fois.
j'aurais dž faire attention É c'est de ma faute.
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
[La cabane est en feu.] LUCIE : Ñ C'est les enfants qui ont fait bržler des branches... C'est ma faute, j'aurais dž faire attention.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ qui la faute ? É j'aime mieux n'y pas penser
¥ 1928 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 312
Je rŽp�te ce que j'ai dit : n'est-il pas imbŽcile de discuter Ñ je ne dis pas disputer Ñ
comme tu obliges ˆ le faire par tes folies, alors que les choses agrŽables seraient tellement plus
simplesÉ et plus agrŽables ? Je le rŽp�te Žgalement : A qui la faute ? J'aime mieux n'y pas
penser. La col�re me reprend.
c'est de ma faute. É je prends tous les torts sur moi
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
[Sylvain et Pierre se disputent.] Henri: Ñ Bon, bon, bon ! ‚a suffit ! ‚a suffit ! ‚a suffit
! J'ai dit qu'on se rŽconciliait, on se rŽconcilie. C'est ma faute, je prends tous les torts
sur moi, d'accord ? C'est une affaire finie, on n'en parle plus.
tout est de ma faute. 1 É je n'aurais pas dž [te dŽfier]
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
Fanfan [condamnŽ ˆ la pendaison] : Ñ Ah, non ! Ne pleure pas. Je n'ai pas ŽtŽ condamnŽ ˆ te
voir pleurer, moi. Allons, souris. Veux-tu me sourire ! Adeline : Ñ Tout est de ma faute. Je
n'aurais pas dž te dŽfier. Pourquoi m'as-tu ŽcoutŽe, Fanfan ?
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
il avait l'air de s'excuser et de dire É ce n'est pas de ma faute.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 60
Le pauvre petit Vaugoubert, le fils de l'ambassadeur, a ŽtŽ sept fois blessŽ avant d'�tre tuŽ
et chaque fois qu'il revenait d'une expŽdition sans avoir ŽcopŽ, il avait l'air de s'excuser et de
dire que ce n'Žtait pas sa faute.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
qui ne commet des fautes ? É dit-il du m�me ton optimiste que les journaux qui disent : "Il y a eu des fautes commises c'est entendu mais qui ne ccommet des fautes ?"
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 208
Ç Est-ce que vous retournerez cette annŽe ˆ Incarville ? me demanda Brichot. Je crois que
notre Patronne a relouŽ La Raspeli�re, bien qu'elle ait eu maille ˆ partir avec ses propriŽtaires.
Mais tout cela n'est rien, ce sont nuages qui se dissipent È, ajouta-t-il du m�me ton optimiste que
les journaux qui disent : Ç Il y a eu des fautes de commises, c'est entendu, mais qui ne commet
des fautes ? È
faux
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu ne [me] connais pas É tu te fais de [É] une idŽe compl�tement fausse.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Quand la femme qu'on aime baise avec un ami, ou quelqu'un qu'on aime bien,
c'est un peu dur, mais on arrive ˆ comprendre. Mais quand elle baise, ou se branche dans la t�te
comme vous dites, sur quelqu'un qui est tout ce qu'on dŽteste, toutce qu'on a toujours fui, elle
vous met sur le m�me plan que lui, comme si on Žtait pareil. MARIE : Ñ Vous ne le connaissez pas.
Vous vous faites une idŽe de lui compl�tement fausse.
fŽlicitation
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je vais me marier É Ñ fŽlicitations ! 1
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Vous ne savez pas... ? Je vais me marier ! MARYSE : Ñ FŽlicitations. Et avec qui, si je peux savoir ?
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais c'e'st tr�s bien, c'est parfait É mes fŽlicitations ! 1
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 92
L'Žl�ve : Ñ Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Ñ Non plus, Mademoiselle, mais, si
vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu deÉ Mademoiselle ? L'Žl�ve :
Ñ Paris, c'est le chef-lieu deÉ la France ? Le professeur : ÑMais oui, Mademoiselle, bravo, mais
c'est tr�s bien, c'est parfait. Mes fŽlicitations.
fŽliciter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
bravo ! É je tiens encore une fois ˆ vous fŽliciter.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
DAXIAT. Ñ Mon cher Granger, bavo ! Je tiens encore une fois ˆ vous fŽliciter, vous Žtiez fantastiqueÉ
feu
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ il n'y a pas le feu. É Ñ si ! moi je suis pressŽ !
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
A: Ñ Tu crois qu'il l'a rŽcupŽrŽe sa bagnole [=que nous lui avons volŽe] ? L: Ñ T'es con, pas dŽjˆÉ A: Ñ Alors qu'est-ce qu'ils glandent les flics ? L: Ñ Ah ! y a pas le feu ! A: Ñ Si ! moi je suis pressŽÉ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne t'attirera que des ennuis É il ne faut pas jouer avec le feu.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 92
Ñ Les Cottard et la duchesse de Vend™me, est-ce que vous ne trouvez pas que cela sera dr™le ?
demanda Swann. Ñ Je crois que �a marchera tr�s mal et que �a ne vous attirera que des ennuis, il
ne faut pas jouer avec le feu, rŽpondit Mme Bontemps, furieuse.
bon, �a va, j'arrive ! É il n'y a pas le feu.
¥ 1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 422, 1993]
Monsieur Lechat : Ñ I' doit roupiller dans un coin. Anita. Le v'lˆ Loulou. Loulou : Ñ Bon �a va, �a va j'arrive ! Y a pas l'feu. Monsieur Lechat : Ñ D'o� tu viens toi ? Allez va bosser, va bosser.
mais qu'est-ce qu'il y a de si pressŽ, punaise ! É il n'y a pas le feu au lac !
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Ñ Frank ! FRANK : Ñ Oui, j'arrive... Si on peut plus aller faire caca tranquille !
Alors, franchement, je dis non... JEANNE : Ñ Frank, �a suffit ! FRANK : Ñ Mais qu'est-ce qu'il y a
de si pressŽ, punaise ! Oh, y a pas le feu au lac...
qu'est-ce que c'est ? É il y a le feu ?
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
A: Ñ Patron !! B: Ñ Oh ! il m'a fait peurÉ L Ñ Qu'est-ce que c'est ? Y a le feu ?
attends un peu É y a pas le feu ˆ la maison
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
(JosŽfa a tuŽ son mari ; ˆ son amant :) JOSEFA. On part Gabi ? GABI. Eh, attends un peu. Y a pas le feu ˆ la maison. JOSEFA. Le feu ? GABI. Eh non, y a pas le feu. Malheureusement... y a autre chose [le cadavre].
ficher (se) 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
cela m'est parfaitement Žgal É je m'en fiche comme de colin-tampon.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 81
Ç Ë propos de dreyfusards, dis-je, il para”t que le prince Von l'est. Ñ Ah ! vous faites bien
de me parler de lui, s'Žcria M. de Guermantes, j'allais oublier qu'il m'a demandŽ de venir d”ner
lundi. Mais qu'il soit dreyfusard ou non, cela m'est parfaitement Žgal puisqu'il est Žtranger. Je
m'en fiche comme de colin-tampon. [É] È
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
apr�s tout, je m'en fiche. É c'est tes affaires
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
[Mado lui propose une solution.] Simon : Ñ Tu parles d'un type qui a ŽtŽ condamnŽ par contumace pour escroquerieÉ Je vais pas m'en sortir par escroc interposŽ ! Mado : Ñ Apr�s tout, je m'en fiche. C'est tes affaires !
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
il prit un air sombre "cerveau bržlŽ" (É) par allusion ˆ ceux qui risquent leur peau (É) É apr�s tout, je m'en fiche.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 334
[É] Cottard se dŽcidant ˆ jouer atout, prit un air sombre, Ç cerveau brulŽ È, et par allusion ˆ ceux qui risquent leur peau, joua sa carte comme si c'ežt ŽtŽ sa vie, en s'Žcriant : Ç Apr�s tout, je m'en fiche ! È
fin, n.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
calme-toi É ce n'est pas la fin du monde.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE. Ñ Elle est sans pitiŽ, Marion. Elle est trop dure, elle est trop froide. Elle ne
s'intŽresse ˆ personne, elle ne pardonne rien ˆ personne... Elle ne m'a jamais regardŽe. Depuis que
Lucas est parti, elle est encore pire qu'avant. Mais j'en ai marre !... J'en ai marre ! ...
JEAN-LOUP. Ñ Calme-toi, calme-toi, ma grande. C'est pas la fin du monde, tout �a. Qu'est-ce
qui s'est passŽ ? Marion a poussŽ une porte qui aurait dž �tre fermŽe de l'intŽrieur, bon, alors sur
le moment, �a prend des allures de drame, et puis dans quinze jours personne n'y pensera plus, tu
sais bien.
finir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on ne va pas recommencer, non ! É c'est fini, c'est fini. 1
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
(Un nouveau venu dans la cellule.) MONSEIGNEUR. Ñ Je m'appelle Vosselin. Mais t'as qu'ˆ
m'appeler Monseigneur, c'est mon surnom. GASPARD. Ñ Je m'appelle Claude Gaspard. J'Žtais ˆ la 8�me
Division. On nous a changŽs pour faire des rŽparations. MONSEIGNEUR, aimable. Ñ Ici, tu seras bien.
GASPARD. Ñ Ce n'est pas l'impression que j'ai eue en entrant. MANU, un peu sec. Ñ Je t'ai demandŽ
d'oublier �a. ROLAND. Ñ On ne va pas recommencer, non ! C'est fini, c'est fini. (Il tend la
main ˆ Gaspard.)
tu ne vas pas commencer ˆ te m�ler É tu sais comment �a finit.
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
L: Ñ Tu vas pas commencer ˆ te m�ler, tu sais comment �a finit ! A: Ñ Quoi ? comment �a finit ? [pas de rŽponse]
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est fini. 3 É j'ai mon compte
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabienne: Ñ Bon ! On va voir un autre match ? Adrienne (d'un ton pincŽ): Ñ Vous faites ce que vous vous voulez, mais alors moi, c'est fini, j'ai mon compteÉ
c'est fini tout �a, 1 É allez allezÉ
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Georges : Ñ D'abord, c'est pas lui [=RenŽ] qui a ŽtŽ emmurŽ, c'est RenŽ Garcia. Un grand.
Dans sa pharmacie, ˆ Mascara. ƒcoute... Le n™tre, il a ŽtŽ tuŽ sur la route de Mostaganem, dans une
embuscade. Les fellaghas les ont tuŽs et les ont enterrŽs dans le fossŽ. C'est Monsef, l'infirmier,
qui m'a tout racontŽ en 72. Il m'a dit qu'il avait reconnu le corps de RenŽ. Il en Žtait sžr...
Voilˆ ! C'est fini tout �a, allez, allez...
c'est une affaire finie. 1 É on n'en parle plus
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
[Sylvain et Pierre se disputentÉ] Henri: Ñ Bon, bon, bon ! ‚a suffit ! ‚a suffit ! ‚a suffit
! J'ai dit qu'on se rŽconciliait, on se rŽconcilieÉ C'est ma faute, je prends tous les torts sur
moi, d'accord ? C'est une affaire finie, on n'en parle plusÉ
mais as-tu bient™t fini ? 2 É qu'est-ce que tu as aujourd'hui ?
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 342
"Oh! que tu me rends malheureuse", s'Žcria-t-elle en se dŽrobant par un sursaut ˆ l'Žtreinte
de sa question. "Mais as-tu bient™t fini ? Qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? Tu as donc
dŽcidŽ qu'il fallait que je te dŽteste ? que je t'ex�cre? [É]"
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
mais sa taille droite et immobile ses yeux sans expression ses m�ches fuyantes le disaient pour elle É [elle] ne disait pas Ç (É) vous n'en auriez pas fini È
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 228
Mme Verdurin ne disait pas : Ç Vous comprenez que je la connais un peu cette musique, et un
peu encore ! S'il me fallait exprimer tout ce que je ressens, vous n'en auriez pas fini
! È Elle ne le disait pas. Mais sa taille droite et immobile, ses yeux sans expression, ses
m�ches fuyantes, le disaient pour elle.
flatter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
non, je te jure, É je ne dis pas �a pour te flatter.
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 354
M. Verdurin lui disait : "Mais comment pouvez-vous voir ce qu'il fait en ce moment puisque
vous �tes ˆ 800 lieues de lui ?" Alors Odette lui a rŽpondu : "Rien n'est impossible ˆ l'Ïil d'une
amie." Non je vous jure, je ne vous dis pas cela pour vous flatter, vous avez lˆ une vraie
amie comme on n'en a pas beaucoup.
fois
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est dommage É pour une fois qu'[on se voit]
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Ñ Excusez-moi, je dois partir. Blanche Ñ DŽjˆ ? Alexandre Ñ Oui, j'ai beaucoup de travail [É] LŽa Ñ C'est dommage, pour une fois qu'on se voit !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a fait [trente ans] que je te le demande É tu fais expr�s pour m'emmerder, ou quoi ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri, ˆ Philippe : Ñ Arr�te de m'appeler Riri, �a fait trente ans que je te le demande. Tu fais expr�s pour m'emmerder, ou quoi ?
folie
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est ma passion É c'est ma folie.
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC. Ñ Alors, sŽrieusement, vous songez ˆ faire du cinŽma. IRƒNƒE. Ñ Monsieur,
c'est-ˆ-dire que non seulement jÕy songe, mais j'en r�ve, j'en suis malade, j'en cr�ve. Le cinŽma,
monsieur, c'est ma passion, c'est ma folie. Pour jouer Ñ m�me un petit r™le Ñ je ferais
n'importe quoi !
il ne fallait pas É tu fais des folies.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 88
Ils passent les dragŽes. j'en prends une, j'en prends deux. Merci beaucoup. C'est succulent. mais fallait pas. Faites des folies. On sait ce que c'est. Que tout est cher. Les yeux de la t�te.
force
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
jE NE PEUX PAS É c'est au-dessus de mes forces.
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 72
ELLE, tout bas : Ñ Attention, qu'est-ce que tu fais ? Tais-toi. Il ne faut surtout pas
interrompre. Il faut que �a se dŽroule. Patience. Tu verrasÉ LUI : Ñ Je ne peux pas, c'est
au-dessus de mes forces. ‚a me donne le tournis, �a me fait mal au cÏurÉ
formidable
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
elle allait jusqu'ˆ dŽclarer ˆ propos d'un ŽvŽnement politique qu'elle bl‰mait : É je trouve �a formidable. 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 17
Albertine, m�me dans l'ordre des choses b�tes, s'exprimait tout autrement que la petite
fille qu'elle Žtait il y avait seulement quelques annŽes ˆ Balbec. Elle allait jusqu'ˆ dŽclarer, ˆ
propos d'un ŽvŽnement politique qu'elle bl‰mait: "Je trouve �a formidable."
fort
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas possible É c'est plus fort que moi.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ Dieu sait pourtant si j'ai envie de toi; mais lˆÉ [son rival est ˆ quelques pas]
non non, je ne peux pas, c'est pas possible ! Non non, c'est plus fort que moiÉ (se
ressaisissant, soucieux) Mais je dis n'importe quoi, allez, salut !
je ne sais pas É c'est plus fort que moi.
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
PUCK. Ñ Tu as une fiancŽe ? ERIC. Ñ Non. PUCK. Ñ Et tu en auras une ? ERIC. Ñ Sans doute,
quand je serai amoureux. (Puck dŽtourne les yeux et prend une attitude songeuse. Puis, subitement,
elle se penche vivement sur la main d'Eric posŽe sur son Žpaule et lui mord un doigt.) Eric
(surpris) Pourquoi Puck ? PUCK. Ñ Je ne sais pas. C'est plus fort que moi. Va-t-en ! Non...
(Elle lui prend les Žpaules et l'attire vers elle.) Je ne sais pas ce que je veux.
il ne pouvait pas s'arr�ter É c'Žtait plus fort que lui.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 94
Il y avait m�me un chameau qui dansait et un magicien avec un chapeau d'o� sortaient en file
indienne des lapins qui faisaient un tour de piste et remontaient dans le chapeau pour recommencer
encore une fois et encore, c'Žtait un spectacle continu et il ne pouvait pas s'arr�ter,c'Žtait
plus fort que lui.
je te demande pardon É c'Žtait plus fort que moi.
¥ 1965 Viva Maria, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 57, 1966]
MARIE-BRIGITTE [qui vient d'emprunter un fusil et de tirer sur un officier qui a incendiŽ le village], ˆ ses amis. Ñ Je vous demande pardon... C'Žtait plus fort que moi.
je ne pouvais pas faire autrement É quelque chose de plus fort que moi me retenait.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
RenŽe: Ñ Si je ne suis pas partie c'est que je ne pouvais pas faire autrement, c'est que quelque chose de plus fort que moi me retenaitÉ ToiÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�'a ŽtŽ plus fort que moi. É j'ai explosŽ
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 126
PIERRE : Ñ Vous Žtiez sur le point de la plaindre. Tout le monde se laisse faire, personne n'ose broncherÉ Alors �a ŽtŽ plus fort que moi, j'ai explosŽÉ
c'Žtait plus fort que lui. É un simple rŽflexe
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 80
ELLE : Ñ C'Žtait ridicule. Je suis sžre que maintenant il s'en rend compte. Il aurait dž te
laisser t'expliquer, te laisser t'affirmer. Et lui: Ç Qui elle ? È, mais ce n'Žtait pas pour
t'Žcraser, tu saisÉ je le connaisÉ c'Žtait plus fort que lui : un simple rŽflexe. Ç Qui elle
? ÈÉ par habitudeÉ Par conformisme.
fou
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais qu'est-ce qui te prend ? qu'est-ce qu'il raconte ? É il devient fou ? 1
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 65
LE FILS : Ñ Oh Žcoute, pourquoi faire semblant ? Tu sais bien que tu n'obtiendras rien de
plus que caÉ que du bout des l�vresÉ que d'une voix blancheÉ rien de plus. Rien, tu sais bien.
Puisque je suis lˆ. Et je n'ai m�me pas besoin de me montrer, pas besoin de faire coucou le voilˆ.
Il suffit que je sois derri�re le murÉ enfermŽ dans ma chambre. M�me derri�re un mur de bŽton ma
seule prŽsence suffit pour que �a ne sorte pas : Ç C'est beau È. pas comme tu le voudrais. LUI : Ñ
Mais qu'est-ce qui te prend? Qu'est-ce qu'il raconte ? Il devient fou ?
qu'est-ce qu'il a ? É il est fou
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 35
"Par exemple, madame, le jour o� vous deviez d”ner chez Mme de Saint-Euverte, avant
d'aller chez la princesse de Guermantes, vous aviez une robe toute rouge, avec des souliers
rouges, vous Žtiez inou•e, vous aviez l'air d'une esp�ce de grande fleur de sang, d'un rubis en
flammes, comment cela s'appelait-il? Est-ce qu'une jeune fille peut mettre �a?" [É] La duchesse
avait l'air de dire: "Qu'est-ce qu'il a, il est fou."
tu vois É je ne suis pas fou. 1
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 102
Monsieur Papillon : Ñ Dites donc, BŽrenger, vous aussi vous avez vu des rhinocŽros ? [É]
BŽrenger : Ñ Mais oui, bien sžr, je l'ai vu ! [É] Daisy [qui vient de prŽtendre l'avoir vu, et qui
n'est pas crue] : Ñ Ah ! vous voyez, je ne suis pas folle.
je te connais ˆ peine É je suis folle.
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
Paco marche avec Marinette. Il se passe quelque chose de tendre. Ils s'embrassent. Marinette est ŽtonnŽe de son propre comportement, de se laisser aller. MARINETTE : Ñ Je suis folle... je vous connais ˆ peine...
pardon, É je suis fou !
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : Ñ Pourquoi me serres-tu si fort, RenŽe? Hein? On dirait que tu te raccroches ˆ moi.
RenŽe, tu m'entends? RenŽe : Ñ Pardon, je suis folle. Edmond : Ñ Qu'est-ce qui s'est passŽ,
hein? Ah tu t'agrippais, tu t'agrippais É
laisse-moi ! É tu es fou ! 1
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Mathilde. Ñ Je t'en prie, ne parle pas si fort ! Bernard (Il hurle comme un dŽment). Ñ Mais
enfin, je parlerai aussi fort que je veux, aussi fort ! (Il se radoucit.) Non, ce que je te demande,
c'est de ne pas partir ce soir avec Philippe [son mari], ou alors de retarder ton voyage de quelques
joursÉ Si, j'ai quelque chose d'important ˆ te dire ! Mathilde (elle se dŽbat). Ñ Laisse-moi !
Tu es fou ! Compl�tement fou !É Nicole (elle sort de la chambre). Ñ Mais enfin, qu'est-ce qui
se passe ? (Elle essaie de les sŽparer.)
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a me rend fou. É je ne supporte pas �a
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JEUNE HOMME : Ñ Je suis pas ˆ l'heure ? je suis ˆ l'heure. Non ? (Il regarde sa montre.) Presque. VIOLAINE : Ñ Presque ! Tu sais bien, je ne supporte pas d'attendre. ‚a me rend folle.
il est fou. 1 É il ne sait pas ce qu'il dit
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 156
H. 1, gŽmissant : Ñ PitiŽ. Ne l'Žcoutez pas. Il est fou. Il ne sait pas ce qu'il dit.
il est fou ! 1 É on devrait l'emmener
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 242
Ç [É] Ñ IlÉ faudraitÉ queÉ j'entendeÉ encore une fois [la musique] pour porter un jugement ˆ
la rigueur. Ñ Ë la rigueur ! Il est fou ! È dit M. Verdurin se prenant la t�te dans ses
mains. Ç On devrait l'emmener. Ñ Cela veut dire : avec exactitude, vousÉ dites bbbienÉ avec une
exactitude rigoureuse. Je dis que je ne peux pas juger ˆ la rigueur. Ñ Et moi, je vous dis de vous
en aller È, cria M. Verdurin grisŽ par sa propre col�re, en lui montrant la porte du doigt, l'Ïil
flambant. Ç Je ne permets pas qu'on parle ainsi chez moi ! È
mais tu es compl�tement fou ! 1 É mais qu'est-ce que tu fais ?
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Sous lÕOccupation.) LUCAS (il est juif). Ñ Je vais leur expliquer... Je vais me dŽclarer, je
vais me mettre en r�gle ! MARION. Ñ Mais tu es compl�tement fou ! Mais qu'est-ce que tu fais
? Mais tu ne sortiras pas dÕici ! Mais qu'est-ce que tu veux ? Aller en camp de concentration, c'est
�a que tu veux ?
mais tu es fou ! 1 É c'est impossible
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 18
Ë ces moments-lˆ je discutais pourtant en me disant : Ç Inutile, n'est-ce pas, d'envisager
l'hypoth�se o� elle [=Albertine] partirait brusquement. C'est absurde. Si je la confiais ˆ un homme
sensŽ et intelligent [É], il m'aurait sžrement dit : "Mais vous �tes fou. C'est impossible."
È Et en effet nous n'avions pas eu une seule querelle. Ç On part pour un motif. On le dit. On vous
donne le droit de rŽpondre. On ne part pas comme cela. Non, c'est un enfantillage. C'est la seule
hypoth�se absurde. È
mais tu es fou ! 1 É qu'est-ce que tu dis ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
Louise appara”t, la mine dŽconfite. Elle se met soudain ˆ crier. LOUISE. Ñ Madame !... Madame
!... GABY. Ñ Qu'y a-t-il ? LOUISE, bouleversŽe. Ñ Monsieur... Monsieur... c'est affreux... Monsieur
est mort, sur son lit. Avec un couteau plantŽ dans le dos. GABY. Ñ Mais vous �tes folle...
Qu'est-ce que vous dites ?
tu es compl�tement fou ! 1 É de quoi tu parles ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Tu sors avec lui ? JULIETTE: Ñ Tu es compl�tement fou mon vieux. De quoi tu parles ? DIDIER: Ñ Vous �tes dŽjˆ amants ? Ou pas encore ? JULIETTE : Ñ Attends, je ne sors pas avec tous les types que je rencontre !
tu es fou ! 1 É i' manquerait plus que �a !
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
A: Ñ Et Michel [=ton mari] il est au courant [=que tu as un amant] ? L: Ñ T'es folle, i'manquerait plus que �a !
tu es fou ! 1 É jamais de la vie !
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
(Une gu�pe !) JOSEFA. Elle m'a piquŽe, oui ! ‚a fait mal, �a fait mal ! Regarde un peu lˆ, en
bas de mon doigt. TONI. Je vois rien. JOSEFA. Como no ? TONI. Ah ! Lˆ, le petit point noir ? JOSEFA.
Oh, oui ! Ca fait mal, �a fait mal ! Le piquant est restŽ dedans. Je vais enfler, je vais �tre
affreuse. TONI. BŽ... Il faudrait que je te fasse une petite incision avec mon couteau. JOSEFA.
Mais tu es fou ! Jamais de la vie !
tu es fou ! 1 É quelle horreur !
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
Betty : Ñ En somme, tu voudrais coucher avec elle ! Barny : Ñ Tu es folle ! Quelle
horreur ! Si Sabine me fascine, c'est parce qu'elle ressemble ˆ un jeune homme (...) mais douŽ de
charmes singuliers, d'une virilitŽ dŽlicatement fŽminisŽe.
tu es fou ! 1 É qu'est-ce que tu as ŽtŽ te mettre dans la t�te ?
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Ñ Et Laura ? J'oubliais Laura É Dr Germain : Ñ Oublie-la ! Laura et le Corbeau ne font qu'un. Denise : Ñ Tu es fou ! Qu'est-ce que tu as ŽtŽ te mettre dans la t�te ?
tu es fou ! 1 É qu'est-ce que tu dis ?
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 100
ELLE : Eh bien, oui. Les DubuitÉ c'est justeÉ c'est une couvertureÉ c'est une transposition.
En rŽalitŽ, il s'agitÉ eh bien, il s'agit de nos parentsÉ enfin de mes beaux-parents. Les Dubuit
leur ressemblent. LUI: Tu es folle, qu'est-ce que tu dis ?
tu es fou ! 1 É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
(Guillaume fait tomber ValŽrie sur le lit. ValŽrie, abasourdie, veut se relever. Guillaume la retient. Bagarre.) VALƒRIE : Ñ Mais... qu'est-ce qui te prend ?... Tu es fou ! Qu'est-ce qui te prend ?
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
il est fou ! 1 É dit-il en se prenant la t�te dans les mains
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 242
Ç [É] Ñ IlÉ faudraitÉ queÉ j'entendeÉ encore une fois [la musique] pour porter un jugement ˆ
la rigueur. Ñ Ë la rigueur ! Il est fou ! È dit M. Verdurin se prenant la t�te dans ses
mains. Ç On devrait l'emmener. Ñ Cela veut dire : avec exactitude, vousÉ dites bbbienÉ avec une
exactitude rigoureuse. Je dis que je ne peux pas juger ˆ la rigueur. Ñ Et moi, je vous dis de vous
en aller È, cria M. Verdurin grisŽ par sa propre col�re, en lui montrant la porte du doigt, l'Ïil
flambant. Ç Je ne permets pas qu'on parle ainsi chez moi ! È
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
elle lui dit tu es fou É comme elle lui dirait je t'aime
¥ 1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 84
Elle lui dit tout bas qu'il est fou. Comme elle lui dirait qu'elle l'aime.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ droite :
es-tu pas fou ? É elle faisait des rŽprimandes ˆ sa sÏur :
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 233
Ç [É] Allons bon, voilˆ qu'il rŽpand son lait, attendez qe je vous mette une serviette car
vous ne sauriez pas vous y prendre, je n'ai jamais vu quelqu'un de si b�te et de si maladroit que
vous. È On entendait alors le bruit plus rŽgulier de torrent de Marie Gineste qui, furieuse, faisait
des rŽprimandes ˆ sa sÏur : Ç Allons, CŽleste, veux-tu te taire ? Es-tu pas folle de parler ˆ
Monsieur comme cela ? È
Ñ avec glose d'un geste, ˆ gauche :
elle haussa les Žpaules comme pour dire : É tu es fou ! 1
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 224
SŽrieusement, je ne suis pas dŽsagrŽable ? Et en les respirant [=les catleyas sur le corsage
d'Odette] pour voir s'ils n'ont vraiment pas d'odeur, non plus ? Je n'en ai jamais senti, je peux ?
dites la vŽritŽ . È / Souriant, elle haussa les Žpaules, comme pour dire Ç vous �tes fou,
vous voyez bien que �a me pla”t È.
foutre
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ et qu'est-ce que �a peut te foutre, ˆ toi ? 1 É Ñ �a me fait que [p]
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Patrick : Ñ Il m'a demandŽ de te ramener. Jean-Paul : Ñ Me ramener ? Patrick : Ñ Oui, on va y
aller ensemble. Jean-Paul : Ñ Qu'est-ce que �a veut dire ? Patrick : Ñ ‚a veut dire qu'il ne te fait
plus confiance... Jean-Paul : Ñ Et qu'est-ce que �a peut te foutre, ˆ toi ? Patrick : Ñ ‚a
me fait que c'est par moi que tu l'as connu... Et que s'il y a une merde avec toi, c'est moi qui
serai emmerdŽ !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu crois ? 2 É j'en ai rien ˆ foutre.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ ƒcoute, si tu veux baiser avec Alexandre... Il ne demande que �a. VƒRONIKA : Ñ Je ne veux pas baiser. Mais qu'est-ce que vous croyez ? J'en ai rien ˆ foutre. Je n'ai pas envie d'Alexandre.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
qu'est-ce que tu fous ? É tu ne vois pas que [p] ?
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
GERARD : Ñ HŽ, les m™mes !... Qu'est-ce que vous foutez ?... Vous voyez pas qu'il pleut, non ? ...
foutre (se) 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
apr�s tout, ce que j'en dis, É je m'en fous
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 56
Ñ C'est une fugue qu'elle est en train de faire cette gosse. Une fugue ! Ñ C'est gai, murmura
Gabriel. Ñ Vous n'avez qu'ˆ prŽvenir la police. Ñ ‚a ne me dit rien, dit Gabriel d'une voix tr�s
affaiblie. Ñ Elle rentrera pas toute seule. Ñ On sait jamais. /Gridoux haussa les Žpaules. Ñ Apr�s
tout, ce que j'en dis, moi j'm'en fous.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je m'en fous. É qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
JEANNE : Ñ Qu'est-ce que t'es moche ! T'as vraiment pas de chance ! BLANDINE : Ñ J'm'en fous, qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ?
je m'en fous. É tu fais ce que tu veux
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Richard : Ñ Je peux vous prendre une cigarette ? Marion (elle se tourne vers lui. D'une voix
blanche). Ñ Tu fumes ? Richard : Ñ BenÉ des fois. Marion (elle va prendre son paquet hors-champ ˆ
gauche et le lui tend. Elle parle en expirant de la fumŽe). Ñ Tiens, moi je m'en fous, tu
fais ce que tu veux .
mais on s'en fout ! É y a personne
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
(Richard et Marion traversent la rue en dansant le tango. La musique de tango du bal rŽsonne au loin.) Richard : Ñ On a l'air con. Marion : Ñ Mais on s'en fout, y a personne.
on s'en fout. É c'est affreux
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Ha22
(254)(ME72)Ha22 : Ñ ˆ la tŽlŽvision on s'en fout/ on peut couper/ on peut prendre autre chose/ mais au cinŽma/ je crois qu'il faudra de plus en plus: qu'il y ait des choses intŽressantes/
Ñ monologue, avec paraphrase ˆ droite :
je m'en fous. É enfin je m'en balance �a m'est Žgal
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lŽgion] Le militaire: Ñ Votre nom ? Gilieth: Ñ Beno”t. Le militaire: Ñ
C'est un nom que les fran�ais donnent souvent. ‚a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement ?
Gilieth: Ñ Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, �a m'est Žgal.
foutre (se) 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pas possible, je r�ve, É tu te fous de ma gueule ! 1
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Alors ? JULIETTE : Ñ Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'Žtais cette
nuit] ? DIDIER: Ñ J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dŽjˆ vu ? C'est JŽr™me Sauveur ?
JULIETTE: Ñ Qui �a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le gar�on que j'ai abordŽ dans le parc, quand on
s'est disputŽs. DIDIER: Ñ C'est pas possible, je r�ve, tu te fous de ma gueule ! JULIETTE: Ñ
Non, pourquoi ? DIDIER: Ñ Ce type d'une vulgaritŽ rŽpugnante, rŽalisateur de tŽlŽ... Ce type qui t'a
insultŽe, qui t'a traitŽe de connasse, il n'y a pas d'injure plus dŽgradante ...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu te fous de moi ? 2 É tu plaisantes ?
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
Jacques : Ñ Dis, je voulais te demander un truc. Tu bosses, lundi ? Delphine : Ñ Non, j'ai
encore plusieurs jours de vacances. Jacques : Ñ Tu ne veux pas venir passer quelques jours pr�s de
Bayonne, lˆ, avec moi ? Delphine : Ñ Tu te fous de moi ? Tu plaisantes ? Jacques : Ñ Je ne
plaisante pas, non.
franc
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
pour �tre tout ˆ fait franc, É je dois t'avouer que [p]
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
NARIE : Ñ Et quand pensez-vous le retrouver [mon mari] ? LE GENDARME : Ñ Pour �tre tout ˆ
fait franc, je dois vous avouer que s'il s'est noyŽ, son corps peut �tre retrouvŽ dans deux
jours, comme dans trois mois ou bien m�me jamais. MARIE : Ñ Mais alorsqu'est-ce que je fais, moi ?
LE GENDARME : Ñ ƒcoutez pour l'instant, �a ne sert ˆ rien de trop s'inquiŽter. Vous rentrez chez
vous, vous vous reposez et vous attendez.
froid
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu viens manger ? É �a va �tre tout froid.
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Julie : Ñ Papa ! Tu viens manger ? ‚a va �tre tout froid.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a va �tre froid. É mange
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
NINO : Alors, �a te fait quel effet ? PACO : Quoi ? NINO : Bah, ce qui t'arrive ! De te
retrouver sur la route, de te retrouver lˆ, de... PACO : ‚a me fait l'effet d'un con qui s'est fait
piquer sa bagnole... [=par Nino] et son boulot... Le nez dans sonassiette, Nino, contrariŽ, ne
bronche pas et s'arr�te de manger. PACO : Mange, �a va �tre froid..
furieux
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis furieux ! É je ne supporte pas �a
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ C'est dommage quand m�me. Elle fait tr�s bien le lapin ˆ la moutarde. VƒRONIKA
: Ñ Qu'est-ce qui s'est passŽ ? ALEXANDRE : Ñ Oh... C'est lamentable. Elle a invitŽ un type que je
ne veux pas voir. Excusez-moi, je suis furieux. Je ne supporte pas �a.
g‰cher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je t'en prie É tu vas nous g‰cher la journŽe !
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
[Banquet communal.] FERNAND : Ñ Mesdames, messieurs... Mesdames, messieurs, je voulais vous annoncer que ce soir je serai mort ! SYBILLE : Ñ Je t'en prie, Fernand, tu vas nous g‰cher la journŽe !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu vas g‰cher ta vie. É tu vas t'empoisonner l'existence
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
[Barny veut se convertir] LŽon Morin : Ñ Vous allez vous empoisonner l'existence, vous allez g‰cher votre vie. Barny : Ñ Oui, c'est vrai. Vous, vous dites cela pour m'Žprouver, c'est Žvident.
gaffe
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu ne le savais pas ? É oh ! zut, j'ai fait une gaffe.
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
LOUISE. Ñ Elle dort dans le pavillon de chasse au fond du parc... Pour sa libertŽ,
para”t-il... D'ailleurs c'est son droit. Apr�s une journŽe de travail, on est libre de faire ce
qu'on veut, non ? Perfide. Et puis jouer aux cartes, �a n'a jamais fait demal ˆ personne... Ellle
attend la rŽaction des filles du coin de 1'Ïil. SUZON, surprise. Ñ Ah ? Parce que Chanel joue aux
cartes, maintenant ? LOUISE, garce. Ñ Mademoiselle ne le savait pas ? Oh! zut j'ai fait une
gaffe.
gagner
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce sera difficile É la partie n'est pas gagnŽe.
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
Le Directeur : Ñ Et si tu arrives ˆ �tre candidat, tu penses avoir des chances d'�tre Žlu ? Julien : Ñ Eh bien ce sera difficile. La partie n'est pas gagnŽe.
gare
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je vais me mettre en col�re ! É gare ˆ toi !
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 200
BƒRENGER [au Tueur] : Ñ Mais rŽpondez-moi donc, rŽpondez ! Le dialogue n'est pas possible, avec vous ! ƒcoutez, je vais me mettre en col�re, gare ˆ vous !
g�ner
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'ose plus [y aller] É �a arrive ˆ me g�ner.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ J'y suis allŽe [demander si on n'a pas trouvŽ le chat perdu] m�me plusieurs fois mais j'ose plus, j'ose plus y aller j'ose plus aller. ‚a arrive ˆ me g�ner.
je prŽfŽrerais qu'[on continue ˆ se dire vous] É �a me g�ne.
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
[Apr�s l'amour.] LOUISE : Ñ FŽlicien a besoin d'une piqžre. J'y vais. Reste lˆ si tu veux. MATHIAS : Ñ Je prŽfŽrerais que... qu'on continue ˆ se dire vous. ‚a me g�ne.
jamais je n'oserais [lui dire] É �a me g�nerait.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
[Henri, devenu l'amant de Marion, lui propose de s'installer chez lui] Marion: Ñ Et Pauline
[=cousine confiŽe ˆ Marion] ? Henri: Ñ Mais qu'elle vienne aussi [É] la maison est assez grande.
Marion: Ñ Oh non ! Jamais je n'oserais lui dire, �a me g�nerait.
�a va, l‰chez-moi É tu me g�nes. 2
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
VIOLAINE : Ñ C'est dr™le de te voir ici... Qu'est-ce que tu fais ? Tu as laissŽ tomber la
boutique ? Tu es ici toute seule ? AURƒLIE : Ñ Je travaille. JULIETTE : Ñ Vous travaillez sur quoi ?
AURƒLIE: Ñ Euh... JƒRïME : Ñ Elle n'a peut-�tre pas envie de ledire. VIOLAINE : Ñ Je lui donne des
le�ons de fran�ais, de maths... Pour lui faire entrer quelque chose dans la t�te... AURƒLIE : Ñ ‚a
va, l‰chez-moi. Vous me g�nez, vous g�nez tout le monde.
™te-toi de lˆ É tu me g�nes. 2
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
FRAN‚OIS : Ñ Un petit sourire !É Je suis sžr que vous �tes jolie quand vous souriez. VENDEUSE : Ñ Otez-vous de lˆ. Vous me g�nez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a me g�ne. É je ne [le] connais pas
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Sol�ne : Ñ On pourra toujours se baigner... La mer sera plus haute... Et puis j'ai un oncle lˆ-bas qui a un bateau. On pourrait faire un tour en mer cet apr�s-midi ? Gaspard : Ñ Ben �a me g�ne, je ne le connais pas.
�a ne me g�ne pas. É c'est pas grave
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Marion. Ñ Et [É] Pierre qui me fait des sc�nes de jalousie. Henri. Ñ Comment ? Tu lui as dit
[que nous Žtions amants] ? Marion. Ñ Non, il ne se doute de rien, il veut que je d”ne avec lui ce
soir. Henri. Ñ Sans moi, bien entendu. ‚a ne me g�ne pas, c'est pas grave.
g�ner (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ on ne se g�ne plus ! É Ñ je te demande pardon
¥ 2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
(Lobatch surprend Damien en train de lire un mot qu'il a Žcrit) Lobatch : Ñ On ne se g�ne plus ! Damien : Ñ Je te demande pardon.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
faut pas s'en faire É faut pas se g�ner. 2
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
[Martine prend un litchi sur un Žtalage et commence ˆ l'Žplucher.] Femme : Ñ Mais �a ne se fait pas, �a, madame... faut pas s'en faire... Faut pas se g�ner... Franchement...
continue É ne te g�ne pas. 1
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 90
NICOLAS : Ñ Continuez, continuez, ne vous interrompez pas pour moi ! Ne vous g�nez pas !
ben c'est �a ! É ne te g�ne pas ! 2
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Richard [trouve BŽatrice et Jean-Luc dans sa chambre]. Ñ Ben c'est �a, vous g�nez pas. Faites votre truc dŽgueulasse sur mon lit, je vous dirai rien.
faites donc É ne vous g�nez pas
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 31
BƒRENGER : Ñ Quelle odeur suave ! Vous savez, Monsieur l'Architecte, jeÉ excusez-moi de vous parler de moiÉ, on peut tout dire ˆ un architecte, il comprend tout... L'ARCHlTECTE : Ñ Faites donc, faites, ne vous g�nez pas.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne te g�ne pas ! 2 É je ne te dirai rien
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Richard [trouve BŽatrice et Jean-Luc dans sa chambre]. Ñ Ben c'est �a, vous g�nez pas. Faites votre truc dŽgueulasse sur mon lit, je vous dirai rien.
genre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne dis pas de conneries É ce n'est pas mon genre. 1
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 169
[Madame Rosa, sa nourrice : ] Ñ Un jour, tu auras quatorze ans. Et puis quinze. Et tu ne voudras plus de moi. Ñ Ne dites pas de conneries, Madame Rosa. Je vais pas vous laisser tomber, c'est pas mon genre.
tu pourrais �tre poli É qu'est-ce que c'est que ce genre ?
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Je me suis coupŽe. ALBERT. J'm'en fous. JOSEFA. Tu es une brute. ALBERT. Mais tu pourrais �tre polie, qu'est-ce que c'est que ce genre ?
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
il ajoutait en clignant de l'Ïil : É tu vois le genre de la maison.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 263
Aussi apr�s m'avoir citŽ la princesse Sherbatoff parmi les personnes que recevait Mme
Verdurin, Cottard ajoutait en clignant de l'Ïil : Ç Vous voyez le genre de la maison, vous
comprenez ce que je veux dire ? È Il voulait dire ce qu'il y a de plus chic.
gens
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu es vraiment chic É c'est rare les gens comme toi.
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. je l'ai juste
empruntŽe. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un coup de
folie de partir avec la voiture. je n'allais pas loin, la preuve,vous m'avez retrouvŽ ici... PACO :
Ne vous en faites pas, vous n'aurez pas d'ennuis et bient™t vous serez dehors [=sorti de l'h™pital].
C'est moi qui regrette de vous avoir mis dans cet Žtat. NINO : Vous �tes vraiment chic, c'est
rare les gens comme vous... Si j'avais su...
gentil
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu es gentil. 1 É Ñ c'est tout naturel
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Ah t'es gentil de me garder le bureau, toi. Ñ C'est tout naturel, entre voisins. [É] Prends ton temps, rien ne presse.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
si tu pouvais É ce serait gentil.
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Charles: Ñ Vous cherchez quelqu'un pour vous ramener chez vous [en voiture] ? Adeline: Ñ Si vous pouviez, �a serait gentilÉ
merci É c'est gentil.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 238
Ñ Tu n'as jamais ŽtŽ un enfant comme les autres, Momo. Et tu ne seras jamais un homme comme
les autres, j'ai toujours su �a. Ñ Merci, docteur Katz. C'est gentil de me dire �a. Ñ Je le
pense vraiment. Tu seras toujours tr�s diffŽrent.
non non É c'est gentil.
¥ 1999 La fille sur le pont, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 492, 2000]
Ad�le : Ñ Je vous invite. Gabor : Ñ Non, non, c'est gentil.
non É tu es gentil. 2
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Louisette: Ñ Je t'invite, j'ai de l'argent. Pierre: Ñ Non, tu es gentille, mais.
Louisette: Ñ C'est parce que je suis une marchande ? Pierre: Ñ Mais t'es folle, mais enfin ! Ce
soir, euhÉ on d”ne chez nos cousins [c'est faux].
non non É tu es gentil. 2
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Madame Jouve a re�u un tŽlŽgramme. Bernard la rejoint dans la cuisine.) Bernard. Ñ Qu'est-ce qu'il y a, Madame Jouve, lˆ ? Je peux vous aider ? Madame Jouve. Ñ Non non. Merci Bernard, vous �tes gentil, j'ai pas besoin.
non É tu es gentil. 2
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
La standardiste : Ñ Tu as des probl�mes, Jean-Paul... Si je peux �tre utile... Jean-Paul : Ñ Non, tu es gentille...
merci É tu es vraiment gentil. 1
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
Maryl�ne. ÑTe voilˆ entrŽe dans ta dix neuvi�me annŽe ! (Maryl�ne sort un cadeau joliment
enveloppŽ de sur ses genoux et le tend ˆ Pomme.) Alors, tiens. Pomme. Ñ C'est pour moi ? Maryl�ne. Ñ
Ben, prends-le, �a ne va pas te mordre ! (Pomme de face, dŽfaitle paquet et en sort un pull-over
noir, elle se mord les l�vres d'Žtonnement.) Pomme. Ñ Merci ! T'aurais pas dž ! (Pomme, le pull dans
ses mains va embrasser Maryl�ne sur le sommet de la t�te pour la remercier.) Tu es vraiment
gentille !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a serait vachement gentil. É c'est gŽnial, �a !
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
Delphine : Ñ Il fait un temps sinistre [ˆ Paris] et j'ai vachement envie de repartir [en
vacances] tout de suite. Ir�ne : Ñ C'est un peu sinistre tout de suite, mais il va faire beau !
Delphine : Ñ Mais moi m'en fous, parce que tu connais ma piaule, lˆ-bas, boulevard Saint-Germain,
quand il fait beau, hein, �a chauffe ! Ir�ne : Ñ Moi, j'ai une idŽe... Moi, j'ai une idŽe ! Delphine
: Ñ C'est quoi ? Ir�ne : Ñ J'ai un beau-fr�re qui a un appartement ˆ Biarritz, et moi, je te le
pr�te ! [É] Delphine : Ñ ‚a serait vachement gentil ! C'est gŽnial, �a !
c'est gentil. É mais [je ne veux pas]
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Marius : Ñ Bon, et si je vous proposais de venir peindre chez vous ? Je peins bien vous
savez. Je vous ferai du nickel-chrome. Et puis je sais faire autre chose que de tirer sur des
voleurs, hein. Jeannette : Ñ C'est gentil, mais je veux pas.
c'est gentil. É non merci
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ ‚a vous dŽrange de me laisser la place, lˆ ? L'homme : Ñ Mais je vous en prie. Martin : Ñ Merci. Pour la peine, je vous paye un autre cafŽ. L'homme : Ñ Oh c'est gentil, non merci.
c'est tr�s gentil. É je suis tr�s touchŽ
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Romaine, je vous fait une promesse solennelle. Vous avez droit ˆ une sŽance... ˆ
une vraie sŽance de musique chez moi, l'apr�s-midi, le jour qu'il vous plaira. A la seule condition
de me prŽvenir la veille ! Romaine : Ñ C'est tr�s gentil, et j'en suis
touchŽe.
que tu as ŽtŽ gentil ! 1 É comment te remercier ?
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 253
Robert m'appela dans le fond du salon o� il Žtait avec ma m�re. "Que tu as ŽtŽ gentil, lui dis-je, comment te remercier ? Pouvons-nous d”ner demain ensemble ? Ñ Demain, si tu veux, mais alors avec Bloch [É]"
tu es gentil. 2 É je n'ai pas besoin
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Madame Jouve a re�u un tŽlŽgramme. Bernard la rejoint dans la cuisine.) Bernard. Ñ Qu'est-ce qu'il y a, Madame Jouve, lˆ ? Je peux vous aider ? Madame Jouve. Ñ Non non. Merci Bernard, vous �tes gentil, j'ai pas besoin.
tu es gentil. 2 É mais je ne peux pas.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Je vous ai suivi parce que j'avais envie de rester avec vous. ALEXANDRE : Ñ Vous �tes gentille mais je ne peux pas.
tu es gentil. 2 É mais laisse
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide ˆ dŽbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine ˆ laver. AMANDA : Ñ Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.
tu es gentil. 2 É mais ne t'en fais pas
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
GƒRARD : Ñ Ecoute Marie, sois raisonnable ! Je te demande juste de faire attention, de ne pas
trop dŽpenser. Essaye de vivre ˆ moindres frais tant que... MARIE : Ñ Tu es gentil de te
prŽoccuper de moi, mais ne t'en fais pas, je vais rŽgler tout �a tr�s vite !
tu es tr�s gentil. 1 É je ne sais comment vous remercier
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 209
Daisy : Ñ Pour le moment, on devrait dŽjeuner. J'ai apportŽ de quoi manger. BŽrenger : Ñ Vous �tes tr�s gentille, mademoiselle Daisy. Dudard : Ñ Oui, tr�s gentille. BŽrenger : Ñ Je ne sais comment vous remercier.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle me remercia en me disant : É tu es trop gentil. 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 337
Pourtant, malgrŽ le sourire avec lequel Albertine me remercia [=d'une robe de chambre de Fortuny] en me disant : Ç Vous �tes trop gentil È, je remarquai combien elle avait l'air fatiguŽ et m�me triste.
geste
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu ne peux pas faire un geste ? É c'est au-dessus de tes forces ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe, ˆ Betty : Ñ Tu ne peux pas t'arr�ter dans une librairie, acheter un pauvre livre ˆ trente francs, tu sais que c'est l'anniversaire ˆ Yoyo, tu peux pas faire un geste ? C'est au-dessus de tes forces, un geste ?
givrŽ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce qui te prend ? É tu es givrŽ, non ?
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui casse tout] : Ñ Qu'est-ce qui te prend? T'es givrŽe, non ?
gourde
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu fais debout ? É ne reste pas comme une gourde !
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
ELƒNA (faisant les prŽsentations) : Ñ ElŽna... ma petite soeur, Ana•s... (ˆ Ana•s)... Qu'est ce que tu fais debout, reste pas comme une gourde !
gožt
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ �a te choque ? É Ñ non, c'est une question de gožt.
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ [Mon ami] a presque le m�me ‰ge que mon p�re, et la petite amie de mon p�re n'est pas beaucoup plus vieille que moi. ‚a te choque ? Jeanne : Ñ Non, c'est une question de gožt.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ressemble ˆ quoi ? je vous le demande ! É c'est d'un gožt !
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Mais non je n'oublie pas le meurtre de Sabourel. J'ai m�me beaucoup grondŽ BelphŽgor ˆ ce sujet. ‚a ressemble ˆ quoi ? Je vous le demande ! C'est d'un gožt !
gr‰ce
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
a la gr‰ce de Dieu ! É comme ceux qui apr�s s'�tre acharnŽs ˆ Žtreindre le probl�me de la rŽalitŽ du monde extŽrieur ou de l'immortalitŽ de l'‰me accordent la dŽtente (É)
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 281
Il fatiguait la pensŽe de Swann, lequel, se passant la main sur les yeux, s'Žcriait: "A la
gr‰ce de Dieu", comme ceux qui apr�s s'�tre acharnŽs ˆ Žtreindre le probl�me de la rŽalitŽ du
monde extŽrieur ou de l'immortalitŽ de l'‰me accordent la dŽtente d'un acte de foi ˆ leur cerveau
lassŽ.
grand
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va va te fatigue pas É je suis assez grand.
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Franck : Ñ On va te dŽposer vite fait parce qu'ˆpr�s, nous, on va faire un billard. CŽcile :
Ñ Non mais je peux rentrer ˆ pied ausi hein ! Franck : Ñ Mais non, c'est sur la routeÉ CŽcile : Ñ ‚a
va, vaÉ Te fatigue pas, je suis assez grande pour rentrer toute seule.
de quoi tu t'occupes ? É je suis assez grand pour [É] moi-m�me.
¥ 1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 190, 1977]
MOSCA: Ñ VoulezÑvous que j'aille voir si la plus jolie femme de Venise est ˆ la maison ? CORVINO (avec brutalitŽ) Ñ De quoi t'occupes-tu ? Je suis assez grand pour surveiller ma femme moi-m�me !
grave
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ excuse-moi É Ñ ce n'est pas grave. 2
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche [elle pleure] Ñ Excuse-moi, mais c'est nerveux. Fabien Ñ Ce n'est pas grave. Tu es tout excusŽe, surtout si ce sont des larmes de joie.
Ñ je suis dŽsolŽ É Ñ ce n'est pas grave. 2
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
(Fran�ois demande des explications ˆ un inconnu qui dŽvisage son amie Pomme.) Fran�ois. Ñ
Mademoiselle vous intŽresse ? L'artiste. Ñ Oui bien sžr. (ll tend son dessin.) Je m'intŽresse ˆ vous
aussi. (ll tend un autre dessin.) Fran�ois. Ñ Je suis dŽsolŽ, je ne savais pas que c'Žtait pour �a.
L'artiste. Ñ Ce n'est pas grave. Fran�ois. Ñ Excusez-moi, excusez-moi.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne me g�ne pas É ce n'est pas grave. 1
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Marion. Ñ Et [É] Pierre qui me fait des sc�nes de jalousie. Henri. Ñ Comment ? Tu lui as dit
[que nous Žtions amants] ? Marion. Ñ Non, il ne se doute de rien, il veut que je d”ne avec lui ce
soir. Henri. Ñ Sans moi, bien entendu. ‚a ne me g�ne pas, c'est pas grave.
fais pas cettte t�te É ce n'est pas grave. 1
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LA MéRE : Ñ ‚a m'emb�te... Tu sais, je garde souvent les petits quand ta sÏur travaille le
soir... Alors, comme tu viens pas souvent, on a remis les lits superposŽs. FRANK : Ñ Fais pas cette
t�te ! C'est pas grave. LA MéRE : Ñ Quand m�me, c'est ta chambre. FRANK : Ñ Oui !
C`Žtait...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas grave. 1 É �a va
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
A l'Žcole. Dans le chahut, une dispute se fait entendre... VOIX D'UN GAR‚ON: Ñ T'es
con toi, tu peux pas faire attention ! Un jeune gar�on est ˆ terre, visiblement tr�s en col�re.
Blandine lui tend la main. BLANDINE : Ñ C'est pas grave, �a va, il a pas fait expr�s.
Le gar�on se laisse aider... Une fois debout, se sentant humiliŽ, il regarde Paul, postŽ pr�s de
lˆ. LE GAR‚ON: Ñ Connard ! B‰tard !
ce n'est pas grave. 1 É ce n'est pas un probl�me
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
GŽrard L. : Ñ Voilˆ les c™tes de porc. Alors, il y a des bleues, des saignantes, il y a tout
ce qu'il faut. Chacun se sert. Delphine : Ñ Moi, je ne mange pas de viande. GŽrard L. : Ñ Ah bon ?
Delphine : Ñ Oui. Brigitte : Ñ Tu n'aimes pas la viande ? Delphine : Ñ Non, je n'aime pas �a. Mais
ce n'est pas grave, hein, ce n'est pas un probl�me.
ce n'est pas grave. 1 É ce n'est rien
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu tr�s en retard.] VICTOR : Ñ Mais on vous cherchait partout ! Que s'est-il passŽ ? MATHIEU : Ñ C'est pas grave. Je suis dŽsolŽ. Ce n'est rien, presque rien du tout !
ce n'est pas grave. 1 É je m'y attendais
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 206
Forte t�te, Nora. Tiendra bon jusqu'ˆ la derni�re cartouche. Ce n'est pas grave, je m'y attendais.
ce n'est pas grave. 2 É je plaisante
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa17
EF(Fa17) : Ñ oui oui non xxx voilˆ on a fini regardez dans quel Žtat que vous m'avez mis mon
fil! xx (en riant) (514)Fa17 : Ñ oh c'est ˆ vous! oh! (rire) EF(Fa17) : Ñ je me disais... quelle
nervositŽ! (en riant) (515)Fa17 : Ñ oh excusez-moi (rire) EF(Fa17) : Ñ c'est pas grave
(???) c'Žtait pas pŽnible finalement? je me demande si c'Žtait pas pŽnible cet entretien!? si?
(516)Fa17 : Ñ (rire) ben non EF(Fa17) : Ñ vous avez vu le fil comme (en riant) (517)Fa17 : Ñ
(rire) je sais pas je l'ai vu lˆ moi EF(Fa17) : Ñ non non mais c'est pas grave/ je je
plaisante.
tu vois que ce n'est pas grave. 1 É il n'y a rien de cassŽ
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 304
[É] j'ai inventŽ un prŽtendu voyage ˆ Balbec. [Le mŽcanicien] m'a tout simplement dŽposŽe ˆ
Auteuil, chez mon amie de la rue de l'Assomption, o� j'ai passŽ les trois jours ˆ me raser ˆ cent
sous l'heure. Vous voyez que ce n'est pas grave, il n'y a riende cassŽ.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
des expressions de bl‰me telles que : É c'est tr�s grave.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 433
On sait que quand un ministre explique ˆ la Chambre qu'il a cru bien faire en suivant une
ligne de conduite qui semble en effet toute simple ˆ l'homme de bon sens qui le lendemain dans son
journal lit le compte rendu de la sŽance, et commence ˆ douter d'avoir eu raison d'approuver le
ministre, en voyant que le discours de celui-ci a ŽtŽ ŽcoutŽ au milieu d'une vive agitation et
ponctuŽ par des expressions de bl‰me telles que : Ç C'est tr�s grave È, prononcŽes par un
dŽputŽ dont le nom et les titres sont si longs et suivis de mouvements si accentuŽs que, dans
l'interruption tout enti�re, les mots Ç c'est tr�s grave ! È tiennent moins de place qu'un
hŽmistiche dans un alexandrin.
grossier
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne sois pas grossier. É je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-lˆ
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : Ñ Tu es lˆ, tu rŽgentes tout, tu ratisses tout ! Tu avances comme un bulldozer avec tes gros nichons ! Madame Amet : Ñ Ne sois pas grossier. Je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-lˆ.
grotesque
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tout le monde te regarde É tu es grotesque.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Tu devrais lui dire que de mettre des jeans qui rentrent dans le cul c'est.
vulgaire. C'est vraimentÉ mais, vulgaire ! Florence : Ñ Non mais �a va j't'emmerde, maintenant.
Fran�ois : Ñ O.K. tu t'arr�tes maintenant tout le monde te regarde, t'es
grotesque.
grouiller
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
allons plus vite que �a É grouille-toi !
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 67
Ç Cours donc faire du feu dans ma chambre, dit-il ˆ un soldat qui passait. Allons, plus vite que �a, grouille-toi. È
habit
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il ne faut pas se fier aux apparences É l'habit ne fait pas le moine.
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 42
H. 2 : Ñ Si vous Žtiez ce que vous paraissez �tre ˆ premi�re vue, il est certain que vous
vous seriez tenu bien coi, bien en sŽcuritŽ lˆ-bas, dans l'ombre... pas fou... enfin pas au point de
venir ici vous exposer... vous seriez avec les autres... ceux qui refusent, qui s'Žcartent... vous
seriez peut-�tre m�me un de ceux qui partent, qui en ont vraiment assez. Mais vous, vous avez ce
courage... Vous... Il ne faut pas se fier aux apparences. L'habit ne fait pas le moine. Comme
c'est vrai...
habitude
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse-moi faire É j'ai l'habitude. 1
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
[Crise d'Žpilepsie.] LENNY : Ñ Faut l'emp�cher d'avaler sa langue. DIRECTEUR : Ñ Laissez-moi faire ! Laissez-moi faire ! J'ai l'habitude.
ne t'en fais pas É j'ai l'habitude. 1
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 27
MADELEINE : Ñ Attention, ne vous balancez pas [sur la chaise], vous pourriez tomber. LE POLICIER, continuant de se balancer sur sa chaise : Ñ Ne vous en faites pas, Madeleine [É] j'ai l'habitude.
ne t'inqui�te pas É j'ai l'habitude. 1
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
CŽcile : Ñ Tu crois que tu vas y arriver, ˆ ramer jusqu'ˆ lˆ-bas ? Elle est quand m�me un peu
loin, ton ”le. Je te prŽviens, moi je sais pas comment on fait. Basile [11 ans] : Ñ Oh, t'inqui�te
pas, j'ai l'habitude ! C'est pas la premi�re fois !
�a ne fait rien É j'ai l'habitude. 2
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : Ñ On vous dŽrange. LOUVIER : Ñ Oh ! oui. ‚a fait rien, j'ai l'habitude ! Asseyez-vous. ‚a fait un bout de fois que vous me dŽrangez. Qu'est-ce que vous devenez ?
ne te g�ne pas É j'ai l'habitude. 2
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Paul: Ñ Si [É] vous ne savez pas tr�s bien o� cr�cher, la chambre lˆ-haut est libre. Vous ne vous g�nez pas. J'ai l'habitude d'hŽberger les bourgeois sans feux ni lieux.
ne t'inqui�te pas É j'ai l'habitude. 2
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 35
BƒRENGER [il a des choses ˆ dire ˆ l'Architecte, qui est occupŽ] : Ñ Cela ne va pas trop vous fatiguer ? L'ARCHITECTE : Ñ Ne vous inquiŽtez pas. J'ai l'habitude. Allez-y.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai l'habitude. 1 É ne t'inqui�te pas
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ Vous savez que c'est tr�s dangereux de ne pas les [=gardiens] prŽvenir ? B: Ñ Pourquoi ? A: Ñ Ils ont re�u l'ordre de tirer sans sommationÉ B: Ñ Vous inquiŽtez pas, j'ai l'habitude.
j'ai l'habitude. 1 É tu peux �tre tranquille
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
ChloŽ : Ñ Et bon euh... pour le chat alors y a pas de probl�me ? Mme RenŽe : Ñ Pour votre chat y a pas de probl�me. J'ai l'habitude d'en garder. Vous pouvez �tre tranquille.
hallucination
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu racontes ? É tu as des hallucinations.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 168
Jean : Ñ On dirait qu'ils portent des cha”nes. Fr�re Tarabas : Ñ Qu'est-ce que vous racontez ? Vous avez des hallucinations. On ne leur fait pas de mal.
hŽsitation
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
aucun doute possible É aucune hŽsitation
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 29
H. 2 : Ñ Ç Et ils demandent ˆ rompre. Ils ne veulent plus se revoir de leur vie... quelle honte... È H. 1 : Ñ Oui, aucun doute possible, aucune hŽsitation : dŽboutŽs tous les deux.
heure
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
debout É c'est l'heure.
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Dortoir de la pension] Moreau (allumant). Ñ Debout, c'est l'heure.
dŽp�chons-nous É c'est l'heure.
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
CESAR. Ñ DŽp�chons-nous, c'est l'heure. Au revoir Madeleine.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu as vu l'heure ? 3 É t'es compl�tement inconscient
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
[Ils arrivent en retard.] MATHIEU : Ñ Vous avez vu l'heure ? Vous �tes compl�tement inconscients ! Qu'est-ce qu'on va dire ˆ Li�ge ?
histoire
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce que c'est que cette histoire ? É Ñ c'est pas une histoire
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
A•cha : Ñ Il devrait �tre revenu [É] PŽpŽ : Ñ Quoi ? il est descendu en ville ?A•cha. : Ñ
Oui, voir la maman. PŽpŽ : Ñ Comment, voir sa m�re ? A•cha : Ñ Parce qu'elle est malade. PŽpŽ : Ñ
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? A•cha : Ñ Ah, c'est pas une histoire; c'est une
carte [=lettre] qu'on lui a rapportŽe.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
attends, É c'est quoi c't'histoire-lˆ ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Flo : Ñ Eh ben alors, non mais attends, elle aussi elle a des probl�mes, j'veux dire il
para”t que son mec n'arr�te pas de la tromper en ce moment, si tu crois que c'est facile... ChloŽ :
Ñ Attends je m'en fous de son mec, attends c'est quoi c't'histoire-lˆ ?
allez va-t-en É pas d'histoires ! 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 103
LA CONClERGE : Ñ Tu salis les carreaux ! C'est mon locataire ! C'est moi qui les nettoie. LE CLOCHARD : Ñ Oh ! pardon, Madame. Je ne savais pas. Faut pas vous f‰cher. LA CONCIERGE : Ñ Allez, va-t'en, pas d'histoires !
non mais attends, É qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Bernard sÕest levŽ la nuit pour manger.) Arlette : Ñ Tiens, au lieu de manger le saumon,
mange une pomme, je garde le saumon pour demain soir, pour les invitŽs. Bernard : Ñ Les invitŽs ?
Arlette : Ñ Ah, oui, j'ai oubliŽ de te dire, j'ai invitŽ les voisins ˆ d”ner demain soir. Bernard :
Ñ Non mais attends, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Arlette : Ñ Ben oui ! La femme
est tr�s sympathique, tu sais. Bernard : Ñ Oh la la ! Oh la la la la ! Arlette : Ñ Je croyais te
faire plaisir, moiÉ
homme
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne suis pas ton homme. É je ne marche pas
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 203
Il se tint un peu ˆ distance mais put entendre Bougras dire : Ç J'accepte toujours un verre, mais pour le reste, je ne suis pas votre homme, je ne marche pas ! È
honn�te
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est loyal É c'est honn�te.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Bouvier, vous savez tr�s bien que c'est tout ˆ fait contraire ˆ la loi. BOUVIER : Ñ
Mais mon affaire est exceptionnelle. Il n'y a qu'ˆ faire une autre loi... Vous me demandez une
chose... moi, je vous en demande une autre en Žchange. C'est loyal, c'est
honn�te.
honneur
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne vois pas pourquoi [on banderait, É en quel honneur ?
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[Les deux copains au rŽveil] A: Ñ Je bande pas. L: Ñ Ben quoi, moi non plus. Je vois pas pourquoi on banderaitÉ en quel honneurÉ
honte
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu n'as pas honte ? É Ñ mais y a pas de mal !
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Toni. mon bon Toni. Mon oncle est mort, le suis toute seule. TONI. Mais non, tu es
pas seule. JOSEFA. Oui. Oui. Je suis toute seule. TONI. Et moi ? JOSEFA. C'est fini. (Ils
s'embrassent. Marie [femme de Toni] s'avance sur le seuil de la maison etles sŽpare vivement.)
MARIE. JosŽfa ! Tu as pas honte ? TONI. Mais y a pas de mal, quoi. MARIE. Allez, rentre ˆ la
maison !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que �a veut dire, ces mani�res ? É tu n'as pas honte ?
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 113
CHOUBERT, tapant du pied comme un enfant mŽcontent, pleurnichant : Ñ Non ! je ne veux
pas ! Non ! je ne veux pas-as ! MADELEINE : Ñ Je n'aime pas les maris dŽsobŽissants ! Qu'est-ce que
�a veut dire, ces mani�res ? Tu n'as pas honte !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu n'as pas honte ? É ˆ ton ‰ge
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
[Mathieu surprend Fanfan avec Marion dans une meule de paille] Ñ Oh, tu n'as pas honte, ˆ ton ‰ge !
tu n'as pas honte ? É devant tout le monde
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (ma”tre-nageur, apprend ˆ plonger). Ñ On va pouvoir y aller. Allons, allons... (Il la
pousse lŽgerement mais elle rŽsiste. Au moment de plonger, elle crie, effrayŽe, en se racrochant au
cou d'Eric qui ne semble pas troublŽ par son comportement.) Quoi ? Qu'est-ce que c'est ! (Il la
repousse gentiment.) Qu'est-ce que �a veut dire �a, hein ? Allons, un petit peu de courage ! LA
JEUNE FILLE. Ñ Ah, non, non ! Je ne veux pas y aller ! ERIC. Ñ Vous n'avez pas honte, devant
tout le monde ? AllonsÉ
tu n'as pas honte ? É pendant que j'avais le dos tournŽ
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 76
Elle prit sa respiration et ouvrit la bouche pour pousser son cri de guerre : au satyre !
Mais le type Žtait pas tombŽ de la derni�re pluie. Lui arrachant le paquet mŽchamment, il se mit ˆ
la secouer en profŽrant les paroles suivantes : Ñ Tu n'as pas honte, petite voleuse, pendant
que j'avais le dos tournŽ.
honteux
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis honteux. É je ne m'explique pasÉ
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 138
BƒRENGER : Ñ Vous avez lˆ [elles Žtaient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le
criminel]. Nous pouvons le faire arr�ter. Vous en rendez-vous compte ? ƒDOUARD, balbutiant :
Je ne savais pasÉ je ne savais pasÉ BƒRENGER : Ñ Vous auriez pu Žpargner tant de vies humaines !
ƒDOUARD, m�me jeu : Ñ OuiÉ Je m'en aper�ois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais
jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BƒRENGER : Ñ C'est une nŽgligence
condamnable. ƒDOUARD : Ñ C'est vrai, jem'en excuse, je suis navrŽ. BƒRENGER : Ñ Enfin, tout de m�me,
ces choses ne sont pas venues toutes seules lˆ-dedans. Vous les avez trouvŽes, vous les avez re�ues.
EDOUARD, toussant, s'Žpongeant le front, chancelant : Ñ Je suis honteuxÉ je ne
m'explique pasÉ je ne comprends pasÉ JeÉ
horreur
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tais-toi É tu dis des horreurs.
¥ 1960 Plein soleil, film de RenŽ ClŽment [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 262, 1981]
MARGE. Ñ Je n'accepterais pas le quart de ce qu'il accepte [=de ce que tu lui fais subir]. PHILIPPE. Ñ Mais ce qui m'amuse, c'est prŽcisŽment de voir jusqu'o� il ira. MARGE. Ñ Tais-toi, tu dis des horreurs.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
quelle horreur ! É arr�tez
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ La seule amnistie possible serait qu'on ouvre en m�me temps les portes de
toutes les prisons de France. Et tous les criminels sortiraient. DŽferleraient dans les rues, comme
des rats. Par petits groupes, ou un par un. Ils descendraient le boulevard Raspail. Ils viendraient
ici. Ils s'installeraient. VƒRONIKA : Ñ Quelle horreur ! Arr�tez !
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
quelle horreur ! É s'Žcria-t-il, en rendant ˆ sa voix toute sa vigueur claironnante
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 463
Ayant appris ce qu'il dŽsirait, M. de Charlus feignit de mŽpriser Bloch. Ç Quelle horreur !, s'Žcria-t-il, en rendant ˆ sa voix toute sa vigueur claironnante.
hou
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
hou hou ! É il y a quelqu'un ?
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Fran�ois Glaise ? Monsieur Jacquet : Ñ Il est peut-�tre aux cabinets. Martine : Ñ Hou hou ! Y a quelqu'un ?
hum
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
hum hum ! É tu en es sžr ?
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 157
Jean : Ñ BÏuf ne mettait jamais sa femme au courant de ses projetsÉ BŽrenger : Ñ Vous vous trompez, Jean. C'est un mŽnage tr�s uni, au contraire. Jean : Ñ Tr�s uni, vous en �tes sžr ? Hum, hum.
humain
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est humain. É c'est naturel
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 23
BƒRENGER : Ñ D'ailleurs, si je ne dŽclare que trente-cinq ans, ce n'est absolument pas pour
tromper mes concitoyens, qu'est-ce que �a peut leur faire ? C'est pour me tromper moi-m�me. De cette
fa�on, je me suggestionne, je me crois plus jeune, je m'encourageÉ L'ARCHITECTE : Ñ C'est
humain, c'est naturel.
c'est humain. É que veux-tu
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Ñ HŽlas ! Les meilleurs d'entre nous se rŽjouissent du malheur des autres, que voulez-vous ? C'est humain !
c'est humain, que voulez-vous. É que veux-tu
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 55
H 3 : Ñ je dis juste qu'elle a peut-�tre pu s'imaginer... H 2 : Ñ Rien du tout. Elle a eu un moment... cÕest humain, que voulez-vous... c'Žtait plus fort qu'elle... elle a voulu s'Žchapper en emportant sa ch�re idŽe.
hurler
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je peux te dire une chose ? É tu vas encore hurler.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne : Ñ Je peux te dire une chose ? Tu vas encore hurler, mais vraiment, il n'y a pas de quoi ! Je t'ai fait de la rŽclame ! J'y suis m�me allŽe ˆ fond les manettes !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu vas encore hurler. É mais vraiment, il n'y a pas de quoi.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne : Ñ Je peux te dire une chose ? Tu vas encore hurler, mais vraiment, il n'y a pas de quoi ! Je t'ai fait de la rŽclame ! J'y suis m�me allŽe ˆ fond les manettes !
ici
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
mais qu'est-ce que tu fais lˆ ? É tu ne peux pas rester ici
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
L: Ñ Mais qu'est-ce que vous faites lˆ ? Vous ne pouvez pas rester ici. A: Ñ Et pourquoi ? L: Ñ Le fant™me, vous l'avez oubliŽ ? [=il risque de venir] A: Ñ Et si c'est lui que j'attends ?
qu'est ce que tu fais debout É ne reste pas comme une gourde
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
ELƒNA (faisant les prŽsentations) : Ñ ElŽna... ma petite sÏur, Ana•s... (ˆ Ana•s)... Qu'est ce que tu fais debout, reste pas comme une gourde !
qu'est-ce que tu fous lˆ ? É je te cherche partout
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Franck : Ñ Qu'est-ce que tu fous lˆ ? Je te cherche partout.
qu'est-ce que tu viens faire ici ? É file !
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Pension, infirmerie] La sÏur-infirmi�re (ˆ Julien qui entre). Qu'est-ce que tu viens faire ici ? File !
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
bon dieu cria-t-il É qu'est-ce que tu fais lˆ ?
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 374
Mais au moment o� il allait [=Saint-Loup] pŽnŽtrer dans la petite salle [rŽservŽe ˆ
l'aristocratie] il m'aper�ut dans la grande [celle du peuple]. Ç Bon Dieu, cria-t-il, qu'est-ce
que tu fais lˆ, et avec la porte ouverte devant toi È, dit-il, non sansjeter un regard furieux
au patron qui courut la fermer en s'excusant sur les gar�ons : Ç Je leur dis toujours de la tenir
fermŽe. È
idŽe
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce que tu en penses ? É Ñ ah, �a, c'est une tr�s bonne idŽe. ‚a oui !
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Forster : Ñ J'ai bien envie d'Žcrire une Ç autopsie du surrŽalisme È, pour remettre les choses au point. Qu'est-ce que vous en pensez ? Jacques : Ñ Ah, �a, c'est une tr�s bonne idŽe. ‚a oui !
Ñ qu'est-ce que t'as ? É Ñ j'ai une idŽe.
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
L. Ñ Attends, bouge pas. A. Ñ Qu'est-ce que t'as ? L. Ñ Une idŽe.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ quelle idŽe ! 2 É Ñ je t'assure
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 18
Ñ [É] vous devriez vous marier. Votre femme vous guŽrirait et vous feriez son bonheur. Ñ Non,
parce que j'ai trop mauvais caract�re. Ñ Quelle idŽe ! Ñ Je vous assure ! J'ai du reste ŽtŽ
fiancŽ mais je n'ai pas pu me dŽcider ˆ l'Žpouser (et elle y a renoncŽ elle-m�me, ˆ cause de mon
caract�re indŽcis et tracassier.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu as bien fait É c'est une bonne idŽe.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(Raymond apporte un jambon). RAYMOND. Ñ Et voilˆ l'animal ! Regardez �a, sept kilos, sept !
J'ai pensŽ ˆ [le mettre dans] l'Žtui ˆ violoncelle parce que je vous voyais pas entrer ˆ votre h™tel
avec un jambon sous le bras. JÕai eu tort ? MARION. Ñ Non, non, vous avez bien fait, cÕest une
tr�s bonne idŽe, Raymond.
attends, É j'ai une idŽe.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine. Ñ Attendez, j'ai une idŽe, on va faire une expŽrienceÉ Regardez-moi bien dans les yeux ! Catherine. Ñ Qu'est-ce que vous voulez faire ? Antoine. Ñ On va faire comme si j'Žtais votre vieil amant anglais, d'accord ?
pas du tout É quelle idŽe ! 2
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
L'homme. Ñ Ma visite ne vous a pas surprise ? La femme (mal ˆ l'aise). Ñ Non au contraire.
L'homme (ironique). Ñ Au contraire. vous m'attendiez. La femme. Ñ HeuÉ oui, bien sžr. L'homme. Ñ
Et naturellement vous me prenez pour un fou. La femme. Ñ Pas du tout, quelle idŽe
!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai changŽ d'idŽe. É tout le monde a le droit dŽvoluer
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 205
Daisy : Ñ Je sais qu'il Žtait contre. Pourtant, il est devenu rhinocŽros, vingt-quatre heures
apr�s la transformation de M. Papillon. Dudard : Ñ Voilˆ ! il a changŽ d'idŽe ! Tout le monde
a le droit d'Žvoluer. BŽrenger : Ñ Mais alors, alors on peut s'attendre ˆ tout !
mais c'est chez vous une idŽe fixe. É c'est une obsession
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 95
LUI : Il ne faut pas toucher aux lieux communs, ils sont lˆ pour �a. pour recouvrir, pour
Žtouffer . Tandis qu'avec les Dubuit. Ah, les Dubuit avaient cet avantage. H. 1: Ah �a non. Vous
nous avez promis [de ne plus parler d'eux]. F. 3: Si. Iaissez-le.juste un petit peu. Les Dubuit.
quand m�me, c'Žtait. j'avoue. LUI: Avouez que ce n'Žtait pas mal, hein? (Gourmand.) Avouez qu'il y
avait dans les Dubuit. quelque chose. H. 1: Mais c'est chez vous une idŽe fixe. C'est une
obsession. ‚a se soigne, voussavez.
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
fais ˆ ton idŽe. É comme on dit ˆ un malade qui par plaisir se tue ˆ petit feu
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 430
Quand l'heure d'aller ˆ un gožter donnŽ au golf approchait, si nous Žtions tous ensemble ˆ ce
moment-lˆ, elle se prŽparait, puis venant ˆ AndrŽe: " HŽ bien, AndrŽe, qu'est-ce que tu attends pour
venir, tu sais que nous allons gožter au golf. " " Non, jereste ˆ causer avec lui ", rŽpondait
AndrŽe en me dŽsignant. " Mais tu sais que Madame Durieux t'a invitŽe ", s'Žcriait Albertine, comme
si l'intention d'AndrŽe de rester avec moi ne pouvait s'expliquer que par l'ignorance o� elle devait
�tre qu'elle avait ŽtŽ invitŽe " Voyons, ma petite, ne sois pas tellement idiote ", rŽpondait
AndrŽe. Albertine n'insistait pas, de peur qu'on lui propos‰t de rester aussi. Elle secouait la
t�te: " Fais ˆ ton idŽe, rŽpondait-elle, comme on dit ˆ un malade qui par plaisir se tue ˆ
petit feu, moi je me trotte, car je crois que ta montre retarde ", et elle prenait ses jambes ˆ son
cou. "
idiot
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais aussi, pourquoi a-t-il [jouŽ] ? É c'est idiot.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 295
[Cottard] est aupr�s de Saniette dont le coup de bourse pour se rattraper a ŽchouŽ. En
apprenant qu'il n'avait plus un franc et qu'il avait pr�s d'un million de dettes, Saniette a eu une
attaque. Ñ Mais aussi pourquoi a-t-il jouŽ ? C'est idiot, il est l'�tre le moins fait pour
�a.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est idiot. É c'est inadmissible
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 65
CHOUBERT, continuant son jeu : Ñ É ou un miraculeux jardin, un fontaine jaillissante,
des jeux d'eaux, des fleurs de feu dans la nuitÉ MADELEINE : Ñ Et �a se croit po�te, certainement !
Du mauvais parnassianisme-symbolisme, surrŽalisme ! CHOUBERT, m�me jeu : Ñ É un palais de
flammes glacŽes, des statues lumineuses, des mers incandescentes, des continents qui flambent dans
les nuits, dans des ocŽans de neige ! MADELEINE : Ñ C'est un cabotin ! C'est idiot ! C'est
inadmissible ! C'est un menteur !
c'Žtait idiot. É je ne sais pas ce qui m'a pris
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 151
F. 1 : Ñ Si. Parlez-nous encore de �a. C'Žtait si beau, ces petites maisonsÉ il me semble que
je les voisÉ avec leurs fen�tres surmontŽes de petits auvents de bois dŽcoupŽÉ comme des dentelles
de toutes les couleurs. Et ces palissades autour des jardins o�, le soir, le jasmin, les acaciasÉ H.
1 : Ñ Non, c'Žtait idiot. je ne sais pas ce qui m'a pris.
ne fais pas l'idiot. É donne-moi �a
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
A. Ñ Allez, fais pas l'idiot, donne-nous �a, quoi ! [=ton linge sale]. L. Ñ C'est bien pour faire plaisir ˆ la patronne.
ne fais pas l'idiot. É tu sais tr�s bien ce que je veux dire
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
LŽna : Ñ Tu vois, je trouve vraiment dommage que quatre-vingt dix-neuf fois sur cent, que
quand un gar�on parle ˆ une fille, il faut toujours qu'il ait une idŽe derri�re la t�te. Gaspard : Ñ
Quelle idŽe ? LŽna : Ñ Une idŽe... une arri�re-pensŽe. Ne fais pas l'idiot. Tu sais tr�s bien
ce que je veux dire.
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
non sans avoir ŽchangŽ avec son mari un regard gai qui voulait dire : "Est-elle assez idiote " É est-elle assez idiote !
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 457
Il n'a pas assez de majuscules pour Žcrire le mot de Cambronne. [É] Ñ Il l'Žcrit avec un
grand C, s'Žcria Mme d'Arpajon. Ñ Plut™t avec un grand M, je pense, ma petite È, rŽpondit Mme de
Guermantes, non sans avoir ŽchangŽ avec son mari un regard gai qui voulait dire : Ç Est-elle
assez idiote ! È
imaginer (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
oh �a, non É qu'est-ce que tu vas t'imaginer ? 2
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 69
LUI : Ñ Allons, fais un effort. Tu verras, tu te sentiras mieux. ‚a ne doit pas �tre si
effrayant. Tiens, je vais t'aider. Tu as voulu lui apprendre ˆ �tre propre ? Tu l'as mis sur le potÉ
tu as sifflotŽ. ELLE, horrifiŽe : Ñ Oh �a non. Qu'est-ce que tu vas t'imaginer. Tu te
rappelles bienÉ
non mais de quoi je me m�le É qu'est-ce qu'il s'imagine ? 2
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 74
Ñ Tu es perdue, hein ? ./ Zazie hausse les Žpaules. C'est vraiment un sale type. Ñ Tu saurais
me dire l'adresse du tonton Gabriel ? ./ Zazie se tient des grands discours avec sa petite voix
intŽrieure : non mais, de quoi je me m�le, qu'est-ce qu'i s'imagine, il l'aura pas volŽ ce
qui va lui arriver.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu t'imagines quoi ? É ma pauvre
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ C'est pas comme �a que je l'imaginais, la vieÉ Muriel : Ñ Mais tu t'imagines quoi, ma pauvre ?
imbŽcile
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne fais pas l'imbŽcile ! É tu as tr�s bien compris
¥ 1990 La campagne de CicŽron, film de Jacques Davila [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 403, 1991]
Christian : Ñ Qu'est-ce que tu as ? Nathalie : Ñ Je suis consternŽe. Christian : Ñ Il [=ton
amant, de passage] est encore fatiguŽ ? Nathalie : Ñ Oui et ne fais pas l'imbŽcile. Tu as
tr�s bien compris ! Il ne m'a pas touchŽe depuis qu'il est lˆ. C'est pas normal. Tu ne trouves pas ?
Et ce qui me f‰che le plus, c'est qu'il dort.
impardonnable
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne cherche pas d'excuse É je suis impardonnable.
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Ñ Je suis venu en courantÉ m'excuser de cet oubli stupide. HELENE. Ñ Aucune importance
entre nous. HELENE. Ñ Je suis tr�s lasse. JEAN. Ñ Je l'avoue, j'avais compl�tement oubliŽ que je
d”nais chez vous ce soir. Je ne cherche pas d'excuse. Je suis impardonnableÉ
importance
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu ne comprends pas É �a n'a aucune importance.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain : Ñ Je suis restŽ aupr�s de vous autant par dŽcouragement que par dŽsirÉ Vous
comprenez ? Denise : Ñ Je serais vraiment trop b�te ! Dr Germain : Ñ Non, vous ne comprenez pas !
‚a n'a aucune importance, d'ailleurs, je suis dŽcidŽ ˆ quitter la ville.
que tu me croies ou non, É �a n'a plus aucune importance.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Mathilde explique ˆ Bernard avec qui elle a passŽ sa soirŽe.) Bernard. Ñ Je ne te crois pas.
Mathilde. Ñ Qu'est-ce que tu ne crois pas ? Bernard. Ñ Je ne crois pas un mot de ce que tu me dis.
Mathilde. Ñ Eh bien, que tu me croies ou non, �a n'a plus aucune importance ; je ne veux plus
te voir. Bernard. Ñ Mathilde ! Mathilde. Tu me fais peur. (Elle raccroche.)
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je t'assure que �a n'a aucune importance. É je ne t'en veux pas
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ All™ ? VƒRONIKA : Ñ Je voudrais parler ˆ Alexandre. ALEXANDRE : Ñ Oui, c'est
moi. VƒRONIKA : Ñ C'est VŽronika Osterwald ˆ l'appareil. Je vous prie de m'excuser, je suis dŽsolŽe
pour hier mais je n'ai pu me libŽrer. J'ai ŽtŽ retenue par uneurgence. ‚a n'a vraiment pas ŽtŽ
possible. Vous �tes furieux ? ALEXANDRE : Ñ Non pas du tout. Je dirais m�me que je suis tr�s
content. VƒRONIKA : Ñ Vous vous moquez de moi. ALEXANDRE : Ñ Je vous assure que �a n'a aucune
importance. Je ne vous en veux pas du tout. Au contraire.
mais �a n'a plus d'importance, tout �a. É c'est du passŽ
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ Maman, dis-moi juste une seule chose : est-ceque Papa Žtait mon vrai p�re ? GABY. Ñ
Laisse-moi, je n'ai pas envie de parler de �a ! SUZON. Ñ Maman, j'ai le droit de savoir. Tu as
ŽpousŽ papa lorsque tu Žtais enceinte... Dis-moi ! GABY. Ñ Mais �a n'a plus d'importance tout
�a, c'est du passŽ.
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
avec un sourire comprŽhensif, bonhomme et insolent, [il] rŽpondit : É �a n'a aucune importance.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 317
[É] Brichot n'en est pas, Morel en est, ma femme en est, je sens que vous en �tes. Ñ
Qu'alliez-vous me dire ? È interrompit M. de Charlus qui commen�ait ˆ �tre rassurŽ sur ce que
voulait signifier M. Verdurin [É] Ç Nous vous avons mis seulement ˆ gauche[ˆ table] È, rŽpondit M.
Verdurin. M. de Charlus, avec un sourire comprŽhensif, bonhomme et insolent, rŽpondit : Ç Mais
voyons ! Cela n'a aucune importance, 'ici' ! È [É] Ç Mais, expliqua M. Verdurin blessŽ, c'est
ˆ dessein. Je n'attache aucune importance aux titres de noblesse. È
[Elle] leva la main comme pour dire : Ç qu'est-ce que cela fait ? É cela n'a aucune importance. È
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 291
[É] si malade que fžt ma grand-m�re, en somme plusieurs personnes auraient pu dire qu'ˆ six
heures, quand nous rev”nmes des Champs-ƒlysŽes, elles l'avaient saluŽe, passant en voiture
dŽcouverte, par un temps superbe. Legrandin, qui se dirigeait vers la place de la Concorde, nous
donna un coup de chapeau, en s'arr�tant, l'air ŽtonnŽ. Moi qui n'Žtais pas encore dŽtachŽ de la vie,
je demandai ˆ ma grand-m�re si elle lui avait rŽpondu, lui rappelant qu'il Žtait susceptible. Ma
grand-m�re, me trouvant sans doute bien lŽger, leva la main comme pour dire : "Qu'est-ce que cela
fait ? Cela n'a aucune importance."
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
d'un ton sec et hautain : É �a n'a aucune esp�ce d'importance.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 292
[Saint-Loup] pensait bien que Bloch attachait plus d'importance que lui ˆ cette faute de
prononciation. Ce que Bloch prouva quelque temps apr�s, un jour qu'il m'entendit prononcer "lift"
[et non 'la•ft'], en interrompant: "Ah ! on dit lift." Et d'un ton sec et hautain: "Cela n'a
d'ailleurs aucune esp�ce d'importance." Phrase analogue ˆ un rŽflexe, la m�me chez tous les
hommes qui ont de l'amour propre, dans les plus graves circonstances aussi bien que dans les plus
infimes ; dŽnon�ant alors aussi bien que dans celle-ci combien importante para”t la chose en
question ˆ celui qui la dŽclare sans importance [É] phrase tragique parfois qui la premi�re de
toutes s'Žchappe, si navrante alors, des l�vres de tout homme un peu fier ˆ qui on vient d'enlever
la derni�re espŽrance ˆ laquelle il se raccrochait, en lui refusant un service: "Ah "! bien cela
n'a aucune esp�ce d'importance, je m'arrangerai autrement", l'autre arrangement vers lequel il
est sans aucune esp�ce d'importance d'�tre rejetŽ Žtant quelquefois le suicide.
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
�a n'a aucune esp�ce d'importance. É phrase analogue ˆ un rŽflexe [É voir le contexte]
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 292
[Saint-Loup] pensait bien que Bloch attachait plus d'importance que lui ˆ cette faute de
prononciation. Ce que Bloch prouva quelque temps apr�s, un jour qu'il m'entendit prononcer "lift"
[et non 'la•ft'], en interrompant: "Ah ! on dit lift." Et d'un ton sec et hautain: "Cela n'a
d'ailleurs aucune esp�ce d'importance." Phrase analogue ˆ un rŽflexe, la m�me chez tous les
hommes qui ont de l'amour propre, dans les plus graves circonstances aussi bien que dans les plus
infimes ; dŽnon�ant alors aussi bien que dans celle-ci combien importante para”t la chose en
question ˆ celui qui la dŽclare sans importance [É] phrase tragique parfois qui la premi�re de
toutes s'Žchappe, si navrante alors, des l�vres de tout homme un peu fier ˆ qui on vient d'enlever
la derni�re espŽrance ˆ laquelle il se raccrochait, en lui refusant un service: "Ah "! bien cela
n'a aucune esp�ce d'importance, je m'arrangerai autrement", l'autre arrangement vers lequel il
est sans aucune esp�ce d'importance d'�tre rejetŽ Žtant quelquefois le suicide.
impossible
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu m'en demandes trop É c'est impossible. 1
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 158
F.4 : Ñ Voilˆ ce qu'il faut [dire], tenez : Ç [É] È H.1 : Ñ Vous m'en demandez trop, c'est impossible.
mais tu es fou É c'est impossible. 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 18
Ë ces moments-lˆ je discutais pourtant en me disant : Ç Inutile, n'est-ce pas, d'envisager
l'hypoth�se o� elle [=Albertine] partirait brusquement. C'est absurde. Si je la confiais ˆ un homme
sensŽ et intelligent [É], il m'aurait sžrement dit : "Mais vous�tes fou. C'est impossible." È
Et en effet nous n'avions pas eu une seule querelle. Ç On part pour un motif. On le dit. On vous
donne le droit de rŽpondre. On ne part pas comme cela. Non, c'est un enfantillage. C'est la seule
hypoth�se absurde. È
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est impossible. 1 É tu ne peux pas me demander cela
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
DOMINlQUE. Ñ Est-il vrai, Renaud, qu'il est d'usage ici de prŽparer la chambre nuptiale et de
la laisser ouverte ˆ tout venant longtemps avant le jour des noces ? RENAUD. Ñ Oui..., c'est vrai...
c'est l'usage... DOMINlQUE. Ñ Jolie coutume. J'aimerais beaucoup voir cette chambre... RENAUD. Ñ
Maintenant ? DOMINlQUE. Ñ Oui. RENAUD. Ñ Mais c'est impossible... Vous ne pouvez pas me
demander cela ! DOMINlQUE, souriante. Ñ Pourquoi ?
impossible ! 1 É tu dois te tromper
¥ 1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
LEOPARDO [Il annonceÉ] : Ñ Le lieutenant-colonel russe, le Comte... PERE (stupŽfait) : Ñ Le
Comte ! LEOPARDO : Ñ Oui, le Comte. PERE : Ñ Impossible ! Tu dois te tromper. LEOPARDO : Ñ
J'ai bien vu et bien entendu. Il est dans l'antichambre.
impossible. 3 É pas question
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 68
ELLE : Ñ Oui. De dire ˆ n'importe qui, m�me ˆ lui: Ç Mon petit. È Ou pire encore : Ç Mon
petit bonhomme. È C'est vrai. ‚a me choquait. Il me semblait que c'Žtait comme direÉ Comme dire
youpin. Comme dire bicot. Comme dire Ç les femmes È. Impossible. Pas question. Il fallait
absolument une parfaite ŽgalitŽÉ
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
quelque pauvre fille qui s'Žtonne : É c'est impossible. 2
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 37
Ma m�re ne vint pas, et sans mŽnagements pour mon amour-propre [É] me fit dire par Fran�oise
ces mots : Ç Il n'y a pas de rŽponse È que depuis j'ai si souvent entendu des concierges de Ç
palaces È ou des valets de pied de tripots, rapporter ˆ quelque pauvre fille qui s'Žtonne : Ç
Comment, il n'a rien dit, mais c'est impossible ! Vous avez pourtant bien remis ma lettre.
C'est bien, je vais attendre encore. È
incident
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
l'incident est clos, maintenant. É il faut avancer
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE DRH : Ñ La prochaine fois, quand tu auras des choses ˆ proposer, tu m'en parleras d'abord
ˆ moi. FRANK : Ñ Que ce soit clair, je n'ai pas cherchŽ ˆ te court-circuiter. LE DRH : Ñ Je ne dis
pas �a. FRANK : Ñ ‚a s'est fait un peu par hasard. On discutait, et j'ai parlŽ de �a. LE DRH : Ñ
Ecoute ! Dans une entreprise, il y a une hiŽrarchie, et que tu le veuilles ou non, il est bon de la
respecter. Alors, l'incident est clos, maintenant, il faut avancer.
incroyable
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ incroyable, mais vrai ! É Ñ et pourtant vrai !
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 74
L'ARCHlTECTE : Ñ C'est un pi�ge, que voulez-vous ! Il n'a jamais etŽ pris sur le fait. BƒRENGER : Ñ Incroyable, incroyable ! L'ARCHITECTE : Ñ Et pourtant vrai !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est incroyable. É mais c'est comme �a
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Tu sais ? Je crois que je vais me marier. LA MERE : Ñ Avec qui ? SABINE : Ñ Un
gar�on tr�s bien. Tu connais pas. Un avocat. LA MERE : Ñ Il est du Mans ? SABINE : Ñ Non, de Paris.
C'est un cousin de Clarisse. C'est par elle que je l'ai connu. LA MERE : Ñ Et... il est jeune ?
SABINE : Ñ Oui, trente-cinq ans. La bonne diffŽrence d'‰ge. C'est incroyable, mais c'est
comme �a.< J'ai rencontrŽ l'homme de ma vie. Il est beau, il est jeune, il est riche, et il est
libre !
inŽvitable
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est inŽvitable. É je n'ai pas le choix
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Mais puisque je te dis qu'elle me trompe, comment tu veux que je prenne du recul ?
Au contraire, il faut que je la surveille ! Faut que je la surveille, de mes propres yeux. Sophie :
Ñ Oh lˆ lˆ, surtout ne fais pas �a. Martin : Ñ C'est inŽvitable, j'ai pas le choix. Sophie :
Ñ Mais non, tu vas t'humilier. Martin : Ñ Je m'en fous, j'en suis plus lˆ !
initiŽ
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
on entendait des conversations voire des rires des É il para”t qu'il faut �tre initiŽ pour comprendre.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 225
Morel [=violoniste, il va jouer une Ïuvre inŽdite de Vinteuil] Žtait dŽjˆ montŽ sur
l'estrade, les artistes [=autres musiciens] se groupaient, que l'on entendait encore des
conversations, voire dres rires, des Ç il para”t qu'il faut �tre initiŽ pour comprendre
È.
innocent
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
regardez-moi-le É �a fait l'innocent, en plus
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Mais qu'est-ce que t'as ? Pourquoi tu te mets dans un tel Žtat ? LA MéRE : Ñ Fous le camp. Regardez-moi le, �a fait l'innocent, en plus. Tu me dŽgožtes. Faire des avances ˆ ta fille, t'es vraiment ignoble...
c'est �a, É faites l'innocent !
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Ñ Violeur ! Violeur ! Violeur ! Tikides est un violeur ! Ah ah ah ! A bas Tikides le
violeur... TIKIDES : Ñ Quoi, violeur ? FRANK : Ñ C'est �a ! Faites l'innocent ! Et la petite
Mona, chez la vieille peau de lapin, �a ne vous dit rien ? Eh bien, elle est mineure. Et toc ! Au
trou Tikides !
tu le sais mieux que moi É ne fais pas l'innocent.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 109
Dudard : Ñ C'est une mystification ! Dudard : Ñ Qu'est-ce qui est une mystification ? Botard
: Ñ Votre histoire de rhinocŽros, pardi ! C'est votre propagande qui fait courir ces bruits ! Dudard
: Ñ Quelle propagande ? BŽrenger : Ñ Ce n'est pas de la propagande. [É]Ð Dudard : Ñ Vous me faite
rire !. De la propagande ! Dans quel but ? Botard : Ñ Allons donc !. Vous le savez mieux que moi.
Ne faites pas l'innocent.
inquiŽter
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ faut que je te dise quelque chose d'important É Ñ tu m'inqui�tes. 1
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Magali : Ñ Maman, faut que je te dise quelque chose d'important. Jeannette : Ñ Tu m'inqui�tes.
inquiŽter (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va É ne t'inqui�te pas.
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Mado : Ñ Alors, t'es ruinŽ ? Simon : Ñ [É] Non, �a va, t'inqui�te pas. J'ai encore de quoi te payer
ce n'est rien É ne t'inqui�te pas.
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 56
Le mŽdecin : Ñ Il se met en retardÉ Il retourne. Marguerite : Ñ Ce n'est rien. Ne vous inquiŽtez pas, monsieur le Docteur [É]
c'est bon É ne t'inqui�te pas.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAMEARNOUX : Ñ Bon, ce soir il faut absolument une rŽunion. On est d'accord ? Il faut qu'on
trouve un local rapidement... UN GRƒVISTE : Ñ Attends Dani�le, pour le local, j'ai un plan. C'est
bon, ne t'inqui�te pas, c'est arrangŽ.
tu vas voir É t'inqui�te pas, va.
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ Tu vois, rien que d[e t]'en avoir parlŽ, lˆ... Je sais pas comment je vais faire,
mais c'est pas possible que... Non... et puis, et puis... tu me vois un peu mal fichu parce que...
Bon, avec toi, je ne me g�ne pas... mais tu vas voir, t'inqui�te pas, va [je vais m'en
sortir].
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne t'inqui�te pas. É ce n'est rien, �a va passer
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 125
BƒRENGER : Ñ Vous �tes inondŽ de sueurÉ ƒDOUARD : Ñ Et glacŽ, en m�me temps, ahÉ cette toux,
c'est affreuxÉ BƒRENGER : Ñ N'attrapez pas froid. Voulez-vous une couverture ? ƒDOUARD,
frissonnant : Ñ Ne vous inquiŽtez pas. Ce n'est rienÉ �a va passer.
ne t'inqui�te pas. É c'est arrangŽ
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAMEARNOUX : Ñ Bon, ce soir il faut absolument une rŽunion. On est d'accord ? Il faut qu'on
trouve un local rapidement... UN GRƒVISTE : Ñ Attends Dani�le, pour le local, j'ai un plan. C'est
bon, ne t'inqui�te pas, c'est arrangŽ.
ne t'inqui�te pas. É j'ai l'habitude
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 35
BƒRENGER [il a des choses ˆ dire ˆ l'Architecte, qui est occupŽ] : Ñ Cela ne va pas trop vous fatiguer ? L'ARCHITECTE : Ñ Ne vous inquiŽtez pas. J'ai l'habitude. Allez-y.
ne t'inqui�te pas. É je m'en charge
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Forster : Ñ Mais il nous faut d'abord une galerie [d'art]. Jacques : Ñ Ah, la meilleure pour
�a ce serait Messinger, mais Žtant donnŽ vos [mauvaises] relations avec son attachŽe de presse...
Forster : Ñ Ne vous inquiŽtez pas : je m'en charge.
t'inqui�te pas, É j'ai l'habitude
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
CŽcile : Ñ Tu crois que tu vas y arriver, ˆ ramer jusqu'ˆ lˆ-bas ? Elle est quand m�me un peu
loin, ton ”le. Je te prŽviens, moi je sais pas comment on fait. Basile [11 ans] : Ñ Oh,
t'inqui�te pas, j'ai l'habitude ! C'est pas la premi�re fois !
t'inqui�te pas É je ne te demanderai plus rien
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe : Ñ Tu t'en fous [=d'�tre renvoyŽe] parce que tu comptes sur moi pour te trouver du travail, comme ˆ chaque fois. Betty : Ñ T'inqui�te pas, je te demanderai plus rien.
insensŽ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est de la pure invention É c'est insensŽ !
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
BŽrŽnice : Ñ Il [=Julien] adore qu'on lui fasse des courbettes et qu'on l'Žcoute bien
attentivement, quand il leur parle d'un air protecteur. Julien : Ñ Non mais c'est insensŽ.
C'est de la pure invention. Mes rapports avec les gens sont la simplicitŽ m�me.
insinuer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce que tu insinues ? É Ñ (je n'insinue) rien
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Louisette. Ñ C'est sa petite amie ? Pierre. Ñ Tu savais pas ? Louisette. Ñ Le gars, je le
connais pas, enfin, vaguement. Pierre. Ñ Vaguement ? Louisette. Ñ Oui, vaguement. Qu'est-ce que
t'insinues ? Pierre. Ñ Moi, j'insinue rien.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
qu'est-ce que tu insinues ? É j'aimerais bien savoir o� tu veux en venir
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Peut-�tre que mon p�re t'a dit qu'il m'avait tŽlŽphonŽ pour me confirmer qu'il
viendrait. Mais c'est pas pour �a que j'Žtais forcŽe de le croire. Jeanne : Ñ Eh bien je suis pas
forcŽe de te croire non plus, mais je te crois, voilˆ. Natacha :Ñ Mais qu'est-ce que tu insinues
encore ? J'aimerais bien savoir o� tu veux en venir. Je sais, tu t'imagines que j'ai tout
organisŽ pour que tu restes seule avec mon p�re.
insister
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
inutile d'insister. É vous faites erreur
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 298
[É] ils ne craindraient pas de lui causer, ceux que cela n'embarrasse pas de suivre un jeune
homme pendant des lieues, de ne pas le quitter des yeux au thމtre m�me s'il est avec des amis,
risquant par cela de le brouiller avec eux, on peut les entendre,pour peu qu'un autre qui ne leur
pla”t pas les regarde, dire : "Monsieur, pour qui me prenez-vous ?" (simplement parce qu'on les
prend pour ce qu'ils sont). "Je ne vous comprends pas, inutile d'insister, vous faites
erreur", aller au besoin jusqu'aux gifles, et devant quelqu'un qui conna”t l'imprudent, s'indigner
: "Comment, vous connaissez cette horreur. Elle a une fa�on de vous regarder ! ... En voilˆ des
mani�res !"
instant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu m'excuses ! É un instant. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 49
(On entend sonner.) LA VIEILLE, au Vieux : Quelqu'un. Va vite. LE VIEUX, ˆ la Dame : Ñ Vous m'excusez, madame ! Un instant !
intention
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
puis-je savoir quelles sont tes intentions ? É que comptes-tu faire ?
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ Vous n'avez rien compris ˆ ce qui s'est passŽ entre Philippe et moi. Il n'y a pas
eu d'histoire. Personne n'y a cru, ni lui, ni moi. ALEXANDRE : Ñ Je n'ai pas cherchŽ ˆ comprendre.
Je me souviens que cette nuit-lˆ, je vous ai tŽlŽphonŽ plusieurs fois. Vous Žtiez lˆ. Vous n'avez
pas dŽcrochŽ. MARIE : Ñ Vous Žtiez avec Gilberte... Et moi, combien de nuits vous ai-je attendu ?
ALEXANDRE : Ñ Bon, et maintenant je ne suis plus avec elle. Je suis avec vous. Je vis avec vous.
Puis-je savoir quelles sont vos intentions ? Que comptez-vous faire ? MARIE : Ñ J'aimerais
voir Philippe de temps en temps. C'est tout.
intentionnel
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É ce n'Žtait pas intentionnel.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Ah, tu me serres la main maintenant?! (au p�re de Frank) Non, parce
que ce matin, ˆ l'entrŽe de la rŽunion, c'est comme si j'Žtais transparente. FRANK : Ñ Non...
Excusez-moi, c'Žtait pas intentionnel... ‚a s'est prŽsentŽ comme �a.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'Žtait pas intentionnel. É �a s'est prŽsentŽ comme �a
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Ah, tu me serres la main maintenant?! (au p�re de Frank) Non, parce
que ce matin, ˆ l'entrŽe de la rŽunion, c'est comme si j'Žtais transparente. FRANK : Ñ Non...
Excusez-moi, c'Žtait pas intentionnel... ‚a s'est prŽsentŽ comme �a.
interdire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
et alors ? É c'est interdit ?
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Franck : Ñ Qu'est-ce que tu fous lˆ ? Je te cherche partout. CŽcile : Ñ Il [=Bernard] m'a
fait visiter le train [fant™me] É C'est vachement marrant quand tu vois �a de pr�s. Y a de ces trucs
! Franck : Ñ Ah ouiÉ T'Žtais toute seule avec lui ? CŽcile : ÑOui et alors ? C'est interdit
?
intŽresser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pour savoir É �a m'intŽresse. 2
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
Ñ Je dis pas �a [=question] pour le petit NÉ, c'est comme �a, pour savoir, �a m'intŽresse.
ce n'est pas mon boulot É ton histoire ne m'intŽresse pas.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 187
BƒRENGER [on a tuŽ sa fiancŽe] : Ñ Le crime ne doit pas rester impuni ! LE PREMIER AGENT : Ñ
Ce qu'ils peuvent �tre t�tus ! Ah lˆ lˆ ! LE DEUXIEME AGENT : Ñ Ce n'est pas mon boulot, vous
m'entendez ? Votre histoire ne m'intŽresse pas.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a m'intŽresse. 1 É continue
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
L: Ñ Est-ce que je vous choque ? A: Ñ Non non, pas du tout, �a m'intŽresse, continuezÉ
�a ne m'intŽresse pas. É je ne suis pas nŽ pour �a
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
IRƒNƒE (il ne veut pas travailler ˆ lÕŽpicerie.) De discuter sur la qualitŽ des pommes de terre avec Madame Leribouchon, qui veut toujours les payer un sou de moinsÉ �a ne m'intŽresse pas. Je ne suis pas nŽ pour �a.
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
je surprends ton regard qui dit : É cause toujours, tu m'intŽresses.
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Edouard : Ñ C'est moi qui ai cessŽ de parler quand j'ai compris que tu n'Žcoutais pas. Tu
fais semblant mais tu t'en fous. Tu te dis : Ç Il parle donc il est heureux È, et pendant ce
temps... pendant ce temps tu penses ˆ tes napperons, ˆ tes mŽnages, ˆ ta couturi�re. Moi, je parle,
j'essaie de t'expliquer ce qui m'a plu dans le concert, et je surprends ton regard qui dit : Ç
Cause toujours mon bonhomme, tu m'intŽresses È.
intŽr�t
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
si je te dis �a É c'est dans ton intŽr�t.
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
MAURICE : Ñ D'abord, j'Žtais en prison ˆ l'Žpoque o� il y a eu ce cambriolageÉ Et puis, en
admettant que je sois affranchi, �a ne serait pas une raison pour que je vous affranchisse. Faut pas
me confondre avec les gars qui entrent dans votre bureau en marche arri�re ! J'en croque pas, moi...
CLAIN : Ñ Tu sais....moi, �a m'est Žgal, si je te dis �a, c'est dans ton intŽr�t. Tu sais
bien que, quand tu passeras aux Assises, I'avocat gŽnŽral n'ira pas chercher si
loinÉ
inutile
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
inutile. É tu as trop ˆ faire
¥ 1957 Ascenseur pour l'Žchafaud, film de Louis Malle
A. : Ñ Je vous accompagne jusqu'ˆ votre voiture. B. : Ñ Non non, inutile, vous avez trop ˆ faire. Au revoir, Monsieur, ˆ demain.
inventer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu l'avais dit É enfin, ce n'est pas moi qui l'ai inventŽ !
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ Allo, allo... oui, oui,... hein, qu'est-ce que vous dites ? Ils n'ont pas annulŽ
sans raison... Bon je vais voir Becaru. ... Quoi, mais comment �a, ils n'ont pas rŽpondu... mais si,
vous l'aviez dit. Enfin, c'est pas moi qui l'ai inventŽ !
invention
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
non mais c'est insensŽ ! É c'est de la pure invention.
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
BŽrŽnice : Ñ Il [=Julien] adore qu'on lui fasse des courbettes et qu'on l'Žcoute bien
attentivement, quand il leur parle d'un air protecteur. Julien : Ñ Non mais c'est insensŽ. C'est
de la pure invention. Mes rapports avec les gens sont la simplicitŽ m�me.
jamais
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce qui te prend ? É j'ai jamais dit �a !
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : Ñ On n'est pas obligŽs de vivre vissŽs l'un ˆ l'autre ! Madame Amet : Ñ Je peux m'en aller, si tu veux, Louis ! tu resteras tout seul ! Lachaume : Ñ Qu'est-ce qui te prend ? J'ai jamais dit �a ! Tu recommencesÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
jamais de la vie ! É apr�s ce qui s'est passŽ
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Ñ Alors pourquoi vous me gardez pas ?... Je tiendrai l'harmonium, je serai
domestique... Pas pour les gros travaux, ˆ cause du soleil. Il me fait mal ˆ la t�te. Je suis comme
un homme saoul. SUPERIEUR : Ñ Je vous ai dit que ce n'Žtait pas possible. BOUVIER : Ñ Je suis restŽ
deux ans ici [autrefois]. On n'a pas eu ˆ se plaindre de moi... J'ai portŽ la robe. J'ai m�me fait
la classe ˆ Villechen�ve. SUPERIEUR : Ñ Jamais de la vie ! Apr�s ce qui s'est passŽ
!
jamais de la vie ! É je m'y oppose formellement
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Substitut : Ñ Il ne s'agit pas de poursuivre, mais de mener une enqu�te ˆ l'h™pitalÉ Dr Delorme : Ñ Ah, non ! Non, jamais de la vie ! Je m'y oppose formellementÉ Assez d'histoires, hein !
jamais de la vie ! É tu es fou !
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Que t'imagines-tu ? Que j'ai... Dieu sait comment, invitŽ ta femme ˆ... enfin que
je l'ai attirŽe chez moi le lendemain de ce d”ner... Pierre : Ñ Mais non. Jamais de la vie !
Tu es fou ! Marcel : Ñ Pourtant ! Tu insinues qu'elle aurait emportŽ une rose.
jŽrŽmiade
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ta gueule ! É arr�te tes jŽrŽmiades.
¥ 1985 Vaudeville, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
Victor : Ñ ‚a va Pierrot ? Pierrot : Ñ Non, �a va pas. J'ai des chaussures qui me font mal
aux pieds, c'est Žnervant. Gaston : Ñ Ta gueule, le veuf ! Arr�te tes jŽrŽmiades !... Prends
exemple sur moi... Les grandes douleurs sont muettes....
joli
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est joli de [É] ! É bravo !
¥ 1984 Les capricieux, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 328, 1984]
PELAGIE : Ñ Mademoiselle ! C'est joli, de regarder chez les gens, comme �a ! Bravo, pour une demoiselle comme vous !
c'est tr�s joli ce que tu dis. É mais pour moi c'est des mots
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie : Ñ Moi [É] au contraire, je crois que, si l'esprit vit ˆ travers plusieurs corps, eh
ben, comme �a, il peut petit ˆ petit se perfectionner et �a supprime pas la responsabilitŽ. Lo•c : Ñ
C'est tr�s joli ce que tu dis, mais pour moi c'est des mots.
jouer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en ai marre É je ne joue plus.
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : Ñ Ecoute, dis-moi ce que tu veux. Qu'est-ce que tu cherches ? J'en ai marre... je ne joue plus... C'est quoi le Ç petit service È [que tu veux que je te rende] ?...
pouce É je ne veux plus jouer.
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 75
LUI, ton ferme : Ñ C'est fini. TerminŽ. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Ñ QuÕest-ce que tu as ? LUI : Ñ J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.
jurer
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ sans dŽconner ? É Ñ je te jure ! 1
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Ñ Attends ! Attends ! Y'a deux mecs y'a deux pompiers qui sont montŽs sur le toit. Chtak !!! Ils l'ont cueilli comme une fleur ! C'Žtait super ˆ voir ! Client : Ñ Sans dŽconner ? Carlos : Ñ J'te jure !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
comment vous croire ? É vous m'aviez jurŽ que [p]. 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 179
"Vous faisiez cela dans l'appartement inhabitŽ de votre grand'm�re?" "Oh! non jamais, nous
aurions ŽtŽ dŽrangŽes." "Tiens, je croyais, il me semblait..." "D'ailleurs Albertine aimait surtout
faire cela ˆ la campagne." "O� �a?" "Autrefois quand elle n'avait pas le temps d'aller tr�s loin,
nous allions aux Buttes-Chaumont. Elle connaissait lˆ une maison. Ou bien sous les arbres, il n'y a
personne; dans la grotte du petit Trianon aussi." "Vous voyez bien, comment vous croire? Vous
m'aviez jurŽ, il n'y apas un an n'avoir rien fait aux Buttes-Chaumont." "J'avais peur de vous
faire de la peine."
juste, adj.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
faut �tre juste. É il faut le reconna”tre
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 23
Les objets, il [=Elstir] les a toujours connus, cela il faut �tre juste, il faut le reconna”tre. Mais les fleurs, il n'en avait jamais vu, il ne savait pas distinguer un althaea d'une passe-rose.
tu n'es pas juste. É j'ai fait ce que j'ai pu
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 56
Ñ C'est tout ce que je t'avais demandŽ d'Žviter, qu'elle sžt que tu venais [pour la
surveiller]. Ñ Si tu crois que c'Žtait facile ! on m'avait assurŽ qu'elle n'Žtait pas lˆ. Oh ! je
sais bien que tu n'es pas content de moi, je l'ai bien senti dans tes dŽp�ches. Mais tu n'es pas
juste, j'ai fait ce que j'ai pu.
lˆ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
dieu merci, É je n'en suis plus lˆ.
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud : Ñ Il y a des dŽsirs qui ne dŽtellent jamais. Dieu merci je n'en suis plus lˆ.
je m'en fous É je n'en suis plus lˆ.
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Mais puisque je te dis qu'elle me trompe, comment tu veux que je prenne du recul ?
Au contraire, il faut que je la surveille ! Faut que je la surveille, de mes propres yeux. Sophie :
Ñ Oh lˆ lˆ, surtout ne fais pas �a. Martin : Ñ C'est inŽvitable, j'ai pas le choix. Sophie : Ñ Mais
non, tu vas t'humilier. Martin : Ñ Je m'en fous, j'en suis plus lˆ !
inutile de te cacher É je sais que tu es lˆ.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Dans la for�t.) TISANE. Ñ Tonkin ? Tu es lˆ, Tonkin. Oh, inutile de te cacher, je sais que tu es lˆ. Je t'ai vu.
ouvre-moi, tu veux ! É je sais que tu es lˆ.
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
MéRE : Ñ Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es lˆ... (s'Žnervant). Tu vas me rŽpondre ?... (elle essaie d'ouvrir). Eric, �a suffit maintenant... ouvre !
ouvre-moi ! É je sais que tu es lˆ.
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : Ñ Ouvrez-moi... Je sais bien que vous �tes lˆ... Je sais bien que vous �tes lˆ... (il tape plus fort) Ouvrez-moi !... Je sais bien que vous �tes lˆ... Ouvrez-moi !
ouvre ! É je sais que tu es lˆ.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Germain : Ñ Martine ouvre, c'est Germain ! Je sais que t'es lˆ.
ouvre la porte É je sais que tu es lˆ.
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Ñ Christophe ! Ouvre la porte, j'ai ˆ te parler ! Je sais que t'es lˆ, je t'ai entendu !
Dieu merci É nous n'en sommes plus lˆ.
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 98
[Apr�s une sc�ne avec sa femme chez des amis.] H. 1 sort. Bribes de phrases d'adieux.
Silence. F. 3 : Un ange passe. F. 1 : Oh non, pas �a. ‚a ne peut plus aller. ELLE : Non, je vous en
prieÉ Dieu merci, nous n'en sommes plus lˆÉ F.3 : Vous avez raison, excusez-moi, c'Žtait un
vieux rŽflexe. Silence.
n'exag�re pas É tu n'en es pas lˆ.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
(Ë l'h™pital psychiatrique.] P�re : Ñ En tous cas, tu as meilleure mine que la derni�re fois
qu'on s'est vus. Martine : Ñ Ouais. P�re : Ñ Tu devais avoir besoin d'un petit peu de repos. Martine
: Ñ Y a... y a dŽjˆ eu des... antŽcŽdents dans la famille ?P�re : Ñ Qu'est-ce que tu veux dire ?
Martine : Ñ Je sais pas... des gens un peu... [fous]. P�re : Ñ N'exag�re pas, t'en es pas lˆ
!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je n'en suis pas encore lˆ. É je ne suis pas pr�t
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Je te parle de r�ve et dŽjˆ tu me parles de cauchemar. Je voulais te dire : je
suis venu te chercher. GILBERTE : Ñ Non. je ne peux pas. ALEXANDRE : Ñ Tu ne m'as pas entendu. Je
suis venu te chercher. Je veux t'Žpouser. GILBERTE : Ñ Non. Non. Je n'en suis pas encore lˆ.
Je ne suis pas pr�te.
je sais que tu es lˆ. É je t'ai entendu
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Ñ Christophe ! Ouvre la porte, j'ai ˆ te parler ! Je sais que t'es lˆ, je t'ai entendu !
je sais que tu es lˆ. É ouvre !
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
(Laurence monte en courant deux Žtages, rep�re une porte apr�s une seconde d'hŽsitation, se
prŽcipite, et lˆ, sonne et resonne.) LAURENCE. Claudine, c'est madame Cuers. Claudine, je sais
que tu es lˆ. Sophie et Elisabeth m'ont parlŽ. Claudine, ouvre ! CLAUDINE. Je veux qu'on me
laisse. Je veux qu'on me laisse.
qui est lˆ ? É qu'est-ce que vous voulez ?
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
(QuelquÕun entre dans lÕimmeuble.) POLA. Qui est lˆ ? Qu'est-ce que vous voulez ? FRED. Je venais vous dire bonsoir.
si on va par lˆ É on n'en sort plus
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Ñ N'emp�che queÉ Ces petits voyages ˆ Londres, lˆ, deux jours par ci, trois jours par
lˆ... Si je voulais, je me poserais des questions, hein. CLAIRE : Ñ Quelles questions ? ALEX : Ñ Je
sais pas. Tu pourrais tr�s bien le rencontrer lˆ-bas... Il est pas toujours en Haute-Volta. CLAIRE :
Ñ Ici aussi je pourrais le rencontrer. ALEX : Ñ Juste. Lui ou un autre, d'ailleurs... Comme on dit,
si c'est pas lui, c'est donc son fr�re. Si on va par lˆ, on n'en sort plus.
l‰cher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va ! É l‰che-moi !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Bon Žcoute Germain, arr�te maintenant. Viens. Fr�re (mena�ant) : Ñ
Attends, il y a quelque chose qui te dŽrange, lˆ ? Germain : Ñ Mais �a va ! L‰che-nous,
regarde tes bagnoles tourner en rond [ˆ la tŽlŽ] et fais pas chier.
laisser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
bon, allez É je te laisse.
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Ñ Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.
tu es gentille mais É laisse ! 2
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide ˆ dŽbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine ˆ laver. AMANDA : Ñ Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.
qu'est-ce que tu fais, lˆ ? É laisse-moi !
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Alexandre se met ˆ courir pour la rejoindre. Il la rattrape dans la cour de l'h™pital. Il
lui prend le bras. VƒRONIKA : Ñ L‰chez-moi. ALEXANDRE : Ñ Qu'est-ce qui vous prend ? VƒRONIKA :
Ñ Qu'est-ce que vous faites lˆ? Laissez-moi. Elle le frappe avec son sac. Il veut la
retenir. Elle hurle. VƒRONIKA : Ñ Vous me dŽgožtez !
tu ne peux pas comprendre É laisse-moi !
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Femme de chambre : Ñ Madame, les valises sont pr�tes. Mais pouvez-vous me dire pourquoi nous devons dŽjˆ partir ? Nous venons d'arriver [É] Louise : Ñ Tu ne peux pas comprendre. Laisse-moi.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je te laisse. É il faut que j'y aille
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Ñ Bon allez, je te laisse, il faut que j'y aille.
laisse ! 2 É je vais m'en occuper
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide ˆ dŽbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine ˆ laver. AMANDA : Ñ Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.
laisse ! 2 É ne te dŽrange pas
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 48
LE VIEUX, il se baisse pŽniblement pour ramasser un objet invisible que la Dame invisible a laissŽ tomber : Ñ LaissezÉ ne vous dŽrangez pasÉ je vais le ramasserÉ
laisse-moi ! É je te dŽfends de m'approcher
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 288
Ç HŽ bien, enfin, ce n'est pas trop t™t, �tes-vous content, jeune gloire et bient™t jeune
chevalier de la LŽgion d'honneur ? Car bient™t vous pourrez montrer votre croix È, dit M. de Charlus
ˆ Morel d'un air tendre et triomphant [É] Ç Laissez-moi, je vous dŽfends de m'approcher, cria
Morel au baron. Vous ne devez pas �tre ˆ votre coup d'essai, je ne suis pas le premier que vous
essayez de pervertir ! È
langue
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je donne ma langue au chat. É dis-moi ce que c'est
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
DENIS : Ñ Vous savez pas ce que c'est que �a le G.R.A.T. ? LEON : Ñ Non. Non, je donne ma langue au chat. Dis-moi un peu ce que c'est. DENIS : Ñ Le G.R.A.T., c'est le Groupe de RŽsistance Au Travail, tu vois ?
je l'ai lˆ sur le bout de la langue. É enfin peu importe, je ne sais plus
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 457
[ˆ propos d'un personnage figurant sur un tableau] Ç Mon Dieu [É] je sais que c'est un homme
qui n'est pas un inconnu ni un imbŽcile dans sa spŽcialitŽ, mais je suis brouillŽ avec les noms.
Je l'ai lˆ sur le bout de la langue, monsieurÉ monsieurÉ enfin peu importe, je ne sais
plus.
laver
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je m'en lave les mains. É tu prends tes responsabilitŽs
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
(Alphonse congŽdie lÕAssassin qui sÕest rŽfugiŽ chez lui pour la nuit parce quÕil a peur de
rentrer.) L'ASSASSIN (beuglant). Ñ Seulement, si demain matin dans le journal vous entendez parler
de moi, faudra pas vous Žtonner ! Je m'en lave les mains !...Vous prenez vos responsabilitŽs
! Et moi, je fais mon petit bonhomme de chemin, tout seul...
Ñ avec glose d'un geste, ˆ gauche :
dit-il en levant le bras avec le geste qui signifie sinon 'je m'en lave les mains' du moins 'je ne peux rien vous dire' É je m'en lave les mains.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 106
On me dit que Mme Verdurin donne des rŽunions tous les jours. Je ne le sais que par les
on-dit, moi je ne sais absolument rien d'eux, j'ai enti�rement rompu È ajouta-t-il en baissant non
seulement les yeux comme si avait passŽ un tŽlŽgraphiste, mais aussi la t�te, les Žpaules, et en
levant le bras avec le geste qui signifie sinon "je m'en lave les mains", du moins "je ne
peux rien vous dire" (bien que je ne lui demandasse rien).
libre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne peux pas t'emp�cher É ils sont bien libres.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 225
Ñ T'as vu ? dit Zazie ˆ Gabriel, la rombi�re et le flic qui nous colochaussent. Ñ On peut pas les emp�cher, dit Gabriel. Ils sont bien libres.
je ne te demande pas de comptes É tu es libre de [faire a].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 203
Ç Mais vous, belle jeunesse, on en vous voit gu�re quai Conti. Vous n'en abusez pas ! È Je
dis que je sortais surtout avec ma cousine. Ç Voyez-vous �a ! �a sort avec sa cousine, comme c'est
pur ! È dit M. de Charlus ˆ Brichot. Et s'adressant de nouveau ˆ moi : Ç Mais nous ne vous demandons
pas de comptes sur ce que vous faites, mon enfffant. Vous �tes libre de faire tout ce
qui vous amuse. Nous regrettons seulement de ne pas y avoir de part. [É]ÊÈ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu es libre. É �a te regarde
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 186
Dudard : Ñ A mon avis, il est absurde de s'affoler pour quelques personnes qui ont voulu changer de peau [=devenir rhinocŽros]. Ils ne se sentaient pas bien dans la leur. Ils sont bien libres, �a les regarde.
tu es libre. É je ne t'emp�cherai pas
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Ñ Et qu'est-ce que tu comptes faire ? MADELEINE : Ñ Je me tuerai, je m'empoisonnerai. LE POLICIER : Ñ Tu es libre. Je ne t'emp�cherai pas.
tu es libre. É tout le monde est libre
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
BERNARD. Ñ Je suis dŽsolŽ, Madame Steiner, mais je ne peux pas rester. Oui... [É] Oui,
j'avais compl�tement oubliŽ que j'avais un rendez-vous. MARION. Ñ Mais vous �tes libre,
Bernard, tout le monde est libre. BERNARD. Ñ Enfin, excusez-moi tous, et ˆ demain, hein, ˆ demain.
Au revoir.
tu ne serais pas libre [date] ? É ce serait gentil
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 347
Je sentis [É] que Mme de Guermantes avait le dŽsir de me faire gožter ˆ ce qu'elle avait de
plus agrŽable quand elle me dit, mettant d'ailleurs devant mes yeux comme la beautŽ viol‰tre d'une
arrivŽe chez la tante de Fabrice et le miracle d'une prŽsentation au comte Mosca : Ç Vendredi
vous ne seriez pas libre, en petit comitŽ ? Ce serait gentilÉ Il y aura la princesse
de Parme qui est charmante ; d'abord je ne vous inviterais pas si ce n'Žtait pas pour rencontrer des
gens agrŽablesÉ È
logique
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est clair É c'est logique. 2
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 204
BƒRENGER : Ñ Vous seriez stupide si, en sachant que tout n'est que poussi�re, vous donniez du
prix au crime, car ce serait donner du prix ˆ la vieÉ Ce serait prendre tout au sŽrieuxÉ ainsi, vous
voilˆ en pleine contradiction avec vous-m�me. Hein ? C'est clair, c'est logique, lˆ je vous
ai eu. Dans ce cas, vous �tes lamentable, un pauvre d'esprit, un pauvre type. Logiquement, on a le
droit de se moquer de vous !
loi
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est la loi. É je n'y peux rien
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligŽs de faire raconter aux
inculpŽs toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avouŽs. C'est la loi. Je n'y peux
rien... Saperl”popette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.
long
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu verras, É ce ne sera pas long.
¥ 1966 Trois enfants dans le dŽsordre, film de LŽo Joannon
-Si vous permettez, je vais consulter vos registres [d'Žtat-civil]. Vous verrez, ce sera pas long.
longtemps
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a y est ? Tu remets �a ? É �a faisait longtemps ! 3
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Luce : Ñ Ah ben, �a y est ? Tu remets �a ? ‚a faisait longtemps ! Il est pas encore bouffŽ aux mites ton 78 tours ?
attends-moi É le n'en ai pas pour longtemps.
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Fran�ois (le metteur en sc�ne ˆ qui il a prŽsentŽ ses dessins le quitte). Ñ Je vous laisse mes dessins ? Jean-Jacques (enjouŽ). Ñ Pourquoi pas ?É Attendez-moi, je n'en ai pas pour longtemps.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu vas faire la gueule encore longtemps ? É �a commence ˆ bien faire !
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Oh ! Tu vas faire la gueule encore longtemps ? ‚a commence ˆ bien faire ! Depuis quelque temps, on dirait une folle.
loup
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne suis pas le loup. É je ne vais pas [la] manger
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: Ñ Tu crois quand m�me pas que je vais te laisser avec lui toute seule ! Henri: Ñ Ben qu'est-ce qui t'arrive ? Je suis pas le loup, je vais pas la manger !
loyal
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est loyal. É c'est honn�te
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Bouvier, vous savez tr�s bien que c'est tout ˆ fait contraire ˆ la loi. BOUVIER : Ñ
Mais mon affaire est exceptionnelle. Il n'y a qu'ˆ faire une autre loi... Vous me demandez une
chose... moi, je vous en demande une autre en Žchange. C'est loyal, c'est
honn�te.
maintenant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
attends É ce n'est pas maintenant
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty, ˆ Yolande : Ñ Bon anniversaire, au fait ! Philippe : Ñ Non attends, c'est pas maintenant ! Betty : Ñ Et pourquoi ? c'est quand ? Philippe : Ñ Tout ˆ l'heure, tous ensemble, au restaurant.
mais
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu te paies ma t�te É non, mais des foisÉ
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
LE VIEUX MONSIEUR : Ñ Excusez-moi, Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille un peu dure.
Je n'ai pas tr�s bien compris la direction que vous m'avez indiquŽeÉ o� se trouve le quai du Danube,
s'il vous pla”t ?É LE DEUXIEME AGENT : Ñ Vous vous payez ma t�te ! Non, mais, des
foisÉ
mal, adj.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
de quoi tu te plains ? É ce n'est dŽjˆ pas si mal.
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ñ Pourquoi, elle est moche... ? Martin : Ñ Non, non non, pas spŽcialement. Sophie :
Ñ Alors elle est stupide ou... Martin : Ñ Non, non plus. Pas du tout. D'ailleurs, elle dit jamais
rien de stupide. Non, c'est plus compliquŽ euh... elle m'ennuieparce que... j'ai aucun rapport avec
elle, ou plut™t les seuls rapports que je puisse avoir c'est des rapports physiques. Sophie : Ñ De
quoi te plains-tu, c'est dŽjˆ pas si mal.
bon É ce n'est pas mal. 2
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (ma”tre-nageur ; ponctuant les mouvements de la nageuse) Ñ Un, deux, trois, quatreÉ Bon, c'est pas mal �a !
mal, adv.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu vas arr�ter ou É �a va mal se passer.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LA MERE, au p�re : Ñ Toi �a suffit maintenant ! Tu vas arr�ter d'emmerder mes gamins, ou �a va mal se passer.
mal, n.
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je m'excuse. Vous m'excuserez. É Ñ il ne faut pas, il n'y a aucun mal.
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 90
Le professeur : Ñ Je ne sais comment m'excuser de vous avoir fait attendre. Je finissais justement. n'est-ce pas, deÉ Je m'excuse. Vous m'excuserez. L'Žl�ve : Ñ Il ne faut pas, Monsieur. Il n'y a aucun mal, Monsieur.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne dis pas �a, É �a fait trop mal.
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Edouard : Ñ J'Žtais pas un type pour toi. ThŽrŽsa : Ñ Non, dis pas �a, �a fait trop mal.
bois un coup É �a ne te fera pas de mal
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Phiippe : Ñ Henri, ton verre ! Bois un coup,va, �a ne pourra pas te faire de mal, au contraire !
�a arrive É il n'y a pas de mal. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 88
VOIX D'UN HOMME, poliment : Ñ Vous avez dit quelque chose, Madame la Concierge ? VOIX DE LA
CONCIERGE, plus poliment encore, mielleuse : Ñ Rien du tout, Monsieur Lelard, je causais comme �a,
toute seule pour apprendre ˆ parler ! ‚a passe le temps ! VOIX D'UN HOMME : Ñ Il m'avait bien semblŽ
que vous m'appeliez. Je m'excuse. VOIX DE LA CONCIERGE : Ñ Dame, on se trompe, Monsieur. ‚a arrive !
y a pas de mal !
pardonne-moi É je ne voulais pas te faire de mal.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre [ˆ Pauline]: Ñ Pardonne-moi. Je voulais pas te faire de mal, je supporte pas queÉ qu'on se foute de toi. Tu es assez grande pour savoir la vŽritŽ.
n'ayez pas peur É on ne vous veut aucun mal.
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 45
F : Ñ C'est curieux. Moi, voyez-vous, je pensais... H 2 et H 3, avidement : Ñ Oui ? Vous
pensiez ? F : Ñ Je pensais que tout simplement, il ne supportait pas que qui que ce soit, m�me moi,
puisse se permettre... H 2 : Ñ Oh quelle erreur.. au contraire, je ne demande que �a, que vous vous
permettlez... [É] F : Ñ Pas maintenant. J'ai trop ˆ faire, du reste... il y a des choses urgentes...
H2 et H3 se l�vent et lui barrent le chemin. Tr�s doux, doucereux : Ñ Si, si, maintenant.
Nous ne pouvons plus attendre. Mais n'ayez donc pas peur. On ne vous veut aucun
malÉ
l‰che-moi ! É tu me fais mal. 1
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Ñ L‰chez-moi, Poupart, mais l‰chez-moi ! Vous me faites tr�s mal. Enfin, quoi... l‰chez-moi !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne te veux pas de mal. É ne crains rien
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond [ˆ RenŽe] : Ñ Ne crains rien, va, je ne te veux pas de mal, je veux seulement qu'on se quitte proprementÉ
ne te donne pas tant de mal. 2 É j'ai compris
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
MARTINE : Ñ Elle se fait de l'amour une idŽe Ñ comment dire Ñ poŽtique..., un peu dŽmodŽe... LAURENT, gentiment. Ñ Ne te donne pas tant de mal ! J'ai compris. Je ne lui dis rien, quoi, �a arrive.
malade
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il est anormal É c'est un malade. 2
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 62
CHOUBERT, continuant son jeu : Ñ É Une nostalgie, des dŽchirures, les bribes d'un
universÉ MADELEINE, au Policier : Qu'est-ce que �a veut dire ? LE POLICIER, ˆ
Madeleine : Il dit : les bribes d'un universÉ CHOUBERT, m�me jeu : Ñ Un trou bŽantÉ
LEPOLICIER, ˆ l'oreille de Madeleine : Ñ Un trou bŽantÉ MADELEINE, au Policier : Ñ Il
est anormal. C'est un malade. Il n'a pas les pieds sur terre.
mais elle est folle É elle est compl�tement malade ! 2
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(164)(AN76)Fj12 : Ñ moi je vois quand je vois quelqu'un ˆ c™tŽ de moi qui va marcher sur un/
une bestiole je le pousse. ben ils me disent {quoi/ qu'est-ce qu'il y a?} {ben tu vas marcher sur
une bestiole!} (rire) ils me regardent {mais elle est folle! (rire) elle est compl�tement
malade avec ses animaux!} c'est vrai je trouve �a euh puis c'est beau!
j'en r�ve É j'en suis malade.
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC. Ñ Alors, sŽrieusement, vous songez ˆ faire du cinŽma. IRƒNƒE. Ñ Monsieur,
c'est-ˆ-dire que non seulement jÕy songe, mais j'en r�ve, j'en suis malade, j'en cr�ve. Le
cinŽma, monsieur, c'est ma passion, c'est ma folie. Pour jouer Ñ m�me un petitr™le Ñ je ferais
n'importe quoi !
�a ne va pas ? É tu es malade ? 1
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
[Sonnette. Luce en laisse tomber la vaisselle.] Emile : Ñ T'as entendu la sonnette ? Ho ?É Tu
l'as pas entendue la sonnette ? Luce : Ñ Oui, je l'ai entendue. Emile : Ñ Qu'est-ce qu'yaÉ ‚a va pas
? T'es malade ? T'es pas le genre ˆ casser la vaisselle,toi !
mais qu'est-ce qui te prend ? É tu es malade ? 2
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui se met soudain ˆ courir pour rattraper un train qui dŽmarreÉ] Ñ Mais qu'est-ce qui te prend ? T'es malade ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu es malade ? 1 É qu'est-ce que tu as ?
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Arlette s'est levŽe pour aller vomir.) Bernard. Arlette, tu es malade ? Qu'est-ce que tu as ?É Qu'est-ce que tu as, Arlette ? Arlette. Devine... (Bernard lui prend le bras, interrogateur. Elle, accablŽe.) OuiÉ
tu es malade, non ! 2 É mais qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Camille : Ñ De quoi il t'a parlŽ au tŽlŽphone ? Paul : Ñ Si on allait ˆ Capri. Camille : Ñ Et
qu'est-ce que t'as dit ? Paul : Ñ Je lui ai dit que �a dŽpendait de toi. Camille : Ñ T'es malade,
non ! Mais qu'est-ce qui te prend, tu sais tr�s bien que �a dŽpend de toi et pas de
moi.
maladroit
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É je suis maladroit.
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
(Fran�ois prend l'apŽritif avec la m�re de Pomme. Il renverse son verre). Fran�ois. Ñ Excusez-moi, je suis maladroit. La m�re. Ñ Cela n'est rien : �a se lave.
malentendu
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je suis dŽsolŽ É il y a eu un malentendu.
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
Le Directeur : Ñ Bonjour, Blandine, je suis dŽsolŽ, il y a eu un malentendu. J'avais dŽjˆ donnŽ ce rendez-vous. Blandine : Ñ Oh non ne me dites pas �a, vous �tes le deuxi�me ˆ me poser un lapin depuis ce matin.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est un malentendu incroyable ! É je suis confus
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Excusez-moi de vous demander �a... J'Žtais bien invitŽ chez vous ce soir ? je veux
dire... je ne me suis pas trompŽ de... Il y a un silence. Tout le monde semble atrocement g�nŽ.
Chatwick-West a un sourire bizarre. DIDIER: Ñ Ce n'est pas le cas ? (Silence) Attendez,
c'est un malentendu incroyable ! Votre neveu m'a affirmŽ... CHATWICK-WEST : Ñ Martin ? (Il
rit.) Etrange, Žtrange. Ce gar�on est tr�s Žtrange. DIDIER: Ñ Je suis horriblement confus... je
vais me retirer, je l'appelle, je...
c'est un malentendu, je t'expliquerai. É je t'expliquerai
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
L'Žpouse, ˆ son amant. Ñ Tu as passŽ la camisole ˆ mon mari ? L'amant. Ñ Viens voir ! Le mari, ˆ son Žpouse. Ñ C'est un malentendu, je t'expliquerai.
malgrŽ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je m'excuse É c'est malgrŽ moi.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 121
ƒDOUARD, tousse : Ñ Je m'excuse, je tousse, c'est malgrŽ moi !
malheur
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne me pousse pas ˆ bout É ou je fais un malheur
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
CORNƒLIA. Ñ Monsieur le Premier Echevin, c'est au magistrat que je m'adresse. Vous
plairait-il de dresser sur-le-champ l'acte officiel qui doit unir ma fille Siska au peintre Breughel
? LE BOURGMESTRE [son mari ; il a promis sa fille au boucher]. Ñ Comment ! LE BOUCHER. Ñ Jamais ! la
t�te sur le billot. LE BOURGMESTRE. Ñ Ah ! cette fois ! la mesure est comble. Ne me poussez pas ˆ
bout, toi et ton duc ou je fais un malheur !
retiens-moi É ou je fais un malheur
¥ 1985 Vaudeville, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
[É]
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne parle pas de malheur. É je m'excuse
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche : Ñ Et il viendra te rejoindre ? LŽa : Ñ Qui, Fabien ? Ne parle pas de malheur.
malheureux
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on ne conna”t pas son bonheur É on n'est jamais si malheureux qu'on croit.
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 334
[É] il songea que s'il avait ŽtŽ, comme tant d'autres, pauvre, humble, dŽnuŽ, obligŽ
d'accepter toute besogne, ou liŽ ˆ des parents, ˆ une Žpouse, il aurait pu �tre obligŽ de quiter
Odette, que ce r�ve dont l'effroi Žtait encore si proche aurait pu �trevrai, et il se dit : Ç On ne
conna”t pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit. È
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est malheureux ˆ dire É mais voilˆ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re : Ñ C'est malheureux ˆ dire, mais voilˆ, c'est ˆ lui que �a arrive, ces choses-lˆ.
c'est malheureux tout de m�me. É c'est bien dommage
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 60
Juliette : Ñ C'est malheureux tout de m�me, c'est bien dommage, c'Žtait un si bon roi.
si ce n'est pas malheureux ! É tu devrais avoir honte !
¥ 1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 389, 1990]
Fagot : Ñ Tiens, voilˆ la petite Alice on dirait. Louis : Ñ Oui, oui, c'est elle. Elle
revient ! Georges : Ñ Ah ! l'espoir soul�ve les braguettes ! Valentine : Ñ Si c'est pas
malheureux de parler comme �a des femmes ! Vous devriez avoir honte !
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
un air rŽsignŽ qui semblait signifier : É c'est-il pas malheureux !
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 35
Puis elle sortit d'un air rŽsignŽ qui semblait signifier : Ç C'est-il pas malheureux pour des parents d'avoir un enfant pareil ! È
manger
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne suis pas le loup É je ne vais pas la manger.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: Ñ Tu crois quand m�me pas que je vais te laisser avec lui toute seule ! Henri: Ñ Ben qu'est-ce qui t'arrive ? Je suis pas le loup, je vais pas la manger !
je ne suis pas le loup É je ne vais pas te manger
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: Ñ Tu crois quand m�me pas que je vais te laisser avec lui toute seule ! Henri: Ñ Ben qu'est-ce qui t'arrive ? Je suis pas le loup, je vais pas la manger !
qu'est-ce qu'il y a ? É on t'a mangŽ ta soupe ?
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
[DŽdŽ fait la t�te.] Justin : Ñ Bonjour DŽdŽ ! Oh ! Qu'est-ce qu'y'a, on t'a mangŽ ta soupe ?
c'est pas possible É tu les manges !
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Client [au bureau de Poste] Ñ Trois feuilles de timbres ˆ un franc. Rolande Ñ Trois cents francs. Ce n'est pas possible, vous les mangez ! Client Ñ Je les envoie ˆ une Ïuvre qui les stocke pour les collectionneurs.
mani�re
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
veux-tu te taire ? É qu'est-ce que c'est que ces mani�res-lˆ ?
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
Gamin [Fanfan et Fier-ˆ-Bras se battent sur le toit] : Ñ Moi, je voudrais qu'il le tue, Fier-ˆ-BrasÉ Tranche-Montagne : Ñ Veux-tu te taire ! Qu'est-ce que c'est que ces mani�res-lˆ !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
qu'est-ce que �a veut dire, ces mani�res ? É tu n'as pas honte ?
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 113
CHOUBERT, tapant du pied comme un enfant mŽcontent, pleurnichant : Ñ Non ! je ne veux
pas ! Non ! je ne veux pas-as ! MADELEINE : Ñ Je n'aime pas les maris dŽsobŽissants ! Qu'est-ce
que �a veut dire, ces mani�res ? Tu n'as pas honte !
manquer
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je ne l'ai pas fait expr�s É Ñ il ne manquerait plus que �a !
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Basile : Ñ Vous croyez que vous allez y arriver, ˆ tout rŽparer ? Milos : Ñ Tout rŽparer !
Tout rŽparer ! T'en as de bonnesÉ C'est que �a fait du pain sur la planche. Basile [indirectement
responsable] : Ñ Mais j'l'ai pas fait expr�s ! Milos : Ñ Il manquerait plus que �a
!
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
t'es fou ! É il ne manquerait plus que �a !
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
A: Ñ Et Michel [=ton mari] il est au courant [=que tu as un amant] ? L: Ñ T'es folle, i'manquerait plus que �a !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il ne manquerait plus que �a ! É il n'y a pas de raison
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 319
Tout pr�s de nous, M. de Cambremer qui Žtait dŽjˆ assis esquissa, en voyant M. de Charlus
debout, le mouvement de se lever et de lui donner sa chaise. Cette offre ne correspondait peut-�tre
dans la pensŽe du marquis qu'ˆ une intention de vague politesse.M. de Charlus prŽfŽra y attacher la
signification d'un devoir que le simple gentilhomme savait qu'il avait ˆ rendre ˆ un prince, et ne
crut pas pouvoir mieux Žtablir son droit ˆ cette prŽsŽance qu'en la dŽclinant. Aussi s'Žcria-t-il :
" Mais comment donc ! Je vous en prie ! Par exemple ! " Le ton astucieusement vŽhŽment de cette
protestation avait dŽjˆ quelque chose de fort "Guermantes" qui s'accusa davantage dans le geste
impŽratif, inutile et familier avec lequel M. de Charlus pesa de ses deux mainset comme pour le
forcer ˆ se rasseoir, sur les Žpaules de M. de Cambremer qui ne s'Žtait pas levŽ: "Ah ! voyons, mon
cher, insista le Baron, il ne manquerait plus que �a ! Il n'y a pas de raison ! de notre
temps on rŽserve �a aux princes du sang."
il ne manquerait plus que �a. É t'es fou !
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Charlie : Ñ Dis donc, j'ai l'impression que Plyne, il est vachement amoureux de toi. LŽna : Ñ T'es fou, il manquerait plus que �a.
tu n'en manques pas une É qu'est-ce qui t'a pris ?
¥ 1983 Vivement Dimanche, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Barbara : Ñ All™, le commissariat ? [É] Si vous venez au 57, rue des RŽcollets, je crois que
vous trouverez un client qui pourrait... (Julien coupe la communication.) Julien : Ñ Alors
vous, dŽcidŽment, vous n'en manquez pas une ! Qu'est-ce qui vous apris ? Barbara : Ñ Plus
t™t, les flics mettront la main sur lui, plus t™t vous serez libre !
marcher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il n'en est pas question É je ne marche pas.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ J'ai une chose ˆ vous dire : il y a un invitŽ supplŽmentaire. ALEXANDRE : Ñ Oh non
! Qui ? MARIE : Ñ ƒcoutez, j'esp�re que vous n'allez pas vous conduire comme un con. C'est Philippe.
ALEXANDRE : Ñ Ah non. Il n'en est pas question. Non, je nemarche pas. Bon, eh bien je m'en
vais. Bravo. Bon appŽtit. Passez une bonne soirŽe...
je ne suis pas ton homme É je ne marche pas.
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 203
Il se tint un peu ˆ distance mais put entendre Bougras dire : Ç J'accepte toujours un verre, mais pour le reste, je ne suis pas votre homme, je ne marche pas ! È
je plaisante É je te fais marcher.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ C'est lˆ que je travaille [=un cafŽ]. [É] Oui, sur le coup de midi, quand il y a un coup de feu, je leur donne un coup de main en extra. Mais non, je plaisante, je vous fais marcher.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu me fais marcher. É t'en es sžr ?
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 163
Ñ C'est le Tribunal de commerce que tu leur as fait visiter. Ñ Tu me fais marcher, dit Gabriel incrŽdule. T'en es sžr ?
marrant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
arr�te É ce n'est pas marrant.
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
StŽphanie: Ñ T'as pas ˆ me parler comme �a de toute mani�re. Qu'est-ce que �a peut te foutre, comment j'suis habillŽe ? Richard : Ñ On dirait une putain, c'est tout. Estelle. Ñ Arr�te, c'est pas marrant.
marre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ah j'en ai assez ! É j'en ai marre.
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ : Ñ Ah j'en ai assez. Leur musique [arabe], leur charabia, j'en ai marre.
pour tout dire, É j'en ai marre.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 89
Pour tout dire, j'en ai un peu marre. La cervelle occupŽe ailleurs.
pourquoi c'est toujours moi qui prends ? É j'en ai marre ˆ la fin.
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
Ñ Pourquoi c'est toujours moi qui prends ? J'en ai marre ˆ la finÉ Avec toi c'est toujours de ma fauteÉ
y en a assez É y en a marre.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj23
(492)Fj23 : Ñ quand Leclerc il baisse l'essence EF(Fj23) : Ñ mm (493)Fj23 : Ñ qu'est-ce
qu'il fait le gouvernement? ben il baisse EF(Fj23) : Ñ oui (494)Fj23 : Ñ Leclerc baisse encore
plus EF(Fj23) : Ñ ben oui (495)Fj23 : Ñ bon ben le gouvernement il dit {bon y en a assez y en a
marre stop lˆ} et puis c'est tout �a fait que... puis enfin... moi je dis moi/ {Leclerc fait son
travail}
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'en ai marre. É c'est toujours pareil
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
La cadette: Ñ J'en ai marre, c'est toujours pareilÉ Quand Mademoiselle a dŽcidŽ quelque chose, les autres ils ont qu'ˆ rien direÉ
j'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! É �a peut pas durer comme �a !
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
Ñ J'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre ! ‚a peut pas durer comme �a !
tu n'en as pas marre ? É allez �a suffit
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LA MéRE, appelant : Ñ Les petits !É Mais vous en avez pas marre ? AllezÉ descendez maintenant, �a suffit. Vous respirez trop de poussi�re lˆ-dedans...
mŽcanique
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je fais ce que je peux É je ne suis pas une mŽcanique.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 63
LE VIEUX : Ñ Allons toi, plus vite avec tes chaisesÉ il en faut encore uneÉ LA VIEILLE : Ñ ‚a va, �a vaÉ je fais ce que je peuxÉ je ne suis pas une mŽcaniqueÉ
mŽfier
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
on ne se mŽfie jamais assez. É ce n'Žtait pas (É) comme on pourrait le croire
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 48
Monsieur N'Da AmŽdŽe avait un diamant dans sa cravate qui Žtincelait. Madame Rosa disait que c'Žtait un vrai diamant et pas un faux comme on pourrait le croire, car on ne se mŽfie jamais assez.
mŽlanger
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu mŽlanges tout dans ta t�te ! É ne confonds pas
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 196
BŽrenger : Ñ On vous dŽmontre que le mouvement n'existe pas. et on marche, on marche, on
marche. on marche ou alors on se dit ˆ soi-m�me, comme GalilŽe : Ç E pur si muove. È Dudard : Ñ
Vous mŽlangez tout dans votre t�te ! Ne confondez pas, voyons. Dansle cas de GalilŽe, c'Žtait
au contraire la pensŽe thŽorique et scientifique contre le sens commun et le
dogmatisme.
m�ler (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
bon �a va É de quoi je me m�le ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Carlos : Ñ Mais laisse-la la demoiselle, elle est pas pour toi, Djamel ! ChloŽ : Ñ Bon, �a va, de quoi je me m�le ? Qu'est-ce que vous en savez qu'il est pas pour moi ?
non mais, �a va pas, non ? É de quoi je me m�le, moi ?
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
[Jeanne s'est occupŽe d'une enfant ŽgarŽe.] MERE (criant) : Ñ HŽ !... elle me
l'emm�ne, lˆ-bas... Madame !... Mais rendez-moi ma fille ! (s'approchant) Viens ici,
Dominique !... Viens ici, mon chŽri, viens ma puce. (Furieuse ˆ Jeanne.) Non mais, �a va pas,
non ?... Mais de quoi je me m�le, moi ?...
mais je ne te demande rien É de quoi te m�les-tu ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne: Ñ C'est vrai que je te trouve charmante et je suis tr�s intuitive, je devine les gensÉ Blanche: Ñ Mais je ne te demande rien ! De quoi te m�les-tu ?
ce n'est pas tes oignons É de quoi tu te m�les ?
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
8956 : Ñ Et tes patrons, ils t'ont ˆ la bonne ? MARGUERITE MARIE (elle est bonne ˆ tout
faire) : Ñ Comme tu dis, ˆ la bonne ! 8956 : Ñ Lui, il te cavale apr�s ? MARGUERITE MARIE : Ñ C'est
pas le genre. Un pisse-froid, si tu veux mon avis... 8956 : Ñ Ellese console peut-�tre ailleurs...
MARGUERITE MARIE : Ñ C'est pas tes oignons. De quoi tu te m�les ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
de quoi i'se m�le, lui, lˆ ? É on lui a demandŽ un commentaire ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe, ˆ Betty : Ñ Tu vas la dŽcouvrir, la vie toute seule. On verra ce qu'elle est
devenue, ton insolence, ˆ ce moment-lˆ. Tu seras peut-�tre moins fi�re dans six mois ou dans un an
quand tu vas t'apercevoir Denis : Ñ Bon, �a va, je crois qu'elle a compris, lˆ ! Hein, t'as compris,
Betty, dans l'ensemble ! Philippe : Ñ Alors de quoi i' se m�le, lui, lˆ ? On lui a demandŽ un
commentaire ?
de quoi je me m�le ? É qu'est-ce qu'il s'imagine ?
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 74
Ñ Tu es perdue, hein ? / Zazie hausse les Žpaules. C'est vraiment un sale type. Ñ Tu saurais
me dire l'adresse du tonton Gabriel ? / Zazie se tient des grands discours avec sa petite voix
intŽrieure : non mais, de quoi je me m�le, qu'est-ce qu'i s'imagine, il l'aura pas volŽ ce
qui va lui arriver.
de quoi tu te m�les ? É c'est mon affaire
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 98
La bonne : Ñ Vous feriez mieux de ne pas commencer par l'arithmŽtique avec Mademoiselle.
L'arithmŽtique �a fatigue, �a Žnerve. Le professeur : Ñ Plus ˆ mon ‰ge. Et puis de quoi vous
m�lez-vous ? C'est mon affaire. Et je la connais. Votre place n'est pas ici.
de quoi tu te m�les ? É est-ce que �a te regarde ?
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 180
LE DEUXIEME AGENT, arrachant les fleurs des mains du Soldat et les jetant, loi, dans la
coulisse : Ñ ImbŽcile ! tu n'as pas honte ! Remonte dans ton camion avec tes camarades. [É]
BƒRENGER : Ñ ‚a, c'est trop fort ! [É] Je consid�re qu'un pays est perdu, dans lequel la police a le
pasÉ et la main sur l'armŽe. LE DEUXIEME AGENT : Ñ De quoi vous m�lez-vous ? Est-ce que �a
vous regarde ?
tu ne vas pas commencer ˆ te m�ler ! É tu sais comment �a fini
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
L: Ñ Tu vas pas commencer ˆ te m�ler, tu sais comment �a fini ! A: Ñ Quoi ? comment �a fini ? [pas de rŽponse]
m�me
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
encore ? É tu me demandes toujours la m�me chose.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 36
LA VIELLE : Ñ Dis-moi l'histoire, tu sais, l'histoire : Alors on a riÉ LE VIEUX : Ñ Encore ?É J'en ai assezÉ Alors on a ri ? encore celle-lˆÉ tu me demandes toujours la m�me chose !É
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
toutes les m�mes É pas une pour rattraper l'autre...
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
FRANK : Ñ Pauvre nŽnette... Qu'est-ce que je vais en foutre ?... Des pouffes comme �a, c'est
rien bon qu'ˆ vous faire caguer toute la sainte journŽe... Y a qu'ˆ voir comment qu'elle m'a sautŽ
dessus dis-donc. Toutes les m�mes, pas une pour rattraper l'autre...
menace
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu me le paieras É Ñ des menaces ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Ñ C'est pas vrai ! je n'ai jama•s ŽtŽ attirŽe par Marcel ! Je le detestais.
C'etait un noceur ; il avait des liaisons partout, alors je n'allais pas lui donner mes titres pour
qu'il les porte ˆ ses ma”tresses ! Regardez sa sÏur Pierrette, ellea le m�me sourire, c'est la m�me
famille ! Vous me le paierez ! PIERRETTE. Ñ Des menaces ? Un mobile de meurtre et des
menaces, c'est beaucoup pour une seule personne.
mentir
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
alors je mens ! É s'Žcria-t-il d'un ton terrible
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 511
"Monsieur, rŽpondis-je en m'Žloignant, vous m'insultez, je suis dŽsarmŽ puisque vous avez
plusieurs fois mon ‰ge, la partie n'est pas Žgale, d'autre part je ne peux pas vous convaincre, je
vous ai jurŽ que je n'avais rien dit." "Alors je mens!" s'Žcria-t-il d'un ton terrible, et en
faisant un tel bond qu'il se trouva debout ˆ deux pas de moi. "On vous a trompŽ."
merci
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
merci É c'est gentil
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? O� tu vas ? Henri : Ñ Je vais me promener un peu. La
m�re : Ñ Tu vas te promener ! En pleine nuit ! Henri : Ñ Ben j'ai envie d'aller faire un tour. La
m�re : Ñ Ah ben dis donc ! Merci, c'est gentil pour nous !
merci. 2 É dis tout de suite que [p]
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
FRAN‚OIS [parlant de sa femme Brigitte Ñ ils se sŽparent] : Ñ On n'a pas le droit d'imposer
sa prŽsence ˆ quelqu'un. GILBERT [le fils] : Ñ Puisqu'elle l'a acceptŽÉ FRAN‚OIS : Ñ A seize ans
!... Est-ce qu'on se rend compte de ce qu'on fait quand on a seize ans ? BRIGITTE : Ñ Merci !
Dis tout de suite que... FRAN‚OIS : Ñ On va s'en aller, on va se disputer.
merci 2 É je n'ai pas envie que [p]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 296
[Les Verdurin projettent de faire une rente ˆ Saniette] Avec nos revenus, il me semble
qu'amortir dix mille francs pendant trois ans ce n'est pas impossible. Ñ Soit, seulement, l'ennui
c'est que �a se saura, �a obligera ˆ le faire pour d'autres. Ñ Tu peux croire que j'y ai pensŽ. Je
ne le ferai qu'ˆ la condition expresse que personne ne le sache. Merci, je n'ai pas envie que
nous soyons obligŽs de devenir les bienfaiteurs du genre humain. Pas de philanthropie
!
mettre
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
mettons. É et apr�s ?
¥ 1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 389, 1990]
Mercadot : Ñ Deux cent mille [morts] de plus, deux cent mille de moinsÉ Dellaplane : Ñ Ah non
! non ! Mes chiffres sont sžrs ! On a escamotŽ deux cent mille morts ! Mercadot : Ñ Mettons !
Et apr�s ? L'humanitŽ est entrŽe dans la f�te finale, le bal dela mort et de la vie, la grande
apothŽose ! Les survivants bouchent les trous et forniquent ˆ couilles rabattues pour prŽparer la
prochaine !
si maintenant NÉ se met ˆ [É]É É c'est un vŽritable scandale !
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 281
Il para”t qu'avant-hier, chez la duchesse d'Ayen, on n'a pas parlŽ d'autre chose [que
d'homosexualitŽ] pendant deux heures. Vous pensez, si maintenant les femmes se mettent
ˆ parler de �a, c'est un vŽritable scandale !
mieux
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a va sans dire. É Ñ mais �a va mieux en le disant, hein ?
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Ñ Y a aussi les petits services. PHILIPPE : Ñ Hein ? MARC : Ñ Oui, je disais : les
petits services qu'on peut se rendre... que tu peux me rendre. PHILIPPE : Ñ Oui, bien sžr, �a va
sans dire. MARC : Ñ Mais �a va mieux en le disant, hein ? PHILIPPE : Ñ Oui. MARC : Ñ T'es
d'accord, alors ? PHILIPPE : Ñ Oui... Mais... qu'est-ce que tu veux dire ?... Tu veux que je te
rende service ?
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je te le dŽconseille fortement É tu as mieux ˆ faire.
¥ 1996 Les caprices d'un fleuve, film de Bernard Giraudeau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 463, 1997]
Jean-Fran�ois : Ñ J'irai avec vous commandant. De Blanet : Ñ Je vous le dŽconseille fortement. C'est peu sžr et malsain. Vous avez mieux ˆ faire !
c'est �a, c'est �a, continue ! É tu n'as rien trouvŽ de mieux ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Quelle connasse ! Si tu crois que tu vas rester ici sans que je te touche ! Tu
vas baiser ailleurs quand je ne suis pas lˆ ? (La m�re ne rŽpond pas.) LE PéRE : Ñ Tu fais la
sainte nitouche, comme tes filles ! M�me l'autre, sur le canapŽ, jesuis sžr que Bernard il se la
saute. LA MéRE : Ñ C'est �a, c'est �a ! Continue, t'as rien trouvŽ de mieux ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai fait de mon mieux. 1 É j'ai fait tout ce que j'ai pu
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 81
LE POLICIER : Ñ Une idiote !É oui, une idioteÉ idioteÉ idioteÉ [É] MADELEINE, en
pleurnichant : Ñ J'ai fait de mon mieux, Monsieur l'Inspecteur principal. J'ai fait tout
ce que j'ai pu. LE POLICIER : Ñ Sotte ! idiote !
tant mieux. 1 É tu me rassures
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 172
BŽrenger : Ñ Je ne suis pas un peuÉ un peu enrouŽ ? Dudard. Ñ Je n'ai pas du tout cette impression. BŽrenger : Ñ Tant mieux. Vous me rassurez.
tu as fait de ton mieux. É on ne peut faire l'impossible
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 226
BŽrenger : Ñ Moi, pour ma part, je me reprocherai toujours de n'avoir pas ŽtŽ plus doux avec
Jean. [É] Daisy : Ñ Ne te tracasse pas. Tu as tout de m�me fait de ton mieux. On ne peut
faire l'impossible. A quoi bon les remords ?
tu n'as rien de mieux ˆ faire ? 2 É quel ‰ge tu as ?
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
Jacqueline : Ñ Tu as rien de mieux ˆ faire que persŽcuter ta sÏur, toi ? Tu as quel ‰ge ? Luc : Ñ Mais c'est elle qui fait chierÉ
mignon
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
merci, merci É tu es mignon comme tout.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 35
LA VIEILLE : Ñ Alors, imite le mois de fŽvrier. LE VIEUX : Ñ Je n'aime pas les mois de
l'annŽe. LA VIEILLE : Ñ Pour l'instant il n'y en a pas d'autres. Allons, pour me faire plaisirÉ LE
VIEUX : Ñ Tiens, voilˆ le mois de fŽvrier. (il se gratte la t�te, comme Stan Laurel.) LA
VIEILLE, riant, applaudissant : Ñ C'est �a. Merci, merci, tu es mignon comme tout, mon
chou.
mille
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
savais-tu [qu- p] ? É je te le donne en mille.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 217
Ë propos, saviez-vous qui est partisan enragŽ de Dreyfus ? Je vous le donne en mille. Mon neveu Robert !
minute
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je suis ˆ toi É une minute !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Infirmier : Ñ Monsieur Hannibal, une minute, je suis ˆ vous, je m'occupe de mademoiselle.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
deux minutes ! É �a va, �a va,
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Qu'est-ce que tu fais lˆ, toi, encore, vous partez ou vous partez pas ? Betty : Ñ ‚a va, �a va, deux minutes ! Putain mais qu'est-ce que t'as, ce soir, Henri ?
moi
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
et moi, j'y ai pas droit ? É j'y ai pas droit ?
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Francine (tendant son verre ˆ JŽr™me). Ñ Dis-donc, et moi j'y ai pas droit ? JŽr™me (la servant) Ñ Ah ben, j't'ai oubliŽe toi, tu vois !
moindre
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ il ne me reste plus qu'ˆ te remercier É Ñ c'est la moindre des choses. 3
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
ASTRUC (ˆ IrŽnŽe qui lÕa accompagnŽ pour lui montrer le chemin.) Ñ Eh bien, il ne nous reste plus qu'ˆ vous remercier. IRƒNƒE. Ñ Messieurs, c'est la moindre des choses.
Ñ je te remercie É Ñ c'est la moindre des choses. 3
¥ 1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 147, 1974]
AL CAPONE (ˆ ClŽment) : Ñ Ah ben, tu vois, c'est moi qui ai ŽtŽ choisi. Je te remercie. CLEMENT : Ñ Non, c'est la moindre des choses. Mais je suis content... hein !
Ñ vous �tes bien aimable É Ñ c'est la moindre des choses. 3
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 30
La mŽnag�re, ramassant ses provisions, aidŽe par le Vieux Monsieur : Ñ Vous �tes bien aimable, Monsieur. [É] Le Vieux Monsieur : Ñ C'est la moindre des choses, ch�re Madame.
moment
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ce n'est pas le moment. É Ñ avec toi, ce n'est jamais le moment
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Le commissaire: Ñ Commissaire MŽnardier. Le mŽdecin: Ñ C'est pas le moment. Commissaire: Ñ Bien sžr, avec vous autres, c'est jamais le moment.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse-moi, maintenant É ce n'est pas le moment.
¥ 1960 Plein soleil, film de RenŽ ClŽment [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 262, 1981]
MARGE. Ñ J'ai besoin de ton opinion, Žcoute. PHILIPPE. Ñ Ecouter quoi ? MARGE. Ñ Ma nouvelle
prŽface. MARGE. Ñ [É] PHILIPPE. Ñ J'ai dŽjˆ lu �a quelque part. MARGE. Ñ Mais attends ! PHILIPPE. Ñ
Oui, et bien on aura tout le temps d'en parler, mais laisse-moi maintenant, c'est pas le
moment. (ll s'Žloigne.)
dŽp�che-toi É ce n'est pas le moment de [É]
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
(Anika se regarde dans un petit miroir. Derri�re elle, Eric entre rapidement dans la cabine,
referme la porte, et lui jette son impermŽable sur les Žpaules.) ERIC. Ñ Allez mon petit,
dŽp�che-toi, c'est pas le moment de s'habiller !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas le moment. É on verra �a une autre fois
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : Ñ Je voulais te demander si... si t'avais pas un peu d'argent. PéRE : Ñ Ecoute... hum... non... C'est pas le moment. On verra �a une autre fois.
c'est le moment. É vas-y, vas-y !
¥ 1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 190, 1977]
[Au chevet du mourant] MOSCA. Ñ Vous entendez ?É ÒNoble ami, noble amiÓ Jamais il n'avait
encore employŽ cette expression pour quelqu'un... C'est le moment de placer un petit discours
bien senti. (II l'encourage du geste.) Allez-y, allez-y.
un moment. 2 É je vous prie
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 41
BƒRENGER : Ñ Je me sentais 1ˆ, aux portes de l'univers, au centre de l'univers... Cela doit
vous para”tre contradictoire ! L'ARCHITECTE, au tŽlŽphone : Ñ Un moment, je vous prie. (Ë
BŽrenger.) Je vous suis, je vous suis, je fais la part des choses, nevous inquiŽtez
pas.
monde
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est normal É il est comme tout le monde.
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 74
LUI : Ñ Moi ˆ cet ‰ge-lˆ, j'Žtais idiot. Un peu arriŽrŽ. Toujours dans les livres. Dans les
musŽes. Mais luiÉ ah oui, pour �a oui, lui, ces choses-lˆ, �a l'ennuieÉ il n'aime pas �aÉ lui, c'est
les bandes dessinŽesÉ la tŽlŽÉ Voix : Ñ Ah que voulez-vous, il est de son tempsÉ c'est normal, il
est comme tout le monde.
pleure pas arr�te É il y a du monde.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Djamel [il est montŽ sur le toit pour rattraper un chat] : Ñ Le chat, il Žtait coincŽ ! ...
Carlos : Ñ Attends c'est le chat qu'Žtait coincŽ ? (Il lui tape sur le front) C'est lˆ-dedans
que c'Žtait coincŽ !... (Tous rient. Djamel sourit. Puis, petit ˆpetit, il s'attriste et se met ˆ
pleurer.) ChloŽ : Ñ Ben alors Djamel ? Non mais attends... Djamel il rigole... Carlos : Ñ
Attends Djamel, et je rigole, eh, oh ! ChloŽ : Ñ Il rigole ! Carlos : Ñ Pleure pas, arr�te y a du
monde Djamel. Oh, je rigolais! Oh, on rigole !
Ñ glose d'une mimique, ˆ droite :
comme le monde est petit ! É fut la rŽflexion qu'il formula mentalement et que je vis Žcrite sur son visage souriant
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 304
"Je ne peux pas vous dire comme �a m'amuse d'apprendre que vous avez des Žtouffements", me
jeta-t-il ˆ travers la table. Il ne voulait pas dire par cela que cela l'Žgayait, bien que ce fut
vrai aussi. Car cet homme excellent ne pouvait cependant pas entendre parler du malheur d'autrui
sans un sentiment de bien-�tre et un spasme d'hilaritŽ qui faisaient vite place ˆ la pitiŽ d'un bon
cÏur. Mais sa phrase avait un autre sens que prŽcisa celle qui la suivit: "‚a m'amuse, me dit-il,
parce que justement ma sÏur en a aussi". En somme cela l'amusait comme s'il m'avait entendu citer
comme un de mes amis quelqu'un qui ežt frŽquentŽ beaucoup chez eux. "Comme le monde est
petit", fut la rŽflexion qu'il formula mentalement et que je vis Žcrite sur son visage souriant
quand Cottard me parla de mes Žtouffements.
monsieur
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ s'il vous pla”t ? É Ñ +Monsieur ?
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
[Restaurant.] Edouard : Ñ S'il vous pla”t ? ThŽrŽsa : Ñ Monsieur ? Edouard : Ñ Vous avez de la cr�me caramel ? ThŽrŽsa : Ñ Ah non ! C'est barrŽ sur le menu. Edouard : Ñ Je vois...
moquer (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce qu'il y a ? tu as l'air bizarreÉ É Ñ tu te moques de moi ? 2
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pauline. Ñ Pourquoi tu lui demandes �a [=si elle a vu Sylvain] ? Tu sais tr�s bien qu'elle ne
le conna”t pas [É] Pierre. Ñ Ben... on ne sait jamais ! Pauline. Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air
bizarre. Pierre. Ñ Mais non ! Pauline. Ñ Tu te moques de moi ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu te moques de moi ! 2 É comment oses-tu ?
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 66
LE FILS : Ñ Tiens, recommen�ons. Pour voir. Je vais aller dans ma chambre. Et toi, tu vas le
rŽpŽter, tu vas dire comme tout ˆ l'heure: Ç C'est beau, hein ? Tu ne trouves pas? È LUI : Ñ Tu
te moques de moi ! Comment oses-tu ? Esp�ce de petit vaurien.
mordre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu peux approcher É je ne mords pas.
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
(A l'h™pital.) DIDIER: Ñ Bonsoir. AURƒLIE: Ñ Bonsoir. DIDIER: Ñ Vous allez rester longtemps ? AURƒLIE: Ñ Tout va bien. Je sors demainÉ Je pensais ˆ vousÉ Vous pouvez vous approcher, je ne mords pas.
mort, adj.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ enfin quoi, vous n'�tes pas mort. É Ñ j'aurais voulu t'y voir
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 47
Ñ ‚a va pas ? Ñ M'en parle pas. Jamais eu une telle trouille de ma vie. Ils me prenaient pour
un satyre tous ces cons. Si j'Žtais restŽ, ils m'auraient ŽmiettŽ. [É] Ñ Enfin quoi, dit Mado
Ptits-pieds, vous n'�tes pas mort. Ñ J'aurais voulu t'y voir.
mot
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ pourquoi dites-vous �a ? É Ñ pour rien, pour faire un mot
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques (ˆ Genevi�ve). Ñ Alors ? Genevi�ve. Ñ C'est la premi�re fois que je monte sur
une sc�ne. Jean-Jacques. Ñ Oh ! vous n'avez pas besoin de monter sur une sc�ne pour jouer la
comŽdie. Genevi�ve (piquŽe). Ñ Pourquoi me dites-vous �a ? Jean-Jacques. Ñ Pour rien, pour faire
un mot.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je voudrais te dire un dernier mot. É Ñ qu'est-ce qu'il y a encore ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 88
La duchesse avait quittŽ Froberville ; il se rapprocha : Ç Je voudrais vous dire un dernier mot. È Un peu agacŽe : Ç Qu'est-ce qu'il y a encore ? È lui dit-elle avec hauteur.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
sors ! É j'ai un mot ˆ te dire.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : Ñ Sors ! j'ai un mot ˆ te dire [=bagarre]. Lecouvreur : Ñ Allez! pas d'histoires ici.
c'est tr�s joli ce que tu dis É pour moi c'est des mots.
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie : Ñ Moi [É] au contraire, je crois que, si l'esprit vit ˆ travers plusieurs corps, eh
ben, comme �a, il peut petit ˆ petit se perfectionner et �a supprime pas la responsabilitŽ. Lo•c : Ñ
C'est tr�s joli ce que tu dis, mais pour moi c'est des mots.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
le mot n'est pas de moi. É je te le rŽp�te tel qu'on me l'a dit
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 38
"Si c'est �a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma i�re Oriane, rŽpondit BrŽautŽ qui,
se voyant contredit, commen�ait ˆ l‰cher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rŽp�te
tel qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.
mourir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
non, surtout pas ! É plut™t crever...
¥ 1983 Vivement Dimanche, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Barbara : Ñ Qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous rendre ˆ la police ? Julien : Ñ Non, surtout pas ! Plut™t crever...
na•f
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
sont-ils na•fs, ces enfants ! É me dit-il d'un ton paternel
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 280
Ce fut ˆ mon tour de demander si le patron, dans lequel j'avais reconnu le monsieur qui
jouait aux cartes toute la journŽe avec sa ma”tresse, Žtait comme le prince de Guermantes
[=inverti]. Ç Mais voyons, c'est connu de tout le monde, il ne s'en cache m�me pas. Ñ Mais il avait
avec lui sa ma”tresse. Ñ HŽ bien, qu'est-ce que �a fait ? Sont-ils na•fs, ces enfants È, me
dit-il d'un ton paternel [É]
na”tre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai manquŽ ma vocation É j'Žtais nŽ pour �tre [É].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 268
[É] tout en me mettant son paletot, il [=Charlus] me le collait contre les Žpaules, me le
mettait le long du cou, relevait le col, et de sa main fr™lait mon menton, en s'excusant. Ç Ë son
‰ge, �a ne sait pas mettre une couverture, il faut le bichonner, j'ai manquŽ ma vocation, Brichot,
j'Žtais nŽ pour �tre bonne d'enfants. È
naturel
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est humain É c'est naturel.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 23
BƒRENGER : Ñ D'ailleurs, si je ne dŽclare que trente-cinq ans, ce n'est absolument pas pour
tromper mes concitoyens, qu'est-ce que �a peut leur faire ? C'est pour me tromper moi-m�me. De cette
fa�on, je me suggestionne, je me crois plus jeune, je m'encourageÉ L'ARCHITECTE : Ñ C'est humain,
c'est naturel.
navrer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je m'en excuse É je suis navrŽ. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 137
BƒRENGER : Ñ Vous avez lˆ [elles Žtaient dans votre serviette] toutes les preuves [contre le
criminel]. Nous pouvons le faire arr�ter. Vous en rendez-vous compte ? ƒDOUARD, balbutiant :
Ñ Je ne savais pasÉ je ne savais pasÉ BƒRENGER : Ñ Vous auriez puŽpargner tant de vies humaines !
ƒDOUARD, m�me jeu : Ñ OuiÉ Je m'en aper�ois. Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne sais
jamais ce que j'ai, je ne regarde pas dans ma serviette. BƒRENGER : Ñ C'est une nŽgligence
condamnable. ƒDOUARD : Ñ C'est vrai, je m'en excuse, je suis navrŽ.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis navrŽ. 1 É je m'excuse
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 68
Le mŽdecin : Ñ Excusez-moi, MajestŽ je dois partir. Je suis bien obligŽ. Je suis navrŽ, je m'excuse.
nerveux
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É c'est nerveux.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche [elle pleure] Ñ Excuse-moi, mais c'est nerveux. Fabien Ñ Ce n'est pas grave. Tu es tout excusŽe, surtout si ce sont des larmes de joie.
excuse-moi É comment expliques-tu �a ? 2
¥ 1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 159
Le rire du fr�re a”nŽ devient un rire faux, cinglant. Il dit, il crie : Ñ Excusez-moi, c'est nerveux. Je ne peux pas m'emp�cherÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
comment expliques-tu �a ? 2 É je ne peux pas m'en emp�cher
¥ 1991 M. Duras, L'amant de la Chine du Nord, Gallimard, p. 159
Le rire du fr�re a”nŽ devient un rire faux, cinglant. Il dit, il crie : Ñ Excusez-moi, c'est nerveux. Je ne peux pas m'emp�cherÉ
neuf
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est trop beau É rien de neuf ?
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Le joaillier regagne sa boutique et s'adresse ˆ son employŽ] : Ñ Rien de neuf ? EmployŽ : Ñ Non, MonsieurÉ Une dame qui attend.
n'importe
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
oh arr�te ! Tais-toi ! É tu dis n'importe quoi !
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
SYLVIE (gravement) : Ñ PŽpŽ va plus travailler... OLIVIER : Ñ Non mais attendez, c'est pas
non plus la peine de faire cette t�te d'enterrement ! Il ne sera plus obligŽ de se crever la
paillasse pour ce boulot de merde ! SYLVIE : Ñ Oh arr�te ! Tais-toi !Tu dis n'importe quoi !
On t'y verrait toi si tu perdais ton boulot !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne dites pas n'importe quoi ! É tu n'y connais rien
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bŽnŽfices Žnormes et prŽf�re aller faire travailler les enfants en CorŽe. LE PATRON : Ñ Ne dites pas n'importe quoi ! Vous n'y connaissez rien !
tu dis vraiment n'importe quoi É c'est effrayant !
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Je crois qu'en faisant l'amour aussi souvent avec elle, je gaspille l'Žnergie dont j'aurais besoin pour la possŽder vŽritablement. Sophie : Ñ Oh Žcoute, tu dis vraiment n'importe quoi, c'est effrayant !
nom
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qui �tes-vous ? É Ñ mon nom ne vous dirait rien.
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
VOIX 51 : Ñ Allo... VOIX PYLOS : Ñ Monsieur Dominique Auphal ? VOIX 51 : Ñ Lui-m�me. VOIX PYLOS : Ñ Bonjour. VOIX 51 : Ñ Qui �tes-vous ? VOIX PYLOS : Ñ Mon nom ne vous dirait rien.
Ñ ˆ qui ai-je l'honneur ? É Ñ mon nom ne vous dira rien...
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
Coup de sonnette. Alphonse se l�ve lentement ALPHONSE. Ñ Alors lˆ, je vois vraiment pas qui
�a peut �tre ! L'INSPECTEUR. Ñ Probablement une erreur... (Un homme appara”t dans l'encadrement de
la porte. C'est le tŽmoin [du meurtre].) LE TEMOIN. Ñ Je vous dŽrange ? ALPHONSE. Ñ A qui ai-je
l'honneur ? LE TEMOIN (mystŽrieux) Ñ Mon nom ne vous dira rien... Par contre, j'ai ˆ vous
parler de quelque chose qui vous dira quelque chose...
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
nom d'une pipe ! É s'Žcria-t-il
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 274
Ñ Nom d'une pipe, j'ai dž perdre mon billet [de train], je ne le retrouve pas È, s'Žcria Cottard, sans s'inquiŽter d'ailleurs outre mesure.
non
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai dit non. É tu vas me l‰cher ?
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Je veux simplement te prendre la main. LŽna : Ñ Non ! Gaspard : Ñ Ben le bras,
alors ? Ou l'Žpaule ? LŽna : Ñ J'ai dit non. Mais tu vas me l‰cher ? Gaspard : Ñ M�me la main
! Mais je fais rien ! LŽna : Ñ Non ! Gaspard : Ñ Mais pourquoi ? LŽna : Ñ Parce que c'est comme �a !
J'ai pas de comptes ˆ te rendre !
mais pas du tout ! É tu fais erreur
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : Ñ Il est facile de deviner ce qui se passe dans les cerveaux des gens de
votre esp�ce ! BƒRENGER : Ñ Comment savez-vous ce queÉ LE DEUXIEME AGENT : Ñ Cela ne vous regarde
pas. T‰chez de rectifier vos mauvaises pensŽesÉ BƒRENGER, bafouillant : Ñ Mais pas du
tout, Monsieur l'Agent, vous faites erreur, je m'excuse, mais pas du tout, je neÉ jamais
je n'auraisÉ Au contraire, m�meÉ
ne dis pas non. É tu me vexerais
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 136
A prŽsent, nous voulons vous dŽlasser,vous amuser. Que diriez-vous si nous vous proposions un spectacle distrayant ? Ne dites pas non. Vous nous vexeriez.
normal
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je te remercie É Ñ ce n'est que trop normal. 2
¥ 1957 Ascenseur pour l'Žchafaud, film de Louis Malle
A. : Ñ Je vous remercie, Monsieur, de vous occuper de tous ces dŽtails matŽriels. B. : Ñ Ce n'est que trop normal.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
franchement É tu trouves �a normal ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ La derni�re fois je regarde du tennis ˆ la tŽlŽ, qu'est-ce que je vois ? Une femme en short ! une joueuse de tennis en short ! Franchement ! Tu trouves �a normal, toi ?
note
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'en prends note É je le resservirai
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 218
- [É]Il y a une donzelle, une cascadeuse de la pire esp�ce qui a plus d'influence sur lui et
qui est prŽcisŽment compatriote du sieur Dreyfus. Elle a passŽ ˆ Robert son Žtat d'esprit. Ñ Vous
ne saviez peut-�tre pas, monsieur le duc, qu'il y a un mot nouveau pour exprimer un tel genre
d'esprit, dit l'archiviste qui Žtait secrŽtaire des comitŽs antirevisionistes. On dit "mentalitŽ".
Cela signifie exactement la m�me chose, mais au moins personne ne sait ce qu'on veut dire. C'est le
fin du fin et comme ondit le "dernier cri". [É] Ñ Ah! mentalitŽ, j'en prends note, je le
resservirai, dit le duc. (Ce n'Žtait pas une figure, le duc avait un petit carnet rempli de
"citations" et qu'il relisait avant les grands d”ners). MentalitŽ me pla”t. Il y a comme cela des
mots nouveaux, qu'on lance, mais ils ne durent pas. Derni�rement, j'ai lu comme cela qu'un Žcrivain
Žtait "talentueux". Comprenne qui pourra. Puis je ne l'ai plus jamais revu.
nouvelle
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu auras bient™t de mes nouvelles, É sois tranquille
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 165
Ñ Personne d'autre [que moi] ne pourra te le [un collier] donner, car je l'ai retenu chez
Boucheron et j'ai sa parole qu'il ne le vendra qu'ˆ moi. Ñ C'est bien cela, tu as voulu me faire
chanter, tu as pris toutes tes prŽcautions d'avance [É] Mais tout n'es pas fini, sois-en sžr. Une
parole donnŽe dans ces conditions n'a aucune valeur. Tu as agi par tra”trise avec moi. Boucheron le
saura et on lui en donnera le double, de son collier. Tu auras bient™t de mes nouvelles, sois
tranquille.
Ñ monologue, avec indication de tic de langage, ˆ droite :
tu m'en diras des nouvelles. 2 É c'est par cette phrase perpŽtuellement rŽpŽtŽe qu'elle avertissait ses filles des maux qu'elles se prŽparaient
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 165
Elle eut la mauvaise chance [É] de rencontrer sur la plage une dame de Combray, suivie de ses
filles. Je crois que son nom Žtait Mme Poussin. Mais nous ne l'appelions jamais entre nous que Ç
Tu m'en diras des nouvelles È, car c'est par cette phrase perpŽtuellement rŽpŽtŽe qu'elle
avertissait ses filles des maux qu'elles se prŽparaient, par exemple en disant ˆ l'une qui se
frottait les yeux : Ç Quand tu auras une bonne ophtalmie, tu m'en diras des nouvelles. È [É]
Elle ne nous g�na gu�re ˆ Balbec o�je ne la rencontrai qu'une fois, ˆ un moment o� elle disait ˆ sa
fille en train de se ronger les ongles : Ç Quand tu auras un bon panaris, tu m'en diras des
nouvelles. È
nuit
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
demain il fera jour É la nuit porte conseil.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
DICTON. Ñ Ah ! c'est curieux, tout de m�me ; Tisane qu'a disparu, Monsieur qu'a disparu, l'argent qu'a disparu, sans compter le vieux qu'on a assommŽ. Ah ! Demain, il fera jour et la nuit porte conseil.
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
la nuit porte conseil. É comme on dit
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Pierre : Ñ Ah non ! non, non, non, non il faut vraiment mieux ne pas parler de ce bal,
croyez-moi ! Arlette : Ñ Mais on va m'interroger, qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Pierre : Ñ
BienÉ oui, bien je n'sais pas euhÉ ƒcoutez nous parlerons de tout�a demain matin, voulez-vous ?
Arlette : Ñ Demain matin ? Pierre : Ñ Oui, oui, la nuit porte conseil comme on
dit.
obliger
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je vous suis bien obligŽ. É vous �tes bien aimable
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 22
MADELEINE : Ñ Soyez tranquille, cher Monsieur, nous n'allons pas vous retenir de forceÉ venez tout de m�me vous reposer un petit instant. LE POLICIER : Ñ Merci. Je vous suis bien obligŽ. Vous �tes bien aimable.
obsession
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est une idŽe fixe É c'est une obsession.
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 95
LUI: Avouez que ce n'Žtait pas mal, hein? (Gourmand.) Avouez qu'il y avait dans les DubuitÉ quelque choseÉ H. 1: Mais c'est chez vous une idŽe fixe. C'est une obsession. ‚a se soigne, vous savez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est une obsession. É �a se soigne
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 95
LUI: Avouez que ce n'Žtait pas mal, hein? (Gourmand.) Avouez qu'il y avait dans les DubuitÉ quelque choseÉ H. 1: Mais c'est chez vous une idŽe fixe. C'est une obsession. ‚a se soigne, vous savez.
occuper
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu permets, É je suis occupŽ.
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Pierre (au barman, en train de remplir des coupes de champagne) : Ñ Je voudrais du sucre, puis du chocolat, puis des citrons. Le barman. Ñ Excusez-moi, Monsieur, nous servons. Vous permettez, je suis occupŽÉ
laisse É je vais m'en occuper
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Qu'est-ce que je voulais dire ? Je te fais le canard, hein. Denis : Ñ Non, laissez, je vais m'en occuper.
ne t'en fais pas É je vais m'en occuper.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fr05
(22)(RE17)Fr5 : Ñ y a les voyous qui viennent/ tout �a. c'est un dŽpotoir! on a fait une
pŽtŽtition/ EF(Fr5) : Ñ oui. (23)(RE18)Fr5 : Ñ tous les voisins. o� les m�mes (??) ont dit {oui
oui ne vous en faites pas/ je vais m'en occuper} le maire tins (tiens?)/ �a va bien pour
toucher les millions qu'il (p=qui)/ qu'il (qui) touche quand il fait travailler/ mais c'est
tout.
tu es gentil, mais laisse, É je vais m'en occuper.
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
Marie aide ˆ dŽbarrasser, elle entre dans la cuisine portant une pile d'assiettes. Amanda est en train de ranger les verres dans la machine ˆ laver. AMANDA : Ñ Oh tu es gentille, mais laisse, je vais m'en occuper.
�a ne te regarde pas É occupe-toi de tes affaires.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 32
CHOUBERT : Ñ Madeleine ! Le cafŽ de Monsieur l'Inspecteur principal. MADELEINE : Ñ Le cafŽ
peut se moudre tout seul. CHOUBERT : Ñ Voyons, Madeleine, tu devrais t'en occuper. LE POLICIER [il
interroge Choubert], donnant un coup de poing sur la table : ÑTu es bien gentil, mais �a ne
te regarde pas. Occupe-toi de tes affaires. Tu me parlais d'un endroit au bord de la
merÉ
Ïil
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est �a É mon Ïil !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Mais attends, attends, je te la [=photo] rends si tu me dis qui c'est. Tu me dis
qui c'est, je te la rends. Germain : Ñ Ben c'est ma sÏur. Martine : Ñ Ouais, c'est �a, mon
Ïil. Germain : Ñ Ouais, je te dis que c'est ma sÏur.
oignon
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
la ferme É c'est pas vos oignons.
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 118
Il se dŽfendait avec acharnement pour Žviter cette Ç dŽrouillŽe È quand une voix de femme
venant d'une fen�tre retentit : Ç Vous allez le laisser tranquille ? È Les deux escogriffes lev�rent
la t�te et cri�rent des injures : Ç La ferme, la Princesse, c'est pas vos oignons, on va pas
l'ab”mer le beau gosseÉ È
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas mes oignons. É je ne suis pas payŽ pour �a
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 58
LE POLICIER : Ñ Ah ! tes complexes ! Tu ne vas pas nous emb�ter avec �a ! Ton papa, ta maman, la piŽtŽ filiale !É C'est pas mes oignons, je ne suis pas payŽ pour �a. Continue ta route.
c'est pas tes oignons. É de quoi tu te m�les ?
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
8956 : Ñ Et tes patrons, ils t'ont ˆ la bonne ? MARGUERITE MARIE (elle est bonne ˆ tout
faire) : Ñ Comme tu dis, ˆ la bonne ! 8956 : Ñ Lui, il te cavale apr�s ? MARGUERITE MARIE : Ñ C'est
pas le genre. Un pisse-froid, si tu veux mon avis... 8956 : Ñ Ellese console peut-�tre ailleurs...
MARGUERITE MARIE : Ñ C'est pas tes oignons. De quoi tu te m�les ?
oiseau
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne suis pas un petit oiseau. É je ne peux pas �tre ˆ plusieurs endroits ˆ la fois
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 499
Aussi celle-ci [=la dame d'honneur, en retard] courait-elle vite en emportant les Ïillets,
mais, pour garder son air ˆ l'aise et mutin, elle jeta en passant devant moi : Ç La princesse trouve
que je suis en retard, elle voudrait que nous fussions partieset avoir les Ïillets tout de m�me.
Dame ! je ne suis pas un petit oiseau, je ne peux pas �tre ˆ plusieurs endroits ˆ la fois.
È
opposer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ah non jamais de la vie É je m'y oppose formellement.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Substitut : Ñ Il ne s'agit pas de poursuivre, mais de mener une enqu�te ˆ l'h™pitalÉ Dr Delorme : Ñ Ah, non ! Non, jamais de la vie ! Je m'y oppose formellementÉ Assez d'histoires, hein !
ordre 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne vous demande pas votre avis É je vous donne un ordre.
¥ 1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 388, 1989]
Fran�ois : Ñ Vous viendrez me voir ˆ la fin du cours. Mathilde : Ñ C'est pas possible, je
dois passer voir la conseill�re. Fran�ois : Ñ Je vous excuserai. Mathilde : Ñ Je dois aussi passer
voir l'intendant et puis je dois aller... Fran�ois : Ñ Non je ne vous demande pas votre avis, je
vous donne un ordre.
oreille
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai l'oreille un peu dure. É je n'ai pas tr�s bien compris
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
LE DEUXIEME AGENT, au Vieux Monsieur : Ñ Qu'est-ce que c'est encore, vous ? LE VIEUX
MONSIEUR : Ñ Le quai du Danube, s'il vous pla”t, je m'excuse, Monsieur l'Agent. LE DEUXIEME AGENT :
Ñ A gauche ! A droite ! Tout droit ! En arri�re ! En avant ! LE VIEUX MONSIEUR : Ñ Excusez-moi,
Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille un peu dure. Je n'ai pas tr�s bien compris la
direction que vous m'avez indiquŽeÉ
oser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu dis ? ! É tu oses [m'accuser] ?
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Homme Ñ La lettre [=anonyme] est tombŽe de la couronne que tu as apportŽe [=au cimeti�re] !
Marie Ñ Ce n'est pas vrai ! Je ne l'ai pas toujours tenue entre les mains ! Denise Ñ Qu'est-ce que
vous dites ? Vous osez m'accuser ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ose rŽpŽter ce que tu as dit ! É regarde-moi
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY. Ñ Tu es monstrueuse de parler ainsi ˆ ta m�re [=moi], Suzon ! SUZON. Ñ Je ne t'ai pas
accusŽe, Maman. J'ai dit ce qui Žtait. GABY. Ñ Et tu veux me donner des le�ons dans ton Žtat
[enceinte, pas mariŽe]. Regarde-moi, regarde ta m�re et ose rŽpŽter ce que tu as
dit.
ou
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne commence pas ˆ discuter É c'est oui ou non ?
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
[TŽlŽphone.] Florence : Ñ Monsieur Messinger m'a chargŽe de vous rencontrer afin que nous en
parlions. On d”ne ensemble, demain soir ? Forster : Ñ Vous m'invitez ˆ d”ner ? Vous croyez qu'on
peut se voir sans s'Žtriper ? Florence : Ñ D'accord pour demainsoir ? Chez moi ? Passez me prendre ˆ
la galerie ˆ vingt heures. Forster : Ñ Chez vous ? Florence : Ñ Oh, ne commencez pas ˆ discuter.
C'est oui ou non ? Forster : Ñ Oui.
o�
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne me pose pas de questions idiotes É o� veux-tu que j'aille ? 1
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
Maxime : Ñ O� vas-tu ? Gaby : Ñ [É] Du c™tŽ du Bois de Vincennes [nous sommes ˆ Alger].
Maxime : Ñ Dis-donc, je te prie de me rŽpondre sŽrieusement, hein ! Gaby : Ñ Ben alors, ne me pose
pas de questions idiotes ! O� veux-tu que j'aille ? Je ne connaispersonne ˆ Alger, je vais
droit devant moi.
il reviendra sžrement É o� veux-tu qu'il aille ? 1
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Rose : Ñ Emile inonde la maison et le vieux perroquet s'envole par la fen�tre. Enfin, il reviendra sžrement, o� veux-tu qu'il aille ?
on ne sort pas beaucoup É o� veux-tu qu'on aille ? 1
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Hr24
(915)Hr24 : Ñ non ma femme non plus elle pourrait pas vivre sans tŽlŽ/ F1 : Ñ ah moi j'aime
bien/ EF(Hr24) : Ñ oui F1 : Ñ parce que bon on sort pas beaucoup ˆ part les enfants/ EF(Hr24) : Ñ
oui oui oui F1 : Ñ o� voulez-vous qu'on aille ? on va pas au cinŽma/ d'abord maintenant on a
peur de sortir (916)Hr24 : Ñ oh oui! F1 : Ñ le soir vous savez on voit tellement de choses
xxx
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
mais o� en Žtions-nous ? É ah oui, c'est �a {É)
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 16
H. 1 : Ñ Ah, c'est �a que tu veux dire... Oui, c'est vrai, tu t'es toujours tenu en marge...
H. 3 : Ñ Un marginal ? H. 1 : Ñ Oui, si on veut. Mais je dois dire qu'il a toujours gagnŽ sa vie...
il n'a jamais rien demandŽ ˆ personne. H. 2 : Ñ Merci, tu es gentil... Mais o� en Žtions-nous
? Ah oui, c'est �a, il vous l'a dit : je me tiens ˆ l'Žcart. Il est chez lui. Moi je suis chez
moi.
oublier
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu n'oublies pas [ton coup de tŽlŽphone] ? É Ñ je ne pense qu'ˆ �a
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re : Ñ Tu n'oublies pas ton coup de tŽlŽphone, hein, chŽri ? Philippe : Ñ Je ne risque pas de l'oublier, je ne pense qu'ˆ �a. Dans dix minutes.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu ne m'en veux pas ? É oublie ce que j'ai dit.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Vous ne m'en voulez pas pour hier ? J'ai dit un maximum de conneries, non ? Oubliez ce que j'ai dit.
comment veux-tu que [p] ? É tu oublies que [p].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 413
M. de Charlus ežt-il pu imaginer ces mots dits par certaine tendre parente : Ç Comment veux-tu que MŽmŽ soit amoureux de moi ? tu oublies donc que je suis une femme ! È
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu n'as rien oubliŽ ? 1 É c'est tout ce que tu as ˆ me raconter ?
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
La Franchise : Ñ Ah, autre chose ! Pendant qu'ils y Žtaient, ils ont aussi dŽcidŽ de
t'assassiner. Fanfan : Ñ Vous n'avez rien oubliŽ ? C'est tout ce que vous avez ˆ me raconter
? La Franchise : Ñ Oui, c'est tout pour le moment.
ouste
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
allezÉ ouste ! É foutez-moi le camp !
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
En avant ! LE VIEUX MONSIEUR : Ñ Excusez-moi, Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille
un peu dure. Je n'ai pas tr�s bien compris la direction que vous m'avez indiquŽeÉ o� se trouve le
quai du Danube, s'il vous pla”t ?É LE DEUXIEME AGENT : Ñ Vous vous payez ma t�te ! Non, mais, des
foisÉ [É] AllezÉ ousteÉ si vous �tes sourd, ou si vous �tes idiotÉÊfoutez-moi le camp
!
allezÉ ouste ! É vous allez me faire le plaisir de filer !
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Ha, petite dame, ravi d'avoir pu vous �tre agrŽable, mais maintenant, ouste ! Vous allez me faire le plaisir de filer !
page
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'en parle pas É j'ai tournŽ la page.
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
Corinne : Ñ C'est toi qui as bien niquŽ, salaud ! Henri : Ñ Oh !... Pfff.. Corinne : Ñ O.K.,
d'accord, j'en parle pas. On a tournŽ la page. Henri : Ñ Ouais, TU as tournŽ la page. Corinne
: Ñ TU as tournŽ la page. Henri : Ñ Stop. Corinne : Ñ D'accord.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
pour moi c'est une page qui est tournŽe. É je ne veux pas revenir sur [ce qu'on a fait avant]
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa06
(376)(AG97)Fa6 : Ñ je sais/ je sais pas il y a des choses que: que la personne a fait et
que/ bon on s'est trouvŽ peut-�tre dans la m�me situation/ bon j'ai pas envie de reparler de ces
choses-lˆ. EF(Fa6) : Ñ mm. (377)(AG98)Fa6 : Ñ bon c'est c'est/ pour moi c'est une page qui est
tournŽe/ je je veux pas revenir sur ce qu'on a fait avant (aspiration) ben alors soit que c'est
remuer le couteau dans la plaie! ou alors euh: reconna”tre quelque chose et puis �a va �tre un
Žchec/ je veux pas.
tourne la page. É �a ne sert ˆ rien de ressasser
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
AMANDA : Ñ Mais je t'en prie, tourne la page, �a ne sert ˆ rien de ressasser tout �a, il faut que tu ailles de l'avant, que tu vives, que tu penses ˆ toi !
pain
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
il trouva dans sa mŽmoire pour l'avoir lu ou bien entendu dire et proclama aussit™t : É je n'ai pas ŽtŽ ŽlevŽ ˆ manger de ce pain-lˆ.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 285
Ç Je pense que vous avez du caract�re, que vous �tes un homme, [dit] Mme Verdurin, et que
vous saurez parler haut et clair quoiqu'il [=Charlus] dise ˆ tout le monde que vous [=Morel]
n'oserez pas, qu'il vous tient. È Charlie [=Morel], cherchant une dignitŽ d'emprunt pour couvrir la
sienne en lambeaux, trouva dans sa mŽmoire, pour l'avoir lu ou bien entendu dire, et proclama
aussit™t : Ç Je n'ai pas ŽtŽ ŽlevŽ ˆ manger de ce pain-lˆ. D�s ce soir, je romprai avec M. de
Charlus. [É]ÊÈ
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
ils m'insult�rent en me disant : É je ne mange pas de ce pain-lˆ.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 30
Les parents de la petite fille que j'avais amenŽe une heure chez moi avaient voulu dŽposer
contre moi une plainte en dŽtournement de mineure. [É] Je trouvais ˆ la SžretŽ les parents qui
m'insult�rent, en me disant : Ç Nous ne mangeons pas de ce pain-lˆÈ.
paix
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
bon, Žcoute É tu vas me foutre la paix ˆ la fin, ou quoi ?!
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Bon Žcoute, on n'est pas mariŽs, c'est pas parce qu'on a baisŽ qu'on va plus se
l‰cher maintenant, hein ! Jean : Ñ Je baise pas, moi. Martine : Ñ Oui, ben moi j'ai envie d'�tre
seule. Jean : Ñ Ouais, ben tu pourrais me le dire autrement. ‚a va pas ? T'es malade ? Martine : Ñ
Bon Žcoute, tu vas me foutre la paix ˆ la fin, ou quoi ?!
pape
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pour qui veux-tu que ce soit ? É pour le Pape !
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Genevi�ve (entrant). Ñ Oh, les jolies fleurs ! Elles sont pour moi ? Edmond. Ñ Pour qui veux-tu que ce soit ? Pour le pape ?
parce que
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ pourquoi ? É Ñ parce que.
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 113
L'Žl�ve : Ñ On peut soustraire deux unitŽs de trois unitŽs, mais peut-on soustraire deux deux
de trois trois ? et deux chiffres de quatre nombres ? et trois nombres d'une unitŽ ? Le professeur :
Ñ Non, Madeloiselle. L'Žl�ve : Ñ Pourquoi, Monsieur ? Le professeur : Ñ Parce que,
Mademoiselle. L'Žl�ve : Ñ Parce que quoi, Monsieur ?
pardon
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ on ne se g�ne plus É Ñ je te demande pardon
¥ 2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
(Lobatch surprend Damien en train de lire un mot qu'il a Žcrit) Lobatch : Ñ On ne se g�ne plus ! Damien : Ñ Je te demande pardon.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
comment ai-je pu ? É je te demande pardon. 1
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Ñ Eh bien, mon petit Victor, gloire ˆ Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Ñ
Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que
vous avez. ./. Il parut ŽtonnŽ. Ñ Mais bien sžr, mon petit MohammedÉ [É] Comment t'ai-je appelŽ, mon
petit Victor ? ./. HŽ merde. Ñ Vous m'avez appelŽ Victor. Ñ Comment ai-je pu ? Je te demande
pardon.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
pardon. 1 É je ne dirai plus rien
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 145
Elle sentit que son scepticisme venait de heurter ˆ l'aveugle une volontŽ. Elle s'en excusa, me dit en m'embrassant: "Pardon, je ne dirai plus rien."
pareil
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ce n'est pas pareil. É Ñ je ne vois pas la diffŽrence
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie : Ñ J'ai ŽtŽ folle de dŽcider en deux secondes de partir avec toi. Maxence : Ñ Tu as bien dŽcidŽ en deux secondes de t'en aller ! FŽlicie : Ñ Oui, mais c'est pas pareil. Maxence : Ñ Je ne vois pas la diffŽrence.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en ai assez É c'est toujours pareil.
¥ 1957 Ascenseur pour l'Žchafaud, film de Louis Malle
Ñ Ecoute, Louis, c'est la troisi�me fois qu'on fait l'autorouteÉ J'en ai assez, c'est toujours pareilÉ Ñ On aime rouler ou on n'aime pas roulerÉ
j'en ai marre É c'est toujours pareil.
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[La cadette]: Ñ J'en ai marre, c'est toujours pareilÉ Quand Mademoiselle a dŽcidŽ quelque chose, les autres ils ont qu'ˆ rien direÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ chaque fois c'est pareil. É j'en ai marre
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Victoire : Ñ Ë chaque fois, c'est pareil, j'en ai marre !
c'est toujours pareil É je connais la chanson
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Qu'est-ce que tu veux qu'il te demande ? Tu comprends quelque chose au marchŽ des
ordinateurs, toi ? Henri : Ñ Ah ouais, c'est vrai, j'suis con, moi, j'suis l'imbŽcile de la famille.
T'as raison, je ne vois pas pourquoi il me demanderait quelque chose, ˆ moi ! Betty : Ñ Est-ce que
j'ai dit �a Henri : Ñ Ë chaque fois c'est pareil, je la connais par cÏur, ta chanson
!
c'est toujours pareil. É j'en ai marre
¥ 1992 L'arbre de la discorde, film de Daniel Colas
Ñ C'est toujours pareilÉ J'en ai marre !
pourquoi as-tu fait une chose pareille ? É comment as-tu osŽ ?
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
ANNE. Ñ J'ai menti. LE DIABLE. Ñ Mais ce n'est pas possible. Anne, voyons, vous ne savez pas,
vous ne pouvez pas mentir. ANNE, avec sincŽritŽ. Ñ Pourtant, j'ai menti. LE DIABLE. Ñ C'est
impossible, absolument impossible. Anne, pure comme le jour, clairecomme de l'eau de roche. Anne, la
seule personne au monde en qui j'ai eu confiance. Pourquoi avez-vous fait une chose pareille
? Comment avez-vous osŽ ?
parfait
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est tr�s bien É c'est parfait. 1
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 92
L'Žl�ve : Ñ Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Ñ Non plus, Mademoiselle, mais, si
vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu deÉ Mademoiselle ? L'Žl�ve :
Ñ Paris, c'est le chef-lieu deÉ la France ? Le professeur : ÑMais oui, Mademoiselle, bravo, mais
c'est tr�s bien, c'est parfait. Mes fŽlicitations.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est parfait. 1 É mes fŽlicitations
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 92
L'Žl�ve : Ñ Alors vous connaissez Paris ? Le professeur : Ñ Non plus, Mademoiselle, mais, si
vous me le permettez, pourriez-vous me dire, Paris, c'est le chef-lieu deÉ Mademoiselle ? L'Žl�ve :
Ñ Paris, c'est le chef-lieu deÉ la France ? Le professeur : ÑMais oui, Mademoiselle, bravo, mais
c'est tr�s bien, c'est parfait. Mes fŽlicitations.
parier
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en Žtais sžr É je l'aurais pariŽ.
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
DANIELE : Ñ Voilˆ: le type s'am�ne, le genre gros porc, essoufflŽ et congestionnŽ. Il me dit:
Ç Alors on est toute seule ? On s'ennuyait ? È Alors je le regarde, je le regarde longuement, et je
lui dis: Ç Faites Ahhh... Allons, allons, Ahhh... È Alors, il fait Ahhh. Je regarde. Ç J'en Žtais
sžre. Je l'aurais pariŽ. È Le type: Ç Quoi ? È p‰le, bl�me. Ç Qu'en plus, vous �tes le genre
qui ne sait m�me pas faire Ahhh sans petite cuill�re... È
parler
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce que tu viens faire ici ? É Ñ il fallait que je te parle.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Qu'est-ce que tu viens faire ici ? ROSE : Ñ Il fallait que je vous parle... Il y a longtemps que vous n'�tes pas venu.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je voudrais te parler. É Ñ qu'y a-t-il ?
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
JULIEN : Ñ Je voudrais te parler. PRESIDENTE-JEANNE : Ñ Qu'y a-t-il ? JULIEN : Ñ J'ai vu le PrŽsident ce matin. PRESIDENTE-JEANNE : Ñ Et alors ? JULIEN : Ñ Il ne veut rien entendre.
Ñ pourquoi tu me parles comme �a ? É Ñ je ne te parle pas Ç comma �a È
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
MARIE : Ñ Je rentre avec toi... A moins que �a te g�ne ? VINCENT : Ñ Pas du tout... Pourquoi tu me parles comme �a ? MARIE : Ñ Je ne te parle pas Ç comme �a È. Je ne te parle pas du tout. Je suis comme toi.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu es fou É de quoi parles-tu ? 2
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Tu sors avec lui ? JULIETTE: Ñ Tu es compl�tement fou mon vieux. De quoi tu parles ? DIDIER: Ñ Vous �tes dŽjˆ amants ? Ou pas encore ? JULIETTE : Ñ Attends, je ne sors pas avec tous les types que je rencontre !
tu tombes bien É j'ai ˆ te parler.
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
Pessoz. Je ne suis pas d'accord avec toi. [É] (lls regardent Julien qui arrive.) Fran�ois. Pur sophisme... [É] (A Julien.) Tiens, tu tombes bien toi ! J'ai ˆ te parler.
viens É j'ai ˆ te parler.
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
[LÕAssassin a offensŽ le Ma�on, qui veut se venger ; Alphonse intervient] ALPHONSE Ñ Oh !
Mollo ! Mollo ! Mollo ! Hein ? ‚a va maintenant !... Monsieur s'excuse, c'est un regrettable
malentendu, tout le monde va se coucher, et on n'en parle plus. ALPHONSE (ˆ lÕAssassin, comme s'il
rŽprimandait un sale gosse) Ñ Allez viens, toi !... J'ai ˆ te parler !
laisse-moi É je n'ai pas envie d'en parler.
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ Maman, dis-moi juste une seule chose : est-ce que Papa Žtait mon vrai p�re ? GABY. Ñ Laisse-moi, je n'ai pas envie de parler de �a !
ne sois pas grossier É je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-lˆ.
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : Ñ Tu es lˆ, tu rŽgentes tout, tu ratisses tout ! Tu avances comme un bulldozer avec tes gros nichons ! Madame Amet : Ñ Ne sois pas grossier. Je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-lˆ.
je ne parlais pas de �a É je parlais d'autre chose.
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Escrimeurs] Donati : Ñ Je voulais m'excuser. (É) Monsieur de : Ñ De quoi, mon cher ? Ah,
d'avoir gagnŽ ! Oh, mais attention, ce n'est que la premi�re manche ! Donati : Ñ Je ne parlais pas
de �a. M. de : Ñ Ah bon. Donati : Ñ Je parlais d'autre chose.
bonjour É justement, nous parlions de toi.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Rolande : Ñ Oh, mais c'est le docteur ! Bonjour, docteur !É Justement, nous parlions de vousÉ
bon É n'en parlons plus.
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
GERARD : Ñ Enfin, Brigitte, t'es la premi�re femme que je rencontre que j'ai envie de garder.
BRIGITTE : Ñ Ah, voilˆ ! Possessif ! Ç Que j'ai envie de garder È ! Mais mon petit bonhomme, j'ai
aussi le droit de choisir, non ? C'est bien simple : ou on sevoit quand j'ai envie de te voir, ou on
ne se voit plus. GERARD : Ñ Oui, ben alors, on ne se voit plus. BRIGITTE : Ñ Bon. N'en parlons
plus.
bon maintenant c'est fini É on n'en parle plus.
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Camille : Ñ Tout ce que je sais c'est que j't'aime plus. Paul : Ñ C'est chez Jeremie Prokosch
quand tu m'as vu donner une tape sur le derri�re de Francesca Vanini. Camille : Ñ Oui, admettons que
c'est �a. Bon maintenant c'est fini, on n'en parle plus.
tu vois comment tu es É on ne peut pas parler avec toi.
¥ 1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
PAUL : Ñ D'abord je ne pensais pas qu'on serait toutes les nuits ensemble... enfin c'est
comme �a, c'est de ma faute aussi ! Enfin, je croyais que tu aurais plein d'autres choses ˆ faire
que de me voir tous les soirs, je me disais, des fois, on ne se verra pas pendant une semaine, un
mois... tu me laisserais dispara”tre... MARIE, oppressŽe : Ñ Pas sans donner de nouvelles. Pas pour
�tre ici ˆ Paris en m�me temps que moi. PAUL : Ñ Voilˆ, tu n'as pas confiance ! MARIE, d'une voix
sourde : Ñ J'm'en vais. Si tu veux, j'm'en vais, et tu ne me revois plus jamais. PAUL, doucement : Ñ
Tu vois comme tu es, on ne peut pas parler avec toi !
je sais que tu es seul É on peut se parler?
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
[Au tŽlŽphone] Bernard. Ñ Oui ? Malthilde (son ex). Ñ Bernard, je sais que tu es seul, on
peut se parler? Bernard (mariŽ). Ñ On peut se parler n'importe quand. Mathilde. Ñ Oui, bien sžr,
mais je ne voulais pas risquer de te mettre dans l'embarras, tu vois ce que je veux
dire.
je n'ai pas envie d'en parler É on pourrait peut-�tre parler d'autre chose, non ?
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Catherine: Ñ Vous ne voulez pas me raconter ? Antoine: Ñ Non non non, je n'ai pas envie d'en parlerÉ On pourrait peut-�tre parler d'autre chose, non ?
non mais vraiment, ce n'est pas une plaisanterie ? É tu parles sŽrieusement ?
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 11
H. 2, prenant courage : Ñ Tu m'as dit : Ç C'est bien... �a... È Juste avec ce suspens... cet
accent... H. 1 : Ñ Ce n'est pas vrai. ‚a ne peut pas �tre �a... ce n'est pas possible... H. 2 : Ñ Tu
vois, je te l'avais bien dit... ˆ quoi bon ?... H. 1 : Ñ Non mais vraiment, ce n'est pas une
plaisanterie ? Tu parles sŽrieusement ? H. 2 : Ñ Oui. Tr�s. Tr�s
sŽrieusement..
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne parlais pas de �a. É je parlais d'autre chose
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Escrimeurs] Donati : Ñ Je voulais m'excuser. (É) Monsieur de : Ñ De quoi, mon cher ? Ah,
d'avoir gagnŽ ! Oh, mais attention, ce n'est que la premi�re manche ! Donati : Ñ Je ne parlais
pas de �a. M. de : Ñ Ah bon. Donati : Ñ Je parlais d'autre chose.
on ne parle pas comme �a de [son p�re] ! É un peu de respect
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
CATHERINE. Ñ Au fait, il est o� papa ? SUZON. Ñ Il n'est pas reveillŽ. CATHERINE. Ñ Quel flemmard! On va lui faire sa f�te ? MAMY, choquŽe Ñ Catherine ! On ne parle pas comme �a de son p�re ! Un peu de respect tout de m�me !
on parle plus de �a. É je ne veux plus qu'on parle de �a
¥ 1981 La fille prodigue, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 275, 1981]
ANNE : Ð Il [=mon p�re] est amoureux d'une autre femme. Hein ? Il veut Ç for[ni]quer È, comme
tu dis ou il est amoureux ? C'est pas pareil ! LA MERE : Ñ Il est amoureux. ANNE : Ñ On parle
plus de �a. Je ne veux plus qu'on parle de �a... ‚a me fait mal.
tu as vu comment tu me parles ? É pour qui tu te prends ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Denis, ˆ Philippe : Ñ Bon, �a va, je crois qu'elle a compris, lˆ ! Hein, t'as compris, Betty,
dans l'ensemble ! Philippe : Ñ Alors de quoi i' se m�le, lui, lˆ ? On lui a demandŽ un commentaire ?
(Denis saute sur Philippe.) Denis : Ñ Tu as vu comment tu me parles ? (ˆ Betty, qui
le retient) T'as vu comment i' m' parle, non ? Pour qui i' s' prend, c'ui-lˆ
?
tu me parles pas comme �a ! É �a va pas la t�te
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LA MéRE: Ñ D'o� tu viens trempŽe comme �a ? Papa devait venir te chercher au bus ! je croyais
que t'Žtais ˆ la maison. JEANNE (hurlant, en sanglots) : Ñ D'o� je, viens ! ? justement... Il
m'arrive que si papa vient me chercher pour... Et puis merde, j'enai vraiment marre. LA MéRE : Ñ
Qu'est-ce que tu racontes ? JEANNE : Ñ Je raconte que vous faites chier ! Vous �tes tous tarŽs dans
cette baraque ! LA MéRE (lui flanquant une gifle) : Ñ Eh oh ! Tu me parles pas comme �a ! ‚a
va pas la t�te, explique-toi, nom de Dieu !
tu peux bien en parler. 2 É tu ne sais pas ce que c'est
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa25
(259)(MA14)Fa25 : Ñ bon et la maladie euh (silence) je sais pas/ c'est difficile d'en parler
comme ou/ quand on n'est jamais malade/ c'est toujours ce qu'on me dit d'ailleurs/ EF(Fa25) : Ñ m
(260)(MA15)Fa25 : Ñ on me dit: euh (rire) les copains me disent toujours {toi tu peux bien en
parler/ tu sais pas ce que c'est et c¾tera}/ c'est vrai que j'aurais une attitude plut™t:
plut™t: comment dire? optimiste vis-ˆ-vis de la maladie
tu peux parler. 3 É tu t'es vu ?
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
BŽatrice : Ñ Tu joues la comŽdie. Tu veux avoir l'air de quelqu'un d'extraordinaire. C'est facile d'�tre mŽchant. Forster : Ñ Tu peux parler ! Tu t'es vue, avec ton bonhomme ?
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
j'Žtais en fureur je lui dis : É je ne te permets pas de me parler ainsi.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 306
Un jour j'Žtais dans les Champs-ElysŽes, M. de BrŽautŽ, que je n'avais vu qu'une fois, se mit
ˆ me regarder avec une telle insistance que je m'arr�tai et lui demandai pourquoi il se permettait
de me regarder comme �a. Il me rŽpondit : Ç Je vous regarde parce que vous avez un chapeau ridicule.
È C'Žtait vrai. C'Žtait un petit chapeau avec des pensŽes, les modes de ce temps-lˆ Žtaient
affreuses. Mais j'Žtais en fureur, je lui dis : Ç Je ne vous permets pas de me parler ainsi.
È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu fais bien de m'en parler. 2 É s'Žcria-t-il
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 81
Ç Ë propos de dreyfusards, dis-je, il para”t que le prince Von l'est. Ñ Ah ! vous faites
bien de me parler de lui, s'Žcria M. de Guermantes, j'allais oublier qu'il m'a demandŽ de venir
d”ner lundi. Mais qu'il soit dreyfusard ou non, cela m'est parfaitement Žgal puisqu'il est Žtranger.
Je m'en fiche comme de colin-tampon. [É] È
parole
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je tiendrai parole. É aie confiance
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 240
Daisy : Ñ Mon pauvre chŽri, je rŽsisterai avec toi, jusqu'au bout. BŽrenger : Ñ Le pourras-tu ? Daisy : Ñ Je tiendrai parole. Aie confiance.
ma parole d'honneur ! 1 É demande ˆ [Oriane]
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 465
Ñ Il parle latin, enchŽrit le duc. Ñ Comment, latin ? demanda la princesse. Ñ Ma parole d'honneur ! que Madame demande ˆ Oriane si j'exag�re.
parti
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tant pis É tant pis, j'en ai pris mon parti.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
LUCAS (ˆ sa femme, Marion, qui dirige le thމtre). Ñ Que tu me nŽgliges, moi, tant pis, j'en ai pris mon parti. Mais pour les autres, [É] la pi�ce passe avant tout. Alors il faut t'occuper d'eux davantage.
partir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É je dois partir.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche. Ñ Vous faites de la voile ? Alexandre. Ñ Euh... du bateau, oui, mais en mer. La planche, disons, non, j'ai simplement essayŽ... Excusez-moi, mais je dois partir aussi.
partout
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas de ma faute É je ne peux pas �tre partout ˆ la fois.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Petit con, tu peux pas faire attention, je t'avais dit de pas envoyer une seule
goutte d'eau dans l'autre champ, comment je vais faire pour semer maintenant ? BRUNO : Ñ C'est pas
ma faute, �a a cassŽ quand je suis allŽ mettre l'eau dans les aubergines derri�re la maison ; je
peux pas �tre partout ˆ la fois.
passŽ, n.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a n'a plus d'importance É tout �a c'est du passŽ.
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ Maman, dis-moi juste une seule chose : est-ceque Papa Žtait mon vrai p�re ? GABY. Ñ
Laisse-moi, je n'ai pas envie de parler de �a ! SUZON. Ñ Maman, j'ai le droit de savoir. Tu as
ŽpousŽ papa lorsque tu Žtais enceinte... Dis-moi ! GABY. Ñ Mais �a n'a plus d'importance tout �a,
c'est du passŽ.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tout �a, c'est du passŽ. É je ne veux pas revenir lˆ-dessus
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie : Ñ Oh, puis je ne veux plus y penser [ˆ mon amour perdu]. Tout �a, c'est du passŽ. Je ne veux pas revenir lˆ-dessus. On n'en parle plus, promis.
passer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce qui se passe ? 4 É Ñ il se passe que [�a m'ennuie]
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 83
ELLE : Ñ Tu ne trouves pas que c'estÉ LUI : Ñ Que c'est quoi ? ELLE : Ñ Que c'estÉ oui, assez
chouette. (Silence) Mais qu'est-ce qui se passe ? LUI : Ñ Il se passe que �a m'ennuie.
Il se passe que je ne veux pasÉ pas maintenant.
Ñ qu'est-ce qui se passe ? 4 É Ñ je t'expliquerai
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Ñ Je peux venir te voir demain matin ? Voix de Francis. Ñ J'ai cours ˆ 8 heures. Jean-Paul : Ñ Avant. Voix de Francis : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? Jean-Paul : Ñ Je t'expliquerai... je t'embrasse. Ë demain.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est rien É �a va passer.
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
(Apr�s une dispute.) DIDIER: Ñ Je comprends pas. Je vais pas te laisser comme �a... JULIETTE:
Ñ Mais si, laisse-moi. Il la prend par le bras. Elle se dŽgage violemment et essaie de le
frapper. JULIETTE: Ñ Laisse-moi. C'est rien, �a va passer. Mais maintenant, laisse-moi.
je suis sŽrieuse, Didier. Tu me laisses maintenant. Tu me laisses.
je fais signe que ce n'est rien É �a va passer.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 193
Ñ K'avez-vous, chŽri ?. K'est-ce ke vous rire komme �a, dites ?. / Je fais signe que ce n'est rien. ‚a va passer. Tout passe. Le rire dans les larmes, l'amour dans l'habitude, la vie dans la mort [É]
ne t'inqui�te pas, ce n'est rien É �a va passer.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 125
BƒRENGER : Ñ Vous �tes inondŽ de sueurÉ ƒDOUARD : Ñ Et glacŽ, en m�me temps, ahÉ cette toux,
c'est affreuxÉ BƒRENGER : Ñ N'attrapez pas froid. Voulez-vous une couverture ? ƒDOUARD,
frissonnant : Ñ Ne vous inquiŽtez pas. Ce n'est rienÉ �a va passer.
non merci É je ne fais que passer.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
PROCUREUR : Ñ Vous dŽjeunez ? JUGE : Ñ Non, merci, non. Je ne faisais que passer. Heu... ‚a n'a pas d'importance. Plus tard, hein...
qu'est-ce que tu as ? É que se passe-t-il ? 3
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
(Sabine entre, mŽconnaissable, le visage marbrŽ par les larmes, mal coiffŽe, v�tue de noir.
Elle arrive jusqu'ˆ son bureau et s'effondre) Barny : Ñ Qu'est-ce que vous avez, Sabine ? Que se
passe-t-il ? Sabine : Ñ (...) mon fr�re a ŽtŽ arr�tŽ par la Gestapo.
pourquoi ? É qu'est-ce qui se passe ? 3
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond : Ñ On ne part plus [É] Tu iras te faire rembourser, on ne part plus. Raymonde : Ñ Et pourquoi, qu'est-ce qui s'est passŽ ? Tu sais bien que l'air est malsain pour toi ici.
attends, attends, je ne comprends plus É qu'est-ce qui se passe ? 4
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
1er homme. Ñ Tu sais pas ce qui lui arrive, ˆ Marcel ? 2e homme. Ñ Non nonÉ Il y a un mois
que je l'ai pas vu. 1er homme. Ñ Il ne t'a jamais parlŽ de la blonde qui habite dans son immeuble ?
2e homme. Ñ Ah ben si ! si si, il a eu une histoire avec elle,�a marchait tr�s bien dÕailleursÉ 1er
homme. Ñ Ben oui, mais maintenant, �a ne marche plus, il ne peut plus s'en dŽbarrasser ! 2e homme. Ñ
Attends, attends, je ne comprends plus, qu'est-ce qui se passe ?
mais qu'est-ce que c'est ? É qu'est-ce qui se passe ? 4
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
[Invectives entre cochers apr�s un accrochage] Donati : Ñ Mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
passe pour [les sc�nes de jalousie] É mais cela
¥ 1928 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 310
Jamais vous n'effacerez les odieuses choses que vous me servez sur mon physique, avec tant
d'acharnement et de bassesse, et cette figure haineuse que vous avez dans ces moments-lˆ. Passe
pour les sc�nes de jalousie. Mais cela, mais cela. Et y revenir sans cesse !
que se passe-t-il ? 1 É mais qu'est-ce que c'est ?
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 22
Jean : Ñ Non, il est vrai, je n'Žtais pas invitŽ. On ne m'a pas fait cet honneurÉ Toutefois,
je puis vous assurer que m�me si j'avais ŽtŽ invitŽ, je serais pas venu, carÉ (les bruits sont
devenus Žnormes) Que se passe-t-il ? (Les bruits du galop d'un animal puissant et
lourd sont tout proches, tr�s accŽlŽrŽs; on entend son hal�tement.) Mais qu'est-ce que c'est
?
que se passe-t-il ? 3 É [Madame] n'est pas bien
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
La bonne : Ñ Que se passe-t-il ? Madame n'est pas bien ! L'ami : Ñ Laissez-nous, je vais lui donner ˆ boire. ‚a ira mieux.
qu'est-ce qui se passe ? É o� tu vas ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Je m'en vais un petit momentÉ et puis je reviens. [É] Denis, tu t'occupes de tout ?
Je te fais confiance ? Denis : Ñ Y a pas de probl�me. La m�re : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? O�
tu vas ? Henri : Ñ Je vais me promener un peu.
qu'est-ce qui se passe ? 5 É �a va pas la t�te
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Alors la caille, t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dŽjˆ pas mal. LA MéRE : Ñ DŽgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PéRE : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? ‚a va pas la t�te ?
payer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas mes oignons É je ne suis pas payŽ pour �a.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 58
LE POLICIER : Ñ Ah ! tes complexes ! Tu ne vas pas nous emb�ter avec �a ! Ton papa, ta maman, la piŽtŽ filiale !É C'est pas mes oignons, je ne suis pas payŽ pour �a. Continue ta route.
si tu fais �a É tu le paieras cher !
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 214
Apr�s avoir ŽchangŽ un rapide coup d'Ïil, Loulou et Olivier tent�rent une Žvasion. Ils ne
purent dŽpasser la premi�re cour o� on les repris pour les rŽduire ˆ l'immobilitŽ. Ç Le cirage !
rŽclama Labrousse. Ñ Si vous faites �a, vous le paierez cher ! dit Loulou. Ñ On se vengera
Ïil pour Ïil dent pour dent ! È affirma Olivier.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu te paies ma t�te ? 2 É non mais des fois
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 175
LE VIEUX MONSIEUR : Ñ Excusez-moi, Monsieur l'Agent, excusez-moi, j'ai l'oreille un peu dure.
Je n'ai pas tr�s bien compris la direction que vous m'avez indiquŽeÉ o� se trouve le quai du Danube,
s'il vous pla”t ?É LE DEUXIEME AGENT : Ñ Vous vous payez ma t�te ! Non, mais, des
foisÉ
peine 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
merci É ne te donne pas tant de peine.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 163
Fr�re Tarabas : Ñ Encore une fois, je ne veux pas insister, mais ne vous g�nez pas si vous voulez en voir d'autres. Jean : Ñ Merci. Ne vous donnez pas tant de peine.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
[elle] avait ricanŽ (É) d'un air si mŽchant : É il me fait de la peine. 3
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 423
Au bout d'un moment, leur amie ˆ l'air pauvre et dur, qui avait ricanŽ le premier jour d'un
air si mŽchant: " Il me fait de la peine, ce pauvre vieux " en parlant du vieux monsieur
effleurŽ par les pieds lŽgers d'AndrŽe, vient dire ˆ Albertine: " Bonjour, je vous dŽrange ?
"
un air si cruel quand elle avait dit: É il me fait de la peine. 3
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 424
Alors au moment o� Albertine me nomma, sur la figure et dans les yeux bleus de cette jeune
fille ˆ qui j'avais trouvŽ un air si cruel quand elle avait dit: " Ce pauvre vieux, y m'fait d'la
peine ", je vis passer et briller un sourire cordial, aimant, et elle me tendit la
main.
peine 3
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ oh merci ! É Ñ pas la peine.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
RenŽe : Ñ Quand on vous a interrogŽ vous avez rŽpondu que j'Žtais seule dans la chambre. Pourquoi ? Edmond : Ñ Comme �a, par intuition, je sentais que �a vous ferait plaisir. RenŽe : Ñ Oh merci! Edmond : Ñ Pas la peine.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
non, merci, É ce n'est pas la peine. 2
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
TONI. Attends, attends, je vais te donner un coup de main, va. SEBASTIAN. Oh, non merci, va, c'est pas la peine.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas la peine. 2 É ne te dŽrange pas
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
INSTITUTEUR. Ñ Je ne veux pas vous dŽranger plus longtempsÉ Au revoir. LA LOI. Ñ Au revoir
Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ñ Eh bien, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance.
MONSIEUR. Ñ Moi, de m�me. INSTITUTEUR. Ñ J'esp�re que nous nous reverrons bient™t. MONSIEUR. Ñ Mais
certainement. [É] LA LOI. Ñ Je vous accompagne Monsieur l'lnstituteur. INSTITUTEUR. Ñ Ce n'est
pas la peine, ne vous dŽrangez pas, je connais le chemin. Au revoir.
pas la peine. É j'ai confiance
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
NINA. Ñ Je vous apporte de l'argent. Les 10 000 francs pour les billes de peupliers. TISANE.
Ñ Mais, �a ne pressait pas. NINA. Ñ Qui paye ses dettes s'enrichit comme dirait Dicton. Si vous
voulez vŽrifier. TISANE. Ñ Pas la peine, j'ai confiance.
pas la peineÉ É tu ferais mieux [d'aller manger]
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Ñ Entre les ragots sur Silien et les relations qu'entretient ton Nuttheccio avec les poulets. il y a une mesure !... Tu veux que je prŽcise ? Gilbert : Ñ Pas la peineÉ, tu ferais mieux d'aller manger...
pendant
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu nas qu'ˆ [faire a] É pendant que tu y es 2
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Belka : Ñ Ta famille aussi a tŽlŽphonŽ. Lucette, ta ni�ce, elle te cherche. Georges : Ñ Ben voyons ! T'as qu'ˆ leur dire de venir tous ensemble, pendant que tu y es ! Comme �a, ils rŽgleront mon compte !
pensable
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
est-ce admissible ? É est-ce pensable ?
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 82
La plus puissante des religions universelles reste ˆ ce jour sans lieu de dŽvotion. Est-ce admissible ? Est-ce pensable ?
penser
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ c'est gentil de me dire �a É Ñ je le pense vraiment
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 238
Ñ Tu n'as jamais ŽtŽ un enfant comme les autres, Momo. Et tu ne seras jamais un homme comme
les autres, j'ai toujours su �a. Ñ Merci, docteur Katz. C'est gentil de me dire �a. Ñ Je le pense
vraiment. Tu seras toujours tr�s diffŽrent.
Ñ tu as [demandŽ] ? É Ñ je n'y ai pas pensŽ. 2
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
SERGE : Ñ Tu lui as demandŽ s'il le connaissait ? ERIC : Ñ Non, j'y ai pas pensŽ. SERGE : Ñ T'es une cloche!... T'aurais pu lui demander pendant que t'Žtais lˆ.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ˆ quoi tu penses ? 2 É Ñ ˆ rien
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 350
Pendant ces heures, quelquefois je voyais flotter sur elle, dans ses regards, dans sa
moue, dans son sourire, le reflet de ces spectacles intŽrieurs dont la contemplation la faisait
ces soirs-lˆ dissemblable, ŽloignŽe de moi ˆ qui ils Žtaient refusŽs. Ç Ë quoi pensez-vous,
ma chŽrie ? Ñ Mais ˆ rien. È
Ñ qu'est-ce que tu en penses ? É Ñ ah �a c'est une tr�s bonne idŽe !
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Forster : Ñ J'ai bien envie d'Žcrire une Ç autopsie du surrŽalisme È, pour remettre les choses au point. Qu'est-ce que vous en pensez ? Jacques : Ñ Ah, �a, c'est une tr�s bonne idŽe. ‚a oui !
Ñ qu'est-ce que tu en penses ? É Ñ j'en pense rien du tout.
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Jean, dŽpliant un journal. Tu as lu le canard ? Ç LE REPRIS DE JUSTlCE GlLBERT VARNOVE
A-T-IL ETE VICTIME D'UN REGLEMENT DE COMPTES ? È Maurice : Ñ Ah !... oui..., j'ai vu �a. Jean : Ñ Il
s'est bien dŽfendu, le gars qui a fait �a, hein. Qu'est-ce quetu en penses ? Maurice : Ñ J'en
pense rien du tout.
Ñ tu n'y penses pas ! É Ñ mais je ne pense qu'ˆ �a !
¥ 1935 La kermesse hŽro•que, film de Jacques Feyder [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 27, 1963]
L'HOSTELIERE. Ñ C'est expr�s que vous avez posŽ lˆ votre banni�re ? LE PORTE-FANION. Ñ Oui,
j'ai pris la frange ˆ un clou. LÕHOSTELIERE. Ñ Je vais vous recoudre �a. (Elle entre dans la
chambreÉ) VOIX DE LÕHOSTELIERE. Ñ Vous nÕy pensez pas ! VOIX DU PORTE-FANION. Ñ Mais je ne
pense qu'ˆ �a ! VOIX DE LÕHOSTELIERE. Ñ Mais pour qui me prenez-vous ? A•e ! VOIX DU PORTE-FANION. Ñ
Quoi donc ? VOIX DE LÕHOSTELIERE. Ñ J'ai juste le soleil dans IÕÏil !
Ñ tu n'y penses pas ! É Ñ mais si ! mais si !
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Le dŽputŽ : Ñ Bonjour Laval ! La dissolution du Parlement ! Vous n'y pensez pas ! Laval : Ñ Mais si, mais si !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais voyons ! É comment peux-tu penser �a ?
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 57
H 3 : Ñ Ce n'est pas possible ?... Ne me dites pas que vous �tes devenu un de ces indiffŽrents... un de ces ti�des pour qui les idŽes... H 2 : Ñ Mais voyons ! comment pouvez-vous penser �a... Non, pas du tout.
qu'est-ce que tu dis ? É comment peux-tu penser �a ?
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 158
Jean : Ñ Et alors, s'il est devenu rhinocŽros de plein grŽ ou contre sa volontŽ, �a vaut
peut-�tre mieux pour lui. BŽrenger : Ñ Que dites-vous lˆ, cher ami ? Comment pouvez-vous
penserÉ Jean : Ñ Vous voyez le mal partout. Puisque �a lui fait plaisir dedevenir rhinocŽros,
puisque �a lui fait plaisir ! Il n'y a rien d'extraordinaire ˆ cela.
ne l'Žcoute pas É il ne pense pas ce qu'il dit.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
MONIQUE : Ñ Quand on fait des b‰tards, on les cache. Elle sort de la pi�ce en claquant la porte. LA FEMME DU PéRE : Ñ Ne l'Žcoutez pas, elle pense pas ce qu'elle dit. LE PéRE : Ñ Elle est folle, cette fille.
tu vois É il suffisait d'y penser.
¥ 1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 92, 20 ]
[Catrine expose la thŽorie selon laquelle Ç l'homme n'aurait ŽtŽ crŽŽ que pour prendre en
charge l'existence du chat È] Ridder (souriant) Ñ Je suis content que tu aies rŽsolu le probl�me de
qui sommes-nous et pourquoi. Il y a longtemps que cela me tracassait. Catrine Ñ Moi aussi. Mais tu
vois, il suffisait d'y penser.
a qui la faute ? É j'aime mieux ne pas y penser
¥ 1928 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 312
Je rŽp�te ce que j'ai dit : n'est-il pas imbŽcile de discuter Ñ je ne dis pas disputer Ñ
comme tu obliges ˆ le faire par tes folies, alors que les choses agrŽables seraient tellement plus
simplesÉ et plus agrŽables ? Je le rŽp�te Žgalement : A qui la faute ? J'aime mieux n'y pas
penser. La col�re me reprend.
c'est vrai É j'aurais dž y penser.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 169
LE VIEILLARD : Ñ Votre ami a dž l'oublier [= sa serviette] chez vous, quand vous �tes sortis, dans votre prŽcipitation ! BƒRENGER : Ñ Comment le savez-vous ? ƒDOUARD : Ñ C'est vrai, j'aurais dž y penser !
ce n'est pas croyable É je n'aurais jamais pensŽ que [p].
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 311
Plein d'une mŽlancolique ironie, Swann les regardait Žcouter l'interm�de de piano [É] et
suivre le jeu vertigineux du virtuose, Mme de Franquetot anxieusement, les yeux Žperdus comme si les
touches sur lesquelles il courait avec agilitŽ avaient ŽtŽ une suite de trap�zes d'o� il pouvait
tomber d'une hauteur de quatre-vingt m�tres, et non sans lancer ˆ sa voisine des regards
d'Žtonnement, de dŽnŽgation qui signifiaient : Ç Ce n'est pas croyable, je n'aurais jamais pensŽ
qu'un homme pžt faire cela. È [É]
excuse-moi É je ne sais pas ˆ quoi je pensais.
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 53
H 3 : Ñ Ce qu'il faut, c'est dŽtruire son idŽe. La dŽtruire compl�tement... Avec une autre
idŽe... notre idŽe s'attaquant ˆ la sienne... H 2 : Ñ Un combat d'idŽes... et la n™tre par sa seule
force... doit pouvoir... H 3 : Ñ Oui, triompher... n'importe o�. M�me lˆ. Faites-la revenir. H 2 : Ñ
Qui ? H 3 : Ñ La porteuse, bien sžr. Les idŽes, vous le savez bien, ont besoin de porteurs pour
circuler... H 2 : Ñ ƒvidemment. Excusez-moi, je ne sais pas ˆ quoi je
pensais...
c'est vrai É je n'y pensais pas.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 240
Ç Crois-tu, ce pauvre Swann [=dŽcŽdŽ] qui dŽsirait tant que Gilberte fžt re�ue chez les
Guermantes, serait-il heureux s'il pouvait voir sa fille devenir une Guermantes ! Ñ Sous un autre
nom que le sien, conduite ˆ l'autel comme Mlle de Forcheville ? crois-tu qu'il en serait si heureux
? Ñ Ah ! c'est vrai, je n'y pensais pas. Ñ C'est ce qui fait que je ne peux pas me rŽjouir
pour cette petite "rosse" ; cette pensŽe qu'elle a eu le cÏur de quitter le nom de son p�re qui
Žtait si bon pour elle. Ñ Oui, tuas raison, tout compte fait, il est peut-�tre mieux qu'elle [=la
grand-m�re du Narrateur] ne l'ai pas su. È
il faut [faireÉ] É qu'est-ce que tu en penses ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Il faut contacter la presse locale, qu'est-ce que vous en pensez ? UN GRƒVISTE : Ñ Je m'en occupe.
�a me donne la chair de poule É rien qu'ˆ y penser.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 163
L'Žtat dans lequel j'avais laissŽ Madame Rosa me donnait la chair de poule, rien qu'ˆ y penser.
allons, qu'est-ce que tu racontes ? É tu n'y penses pas !
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 27
H. 2 : Ñ les po�tes... Eh bien non, je n'en suis pas un... et si tu veux le savoir, je n'en
serai pas un. Jamais. Tu n'auras pas cette chance. H. 1 : Ñ Moi ? Cette chance ? Je crois que si tu
te rŽvŽlais comme un vrai po�te... il me semble que la chance serait plut™t pour toi. H. 2 : Ñ
Allons, qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'y penses pas...
par un temps pareil ? É tu n'y penses pas !
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
GUILLAUME. Ñ Tu viendras te promener avec moi, Louison ? LOUISON. Ñ Par un temps pareil ? tu n'y penses pas ! GUILLAUME. Ñ Cet orage ne va pas durer.
tu peux me dire tout ce que tu veux É tu peux penser ce que tu veux.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ Tu peux me dire tout ce que tu veux, tu peux penser ce que tu veux, tu peux me traiter de tous les noms, de ce que tu veux, �a m'est compl�tement Žgal.
c'est gentil mais É tu sais bien que tu ne penses pas ce que tu dis.
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Lo•c : Ñ Ben, viens t'installer chez moi. On peut amŽnager la chambre du haut. FŽlicie : Ñ Si
j'ai quittŽ Maxence, c'est sžrement pas pour me remettre avec toi. Lo•c : Ñ Non, mais je te propose
de vivre simplement chez moi, en amie. FŽlicie : Ñ C'est tr�s gentil, mais tu sais bien que tu ne
penses pas ce que tu dis.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ quoi tu penses ? 3 É tu oublies que [p]
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 110
Si ˆ dix heures et demie un distrait tirait sa montre en disant : Ç Allons, encore une heure
et demie avant le dŽjeuner È, chacun Žtait enchantŽ d'avoir ˆ lui dire : Ç Mais voyons, ˆ quoi
pensez-vous, vous oubliez que c'est samedi ! È
il fallait y penser. 1 É quelle prŽsence d'esprit !
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 67
ELLE : Ñ [É] Oh c'Žtait terrible. J'avais envie de me boucher les oreilles, de me cacher, loin de toi, j'Žtais pr�te ˆ renierÉ Quand tout ˆ coup. comment as-tu trouvŽ ? Quelle prŽsence d'espritÉ il fallait y penser.
il suffisait de le dire. É c'est parfait
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE (amoureux de Gilberte) : Ñ Je ne voudrais pas t'emb�ter. Mais tu n'as pas quelque
chose ˆ me dire ? GILBERTE : Ñ Si. Je vais me marier. ALEXANDRE : Ñ Eh bien, c'est parfait. Il
suffisait de le dire. C'est pour quand ? GILBERTE : Ñ Le mois prochain.
je le pensais. É je m'en doutais
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 123
Jean : Ñ Vous saviez que j'allais venir ? Fr�re Tarabas : Ñ Nous le pensions, nous nous en doutions. C'est la maison o� l'on vient d'habitude. La preuve : vous �tes lˆ.
je ne pense qu'ˆ �a É je ne risque pas de l'oublier
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re : Ñ Tu n'oublies pas ton coup de tŽlŽphone, hein, chŽri ? Philippe : Ñ Je ne risque pas de l'oublier, je ne pense qu'ˆ �a. Dans dix minutes.
je n'y avais pas pensŽ. É excuse-moi
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Tu m'as dit que Valentine te tŽlŽphonait, or j'ai appelŽ chez elle et elle est
sortie depuis ce matin. CŽcilia : Ñ Et alors, qu'est-ce que �a prouve ? Elle m'appelait d'une
cabine. Martin : Ñ Ah oui, je n'y avais pas pensŽ, excuse-moi... Je comprends plus
rien...
je penserai ˆ toi. É promis
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ J'en ai parlŽ hier soir avec Papa. Il m'a dit : Ç Tu as bien fait de m'avouer tout.... je comptais aller chez mon notaire demain. Je penserai ˆ toi. Promis. È
non, penses-tu, É au contraire !
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
MARCO : Ñ J'ai amenŽ ma sÏur, �a vous dŽrange pas ? PAUL : Ñ Non, non, penses-tu, au contraire.
n'y pense plus. É dors
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
ELƒNA : Ñ C'est un salopard quand m�me de m'avoir fait croire qu'on se fian�aient... alors que la bague [qu'il m'a donnŽe] Žtait ˆ sa m�re ! ANAIS : Ñ Y pense plus ! Dors !
qu'est-ce que tu en penses ? É si on [passait la nuit ensemble] ?
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
FRAN‚OIS : Ñ Qu'est-ce que t'en penses ? Si on passait la nuit ensemble ? BRIGITTE : Ñ Si tu veux...
rien que d'y penserÉ É quelle horreur !
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 77
VOIX DIVERSES : Ñ On a honte devant eux de profanerÉ on a envie de soustraire ˆ leur contactÉ de mettre ˆ l'abriÉ il ne faut surtout pas les provoquerÉ qu'ils n'approchent pasÉ enfin, rien que d'y penserÉ quelle horreurÉ
tu peux penser ce que tu veux. É �a m'est complŽtement Žgal
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ Tu peux me dire tout ce que tu veux, tu peux penser ce que tu veux, tu peux me traiter de tous les noms, de ce que tu veux, �a m'est compl�tement Žgal.
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
habituellement de tels regards font dire ˆ l'interlocuteur : É ˆ quoi penses-tu donc ? 2
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 129
Legrandin pris au dŽpourvu par cette question ˆ un moment o� ses yeux Žtaient fixŽs sur mon
p�re, ne put les dŽtourner, mais les attachant de seconde en seconde avec plus d'intensitŽ Ñ et
tout en souriant tristement Ñ sur les yeux de son interlocuteur,avec un air d'amitiŽ et de
franchise et de ne pas craindre de le regarder en face, il sembla lui avoir traversŽ la figure comme
si elle fžt devenue transparente, et voir en ce moment bien au delˆ derri�re elle un nuage vivement
colorŽ qui lui crŽait un alibi mental et qui lui permettrait d'Žtablir qu'au moment o� on lui avait
demandŽ s'il connaissait quelqu'un ˆ Balbec, il pensait ˆ autre chose et n'avait pas entendu la
question. Habituellement de tels regards font dire ˆ l'interlocuteur: "A quoi pensez-vous
donc?"
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu penses ! 1 É exclamŽ avec la plus grande Žnergie
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 183
Certaines choses Žtaient extr�mement aga�antes chez ce liftier : quoi que je lui eusse dit,
il m'interrompait par une locution, Ç Vous pensez ! È ou Ç Pensez ! È, qui semblait
signifier ou bien que ma remarque Žtait d'une telle Žvidence que tout le monde l'ežt trouvŽe, ou
bien reporter sur lui-m�me le mŽrite comme si c'Žtait lui qui attirait mon attention lˆ-dessus.
"Vous pensez" ou "Pensez!" exclamŽ avec la plus grande Žnergie revenait toutes les
deux minutes dans sa bouche, pour des choses dont il ne se fut jamais avisŽ, ce qui m'irritait tant
que je me mettais aussit™t ˆ dire le contraire pour lui montrer qu'il n'y comprenait rien. Mais ˆ ma
seconde assertion, bien qu'elle fut inconciliable avec la premi�re, il ne rŽpondait pas moins:
"Vous pensez!" "Pensez!", comme si ces mots Žtaient inŽvitables. Je lui pardonnais
difficilement aussi qu'il employ‰t certains termes de son mŽtier et qui eussent ˆ cause de cela ŽtŽ
parfaitement convenables au propre, seulement dans le sens figurŽ, ce qui leur donnait une intention
spirituelle assez bŽb�te, par exemple le verbe pŽdaler. Jamais il n'en usait quand il avait fait une
course ˆ bicyclette. Mais si ˆ pied, il s'Žtait dŽp�chŽ pour �tre ˆ l'heure, pour signifier qu'il
avait marchŽ vite, il disait: "Vous pensez si on a pŽdalŽ!"
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
habituellement de tels regards font dire ˆ l'interlocuteur : É ˆ quoi penses-tu donc ? 2
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 129
Legrandin pris au dŽpourvu par cette question ˆ un moment o� ses yeux Žtaient fixŽs sur mon
p�re, ne put les dŽtourner, mais les attachant de seconde en seconde avec plus d'intensitŽ Ñ et
tout en souriant tristement Ñ sur les yeux de son interlocuteur,avec un air d'amitiŽ et de
franchise et de ne pas craindre de le regarder en face, il sembla lui avoir traversŽ la figure comme
si elle fžt devenue transparente, et voir en ce moment bien au delˆ derri�re elle un nuage vivement
colorŽ qui lui crŽait un alibi mental et qui lui permettrait d'Žtablir qu'au moment o� on lui avait
demandŽ s'il connaissait quelqu'un ˆ Balbec, il pensait ˆ autre chose et n'avait pas entendu la
question. Habituellement de tels regards font dire ˆ l'interlocuteur: "A quoi pensez-vous
donc?"
perdre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il faut essayer É il n'y a rien ˆ perdre.
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 169
H. 2 : Ñ Attendez, je vais vous raconter. ‚a vous est Žgal, Marthe, que je raconte ? F. 4,
tristement et sans espoir : Bien sžrÉ tout ce que vous voudrez. Comment pourrais-je refuser
? Si vous pensezÉ Seulement je douteÉ H. 2 : Ñ Moi aussi, ˆ vrai dire. Mais il faut essayer. Il
n'y a rien ˆ perdre, croyez-moi.
tant pis pour toi É tu ne sais pas ce que tu perds.
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Maxime : Ñ DŽsolŽ, ils ne veulent pas de toi. Ils prŽf�rent garder le m�me interlocuteur. Ils disent qu'ils sont habituŽs. StŽphane : Ñ Tant pis pour eux ! Ils ne savent pas ce qu'ils perdent.
p�re
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
ce n'est pas mon p�re. É [il] avait l'habitude comme il fredonnait les refrains de l'annŽe de parsemer ses discours des plaisanteries nouvelles
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 21
- Il y a des Guermantes qui restent rue de la Chaise, disait le valet de chambre, j'avais un
ami qui y avait travaillŽ; il Žtait second cocher chez eux. Et je connais quelqu'un, pas mon copain
alors, mais son beau-fr�re qui avait fait son temps au rŽgiment avec un piqueur du baron de
Guermantes. "Et apr�s tout allez-y donc, c'est pas mon p�re!" ajoutait le valet de la chambre
qui avait l'habitude comme il fredonnait les refrains de l'annŽe, de parsemer ses discours des
plaisanteries nouvelles.
permettre
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ si je peux me permettre É Ñ on ne t'a rien demandŽ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re, ˆ Betty : Ñ Que tu le veuilles ou non, tu es une femme, et une femme ne dit pas de
grossi�retŽs, hein ! C'est pas moi qui l'ai inventŽ. Denis : Ñ Ben moi si je peux me
permettreÉ La m�re : Ñ On vous a rien demandŽ, ˆ vous ! Vous voyez pas qu'on parle entre nous
?
Ñ tu permets ? 1 É Ñ mais bien volontiers
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
(IrŽnŽe a fait lecture du contrat quÕil vient dÕobtenir.) L'ONCLE. Ñ Il y a une question
grave que je me pose depuis un moment. IRƒNƒE. Ñ A propos du contrat ? L'ONCLE. Ñ Oui. A propos du
contrat. Tu permets ? IRƒNƒE. Ñ Mais, bien volontiers.
Ñ vous permettez ? É Ñ faites donc
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 219
Trouscaillon [É] alla s'asseoir pr�s ˆ c™tŽ de lui. Ñ Vous permettez ? qu'il demanda. Ñ Faites donc.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est un vŽritable scandale ! É il y a des choses qui devraient pas �tre permises. 1
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
[Le p�re am�ne chez le coiffeur son fils dont les cheveux ont ŽtŽ cisaillŽs] Ñ Oui Monsieur,
c'est un vŽritable scandale ! Y a des choses qui devraient pas �tre permises. Je viens vous
demander des comptes sur la coiffure de mon fils.
qu'est-ce que c'est que [cette question] ? É qu'est-ce que tu te permets ?
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 141
Le professeur : Ñ Regardez [le couteau], allons, vite , rŽpŽtez : cou. L'Žl�ve : Ñ Ah,
si vous y tenez. cou. couteau. (Un instant lucide, ironique.) C'est du nŽo-espagnol. Le
professeur : Ñ Si l'on veut, oui, du nŽo-espagnol, mais dŽp�chez-vous. nousn'avons pas le temps. Et
puis, qu'est-ce que c'est que cette question ? Qu'est-ce que vous vous permettez
?
attends É tu permets ? 1
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa02
(5)Fa2 : Ñ attendez/ vous permettez hein?/ je: prends (?) deux (?) minutes alors (silence) Žvidemment/ si si je rŽflŽchis deux minutes/ je je coupe un peu la durŽe de l'entretien/
je passe devant toi É tu permets ? 1
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
[On entend la porte s'ouvrir.] Rolande : Ñ Docteur ! On vous demande. (É) Dr Germain : Ñ Ah,
c'est vous ! Dr Vorzet : Ñ Je vous demande pardon. Mais quand vous saurez de quoi il s'agit. Dr
Germain : Ñ Je passe devant vous, vous permettez ?
pardon É tu permets ? 1
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE (embrassant Raymond). Ñ Bonsoir, toi. BERNARD. Ñ Alors, lui on l'embrasse, et moi...
ARLETTE. Ñ Vous, on vous serre la main. (Elle lui tend une main dŽcidŽe. Ils se serrent la main.
Tout �a tr�s viril.) BERNARD (lui retenant la main). Ñ Alors, puisque vous y tenez absolument,
pardon, vous permettez... (ll lui retourne la main, la tenant entre les deux siennes,
I'examine.) Je vais vous faire les lignes de la main, hein.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu permets ? 1 É je termine
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Tu permets, je me suis couchŽe tr�s tard, je termine [de me maquiller]É
tu permets ? 2 É c'est moi que �a regarde
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Peyrouton : Ñ Nous nous sommes mis d'accord sur un mot de passe. Alibert : Ñ Et quel est ce
mot de passe ? Peyrouton : Ñ Vous permettez ? C'est moi que �a regarde. Alibert : Ñ Ah oui ?
Mais en cas d'emp�chement ? Gillouin : Ñ Ah oui ! Alibert a absolument raison. Il faut qu'on sache
!
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
tu permets ? 1 É comme on demande l'autorisation de terminer tout en causant un travail pressŽ
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 416
Il alluma un cigare en disant ˆ Albertine : Ç Vous permettez ? È, comme on demande l'autorisation de terminer tout en causant un travail pressŽ.
personne
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je ne veux pas É Ñ mais y a personne !
¥ 1989 La vie et rien d'autre, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 389, 1990]
Alice : Ñ Non, je ne veux pas. Julien : Ñ Mais il n'y a personne ! Alice : Ñ Non je ne veux pas. Je ne suis pas libre, je vous l'ai dit. Laissez-moi, non laissez-moi !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il y a quelqu'un ? É il n'y a personne ?
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
[Deux infirmiers frappent ˆ la porte] 1er infirmier: Ñ Il y a quelqu'un ? 2e infirmier: Ñ Oh !. Y a personne ? Paul: Ñ Oui. c'est pourquoi ?
dis-le moi É je ne le dirai ˆ personne.
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 102
H. 3: Allons, dites ce qu'ils vous ont fait pour de bon, les Dubuit. Dites-le bien gentiment. Quelque chose qu'on n'ose pas avouer. On n'ose pasÉ publiquementÉ Dites-le-moi tout bas, je ne le dirai ˆ personne.
il y a quelqu'un ? É y a personne ?
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur arrive dans sa famille. Il ouvre la porte.) Ñ Y a quelqu'un ? Y a personne ?
personnel
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ qu'est-ce que tu lui veux ? É Ñ c'est personnel.
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
[Au tŽlŽphone.] VOIX ROSSIGNAT : Ñ Mais dites, vous savez qu'il est mariŽ, maintenant, Dominique Auphal ? Qu'est-ce que vous lui voulez ? JEUNE FEMME : Ñ Euh... c'est personnel.
peur
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu as peur ? 2 É Ñ peur, moi ?
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Genevi�ve. Ñ Re�ois-leÉ Edmond. Ñ Jamais ! Genevi�ve (provocatrice). Ñ Tu as peur ? Edmond. Ñ Peur, moi ? Oh lˆ lˆ !... Genevi�ve. Ñ Alors ?É
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ahÉ que fais-tu lˆ ? É tu m'as fait peur.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 109
BƒRENGER, sursautant : Ñ Aah, que faites-vous 1ˆ ? ƒDOUARD : Ñ Il ne fait pas chaud chez vous. BƒRENGER : Ñ Vous m'avez fait peurÉ Je n'attendais pas votre visite. Que faites-vous lˆ ? ƒDOUARD : Ñ Je vous attendais.
t'es con É tu nous a fait peur.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
[Djamel glisse sur le toit ; intervention des pompiers.] Carlos : Ñ N'emp�che t'es con toi, tu nous a fait peur. T'es inconscient ou quoi ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu m'as fait peur. É qu'est-ce que tu fais lˆ ?
¥ 1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 147, 1974]
NICOLAS : Ñ Madame Gromoff ! Mme GROMOFF : Ñ Oh, vous m'avez fait peur. Qu'est-ce que vous faites lˆ ? NICOLAS : Ñ J'arrive... je viens voir les enfants.
physique
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne peux pas É c'est physique.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. Ñ Je passe le matin puisque je ne peux pas te voir le soir. Marion. Ñ Dis plut™t que
tu ne veux pas. Pierre. Ñ Non, je ne peux pas. C'est physique. Ce type [=Henri, l'amant de
Marion] me repousse au sens concret du terme. Marion. Ñ Eh bien moi,il m'attire.
piquer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il est cinglŽ É il est piquŽ.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth: Ñ Fais gaffe ˆ ta gueule. Lucas: Ñ Qu'est-ce qu'il a ? Il est cinglŽ, il est piquŽ.
pis
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est trop tard É tant pis. 1
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 14
Marguerite : Ñ Vous pouvez vous retirer ; n'allez pas trop loin, on vous appellera. Juliette : Ñ Alors, vraiment, je ne balaye plus le living-room ? Marguerite : Ñ C'est trop tard. Tant pis. Retirez-vous.
je le prends sur moi É tant pis. 1
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Le sergent : Ñ Le gŽnŽral ne peut recevoir personne [É] M. RŽmy : Ñ Ce que j'ai ˆ lui dire
est aussi de la plus grande importance. Le sergent : Ñ Pour vous ? M. RŽmy : Ñ Non, pour lui.
Sergent : Ñ Je le prends sur moi, tant pis.
place
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
si tu veux un conseil d'ami É ˆ ta place
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre: Ñ [É] je n'ai rien de particulier contre ce gar�on que je ne connais pas, mais si tu
veux un conseil d'ami, ˆ ta place je ne me fierais pas trop ˆ ce genre de petits mecs qui [É]
draguent une fille sur chaque plage [É]
qu'est-ce que tu fais lˆ ? É ce n'est pas ta place.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Maltaverne : Ñ Qu'est-ce que tu fais lˆ? Veux-tu rentrer ! C'est pas ta place. Lucette : Ñ Mais papa. Malataverne (tout en la claquant) : Ñ Tu veux une gifle ?
dis donc toi É c'est ma place !
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
Bonnet [le nouveau du coll�ge] arrive, serviette ˆ la main, la t�te baissŽe, timide. RepoussŽ
de tous les lavabos, il contourne la rangŽe pour se mettre ˆ un emplacement libre. L'un des jumeaux
l'en chasse. Le jumeau. Ñ Dis-donc toi ! C'est ma place !
je sais ce que c'est É je me mets ˆ ta place.
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Ñ Excuse-moi... Je vais prendre un taxi et aller dormir chez Ther�se. Elle sera
contente de me voir... Gilbert : Ñ C'est parce que Nuttheccio vient ?... Je sais ce que c'est. Je
me mets ˆ ta place. Depuis six mois, tu as trouvŽ trop de choseschangŽes, c'est forcŽ... Pour
toi, la vie ne recommencera que quand tu te seras renflouŽ et que tu pourras partir avec ThŽr�se...
C'est �a, hein ?
ˆ ta place É je sais bien ce que je ferais.
¥ 1938 R. Queneau, Les enfants du limon, p. 222
Ñ Tu ne vas tout de m�me pas rentrer tous les samedis avec des pansements autour de la t�te,
dit ClŽmence. Ñ Moi, dit Robert qui se retrouvait son moi-je, ˆ votre place je sais bien ce que
je ferais. Ñ Eh bien qu'est-ce que tu ferais, dit Gramigni.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
mets-toi ˆ ma place. É je me pose des questions
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. [au nouveau voisin] Moi, je suis ch™meur, et vous ? L'INSPECTEUR. Inspecteur de
police. ALPHONSE. ‚a tombe bien ! L'INSPECTEUR. Quoi ? ALPHONSE. Que vous soyez inspecteur de
police... L'INSPECTEUR. Pourquoi ? ALPHONSE. Parce que je viens d'assister ˆ un meurtre dans le
mŽtro. ALPHONSE. Oui... Le pauvre bougre, il a ramassŽ un coup de couteau dans le ventre.
L'INSPECTEUR. Ah bon ! ALPHONSE. Ben oui... Et puis, ce qui m'emmerde, c'est que le couteau c'Žtait
le mien... L'INSPECTEUR. Et alors ? ALPHONSE. Mettez-vous ˆ ma place ! Je me pose des
questions..
plaindre
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
de quoi tu te plains ? É c'est dŽjˆ pas si mal
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ñ Pourquoi, elle est moche... ? Martin : Ñ Non, non non, pas spŽcialement. Sophie :
Ñ Alors elle est stupide ou... Martin : Ñ Non, non plus. Pas du tout. D'ailleurs, elle dit jamais
rien de stupide. Non, c'est plus compliquŽ euh... elle m'ennuieparce que... j'ai aucun rapport avec
elle, ou plut™t les seuls rapports que je puisse avoir c'est des rapports physiques. Sophie : Ñ
De quoi te plains-tu, c'est dŽjˆ pas si mal.
plaire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu verras É �a va te plaire.
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Ñ Vicelard comme je te connais, ferme les yeux, ouvre les oreilles. Tu vas l'entendre se laver. Tu verras, �a va te plaire !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a me pla”t. É c'est comme �a
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre: Ñ Je n'ai pas votre hŽro•sme de pouvoir me passer de repasÉ LŽa: Ñ Ah mais ce n'est pas de l'hŽro•sme, �a nous pla”t, c'est comme �aÉ
que �a te plaise ou non É tu entends ? je m'en fous
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 35
Ñ J'insinue que la gosse, qu'elle soit ici, �a me pla”t pas: Ñ Que �a te plaise ou que �a neu teu plaiseu pas, tu entends ? je m'en fousÉ
plaisanter
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ c'Žtait pour plaisanter É Ñ je ne plaisante pas.
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Un gage ! Natacha : Ñ Bon, et bien, dis moi ce que je dois faire. Jeanne : Ñ Mais rien, je sais pas, c'Žtait pour plaisanter. Natacha : Ñ Je ne plaisante pas. Jeanne : Ñ Eh bien, choisis ce que tu veux.
Ñ comme plaisanterie je trouve pas �a dr™le É Ñ mais je ne plaisante pas !
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
[25e anniversaire de mariage.] FRAN‚OIS : Ñ Maman et moi, nous avons pris une dŽcision
importante... Nous allons nous sŽparer. GILBERT : Ñ Comme plaisanterie, je trouve pas �a dr™le !
FRAN‚OIS : Ñ Mais je ne plaisante pas. On vivra chacun de notre c™tŽ, �a ne changera
rien...
Ñ �a ne t'ennuie pas ? É Ñ tu plaisantes ? 3
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Et alors... cette sonate [on la joue] ? Pierre : Ñ Vrai, �a ne t'ennuie pas ? Marcel : Ñ Tu plaisantes ! C'est une chose que j'aime beaucoup.
Ñ excusez-moi de (É) É Ñ tu plaisantes ? 3
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Donati : Ñ Excusez-moi de ne pas �tre venu dŽjˆ vous rendre visiteÉ Monsieur de : Ñ Mais vous plaisantez, mon cher !
Ñ je ne voudrais pas te dŽranger É Ñ tu plaisantes ? 3
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
David. Ñ Je peux vous offrir un verre ? L'homme. Ñ Je veux bienÉ mais je ne voudrais pas vous dŽranger. David. Ñ Vous plaisantezÉ
Ñ ne te dŽrange pas É Ñ tu plaisantes ? 3
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Au revoir mon vieux. Pierre : Ñ Mais je te raccompagne ! Marcel : Ñ Ne te dŽrange donc pas. Pierre : Ñ Ah tu plaisantes, mon cher vieux !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ c'Žtait pour plaisanter. É Ñ je ne plaisante pas
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Un gage ! Natacha : Ñ Bon, et bien, dis moi ce que je dois faire. Jeanne : Ñ Mais rien, je sais pas, c'Žtait pour plaisanter. Natacha : Ñ Je ne plaisante pas. Jeanne : Ñ Eh bien, choisis ce que tu veux.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pas grave É je plaisante.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fa17
EF(Fa17) : Ñ oui oui non xxx voilˆ on a fini regardez dans quel Žtat que vous m'avez mis mon
fil! xx (en riant) (514)Fa17 : Ñ oh c'est ˆ vous! oh! (rire) EF(Fa17) : Ñ je me disais... quelle
nervositŽ! (en riant) (515)Fa17 : Ñ oh excusez-moi (rire) EF(Fa17) : Ñ c'est pas grave (???)
c'Žtait pas pŽnible finalement ? je me demande si c'Žtait pas pŽnible cet entretien!? si? (516)Fa17
: Ñ (rire) ben non EF(Fa17) : Ñ vous avez vu le fil comme (en riant) c'est pas grave/ je je
plaisante.
oh rassure-toi É je plaisante.
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
M. de : Ñ C'est peut-�tre mieux ainsi mais vous ne saurez jamais ˆ quel point j'ai de la peine. Lola : Ñ Heureusement. Si je le savais, je ne voudrais peut-�tre plus partir. Oh, rassure-toi, je plaisante.
je ne te prends pas au sŽrieux É tu plaisantes ? 1
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 160
BŽrenger : Ñ RŽflŽchissez, voyons, vous vous rendez bien compte que nous avons une
philosophie que ces animaux n'ont pas, un syst�me de valeurs irrempla�ables. Des si�cles de
civilisation humaine l'ont b‰ti !É Jean : Ñ DŽmolissons tout cela, on s'en portera mieux. BŽrenger :
Ñ Je ne vous prends pas au sŽrieux. Vous plaisantez, vous faites de la
poŽsie.
tu te fous de moi ? É tu plaisantes ? 1
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
Jacques : Ñ Dis, je voulais te demander un truc. Tu bosses, lundi ? Delphine : Ñ Non, j'ai
encore plusieurs jours de vacances. Jacques : Ñ Tu ne veux pas venir passer quelques jours pr�s de
Bayonne, lˆ, avec moi ? Delphine : Ñ Tu te fous de moi ? Tu plaisantes ? Jacques : Ñ Je ne
plaisante pas, non.
�a va �a va É y a plus moyen de plaisanter.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 245
Ñ ‚a va chier, dit le loufiat ˆ mi-voix. Ñ On vous a pas sonnŽ, rŽpliqua la veuve Mouaque. Ñ Je vais te rapporter o� je t'ai pris, dit Gridoux. Ñ ‚a va �a va, dit le loufiat, y a plus moyen de plaisanter.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je plaisantais, voyons. É je te taquinais
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 182
[L'alcool contribue-t-il ˆ rendre rhinocŽros ?] Dudard : Ñ Sait-on jamais ? BŽrenger : Ñ Rien
n'est changŽ, �a [l'alcool que je viens de boire] ne m'a pas fait de mal, c'est la preuve que �a a
du bonÉ ou du moins que c'est inoffensif. Dudard : Ñ Je plaisantais, BŽrenger, voyons. Je
vous taquinais. Vous voyez tout en noir, vous allez devenir neurasthŽnique,
attention.
mais non, je plaisante. É je te fais marcher
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ C'est lˆ que je travaille [=un cafŽ]É [É] Oui, sur le coup de midi, quand il y a un coup de feu, je leur donne un coup de main en extraÉ Mais non, je plaisante, je vous fais marcherÉ
non mais tu plaisantes ! 1 É pour qui tu me prends ?
¥ 1925 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Apr�s dŽjeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Ç Vous devriez bien me
raccommoder mon veston. È Cela n'a pas manquŽ. Ç Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder,
moi ? Pour qui me prenez-vous ? Toucher ˆ votre fumier ! Elle est bonne, dŽcidŽment. Vous en avez
vraiment de bonnes ! È
tu plaisantes ? 1 É il n'en est pas question
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
DAXIAT (critique, qui a sali Marion Steiner.) Ñ Mon cher Granger, bavo ! Je tiens encore une
fois ˆ vous fŽliciter, vous Žtiez fantastiqueÉ BERNARD. Ñ Monsieur, ce que vous avez fait est
inqualifiable ! DAXIAT. Ñ De quoi parlez-vous ? BERNARD. Ñ Vous allez tout de suite faire des
excuses ˆ Madame Steiner ! DAXIAT. Ñ Mais vous plaisantez, il n'en est pas question
!
plaisanterie
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas une plaisanterie ? É tu parles sŽrieusement ?
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 11
H. 2, prenant courage : Ñ Tu m'as dit : Ç C'est bien... �a... È Juste avec ce suspens... cet
accent... H. 1 : Ñ Ce n'est pas vrai. ‚a ne peut pas �tre �a... ce n'est pas possible... H. 2 : Ñ Tu
vois, je te l'avais bien dit... ˆ quoi bon ?... H. 1 : Ñ Non mais vraiment, ce n'est pas une
plaisanterie ? Tu parles sŽrieusement ? H. 2 : Ñ Oui. Tr�s. Tr�s sŽrieusement..
plaisir
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ ne te dŽrange pas É Ñ �a me fait plaisir. 3
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
MADAME AUPHAL : Ñ Vous �tes gentille. Vous ne voulez pas qu'on boive quelque chose d'un peu plus corsŽ ? VOIX PAMELA : Ñ Non, non, merci, ne vous dŽrangez pas. MADAME AUPHAL : Ñ Si, si, �a me fait plaisir...
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est gentil d'�tre venu É �a me fait plaisir.
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER : Ñ ‚a va ? AURƒLIE (hospitalisŽe) : Ñ ‚a va. C'est gentil d'�tre venu. ‚a me fait plaisir. Plus que plaisir.
�a ne me dŽrange pas, au contraire É �a me fait plaisir. 1
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj08
[ˆ propos de l'entretien] (237)Fj8 : Ñ euh: puis je peux dire ce que je pense/ sans qu'on me tape sur les doigts (rire) EF(Fj8) : Ñ oui oui/ oui �a me/ moi �a me dŽrange pas/ au contraire/ �a me fait plaisir.
tu es content É �a te fait plaisir ? 2
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Georges : Ñ Vous voulez que je reste [en France] hein ? Vous voulez que je vende ? Mais �a va
pas non ? Marinette : Ñ Tu vois bien qu'en AlgŽrie, �a tourne mal. Georges : Ñ Ah t'es contente !
‚a te fait plaisir ! T'avais tout prŽvu y a trente ans.
si tu veux É mais ce sera bien pour te faire plaisir.
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ Il faudrait tout de m�me prŽvenir la policeÉ B: Ñ La police ? A: Ñ Si vous voulez mais ce sera bien pour vous faire plaisirÉ
tiens, par exemple ! É qu'est-ce qui me vaut le plaisir ?
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
ARMAND [patron du bar] : Ñ Tiens !... par exemple. Qu'est-ce qui nous vaut le plaisir ? SILIEN : Ñ J'avais soif.
oh, merci ! É rien ne pouvait me faire plus plaisir.
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
ThŽr�se [apr�s un exploit en avion, on lui offre une tasse de cafŽ] : Ñ Oh merci...une tasse de cafŽ ! Rien ne pouvait me faire plus plaisir !
c'est vrai ? É tu dis pas �a pour me faire plaisir ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Michel : Ñ Ah oui, tu le trouves sympa ? ChloŽ : Ñ Ouais... Michel : Ñ C'est vrai ? Tu dis pas �a pour me faire plaisir ?
non, mais vraiment ? É tu ne dis pas �a pour me faire plaisir ?
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ [Vous �tes bien] AndrŽ Bellegarde ? B: Ñ OuiÉ A: Ñ Non, mais vraiment ? vous ne dites pas �a pour me faire plaisir ? B: Ñ NonÉ A: Ñ Bernard Charette [AÉ donne un coup de poing ˆ B]É
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
pour me faire plaisir É dit [la veuve Mouaque] en minaudant
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 204
Ñ J'ai le trac. [É] Ñ Tu vas pas nous faire �a, dit Turandot. [É] Ñ Te laise pas
impressionner, Gaby, dit Turandot. Ñ Imagine-toi qu'on est des gens comme les autres, dit Zazie. Ñ
Pour me faire plaisir, dit la veuve Mouaque en minaudant.
poids
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu m'enl�ves un poids. É je le voyais dŽjˆ [avec les menottes]
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
RŽgis : Ñ O� est-il, ton PŽpŽ? In�s : Ñ Oh, chez Grand-P�re, il craint rien. RŽgis : Ñ Ah, tu m'enl�ves un poids, je le voyais dŽjˆ avec les menottes (...)
point
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a m'est Žgal É au point o� j'en suis
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
Prosper. Ñ Eh dis donc, j'veux faire quelque chose pour toi. Michel (bougonnant). Ñ Oh ! oh
!... Prosper. Ñ J'ai des relations, si je retrouve le billet [gagnant], on partage le million ?
Michel. Ñ Oh, oh, on partage. Non, non, on partage pas. Prosper. ÑOh !É ben cherche-le ton billet.
Si c'est �a les copains, alors... Michel. Ñ D'abord, pourquoi dis-tu �a ? Prosper (mystŽrieux). Ñ Oh
! une idŽe, un pressentiment. Michel. Ñ Ah ! Prosper. Ñ Oui. Michel. Ñ Oh, moi, �a m'est Žgal, au
point o� j'en suis.Prosper. Ñ Alors c'est entendu ? Quel que soit le moyen, si c'est moi qui te
rapporte le billet, on partage le million. Michel (sans enthousiasme). Ñ Eh ben, c'est
entendu.
quelques [victimes] de plus ou de moinsÉ É au point o� j'en suisÉ
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 193
BƒRENGER : Ñ L'assassin va tuer peut-�tre cette nuit. Je dois absolument emp�cher cela. Je
dois y aller. J'y vaisÉ Dans le fond, cela revient au m�me, puisqu'il est trop tard. Quelques
victimes de plus ou de moins, au point o� nous en sommes !É Nous irons demain
[É]
je ne veux pas É un point c'est tout.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 196
[É] je vous ai donnŽ un fils arabe en bonne et due forme et je veux que vous me rendiez un fils arabe. Je ne veux absolument pas un fils juif, Madame. Je n'en veux pas, un point, c'est tout.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
au point o� j'en suisÉ É je ne peux pas rester comme �a
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Je crois que je lui Žcrirai. CLARISSE : Ñ Une lettre ! Alors �a non mon chou, c'est ce qu'il y a de plus compromettant. SABINE : Ñ Au point o� j'en suisÉ Je ne peux pas rester comme �a.
poli
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu pourrais �tre poli. É qu'est-ce que c'est que ce genre ?
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
JOSEFA. Je me suis coupŽe. ALBERT. J'm'en fous. JOSEFA. Tu es une brute. ALBERT. Mais tu pourrais �tre polie, qu'est-ce que c'est que ce genre ?
politesse
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu pourrais avoir la politesse de [faire a]. É me rŽpondit-il (É) d'une voix rageuse et vulgaire
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 187
[J'allai] vers Legrandin et, ne trouvant rien de coupable ˆ sa prŽsence chez Mme de
Villeparisis, je lui dis sans songer combien j'allais ˆ la fois le blesser et lui faire croire ˆ
l'intention de le blesser : "Eh bien, Monsieur, je suis presque excusŽ d'�tre dans un salon puisque
je vous y trouve." M. Legrandin conclut de ses paroles (ce fut du moins le jugement qu'il porta sur
moi quelques jours plus tard) que j'Žtais un petit �tre fonci�rement mŽchant qui ne se plaisait
qu'au mal./. "Vous pourriez avoir la politesse de commencer par me dire bonjour, me
rŽpondit-il sans me donner la main et d'une voix rageuse et vulgaire que je ne lui soup�onnais pas
[É]
possibilitŽ
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
il n'y a pas eu la possibilitŽ matŽrielle. É elle avait pris ˆ la duchesse ce genre de phrases
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 119
Ç Vous arrivez ˆ une jolie heure, Paulette ! dit la duchesse. Ñ Ah ! j'ai un tel regret !
Mais vraiment il n'y a pas eu la possibilitŽ matŽrielle È, rŽpondit la princesse d'Orvilliers
qui avait pris ˆ la duchesse de Guermantes ce genre de phrases, maisy ajoutait sa douceur naturelle
[É]
possible
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ pas possible ! 6 É Ñ puisque je te le dis !
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 189
Dudard : Ñ Nous n'avons plus de chef. M. Papillon a donnŽ sa dŽmisison. BŽrenger : Ñ Pas possible ! Dudard : Ñ Puisque je vous le dis. BŽrenger : Ñ Cela m'ŽtonneÉ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
fais attention É ce n'est pas possible. 2
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
Les deux sÏurs s'embrassent tendrement, ravies de se retrouver. Elles commencent ˆ chahuter
gentiment, pr�s de la chaise roulante de Mamy, qui pousse soudain un cri quand elles lui heurtent
lŽg�rement la jambe. MAMY. Ñ Mais enfin attention, mes jambes !CATHERINE. Ñ Oh pardon Mamy... MAMY.
Ñ C'est pas possible, cette gamine est survoltŽe d�s le matin!
je t'ai dŽjˆ dit que [p] É ce n'est pas possible. 2
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Qu'est-ce que vous faites dans le porteau ? je vous ai dŽjˆ dit de pas marcher dedans. C'est pas possible, �a !
�a ne peut pas durer É ce n'est pas possible. 3
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ Qu'est-ce que tu fais, alors ? PIERRE : Ñ Rien. VINCENT : Ñ Comment �a rien ?
PIERRE : Ñ Je veux dire... j'attends de faire quelque chose qui... qui serve ˆ quelque chose. Pas Ç
travailler pour travailler È. JEAN : Ñ Oui, mais pour vivre, t'es bien obligŽ. PIERRE : Ñ Eh
ouais... lˆ, pour vivre, je travaille dans une bo”te, ... mais je fais Ç rien È. ‚a ne peut pas
durer, c'est pas possible, �a va sauter quelque part.
ce n'est pas vrai É ce n'est pas possible. 7
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
LAURENT : Ñ Eh bien ! moi, les enfants, j'ai choisi [laquelle de vous va jouer le r™le].
GUILLAUME : Ñ Oui, moi aussi. [Laurent se dirige vers Dani�le en se grattant la t�te : ce n'est pas
elle.] DANIELE : Ñ Non, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas moi qui fais
le r™le. Tant pis, je regrette. Mais faut pas pleurer ! (Aux autres.) C'est vrai, �a
!
tais-toi, É ce n'est pas possible. 7
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
LE DIABLE (Il vient de transformer trois pages en nains.) Ñ NÕoubliez pas quÕils ont ŽtŽ
sŽduisants, eux aussi, avant de devenir ce qu'ils sont. ANNE, effrayŽe. Ñ Taisez-vous, ce n'est
pas possible... vous ne pouvez faire une chose pareille !
c'est pas croyable ! É comment est-ce possible ? 1
¥ 1976 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Salva : Ñ Mais �a fait un trou deÉ Simon : Ñ Six cent millions ! Mathelin : Ñ C'est pas croyable ! Comment est-ce possible ?
mon Dieu É est-ce possible ? 2
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 118
Madame BÏuf : Ñ Mon Dieu ! Est-ce possible ? BŽrenger : Ñ Qu'avez-vous ? Madame BÏuf : Ñ C'est mon mari ! BÏuf, mon pauvre BÏuf, que t'est-il arrivŽ ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas possible É ben merde
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Denis : Ñ Arlette est partie, elle est partie une semaine, pour rŽflechir, elle dit. Betty : Ñ C'est pas possible ! Ben merde !É
ce n'est pas possible. 7 É je r�ve, tu te fous de ma gueule !
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Alors ? JULIETTE : Ñ Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'Žtais cette
nuit] ? DIDIER: Ñ J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dŽjˆ vu ? C'est JŽr™me Sauveur ?
JULIETTE: Ñ Qui �a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le gar�on que j'ai abordŽ dans le parc, quand on
s'est disputŽs. DIDIER: Ñ C'est pas possible, je r�ve, tu te fous de ma gueule. JULIETTE: Ñ
Non, pourquoi ? DIDIER: Ñ Ce type d'une vulgaritŽ rŽpugnante, rŽalisateur de tŽlŽ... Ce type qui t'a
insultŽe, qui t'a traitŽede connasse, il n'y a pas d'injure plus dŽgradante ...
ce n'est pas possible. 7 É ne me dis pas que [p] !
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 57
H 2 : Ñ Vous savez, je ne sais pas ce qui m'arrive... c'est Žtrange... (L'air surpris :)
J'accepte. Oui. (Ton furieux :) J'accepte. (Ton accablŽ:) J'accepte. (Ton calme :) J'accepte. (Ton
ferme, dŽcidŽ :) J'accepte. Qu'elle garde en elle son idŽe. Qu'elle la couve. Qu'elle la soigne.
Qu'elle l'engraisse... �a m'est Žgal... H 3 : Ñ Ce n'est pas possible ?... Ne me dites pas
que vous �tes devenu un de ces indiffŽrents... un de ces ti�des pour qui les
idŽes...
ce n'est pas possible. 8 É tu dois confondre
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 205
Daisy : Ñ J'ai une nouvelle fra”che ˆ vous donner : Botard est devenu rhinocŽros. Dudard : Ñ Tiens ! BŽrenger : Ñ Ce n'est pas possible ! Il Žtait contre. Vous devez confondre.
c'est bien possible. 1 É ce n'est pas exclu
¥ 1954 E. Ionesco, La Cantatrice chauve, Folio, 1954, p. 25
M. Martin : Ñ Mon Dieu, comme c'est curieux ! peut-�tre bien alors, Madame, que je vous ai
vue dans le train ? Mme Martin : Ñ C'est bien possible, ce n'est pas exclu, c'est plausible
et, apr�s tout, pourquoi pas !É Mais je n'en ai aucun souvenir, Monsieur !
pas possible. 8 É tu confonds
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 249
Et comme certains faits ont plus de durŽe, le souvenir exŽcrŽ de l'Affaire Dreyfus persistant
vaguement chez eux gr‰ce ˆ ce que leur avaient dit leurs p�res, si on leur disait que ClŽmenceau
avait ŽtŽ dreyfusard, ils disaient: "Pas possible, vous confondez, il est juste de l'autre
c™tŽ".
pouce
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
pouce ! É je n'y tiens plus
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 164
F. 1: Ñ Moi je vais en faire autant. On va tous en faire autant. Nous allons jouer ˆ �a.
Silence. Chacun se taira, plein de dignitŽ. F. 2 : Ñ MaisÉ F. 3 : Ñ Chut. (Silence.) F. 2, pouffe de
rire: Ñ Non, pouce. Je n'y tiens plus. Je ne peux pas, la langue me dŽmange.
pour
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
le saisissement [admiratif] des vieillards troyens voyant passer HŽl�ne (É) mais celui exactement inverse et qui fait dire : É comment, c'est pour �a que [p] ! 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 25
Ce qui avait dŽcontenancŽ Robert quand il avait aper�u la photographie d'Albertine Žtait non
le saisissement des vieillards troyens voyant passer HŽl�ne et disant : Notre mal ne vaut pas un
seul de ses regards, mais celui exactement inverse et qui faitdire : Ç Comment, c'est pour �a
qu'il a pu se faire tant de bile, tant de chagrin, faire tant de folies ! È Il faut bien avouer
que ce genre de rŽaction ˆ la vue de la personne qui a causŽ les souffrances, bouleversŽ la vie,
quelquefois amenŽ la mort,de quelqu'un que nous aimons, est infiniment plus grand que celui des
vieillards troyens, et pour tout dire, l'habituel.
pourquoi
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ pourquoi tu me demandes �a ? 1 É Ñ rien comme �aÉ
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Qu'est-ce que vous avez fait [toi et Jerry] pendant que je n'Žtais pas lˆ ? Camille : Ñ Rien de spŽcial. Paul : Ñ Pourquoi, il t'a fait la cour ? Camille : Ñ Pourquoi tu me demandes �a ? Paul : Ñ Rien, comme �a...
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est atroce É pourquoi as-tu fait �a ? 2
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
DOMINIQUE. Ñ Vous ne connaissez pas encore toute la vŽritŽ. C'est pour me plaire que Renaud
avait promis de combattre sans cotte de mailles. Et c'est ainsi que vous l'avez frappŽ ˆ mort.
HUGUES. Ñ C'est atroce. Pourquoi avez-vous fait �a ? DOMINIQUE. ÑVous me demandez pourquoi ?
Je croyais Renaud plus agile, plus fort que vous. Je craignais le pire, j'avais peur de vous
perdre.
mais rŽponds quand on te parle É pourquoi tu ne dis rien ?
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Qu'est-ce qu'il y a Camille ? Pourquoi tu ne dis rien ? [É] Mais rŽponds
quand est-ce qu'on te parle. Pourquoi est-ce que tu ne dis rien ? Qu'est-ce que vous avez
fait [toi et Jerry] pendant que je n'Žtais pas lˆ ? Camille : Ñ Rien de spŽcial.
tu m'entends ? É pourquoi tu ne disrien ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Ñ Maman, j'en ai assez, il faut que nous partions d'ici, je ne supporte plus de me faire humilier... Maman, tu m'entends ? pourquoi tu ne dis rien ?
mais c'est fantastique É pourquoi tu ne le disais pas ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PéRE : Ñ Le patron Žtait satisfait... ? FRANK : Ñ Oui, il Žtait satisfait... Il m'a m�me proposŽ un emploi... LE PéRE : Ñ Quoi ? C'est vrai ?! Mais c'est fantastique ! Pourquoi tu le disais pas ! On va arroser �a !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne sais pas pourquoi tu dis que [p]. É tu sais tr�s bien le contraire
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 425
Ñ ƒcoutez, Basin È, disait la duchesse dont le moment de donner la rŽplique ˆ son mari Žtait
venu, Ç je ne sais pourquoi vous dites que cela peut f‰cher Palam�de, vous savez tr�s bien le
contraire. Il est beaucoup trop intelligent pour se froisser de cette plaisanterie stupide qui n'a
quoi que ce soit de dŽsobligeant.
je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas [a]. É �a ne tire pas ˆ consŽquence
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 448
La Ç jeune È marquise me disait dŽdaigneusement : Ç Je ne vois pas pourquoi nous ne l'inviterions pas, cette femme ; ˆ la campagne on voit n'importe qui, �a ne tire pas ˆ consŽquence. È
pourquoi est-ce que [p (condl)] ? É tu as perdu la t�te ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Ñ Mais tu sais bien, elle t'a accusŽe d'avoir assassinŽ papa. AUGUSTINE. Ñ Mais
pourquoi �a te fait rire, ta fille ose te dire des horreurs etÉ MAMY. Ñ Mais ce ne sont pas des
horreurs, ma chŽrie, c'est la vŽritŽ. AUGUSTINE. Ñ Qu'est-ce que turacontes ? Tu as perdu la t�te !
Pourquoi est-ce que tu aurais tuŽ papa ?
pourquoi il a fait �a É ce con
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Ñ Pourquoi il a fait �a, ce con ?
pourquoi tu dis �a ? 3 É ce n'est pas gentil
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Je suis venue passer les f�tes avec vous, et puis j'ai de tr�s bonnes notes !
AUGUSTINE. Ñ Oui, je sais... Ta m�re nous a montrŽ ton carnet scolaire... Seulement, un carnet, �a
se maquille ! MAMY. Ñ Pourquoi dis-tu �a, Augustine ? C'est pas
gentil...
pourquoi tu [fais a] ? 2 É de quel droit ?
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
L: Ñ Non mais dites donc, pourquoi tutoyez-vous ma femme ? A: Ñ Comment ? L: Ñ De quel droit tutoyez-vous ma femme ?
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
pourquoi veux-tu que [p] ? 2 É rŽpondit-elle vivement
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 392
Ñ Mais alors, vous n'�tes pas brouillŽs? Ñ BrouillŽs ? mais pourquoi veux-tu que nous
soyons brouillŽs", rŽpondit-elle vivement comme si j'avais attentŽ ˆ la fiction de ses bons rapports
avec Swann et essayŽ de travailler ˆ un "rapprochement". Ç Il pourrait t'en vouloir de ne plus
l'inviter. È
pousser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'en peux plus É tu me pousses ˆ bout.
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 136
PIERRE : Ñ Vous avez dit que vous Žtiez ˆ Gen�ve. SIMONE : Ñ Mais mon cher, je vous ai dŽjˆ
dit que vous r�viez. Vous confondez tout. PIERRE : Ñ Comment pouvez-vous ? Vous savez bienÉ SIMONE :
Ñ Je ne sais rien du tout. Sinon que vous �tes d'une insolenceÉ PIERRE gŽmit : Ñ OhÉ je n'en peux
plusÉ elle me pousse ˆ bout.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne me pousse pas ˆ bout É je recommence
¥ 1927 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 292
Quoique plus calme un peu, elle recommence. Ç Je vous perdrai. Vous verrez cela. È Comme je hausse les Žpaules : Ç Ne me poussez pas ˆ bout. Je recommence. È
pouvoir, v.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ il me semble que tu aurais puÉ 2 É Ñ j'ai fait de mon mieux
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 57
Ñ Je suis ennuyŽ parce que je vois que tu n'es pas content. Ñ Je suis touchŽ, reconnaissant de ta gentillesse, mais il me semble que tu aurais puÉ Ñ J'ai fait de mon mieux. Un autre n'ežt pu faire davantage ni m�me autant.
Ñ tu aurais bien pu [É]. 2 É Ñ on y a bien pensŽ (É) c'Žtait pas possible
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Ha22
(150)(MO17)Ha22 : Ñ je me souviens que quelqu'un/ un jour/ j'en avais parlŽ un petit peu ˆ
l'occasion d'un enterrement/ c'est quand m�me un peu dommage de laisser: dans: une chambre froide
le/ un membre de sa famille: EF(Ha22) : Ñ oui (151)(MO18)Ha22: Ñ avec qui on Žtait bien ˆ l'aise
jusqu'ˆ/ jusqu'ˆ ce qu'il soit mort/ j'ai dit que �a me paraissait dommage de le laisser lˆ-bas
qu'on aurait bien pu le mettre: chez soi: quelqu'un est venu me dire/ {Žcoutez on y a bien
pensŽ/ on n'a que deux pi�ces/ c'Žtait pas possible.
Ñ tu aurais pu [faire a]. 2 É Ñ il en a ŽtŽ questio,
¥ 1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 92, 20 ]
[Moyens veut faire une expŽrience sur un rescapŽ du suicide] Chirurgien, ˆ Moyens Ñ Vous auriez pu choisir un condamnŽ ˆ mortÉ et le faire gr‰cier s'il en revenait. Moyens Ñ Il en a ŽtŽ question.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai envie de [t'embrasser] É est-ce que je peux ?
¥ 1980 Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 254, 1980]
MANCHERON (semblant prendre son courage ˆ deux mains, il s'approche de Laurence, maladroit). J'ai envie de vous embrasser. Est-ce que je peux ?
j'ai fait de mon mieux É j'ai fait tout ce que j'ai pu. 1
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 81
LE POLICIER : Ñ Une idiote !É oui, une idioteÉ idioteÉ idioteÉ [É] MADELEINE, en
pleurnichant : Ñ J'ai fait de mon mieux, Monsieur l'Inspecteur principal. J'ai fait tout ce
que j'ai pu. LE POLICIER : Ñ Sotte ! idiote !
tu n'es pas juste É j'ai fait tout ce que j'ai pu. 2
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 55
Tu n'es pas content de moi, je l'ai vu par tes dŽp�ches, mais tu n'es pas juste, j'ai fait tout ce que j'ai pu. Tu trouves que j'aurais dž te tŽlŽphoner davantage, mais on disait toujours que tu n'Žtais pas libre.
assez É je n'en peux plus. 1
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 72
VOIX : Ñ Une supposition que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les aliments, comme on en voit tant, de nos jours. LUI : Ñ ‚a va continuer longtemps ? Assez. Je n'en peux plus. Arr�tez.
�a ne peut pas continuer comme �a É je n'en peux plus. 1
¥ 1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 388, 1989]
Catherine [ˆ son mari] : Ñ Il n'y a pas que �a. Le patron du journal a re�u des lettres. on
le menace, s'il ne se sŽpare pas de moi. Fran�ois : Ñ C'est grotesque ! Catherine : Ñ Peut-�tre mais
il y a eu trois alertes ˆ la bombe et il a dŽcidŽ de retarderla parution de mes articles. C'est elle
[ton ex-ma”tresse]. [É] Catherine : Ñ ‚a peut pas continuer comme �a ! J'en peux plus
!
j'en ai assez É je n'en peux plus. 1
¥ 1977 La communion solennelle, film de RenŽ FŽret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 186, 1977]
PALMIRE : Ñ J'en ai assez de me cacher. J'en peux plus, Raoul. J't'assure, j'en peux plus. J'en ai assez.
je suis fatiguŽ É je n'en peux plus. 1
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne: Ñ On va prendre un verre ? Blanche: Ñ Non, moi il faut que je rentre, je suis fatiguŽeÉ j'en peux plus !
laisse-moi me reposer É je n'en peux plus. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 147
ƒDOUARD : Ñ Laissez-moi me reposer, je n'en peux plus.
qu'est-ce que tu veux É je ne peux pourtant pas [faire a]. 3
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 201
Au nom du ciel, apr�s un peintre comme Monet, qui est tout bonnement un gŽnie, n'allez pas
nommer un vieux poncif sans talent comme Poussin. Je vous dirai tout nžment que je le trouve le plus
barbifiant des raseurs. Qu'est-ce que vous voulez, je ne peuxpourtant pas appeler cela de la
peinture.
c'est la loi É je n'y peux rien.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligŽs de faire raconter aux
inculpŽs toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avouŽs. C'est la loi. Je n'y peux
rien... Saperl”popette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.
qu'est-ce que tu veux É je n'y peux rien.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 280
Ç HŽ bien ! ce pauvre Dechambre ! È dit-il, mais ˆ mi-voix [É] Ç C'est affreux, rŽpondit
allŽgrement M. Verdurin. Ñ Si jeune È, reprit Brichot. AgacŽ de s'attarder ˆ ces inutilitŽs, M.
Verdurin rŽpliqua d'un ton pressŽ et avec un gŽmissement suraigu, non de chagrin, mais d'impatience
irritŽe : Ç HŽ bien oui, mais qu'est-ce que vous voulez, nous n'y pouvons rien, ce ne seront
pas nos paroles qui le ressusciteront, n'est-ce-pas ? È
que veux-tu É nous n'y pouvons rien.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 322
Mais que voulez-vous, l'histoire est l'histoire, nous n'y pouvons rien et il ne dŽpend pas de nous de la refaire.
que veux-tu É on fait ce qu'on peut
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 129
LUCIE : Ñ Tout le monde fait �a plus ou moins. des petits mensonges. Les gens ont besoin de se valoriser, que voulez-vous. On fait ce qu'on peut.
c'est comme �a, É on n'y peut rien.
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 102
H. 3: Je connaissais un homme qui se servait de ce moyen pour se dŽbarrasser de ses enfantsÉ
ils le tourmentaientÉ de la m�me fa�onÉ ils venaient le hanter la nuitÉ absurdesÉ insensiblesÉ
idiotsÉ il se prenait la t�te ˆ deux mainsÉ il m'a dit : je me rŽp�te que c'est comme ca.
On n'y peut rien. Ils sont ainsi faits : ils existent. comme les singes. Comme les
perroquets. Et �a le soulageait.
mon Dieu, on ne peut rien faire É que peut-on faire ?
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 205
BƒRENGER : Ñ Mon Dieu, on ne peut rien faire !É Que peut-on faireÉ Que peut-on faireÉ
tout est en ordre É tu peux y aller en toute confiance. 2
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Lucienne Ñ Tout est en ordre, Monsieur Gauthier ? [=rŽvision de l'avion] Pierre Ñ Vous pouvez y aller en toute confianceÉ Lucienne Ñ Je vous remercierai tout ˆ l'heureÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ben quoi, tu peux y aller. 2 É on est seuls
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
In�s Ñ PŽpŽ, il n'est pas lˆ ? PŽpŽ Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? In�s Ñ Je te cherche partout
depuis une heure. PŽpŽ Ñ Qu'est-ce que tu viens foutre ici, toi, l'Arbi ? L'Arbi Ñ PŽpŽ, il faut que
je te parle seul. PŽpŽ Ñ Ben quoi, tu peux y aller, on est seuls.
comment ai-je pu [faire a] ? É je te demande pardon
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Ñ Eh bien, mon petit Victor, gloire ˆ Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Ñ
Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que
vous avez. ./. Il parut ŽtonnŽ. Ñ Mais bien sžr, mon petit MohammedÉ [É] Comment t'ai-je appelŽ, mon
petit Victor ? ./. HŽ merde. ./. Ñ Vous m'avez appelŽ Victor. Ñ Comment ai-je pu ? Je te
demande pardon.
je fais ce que je peux. É et c'est dŽjˆ pas mal
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
(Colette est intervenue aupr�s de la MarŽchale pour sauver Judith.) Fran�ois : Ñ Eh
bien tu peux y retourner chez la marŽchale. [É] Tu peux m�me y passer tes journŽes parce qu'ils sont
en train d'en expulser des milliers [É] Et ˆ mon avis ce n'est pas fini. Colette : Ñ Je fais ce
que je peux et c'est dŽjˆ pas mal. Moi je suis pas le PrŽsident de la RŽpublique. C'est pas moi
qui suis allŽe les chercher, les Allemands !
je fais ce que je peux. É je ne suis pas une mŽcanique
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 63
LE VIEUX : Ñ Allons toi, plus vite avec tes chaisesÉ il en faut encore uneÉ LA VIEILLE : Ñ ‚a va, �a vaÉ je fais ce que je peuxÉ je ne suis pas une mŽcaniqueÉ
je n'en peux plus. 1 É arr�te !
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 72
VOIX : Ñ Une supposition que vous seriez sans ressources et qu'il vous refuserait les aliments, comme on en voit tant, de nos jours. LUI : Ñ ‚a va continuer longtemps ? Assez. Je n'en peux plus. Arr�tez.
je n'y peux rien. É et toi non plus
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ BŽcaru n'est pas lˆ, mais la traite est lˆ. Il y a quinze jours, on avait dŽcidŽ
de la reporter. On l'a dit... BŽcaru l'a dit !... Vous l'avez dit 1... Ne dites pas non. FONDƒ DE
POUVOIR : Ñ Effectivement, monsieur BŽcaru l'a dit. Et il a changŽ d'avis. Je n'y peux rien.
Et vous non plus.
je peux [appeler un mŽdecin] É si tu veux
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
David. Ñ Vous �tes blessŽ ? L'bomme ˆ la Rover. Ñ Non. Juste un mŽchant coup de pied... David. Ñ Je peux appeler un mŽdecin, si vous voulez. L'homme. Ñ ‚a va mieux...
qu'est-ce qu'on peut faire ? RienÉ É rien.
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
MARCHAND DE MARRONS : Ñ Je peux tout de m�me pas les vendre sous cellophane ! Le marron
chaud, Monsieur, �a se perdra comme le reste. FRANCOIS : Ñ Oui, mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
Rien... MARCHAND DE MARRONS : Ñ Rien, rien, Monsieur... Rien !
tu aurais pu [faire a]. 2 É c'est pas convenable, �a, quand m�meÉ
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
Ñ Vous auriez pu vous raser ! C'est pas convenable, �a, quand m�meÉ
tu aurais pu [rester] 1 É si tu voulais
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 363
Ç Albertine, lui dis-je, je n'ai aucun sommeil. Si vous-m�me vous n'avez pas envie de dormir, vous auriez pu rester encore un peu, si vous voulez, mais je n'y tiens pas, et surtout je ne veux pas vous fatiguer. È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle lui avait rŽpondu avec mavaise humeur et d'un ton hautain : É tu pourrais au moins [É] comme il faut.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 208
[É] une de ses amies lui ayant parlŽ d'un buste de la duchesse d'Uz�s, Mlle Legrandin lui avait rŽpondu avec mauvaise humeur, et d'un ton hautain : Ç Vous pourriez au moins prononcer comme il faut : Madame d'Uzai. È
prŽjugŽ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce qui te choque ? É tu as des prŽjugŽs.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Henri: Ñ Qu'est-ce qui te choque ? que ce [=Lousiette, avec qui j'ai trompŽ Marion] soit une marchande ? Tu as des prŽjugŽs, maintenant ? Pauline: Ñ Ce qui me choque, c'est que tu ne sois pas amoureux de Marion !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu as des prŽjugŽs. É qu'est-ce qui te g�ne ?
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
BŽatrice : Ñ Et pourquoi tu n'irais pas, je ne sais pas, tu ne passerais pas des vacances en
groupe ? Delphine : Ñ Tu es folle ! BŽatrice : Ñ Pourquoi ? Delphine : Ñ Enfin, BŽatrice ! BŽatrice
: Ñ Tu as des prŽjugŽs ? Qu'est-ce qui te g�ne dans le groupe ? Delphine : Ñ Mais tu es
cinglŽe ? Tu m'attaques ou quoi ? Merde ! Je viens de te dire...
premier
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai l'habitude É ce n'est pas la premi�re fois. 1
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
CŽcile : Ñ Tu crois que tu vas y arriver, ˆ ramer jusqu'ˆ lˆ-bas ? Elle est quand m�me un peu
loin, ton ”le. Je te prŽviens, moi je sais pas comment on fait. Basile [11 ans] : Ñ Oh, t'inqui�te
pas, j'ai l'habitude ! C'est pas la premi�re fois !
excuse-moi mais É c'est la premi�re fois que je vois quelqu'un [faire a].
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Cela dit, excuse-moi, mais c'est la premi�re fois que je vois quelqu'un
fumer en faisant la cuisine. Eve : Ñ Je sais que �a ne se fait pas, mais je suis tr�s soigneuse.
Sois tranquille, je ne ferai pas tomber de cendre dans les casseroles !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est la premi�re fois que �a m'arrive. 1 É �a a ŽtŽ plus fort que moi
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
(Le mŽdecin appelŽ au chevet dÕune veuve malade a abusŽ dÕelle ; Alphonse et lÕInspecteur lui
paient sa visite mais sont mena�ants) LE TOUBIB (tr�s inquiet). Ñ Ecoutez les gars... Je vais vous
rendre votre pognon. C'est un accident... Je vous jure que c'est la premi�re fois que �a
m'arrive... ‚a a ŽtŽ plus fort que moi... Les veuves, je peux pas rŽsisterÉ
prendre
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ l‰che-moi É Ñ qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Alexandre se met ˆ courir pour la rejoindre. Il la rattrape dans la cour de l'h™pital. Il
lui prend le bras. VƒRONIKA : Ñ L‰chez-moi. ALEXANDRE : Ñ Qu'est-ce qui vous prend ?
VƒRONIKA : Ñ Qu'est-ce que vous faites lˆ? Laissez-moi. Elle le frappe avec son sac. Il veut la
retenir. Elle hurle. VƒRONIKA : Ñ Vous me dŽgožtez !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'Žtait idiot É je ne sais pas ce qui m'a pris.
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 151
F. 1 : Ñ Si. Parlez-nous encore de �a. C'Žtait si beau, ces petites maisonsÉ il me semble que
je les voisÉ avec leurs fen�tres surmontŽes de petits auvents de bois dŽcoupŽÉ comme des dentelles
de toutes les couleurs. Et ces palissades autour des jardins o�, le soir, le jasmin, les acaciasÉ H.
1 : Ñ Non, c'Žtait idiot. je ne sais pas ce qui m'a pris.
je ne sais pas pourquoi É je ne sais pas ce qui m'a pris.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabien [qui a rompu avec LŽa] Ñ Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qui nous a pris de... de renouer quand elle [LŽa] est rentrŽe [de vacances]. Blanche Ñ C'et normal, tu l'aimais ! Je l'ai toujours pensŽ.
un coup de folieÉ É je ne sais pas ce qui m'a pris.
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
NINO : Vous savez, ce n'est pas dans ma philosophie de voler des voitures. je l'ai juste
empruntŽe. Je ne sais pas ce qui m'a pris, quand j'ai vu toutes ces chaussures [dedans], un
coup de folie de partir avec la voiture. Je n'allais pas loin, la preuve, vous m'avez retrouvŽ
ici...
je ne peux pas É je suis pris.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Louisette: Ñ Si on y allait [se baigner] ? Henri: Ñ Ah, je peux pas, il faut que j'aille
porter cette lettre ˆ la poste et apr�s je suis pris. Mais demain matin, si tu veux.
Louisette: Ñ Je viens pas le matin. Henri: Ñ C'est pas grave. On se baignera un autre jour. Salut
!
non, lˆ É je suis pris.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Ñ D'ailleurs, si tu veux... tu ... tu peux venir avec moi ! Blanche. Ñ Ben... non, lˆ je suis prise, je vais ˆ Paris.
non merci É je suis pris.
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Louisette. Ñ Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Pierre. Ñ Ce soir ? Louisette. Ñ C'est mon
dernier jour ici, je voudrais f�ter �a ! Tous mes copains sont partis, sauf mon fiancŽ, mais lui, je
le vois trop. Pierre. Ñ Non merci, moi je suis pris.
attends attends É ne le prends pas mal.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Michel (il plaque Jean-Yves) : Ñ Attends Jean-Yves, attends, attends, le prends pas mal... Jean-Yves : Ñ Mais non, bien sžr... Allez... Salut...
il y a des limites, ˆ la fin ! É pour qui il nous prend ?
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 125
PIERRE : Ñ Je n'ai pas pu y tenirÉ que voulez-vous, elle exag�re. Il y a des limites ˆ la finÉ Pour qui elle nous prend ? Pour des crŽtins ? Il fallait l'entendre !
�a ne me regarde pas É pour qui me prend-on, ˆ la fin ?
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
Ñ C'est inimaginableÉ Ce dossier, i'me regarde pas, pour qui me prend-on, ˆ la fin ? Je vais le jeter au panierÉ
tu as vu comment tu me parles ? É pour qui tu te prends ?
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Denis, ˆ Philippe : Ñ Bon, �a va, je crois qu'elle a compris, lˆ ! Hein, t'as compris, Betty,
dans l'ensemble ! Philippe : Ñ Alors de quoi i' se m�le, lui, lˆ ? On lui a demandŽ un commentaire ?
(Denis saute sur Philippe.) Denis : Ñ Tu as vu comment tu me parles ? (ˆ Betty, qui le
retient) T'as vu comment i' m' parle, non ? Pour qui i' s' prend, c'ui-lˆ
?
commence pas comme �a É pour qui tu te prends, toi ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LA MéRE : Ñ Alors tu as mangŽ avec qui ? FRANK : Ñ J'Žtais ˆ la table des cadres. Je me suis
ennuyŽ ˆ crever. Ils sont sinistres. Et pas tr�s futŽs. LE PéRE : Ñ Commence pas comme �a. Pour
qui tu te prends, toi ? FRANK : Ñ Pour rien de spŽcial... Je dis juste que demain, je viendrai
manger avec vous, parce que vous, vous rigolez.
tu m'as fait mal É qu'est-ce qui t'a pris ?
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
CŽcilia : Ñ Tu m'as fait mal, qu'est-ce qui t'a pris ? Martin : Ñ Excuse-moi.
mais l‰che-moi ! É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Catherine : Ñ Mais l‰chez-moi, enfin ! Qu'est-ce qui vous prend ? Antoine : Ñ Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Catherine : Ñ Je veux que vous foutiez le camp [É] Antoine : Ñ Catherine, je suisÉ Ben alors lˆ, vraimentÉ
mais qu'est-ce qu'il y a ? É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 190, 1977]
Leone [secourt Colomba]: Ñ Reposez-vous, Madame et ne craignez plus rien. Allons vite, les
sbires [É] qu'on le [Volpone] m�ne au gibet [É] Mosca (qui arrive): Ñ Mais qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui te prend ? Ne m'avais-tu pas jurŽ de rester tranquille ?
ne me touche pas ! É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
PUCK. Ñ Oui, mets ta main sur ma t�te, encore, mets ton bras sur mes Žpaules, Eric... (Elle
lui prend la main et plonge sa t�te contre son bras malade ; aussit™t Eric pousse un cri et se
redresse vivement.) Oh, pardonÉ je t'ai fait mal ? ERIC. Ñ Ne me touche pas ! Qu'est-ce qui te
prend ? Hein ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que vous avez toutes ? Vous ne pouvez pas me
fiche la paix, non ?
non mais �a va pas ? É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
Vincent lui prend le poignet et l'embrasse sur la bouche. Marie, surprise, a un mouvement
de recul, puis elle le repousse violemment. MARIE : Ñ Non, mais �a va pas ! Qu'est-ce qui
vous prend ? VINCENT, penaud : Ñ Excusez-moi, je croyais... MARIE, ŽnervŽe : Ñ Je viens de vous
dire que j'Žtais mariŽe...
t'es malade, non ? É qu'est-ce qui te prend ?
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Camille : Ñ De quoi il t'a parlŽ au tŽlŽphone ? Paul : Ñ Si on allait ˆ Capri. Camille : Ñ Et
qu'est-ce que t'as dit ? Paul : Ñ Je lui ai dit que �a dŽpendait de toi. Camille : Ñ T'es malade,
non ! Mais qu'est-ce qui te prend, tu sais tr�s bien que �a dŽpend de toi et pas de
moi.
qu'est-ce qu'il y a ? É qu'est-ce qui te prend tout ˆ coup ?
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 22
H. 2 : Ñ Je n'ai pas pensŽ ˆ Verlaine... j'ai seulement dit : la vie est lˆ, c'est tout. H. 1
: Ñ Mais la suite venait d'elle-m�me, il n'y avait qu'ˆ continuer... Nous avons quand m�me fait nos
classes... H. 2 : Ñ Mais je n'ai pas continuŽ... Mais qu'est-ce que j'ai ˆ me dŽfendre comme �a ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui te prend tout ˆ coup ? H. 1 : Ñ Qu'est-ce qui me prend ?
Ç Prend È est bien le mot.
non mais tu plaisantes É tu me prends pour quoi ?
¥ 1925 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 177
Apr�s dŽjeuner, je lui dis, sachant bien ce que j'allais m'attirer : Ç Vous devriez bien me
raccommoder mon veston. È Cela n'a pas manquŽ. Ç Non, mais vous plaisantez. Vous raccommoder, moi ?
Pour qui me prenez-vous ? Toucher ˆ votre fumier ! Elle est bonne, dŽcidŽment. Vous en avez
vraiment de bonnes ! È
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ah, tu le prends comme �a ? É bon alors lˆ c'est bien simple : [p]
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Ñ Si je comprends bien, je n'ai qu'ˆ la boucler, moi ! CHRIS : Ñ Si c'est toujours
vous qui parlez, vous finirez par avoir raison... PATRON : Ñ Ah, tu le prends comme �a ? Bon,
alors lˆ, c'est bien simple ! Je veux plus te voir, tu comprends ?Aujourd'hui m�me, tu vas bouffer
ailleurs. Tu repasses demain, je te rŽglerai ton compte. Et puis tu me dŽbarrasses la chambre. T'as
compris ? Non, je vais quand m�me pas me laisser emmerder par un m™me !
�a ne prend pas. É tout le monde saitÉ
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 134
Moi je suis comme Pierre, j'ai envie de crier: Ç Ah ! non, ne commencez pas ˆ nous parler de vos exploits. ‚a ne prend pas. Tout le monde saitÉ È
�a ne prend plus. É change un peu
¥ 1930 Sous les toits de Paris, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 282, 1982]
(On frappe ˆ la porte.) ALBERT. Qui est lˆ ? VOIX. Ouvrez ! ALBERT. Qui est-ce ? VOIX. Au nom
de la loi, ouvrez ! (Le visage d'Albert s'Žclaire. Il croit que c'est son ami Bill, qui lui a dŽjˆ
fait la farce.) ALBERT. Ah non ! ‚a ne prend plus, hein, change un peu.
je le prends sur moi. É tant pis
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Le sergent : Ñ Le gŽnŽral ne peut recevoir personne [É] M. RŽmy : Ñ Ce que j'ai ˆ lui dire
est aussi de la plus grande importance. Le sergent : Ñ Pour vous ? M. RŽmy : Ñ Non, pour lui.
Sergent : Ñ Je le prends sur moi, tant pis.
mais qu'est-ce qui te prend ? É qu'est-ce qu'il raconte ? il devient fou !
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 65
LE FILS : Ñ Oh Žcoute, pourquoi faire semblant ? Tu sais bien que tu n'obtiendras rien de
plus que caÉ que du bout des l�vresÉ que d'une voix blancheÉ rien de plus. Rien, tu sais bien.
Puisque je suis lˆ. Et je n'ai m�me pas besoin de me montrer, pas besoin de faire coucou le voilˆ.
Il suffit que je sois derri�re le murÉ enfermŽ dans ma chambre. M�me derri�re un mur de bŽton ma
seule prŽsence suffit pour que �a ne sorte pas : Ç C'est beau È. pas comme tu le voudrais. LUI : Ñ
Mais qu'est-ce qui te prend? Qu'est-ce qu'il raconte ? Il devient fou ?
ne le prends pas mal. É tu peux comprendre
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JULIETTE : Ñ Non, ne m'embrasse pas. J'ai ŽtŽ trop embrassŽe aujourd'hui. DIDIER: Ñ O.K. JULIETTE : Ñ Le prends pas mal, tu peux comprendre. DIDIER: Ñ Je comprends tr�s bien.
pour qui tu me prends ? É hein ? pour qui ?
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Prosper : Ñ Mais je pense tellement ˆ toiÉ Tu devrais venir ˆ l'Žcluse, tu me tiendrais compagnieÉ Raymonde : Ñ Pour qui que tu me prends, hein ? Pour qui ? Prosper : Ñ Ben ma petite reine, voyonsÉ
pour qui tu me prends ? É inutile d'insister, vous faites erreur
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 298
[É] on peut les entendre, pour peu qu'un autre qui ne leur pla”t pas les regarde, dire : Ç
Monsieur, pour qui me prenez-vous ? (simplement parce qu'on les prend pour ce qu'ils sont) je
ne vous comprends pas, inutile d'insister, vous faites erreur È, aller au besoin jusqu'aux gifles,
et devant quelqu'un qui conna”t l'imprudent, s'indigner : Ç Comment, vous connaissez cette horreur ?
Elle a une fa�on de vous regarder !É En voilˆ des mani�res ! È
pour qui tu te prends ? É c'est [la rŽussite] qui te monte au cerveau ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
FRANK : Ñ Si �a t'amuse de passer pour un plouc, de sortir des clichŽsÉ CHRISTIAN, vexŽ, se
jette sur Frank et le saisit par le col de la chemise : Ñ Je prŽf�re �tre un plouc qu'un connard de
snob. (Frank se dŽgage tr�s agressivement. Fran�ois s'interpose entre ses deux copains et toise
Frank.) FRAN‚OIS : Ñ Eh ! Oh ! Du calme ! Pour qui tu te prends ? C'est la rŽussite qui
te monte au cerveau ?
pourquoi tu le prends comme �a ? É on ne peut rien te dire
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
[Dispute.] Natacha : Ñ Vous �tes tortueux les uns et les autres ! Jeanne : Ñ Natacha !... Natacha pourquoi tu le prends comme �a ? On ne peut rien dire !...
qu'est-ce qui te prend ? É il est marteau !
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Lucas: Ñ Allons, laisse �a, toi [=mon portefeuille tombŽ]. Mulot (vexŽ): Ñ Oh, j'vais pas te le barboter ! Lucas (agressif): Ñ J'te dis de pas y toucher. Gilieth: Ñ Qu'est-ce qui lui prend ? Il est marteau !
qu'est-ce qui te prend ? É j'ai jamais dit �a !
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : Ñ On n'est pas obligŽs de vivre vissŽs l'un ˆ l'autre ! Madame Amet : Ñ Je peux m'en aller, si tu veux, Louis ! tu resteras tout seul ! Lachaume : Ñ Qu'est-ce qui te prend ? J'ai jamais dit �a ! Tu recommencesÉ
qu'est-ce qui te prend ? É je ne te croyais pas comme �a
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. Ñ En admettant qu'il y ait un genre de filles qui m'attirent, tu lui correspond beaucoup plus [que LŽa]. Blanche. Ñ Mais tu as fini avec tes flatteries ? Qu'est-ce qui te prend ? Je ne te croyais pas comme �a !
qu'est-ce qui te prend ? É qu'est-ce que tu as ?
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
PUCK. Ñ Oui, mets ta main sur ma t�te, encore, mets ton bras sur mes Žpaules, Eric... (Elle
lui prend la main et plonge sa t�te contre son bras malade ; aussit™t Eric pousse un cri et se
redresse vivement.) Oh, pardonÉ je t'ai fait mal ? ERIC. Ñ Ne me touche pas ! Qu'est-ce qui te
prend ? Hein ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que vous avez toutes ? Vous ne pouvez pas me
fiche la paix, non ?
qu'est-ce qui te prend ? É t'es givrŽ, non ?
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui casse toutÉ] Ñ Qu'est-ce qui te prend ? T'es givrŽe, non ?
qu'est-ce qui te prend ? É t'es malade ?
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
[A l'autre qui se met soudain ˆ courir pour rattraper un train qui dŽmarreÉ] Ñ Mais qu'est-ce qui te prend ? T'es malade ?
qu'est-ce qui te prend ? É tu es fou
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
(Guillaume fait tomber ValŽrie sur le lit. ValŽrie, abasourdie, veut se relever. Guillaume la retient. Bagarre.) VALƒRIE : Ñ Mais... qu'est-ce qui te prend ?... Tu es fou ! Qu'est-ce qui te prend ?
qu'est-ce qui te prend ? É tu m'ennuies
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 150
BŽrenger : Ñ Votre peauÉ Jean : Ñ Qu'est-ce qu'elle peut vous faire ma peau ? Est-ce que je
m'occupe de votre peau ? BŽrenger : Ñ On diraitÉ oui, on dirait qu'elle change de couleur ˆ vue
d'Ïil. Elle verdit. Elle durcit aussi. Jean : Ñ Ne me t‰tez pas comme �a. Qu'est-ce qu'il vous
prend ? Vous m'ennuyez.
qu'est-ce qui te prend ? É tu trouves �a dr™le ?
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Bagarre] Mme Quentin. Ñ Julien, tu es compl�tement fou ! Ton beau costume... Nous aurons
l'air de quoi au restaurant ! (Bonnet et Julien se regardent. Ils commencent par sourire, puis rient
franchement.) Qu'est-ce qui vous prend ? Vous trouvez �a dr™le ?
tu me prends pour quoi ? É je ne suis pas imbŽcile ˆ ce point
¥ 1922 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 115
Je vous mets au dŽfi de me montrer dans votre journal [É] par exemple un passage o� vous
dites : Ç Je souffre, je l'aime. È Je n'exag�re pas, ce sont ses propres mots. Je l'ai regardŽe et
j'ai ŽclatŽ de rire. Ç Un passage comme �a ? lui ai-je dit. Mais pour qui me prenez-vous ? Je
ne suis pas imbŽcile ˆ ce point. Ecrire des choses pareilles, et aujourd'hui ? Le temps en est
passŽ, ma ch�re.
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
elle se mit ˆ rire pour lui montrer que É �a ne prenait pas
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 102
[É] Est-ce que vous allez vous crotter lˆ [=aux matinŽes Saint-Euverte] È demanda-t-il ˆ Mme
de Surgis, qui cette fois se trouva ennuyŽe. Car voulant feindre de ne pas y aller vis-ˆ-vis du
baron, et sachant qu'elle donnerait des jours de sa propre vie plut™t que de manquer la matinŽe
Saint-Euverte, elle s'en tira par une moyenne, c'est-ˆ-dire l'incertitude. [É] M. de Charlus, ne
craignant pas d'offenser Mme de Surgis ˆ laquelle pourtant il dŽsirait plaire, se mit ˆ rire pour
lui montrer que "�a ne prenait pas".
presser
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ y a pas le feu ! É Ñ si ! moi je suis pressŽ
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
A: Ñ Tu crois qu'il l'a rŽcupŽrŽe sa bagnole [=que nous lui avons volŽe] ? L: Ñ T'es con, pas dŽjˆÉ A: Ñ Alors qu'est-ce qu'ils glandent les flics ? LÉ Ñ Ah ! y a pas le feu ! A: Ñ Si ! moi je suis pressŽ !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai tout mon temps É je ne suis pas pressŽ.
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Vous lui dites que je suis lˆ. LA SECRETAIRE : Ñ Et vous �tes... ? SABINE : Ñ
Sabine. LA SECRETAIRE : Ñ Ah, je regrette, il ne veut �tre dŽrangŽ sous aucun prŽtexte. SABINE : Ñ
Eh bien, j'attendrai qu'il sorte. LA SECRETAIRE : Ñ Mais... Il ena pour un bon moment. SABINE : Ñ Eh
bien moi, j'ai tout mon temps, je ne suis pas pressŽe.
[calculez] plus vite, je vous en prie É je suis pressŽ.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 177
Calculez plus vite, je vous en prie, je suis pressŽ. Elles sont lˆ, elles attendent.
nous avions tout le temps et É rien ne pressait plus
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 116
Je disais ˆ Albertine que j'aurais des questions ˆ lui poser relativement ˆ l'Žtablissement
de douches de Balbec et ˆ une certaine blanchisseuse de Touraine, mais je remettais cela ˆ plus tard
puisque nous avions tout le temps et que rien ne pressait plus. Elle me promettait qu'elle ne
faisait rien de mal et qu'elle avait seulement la veille embrassŽ sur les l�vres Mlle
Vinteuil.
prends ton temps É rien ne presse.
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A. Ñ Ah t'es gentil de me garder le bureau, toi. B. Ñ C'est tout naturel, entre voisins. [É] Prends ton temps, rien ne presse.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a presse. 1 É �a urge
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 134
Le monde entier se h‰te, le monde entier est en libertŽ provisoire entre midi et deux heures,
le temps d'avaler un remontant, de faire semblant de manger, le regard rivŽ ˆ la montre, �a
presse, �a urge, on va bouffer la vie qu'on gagne si mal.
je ne suis pas pressŽ. É j'ai tout mon temps
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
Ñ C'est lui que je veux voir et lui seul. Je ne suis pas pressŽe, j'ai tout mon temps.
rien ne presse. É ce n'est pas ˆ un jour
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 232
[Les patrons] vendraient votre peau pour arrondir le chiffre d'affaires. Si je veux, j'ai toute la vie devant moi pour aller m'Žcouiller, rien ne presse, c'est pas ˆ un jour, ce qui est urgent, un lit pour cette nuit [É]
tu es pressŽ ? É t'as pas le temps ?
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Ñ Je te ram�ne ? Rapha‘l : Ñ T'es pressŽ, t'as pas le temps ? Jean-Paul : Ñ Si...
pr�t
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'en suis pas encore lˆ É je ne suis pas pr�t.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Je te parle de r�ve et dŽjˆ tu me parles de cauchemar. Je voulais te dire : je
suis venu te chercher. GILBERTE : Ñ Non. je ne peux pas. ALEXANDRE : Ñ Tu ne m'as pas entendu. Je
suis venu te chercher. Je veux t'Žpouser. GILBERTE : Ñ Non. Non. Je n'en suis pas encore lˆ. Je
ne suis pas pr�te.
attention É nous sommes pr�ts ?
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Le chef de la fanfare : Ñ Attention, Messieurs, nous sommes pr�ts ? (Il l�ve sa baguette) "Les lilas et les roses".
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis pr�t. É on y va ?
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
NADINE. Ñ Je suis pr�te, on y va ? BERNARD. Ñ Oui.
prŽtexte
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il ne veut �tre dŽrangŽ É sous aucun prŽtexte
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Vous lui dites que je suis lˆ. LA SECRETAIRE : Ñ Et vous �tes... ? SABINE : Ñ Sabine. LA SECRETAIRE : Ñ Ah, je regrette, il ne veut �tre dŽrangŽ sous aucun prŽtexte.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
sous aucun prŽtexte É j'ai assez d'ennuis comme �a
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 196
Je veux mon fils Mohammed Kadir dans l'Žtat arabe dans lequel je vous l'ai confiŽ contre re�u. Je ne veux pas de fils juif sous aucun prŽtexte, j'ai assez d'ennuis comme �a.
preuve
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je sais que [p] É j'en ai la preuve.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Saillens : Ñ Je sais qu'elle est innocente. J'en ai la preuve. Dr Vorzet : Ñ Lˆ, vous commencez ˆ m'inquiŽter ! Laura (ˆ Saillens) : Ñ Vous savez quelque chose ?
c'est possible É la preuve !
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
JEAN : Ñ Et alors, bon..., si tu paies pas [ta traite], il se passera quoi ? VINCENT : Ñ Je
saute. JEAN : Ñ C'est pas possible �a,... on saute pas pour une traite. VINCENT : Ñ Eh si, c'est
possible... la preuve ! Je suis hypothŽquŽ... C'est l'impasse,quoi... Je sais pas quoi
faire.
qu'est-ce que tu en sais ? É tu as la preuve ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JULIETTE : Ñ Il sort d'une rupture, une histoire qui l'a fait ŽnormŽment souffrir, il avait pas fait l'amour depuis deux mois. DIDIER: Ñ Qu'est-ce que tu en sais ? Tu as la preuve ?
tu dis �a É tu n'as pas de preuves.
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ : Ñ Y a des pendules qui marquent deux heures, qui en sonnent quatre et il est midi
moins le quart, ben ton ami RŽgis, il est comme �a. Il sonne faux. Pierrot : Ñ Tu dis �a, t'as
pas de preuves. PŽpŽ : Ñ Du moment que je te le dis, �a suffit !
prŽvenir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est de ta faute É je t'avais prŽvenu.
¥ 1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 157, 1975]
GRAMMONT : Ñ C'est dur [pour vous], Sacha, j'en conviens. Mais avouez que c'est en grande
partie de votre faute ! Je vous avais prŽvenu... Votre gestion a ŽtŽ dŽsastreuse ces derniers
mois ... Il fallait cesser de jeter l'argent par les fen�tres !
tu feras ce que tu voudras É tu es prŽvenu.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Ñ Tous les hommes que j'ai voulus, je les ai eus, moi, l'infirme ! (É) Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prŽvenu, tu sais ˆ qui tu as affaire.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je t'ai prŽvenu. É tu n'as rien voulu entendre
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Dubois : Ñ C'est la vŽritŽ, Gauthier, vous n'auriez pas dž faire �a... Maurice (tr�s sec) : Ñ On t'a prŽvenu... Tu n'as rien voulu entendre. C'est dur de t'accabler, mais... ce malheur, tu es allŽ le chercher!...
je te prŽviens. É je ne veux plus que [p]. c'est compris ?
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
ROGER (ˆ ses beaux-parents) : Ñ Bon, vous voulez qu'on se remette ensemble [votre
fille et moi] ? (Sans enthousiasme.) D'accord, c'est entendu. (A Nathalie.) Allez, on
s'en va. Viens, on rentre ˆ la maison. Mais je te prŽviens : je ne veux plus que tes parents
nous fassent de la morale. C'est compris ?
t'aurais pu nous prŽvenir, non. É c'est la moindre des choses !
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Ñ Mais tu vas pas en cours, ce matin ? Magali : Ñ Je t'attendais. Jeannette : Ñ Ben pourquoi ? Magali : Ñ T'es pas rentrŽe de toute la nuit, maman ! T'aurais pu nous prŽvenir, non, c'est la moindre des choses.
tu es prŽvenu. É tu sais ˆ qui tu as affaire
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Ñ Tous les hommes que j'ai voulus, je les ai eus, moi, l'infirme ! (É) Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prŽvenu, tu sais ˆ qui tu as affaire.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
j'aime mieux te prŽvenir É dit-elle s�chement
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 305
Ñ J'aime mieux vous prŽvenir È, dit s�chement Mme Verdurin [É] Ce n'est pas de la musiquette qu'on fait ici. [É] È
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
un axiome assez original : É mieux vaut prŽvenir que guŽrir.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 220
Il professe un axiome assez original : "Mieux vaut prŽvenir que guŽrir." Et il me
graisse le nez avant que la musique commence. C'est radical. Je peux pleurer comme je ne sais pas
combien de m�res qui auraient perdu leurs enfants, pas le moindre rhume.
prŽvoir
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je ne pouvais pas le prŽvoir É Ñ il fallait prŽvoir.
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
FRANCOIS : Ñ Qui est-ce qui a au l'idŽe de faire du feu ˆ deux m�tres cinquante de la cabane
[qui a bržlŽ] ? LUCIE : Ñ C'est moi. FRANCOIS : Ñ C'est gŽnial. LUCIE : Ñ Non, c'est pas gŽnial,
mais le vent a tournŽ. Je pouvais pas le prŽvoir. FRAN‚OIS : Ñ Fallait prŽvoir. LUCIE : Ñ
J'ai pas prŽvu.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a devait arriver É c'Žtait ˆ prŽvoir.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 116
Monsieur Papillion: Ñ Il [le rhinocŽros] nous a dŽmoli l'escalier, tant mieux, une chose
pareille devait arriver ! Depuis le temps que je demande ˆ la direction gŽnŽrale de nous construire
des marches de ciment pour remplacer ce vieil escalier vermoulu.Dudard : Ñ Il y a une semaine
encore, j'ai envoyŽ un rapport, monsieur le Chef. Monsiur Papillon : Ñ Cela devait arriver, cela
devait arriver. C'Žtait ˆ prŽvoir. J'ai eu raison.
je m'y attendais É j'avais prŽvu.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 230
[Des barrissements au tŽlŽphone.] Daisy, effrayŽe : Ñ Que peut-il bien se passer !
BŽrenger : Ñ Ils nous font des farces maintenant ! Daisy : Ñ Des farces de mauvais gožt. BŽrenger :
Ñ Tu vois, je te l'avais bien dit ! Daisy : Ñ Tu ne m'as ien dit ! BŽrenger : Ñ Je m'y attendais,
j'avais prŽvu.
qu'est-ce que tu fais ce soir ? É tu n'as pas quelque chose de prŽvu ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne Ñ Qu'est-ce que tu fais ce soir ? Tu n'as pas quelque chose de prŽvu ? Parce
que, Žcoute, je ne sais pas si �a te dit [É] je vais ˆ Paris pour un vernissage [É] �a peut �tre
tr�s intŽressant, en tout cas moi j'y vais.
prier
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ excuse-moi É Ñ je t'en prie ! 7
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Saillens Ñ Ah, docteur! Excusez-moi, docteur. Dr Germain Ñ Je vous en prie. Saillens Ñ J'ai quelqu'un de malade chez moi.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ah non, s'il te pla”t, É je t'en prie ! 5
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Madame Jouve. Ñ Bernard ! Bernard, venez, il faut que je vous parle. Bernard. Ñ Oui. Mme
Jouve. Ñ Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je dŽteste me m�ler de ce qui ne me regarde
pas, mais il faut que je vous parle de Mathilde. Bernard. Ñ Ah non, non ! s'il vous pla”t. Je
vous en prie, je ne veux plus entendre parler de cette personne !
arr�te tes conneries É je t'en prie ! 5
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Ñ Je viens d'assister ˆ un meurtre dans le mŽtro. JOSYANE. Ñ Tiens tu pourras
donner un coup d'Žponge ˆ la toile cirŽe ? ALPHONSE. Ñ C'Žtait un petit comptable... Il a ramassŽ un
coup de couteau dans le ventre... JOSYANE. Ñ Tiens... (Elle lui passe les assiettes et les
couverts.) ALPHONSE. Ñ Ce qui m'inqui�te, c'est que je me demande si c'est pas moi qui l'ai tuŽ...
JOSYANE. Ñ Arr�te tes conneries, je t'en prie.
ne fais pas cette t�te É je t'en prie ! 5
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 74
ELLE : Ñ Ah tu ne vas pas recommencer ? ‚a ne va pas te reprendre ?É (Fort: ) Oui. Il est comme tout le monde. Tout le monde aujourd'hui ˆ son ‰ge est comme lui. Ne fais pas cette t�te, je t'en prieÉ
merciÉ �a va comme �aÉ [É] �a suffit, É je te prie. 5
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
ƒDOUARD [il s'est ŽtranglŽ en buvant, BŽrenger lui tape dans le dos] : Ñ MerciÉ ‚a va comme �aÉ vous me faites malÉ �a suffit, je vous prie.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je t'en prie ! 1 É je t'en supplie
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 100
Marie-Madeleine : Ñ Jean, mon petit Jean, mon petit Jeannot, es-tu lˆ-bas ? Es-tu ici ? Es-tu
derri�re l'armoire, dans le placard, dans le buffet, dans le couloir, ˆ la cuisine ? Dans ce
coin-ci, dans ce coin-lˆ ? O� es-tu, dis-moi. Voix de Jean : Ñ Coucou. Marie-Madeleine : Ñ Il est lˆ
puisqu'il rŽpond. Jean, je t'en prie, je t'en supplieÉ
je t'en prie ! 3 É j'en serai tr�s honorŽ
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain Ñ Et malheureusement celle-ci [=lettre anonyme] ne met pas seulement Germain en cause. Et d'ailleurs, je vais vous la lire. Bonnevi Ñ Mais je vous en prie, monsieur le MŽdecin-chef, j'en serai tr�s honorŽ.
je t'en prie ! 5 É ne fais pas l'enfant
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
GABI. Tout de m�me, Albert, tes journŽes tu les passes ˆ la carri�re. Et lˆ-bas, on te paie
pour ton travail. ALBERT. Tu voudrais pas que je turbine ˆ l'Ïil ? Je suis pas un philanthrope, moi
! GABI. Oui, mais pendant ce temps-lˆ, moi je me l�ve la peau ˆ faire pousser les tomates et ˆ
sulfater la vigne, tu comprends ? ALBERT. Il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui le fasse. Si �a
t'ennuie, tu n'as qu'ˆ prendre un homme de journŽe. GABI. C'est toi qui le paieras, l'homme de
journŽe ? ALBERT. Oh, je t'en prie, ne fais pas l'enfant.
je t'en prie ! 5 É pas de plaisanteries
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Bertrand Ñ Le 13 [=le malade du 13, qui s'est suicidŽ] Žtait fou. N'est-ce pas, Vorzet ?
Dr Vorzet Ñ Bien entendu il Žtait fou, comme tout le monde ! Comme moi. Comme vous. Dr Bertrand Ñ
Je vous en prie ! Pas de plaisanteries !
je t'en prie ! 5 É sois poli
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
EUSEBE (gendarme, enqu�te.) Ñ É par moisÉ c'est maigre pour faire bouillir la marmite ˆ
Paris. MONSIEUR. Ñ Plus la geld, brigadier. EUSEBE. Ñ Ah, je vous en prie, soyez poli, hein ?
MONSIEUR. Ñ J'ai dit plus la geld, c'est un pourcentage sur les ventes. EUSEBE. Ñ Ah, bon, j'aime
mieux �a.
probl�me
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ je te fais confiance ? É Ñ il n'y a pas de probl�me
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Henri : Ñ Je m'en vais un petit momentÉ et puis je reviens. [É] Denis, tu t'occupes de tout ? Je te fais confiance ? Denis : Ñ Y a pas de probl�me.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ce n'est pas grave É ce n'est pas un probl�me.
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
GŽrard L. : Ñ Voilˆ les c™tes de porc. Alors, il y a des bleues, des saignantes, il y a tout
ce qu'il faut. Chacun se sert. Delphine : Ñ Moi, je ne mange pas de viande. GŽrard L. : Ñ Ah bon ?
Delphine : Ñ Oui. Brigitte : Ñ Tu n'aimes pas la viande ? Delphine : Ñ Non, je n'aime pas �a. Mais
ce n'est pas grave, hein, ce n'est pas un probl�me.
�a m'est Žgal É c'est son probl�me.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(236)(DR10)Fj12 : Ñ bon ils en fument [de l'herbe] �a m'est Žgal c'est leur probl�me.
ils en fument hein/ ils m'en ont proposŽ au dŽbut je leur ai dit non. {j'ai pas envie de
toucher}.{ah mais t'as pas essayŽ} {mais si j'ai essayŽ (}) mais j'ai essayŽc'est
tout.(})
entendu É pas de probl�me.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Ce qui serait intŽressant pour la rŽunion Ç cadres È de lundi c'est que tu me prŽpares une petite note de synth�se de fa�on ˆ ce que je puisse prŽsenter un premier bilan. FRANK : Ñ Entendu. Pas de probl�me.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est son probl�me. É je n'ai rien ˆ voir lˆ-dedans
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
BŽrŽnice : Ñ [Tu as vu] le titre ? Julien : Ñ Ç L'instituteur prŽf�re l'arbre ˆ la biblioth�que. È ‚a, c'est son probl�me, hein, moi, je n'ai rien ˆ voir lˆ-dedans.
il n'y a pas de probl�me. 1 É tu peux �tre tranquille
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
ChloŽ : Ñ Et bon euh... pour le chat alors y a pas de probl�me ? Mme RenŽe : Ñ Pour votre chat y a pas de probl�me. J'ai l'habitude d'en garder. Vous pouvez �tre tranquille.
il y a un probl�me ? É �a va pas ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
ALAIN, ˆ Frank qui pleure : Ñ Y a un probl�me ? ‚a va pas ?
tu as un probl�me ? 1 É je peux t'aider ?
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[Entre automobilistes]É L: Ñ Vous avez un probl�me ? Je peux vous aider ? A: Ñ Ah non non merci c'est rien, on vient d'Žcraser not' chatÉ
profiter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on peut savoir ce qui t'amuse ? É dis-le tout haut, que tout le monde en profite !
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Professeur : Ñ Elle [la lettre anonyme] conseille ˆ la police de venir chercher le revolver
du Docteur dans un certain bar, en face du port... Tenanci�re : Ñ Ce porc, vous vous souvenez...
(Le Paltoquet Žclate de son grand rire nerveux.) On peut savoirce qui t'amuse ? Dis-le
bien haut, que tout le monde en profite !
assez ! É tu profites.
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
(Josefa piquŽe par une gu�pe.) TONI. Maintenant, il faudrait bien presser et sucer le sang.
Mais �a va te faire mal. JOSEFA. Bon, tant pis. Vas-y ! Vas-y ! (Toni presse.) TONI (lui tendant le
dard). Tiens ! JOSEFA. Aah ! Le piquant. (Toni se met ˆ sucerla blessure et crache le venin.) Aaaah.
‚a fait moins mal, �a. Fais-le encore, Toni. Peut-�tre que j'ai encore du venin, tu sais. Un
poquito. (Toni l'enlace franchement.) Eh Toni! Toni ! (ll l'embrasse. On entend le bruit du baiser.)
Assez, tu profites!
promettre
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ promets-moi de (É) É Ñ je te promets
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 137
Ñ Tu es un beau petit gar�on, Momo, et c'est dangereux. Il faut te mŽfier. Promets-moi que tu vas pas te dŽfendre avec ton cul. Ñ Je vous promets.
Ñ promis ? É Ñ promis !
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 183
J'ai donnŽ mon cul aux clients pendant trente-cinq ans, je vais pas maintenant le donner aux mŽdecins. Promis ? Ñ Promis, Madame Rosa.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ c'est promis ? É Ñ c'est promis
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Mathilde. Ñ La semaine prochaine, Philippe et moi nous allons t'inviter ˆ d”ner, avec Arlette, Žvidemment. Alors pas question de faire faux bond, c'est promis ? Bernard. Ñ C'est promis.
Ñ c'est promis ? É Ñ oui, promis
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Marion : Ñ Tu m'attends lˆ sans bouger, hein, et je reviens tout de suite apr�s la bo”te. Richard : Ñ D'accord. Marion : Ñ C'est promis ? Richard : Ñ Ouais, promis.
Ñ promis ? É Ñ mais oui !
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
AMANDA : Ñ Tu sais Marie, nos dŽjeuners... �a me manque... MARIE : Ñ Mais je t'appelle, t'en fais pas. AMANDA : Ñ Promis ? MARIE : Ñ Mais oui !
Ñ promis ? É Ñ promis
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 183
J'ai donnŽ mon cul aux clients pendant trente-cinq ans, je vais pas maintenant le donner aux mŽdecins. Promis ? Ñ Promis, Madame Rosa.
Ñ tu me le promets ? É Ñ puisque je te le dis
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 150
Le type se retourna pour voir d'une fa�on un peu plus dŽtaillŽe l'allure de cette rombi�re. Cet examen l'inclina vers la confiance. Ñ Vous me le promettez ? qu'il demanda. Ñ Puisque je vous le dis.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'ai pas tellement le temps É je ne te promets rien.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 124
Ñ ‚a a vraiment l'air de te plaire beaucoup. Ñ Je me suis bien marrŽ. Ñ Tu peux revenir quand tu veux. Ñ J'ai pas tellement le temps, je vous promets rien.
je vais faire mon possible mais É je ne te promets rien.
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Jeanne. Ñ Je vais faire mon possible pour la finir [=une robe] cette semaine, mais je vous promets rien.
je penserai ˆ toi É promis !
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ J'en ai parlŽ hier soir avec Papa. Il m'a dit : Ç Tu as bien fait de m'avouer tout.... je comptais aller chez mon notaire demain. Je penserai ˆ toi. Promis. È
je vais le faire É promis
¥ 2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Aurore : Ñ Vous avez pensŽ ˆ moi ? Damien : Ñ Ë vous ? Aurore : Ñ Pour vos cours ! Damien : Ñ Ah, non, dŽsolŽ, non, mais je vais me renseigner. Aurore : Ñ Bon, merci. Damien : Ñ Mais je vais le faire, hein, promis !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne te promets rien. É il faut voir
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 273
Monsieur Hamil avait raison quand il avait encore sa t�te et qu'on ne peut pas vivre sans quelqu'un ˆ aimer, mais je ne vous promets rien, il faut voir.
tu as promis. É tu as jurŽ
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
LE DIABLE. Ñ J'ai tenu ma promesse. Vous �tes mienne, maintenant. et pour toujours. ANNE
secouant la t�te. Ñ Non. LE DIABLE. Ñ Comment, non ? ANNE. Ñ Non. LE DIABLE. Ñ Mais ce n'est pas
vrai. N'oubliez pas, vous avez promis, vous avez jurŽ. ANNE. Ñ J'ai menti.
tu avais promis de ne pas [faire a]. É t'es dŽgueulasse !
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
[A Alexandre qui lui dit, dans le dŽtail, combien son physique l'attire] LŽa Ñ Arr�te tout de
suite ! Tu avais promis de ne pas me faire du plat ! Alexandre Ñ Mais je ne te fais pas de
plat ! Tu me demandes quel est mon genre, je te le dis !
proposer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce qu'on fait ? É qu'est-ce que tu proposes ?
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Jacques: Ñ Alors, Žcoutez, les mecs, faudrait savoir ce qu'on veut [É] Moi je vous demande : qu'est-ce qu'on fait ? [É] Non mais sans dŽconner, qu'est-ce que vous proposez ?
propre
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est du propre ! É bravo !
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
DIRECTEUR : Ñ J'ai trouvŽ toute la collection [photos pornos] dans sa chambre. Bravo Deloux, c'est du propre ! Vous viendrez me voir dans mon bureau, mon gar�on.
prouver
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu essaies de faire ? É qu'as-tu voulu prouver ?
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Ce soir tout allait bien, qu'avez-vous essayŽ de faire ? Qu'avez-vous voulu prouver ? Vous saviez tr�s bien ce qui allait se passer.
prudent
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on ne peut jamais savoir É c'est plus prudent.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 29
Mais ces ch‰teaux, ces for�ts, les yeux de mon esprit seul pouvaient les voir dans la main
gantŽe de la dame en fourrure, cousine du roi. Ceux de mon corps n'y distinguaient, les jours o� le
temps mena�ait, qu'un parapluie dont la duchesse ne craignait pas de s'armer. Ç On ne peut jamais
savoir, c'est plus prudent, si je me trouve tr�s loin et qu'une voiture me demande des prix
trop chers pour moi. È
on ne sait jamais É il vaut mieux �tre trop prudent que pas assez.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
(Qui envoie les lettres anonymes ?) Merci�re : Ñ Notez ThŽr�se Marty. Comm�re : Ñ Elle Žcrit ˆ son Emile ! Merci�re : Ñ On ne sait jamais. Il vaut mieux �tre trop prudente que pas assez. Notez TŽr�se Marty.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas prudent. É on ne sait pas ce qui peut arriver
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PERE : Ñ Le 30 au soir pour un rendez-vous le 1er au matin, c'est pas prudent. On ne sait pas ce qui peut arriver.
puisque
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ c'est vrai ? É Ñ puisque je te le dis !
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Nazar�de : Ñ Edmond t'as ŽcÏurŽe hein ! Raymonde : Ñ Plut™t ! Nazar�de : Ñ Non mais alors c'est vrai, t'es plus avec lui ? Raymonde : Ñ Puisque je te le dis !
Ñ pas possible ! É Ñ puisque je te le dis !
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 189
Dudard : Ñ Nous n'avons plus de chef. M. Papillon a donnŽ sa dŽmission. BŽrenger : Ñ Pas possible ! Dudard : Ñ Puisque je vous le dis. BŽrenger : Ñ Cela m'ŽtonneÉ
Ñ vraiment ? É Ñ puisque je te le dis !
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Le commissaire. Ñ Cartes sur table. Personne n'a rien ˆ gagner dans un scandale. Ni vous, ni eux. Vous surtoutÉ Vous n'avez pas que des amis ˆ Lyon. Jean-Jacques. Ñ Vraiment ? Le commissaire. Ñ Puisque je vous le disÉ
Ñ tu ne me crois pas ? É Ñ si, puisque tu le dis.
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Actuellement Mathieu est dŽtachŽ au CNRS et, l'annŽe prochaine, il aura un poste
d'assistant ˆ Grenoble. Alors, nous n'aurons plus qu'ˆ nous marier. Natacha : Ñ Pour de vrai ?
Jeanne : Ñ Ben oui pour de vrai. Tu ne me crois pas ? Natacha : Ñ Si... puisque tu le dis.
Mais �a n'a pas l'air de t'enchanter !
quatre
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ˆ un de ces quatre ! É Ñ amuse-toi bien
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ Bon, j'te laisse les consommations, hein ? BONY : Ñ C'est �aÉ LEO : Ñ Ë un d'ces quatre ! BONY : Ñ Amuse-toi bien ! LEO : Ñ Ouais...
quelqu'un
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
hou hou É il y a quelqu'un ?
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Fran�ois Glaise ? Monsieur Jacquet : Ñ Il est peut-�tre aux cabinets. Martine : Ñ Hou hou. Y a quelqu'un ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il y a quelqu'un ? É y a personne ?
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
[Deux infirmiers frappent ˆ la porte] 1er infirmier. Ñ Il y a quelqu'un ? 2e infirmier. Ñ Oh !É Y a personne ? Paul. Ñ OuiÉ c'est pourquoi ?
question 1
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ c'est pas la question É Ñ c'est quoi la question ?
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ Dis donc, mais ils te payent combien pour un match [de boxe] comme �a ? JEAN : Ñ
Ben, lˆ.... ils me proposent six mille. Enfin, six cent mille. VINCENT : Ñ Eh, eh, eh, dis-moi !...
Mais il faut que tu t'entra”nes, alors ? JEAN : Ñ Je suis entra”nŽ, c'est pas la question. VINCENT :
Ñ Ben, c'est quoi la question ? JEAN : Ñ C'est Catano [=l'adversaire]. Ils me le proposent
parce qu'ils trouvent personne. D'ailleurs, j'ai pas encore signŽ.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ j'ai quelques questions ˆ te poser. É Ñ je t'Žcoute
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ Vous �tes tr�s forte. Seulement voilˆ, j'ai moi aussi quelques questions ˆ vous poser. PIERRETTE. Ñ Je vous Žcoute. SUZON. Ñ Vous nous avez dit n'�tre jamais venue ici, n'est-ce pas? PIERRETTE. Ñ Oui.
Ñ je voudrais te poser une question. É Ñ bon, vas-y, j'Žcoute
¥ 1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 422, 1993]
Annie : Ñ RŽvŽrend, s'il vous plait... J'voudrais vous poser une question. Jocko : Ñ Bon, vas-y j'Žcoute.
Ñ pourquoi cette question ? É Ñ pour rien
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Vous �tes toujours libre ? Vous n'avez pas de femme, de ma”tresse, d'amie ?
ALEXANDRE : Ñ On pourrait parler de �a plus tard. Ou une autre fois si nous en avons l'occasion.
Mais pourquoi cette question ? VƒRONIKA : Ñ Pour rien.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
si tu le sais É pourquoi tu me poses la question ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Qu'est-ce que vous vous �tes dit ? JULIETTE : Ñ On a pris rendez-vous. DIDIER: Ñ
Pas du tout, j'ai entendu. Tu lui as demandŽ s'il avait des cigarettes. Il t'a demandŽ si tu allais
ˆ l'opŽra. JULIETTE : Ñ Alors si tu le sais, pourquoi tu me poses la question
?
�a va sans dire É quelle question !
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
SABINE : Ñ Dis, pendant ces trois jours, Antoine, tu me seras fid�le ? ANTOINE : Ñ Fid�le? Bien sžr ! Evidemment ! ‚a va sans dire ! quelle question !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai plusieurs questions ˆ te poser. É ce que j'aimerais comprendre c'est pourquoi [p]
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
L'inspecteur : Ñ J'ai plusieurs questions ˆ vous poser... mais d'abord, ce que j'aimerais comprendre, c'est pourquoi les gens ne vous aiment pas.
question 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais tu plaisantes ! É il n'en est pas question.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
DAXIAT (critique qui a sali Marion Steiner.) Ñ Mon cher Granger, bavo ! Je tiens encore une
fois ˆ vous fŽliciter, vous Žtiez fantastiqueÉ BERNARD. Ñ Monsieur, ce que vous avez fait est
inqualifiable ! DAXIAT. Ñ De quoi parlez-vous ? BERNARD. Ñ Vous allez tout de suite faire des
excuses ˆ Madame Steiner ! DAXIAT. Ñ Mais vous plaisantez, il n'en est pas question
!
quel est le rapport ? É la question n'est pas lˆ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Yolande : Ñ C'est mon anniversaire ! Ja danse, je boisÉ C'est quand la derni�re fois que j'ai
bu ? Philippe :Ñ Je sais pas, je m'en souviens plus. Yolande : Ñ Ben moi non plus. Philippe : Ñ Quel
est le rapport ? La question n'est pas lˆ ! Je te parle de ce soir, moi !
non, É pas question.
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Bergaugnon (brandissant sa propre convocation) : Ñ Eh, Fran�ois, t'as vu ? faut partir
travailler en Allemagne. Fran�ois : Ñ J'y vais pas ! Bergaugnon : Ñ Mais c'est obligatoire. Fran�ois
: Ñ Tu n'es pas obligŽ d'obŽir. Bergaugnon : Ñ Mais si on part pas, on va o� ? Fran�ois : Ñ
Justement, �a fait un moment que j'y pense. C'est l'occasion. Je vais rejoindre le maquis. Ben
t'inqui�te pas, on sera pas tout seuls. Bergaugon : Ñ Et t'as pas peur ? Colette : Ñ Si c'est comme
�a, je pars avec toi. Fran�ois: Ñ Non ! Pas question !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est une question de vie ou de mort. É c'est vrai
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
SUZON. Ñ Bon, Žcoutez, �a suffit ! Un assassin nous a isolŽes ici pour que la police ne soit pas avertie. Donc, maintenant, il faut quitter cette maison. C'est une question de vie ou de mort.
il n'en est pas question. É je ne marche pas
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
MARIE : Ñ J'ai une chose ˆ vous dire : il y a un invitŽ supplŽmentaire. ALEXANDRE : Ñ Oh non
! Qui ? MARIE : Ñ ƒcoutez, j'esp�re que vous n'allez pas vous conduire comme un con. C'est Philippe.
ALEXANDRE : Ñ Ah non. Il n'en est pas question. Non, je ne marche pas. Bon, eh bien je m'en
vais. Bravo. Bon appŽtit. Passez une bonne soirŽe...
non, non, il n'en est pas question É �a me fait plaisir
¥ 1990 La campagne de CicŽron, film de Jacques Davila [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 403, 1991]
Hippolyte : Ñ Dites Hermance, je voudrais aller au marchŽ avec vous. Hermance : Ñ Non, j'y
vais avec Fran�oise. Hippolyte : Ñ Non, non, y a pas de raison que vous payez tout. Tenez ! Hermance
: Ñ Non, non il n'en est pas question. ‚a me fait plaisirÉ Fran�oise ! Fran�oise
!
quoi
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
apr�s ce que [p] É il y a de quoi.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa Ñ ‚a y est ! J'ai repris avec Fabien. Blanche Ñ Ah ?! LŽa Ñ Tu as l'air tout ŽtonnŽe !
Remarque, il y a de quoi ! Apr�s ce que je t'avais dit ! Mais j'ai ŽtŽ idiote. J'aime Fabien.
Je m'en rends compte ˆ chaque fois que je le quitte.
tu avouerasÉ É il y a de quoi.
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Basile [11 ans] : Ñ Tu sais, j'ai m�me aidŽ ton grand-p�re ˆ construire sa maison. [É] CŽcile
: Ñ Tu te souviens quand je t'ai dit que j'Žtais Marie-Antoinette. Ben maintenant, j'en suis presque
sžre. Basile : Ñ Tu te moques de moi. Tu crois rien du tout. CŽcile : Ñ Oh, Žcoute, t'avoueras aussi
!É Y a de quoi !
racine
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu vas prendre racine. É viens faire sissite
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Ñ Frank. FRANK : Ñ Vas-y, je t'Žcoute. É Bon , vas-y parle... Oh merde, Jeanne, reste pas plantŽe lˆ comme un piquet. É Tu vas prendre racine. Viens faire sissite...
raconter
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce que tu racontes ? 2 É Ñ tiens regarde
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Natacha ! J'ai trouvŽ le collier [que l'on croyait perdu ou volŽ] ! Natacha ! Le collier ! Natacha : Ñ Qu'est-ce que tu racontes ? Jeanne : Ñ Tiens, regarde !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu n'oublies rien ? É c'est tout ce que tu as ˆ me raconter ?
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
La Franchise : Ñ Ah, autre chose ! Pendant qu'ils y Žtaient, ils ont aussi dŽcidŽ de
t'assassiner. Fanfan : Ñ Vous n'avez rien oubliŽ ? C'est tout ce que vous avez ˆ me raconter
? La Franchise : Ñ Oui, c'est tout pour le moment.
comment [p] ? É qu'est-ce que tu racontes ? 2
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 271
Ñ Mais, tu as de la fi�vre, Momo ! Ñ Non, �a va aller. Ñ Tiens, viens manger avec moi, �a te
fera du bien. Ñ Non merci, je ne mange plus. Ñ Comment, tu ne manges plus ? Qu'est-ce que tu
racontes ? Ñ Moi les lois de la nature, j'en ai rien ˆ foutre, Madame Lola.
c'est pas �a É qu'est-ce que tu racontes ? 3
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Le dentiste : Ñ Mais quand est-ce qu'il va mourir, ton p�re ? Il a quel ‰ge ? Jean-Paul : Ñ
Il est vieux. Le dentiste : Ñ Il y a des vieux qui sont increvables ! Jean-Paul : Ñ Il vient d'avoir
une attaque. Le dentiste : Ñ Alors tu esp�res qu'il n'en a plus pour tr�s longtemps ? Jean-Paul : Ñ
C'est pas �a, qu'est-ce que vous racontez ? Une garantie [=assurance-vie] ! C'est pour que
vous patientiez.
mais qu'est-ce qui se passe ? mais o� est-on ? É qu'est-ce qu'il raconte ? 5
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 66
LE FILS : Ñ Ah, rien que de lÕentendre est au-dessus de ses forces. ‚a lui donne chaud,
n'est-ce pas ? Elle a envie de se boucher les oreillesÉ de se cacherÉ LUI, se rŽveillant : Ñ Mais
qu'est-ce qui se passe ? Mais o� est-on ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Qui Ç elle È,
d'abord ? De qui parles-tu ? Allons, ouste, dŽguerpis, tu nous dŽranges.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
qu'est-ce que tu racontes ? 3 É tu as des hallucinations
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 168
Jean : Ñ On dirait qu'ils portent des cha”nes. Fr�re Tarabas : Ñ Qu'est-ce que vous racontez ? Vous avez des hallucinations. On ne leur fait pas de mal.
qu'est-ce que tu racontes ? 3 É tu as perdu la t�te ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Ñ Mais tu sais bien, elle t'a accusŽe d'avoir assassinŽ papa. AUGUSTINE. Ñ Mais
pourquoi �a te fait rire, ta fille ose te dire des horreurs etÉ MAMY. Ñ Mais ce ne sont pas des
horreurs, ma chŽrie, c'est la vŽritŽ. AUGUSTINE. Ñ Qu'est-ce que tu racontes ? Tu as perdu la
t�te ! Pourquoi est-ce que tu aurais tuŽ papa ?
qu'est-ce que tu racontes ? 3 É tu viens de dire le contraire
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Margot : Ñ J'aime prendre l'initiative. Gaspard : Ñ Moi aussi. Margot : Ñ Qu'est-ce que tu racontes ? Tu viens de dire le contraire.
qu'est-ce que tu racontes ? 5 É je ne comprends rien ˆ ce que tu dis
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Ñ Tu as vu quoi ? FŽlicie : Ñ Eh bien ce que je t'ai dit, que je ne devais pas me
lier avec quelqu'un que je n'aime pas ˆ la folie. Pour toi, �a, c'est des mots, mais pour moi, c'est
pas des mots. Je ne te dis pas "j'ai compris", je te dis : "j'ai vu". Y a pas ˆ discuter, c'est
comme �a. Maxence : Ñ Qu'est-ce que tu racontes ? Je comprends rien ˆ ce que tu
dis.
raconte-moi É comment �a s'est passŽ ?
¥ 1976 L'affiche rouge, film de Frank Cassenti [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
ALFONSO : Ñ On l'a eu ! MANOUCHIAN : Ñ Raconte-moi. Comment �a s'est passŽ ? ALFONSO : Ñ Comme prŽvu. MANOUCHIAN : Ñ Allez, raconte !
raison
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu crois qu'on a eu raison de [faire L] ? É Ñ fallait bien !
¥ 1966 Trois enfants dans le dŽsordre, film de LŽo Joannon
Ñ Tu crois qu'on a eu raison de lui laisser tout le pognon en garde ? Ñ Fallait bien !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je suis stupide É c'est toi qui avais raison.
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Mais mon cher ami, vous �tes stupide. Je vous ai prŽvenu que vous couriez ˆ un Žchec et que ces femmes sont parfaites. JEAN. Ah ! HŽl�ne, je suis stupide. C'est vous qui aviez raison.
qu'est-ce que tu veux [p] É faut te faire une raison !
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
SYNDICALISTE : Ñ Tes indemnitŽs de dŽpart [=licenciement], tu vas les avoir, �a y a aucun
probl�me. Pour tes heures supplŽmentaires, j'en fais le calcul, mais je te cache pas que
gŽnŽralement il faut couper la poire en deux. CHRIS : Ñ Quelle merde ! SYNDICALISTE : Ñ Qu'est-ce
que tu veux, la justice elle est pas de ton bord, bonhomme ! Faut te faire une raison
!
il ne manquerait plus que �a É il n'y a pas de raison. 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 319
Le ton astucieusement vŽhŽment de cette protestation avait dŽjˆ quelque chose de fort
"Guermantes", qui s'accusa davantage dans le geste impŽratif, inutile et familier avec lequel M. de
Charlus pesa de ses deux mains et comme pour le forcer ˆ se rasseoir, sur les Žpaules de M. de
Cambremer, qui ne s'Žtait pas levŽ : Ç Ah ! voyons, mon cher, insista le baron, il ne manquerait
plus que �a ! Il n'y a pas de raison ! De notre temps on rŽserve �a aux princes du sang.
È
pourwquoi ? É il n'y a pas de raison. 1
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
(Les dŽtenus ont tirŽ au sort l'ordre d'Žvasion.) MONSEIGNEUR, ˆ Gaspard. Ñ Tu pars le
dernier, petit, mais si tu veux prendre ma place, c'est de bon cÏur ! GƒO. Ñ Il prendra la mienne.
GASPARD. Ñ Pourquoi ? Y a pas de raison ! GƒO. Ñ Si ! Moi, je parspas !
comme �a É sans raison
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 116
A l'intŽrieur de lui, derri�re ses yeux, dans sa poitrine, quelque chose le blessait,
l'oppressait. Il ne savait pas quoi. Alors, il sortit un mouchoir de sa poche et se moucha deux fois
de suite, comme �a, sans raison, pour faire un geste.
comme �a É sans raison.
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Ñ ‚a vous arrive jamais, par exemple, d'avoir envie de tuer quelqu'un ? LE QUIDAM.
Ñ Pardon ? ALPHONSE. Ñ Je vous demande si �a vous arrive, parfois, d'avoir envie de tuer quelqu'un.
LE QUIDAM. Ñ Qui ? ALPHONSE. Ñ N'importe qui. LE QUIDAM. Ñ Et pourquoi ? ALPHONSE. ÑÊComme �a...
Sans raison... Une impulsion... LE QUIDAM. Ñ Non...
comme �a, pour rien, É sans raison ?
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Ñ Tu veux faire l'amour avec moi ? Marius : Ñ Surtout pas ! Jeannette : Ñ
Qu'est-ce que tu veux, alors ? Marius : Ñ Moi ? Je veux rien. Tout va bien. Je veux rien. Jeannette
: Ñ Tu viens repeindre chez moi comme �a, pour rien, sans raison ? Marius : Ñ Oui, c'est �a,
pour rien. ‚a t'ennuie ? Jeannette : Ñ Non.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
et puis enfin ce n'est tout de m�me pas une raison. É parce que ce serait vraiment trop facile
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 83
Je vous dirai, me rŽpondit la duchesse, ˆ qui je parlais de ce dŽsir [de voir Swann], que moi
je ne tiens pas excessivement ˆ le voir parce qu'il para”t [É] qu'il voudrait avant de mourir que je
fasse la connaissance de sa femme et de sa fille. Mon Dieu, �a me fait une peine infinie qu'il soit
malade, mais d'abord j'esp�re que ce n'est pas aussi grave que �a. Et puis enfin ce n'est tout de
m�me pas une raison, parce que ce serait vraiment trop facile.
sans raison É pour faire un geste
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 116
A l'intŽrieur de lui, derri�re ses yeux, dans sa poitrine, quelque chose le blessait,
l'oppressait. Il ne savait pas quoi. Alors, il sortit un mouchoir de sa poche et se moucha deux fois
de suite, comme �a, sans raison, pour faire un geste.
sans raison. É une impulsion
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Ñ ‚a vous arrive jamais, par exemple, d'avoir envie de tuer quelqu'un ? LE QUIDAM.
Ñ Pardon ? ALPHONSE. Ñ Je vous demande si �a vous arrive, parfois, d'avoir envie de tuer quelqu'un.
LE QUIDAM. Ñ Qui ? ALPHONSE. Ñ N'importe qui. LE QUIDAM. Ñ Et pourquoi ? ALPHONSE. ÑÊComme �a...
Sans raison... Une impulsion... LE QUIDAM. Ñ Non...
tu as raison. 1 É comme tu dis
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 47
LE VIEUX : Ñ Madame, la vie n'a jamais ŽtŽ bon marchŽ. LA VIELLE, ˆ la Dame invisible : Ñ Vous avez raisonÉ (La Dame parle.) Comme vous dites. Il serait temps que cela changeÉ
tu as raison. 1 É on ne sait jamais
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY. Ñ Ah bon, tu as vendu tes titres ? MAMY, hŽsitante. Ñ Non... Il m'a conseillŽ d'attendre... GABY, moqueuse. Ñ Garde-les, tu as raison ! On ne sait jamais !
raisonnable
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
enfin voyons É sois raisonnable.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligŽs de faire raconter aux
inculpŽs toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avouŽs. C'est la loi. Je n'y peux rien...
Saperlipopette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.
tu ne vas pas recommencer É tu n'es pas raisonnable.
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[La m�re, ˆ son fils qui retourne ˆ la pension, et qui pleure] Madame Quentin. : Ñ Julien, tu ne vas pas recommencer ! Tu n'es pas raisonnable.
rajouter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
franchement, �a me gonfle É il faut toujours que tu en rajoutes.
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Tarek : Ñ Ç On est du m�me bled È... C'est marrant, les AlgŽriens, ils disent tous �a ! Georges : Ñ ‚a vous pla”t pas ? C'est chaleureux ! Tarek : Ñ Franchement �a me gonfle, il faut toujours qu'ils en rajoutent...
rappeler 2
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je te rappelle. É je t'embrasse
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
[Au tŽlŽphone. ] Nelly : Ñ Oui. Mais tr�s bien. Non Žcoute maman, lˆ, je ne peux pas t'expliquer, je suis en retard. Oui. Je te rappelle. Je t'embrasse.
rapport
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne vois pas le rapport É tu dis n'importe quoi
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Yolande : Ñ Il a l'air mort ce chien [É] Et quand je pense que je vais avoir le m�me [=offert
par son mari, Philippe], c'est affreux, pis c'est tout ! Philippe : Ñ Ah Žcoute, t'es vraimentÉ !
Yolande : Ñ Quand tu rentres tous les mardis ˆ 3 h du matin, je te fais pas de rŽflexion. Philippe :
Ñ Excuse-moi Betty, euh Yoyo, je ne vois pas le rapport avec le mardi, tu commences ˆ dire
n'importe quoi, si je peux me permettre !
quel rapport ? É la question n'est pas lˆ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Yolande : Ñ C'est mon anniversaire ! Ja danse, je boisÉ C'est quand la derni�re fois que j'ai
bu ? Philippe :Ñ Je sais pas, je m'en souviens plus. Yolande : Ñ Ben moi non plus. Philippe : Ñ
Quel est le rapport ? La question n'est pas lˆ ! Je te parle de ce soir, moi
!
rassurer
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ ce n'est pas [le musicien], j'esp�re ? É Ñ rassure-toi.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 63
MADELEINE : Ñ Quel est le nom de l'acteur qui joue ce r™le ? LE POLICIER : Ñ C'est Choubert. MADELEINE : Ñ Pas le musicien, j'esp�re ! LE POLICIER : Ñ Rassure-toi.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
non É rassure-toi.
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
PIERRETTE. Ñ Chanel a parlŽ ? GABY. Ñ Non, rassurez-vous.
tant mieux É tu me rassures.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 172
BŽrenger : Ñ Je ne suis pas un peuÉ un peu enrouŽ ? Dudard. Ñ Je n'ai pas du tout cette impression. BŽrenger : Ñ Tant mieux. Vous me rassurez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
rassure-toi. É je plaisante
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
M. de : Ñ C'est peut-�tre mieux ainsi mais vous ne saurez jamais ˆ quel point j'ai de la peine. Lola : Ñ Heureusement. Si je le savais, je ne voudrais peut-�tre plus partir. Oh, rassure-toi, je plaisante.
ravi
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
j'en suis ravie pour lui. É rŽpondait son amie avec un sourire c‰lin en filant les sons sur un ton mŽlodieux (É)
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 277
C'Žtait encore l'occasion pour nous d'Žcouter Mme de Villeparisis. "Nous abusons de vous,
disait ma grand-m�re. Ñ Mais comment, je suis ravie, cela m'enchante", rŽpondait son amie
avec un sourire c‰lin, en filant les sons, sur un ton mŽlodieux [É]
recommencer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ �a recommence ! É Ñ �a recommence pas, �a continue
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ Quelles inepties on enregistre aujourd'hui ? Sur quoi on va s'Žclater ? La cr�me ˆ
raser Ducon, ou la pommade Duchmol ? VERONIQUE : Ñ ‚a recommence ! LEO : Ñ ‚a recommence pas,
�a continue ! VERONIQUE : Ñ Et les ch�ques ˆ la fin de la semaine,tu craches pas dessus
!
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va É �a ne va pas recommencer.
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
BERNARD : Ñ Quarante-sept heures, moins les charges, �a fait �a... Moins le pain de la
semaine, �a te fait �a. Voilˆ, tu peux recompter. LA MéRE : Ñ Non, �a va. De toute fa�on, une fois
tout payŽ, il reste pas grand-chose. BERNARD : Ñ Et encore, on t'enl�ve pas l'ŽlectricitŽ ! Si
t'habitais pas lˆ... BRUNO : Ñ Il manquerait plus que �a ! Papa nous le fait dŽjˆ assez sentir qu'on
la paye pas son ŽlectricitŽ. BERNARD : Ñ C'est quand m�me �a qu'on retient pas. LA MERE : Ñ ‚a va,
Bruno. ‚a va pas recommencer!
�a y est É �a recommence !
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
[La voiture ne dŽmarre pas.] Ernest : Ñ ‚a y est, �a recommence. La panne ! ‚a fait la troisi�me. Quelle tire ! J'aimerais mieux un si�ge ˆ la turque.
je t'en prie É ne recommence pas !
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY, moqueuse, regardant sa sÏur. Ñ En voilˆ une, au moins, contente de son sort !
AUGUSTINE, agressive, ˆ Gaby. Ñ C'est pour moi que tu dis �a ? GABY. Ñ Non. Je dis juste que ma
fille est heureuse, c'est tout... AUGUSTINE, acide. Ñ Ç C'est tout È... MAMY. Ñ Oh, mais je vous en
prie, mes petites filles, ne recommencez pas !
�a y est É tu recommences !
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Tu le trompais Meyers ? CŽcilia : Ñ ‚a y est, tu recommences. Martin : Ñ RŽponds, je t'en prie. Tu le trompais ?
j'ai jamais dit �a ! É tu recommencesÉ
¥ 1992 Un cÏur en hiver, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 454, 1996]
Lachaume : Ñ On n'est pas obligŽs de vivre vissŽs l'un ˆ l'autre ! Madame Amet : Ñ Je peux m'en aller, si tu veux, Louis ! tu resteras tout seul ! Lachaume : Ñ Qu'est-ce qui te prend ? J'ai jamais dit �a ! Tu recommencesÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu ne vas pas recommencer. É tu n'es pas raisonnable
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[La m�re, ˆ son fils qui retourne ˆ la pension, et qui pleure] Madame Quentin. Ñ Julien, tu ne vas pas recommencer ! Tu n'es pas raisonnable.
reconna”tre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il faut �tre juste É il faut reconna”tre que [p].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 23
Les objets, il [=Elstir] les a toujours connus, cela il faut �tre juste, il faut le reconna”tre. Mais les fleurs, il n'en avait jamais vu, il ne savait pas distinguer un althaea d'une passe-rose.
c'est vrai É je le reconnais.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Je suis dŽsolŽe pour ton p�re [licenciŽ] mais excuse-moi, c'est toujours pareil, on se rŽveille quand on est touchŽ personnellement. FRANK : Ñ C'est vrai... je le reconnais...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu ne me reconnais pas ? É c'est moi !
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Ñ Marius ! Oh ! Marius ! ... Marius : Ñ Oh ! Qui c'est hŽ ? Jeannette : Ñ Comment �a qui c'est ? Tu me reconnais pas ?... C'est moi !
rŽflŽchir
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ rŽflŽchis É Ñ c'est tout rŽflŽchi.
¥ 1920 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 1989, p. 73
Je rŽp�te que je prŽf�re absolument ne plus la voir que de vivre ainsi [É]. Elle me dit de rŽflŽchir. Je dis que c'est tout rŽflŽchi, quelque chagrin que je doive en avoir.
Ñ qu'en penses-tu ? É Ñ je n'ai pas rŽflŽchi ˆ la question.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 22
BƒRENGER : Ñ Eh oui, j'ai perdu beaucoup de temps, est-il trop tard ?. Non. Si. Non, il n'est peut-�tre pas trop tard, qu'en pensez-vous ? L'ARCHITECTE : Ñ Je n'ai pas rŽflŽchi ˆ la question.
Ñ il faut que tu rŽflŽchisses É Ñ oh mais moi j'ai rŽflŽchi.
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
ROSETTE : Ñ J'ai pris une dŽcision. Je retourne plus travailler. [É] CHRIS : Ñ Tu sais... si
t'arr�tes de travailler, tes parents vont le savoir. Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Le patron va les
prŽvenir. Il va leur dire tout de suite : il va leur Žcrire d'ici un ou deux jours... Je sais pas...
Enfin, faut que tu rŽflŽchisses, quoi. ROSETTE : Ñ Oh mais moi j'ai rŽflŽchi.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ il faut que tu rŽflŽchisses, quoi. É Ñ oh mais moi j'ai rŽflŽchi
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
ROSETTE : Ñ J'ai pris une dŽcision. Je retourne plus travailler. [É] CHRIS : Ñ Tu sais... si
t'arr�tes de travailler, tes parents vont le savoir. Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Le patron va les
prŽvenir. Il va leur dire tout de suite : il va leur Žcrire d'ici un ou deux jours... Je sais pas...
Enfin, faut que tu rŽflŽchisses, quoi. ROSETTE : Ñ Oh mais moi j'ai rŽflŽchi.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
rŽflŽchis. 1 É il est encore temps
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
BRIGITTE [ˆ Lolita] : Ñ Quand je pense qu'apr�s demain tu seras mariŽe ! GENEVIEVE : Ñ RŽflŽchis. Il est encore temps...
refuser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
puisque tu y tiens É je ne peux pas te refuser �a.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
RenŽe : Ñ Je voudraisÉ je voudrais revoir la chambre [de la tentative de suicide]. Louise : Ñ
Le 16 ? RenŽe : Ñ Oui, le 16. Louise : Ñ Comme pŽlŽrinage, y a mieux [É] Enfin, puisque vous y
tenez, je peux pas vous refuser �a. Mais vous avez tort.
si tu veux É je ne peux rien te refuser.
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
[PŽpŽ se fait prendre par la police] Slimane : Ñ Tu vois, PŽpŽ, tu es venu ˆ mon rendez-vous
[=un pi�ge] et tu ne m'as pas posŽ de lapin. Je savais bien que je pouvais te faire confiance. (Il
va pour lui passer les menottes.) PŽpŽ : Ñ Non non pas ici .Slimane : Ñ Si tu veux, je ne peux
rien te refuser.
regarder
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ pour quoi faire ? É Ñ �a me regarde. 2
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Ñ Marie, prŽpare un morceau de pain et une cruche d'eau. MARIE. Ñ Pour quoi faire ? MES SOUS. Ñ ‚a me regarde, obŽis.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
pardon É �a ne me regarde pas.
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
M. Arnaud [ˆ Vincent, depuis peu amant de Nelly] : Ñ C'est donc tout un changement de vie ? Vincent : Ñ Vous me demandez quelles sont mes Ç intentions È ? M. Arnaud : Ñ Pardon, �a ne me regarde pasÉ
on s'en fout É �a ne nous regarde pas
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
PORTIER. Ñ Messieurs, le patron dŽsire vous parler immŽdiatement. Il vous attend dans son
bureau. ASTRUC (affolŽ). Ñ Monsieur Meyerboom ! PORTIER. Ñ Probablement ! Et puis alors,. il y a un
brave malheur, lˆ-bas. (il soupire.) II y a le metteur en sc�nerusse qui a criŽ d'une force terrible
! Il est ˆ l'agonie ! CHARLET. Ñ Mais on s'en fout, nous, de ce Russe ! ‚a ne nous regarde pas
! PORTIER. Ñ Oh que si ! Oh, oui que �a vous regarde ! Moi, je vous le dis entre nous: �a va
mal.
c'est mes affaires É �a ne te regarde pas.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
(Bernard prend amoureusement les poignet de Mathilde et embrassant le creux de sa main gauche
dŽcouvre une cicatrice au poignet gauche.) Bernard. Ñ Qu'est-ce que c'est que �a ? Tu crois que
c'est intelligent ? Mathilde. Ñ ‚a c'est mes affaires. ‚a ne te regarde pas, mon petit
ami.
tu es libre É �a te regarde.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 186
Dudard : Ñ A mon avis, il est absurde de s'affoler pour quelques personnes qui ont voulu changer de peau [=devenir rhinocŽros]. Ils ne se sentaient pas bien dans la leur. Ils sont bien libres, �a les regarde.
de quoi tu te m�les ? É �a te regarde ?
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 180
LE DEUXIEME AGENT, arrachant les fleurs des mains du Soldat et les jetant, loi, dans la
coulisse : Ñ ImbŽcile ! tu n'as pas honte ! Remonte dans ton camion avec tes camarades. [É]
BƒRENGER : Ñ ‚a, c'est trop fort ! [É] Je consid�re qu'un pays est perdu, dans lequel la police a le
pasÉ et la main sur l'armŽe. LE DEUXIEME AGENT : Ñ De quoi vous m�lez-vous ? Est-ce que �a vous
regarde ?
tu permets ? É c'est moi que �a regarde.
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
Peyrouton : Ñ Nous nous sommes mis d'accord sur un mot de passe. Alibert : Ñ Et quel est ce
mot de passe ? Peyrouton : Ñ Vous permettez ? C'est moi que �a regarde. Alibert : Ñ Ah oui ?
Mais en cas d'emp�chement ? Gillouin : Ñ Ah oui ! Alibert a absolument raison. Il faut qu'on sache
!
tu n'as pas changŽ É laisse-moi te regarder.
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
[Retrouvailles.] CHARLIE : Ñ Tu n'as pas changŽ ! Laisse-moi te regarder...
laisse-�a tranquille É m�le-toi de ce qui te regarde.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 150
BŽrenger : Ñ C'est peut-�tre plus grave que je ne croyais. Il faut appeler le mŽdecin. Jean : Ñ Laissez cet appareil tranquille. M�lez-vous de ce qui vous regarde. BŽrenger : Ñ Bon, bon. C'Žtait pour votre bien.
vous dŽsirez ? É rien, je regarde.
¥ 1987 Grand guignol, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
[Boutique.] Germaine : Ñ Vous dŽsirez, Monsieur ? Baptiste : Ñ Rien, je regarde.
arr�te de dŽconner ! É tout le monde nous regarde...
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Ñ Arr�te de dŽconner, tout le monde nous regarde...
c'est pas la peine de crier É tout le monde nous regarde !
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
(Au restaurant.) LA MéRE : Ñ C'est pas la peine de crier. Tout le monde nous regarde ! LE PéRE : Ñ Tu crois pas que tu exag�res un petit peu ? Allez dŽtends-toi !
pas ici, voyons ! É tout le monde nous regarde.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
LOUISE : Ñ Pourquoi vous voulez me faire un aussi beau cadeau ? BOUVIER : Ñ Pour vous faire
plaisir. LOUISE : Ñ Mais puisque je ne veux pas vous Žpouser ! BOUVIER : Ñ Pourquoi ?... (il la
fixe durement, lui prend les Žpaules et la bouscule avec une violence contenue.) Pourquoi ?...
LOUISE (affolŽe) : Ñ Non ! BOUVIER : Ñ Pourquoi, hein ? LOUISE : Ñ Mais pas ici, voyons...
Tout le monde nous regarde.
tu arr�tes, maintenant ! É tout le monde te regarde.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Tu devrais lui dire que de mettre des jeans qui rentrent dans le cul c'est.
vulgaire. C'est vraimentÉ mais, vulgaire ! Florence : Ñ Non mais �a va j't'emmerde, maintenant.
Fran�ois : Ñ O.K. tu t'arr�tes maintenant tout le monde te regarde,t'es
grotesque.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a ne me regarde pas. É c'est ton affaire
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
MATHIEU : Ñ Pourquoi restez-vous ici ? Il va faire tr�s froidÉ Enfin, �a ne me regarde pas ! C'est votre affaire.
�a ne me regarde pas. É passons
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Un jeune architecte que maman admirait beaucoup Ñ je suppose qu'elle faisait plus
que l'admirer, mais �a ne me regarde pas, passons Ñ l'avait persuadŽe de refaire la cuisine,
qui ˆ l'Žpoque Žtait trop peu pratique et g‰chait l'appartement.
�a ne me regarde pas. É pour qui me prend-on ?
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
Ñ C'est inimaginable. Ce dossier, i me regarde pas, pour qui me prend-on, ˆ la fin ? Je vais le jeter au panier.
�a ne te regarde pas. É ce n'est pas pour les femmes
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 404
Ç Vous comprenez, si j'Žtais seul, gar�onÉ mais ˆ cause de ma femme, je me demande si je peux
le [=Charlus] laisser voyager avec nous apr�s ce que vous m'avez dit, chuchota le docteur. Ñ
Qu'est-ce que tu dis ? demanda Mme Cottard. Rien, cela ne te regarde pas, ce n'est pas pour
les femmes È, rŽpondit en clignant de l'Ïil le docteur [Cottard], avec une majestueuse satisfaction
de lui-m�me [É]
�a ne te regarde pas. É occupe-toi de tes affaires
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 32
CHOUBERT : Ñ Madeleine ! Le cafŽ de Monsieur l'Inspecteur principal. MADELEINE : Ñ Le cafŽ
peut se moudre tout seul. CHOUBERT : Ñ Voyons, Madeleine, tu devrais t'en occuper. LE POLICIER [il
interroge Choubert], donnant un coup de poing sur la table : ÑTu es bien gentil, mais �a
ne te regarde pas. Occupe-toi de tes affaires. Tu me parlais d'un endroit au bord de la
merÉ
pourquoi que tu me regardes comme �a ? 2 É c'est pour moi que tu dis �a ?
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
MES SOUS. Ñ Les affaires de Goupi ne regardent que les Goupi, surtout si par malheur
l'assassin est un Goupi. TONKIN. Ñ Mais, pourquoi que tu me regardes comme �a ?É C'est pour
moi que tu dis �a, dis ?... Attention Mes Sous ! MES SOUS. Ñ Justement, jefais
atention.
regarde un peu ce que tu fais ! 2 É imbŽcile !
¥ 1989 La-Baule-les-Pins, film de Diane Kurys
[L'enfant lui arrose les pieds en lavant la voiture]. Ñ Mais regarde un peu ce que tu fais, imbŽcile !
regardez-moi-le ! É �a fait l'innocent en plus
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Mais qu'est-ce que t'as ? Pourquoi tu te mets dans un tel Žtat ? LA MéRE : Ñ Fous le camp. Regardez-moi le, �a fait l'innocent en plus. Tu me dŽgožtes. Faire des avances ˆ ta fille, t'es vraiment ignoble...
tout le monde te regarde. É tu es grotesque !
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Tu devrais lui dire que de mettre des jeans qui rentrent dans le cul c'est.
vulgaire. C'est vraimentÉ mais, vulgaire ! Florence : Ñ Non mais �a va j't'emmerde, maintenant.
Fran�ois : Ñ O.K. tu t'arr�tes maintenant tout le monde te regarde,t'es
grotesque.
remarquer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est vrai É je l'avais aussi remarquŽ.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 140
Ñ [É] M. de Norpois est tout ce qu'il y a de plus gentil, mais il n'est pas toujours tr�s bienveillant, surtout pour les gens qui ne sont pas de son bord. Ñ C'est vrai, je l'avais aussi remarquŽ, rŽpondit mon p�re.
tu m'Žtonnes É je n'avais rien remarquŽ.
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
Slimane : Ñ La Casbah est un endroit o� il ne faut s'aventurer qu'avec prudence. Une femme
seule excite bien des convoitises. C'est pourquoi je ne saurais trop vous conseiller de surveiller
votre amie (...) Maxime : Ñ Vous m'Žtonnez. Je n'avais rien remarquŽ.
tais-toi É on va se faire remarquer.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
[Dans un bar, Catherine Žclate de rire.] Antoine (faussement g�nŽ). Ñ Non, s'il vous pla”t, Catherine, taisez-vous !... Chut, Catherine, taisez-vous, on va se faire remarquer...
remercier
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ merci, merci de tout cÏur É Ñ c'est moi qui te remercie.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 122
Jean [re�u dans un couvent] : Ñ Merci. Merci de tout cÏur. Fr�re Tarabas : Ñ C'est nous qui vous remercions de vouloir bien rester chez nous quelques instants.
Ñ je ne sais comment te remercier É Ñ ne me remercie pas.
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
POULIGNON (tendant le livre) : Ñ Permettez-moi de vous offrir un tŽmoignage de nos pieux
labeurs... VOIX Ç PERE-AGENT È : Ñ Mon Dieu, je ne sais comment... POULIGNON : Ñ Ne me remerciez
pas ! Ce sont des exemplaires mal imprimŽs... invendables !
Ñ je vous remercie É Ñ tu n'as pas ˆ me remercier.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Capitaine. Ñ Le lŽgionnaire Lucas changera de compagnie. Il ne partira pas [É] Gilieth. Ñ Ë vos ordres mon Capitaine. Je vous remercie. Capitaine. Ñ Vous n'avez pas ˆ me remercier.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ il ne me reste plus qu'ˆ te remercier. É Ñ de rien
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 110
Un taxi vieux passa, ayant ˆ son bord Gabriel et Zazie. Ñ ‚a va se promener, dit le type. /
Gridoux ne fit aucun commentaire. Il voudrait bien que l'autre aille se promener, lui aussi. Ñ Il
ne me reste plus qu'ˆ vous remercier, dit le type. Ñ De rien,dit Gridoux.
Ñ je ne peux pas vous dire comme je vous remercie. É Ñ mais non ce n'est rien
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 94
- Non seulement je l'aurais fait, mais je le ferai. Ñ Quand cela? Ñ D�s que je viendrai ˆ
Paris, dans trois semaines, sans doute. Ñ Nous verrons, d'ailleurs elle ne voudra pas. Je ne
peux pas vous dire comme je vous remercie. Ñ Mais non, ce n'est rien. Ñ Ne me dites pas cela,
c'est Žnorme, parce que maintenant je vois l'ami que vous �tes ; [É] Un ami b�te ežt
discutŽ.
Ñ je ne sais commentÉ É Ñ ne me remercie pas
¥ 1978 Le dossier 51, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 219, 1978]
POULIGNON (tendant le livre) : Ñ Permettez-moi de vous offrir un tŽmoignage de nos pieux
labeurs... VOIX Ç PERE-AGENT È : Ñ Mon Dieu, je ne sais comment... POULIGNON : Ñ Ne me
remerciez pas ! Ce sont des exemplaires mal imprimŽs... invendables !
Ñ tu pourrais me remercier. É Ñ mais je ne t'ai rien demandŽ !
¥ 1966 Trois enfants dans le dŽsordre, film de LŽo Joannon
Ñ ZoŽ a brossŽ ton costume et je t'ai cirŽ les souliers. Tu pourrais nous remercier ! Ñ Mais je t'ai rien demandŽ, moi !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu es tr�s gentil É je ne sais comment te remercier.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 209
Daisy : Ñ Pour le moment, on devrait dŽjeuner. J'ai apportŽ de quoi manger. BŽrenger : Ñ Vous �tes tr�s gentille, mademoiselle Daisy. Dudard : Ñ Oui, tr�s gentille. BŽrenger : Ñ Je ne sais comment vous remercier.
comme tu es bon ! É je ne saurai jamais te remercier assez.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 78
Pour commencer, puis-je prendre tout ce qui est sur la table ? Comme vous �tes bonne, Nora ! Je ne saurai jamais vous remercier assez.
je connais É je te remercie. 3
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
Maxence : Ñ Et la poste restante, tu connais ? FŽlicie (un peu ŽnervŽe) : Ñ Oui, je connais, je te remercie.
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
je ne sais pas comment vous remercier É du ton dont on le dit ˆ un dentiste qui vient de vous faire affreusement mal sans qu'on ait voulu le laisser voir (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 284
"Je ne me serais jamais doutŽ, soupira Morel, en rŽponse ˆ Mme Verdurin." "Naturellement on
ne vous le dit pas en face, �a n'emp�che pas que vous �tes la fable du Conservatoire, reprit
mŽchamment Mme Verdurin, voulant montrer ˆ Morel qu'il ne s'agissait pas uniquement de M. de
Charlus, mais de lui aussi. [É] C'est-ˆ-dire qu'on vous montre du doigt. Je vous dirai que pour moi
je n'y fais pas autrement attention, ce que je trouve surtout c'est que �a rend un homme
prodigieusement ridicule. "Je ne sais pas comment vous remercier, dit Charlie du ton dont on
le dit ˆ un dentiste qui vient de vous faire affreusement mal sans qu'on ait voulu le laisser voir,
ou ˆ un tŽmoin trop sanguinaire qui vous a forcŽ ˆ un duel pour une parole insignifiante dont il
vous a dit: "Vous ne pouvez pas empocher �a."
remettre 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a y est ? É tu remets �a ?
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Luce : Ñ Ah ben, �a y est ? Tu remets �a ? ‚a faisait longtemps ! Il est pas encore bouffŽ aux mites ton 78 tours ?
remuer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
Un peu de vie, voyons, un peu de vie ! É remue donc.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 142
BƒRENGER : Ñ Allons, fermez bien maintenantÉÊfermez ˆ clefÉ (ƒdouard, un peu bousculŽ,
essaie vainement de fermer, avec une petite clef, la serrure de la serviette ; il s'arr�te un peu
pour touser.) A double tour !É Ce n'est pas le moment de tousser !(ƒdouard s'efforce de ne
pas tousser, tout en continuant son jeu.) Ah, lˆ, lˆ que vous �tes maladroit, vous n'avez aucune
force dans vos doigts. Un peu de vie, voyons, un peu de vie !É Remuez donc !
repartir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a y est É c'est reparti !
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
Le p�re, ˆ vŽlo, torse nu, en maillot de bain, une pelle sur l'Žpaule, s'arr�te entre les
jeunes filles et la m�re. LA MéRE : Ñ ‚a y est ! C'est reparti ! Il peut pas s'en
emp�cher, �a fait partie de son numŽro de charme.
rŽpŽter 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai compris É ce n'est pas la peine de me le rŽpŽter trente-six mille fois !
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Ñ Vous assumez les risques ? DANY, ˆ I'Architecte : Ñ Je les assume, oui,
Monsieur. [É] L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Je dŽcline donc toute responsabilitŽ. Vous voilˆ avertie.
DANY, ˆ 1'Architecte : Ñ Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le
rŽpŽter trente-six mille fois !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu peux rŽpŽter ? É j'ai mal entendu
¥ 1986 Le paltoquet, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 353, 1986]
Tenanci�re : Ñ Les biberons, au lieu de glander... Paltoquet : Ñ Je finis mon chapitre. Tenanci�re : Ñ Tu peux rŽpŽter ? J'ai mal entendu. Paltoquet (fermant son livre) : Ñ Voilˆ, chef, c'est fini.
rŽpŽter 2
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
je ne rŽp�te jamais rien. É c'est la phrase rituelle des gens du monde par laquelle chaque fois le mŽdisant est faussement rassurŽ
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 137
Ç Tout ceci de vous ˆ moi È, me dit Bergotte en me quittant devant ma porte. Quelques annŽes
plus tard, je lui aurais rŽpondu : Ç Je ne rŽp�te jamais rien. È C'est la phrase rituelle des
gens du monde, par laquelle chaque fois le mŽdisant est faussement rassurŽ.
rŽpondre 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu m'entends ? É tu ne peux pas rŽpondre, quand on te parle, non ?
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
ANNE, au Diable. Ñ Eh bien ! Je comprends qu'avec une existence pareille, vous ne soyez pas
gai ! LE DIABLE, piquŽ. Ñ Pas gai ? Moi ? alors qu'il suffit d'un rien pour me distraire, le malheur
du monde, par exemple. Cela m'amuse beaucoup, le malheur du monde, cela me rŽchauffe le cÏur, cela
me fait rire. Oui !. Cela me fait rire. Mais j'ai horreur de rire seul. (Brusquement vexŽ.) Vous
m'entendez ? Vous ne pouvez pas rŽpondre quand on vous parle, non ?
je sais que tu es lˆ É tu vas me rŽpondre ?...
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
MéRE : Ñ Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es lˆ... (s'Žnervant). Tu vas me rŽpondre ?... (elle essaie d'ouvrir). Eric, �a suffit maintenant... ouvre !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
mais rŽponds quand est-ce qu'on te parle ! É pourquoi est-ce que tu ne dis rien ?
¥ 1963 Le mŽpris, film de Jean-Luc Godard [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 413, 1992]
Paul : Ñ Qu'est-ce qu'il y a Camille ? Pourquoi tu ne dis rien ? [É] Mais rŽponds quand
est-ce qu'on te parle ! Pourquoi est-ce que tu ne dis rien ? Qu'est-ce que vous avez fait [toi
et Jerry] pendant que je n'Žtais pas lˆ ? Camille : Ñ Rien de spŽcial.
ne rŽponds pas. 1 É tu ne vois pas qu'il te cherche ?
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Edmond: Ñ Je faisais de la photographieÉ Inspecteur: Ñ A onze heures du soir ? Edmond: Ñ Les plaques, on les dŽveloppe quand ? Raymonde: Ñ Lui rŽponds pas, tu vois pas qu'i t'cherche ?
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu ne rŽponds pas ˆ ma question. É reprit doctoralement le professeur
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 335
Ñ [É] Quand on a chassŽ toute la nuit comme moi dans la for�t de Chantepie, je vous assure
qu'on n'a pas besoin de trional pour dormir. Ñ Ce sont les ignorants qui disent cela, rŽpondit le
professeur. [É] Vous parlez de trional, savez-vous seulement ce que c'est ? Ñ Mais. j'ai entendu
dire que c'Žtait un mŽdicament pour dormir. Ñ Vous ne rŽpondez pas ˆ ma question È, reprit
doctoralement le professeur qui, trois fois par semaine, ˆ la FacultŽ, Žtait Ç d'examen È. Ç Je ne
vous demande pas si �a fait dormir ou non, mais ce que c'est. Pouvez-vous me dire ce qu'il contient
de parties d'amyle et d'Žthyle ? È
rŽpondre 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est moi qui te le dis É je t'en rŽponds.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 74
[É] elle Žtait indignŽe que M. de Cambremer, ˆ son ‰ge, fžt dans un Žtat-major, elle qui de
tout homme qui n'allait pas chez elle disait : Ç O� est-ce qu'il a encore trouvŽ le moyen de se
cacher celui-lˆ ? È et si on affirmait que celui-lˆ Žtait en premi�re ligne depuis le premier jour,
rŽpondait sans scrupule de mentir ou peut-�tre par habitude de se tromper : Ç Mais pas du tout, il
n'a pas bougŽ de Paris, il fait quelque chose d'ˆ peu pr�s aussi dangereux que de promener un
ministre, c'est moi qui vous le dis, je vous en rŽponds, je le sais par quelqu'un qui l'a vu
È
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
mais je t'en rŽponds ! É c'est moi qui te le dis
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 255
Ç Il para”t qu'il [=Charlus] a fait de la prison. Oui, oui, ce sont des personnes tr�s
renseignŽes qui me l'ont dit. Je sais, du reste, par quelqu'un qui demeure dans sa rue, qu'on n'a
pas idŽe des bandits qu'il fait venir chez lui. È Et comme Brichot qui allait souvent chez le baron
protestait, Mme Verdurin, s'animant, s'Žcria : Ç Mais je vous en rŽponds ! c'est moi qui vous
le dis È, expression par laquelle elle cherchait d'habitude ˆ Žtayer une assertion jetŽe un peu au
hasard. È
rŽponse
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ [Ñ Pourquoi ?] Ñ Pour rien. É Ñ pour rien, ce n'est pas une rŽponse
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 121
Ñ Il s'est tirŽ, dit Gabriel. Ñ Pourquoi ? Ñ Pour rien. Ñ Pour rien, c'est pas une rŽponse. Ñ Oh bin, il est parti comme �a.
reprendre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne va pas É allez, reprenons.
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
(RŽpŽtition.) Serge. Ñ Plus vite ! plus vite, ˆ gauche. Levez les bras ! Jean-Jacques. Ñ Ah !
�a ne va pas ! �a ne va pas ! Karina, ce n'est pas seulement la musique qui doit commander vos
mouvements, mais l'idŽe. Allez, reprenons.
qu'est-ce que c'est que cet air ? É �a ne va pas vous reprendre ?
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 143
ROBERT : Ñ Alors Pierre, vous voilˆ calmŽ. On va avoir la paix maintenant. PIERRE : Ñ Oui. (HŽsitant.) OuiÉ ROBERT: Ñ Mais qu'est-ce que c'est que cet air ? ‚a ne va pas vous reprendre ?
qu'est-ce qu'il y a ? É �a te reprend ?
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 140
PIERRE : Ñ Avouez, Simone, je vous en supplieÉ SIMONE : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Ah, �a vous reprend ? Vous recommencez ? PIERRE : Ñ Oui, �a me reprend. C'est lˆ, tout ˆ coupÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a te reprend ? É tu recommences ?
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 140
PIERRE : Ñ Avouez, Simone, je vous en supplieÉ SIMONE : Ñ Qu'est-ce qu'il y a ? Ah, �a vous reprend ? Vous recommencez ? PIERRE : Ñ Oui, �a me reprend. C'est lˆ, tout ˆ coupÉ
reproche
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ c'est un reproche ? É Ñ pas le moins du monde
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
Mme D. (ˆ HŽl�ne qui lÕa invitŽe elle et sa fille Agn�s) : Ñ C'est une vraie f�te, ma chŽrie,
de nous retrouver chez vous, nous qui vivons comme des sauvages. HELENE : Ñ C'est un reproche
? Mme D. : Ñ Pas le moins du monde. AGNES : Ñ Maman voulait direque vous �tes adorable de nous
avoir demandŽ de venir quand vous �tes seule. HELENE : Ñ Mais vous savez tr�s bien, ma petite Agn�s,
que pour rien au monde je ne vous mettrais en contact avec qui que ce soit. Je vous l'ai
promis.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'Žtait pas un reproche. É excuse-moi
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
Elle commande un nouveau un Ricard. ALEXANDRE : Ñ Vous buvez beaucoup. VƒRONIKA : Ñ ‚a vous ennuie ? ALEXANDRE : Ñ Ce n'Žtait pas un reproche. Excusez-moi.
reprocher
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu n'as rien ˆ te reprocher. É arr�te
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
MARIE : Ñ Tu crois que Jean est malheureux avec moi ? AMANDA : Ñ Mais arr�te Marie, tu n'as rien ˆ te reprocher !
respect
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on ne parle pas comme �a [de son p�re] É un peu de respect, tout de m�me !
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
CATHERINE. Ñ Au fait, il est o� papa ? SUZON. Ñ Il n'est pas reveillŽ. CATHERINE. Ñ Quel
flemmard ! On va lui faire sa f�te ? MAMY, choquŽe Ñ Catherine ! On ne parle pas comme �a de son
p�re ! Un peu de respect tout de m�me !
responsabilitŽ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je dŽcline toute responsabilitŽ. É te voilˆ averti
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 48
L'ARCHITECTE : Ñ RŽflŽchissez, je vous le rŽp�te, rŽflŽchissez bien. Si vous ne faites plus
partie de nos services, l'administration ne vous prend plus sous sa protection. Le savez-vous ?
ætes-vous bien consciente des dangers qui vous guettent ? DANY : ÑOui, Monsieur, personne n'est
mieux placŽe que moi pour le savoir. L'ARCHITECTE : Ñ Vous assumez les risques ? DANY, ˆ
I'Architecte : Ñ Je les assume, oui, Monsieur. [É] L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Je dŽcline donc toute
responsabilitŽ. Vous voilˆ avertie.
ressasser
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tourne la page É �a ne sert ˆ rien de ressasser.
¥ 2001 Sous le sable, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par l'Arche, Paris, 2001]
AMANDA : Ñ Mais je t'en prie, tourne la page, �a ne sert ˆ rien de ressasser tout �a, il faut que tu ailles de l'avant, que tu vives, que tu penses ˆ toi !
ressembler
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a ressemble ˆ quoi ? É je vous le demande
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Mais non je n'oublie pas le meurtre de Sabourel. J'ai m�me beaucoup grondŽ BelphŽgor ˆ ce sujet. ‚a ressemble ˆ quoi ? Je vous le demande ! C'est d'un gožt !
resservir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en prends note É je le resservirai.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 218
- [É] Il y a une donzelle, une cascadeuse de la pire esp�ce qui a plus d'influence sur lui et
qui est prŽcisŽment compatriote du sieur Dreyfus. Elle a passŽ ˆ Robert son Žtat d'esprit. Ñ Vous
ne saviez peut-�tre pas, monsieur le duc, qu'il y a un mot nouveau pour exprimer un tel genre
d'esprit, dit l'archiviste qui Žtait secrŽtaire des comitŽs antirŽvisionistes. On dit "mentalitŽ".
Cela signifie exactement la m�me chose, mais au moins personne ne sait ce qu'on veut dire. C'est le
fin du fin et comme ondit le "dernier cri". [É] Ñ Ah! mentalitŽ, j'en prends note, je le
resservirai, dit le duc. (Ce n'Žtait pas une figure, le duc avait un petit carnet rempli de
"citations" et qu'il relisait avant les grands d”ners). MentalitŽ me pla”t. Il y a comme cela des
mots nouveaux, qu'on lance, mais ils ne durent pas. Derni�rement, j'ai lu comme cela qu'un Žcrivain
Žtait "talentueux". Comprenne qui pourra. Puis je ne l'ai plus jamais revu.
rester
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est rŽussi ! É cela vaut beaucoup mieux
¥ 1935 P. LŽautaud, Journal particulier, Mercure de France, 2012, p. 113
Elle me dit : Ç Alors, quand est-ce que je te vois ? È Je lui rŽponds, en me moquant : Ç Mais non. Restons-en lˆ. Cela vaut beaucoup mieux. Tu verras que toi-m�me tu en seras enchantŽe. Allons, file ! È
ne reste pas plantŽe comme �a. É bouge
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
ELƒNA (qui part en voiture avec un dragueur, ˆ sa petite sÏur) : Ñ Reste pas plantŽe comme �a, bouge !
rŽsultat
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ ce qu'il faut voirÉ É Ñ oui, c'est le rŽsultat
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 51
H 3 : Ñ Alors... Qu'est-ce que vous envisagez ? Quel procŽdŽ ? H 2 : Ñ Oh, rien de bien
original, comme vous pouvez penser... H 3 : Ñ Mais tout de m�me quoi ? H 2 : Ñ Eh bien, ouvrir le
robinet du rŽchaud ˆ gaz qui est dans son bureau... ou mettre le feu... Simuler un cambriolage...
S'approcher d'elle par-derri�re avec une cordelette ou un foulard... Ou alors un poignard, une
hachette... Je ne sais pas. H 3 : Ñ En effet, comme imagination... H 2 : Ñ Que voulez-vous, on fait
ce qu'on peut. H 3 : Ñ Enfin, ce sont lˆ des dŽtails. Ce qu'il faut voir... H 2 : Ñ 0ui,
c'est le rŽsultat. Il n'y a que lui qui compte.
retenir 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'ai pas pu me libŽrer É j'ai ŽtŽ retenu.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ All™ ? VƒRONIKA : Ñ Je voudrais parler ˆ Alexandre. ALEXANDRE : Ñ Oui, c'est
moi. VƒRONIKA : Ñ C'est VŽronika Osterwald ˆ l'appareil. Je vous prie de m'excuser, je suis dŽsolŽe
pour hier mais je n'ai pu me libŽrer. J'ai ŽtŽ retenue par une urgence. ‚a n'a vraiment pas
ŽtŽ possible.
revanche
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'aurais un petit service ˆ te demander É ˆ charge de revanche.
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Monsieur Jacquet : Ñ Je suis content de vous rencontrer parce que j'aurais un petit service ˆ
vous demander... ˆ charge de revanche, d'ailleurs... heu... si vous pouviez laisser passer
votre tour pour le mŽdecin parce que j'ai moi-m�me accumulŽ beaucoup de retard et... et je... �a
m'arrangerait beaucoup...
revenir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tout �a c'est du passŽ É je ne veux pas revenir lˆ-dessus. 1
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie : Ñ Oh, puis je ne veux plus y penser [ˆ mon amour perdu]. Tout �a, c'est du passŽ. Je ne veux pas revenir lˆ-dessus. On n'en parle plus, promis.
excuse-moi É je reviens.
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Aristide : Ñ Excusez-moi on m'attend ˆ c™tŽ, je reviens.
j'y vais É je reviens.
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
(Ë l'Žpicerie.) La jeune femme. Ñ Y a un cadavre dans le terrain vague ! La crŽmi�re. Ñ JŽsus-Marie ! Mme Brochu. Ñ Ah mon Dieu ! J'y vais, je reviens !
tu m'excuses É je reviens tout de suite.
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Ñ Attendez, vous m'excusez, je reviens tout de suite.
r�ver
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je ne peux pas en croire mes yeux É je crois que je r�ve. 2
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 67
Je ne peux pas en croire mes yeux. Puis de nouveau, il se dŽtournait vers moi et le monocle
et le regard myope faisaient allusion ˆ notre grande amitiŽ Ñ Non! vous ici, dans ce quartier o�
j'ai tant pensŽ ˆ vous, je ne peux pas en croire mes yeux, je crois que je
r�ve.
tu n'attendais que �a É je n'ai pas r�vŽ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Tu le dŽtestes, ce type. T'attendais que �a, que quelqu'un le remette ˆ sa place, j'ai pas r�vŽ !
ce n'est pas possible 2 É je r�ve ! 2
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Alors ? JULIETTE : Ñ Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'Žtais cette
nuit] ? DIDIER: Ñ J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dŽjˆ vu ? C'est JŽr™me Sauveur ?
JULIETTE: Ñ Qui �a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le gar�on que j'ai abordŽ dans le parc, quand on
s'est disputŽs. DIDIER: Ñ C'est pas possible, je r�ve, tu te fous de ma gueule. JULIETTE: Ñ
Non, pourquoi ? DIDIER: Ñ Ce type d'une vulgaritŽ rŽpugnante, rŽalisateur de tŽlŽ... Ce type qui t'a
insultŽe, qui t'a traitŽede connasse, il n'y a pas d'injure plus dŽgradante ...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je r�ve ! 2 É tu te fous de moi
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER: Ñ Alors ? JULIETTE : Ñ Alors quoi ? Tu veux savoir qui c'est [=avec qui j'Žtais cette
nuit] ? DIDIER: Ñ J'ai pas envie de deviner. Tu dis je l'ai dŽjˆ vu ? C'est JŽr™me Sauveur ?
JULIETTE: Ñ Qui �a ? Non. Il s'appelle Alain, c'est le gar�on que j'ai abordŽ dans le parc, quand on
s'est disputŽs. DIDIER: Ñ C'est pas possible, je r�ve, tu te fous de ma gueule. JULIETTE: Ñ
Non, pourquoi ? DIDIER: Ñ Ce type d'une vulgaritŽ rŽpugnante, rŽalisateur de tŽlŽ... Ce type qui t'a
insultŽe, qui t'a traitŽede connasse, il n'y a pas d'injure plus dŽgradante ...
tu r�ves! 2 É tu dois confondre
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 135
PIERRE : Ñ Mais vous m'avez racontŽ vous-m�me. SIMONE : Ñ Moi ? Je ne vous ai rien racontŽ du tout, vous r�vez. Vous devez confondre.
revoir, v.
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
ne pleure pas, tu la reverras, ta m�re. É et cette expression dix fois entendue lui apparut dans une nouvelle rŽalitŽ.
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 165
Un matin, il entendit Riri dire ˆ Jean-Jacques, le fils de La Bordelaise : Ç Pleure
pas, tu la reverras, ta m�re ! È et cette expression dix fois entendue lui apparut dans une
nouvelle rŽalitŽ. Si on lui avait dit cela, peut-�tre aurait-il pu rŽpondre : Ç Non, je ne la
reverrai pas. È [Olivier a perdu sa m�re]
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
comme l'usage du tŽlŽphone Žtait devenu courant autour de lui s'Žtait dŽveloppŽ l'enjolivement de phrases spŽciales É cela m'a fait grand plaisir.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 92
Ç Alors, je vous quitte et pardon de vous avoir dŽrangŽe pour rien. Ñ Mais non È, dit AndrŽe
et (comme maintenant l'usage du tŽlŽphone Žtait devenu courant, autour de lui s'Žtait dŽveloppŽ
l'enjolivement de phrases spŽciales, comme jadis autour des "thŽs") elle ajouta : Ç Cela m'a fait
grand plaisir d'entendre votre voix. È
ridicule
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu as des idŽes absrdes É ce serait ridicule.
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 29
Quant ˆ ma m�re elle ne pensait qu'ˆ t‰cher d'obtenir de mon p�re qu'il consent”t ˆ parler ˆ
Swann non de sa femme mais de sa fille qu'il adorait et ˆ cause de laquelle disait-on il avait fini
par faire ce mariage. Ç Tu pourrais ne lui dire qu'un mot, cela doit �tre si cruel pour lui." Mais
mon p�re se f‰chait: "Mais non! tu as des idŽes absurdes. Ce serait
ridicule".
excusez-moi É je suis ridicule.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 126
BƒRENGER, revenant avec le verre d'eau : Ñ Vous vous sentez mieux ? ƒDOUARD : Ñ MerciÉ Excusez-moi, je suis ridicule. ‚a va, maintenant.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
enfin, c'est ridicule ! É dans quel roman te crois-tu ?
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Je te pose la question autrement : tu m'aimes encore ou tu ne m'aimes plus ? GILBERTE : Ñ Enfin, c'est ridicule. Dans quel roman te crois-tu ? Tu sais bien que ce n'est pas si simple.
rien
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ et alors ? É Ñ alors rien.
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ [Tes cousins] ils ont leur petite nana et ils comprennent tr�s bien que tu aies
un mec. LŽna : Ñ Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que ce mec soit toi. Gaspard : Ñ Et alors ?
LŽna : Ñ Alors rien... je te dis ce qu'ils pensent.
Ñ comment ai-je pu ? Je te demande pardon. É Ñ ce n'est rien du tout, �a ne fait rien
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Ñ Eh bien, mon petit Victor, gloire ˆ Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Ñ
Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que
vous avez. ./. Il parut ŽtonnŽ. Ñ Mais bien sžr, mon petit MohammedÉ [É] Comment t'ai-je appelŽ, mon
petit Victor ? ./. HŽ merde. Ñ Vous m'avez appelŽ Victor. Ñ Comment ai-je pu ? Je te demande pardon.
Ñ Oh, ce n'est rien, rien du tout, un nom en vaut un autre, �a ne fait rien.
Ñ merci É Ñ de rien. 1
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 236
Ñ Merci, dit la veuve mouaque evec effusion. Ñ De rien, dit Gabriel.
Ñ et merci, hein ! É Ñ de rien, de rien. 1
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Paul. Ñ Salut. Et merci, hein ! Jacques. Ñ De rien, de rienÉ
Ñ je ne peux pas vous dire comme je vous remercie É Ñ mais non, ce n'est rien. 3
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 94
[É] je ne tiens pas ˆ conna”tre Mme de Guermantes ; mais j'aurais dž, pour vous Žprouver,
vous dire que je dŽsirerais d”ner avec Mme de Guermantes et je sais que vous ne l'auriez pas fait. Ñ
Non seulement je l'aurais fait, mais je le ferai. Ñ Quand cela? Ñ D�s que je viendrai ˆ Paris, dans
trois semaines, sans doute. ÑNous verrons, d'ailleurs elle ne voudra pas. Je ne peux pas vous dire
comme je vous remercie. Ñ Mais non, ce n'est rien.
Ñ je te demande pardon É Ñ oh, ce n'est rien, rien du tout. 4
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 155
Ñ Eh bien, mon petit Victor, gloire ˆ Dieu, car c'est Lui qui m'a permis de vivre si vieux. Ñ
Monsieur Hamil, je ne m'appelle pas Victor. Je m'appelle Mohammed. Victor, c'est l'autre ami que
vous avez. ./. Il parut ŽtonnŽ. Ñ Mais bien sžr, mon petit MohammedÉ [É] Comment t'ai-je appelŽ, mon
petit Victor ? ./. HŽ merde. Ñ Vous m'avez appelŽ Victor. Ñ Comment ai-je pu ? Je te demande pardon.
Ñ Oh, ce n'est rien, rien du tout, un nom en vaut un autre, �a ne fait rien.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
arr�te É �a ne veut rien dire. 2
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre : Ñ C'est mieux que je te rencontre maintenant plut™t qu'il y a six mois. Tu es
libre, je suis libreÉ LŽa : Ñ Arr�te, oh lˆ lˆ ! "Libre", �a ne veut rien dire. Et puis tu
vois, moi je n'aime pas du tout les gar�ons dans ton genre.
�a va É �a va, j'ai rien dit... 3
¥ 1981 Neige, film de Juliet Berto et Jean-Henri Roger [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 422, 1993]
Willy : Ñ Vous �tes marrants tous les deux, on s'croirait dans un film avec deux
saint-bernards. Anita : Ñ Tu fais chier. Willy : Ñ Ah bon ? T'as pas toujours dit �a ! Anita : Ñ
Qu'est-ce que �a veut dire, �a ? J'te dois p't'�tre quequ'chose ? Allez, vas-y, crache... Willy : Ñ
‚a va, j'ai rien dit...
tu verras É ce ne sera rien. 1
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 137
SIMONE : Ñ Alors il souffre, �a lui fait mal. On doit lui extraire �a. C'est une opŽration
qui para”t un peu douloureuse. JACQUES : Ñ Non, vous verrez, ce ne sera rien. Surtout,
laissez-vous aller, Pierre. LˆÉ ne vous crispez pas.
�a va passer É ce n'est rien.
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
[Barny vient se confesser pour la premi�re fois] LŽon Morin : Ñ Bonjour, Barny. Barny : Ñ
Oh ! non. LŽon Morin : Ñ Pourquoi �tes-vous si impressionnŽe ? Barny : Ñ Par vanitŽ. LŽon Morin :
Ñ ‚a va passer, vous allez voir, ce n'est rien du tout... RŽpŽtez apr�s moi : Seigneur,
(...)
calme-toi É ce n'est rien. 1
¥ 1985 Vaudeville, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
Gaston : Ñ Elle m'a ŽnervŽ, la garce ! Victor : Ñ Pourquoi ? Calme-toi, c'est rien...
ce n'est pas grave É ce n'est rien. 1
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 389
Gaubert essayait comme il pouvait de rassurer sa femme qui, maintes fois dŽjˆ, l'avait priŽ
du regard de faire quelque chose, afin de mettre fin ˆ mon emportement. Ç Ce n'est pas grave,
semblait-il dire, ce n'est rien, il est comme �a, un peu original,je t'avais prŽvenue, ma
chŽrie. È
laisse-moi É ce n'est rien. 1
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
[Victoire pleure.] ChloŽ : Ñ Ben qu'est-ce qu'il y a ? Victoire : Ñ Rien laisse-moi, c'est rien !
ne t'inqui�te pas É ce n'est rien. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 125
BƒRENGER : Ñ Vous �tes inondŽ de sueurÉ ƒDOUARD : Ñ Et glacŽ, en m�me temps, ahÉ cette toux,
c'est affreuxÉ BƒRENGER : Ñ N'attrapez pas froid. Voulez-vous une couverture ? ƒDOUARD,
frissonnant : Ñ Ne vous inquiŽtez pas. Ce n'est rienÉ �a va passer.
non non non je vous remercie É ce n'est rien. 1
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
M. de Bernac : Ñ C'est tout de m�me curieux : chaque fois que je la [=Madame de] vois, elle
s'Žcroule [=s'Žvanouit]. Cher ami, puis-je vous �tre d'une utilitŽ quelconque ? Monsieur de : Ñ Non,
non, non, je vous remercie, ce n'est rien, ce n'est rien. Merci.
laisse-le tranquille É il ne t'a rien fait.
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
GEORGES (ˆ propos de Roger qui ne veut pas descendre ˆ la mine). Ñ Tu vois bien que c'est un
froussard. VISEUX. Ñ Laisse-le tranquille, il ne t'a rien fait ce gamin. GEORGES (il
s'Žnerve). Ñ Et non il m'a rien fait ? Tiens si je me retenais pas jeÉ (llse l�ve.) VlSEUX (il le
fait se rasseoir). Ñ Allons, allons !
c'est une t�te de cochon É il n'y a rien ˆ faire. 2
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
ANAIS, dans le magasin, essaie une robe : Ñ Plus court ! LA MéRE (ˆ la vendeuse) : Ñ Non,
c'est mieux si on cache le genou. ANAIS : Ñ Non, moi je veux plus court... Plus court! C'est moi qui
vais la porter, alors... (Pour illustrer sa volontŽ, elle enl�ve les Žpingles et commence ˆ les
mettre n'importe comment plus haut.) VENDEUSE : Ñ Non, non!... je vais les mettre... LA MéRE
(fataliste) : Ñ C'est une t�te de cochon!... y'a rien ˆ faire !
�a ne servirait ˆ rien É il n'y a rien ˆ faire avec lui.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 55
Mais Fran�oise, qui avait fait depuis longtemps tous ses efforts pour que son neveu fžt
rŽformŽ et qui, quand on lui avait proposŽ une recommandation, par la voie des Guermantes, pour le
gŽnŽral de Saint-Joseph, avait rŽpondu d'un ton dŽsespŽrŽ : Ç Oh !non, �a ne servirait ˆ rien, il
n'y a rien ˆ faire avec ce vieux bonhomme-lˆ, il est patriotique [É] È
tais-toi ! arr�te ! É j'ai rien ˆ t'dire !
¥ 1983 Vivement Dimanche, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Marie-Christine : Ñ Ah non ! A•e, laisse-moi ! Laisse-moi, je veux pas te parler ! Julien : Ñ Marie-Christine ! Marie-Christine : Ñ Tais-toi, arr�te ! J'ai rien ˆ t'dire!
c'est bien É je n'ai rien ˆ dire. 2
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 275
Nous f”mes prendre ce fŽbrifuge ˆ ma grand-m�re et rem”mes alors le thermom�tre. Comme un
gardien implacable ˆ qui on montre l'ordre d'une autoritŽ supŽrieure aupr�s de laquelle on a fait
jouer une protection, et qui le trouvant en r�gle rŽpond : "C'est bien, je n'ai rien ˆ dire,
du moment que c'est comme �a, passez", la vigilante touri�re ne bougea pas cette fois. Mais, morose,
elle semblait dire : "Ë quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me
donnera l'ordre de ne pasbouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la
connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancŽs."
hŽlas É je n'ai rien ˆ dire. 3
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 233
Du reste, nous avons tous ŽtŽ trop confiants, trop hospitaliers. Je ne frŽquenterai plus
personne de cette nation. Pendant qu'on avait de vieux cousins de province du m�me sang, ˆ qui on
fermait sa porte, on l'ouvrait aux Juifs. Nous voyons maintenant leur remerciement. HŽlas ! je
n'ai rien ˆ dire, j'ai un fils adorable et qui dŽbite, en jeune fou qu'il est, toutes les
insanitŽs possibles.
c'est comme �a É je n'y suis pour rien. 2
¥ 1999 Romance, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
ROBERT : Ñ La beautŽ se nourrit de l'ignominie, elle s'y frotte. Et moi je suis lˆ, j'en profite. C'est comme �a, j'y suis pour rien.
on t'a mal renseignŽ É je n'y suis pour rien. 2
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
SILIEN : Ñ Tu reconnais ? NUTTHECCIO. Je vois que c'est des bijoux... SILIEN. Exact, ce sont ceux de l'avenue Mozart. Et c'est toi qui as montŽ l'affaire. NUTTHECCIO. On t'a mal renseignŽ. Je n'y suis pour rien.
que veux-tu É on ne peut rien contre [É].
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
HUGUES (il a tuŽ Renaud au tournoi). Ñ Renaud, Renaud que je considŽrais dŽjˆ comme mon fils.
Quand je pense que c'est cette main-lˆ qui l'a frappŽ. LE GROS SEIGNEUR. Ñ Que voulez-vous, on ne
peut rien contre une mauvaise chance.
comme �a É pour rien
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fiancŽ] de toute fa�on ? Denis : Ñ Comme �a, pour rien, par curiositŽ.
tu te tais ? É tu n'as rien ˆ dire ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
CHATWICK-WEST: Ñ Je ne comprends pas comment mon neveu, qui nourrit pour vous une niaise
admiration m�lŽe de rancÏur, a pu imaginer que je vous recevrais chez moi de bon cÏur. Je parie que
ce crŽtin vous a suggŽrŽ de m'inciter ˆ le favoriser aupr�s de laFondation Thiers. Vous vous taisez
? Vous n'avez rien ˆ dire ? DIDIER: Ñ Non...
rassure-toi É tu n'y es pour rien. 1
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Je suis ˆ Paris jusqu'ˆ mercredi, et m�me plus tard ... J'ai quittŽ mon travail.
J'ai eu des mots avec l'antiquaire. EDMOND : Ñ J'esp�re que ce n'est pas ˆ cause de moi ? SABINE : Ñ
Non, rassurez-vous, vous n'y n'�tes pour rien. Non je vous raconterai.
il n'y a vraiment pas de quoi É tu n'y es pour rien. 2
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON : Ñ Je voudrais vous prŽsenter Frank. Pour ceux qui ne le conna”traient pas, il
s'agit de Frank Verdeau, un brillant Žtudiant, qui nous honore de sa prŽsence le temps d'un stage.
Il est par ailleurs le fils de Jean-Claude Verdeau, que vous connaissez tous. Je suis
particuli�rement fier que Frank soit aujourd'hui ˆ cette place. MADAME ARNOUX : Ñ Il n'y a vraiment
pas de quoi ! Vous n'y �tes pour rien ! LE PATRON : Ñ Vous non plus, ch�re madame. MADAME
ARNOUX : Ñ ‚a reste ˆ prouver !
�a va É y a rien. 1
¥ 1985 PŽril en la demeure, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 343, 1985]
Graham. Ñ J'ai eu un petit accident, aujourd'hui. Un tout petit accident. A un feu rouge,
j'Žtais arr�tŽ, je me fais emboutir ˆ l'arri�re. L'homme, le Ç chauffard È, visiblement un verre
dans le nez, descend, va ˆ l'arri�re de sa propre voiture et me crie: Ç ‚a va, y'a rien !
È.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est rien. 1 É �a passera
¥ 1929 L'argent, film de Marcel L'herbier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 210, 1978]
(Huret manifeste son inquiŽtude pour la santŽ de Jacques): Ñ Mes yeux. �a n'est rien. Une crise. ‚a passeraÉ mais je suis arr�tŽ.
ce n'est rien. 1 É �a va passer
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
[M. Geoffroy Žclate en sanglots.] MME GEOFFROY : Ñ C'est l'Žmotion, c'est rien, �a va passer.
ce n'est rien. 1 É je suis fatiguŽe
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Monique (relevant les cheveux dŽfaits de Marion). Ñ Pourquoi tu pleures ? Marion : Ñ Non, je pleure pas. C'est rien, je suis fatiguŽe.
ce n'est rien. 1 É ne t'inqui�re pas
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 56
Le mŽdecin : Ñ Il se met en retardÉ Il retourne. Marguerite : Ñ Ce n'est rien. Ne vous inquiŽtez pas, monsieur le Docteur [É]
ce n'est rien. 1 É presque rien du tout
¥ 1973 Belle, film de AndrŽ Delvaux [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 227, 1979]
[Mathieu tr�s en retard.] VICTOR : Ñ Mais on vous cherchait partout ! Que s'est-il passŽ ? MATHIEU : Ñ C'est pas grave. Je suis dŽsolŽ. Ce n'est rien, presque rien du tout !
ce n'est rien. 3 É dis-toi que [p]
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY. Ñ Je voudrais vous dire merci, pour votre discrŽtion... Pas pour moi, pour mes filles... PIERRETTE. Ñ Ce n'est rien. Dites-vous juste que c'est un geste de complicitŽ fŽminine.
c'est rien du tout. 1 É on en fait toute une montagne aloes que (É)
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Mademoiselle, Žcoutez !... Soyez raisonnable !... Vous n'allez tout de m�me:pas
tirer ? LA JEUNE FILLE. Si. ALPHONSE. Mais non !... Pas d'accord !... Je ne veux pas mourir !...
J'ai trop peur !... J'ai peur de la mort ! LA JEUNE FILLE. Vous avez tort... C'est rien du
tout... On en fait toute une montagne, alors qu'en fait il suffit de se laisser
aller...
d'ailleurs cela ne fait absolument rien. 2 É ne te tourmente pas
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 318
[Ë la table des Verdurin, Charlus a ŽtŽ placŽ "seulement ˆ gauche" et M. de Cambremer ˆ
droite.] Ç Mais enfin puisqu'il y avait justement M. de Cambremer et qu'il est marquis, comme vous
n'�tes que baron. Ñ Permettez, rŽpondit M. de Charlus avec un air de hauteur, ˆ M. Verdurin ŽtonnŽ,
je suis aussi duc de Brabant, damoiseau de Montargis, prince d'OlŽron, de Carency, de Viareggio et
des Dunes. D'ailleurs cela ne fait absolument rien. Ne vous tourmentez pas È ajouta-t-il en
reprenant son fin sourire, qui s'Žpanouit sur ces derniers mots : Ç J'ai tout de suite vu que vous
n'aviez pas l'habitude. È
il n'y a rien ˆ faire. 1 É je ne peux pas y arriver
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 133
LUCIE : Ñ Bon, je vais essayer. Alors, Vincent, reprenons. VINCENT : Ñ Ç J'ai toujours ŽtŽ
peureux. Quand j'Žtais gosse, en classeÉ È LUCIE : Ñ Vous, Edgar, vous peureuxÉ ROBERT : Ñ Alors,
cette fois o� Žtiez-vous ? LUCIE : Ñ Il n'y a rien ˆ faire, je ne peux pas y arriver. J'Žtais
tout pr�s, plus pr�s qu'avant. Je me collais ˆ lui pour l'aider ˆ comprimer �a. La vŽritŽ. pour la
cacher, qu'elle disparaisse.
je crois qu'on n'a plus rien ˆ se dire. É au revoir
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
SYNDICALISTE : Ñ All™ ? Bonjour Monsieur. Je vous tŽlŽphone au sujet du licenciement dont a
ŽtŽ victime un de vos jeunes ouvriers... Oui, je suis passŽ la semaine derni�re... Ecoutez, vous
m'avez dit que vous voyiez votre comptable, et j'ai toujours pas re�u de ch�que. Alors je voudrais
savoir ce qui s'est passŽÉ Ah non ! Nous on a une preuve comme quoi c'est vous qui l'avez licenciŽ !
Bon, je crois qu'il va falloir qu'on passe devant les tribunaux... Je crois qu'on n'a plus rien ˆ
se dire. Au revoir, Monsieur.
je n'ai rien dit. 3 É je veux bien
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 153
"Ce ma”tre d'h™tel est tr�s intŽressant, ZŽzette ?" demanda-t-il ˆ sa ma”tresse apr�s avoir
renvoyŽ AimŽ assez brusquement. "On dirait que tu veux faire une Žtude d'apr�s lui. Ñ Voilˆ que �a
commence, j'en Žtais sžre ! Ñ Mais qu'est-ce qui commence, monpetit ? Si j'ai eu tort, je n'ai
rien dit, je veux bien. Mais j'ai tout de m�me le droit de te mettre en garde contre ce larbin
que je connais de Balbec (sans cela je m'en ficherais pas mal) et qui est une des plus grandes
fripouilles que la terre aitjamais portŽes."
je ne t'ai rien dit É tu ne m'as pas vu
¥ 2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Lobatch, ˆ Damien : Ñ Je ne t'ai rien dit, tu ne m'as pas vu. Allez !
je n'y suis pour rien. 2 É c'est pas moi qui ai [tirŽ]
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Ñ J'en ai marre ˆ la fin ! J'y suis pour rien ! C'est pas moi qui ai tirŽ.
je n'y suis pour rien. 2 É j'ai fait ce quil fallair
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
A. Ñ Dites, j'y suis pour rien, moi, j'ai fait ce qu'il fallait. L. Ñ Mais personne ne vous accuse ! A. Ñ C'est vrai j'ai fait mon boulot, c'est pas de ma faute si un autre type a pris la voiture [=qui a explosŽ].
je n'y suis pour rien. 2 É je ne l'ai pas cherchŽ
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa Ñ Blanche [É] Je sais que de ton point de vue c'est mal ce que j'ai fait. MaisÉ je n'y
suis pour rien, je ne l'ai pas cherchŽ. Tu dois comprendre. On est tombŽs dans les bras l'un de
l'autre. Je suis encore toute surprise !
je n'y suis pour rien. 2 É je ne te le jure
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Et vous savez qui a fait le coup ? LA JEUNE FILLE (sortant de son sac un revolver
dont elle pointe le canon vers Alphonse) Evidemment ! Sinon, je ne serais pas lˆ ! ALPHONSE. Ah non
! Merde !... ‚a va pas recommencer !... Y en a marre des flingues !... Y en a marre des cauchemars
!... J'aimerais bien vivre un petit peu normalement moi ! Cinq minutes !... C'est pas moi qui a tuŽ
votre p�re !... J'y suis pour rien !... Je vous le jure !
pour rien É par curiositŽ
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Betty : Ñ Pourquoi tu veux savoir [=qui est mon fiancŽ] de toute fa�on ? Denis : Ñ Comme �a, pour rien, par curiositŽ.
pour rien. 1 É �a n'a pas d'importance
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Martin : Ñ Vous �t... vous �tes une amie de Sophie ? Jeune femme : Ñ Non. Pourquoi ? Martin : Ñ Pour rien. ‚a n'a pas d'importance.
pour rien. 1 É comme �a
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa. Ñ Et il ne fait pas de natation ? Fabien. Ñ Eh bien, pas aux entra”nements, en tout cas. Pourquoi tu me demandes �a ? LŽa. Ñ Pour rien, comme �a. On l'a vu l'autre jour ˆ la piscine.
pour rien 1 É pour faire un mot
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques (ˆ Genevi�ve). Ñ Alors ? Genevi�ve. Ñ C'est la premi�re fois que je monte sur
une sc�ne. Jean-Jacques. Ñ Oh ! vous n'avez pas besoin de monter sur une sc�ne pour jouer la
comŽdie. Genevi�ve (piquŽe). Ñ Pourquoi me dites-vous �a ? Jean-Jacques. Ñ Pour rien, pour
faire un mot.
pour rien. 1 É pour le plaisir
¥ 1961 LŽon Morin, pr�tre, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 11, 1961]
Barny : Ñ D�s que �a barde [bruits d'explosions pendant la RŽsistance], je voudrais y �tre aussi... Pour rien... Pour le plaisir !
pour rien 1 É sans raison ?
¥ 1997 Marius et Jeannette, film de Robert GuŽdiguian [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 473, 1998]
Jeannette : Ñ Tu veux faire l'amour avec moi ? Marius : Ñ Surtout pas ! Jeannette : Ñ
Qu'est-ce que tu veux, alors ? Marius : Ñ Moi ? Je veux rien. Tout va bien. Je veux rien. Jeannette
: Ñ Tu viens repeindre chez moi comme �a, pour rien, sans raison ? Marius : Ñ Oui, c'est �a,
pour rien. ‚a t'ennuie ? Jeannette : Ñ Non.
pour rien. 2 É comme �a, pour s'amuser
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : Ñ On Žtait heureux. Et puis, de nous-m�mes, on... on s'est prŽcipitŽs dans tous ces
ennuis, lˆ... Et pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privŽs de tout ce qui pouvait
nous faire plaisir [É] Et tout �a pourquoi ? Pour rien, comme �a, pour
s'amuser.
rien É pourquoi ?
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
(Retour du nouveau dans la cellule. Il para”t prendre conscience de la tension qui r�gne
autour de lui.) GASPARD, gaietŽ feinte. Ñ Dites donc... Qu'est-ce qu'y se passe ? MONSEIGNEUR,
impassible. Ñ Rien, pourquoi ? GASPARD. Ñ J'sais pasÉ C'est une impression que j'ai... MANU.
Ñ Pendant que tu Žtais aux colis, on a parlŽ de toi.
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ gauche :
ces mots dits avec un sourire d'aviditŽ : É ce n'est pas rien. 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 438
[É] quand il dŽsirait passer la soirŽe de son c™tŽ pour donner une le�on, etc., il ne
manquait pas d'ajouter ˆ son prŽtexte ces mots dits avec un sourire d'aviditŽ : Ç Et puis cela peut
me faire gagner quarante francs. Ce n'est pas rien. Permettez-moi d'y aller, car vous voyez,
c'est mon intŽr�t. Dame, je n'ai pas de rentes comme vous, j'ai ma situation ˆ faire, c'est le
moment de gagner des sous. È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
au comble de la rage [elle] brisa un vase et dit ˆ Swann : É on ne peut jamais rien faire avec toi.
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 351
Un soir qu'il Žtait ainsi, sur l'ordre qu'elle lui en avait donnŽ, rentrŽ avec elle, et
qu'elle entrem�lait ses baisers de paroles passionnŽes qui contrastaient avec sa sŽcheresse
ordinaire, il crut tout d'un coup entendre du bruit ; il se leva, cherchapartout, ne trouva
personne, mais n'eut pas le courage de reprendre sa place aupr�s d'elle qui alors, au comble de la
rage, brisa un vase et dit ˆ Swann : Ç On ne peut jamais rien faire avec toi !
È
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
�a ne fait rien. 1 É disait-elle avec un regret [de ne pas avoir ŽtŽ prŽsentŽe]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 144
Ç Je ne vous ai pas prŽsentŽe, disait la ma”tresse de maison ˆ Odette, parce qu'on n'aime pas
beaucoup aller chez elle et elle invite ŽnormŽment ; vous n'auriez pas pu vous en dŽp�trer. Ñ Oh
! cela ne fait rien È, disait Odette avec un regret.
Ñ avec glose d'un geste, ˆ gauche :
dit-il en levant le bras avec le geste qui signifie sinon 'je m'en lave les mains' du moins É je ne peux rien te dire.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 106
On me dit que Mme Verdurin donne des rŽunions tous les jours. Je ne le sais que par les
on-dit, moi je ne sais absolument rien d'eux, j'ai enti�rement rompu È ajouta-t-il en baissant non
seulement les yeux comme si avait passŽ un tŽlŽgraphiste, mais aussi la t�te, les Žpaules, et en
levant le bras avec le geste qui signifie sinon "je m'en lave les mains", du moins "je ne peux
rien vous dire" (bien que je ne lui demandasse rien).
rigolade
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je commence ˆ �tre ŽnervŽ É finie la rigolade !
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
LEON : Ñ Toi, t'aurais pu �tre plus prudent, un point, c'est tout. Oh, mais arr�te ! Ne m'Žnerve pas parce que �a commence ! C'est sŽrieux ! ... SŽrieux, je commence ˆ �tre ŽnervŽ. Finie la rigolade !
rigoler
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ �a ira ? É Ñ tu rigoles ? bien sžr !
¥ 1997 Vive la RŽpublique !, film de Eric Rochant [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 471, 1998]
Yannick : Ñ Tu veux que je te pr�te de l'argent ? Ahmed : Ñ Ouais, je veux bien ouais. Yannick : Ñ Heu... cinq mille balles, �a ira ? Ahmed : Ñ Tu rigoles ? Bien sžr. Yannick : Ñ O.K., c'est bon. Je te les am�ne ce soir.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu rigoles pas ? É Ñ j'ai la t�te ˆ rigoler ?
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
BONY : Ñ Et qu'est-ce que tu comptes faire maintenant alors ? LEO : Ñ Dans l'immŽdiat, je
finis cet excellent muscadet, qui est tr�s tr�s tr�s tr�s excellent ! BONY : Ñ Oui, et apr�s ? LEO :
Ñ Ben apr�s, je te l'ai dit : je vais m'installer ici [chez toi] quelque temps. BONY : Ñ Ben alors,
tu rigoles pas ? LEO : Ñ J'ai la t�te ˆ rigoler ? BONY : Ñ Non, c'est bien �a qui m'inqui�te
!
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
arr�te, É tu rigoles ? 1
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Bruno : Ñ J'ai touchŽ une avance, cet apr�s-midi, alors je vais te donner une partie de ce que je te dois... Forster : Ñ Arr�te, tu rigoles, on est copains, non ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
pourquoi tu rigoles ? É tu es con !
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
BŽatrice : Ñ Mais regarde-toi, enfin, tu es triste ! Delphine : Ñ Oh, je ne suis pas triste.
O� c'est que tu as vu �a ? BŽatrice : Ñ Si, tu es triste ! Delphine : Ñ Moi, je suis tr�s bien. ‚a
va, je ne suis pas triste ! BŽatrice : Ñ Mais tu es seule, quand m�me ! Delphine : Ñ Et alors ? Je
veux dire... Pourquoi tu rigoles ? Vous �tes cons !
rire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je disais �a comme �a É c'est pour rire.
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
(Apr�s sa rupture avec Fran�ois ; au salon de coiffure o� travaille Pomme.) Maryl�ne. Ñ Allez
Pomme, viens manger avec nous ! Pomme. Ñ Non, merci, jÕai pas faim. [É] et puis je suis assez grosse
! Maryl�ne. Ñ Mais non, tu n'es pas trop grosse ! Pomme. Ñ Mais si, c'est toi-m�me qui me l'as dit.
Maryl�ne. Ñ Je disais �a comme �a, c'est pour rire.
te marre pas É c'est pour rire.
¥ 1981 titre
"Te marre pas, c'est pour rire", film de Jacques Besnard.
ne ris pas É il n'y a pas de quoi rire.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Jean-Stef (ˆ ChloŽ) : Ñ T'habites le quartier ? Mme RenŽe : Ñ Oui, elle habite le quartier,
d'ailleurs elle voulait te dire d'arr�ter de la faire chier avec ta batterie, toute la journŽe... On
en a marre, j'te l'dis ! Et ne ris pas ! Y a pas de quoi rire.
c'est d'une dr™lerie É mais je ris !... je ris !
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
[La voiture ne dŽmarre pas. ] VINCENT : Ñ Qu'est-ce qui se passe ?... J'l'ai faite rŽviser il
y a... (il soul�ve le capot) Oh !... Alors lˆ, c'est la plaisanterie fine, hein !É Tr�s fine
!... Jamais faite !... DŽbrancher le delco !... Tiens, je veux m�me pas savoir qui c'est,... tiens !
Ah, c'est d'une dr™lerie,... mais je ris !... je ris !
je n'ose pas te le dire É tu vas rire.
¥ 1990 La campagne de CicŽron, film de Jacques Davila [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 403, 1991]
Christian : Ñ Comment il s'appelle ? Nathalie : Ñ Oh non, j'ose pas te le dire, tu vas rire. Il s'appelle Hippolyte.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est pour rire. É �a compte pour du beurre
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
PHILIPPE : Ñ C'est �a. Et, ˆ ce moment-lˆ, vous vous chargez... [É] Bon, on va rŽpŽter. Et n'oubliez pas que c'est du thމtre, hein... C'est pour rire ! ‚a compte pour du beurre.
pour rire, É pas pour de bon
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 94
F. 2: On se reconna”t [dans les romans]. Et on ne se reconna”t pas. F. 1: C'est vrai. On se voit. sans se voirÉ on ritÉ H. 3: On rit jaune. H. 2: Oui, mais pour rire, pas pour de bon. Pas vraiment jaune. C'est dŽlicieux.
rue
Ñ avec glose de l'homonymie, ˆ droite :
la rue est ˆ tout le monde. É "La rue est ˆ tout le monde", reprenais-je en donnant ˆ ces mots un sens diffŽrent (É)
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 133
Cette robe me semblait la matŽrialisation autour d'elle des rayons Žcarlates d'un cÏur que je
ne lui connaissais pas et que j'aurais peut-�tre pu consoler ; rŽfugiŽe dans la lumi�re mystique de
l'Žtoffe aux flots adoucis elle me faisait penser ˆ quelque sainte des premiers ‰ges chrŽtiens.
Alors j'avais honte d'affliger par ma vue cette martyre. "Mais apr�s tout, la rue est ˆ tout le
monde." "La rue est ˆ tout le monde", reprenais-je en donnant ˆ ces mots un sens diffŽrent et en
admirant qu'en effet dans la rue populeuse [É] la duchesse de Guermantes m�l‰t ˆ la vie publique des
moments de sa vie secr�te, se montrant ainsi ˆ chacun, mystŽrieuse, coudoyŽe de tous
[É]
sable
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
dors, maintenant, É le marchand de sable est passŽ.
¥ 1965 Viva Maria, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 57, 1966]
MADAME DIOGENE, ˆ voix basse [ˆ son enfant]. Ñ Dors, maintenant. Le marchand de sable est passŽ.
sacrŽ
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ne touche pas É c'est sacrŽ.
¥ 1980 Diva, film de Jean-Jacques Beinex [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 408, 1991]
Alba (ouvrant le couvercle du Nagra) : Ñ Comment �a marche ? Jules : Ñ Eh ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Non, non, touche pas au matos, c'est sacrŽ !
saint
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
(j'attendais "un saint") É je ne suis pas un ange
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 130
Ë ce moment j'aper�us entrer avec une dŽmarche lente, ˆ c™tŽ d'un militaire qui Žvidemment
sortait avec elle d'une chambre voisine, une personne qui me parut une dame assez ‰gŽe, en jupe
noire. Je reconnus bient™t mon erreur, c'Žtait un pr�tre. C'Žtait cette chose si rare, et en France
absolument exceptionnelle, qu'est un mauvais pr�tre. ƒvidemment le militaire Žtait en train de
railler son compagnon, au sujet du peu de conformitŽ que sa conduite offrait avec son habit, car
celui-ci d'un air grave, et levant vers son visage un doigt hideux de docteur en thŽologie, dit
sentencieusement : Ç Que voulez-vous, je ne suis pas È (j'attendais Ç un saint È) Ç un
ange. È
saisir
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne sais pas si tu me saisis. É mais moi je me comprends
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
IRƒNƒE. Je vois clairement o� tu veux en venir. Tu vas me dire que je suis un bon ˆ rien.
L'ONCLE. Oh que non ! Bon ˆ rien, ce serait encore trop dire. Tu n'es pas bon ˆ rien, tu es mauvais
ˆ tout. Je ne sais pas si tu me saisis, mais moi, je me comprends.
santŽ
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ santŽ ! É Ñ santŽ !
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
CORA : Ñ SantŽ ! LEO : Ñ SantŽ ! CORA : Ñ Tiens, c'est ma tournŽe !
saperlipopette
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
saperlipopette ! É s'Žcria-t-il
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 276
Ç Saperlipopette ! È, s'Žcria le docteur Cottard, quand nous fumes devant la barri�re o� on prenait les billets et feignant seulement de s'en apercevoir, Ç je ne peux pas retrouver mon ticket, j'ai dž le perdre. È
satisfaire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
et voilˆ É satisfait ? 1
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
LIV (ˆ Fran�ois) : Ñ Mets ta signature. CHRIS : Ñ T'as mis la date et tout ? Ah, [mets aussi] l'heure, ouais ! FRAN‚OIS : Ñ Et voilˆ, satisfait ?
sauver
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il faut que je me sauve. É on m'attend
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
ANTOINE : Ñ Ecoute, Sabi, ne, je suis dŽsolŽ. Je me suis trompŽ. Je n'ai pas le temps de
t'expliquer. Je ne peux pas aller chez Zena•da ce soir. SABINE : Ñ Mais on a convenu d'aller au
dŽbut... ANTOINE : Ñ Non je t'assure, Žcoute... SABINE : Ñ Explique-toi, mais arr�te de souffler
comme �a. ANTOINE : Ñ Mais je ne peux plus. Je n'ai pas le temps. Il faut que je me sauve. On
m'attend, tu vois [=un taxi]. Je te tŽlŽphonerai de l'imprimerie.
si vous n'avez plus besoin de moi É si tu n'as plus besoin de moi
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
(La rŽpŽtition est terminŽe). NADINE. Ñ Bon, ben, si vous n'avez plus besoin de moi, je me sauve. JEAN-LOUP. Ñ Oui, sauve-toi, ma chŽrie. NADINE. Ñ Bonsoir.
savoir 1
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ rien qu'un mot É Ñ je ne veux rien savoir.
¥ 1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
COMTE : Ñ Je viens renouveler ma demande [en mariage] et trouver le bonheur du ciel, si vous
voulez bien m'exaucer. MARQUISE : Ñ Laissez-moi, sur le champ ! Je l'ordonne ! COMTE : Ñ ChŽrie !...
AdorŽe! ... MARQUISE : Ñ Vous entendez ! COMTE : Ñ Rien qu'un mot chuchotŽ ! MARQUISE : Ñ Je ne
veux rien savoir.
Ñ pourquoi ? É Ñ juste pour savoir.
¥ 1985 Vaudeville, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
Gaston : Ñ ‚a va Pierrot ? Pierrot : Ñ Ben oui, pourquoi ? Gaston : Ñ Juste pour savoir...
Ñ comment �a ? É Ñ pour savoir.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Catherine: Ñ Et avec votre amie, qu'est-ce que vous avez fait ? Antoine: Ñ Comment �a ? Catherine: Ñ Pour savoirÉ
Ñ pourquoi le demandes-tu ? É Ñ pour savoir.
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 52
LA VIEILLE : Ñ Qui est ce Monsieur ? LE VIEUX : Ñ Je te l'ai dit, c'est le Colonel. LA VIEILLE : Ñ Je le savais. LE VIEUX : Ñ Alors, pourquoi le demandes-tu ? LA VIEILLE : Ñ Pour savoir.
Ñ pourquoi ? É Ñ rien, c'est pour savoir.
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Ñ Tu rentres directement ce soir ? FRANK : Ñ Bien sžr... Pourquoi ? JEANNE : Ñ Rien, c'est pour savoir, c'est tout. Pour que le dëner soit pr�t. Maintenant, file, tu vas �tre en retard.
Ñ pourquoi ? É Ñ tu veux savoir ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JULIETTE : Ñ Je sais pas s'il fait bien l'amour, mais j'adore le faire avec lui. DIDIER: Ñ Pourquoi ? JULIETTE : Ñ Tu veux savoir ? DIDIER: Ñ Oui. JULIETTE : Ñ D'abord il m'encule, toi tu m'enculais jamais.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ qu'est-ce que tu en sais ? É Ñ et toi, qu'est-ce que t'en sais ?
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. Ñ [É] ˆ ta place je ne me fierais pas trop ˆ ce genre de petits mecs qui [É] draguent
une fille sur chaque plage [É]. Pauline. Ñ Il n'est pas comme �a. Pierre. Ñ Mais qu'est-ce que
t'en sais ? Pauline. Ñ Et toi, qu'est-ce que t'en sais ?
Ñ qu'est-ce que tu en sais ? É Ñ [il] me l'a dit
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
La m�re : Ñ Vous vous �tes disputŽs ? FŽlicie : Ñ M�me pas. Il a ŽtŽ tr�s gentil. Il n'a pas
cherchŽ ˆ me retenir. J'avais plut™t des scrupules, parce qu'il m'avait prŽsentŽe comme sa femme.
Alors c'Žtait plut™t moche pour sa respectabilitŽ, mais il s'en fout. La m�re : Ñ Qu'est-ce que
tu en sais ? FŽlicie : Ñ Il me l'a dit.
Ñ qu'est-ce que tu en sais ? É Ñ je [le] connais
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : Ñ [É] Edmond, c'Žtait bien Paulo. Nazar�de : Ñ Oui, et maintenant il a filŽ. Raymonde : Ñ Oui, mais il reviendra. Nazar�de : Ñ Qu'est-ce que t'en sais ? Raymonde : Ñ Je le connais.
Ñ qu'est-ce que tu en sais ? É Ñ j'en suis sžr
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
CASIMIR. Ñ S'il [=IrŽnŽe] Žcrivait, au moins ! S'il envoyait seulement une carte postale !
L'ONCLE. Ñ Et avec quoi veux-tu qu'il se paye un timbre, puisqu'il n'a pas de quoi manger ? CASIMIR.
Ñ Qu'est-ce que tu en sais ? L'ONCLE (avec assurance). Ñ J'en suis sžr.
Ñ qu'est-ce que tu en sais ? É Ñ tout [nous] le fait supposer
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 156
BŽrenger : Ñ Il ne l'a sans doute pas fait expr�s. Le changement s'est fait contre sa volontŽ. Jean : Ñ Qu'est-ce que vous en savez ? BŽrenger : Ñ Du moins, tout nous le fait supposer.
Ñ qui sait ? 2 É Ñ eh oui, qui sait ?
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
LE BARMAN. Ñ Il y a des r™les o� il serait peut-�treÉ peut-�tre un peu mieux que moi. MARTELETTE. Ñ Qui sait ? LE BARMAN. Ñ Eh oui, qui sait !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je te le dis É je le sais. 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 71
Mais non, il est Prussien, disait la Patronne. Mais je vous le dis, je le sais, il nous l'a assez rŽpŽtŽ qu'il Žtait membre hŽrŽditaire de la Chambre des seigneurs de Prusse et Durchlaucht.
excuse-moi É je ne pouvais pas (le) savoir.
¥ 1979 L'amour en fuite, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 255, 1980]
L'INSTITUTEUR : Ñ Ah, t'en as pas [de mot d'excuse] ? Tu crois que �a va se passer comme �a.
Ce serait trop facile, mon ami. ANTOINE : Ñ M'sieur, c'Žtait... c'Žtait ma m�re, M'sieur.
L'INSTITUTEUR : Ñ Et ta m�re, ta m�re, qu'est-ce qu'elle a encore ? ANTOINE : Ñ Elle est morte.
L'INSTITUTEUR : Ñ Ah, fichtre ! Excuse-moi, mon petit, je ne pouvais pas
savoir.
excuse-moi É je ne sais plus ce que je dis. 2
¥ 1949 Le point du jour, film de Louis Daquin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 206, 1978]
GEORGES (mineur, ˆ Louise qui veut travailler quand ils seront mariŽs). Ñ T'as beau �tre
solide, tu seras tellement fatiguŽe le soir, queÉ C'est m�me pas la peine d'en parler. Si c'est
comme �a, autant ne pas se marier. Excuse-moi, j'sais plus ce que jedis.
je n'en sais rien É je ne veux pas le savoir ! 1
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 186
C'est une personne impossible : elle dit "plumitif", enfin des choses comme �a. Ñ Qu'est-ce
que �a veut dire "plumitif" ? demanda Mme de Villeparisis ˆ sa ni�ce. Ñ Mais je n'en sais rien !
s'Žcria la duchesse avec une indignation feinte. Je ne veux pas le savoir. Je ne parle pas ce
fran�ais-lˆ."
je ne sais rien et É je ne veux rien savoir !
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
(Le jour du mariage dÕAgn�s et Jean). AGNES. Ñ Faites de moi ce que vous voudrez, je le
mŽrite. Mais je vous supplie, laissez-moi, puisque HŽl�ne vient de tout vous dire [mon secret] ˆ la
sacristie. Puisque vous savez tout. JEAN. Ñ Je ne sais rien et jene veux rien savoir ! Vous
m'entendez ?
je te comprends É je sais ce que c'est ! 2
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 155
H.1 : Ñ On voudrait en sortir [= du silence] et on ne peut pas, hein ? quelque chose vous retient. C'est comme dans les r�ves. Je vous comprends, je sais ce que c'est.
�a va É je sais ce que j'ai ˆ faire.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX, ˆ Frank : Ñ Tu veux que je te dise ce que tu es ? Tu le sais peut-�tre m�me
pas, tu es un opportuniste ! Tu es bien parti pour rŽussir! Tu feras un chouette patron. Allez, moi
je prŽfere vous laisser parce que... LE PéRE, ˆ Frank : Ñ Faut pas faire attention ˆ elle. Il faut
garder ses distances, c'est tout. FRANK : Ñ ‚a va ! Je sais ce que j'ai ˆ
faire.
fous-moi la paix É je sais ce que j'ai ˆ faire.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 81
Ñ C'est peut-�tre ˆ mon tour maintenant de poser des questions, dit le type. Ñ RŽponds que devant ton avocat, dit Zazie. Ñ Fous-moi la paix, dit Gabriel. Je sais ce que j'ai ˆ faire.
laisse-moi É je sais ce que j'ai ˆ faire.
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
(JosŽfa a tuŽ son mari.) ALINDA. Dis donc, JosŽfa, il est arrivŽ malheur ˆ ton mari. JOSEFA.
A mon mari ? ESTELLE. Oui, m�me que l'assassin, c'est Toni. Mon papa, il est allŽ avec les gendarmes
pour lÕarr�ter. ALINDA. O� vas-tu JosŽfa ? JOSEFA. Laisse-moi, Alinda, je sais ce que j'ai ˆ
faire.
t'occupe donc pas de �a É je sais ce que je fais.
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
L: Ñ Faudrait peut-�tre attendre un peu pour faire des frais. A: Ñ T'occupe donc pas de �a, je sais ce que je fais.
je ne sais pas, moi É on ne sait jamais. 1
¥ 1977 Le pays bleu, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 279, 1981]
MOISE : Ñ Cette nuit, je suis sorti. Des putes. Rien que des putes. CLOVIS : Ñ Et alors? Tu ne t'attendais pas ˆ trouver des femmes honn�tes sur le trottoir, quand m�me, non ? MOISE : Ñ Je ne sais pas moi, on ne sait jamais.
je ne sais pas É on ne sait jamais. 1
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 172
BŽrenger : Ñ Je ne suis pas un peuÉ un peu enrouŽ ? Dudard. Ñ Je n'ai pas du tout cette
impression. BŽrenger : Ñ Tant mieux. Vous me rassurez. Dudard : Ñ Qu'est-ce qu'il vous prend ?
BŽrenger : Ñ Je ne sais pas, on ne sait jamais. Une voix peut changer, cela arrive, hŽlas
!
tu as raison É on ne sait jamais. 2
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
GABY. Ñ Ah bon, tu as vendu tes titres ? MAMY, hŽsitante. Ñ Non... Il m'a conseillŽ d'attendre... GABY, moqueuse. Ñ Garde-les, tu as raison ! On ne sait jamais !
je dis �a [É], c'est comme �a É pour savoir.
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
Ñ Je dis pas �a [=question] pour le petit NÉ, c'est comme �a, pour savoir, �a m'intŽresse.
ce n'est pas dŽfendu É que je sache. 2
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 166
Il toucha lŽgŽrement son chapeau et dit au journaliste : "Monsieur, est-ce que vous voudriez
bien jeter votre cigare, la fumŽe fait mal ˆ mon ami." [É] Ñ Il n'est pas dŽfendu de fumer, que
je sache ; quand on est malade, on n'a quˆ rester chez soi" ditle journaliste.
ta ta ta É qu'est-ce que tu en sais ?
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 219
"Mais non, il n'y a absolument rien [entre Odette et Swann], et entre nous, je trouve qu'elle
a bien tort et qu'elle se conduit comme une fameuse cruche, qu'elle est du reste. Ñ Ta ta ta, dit M.
Verdurin, qu'est-ce que tu en sais, qu'il n'y a rien?
tu exag�res É qu'est-ce que tu en sais ?
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
(Dans la cellule des dŽtenus.) ROLAND. Ñ Manu, faut affranchir le nouveau. MANU, sarcastique.
Ñ Toi aussi [tu es de cet avis] ? ROLAND. Ñ On peut pas faire autrement, faut qu'on commence.
MONSEIGNEUR. Ñ Parce que, toi, tu serais plut™t partisan d'attendre ? MANU, rogue. Ñ Ouais...
MONSEIGNEUR, indignŽ. Ñ TÕes fou ? MANU, violemment. Ñ Non. Moi, je ne fais pas confiance aux
inconnus. MANU. Ñ Et quel inconnu ! ROLAND. Ñ Lˆ, Manu, t'exag�res... Qu'est-ce que t'en sais
? MANU. Ñ Tu verras...
fais ce que tu veux É tu es assez grand pour savoir ce que tu dois faire.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 320
[Le narrateur est en deuil de sa grand-m�re.] [É] profitant de l'absence de mes parents,
partis pour quelques jours ˆ Combray, je comptais ce soir m�me aller entendre une petite pi�ce [É]
De Combray [É], consultŽe, elle [=ma m�re] ne m'ežt pas rŽpondu par un triste : Ç Fais ce que tu
veux, tu es assez grand pour savoir ce que tu dois faire È, mais se reprochant de m'avoir
laissŽ seul ˆ Paris, et jugeant mon chagrin d'apr�s le sien, elle ežt souhaitŽ pour lui des
distractions qu'elle se fžt refusŽe ˆelle-m�me [É]
qu'est-ce que je te dis É tu le sais aussi bien que moi
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 513
[Charlus parle de son salon] En somme, c'est bien. ‚a pourrait peut-�tre �tre mieux, mais
enfin ce n'est pas mal. N'est-ce pas, il y a de jolies choses, le portrait de mes oncles, le roi de
Pologne et le roi d'Angleterre, par Mignard. Mais qu'est-ce que je vous dis, vous le savez aussi
bien que moi, puisque vous avez attendu dans ce salon.
comment peux-tu dire que [p] É tu n'en sais rien.
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 277
"Ah ! je ne sais pas, c'est tr�s possible", dit Fran�oise qui Žtait lˆ et qui entendait pour
la premi�re fois le nom de Charcot comme celui de Boulbon. Mais cela ne l'emp�chait nullement de
dire : "C'est possible." Ses "c'est possible", ses "peut-�tre",ses "je ne sais pas" Žtaient
exaspŽrants en pareil cas. On avait envie de lui rŽpondre : " Bien entendu que vous ne le saviez pas
puisque vous ne connaissez rien ˆ la chose dont il s'agit ; comment pouvez-vous m�me dire que c'est
possible ou pas, vous n'en savez rien ? En tout cas maintenant vous ne pouvez pas dire que
vous ne savez pas ce que Charcot a dit ˆ du Boulbon, etc., vous le savez puisque nous vous l'avons
dit, et vos "peut-�tre", vos "c'est possible" ne sont pas de mise puisque c'est
certain."
pourquoi tu dis �a ? É tu n'en sais rien.
¥ 1993 Je m'appelle Victor, film de Guy Jacques [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 426, 1993]
Basile : Ñ Elle est dr™lement belle, CŽcile, tu trouves pas ? Bernard : Ñ Laisse tomber. Une fille comme �a, c'est pas pour nous. Basile : Ñ Pourquoi tu dis �a ?É t'en sais rien !
ne fais pas l'idiot É tu sais tr�s bien ce que je veux dire. 1
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
LŽna : Ñ Tu vois, je trouve vraiment dommage que quatre-vingt dix-neuf fois sur cent, que
quand un gar�on parle ˆ une fille, il faut toujours qu'il ait une idŽe derri�re la t�te. Gaspard : Ñ
Quelle idŽe ? LŽna : Ñ Une idŽe... une arri�re-pensŽe. Ne fais pas l'idiot. Tu sais tr�s bien ce
que je veux dire.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
Žcoute, tu sais tr�s bien, É fais pas semblant;
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Ñ Je n'ai rien compris, qu'est-ce qu'elle a ? LŽa Ñ Rien, simplement la panique.
Alexandre Ñ Ben, la panique, pourquoi ? LŽa Ñ Ecoute, tu sais tr�s bien, fais pas semblant !
Alexandre Ñ Elle a peur de moi ? Ah bon ?!
il faut que je sache. É je deviens fou
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Ñ Vous avez l'air dans tous vos Žtats. Qu'y a-t-il ? JEAN. Ñ HŽl�ne, expliquez-moi
quelle est cette horrible histoire dans laquelle je me trouve et ˆ laquelle je ne comprends rien...
Je vous en prie, HŽl�ne. Parlez. Ne craignez pas de me faire du mal. Je deviens fou. Il faut que
je sache.
je le savais. 2 É je l'avais devinŽ
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth: Ñ L'homme qui est en bas, c'est mon plus grand ennemi. A•cha: Ñ Je le savais, je l'avais devinŽ ˆ son premier regard.
je le savais ! Je l'ai toujours su ! 1 É je l'ai toujours su
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
(IrŽnŽe a une superbe voiture.) ONCLE. Ñ ‚a vaut plus de cinquante mille francs, une voiture
comme �a ? IRƒNƒE. Ñ ‚a vaut m�me le double. Mais elle ne nous a rien cožtŽ. On nous l'a donnŽe en
plus d'un contrat. Mon premier contrat !... J'ai rŽussi, mon oncle. J'ai rŽussi gr‰ce ˆ elle
[Fran�oise]. FRANCOISE. Ñ Mais non !... Si tu as rŽussi, c'est parce que tu avais du talent.
CASIMIR. Ñ ‚a y est ! Je le savais ! Je l'ai toujours su !... Il a rŽussi ! IrŽnŽe, tu as
rŽussi ? FRAN‚OISE. Ñ Oui, �a y est. TANTE. Ñ Il a rŽussi ˆ quoi ? FRAN‚OISE. Ñ Depuis quinze jours,
il est cŽl�bre... CASIMIR. Ñ Mais comme acteur, parbleu !
je n'en sais rien. É j'ai pas fait tellement attention
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE. Ñ Quel est le salopard qui vous a fait �a [=un couteau dans le ventre] ? LE QUIDAM.
Ñ Un jeune !.. Avec un manteau ! ALPHONSE. Ñ Dans mon genre ? LE QUIDAM. Ñ Oui. A votre place, moi
je me dŽbinerais... ALPHONSE. Ñ Mais c'est pas moi ! ‚a peut pas �tre moi ! J'arrive ! J'Žtais pas
lˆ ! LE QUIDAM. Ñ J'ai pas dit que c'Žtait vous ! ALPHONSE. Ñ Alors, c'est qui ? LE QUIDAM. Ñ
J'en sais rien !... J'ai pas fait tellement attention !
je ne sais pas. 2 É comme �a
¥ 1980 ExtŽrieur nuit, film de Jacques Bral [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 310, 1983]
LEO : Ñ ‚a fait longtemps que tu fais le taxi ? CORA : Ñ Deux mois, pourquoi ? LEO : Ñ J'sais pas, comme �a !...
je ne savais pas. 2 É faut pas te f‰cher
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 103
LA CONClERGE : Ñ Tu salis les carreaux ! C'est mon locataire ! C'est moi qui les nettoie. LE CLOCHARD : Ñ Oh ! pardon, Madame. Je ne savais pas. Faut pas vous f‰cher. LA CONCIERGE : Ñ Allez, va-t'en, pas d'histoires !
je sais bien. 2 É une fois n'est pas coutume
¥ 1943 Madame de É, film de Max OphŸls [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 352, 1986]
Monsieur de : Ñ Vous direz que vous l'avez [=votre bijou] retrouvŽ. Louise : Ñ C'est que je mens si mal. M. de : Ñ Oui, je sais bien, mais une fois n'est pas coutume.
je sais ce que c'est ! 2 É je me mets ˆ ta place
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Maurice : Ñ Excuse-moi... Je vais prendre un taxi et aller dormir chez Ther�se. Elle sera
contente de me voir... Gilbert : Ñ C'est parce que Nuttheccio vient ?... Je sais ce que
c'est. Je me mets ˆ ta place. Depuis six mois, tu as trouvŽ trop de choseschangŽes, c'est
forcŽ... Pour toi, la vie ne recommencera que quand tu te seras renflouŽ et que tu pourras partir
avec ThŽr�se... C'est �a, hein ?
je sais ce qu'on va faire. É j'ai une idŽe
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
PACO : Le seul probl�me pour cette ville, ici, c'est de la rencontrer [=la femme qui t'est
destinŽe]. Elle est lˆ ! Mais il faut la localiser... Et vous allez vous rencontrer. Je sais ce
qu'on va faire. J'ai une idŽe. On va faire un sondage.
mademoiselle ne le savait pas ? É oh zut, 'ai fait une gaffe !
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
LOUISE. Ñ Elle dort dans le pavillon de chasse au fond du parc... Pour sa libertŽ,
para”t-il... D'ailleurs c'est son droit. Apr�s une journŽe de travail, on est libre de faire ce
qu'on veut, non ? Perfide. Et puis jouer aux cartes, �a n'a jamais fait demal ˆ personne... Ellle
attend la rŽaction des filles du coin de 1'Ïil. SUZON, surprise. Ñ Ah ? Parce que Chanel joue aux
cartes, maintenant ? LOUISE, garce. Ñ Mademoiselle ne le savait pas ? Oh! zut j'ai fait une
gaffe.
mais je n'en sais rien ! É je ne veux pas le savoir
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 186
C'est une personne impossible : elle dit "plumitif", enfin des choses comme �a. Ñ Qu'est-ce
que �a veut dire "plumitif" ? demanda Mme de Villeparisis ˆ sa ni�ce. Ñ Mais je n'en sais rien
! s'Žcria la duchesse avec une indignation feinte. Je ne veux pas le savoir. Je ne parle pas ce
fran�ais-lˆ."
on ne peut jamais savoir. É c'est plus prudent
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 29
Mais ces ch‰teaux, ces for�ts, les yeux de mon esprit seul pouvaient les voir dans la main
gantŽe de la dame en fourrure, cousine du roi. Ceux de mon corps n'y distinguaient, les jours o� le
temps mena�ait, qu'un parapluie dont la duchesse ne craignait pas de s'armer. Ç On ne peut jamais
savoir, c'est plus prudent, si je me trouve tr�s loin et qu'une voiture me demande des prix trop
chers pour moi. È
on ne sait jamais. 2 É il vaut mieux �tre trop prudent que pas assez
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
[Qui envoie les lettres anonymes ?] Merci�re Ñ Notez ThŽr�se Marty. Comm�re Ñ Elle Žcrit ˆ son Emile ! Merci�re Ñ On ne sait jamais. Il vaut mieux �tre trop prudente que pas assez. Notez TŽr�se Marty.
pour savoir. É �a m'intŽresse
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
Ñ Je dis pas �a [=question] pour le petit NÉ, c'est comme �a, pour savoir, �a m'intŽresse.
qu'en sais-tu ? É tu ne me connais pas
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa: Ñ Toutes les filles se retournent sur lui, mais moi �a ne m'Žpate pasÉ Toi, je ne crois pas que ce soit ton genreÉ Blanche: Ñ Qu'en sais-tu ? Tu ne me connais pas !
qu'est-ce que tu en sais ? É ce n'est pas [aux hommes] de juger
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
CHARLET. Ñ Comme acteur, le physique Žvidemment joue un r™le important. COUSINE. Ñ L'ŽlŽgance
compte aussi, vous savez... (parlant dÕIrŽnŽe) Beau, de c™tŽ !... oh oui ! MARTELETTE. Ñ Le
principal, c'est le sex-appeal ! DROMART. Ñ Ah �a !... Je peux dire qu'il a une voix tout ˆ fait
sex-appeal. CHARLET. Ñ ‚a, qu'est-ce que tu en sais ? Ce n'est pas aux hommes de juger, c'est
aux femmes.
qu'est-ce que tu en sais ? É il t'a fait des confidences ?
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 170
Ñ En attendant, dit Zazie rondement, descendez donc boire un glasse avec nous. Il [votre
amoureux] est peut-�tre au sous-sol apr�s tout. Peut-�tre qu'il l'a fait espr�s. Ñ Faut pas
egzagŽrer. Il est flic, pas espion. Ñ Qu'est-ce que vous en savez ? Il vous a fait des
confidences ? DŽjˆ ?
qu'est-ce que tu en sais ? É tu as la preuve ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JULIETTE : Ñ Il sort d'une rupture, une histoire qui l'a fait ŽnormŽment souffrir, il avait pas fait l'amour depuis deux mois. DIDIER: Ñ Qu'est-ce que tu en sais ? Tu as la preuve ?
qu'est-ce que tu en sais ? É tu ne me connais pas
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Henri: Ñ Toi par exemple, Pierre, tu es dans le futur, une esp�ce de futur improbable, et tu ne vis pasÉ Pierre: Ñ Mais qu'est-ce ce que t'en sais ? Tu ne me connais pas ! Henri: Ñ Si, un peuÉ Je te devineÉ
qu'est-ce que tu en sais ? É tu n'y entends rien
¥ 1993 PŽtain, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 425, 1993]
PŽtain : Ñ Faites voir. [Il lit le texte de Laval] : Ç Pour construire cette Europe,
l'Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques. Je crois ˆ la victoire de l'Allemagne,
parce que sans elle le bolchevisme s'installerait partout. È Rochat :Ñ J'ai indiquŽ au PrŽsident
[Laval] qu'il n'Žtait pas obligŽ de dire cette phrase puisque la France est en situation
d'armisticeÉ Neutre, en quelque sorte. PŽtain : Ñ Lˆ n'est pas la question. Elle est absurde cette
phrase. Comment pouvez-vous Žcrire :Ç Je crois ˆ la victoire de l'Allemagne. È ? Qu'est-ce que
vous en savez ? C'est un probl�me militaire. Vous n'y entendez rien !
savais-tu [qu- p] ? É je te le donne en mille
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 217
Ë propos, saviez-vous qui est partisan enragŽ de Dreyfus ? Je vous le donne en mille. Mon neveu Robert !
si j'avais suÉ É je suis dŽsolŽ
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche: Ñ Aaal-lo ? LŽa ?! Comment vas-tu ? Ben, �a va bien . T'excuser de quoi ? Tu ne m'as pas laissŽ tomber ! (SŽrieuse, prŽoccupŽe) Quoi ?! Oh Žcoute, si j'avais suÉ, je suis dŽsolŽe !
tu le sais mieux qu'eux. É ne fais pas l'innocent
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 109
Dudard : Ñ C'est une mystification ! Dudard : Ñ Qu'est-ce qui est une mystification ? Botard
: Ñ Votre histoire de rhinocŽros, pardi ! C'est votre propagande qui fait courir ces bruits ! Dudard
: Ñ Quelle propagande ? BŽrenger : Ñ Ce n'est pas de la propagande. [É] Dudard : Ñ Vous me faites
rire !. De la propagande ! Dans quel but ? Botard : Ñ Allons donc !. Vous le savez mieux que
moi. Ne faites pas l'innocent.
tu le savais ? 1 É tu Žtais au courant ?
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 121
BƒRENGER : Ñ Il terrorise, il tue tout le monde. On abandonne le quartier. Il n'existera
plus. ƒDOUARD : Ñ Ah, mais oui, j'y suis ! Il s'agit sans doute du mendiant qui montre aux gens la
photo du colonel et les jette ˆ l'eau pendant qu'ils la regardent! C'est un attrape-nigaud. Je
croyais que vous parliez d'autre chose. Si ce n'est que celaÉ BƒRENGER, surpris : Ñ Vous
le saviez ? Vous �tiez au courant ? ƒDOUARD : Ñ Depuis longtemps, voyons.
tu ne le sais pas ? É eh bien Žcoute je te l'apprends voilˆ
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ñ Oui, mais s'il ne m'aime pas, qu'il le dise ! LŽa Ñ Mais il le dit ! Il n'a jamais dit que �a ! LŽa Ñ Quoi ?! Quand ?! Blanche Ñ Tu ne le sais pas ? Eh bien, Žcoute, je te l'apprends, voilˆ !
tu sais ce que tu fais ? 1 É tu [vas chercher (É)]
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
MARIE : Ñ Tiens, Fran�oise, tu sais ce que tu fais ? Tu vas chercher des salades avec ton fr�re. FRAN‚OISE : Ñ O� �a... MARIE : Ñ Lˆ-bas... BILOU : Ñ Au jardin, comme hier.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
je ne sais pas. 1 É avec regret de ne pouvoir me renseigner
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 372
Sans doute le mensonge compliquait encore, car ne se rappelant plus au juste nos
conversations, quand elle m'avait dit : Ç Ah ! voilˆ une jolie fille et qui jouait bien au golf È,
elle m'avait rŽpondu de cet air dŽtachŽ, universel, supŽrieur, qui a sansdoute toujours des parties
libres, car chaque menteur de cette catŽgorie l'emprunte chaque fois pour un instant d�s qu'il ne
veut pas rŽpondre ˆ une question, et il ne lui fait jamais dŽfaut : Ç Ah ! je ne sais pas
(avec regret de ne pouvoir me renseigner), je n'ai jamais su son nom, je la voyais au golf, mais je
ne savais pas comment elle s'appelait È
mais je n'en sais rien ! É s'Žcria-t-elle avec une indignation feinte
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 186
C'est une personne impossible : elle dit "plumitif", enfin des choses comme �a. Ñ Qu'est-ce
que �a veut dire "plumitif" ? demanda Mme de Villeparisis ˆ sa ni�ce. Ñ Mais je n'en sais rien
! s'Žcria la duchesse avec une indignation feinte. Je ne veux pas le savoir. Je ne parle pas ce
fran�ais-lˆ."
qu'en sais-tu ? É demanda-t-elle aigrement
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 499
Ç Gr‰ce ˆ cela [=des caoutchoucs amŽricains], vous n'aurez rien ˆ craindre, m�me s'il reneige
et si vous allez loin ; il n'y a plus de saison, me dit la princesse. Ñ Oh ! ˆ ce point de vue,
Votre Altesse Royale peut se rassurer, interrompit la dame d'honneur d'un air fin, il ne reneigera
pas. Ñ Qu'en savez-vous, Madame ? È demanda aigrement l'excellente princesse de Parme, que
seule rŽussissait ˆ agacer la b�tise de sa dame d'honneur.
tu n'en sais rien. É rŽpliqua-t-il d'un air dur et tranchant
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 281
[Brichot imagine Charlus titulaire d'une chaire d'homosexualitŽ] Et je vous vois surtout
pourvu d'une chaire au Coll�ge de France, vous permettant de vous livrer ˆ des Žtudes personnelles
dont vous livreriez les rŽsultats, comme fait le professeur de tamoul ou de sanscrit devant le tr�s
petit nombre de personnes que cela intŽresse. Vous auriez deux auditeurs et l'appariteur [É] Ñ
Vous n'en savez rien, rŽpliqua le baron d'un air dur et tranchant. [É] Ç C'est au contraire
effrayant, dit-il ˆ Brichot d'un air scandalisŽ et contrit, on ne parle plus que de cela. C'est une
honte, mais c'est comme je vous le dis, mon cher. [É] È
savoir 2
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ben je sais pas, moi. É je n'ai jamais fait �a
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
BERNARD. Ñ Martine, vous voulez pas venir avec moi, me faire rŽpŽter mon r™le dans ma loge ?
MARTINE. Ñ Ben, je sais pas, moi. J'ai jamais fait �a. BERNARD. Ñ Oh, mais c'est tr�s simple,
vous n'avez qu'ˆ lire, hein... Alors moi je vous dis une phrase et puis vous, vous me rŽpondez.
MARTINE. Ñ Ah, ben d'accord.
scandale
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est un vŽritable scandale ! É y a des choses qui ne devraient pas �tre permises !
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
[Le p�re am�ne chez le coiffeur son fils dont les cheveux ont ŽtŽ cisaillŽs] Ñ Oui Monsieur,
c'est un vŽritable scandale ! Y a des choses qui devraient pas �tre permises. Je viens vous
demander des comptes sur la coiffure de mon fils.
seconde 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'arrive, je te dis ! É une seconde !
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe : Ñ YoyoÉ Yolande : Ñ Vas-y, j'arrive. Philippe : Ñ Allez, viens ! Ñ Yolande : Ñ J'arrive, je te dis !É Une seconde, quand m�me !
sentir 1
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
barrons-nous É �a sent mauvais.
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
(Ils arrivent dans un h™tel particulier pour une urgence.) L'INSPECTEUR. Ñ Merde y a de la musique ! ALPHONSE. Ñ Et alors ? L'INSPECTEUR. Ñ J'ai horreur de �a !... Surtout les cordes ! Barrons-nous ! ‚a sent mauvais !
sentir 2
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'en suis sžr É je le sens.
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
PROCUREUR : Ñ Et vous pensez que c'est ce m�me homme qui a accompli tous ces crimes. JUGE : Ñ Mais j'en suis sžr, je le sens, lˆ.
sentir 3
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
quel crŽtin É je ne peux pas le sentir.
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Retour ˆ la pension] Madame Quentin. Ñ Tu es quand m�me content de retrouver tes camarades ? Julien. Ñ Ah oui, Sagard, quel crŽtin celui-lˆ ! Je ne peux pas le sentir !
sŽrieux
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
Žcoute-moi bien É c'est sŽrieux. 1
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
MARION. Il faut le [=convoyeur] payer au moment o� tu montes dans le camion. On m'a promis
que tu seras confortable, c'est un camion de dŽmŽnagement, tu seras au milieu des meubles. LUCAS. Je
serai dans un fauteuil, comme un ministre ! MARION. Non, Žcoute-moi bien, Lucas, c'est
sŽrieux.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas sŽrieux. É �a ne se fait pas
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
LEON : Ñ On peut pas faire une gr�ve de la faim avec plein ˆ bouffer sous le nez ! CHRIS : Ñ Pourquoi pas ? LEON : Ñ Ben, c'est pas sŽrieux... ‚a se fait pas !
je ne te prends pas au sŽrieux. É tu plaisantes
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 160
BŽrenger : Ñ RŽflŽchissez, voyons, vous vous rendez bien compte que nous avons une
philosophie que ces animaux n'ont pas, un syst�me de valeurs irrempla�ables. Des si�cles de
civilisation humaine l'ont b‰ti !É Jean : Ñ DŽmolissons tout cela, on s'en portera mieux. BŽrenger :
Ñ Je ne vous prends pas au sŽrieux. Vous plaisantez, vous faites de la
poŽsie.
service
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ merci É Ñ service. 2
¥ 1973 Salut l'artiste, film de Yves Robert [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 147, 1974]
GARDIEN : Ñ Ils ont dŽposŽ �a pour vous. NICOLAS : Ñ Ah oui, je l'attendais. Merci. GARDIEN : Ñ Service !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu peux me rendre un service ? É Ñ dis toujours
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ : Ñ Puisque tu descends [en ville], tu... tu peux me rendre un service ? Carlos : Ñ Dis toujours. PŽpŽ : Ñ C'est pour... pour aller porter une lettre. Je peux compter sur toi ?
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
quand tu voudras; É je suis ˆ votre service.
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
Gaby : Ñ Je voudrais [=PŽpŽ] bien le conna”tre (...) Slimane : Ñ C'est bien facile, ˆ
condition d'avoir un guide tout ˆ fait honorable parce que la Casbah pour des dames sans escorte...
Mais quand vous voudrez, moi, je suis ˆ votre service.
servir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est pas la peine É �a ne sert ˆ rien.
¥ 1973 L'emmerdeur, film de Edouard Molinaro
Ex-mari. Ñ Regarde [les photos]. Ex-Žpouse. Ñ C'est pas la peine, Fran�ois. Ex-mari. Ñ Il y en a juste pour une minute. Ex-Žpouse. Ñ ‚a ne sert ˆ rien, sois raisonnable.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ˆ quoi �a sert ? 2 É �a sert ˆ rien
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj23
(427)(MO8)Fj23 : Ñ bon ben .. il a donnŽ: xxx son service en argent il l'a donnŽ ˆ des amis/
qu'on conna”t d'ailleurs/ c'est pas pour �a que mes parents sont jaloux/ EF(Fj23) : Ñ oui
(428)(MO9)Fj23 : Ñ (clic) ˆ quoi �a sert? bon/ comme on a dit on a hŽritŽ du terrain on a
hŽritŽ de la maison/ bon c'est dŽjˆ pas mal/ EF(Fj23) : Ñ mm oui (429)(MO10)Fj23 : Ñ mais enfin/
c'est pas pour �a qu'ils vont faire un drame/ EF(Fj23) : Ñ ou (430)(MO11)Fj23 : Ñ �a sert ˆ rien/
alors/ comme dit ma m�re c'estla vie qui est comme �a/ puis c'est tout
ˆ quoi �a sert ? 2 É laisse tomber
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 38
F : Ñ Je ne trouve pas. H. 2 : Ñ Vous ne trouvez pas ? Vous ne voyez pas que �a cr�ve les
yeux ?... Tout ce qu'on oppose ˆ �a, c'est du brouillard, de la bouillie pour les chats... F : Ñ
Mais ne vous Žnervez pas comme �a... Ë quoi �a sert ? Laissons tomber...
mais ˆ quoi �a servirait, 2 É esp�ce d'idiot ?
¥ 1934 L'atalante, film de Jean Vigo
Ñ La chercher [=la patronne] ? Mais ˆ quoi �a servirait, esp�ce d'idiot ? Et puis qui commande ici ? Allons [É] on part tout de suite [É], comme d'habitude.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
la vigilante touri�re ne bougea pas (É) Mais, morose, elle semblait dire : É ˆ quoi �a sert ? 2
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 275
Nous f”mes prendre ce fŽbrifuge ˆ ma grand-m�re et rem”mes alors le thermom�tre. Comme un
gardien implacable ˆ qui on montre l'ordre d'une autoritŽ supŽrieure aupr�s de laquelle on a fait
jouer une protection, et qui le trouvant en r�gle rŽpond : "C'est bien, je n'ai rien ˆ dire, du
moment que c'est comme �a, passez", la vigilante touri�re ne bougea pas cette fois. Mais, morose,
elle semblait dire : "Ë quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine,
elle me donnera l'ordre de ne pas bouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera,
je la connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancŽs."
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
ˆ quoi �a servirait ? 2 É demanda-t-il d'un air ˆ la fois irritŽ et finaud
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 482
Ñ Est-ce que Norpois n'est pas pour un rapprochement anglo-fran�ais ? dit M. de Guermantes. Ñ Ë quoi �a vous servirait ? È demanda d'un air ˆ la fois irritŽ et finaud le prince Von qui ne pouvait pas souffrir les Anglais.
seul
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
au revoir É j'ai besoin d'�tre seul.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 212
Si elle me dŽpanne de quelques milliers de francs, elle le fera parce qu'elle me conna”t, par sympathie, jamais en lui for�ant la main. Cela dit, au revoir, elle a besoin de rester seule.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu es seul ? 2 É je peux te parler ?
¥ 0 Oral
[Au tŽlŽphone] Ñ Tu es seul ? Je peux te parler ?
signifier
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
qu'est-ce que �a signifie ? 2 É murmura-t-il d'une voix (É) courroucŽe
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 130
[É] sa col�re prit un autre cours quand il m'aper�ut ; marchand droit au patron : Ç Qui
est-ce ? Qu'est-ce que �a signifie ? È murmura-t-il d'une voix basse mais courroucŽe. Le
patron, tr�s ennuyŽ, expliqua que ma prŽsence n'avait aucune importance, que j'Žtais un
locataire.
simagrŽe
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
arr�te tes simagrŽes. É j'en ai marre [de t'entendre couiner]
¥ 2001 Ë ma sÏur, film de Catherine Breillat [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 2001]
(ElŽna frappŽe du dŽsespoir de l'injustice de son sort, redouble de sanglots.) ELƒNA : Ñ J'en
ai marre!... J'en ai marre ! J'en ai marre ! LA MéRE (mŽchamment) : Ñ Arr�te tout de suite tes
simagrŽes... J'en ai marre, moi, de t'entendre couiner.
simple
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ah tu le prends comme �a ? É bon, alors lˆ, c'est bien simple ! [p]. 2
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
PATRON : Ñ Si je comprends bien, je n'ai qu'ˆ la boucler, moi ! CHRIS : Ñ Si c'est toujours
vous qui parlez, vous finirez par avoir raison... PATRON : Ñ Ah, tu le prends comme �a ? Bon,
alors lˆ, c'est bien simple ! Je veux plus te voir, tu comprends ?Aujourd'hui m�me, tu vas
bouffer ailleurs. Tu repasses demain, je te rŽglerai ton compte. Et puis tu me dŽbarrasses la
chambre. T'as compris ? Non, je vais quand m�me pas me laisser emmerder par un m™me
!
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
oh rien n'est plus simple. É il suffit d'[un prŽtexte]
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 44
H3 : Ñ Il faut dire que vous l'avez un peu brusquŽe. Je crois qu'il aurait fallu la prendre
plus en douceur. H 2 :Ñ 0ui, en douceur. C'est �a. Tr�s en douceur. Surtout ne pas la braquer. Ne
pas Žveiller sa mŽfiance... H3 : Ñ La prier de venir... Vous enavez le moyen. H 2 : Ñ Oh rien
n'est plus simple. Il suffit d'un prŽtexte.
sissite
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu vas prendre racine É viens faire sissite !
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
JEANNE : Ñ Frank. FRANK : Ñ Vas-y, je t'Žcoute. É Bon , vas-y parle... Oh merde, Jeanne, reste pas plantŽe lˆ comme un piquet. É Tu vas prendre racine. Viens faire sissite...
soigner
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il faut te faire soigner. É c'est du dŽlire
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
MADAME ARNOUX : Ñ Le groupe auquel appartient l'entreprise fait des bŽnŽfices Žnormes et
prŽf�re aller faire travailler les enfants en CorŽe. LE PATRON : Ñ Ne dites pas n'importe quoi !
Vous n'y connaissez rien ! MADAME ARNOUX : Ñ Vous savez que c'est lavŽritŽ. LE PATRON : Ñ ƒcoutez,
c'est du dŽlire ! Il faut vous faire soigner ! Vous dŽlirez totalement, et vous commencez ˆ
me faire chier...
soit
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
soit ! É c'est entendu
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Je pars apr�s-demain pour Evian... Eh bien, d�s que... [je serai revenu] Romaine :
Ñ Oh et bien alors, demain ? Marcel : Ñ Quoi ? Romaine : Ñ Oui, je choisis demain. Marcel : Ñ Ah !
non. Romaine : Ñ Ainsi, quand vous faites une promesse solennelle ?... Marcel : Ñ Mais je pars !
Romaine : Ñ M'avez-vous dit qu'en vous prŽvenant la veilleÉ Marcel : Ñ Bon !... bien !... soit
!... C'est entendu.
solution
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'ai bien rŽflŽchi É il n'y a qu'une solution.
¥ 1989 Monsieur Hire, film de Patrice Leconte [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Hire : Ñ J'ai bien rŽflŽchi, Alice, il n'y a qu'une solution, voulez vous partir avec moi ? Ce type [Emile, son fiancŽ, meurtrier] ne vous mŽrite pas.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il faut trouver une solution. É il faut faire quelque chose
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Pierre. Ñ Pour l'instant tout est bloquŽ sur d'absurdes questions de signatures ... des tas de dŽcisions qui ne peuvent �tre prises. Il faut trouver une solution. il faut faire quelque chose.
il faut trouver une solution. É tu ne vas pas continuer comme �a !
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
BŽatrice : Ñ Et pourquoi tu n'irais pas, je ne sais pas, tu ne passerais pas des vacances en
groupe ? Delphine : Ñ Tu es folle ! BŽatrice : Ñ Pourquoi ? Delphine : Ñ Enfin, BŽatrice ! BŽatrice
: Ñ Tu as des prŽjugŽs ? Qu'est-ce qui te g�ne dans le groupe? Delphine : Ñ Mais tu es cinglŽe ? Tu
m'attaques ou quoi ? Merde ! Je viens de te dire... BŽatrice : Ñ Mais je ne t'attaque pas ! Ecoute,
il faut trouver une solution ˆ ta solitude. Tu ne vas pas continuer comme
�a...
sonner
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ferme-la É on ne t'a pas sonnŽ.
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE CHEF D'ATELIER : Ñ O� vous allez ? LE PéRE : Ñ C'est mon fils. Il veut juste faire un
tour. Il a rendez-vous ˆ la direction ˆ neuf heures. Il a jamais vu l'atelier, je voulais lui faire
voir en attendant. LE CHEF D'ATELIER : Ñ Et alors, c'est pas le zoo ici. C'est pas parce que c'est
ton fils que tu as le droit de lui faire visiter. LE COPAIN : Ñ Allez ! Fais pas chier ! Tu en as
pas assez de faire le flic dans ton atelier, tu viens faire le vigile ˆ l'entrŽe maintenant ?!
Qu'est-ce que tu nous emmerdes lˆ ?! LE CHEF D'ATELIER : Ñ Ferme-la toi ! On t'a pas sonnŽ
!
sornette
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
sornettes ! É comment peux-tu croire que [p] ?
¥ 1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
[La Marquise enceinte sans savoir comment.] MARQUISE : Ñ Je voudrais savoir comment proc�de
la Nature ? Y-a-t-il possibilitŽ d'une conception inconsciente ? SAGE-FEMME : Ñ Ce ne peut �tre le
cas de Madame la Marquise ! MARQUISE : Ñ Non, non... je veux savoir en gŽnŽral. Ce phŽnom�ne est-il
dans l'ordre de la Nature ? SAGE-FEMME : Ñ Hormis la Sainte-Vierge, ce n'est arrivŽ ˆ nulle femme du
monde ! MARQUISE : Ñ Et en r�ve ? SAGE-FEMME : Ñ Sornettes !É Comment pouvez-vous croire
?
sort
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
avec cette lŽg�re Žmotion qu'on Žprouve quand m�me sans bien s'en rendre compte, on dit une chose non parce qu'elle est vraie, mais parce que (É) É le sort en est jetŽ.
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 239
Eh bien! ajoutait-il avec cette lŽg�re Žmotion qu'on Žprouve quand m�me sans bien s'en rendre
compte, on dit une chose non parce qu'elle est vraie, mais parce qu'on a plaisir ˆ la dire et qu'on
l'Žcoute dans sa propre voix comme si elle venait d'ailleurs que de nous-m�mes, le sort en est
jetŽ, j'ai choisi d'aimer les seuls cÏurs magnanimes et de ne plus vivre que dans la
magnanimitŽ.
sortir
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on ne te voit jamais É il faut sortir un peu !
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
INSTITUEUR : Ñ [Vos enfants] vous ont dit qu'il y avait la tombola de No‘l, samedi apr�s-midi
ˆ l'Žcole... Vous viendrez ? LA MéRE : Ñ Je ne pense pas. INSTITUTEUR : Ñ Mais pourquoi ? On vous
voit jamais ! Faut sortir un peu !
si on va par lˆ É on n'en sort plus
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Ñ N'emp�che queÉ Ces petits voyages ˆ Londres, lˆ, deux jours par ci, trois jours par
lˆ... Si je voulais, je me poserais des questions, hein. CLAIRE : Ñ Quelles questions ? ALEX : Ñ Je
sais pas. Tu pourrais tr�s bien le rencontrer lˆ-bas... Il est pas toujours en Haute-Volta. CLAIRE :
Ñ Ici aussi je pourrais le rencontrer. ALEX : Ñ Juste. Lui ou un autre, d'ailleurs... Comme on dit,
si c'est pas lui, c'est donc son fr�re. Si on va par lˆ, on n'en sort plus.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu ne t'en sortiras pas comme �a ! É tu entendras parler de moi
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PATRON, qui met Frank ˆ la porte : Ñ Allez sauve-toi ! Sinon c'est les flics qui vont te virer ! FRANK : Ñ Mais oui je m'en vais ! Vous ne vous en sortirez pas comme �a de toute fa�on ! Vous entendrez parler de moi !
sourd
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne suis pas sourd. É j'ai compris
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE : Ñ Vous assumez les risques ? DANY, ˆ I'Architecte : Ñ Je les assume, oui,
Monsieur. [É] L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Je dŽcline donc toute responsabilitŽ. Vous voilˆ avertie.
DANY, ˆ 1'Architecte : Ñ Je ne suis pas sourde, j'ai compris, ce n'est pas la peine de me le
rŽpŽter trente-six mille fois !
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
on dit toujours : É il vaut mieux entendre �a que d'�tre sourd.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
RADIO. Ñ Ils sont venus surtout pour profiter, et tr�s peu pour travailler rŽellement. Or, le
mal vient de ce que les Fran�ais dans leur plus grande partie, ne savent pas reconna”tre les Juifs.
S'ils le savaient, ils se tiendraient sur leurs gardes, c'est ce qui n'arrive pas. Il y en a qui le
portent sur la figure, mais enfin pas tous ! La question ne se poserait pas, par exemple si les
Juifs avaient la peau bleue, mais ce n'est pas le cas ; il faut donc qu'on puisse les reconna”tre.
C'est... LUCAS. Ñ On dit toujours Ç il vaut mieux entendre �a que d'�tre sourd È, mais
quelquefois je me demande s'il ne vaudrait pas mieux �tre sourd qu'entendre �a !
y en a qui disent qu' É il vaut mieux entendre �a que d'�tre sourd.
¥ 1983 Vivement Dimanche, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Louison : Ñ Une gonzesse, moi ? Dieu sait si on m'a balancŽ des vannes dans ma vie, mais
jusqu'au jour d'aujourd'hui, personne avait eu le culot de me traiter de gonzesse ! Y en a qui
disent qu'il vaut mieux entendre �a que d'�tre sourd, mais moi je dis qu'il vaut mieux �tre
sourd que d'entendre �a.
souvenir (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
merci É je m'en souviendrai..
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 268
Je me suis levŽ et je suis retournŽ dans la cave. Madame Rosa Žtait dans son Žtat d'habitude. Oui, d'hŽbŽtude, merci, je m'en souviendrai la prochaine fois.
je suis dŽsolŽ É je ne me souviens plus de ton prŽnom.
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
BERNARDINI. Ñ Dis-donc, Cottins, tu fais pas les prŽsentations ? JEAN-LOUP. Ñ Je suis dŽsolŽ,
je ne me souviens plus de ton prŽnom. BERNARDINI. Ñ RenŽ. RenŽ Bernardini. JEAN-LOUP. Ñ Ah
ben, oui, c'est �a. (Aux deux femmes.) RenŽ Bernardini. Arlette Guillaume, Marion
Steiner.
spirituel
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
si tu te crois spirituel É tu te trompes
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 36
BŽrenger : Ñ Que sais-je alors ? Peut-�tre s'est-il abritŽ sous un caillou ?É Peut-�tre a-t-il fait son nid sur une branche dessŽchŽe ?É Jean : Ñ Si vous vous croyez spirituel, vous vous trompez.
stupide
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis stupide. É c'est toi qui avais raison
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Mais mon cher ami, vous �tes stupide. Je vous ai prŽvenu que vous couriez ˆ un Žchec et que ces femmes sont parfaites. JEAN. Ah ! HŽl�ne, je suis stupide. C'est vous qui aviez raison.
succ�s
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
phrase tr�s rŽpandue ˆ l'Žpoque : É je n'ai pas de succ�s avec [sn].
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 78
Certaines [amies de Gilberte] refusaient du thŽ ! Alors Gilberte disait, phrase tr�s rŽpandue ˆ l'Žpoque : "DŽcidŽment, je n'ai pas de succ�s avec mon thŽ !"
suffire
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
merci �a va comme �a É �a suffit. 2
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
ƒDOUARD [il s'est ŽtranglŽ en buvant, BŽrenger lui tape dans le dos] : Ñ MerciÉ ‚a va comme �aÉ vous me faites malÉ �a suffit, je vous prie.
arr�te É �a suffit. 3
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Alexandre Ñ Toi je t'aime bien ! Tu le sais !É Et m�me, si tu n'Žtais pas priseÉ LŽa Ñ Arr�te, �a suffit ! N'essaye pas de me draguer, hein ! Alexandre Ñ Qui est-ce qui te parle de draguer ? Ton mec est un copain !
qu'est-ce que tu fais ? É �a suffit. 3
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Douches au coll�ge] P�re Michel. Ñ Ciron, prenez la deuxi�me douche. (Babinot chahute avec un autre ˆ l'arri�re.) Babinot, qu'est-ce que vous faites ? Babinot, �a suffit !
tais-toi É �a suffit. 3
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprimŽ, c'est pas du tout ce que je voulais dire. Au contraire je... Margot : Ñ Tais-toi, �a suffit, j'ai compris, n'aggrave pas ton cas.
tu vas arr�ter, tu entends É maintenant �a suffit. 3
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 143
JACQUES : Ñ Pierre, vous allez arr�ter �a, vous entendez. Maintenant �a suffit.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a suffit. 2 É je vous prie
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 117
ƒDOUARD [il s'est ŽtranglŽ en buvant, BŽrenger lui tape dans le dos] : Ñ MerciÉ ‚a va comme �aÉ vous me faites malÉ �a suffit, je vous prie.
�a suffit. 3 É arr�te
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
[Dortoir de la pension] Les Žl�ves.Ñ Quentin pisse au lit ! (Rires. ) Quentin pisse au lit !
É Bonnet se l�ve pour dŽfendre Julien. Il se bat avec un gar�on qu'il allonge sur le lit. Moreau. Ñ
‚a suffit, arr�tez-vous ! (Il sŽpare deux autres combattants.)
�a suffit. 3 É j'ai compris
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprimŽ, c'est pas du tout ce que je voulais dire. Au contraire je... Margot : Ñ Tais-toi, �a suffit, j'ai compris, n'aggrave pas ton cas.
�a suffit. 3 É merde !
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
ALPHONSE (agressif) Ñ Je te conseille pas de toucher ˆ ma femme, toi, hein ! L'ASSASSIN (il
donne un grand coup sur la table, sur le m�me ton) Ñ J'y toucherai quand j'aurai envie d'y toucher !
L'INSPECTEUR (criant). Ñ Oh ! ‚a suffit, merde ! (Au tŽmoin.) Excusez-les, monsieur... Ils
ont les nerfs ˆ vif...
�a suffit maintenant. 3 É c'est lassant, ˆ la fin
¥ 1973 N. Sarraute, Isma, Thމtre, p. 93
LUI : Eh bien, je me permets ˆ mon tour de rappeler tout le monde ˆ l'ordre, je me permets
d'exprimer comme vous, ˆ haute voix, ma petite opinion sur ce qui est en train de se passer. ELLE :
Oh, je t'en prie, arr�te, je ne pourrai pas le supporter. LUI :Moi je le supporterai tr�s bien. Je
trouve que �a commence ˆ bien faire. ‚a suffit, maintenant, c'est lassant, ˆ la
finÉ
suivre
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ je ne vous suis pas É Ñ comment �a ?
¥ 1981 Garde ˆ vue, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 289, 1982]
GALLIEN : Ñ Mais comment avez-vous fait pour l'apercevoir, Martinaud ? Vous Žtiez sur des
Žchasses ? MARTINAUD : Ñ Non, pas ce jour-lˆ. GALLIEN : Ñ Mais on ne peut rien voir, depuis le
terrain communal. Absolument rien ! Y a des ronces et des orties hautes comme �a. MARTINAUD : Ñ
Alors lˆ, je suis dŽsolŽ, mais je ne vous suis pas, lˆ. GALLIEN : Ñ Comment �a ? MARTINAUD :
Ñ Je ne suis pas votre ligne de raisonnement, c'est tout. Je suis dŽsolŽ.
supplier
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ah non, non, �a va É je t'en supplie.
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : Ñ Je ne veux pas que vous croyez que vous donnez asile ˆ une voleuse
professionnelle. J'vais vous raconter ma vie. Pierre : Ñ Ah non, non �a va je vous en supplie
pas ˆ cette heure-ci ! Arlette : Ñ Laissez-moi au moins vous dire que... Pierre: Ñ Non, rien du
tout ! J'ai sommeil.
je t'en prie É je t'en supplie.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 100
Marie-Madeleine : Ñ Jean, mon petit Jean, mon petit Jeannot, es-tu lˆ-bas ? Es-tu ici ? Es-tu
derri�re l'armoire, dans le placard, dans le buffet, dans le couloir, ˆ la cuisine ? Dans ce
coin-ci, dans ce coin-lˆ ? O� es-tu, dis-moi. Voix de Jean : Ñ Coucou. Maie-Madeleine : Ñ Il est lˆ
puisqu'il rŽpond. Jean, je t'en prie, je t'en supplie.
sois gentil É je t'en supplie.
¥ 1939 Battement de cÏur, film de Henri Decoin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 423, 1993]
Arlette : Ñ J'avais cette robe quand je vous ai vu pour la premi�re fois, j'ai pensŽ que pour
nous quitter ce serait bien d'�tre comme ˆ notre premi�re rencontre. Si vous vous souvenez de moi,
un jour j'aimerais que ce soit dans cette robe. Pierre : Ñ Jeferai tout mon possible. Arlette : Ñ Si
j'osais... je... je vous demanderais de danser une derni�re fois avec moi ce soir ! Pierre : Ñ C'est
une idŽe ridicule ! Arlette : Ñ Soyez gentil ! Pierre : Ñ En plus je suis tr�s pressŽ et je suis
dŽjˆ en retard. Arlette : Ñ Vous ne savez pas ce que �a reprŽsente pour moi ! Pour vous la vie
continue, moi je vais en avoir pour trois ans ˆ me souvenir de tout �a ! Soyez gentil, jusqu'ˆ la
fin, je vous en supplie ! Pierre : Ñ Hum, vous manquez de fiertŽ, ma petite Arlette ! Arlette
: Ñ Peut-�tre mais je vous en supplie !
supporter
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est trop É je n'en supporterai pas plus.
¥ 1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 47
LE POLICIER : Ñ Ne pleure pas, �a te rend encore plus laide que de coutume !É MADELEINE, hors d'elle : Ñ C'est trop. Je n'en supporterai pas plus.
je suis furieux É je ne supporte pas �a.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ C'est dommage quand m�me. Elle fait tr�s bien le lapin ˆ la moutarde. VƒRONIKA
: Ñ Qu'est-ce qui s'est passŽ ? ALEANDRE : Ñ Oh... C'est lamentable. Elle a invitŽ un type que je ne
veux pas voir. Excusez-moi, je suis furieux. Je ne supportepas �a.
sžr
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il me semble É je ne suis plus tout ˆ fait sžr.
¥ 1976 L'affiche rouge, film de Frank Cassenti [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
MME ALFONSO : Ñ Pendant que j'attendais, il y a un prisonnier qui s'est mis ˆ chanter. Ç Le temps des cerises È, il me semble... vraiment, je ne suis plus tout ˆ fait sžre...
tu vois É j'en Žtais sžr. 1
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
ARLETTE. Ñ Tu vois, Marion, j'en Žtais sžre : la robe dŽchirŽe est beaucoup plus belle que l'autre.
tu me fais marcher É t'en es sžr ?
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 163
Ñ Tu oublies que je leur ai montrŽ la Sainte-Chapelle, dit Gabriel fi�rement. Ñ Nigaud, dit
FŽdor Balanovitch qui connaissait ˆ fond la langue fran�aise Žtant natif de Bois-Colombes. C'est le
Tribunal de commerce que tu leur as fait visiter. Ñ Tu me fais marcher, dit Gabriel incrŽdule.
T'en es sžr ?
tu ne te trompes pas ? É tu es sžr que [p] ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 333
Ce nom, murmurŽ d'un air modeste, trompa M. de Cambremer qui crut qu'il s'agissait d'un
autre. Ç Cottard ? vous ne parlez pas du professeur Cottard ? È [É] Ñ Ah ! si, justement, il est
professeur, dit M. Verdurin. Ñ Quoi ! le professeur Cottard ! Vous ne vous trompez pas ! Vous
�tes bien sžr que c'est le m�me ! celui qui habite rue du Bac Ñ Oui, il demeure rue du Bac, 43.
Vous le connaissez ? Ñ Mais tout le monde conna”t le professeur Cottard. C'est une sommitŽ !
[É]
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'en Žtais sžr. 1 É je te l'avais dit
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
(Agn�s est dŽprimŽe.) Mme D. Ñ Agn�s, quÕest-ce que tu as ? AGNES. Ñ Il y a que tout est
impossible... Je croyais pouvoir m'en sortir. Je me cogne contre un mur. Mais enfin, maman,
explique-moi. Je nÕy comprends rien. Est-ce que la vie consiste ˆ porterŽternellement le poids d'une
erreur qu'on a commise ? C'est injuste. Mme D. Ñ On t'a reconnue. J'en Žtais sžre, je te
lÕavais dit. AGNES. Ñ Tu lÕavais dit, tu lÕavais dit... Tu as toujours tout dit. Non, non. L‰chons
tout, jÕabandonne.
j'en Žtais sžr. 2 É je l'aurais pariŽ
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
DANIELE : Ñ Voilˆ: le type s'am�ne, le genre gros porc, essoufflŽ et congestionnŽ. Il me dit:
Ç Alors on est toute seule ? On s'ennuyait ? È Alors je le regarde, je le regarde longuement, et je
lui dis: Ç Faites Ahhh... Allons, allons, Ahhh... È Alors, il fait Ahhh. Je regarde. Ç J'en Žtais
sžre. Je l'aurais pariŽ È Le type: Ç Quoi ? È p‰le, bl�me. Ç Qu'en plus, vous �tes le genre qui
ne sait m�me pas faire Ahhh sans petite cuill�re... È
tu en es bien sžr ? É tu ne te trompes pas ?
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 161
Fr�re Tarabas : Ñ Ne restez pas ˆ genoux pour manger. A qui croyez-vous, monsieur Tripp ?
Tripp : Ñ Je crois en Dieu. Laissez-moi ma soupe. [É] Troisi�me fr�re : Ñ Vous en �tes bien sžr
? Vous ne vous trompez pas ? Tripp : Ñ Je crois ˆ ma soupe.
tu en es sžr ? É hum hum
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 157
Jean : Ñ BÏuf ne mettait jamais sa femme au courant de ses projetsÉ BŽrenger : Ñ Vous vous trompez, Jean. C'est un mŽnage tr�s uni, au contraire. Jean : Ñ Tr�s uni, vous en �tes sžr ? Hum, hum.
surface
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
je manquais de surface. É comme on dit
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Jean-Jacques. Ñ [É] le bel Edmond et le cher JŽr™me n'ignoraient rien de notre liaison. Il s'agissait simplement d'y mettre fin, n'est-ce pas. Je manquais de surface, comme on dit.
surprise
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu aurais pu me prŽvenir É Ñ je voulais te faire la surprise.
¥ 1990 La discr�te, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Solange. Ñ Tu aurais pu me dire que tu venais m'attendre. Antoine. Ñ Eh bien voilˆ ! Je te le dis : je suis venu t'attendre. Solange. Ñ Tu aurais pu me prŽvenir, me tŽlŽphoner ! Antoine. Ñ Je voulais te faire la surprise.
taire (se)
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ oh Žcoute, arr�te ! É Ñ bon, je me tais
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
BŽrŽnice : Ñ Il [=Julien] adore qu'on lui fasse des courbettes et qu'on l'Žcoute bien
attentivement, quand il leur parle d'un air protecteur. Julien : Ñ Non mais c'est insensŽ. C'est de
la pure invention. Mes rapports avec les gens sont la simplicitŽ m�me. BŽrŽnice : Ñ Oui, comme
dirait un grand seigneur. Julien : Ñ Oh Žcoute arr�te. BŽrŽnice : Ñ Bon, bon, non je me tais,
je crois qu'il le prend mal.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tais-toi É tu ne sais pas ce que tu dis
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 273
"En tout cas il n'Žtait pas joli, joli!" dit Brichot, lequel, affreux, se croyait bien et
trouvait facilement les autres laids. "Taisez-vous, dit le Baron, vous ne savez pas ce que
vous dites, dans ce temps-lˆ il avait un teint de p�che et, ajouta-t-il en mettant chaque syllabe
sur une autre note, il Žtait joli comme les amours.
tu te tais ? 1 É tu n'as rien ˆ dire ?
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
CHATWICK-WEST: Ñ Je ne comprends pas comment mon neveu, qui nourrit pour vous une niaise
admiration m�lŽe de rancÏur, a pu imaginer que je vous recevrais chez moi de bon cÏur. Je parie que
ce crŽtin vous a suggŽrŽ de m'inciter ˆ le favoriser aupr�s de laFondation Thiers. Vous vous
taisez ? Vous n'avez rien ˆ dire ? DIDIER: Ñ Non...
veux-tu te taire ? É qu'est-ce que c'est que ces mani�res-lˆ ?
¥ 1951 Fanfan la tulipe, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 371, 1988]
Gamin [Fanfan et Fier-ˆ-Bras se battent sur le toit] : Ñ Moi, je voudrais qu'il le tue, Fier-ˆ-BrasÉ Tranche-Montagne : Ñ Veux-tu te taire ! Qu'est-ce que c'est que ces mani�res-lˆ !
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tais-toi ! 2 É esp�ce d'idiot, cria-t-il au comble de la col�re
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 538
Ñ Ce sont les mŽdecins qui ont dit qu'il ne passerait pas la soirŽe. L'un voulait revenir
dans la nuit. Leur chef a dit que c'Žtait inutile. M. le marquis devrait �tre mort ; il n'a survŽcu
que gr‰ce ˆ des lavements d'huile camphrŽe. Ñ Taisez-vous, esp�ce d'idiot, cria le duc au
comble de la col�re. Qu'est-ce qui vous demande tout �a ? Vous n'avez rien compris ˆ ce qu'on vous a
dit. Ñ Ce n'est pas ˆ moi, c'est ˆ Jules. Ñ Allez-vous vous taire ? hurla le duc, et se tournant
vers Swann. Quel bonheur qu'il soit vivant ! Il va reprendre des forces peu ˆ peu. Il est vivant
apr�s une crise pareille. C'est dŽjˆ une excellente chose. On ne peut pas tout demander ˆ la fois.
‚a ne doit pas �tre dŽsagrŽable un petit lavement d'huile camphrŽe, dit le duc, en se frottant les
mains.
vas-tu te taire ? É hurla-t-il
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 538
Ñ Ce sont les mŽdecins qui ont dit qu'il ne passerait pas la soirŽe. L'un voulait revenir
dans la nuit. Leur chef a dit que c'Žtait inutile. M. le marquis devrait �tre mort ; il n'a survŽcu
que gr‰ce ˆ des lavements d'huile camphrŽe. Ñ Taisez-vous, esp�ce d'idiot, cria le duc au comble de
la col�re. Qu'est-ce qui vous demande tout �a ? Vous n'avez rien compris ˆ ce qu'on vous a dit. Ñ Ce
n'est pas ˆ moi, c'est ˆ Jules. Ñ Allez-vous vous taire ? hurla le duc, et se tournant vers
Swann. Quel bonheur qu'il soit vivant ! Il va reprendre des forces peu ˆ peu. Il est vivant apr�s
une crise pareille. C'est dŽjˆ une excellente chose. On ne peut pas tout demander ˆ la fois. ‚a ne
doit pas �tre dŽsagrŽable un petit lavement d'huile camphrŽe, dit le duc, en sefrottant les
mains.
veux-tu te taire, petit sot ! É rŽpondit-il avec col�re
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 514
Ç Allons bon ! dit-il, voilˆ que j'ai oubliŽ le principal. En souvenir de Mme votre
grand-m�re, j'avais fait relier pour vous une Ždition curieuse de Mme de SŽvignŽ. Voilˆ qui va
emp�cher cette entrevue d'�tre la derni�re. Il faut s'en consoler en se disant qu'on liquide
rarement en un jour des affaires compliquŽes. [É] Ñ Mais je pourrais la faire chercher sans vous
dŽranger, dis-je obligeamment. Ñ Voulez-vous vous taire, petit sot, rŽpondit-il avec col�re,
et ne pas avoir l'air grotesque de considŽrer comme peu de chose l'honneur d'�tre probablement [É]
re�u par moi. È
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
elle faisait des rŽprimandes ˆ sa sÏur : É veux-tu te taire !
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 233
Ç [É] Allons bon, voilˆ qu'il rŽpand son lait, attendez qe je vous mette une serviette car
vous ne sauriez pas vous y prendre, je n'ai jamais vu quelqu'un de si b�te et de si maladroit que
vous. È On entendait alors le bruit plus rŽgulier de torrent de Marie Gineste qui, furieuse, faisait
des rŽprimandes ˆ sa sÏur : Ç Allons, CŽleste, veux-tu te taire ? Es-tu pas folle de parler ˆ
Monsieur comme cela ? È
taquiner
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je plaisantais É je te taquinais.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 182
[L'alcool contribue-t-il ˆ rendre rhinocŽros ?] Dudard : Ñ Sait-on jamais ? BŽrenger : Ñ Rien
n'est changŽ, �a [l'alcool que je viens de boire] ne m'a pas fait de mal, c'est la preuve que �a a
du bonÉ ou du moins que c'est inoffensif. Dudard : Ñ Je plaisantais, BŽrenger, voyons. Je vous
taquinais. Vous voyez tout en noir, vous allez devenir neurasthŽnique,
attention.
tard
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu n'avais qu'ˆ le dire avant É c'est trop tard.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
LŽa. Ñ ‚a t'amuse beaucoup d'aller chez ces gens ? Fabien. Ñ Ecoute, bon, si tu ne voulais pas venir, tu n'avais qu'ˆ le dire avant. Maintenant, c'est trop tard. J'ai horreur de dŽcommander, de toutes fa�ons.
je te quitte É il se fait tard.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Vorzet Ñ Maintenant je vous quitte, il se fait tard.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est trop tard. É tant pis
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 14
Marguerite : Ñ Vous pouvez vous retirer ; n'allez pas trop loin, on vous appellera. Juliette : Ñ Alors, vraiment, je ne balaye plus le living-room ? Marguerite : Ñ C'est trop tard. Tant pis. Retirez-vous.
il est tard. É il va falloir rentrer
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
[A une soirŽe] Alexandre Ñ Il est tard, il va falloir rentrer. LŽa Ñ DŽjˆ ? Alexandre Ñ Oui. Le temps passe ˆ une vitesse !
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle m'a rŽpondu d'un air de se ficher du monde : É mieux vaut tard que jamais.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 133
[Albertine arrive tr�s en retard.] Ç Justement j'y disais, Monsieur devait avoir crainte que
Mademoiselle ne vienne plus, parce que ce n'est pas une heure pour venir, c'est bient™t le matin.
Mais elle devait �tre dans des endroits qu'elle s'amusait biencar elle ne m'a pas seulement dit
qu'elle Žtait contrariŽe d'avoir fait attendre Monsieur, elle m'a rŽpondu d'un air de se ficher du
monde : "Mieux vaut tard que jamais !" Et Fran�oise ajouta ces mots qui me perc�rent le cÏur
: Ç En parlant comme �a elle s'est vendue. Elle aurait peut-�tre bien voulu se cacher, maisÉ
È
ta ta ta
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ta ta ta ! É q'est-ce que tu en sais ?
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 219
Ñ "Vous voulez dire qu'elle est du dernier bien avec lui, qu'elle lui a fait voir l'heure du
berger", dit le docteur, expŽrimentant avec prudence le sens de ces expressions. Ñ Mais non, il n'y
a absolument rien, et entre nous, je trouve qu'elle a bien tort et qu'elle se conduit comme une
fameuse cruche, qu'elle est du reste. Ñ "Ta, ta, ta, dit M. Verdurin, qu'est-ce que tu en
sais qu'il n'y a rien, nous n'avons pas ŽtŽ y voir, n'est-ce pas."
temp�te
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ gauche :
ces modes de langage qui apparaissaient se maintenaient puis disparaissaient : É qui s�me le vent rŽcolte la temp�te.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 86
D'abord avez-vous remarquŽ ce pullulement d'expressions nouvelles qui, quand elles ont fini
par s'user ˆ force d'�tre employŽes tous les jours [É] sont immŽdiatement remplacŽes par d'autres
lieux communs ? Autrefois je me rappelle que vous vous amusiez ˆnoter ces modes de langage qui
apparaissaient, se maintenaient, puis disparaissaient : "celui qui s�me le vent rŽcolte la
temp�te" ; "les chiens aboient, la caravane passe" ; [É]
temps
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu as peut-�tre ˆ faire ? É Ñ j'ai tout mon temps
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 352
[Swann dans une maison de rendez-vous] Ñ Comme nous avons une belle conversation, pour un
endroit de ce genre ! Je ne t'ennuie pas ? Tu as peut-�tre ˆ faire ? Ñ Non, j'ai tout mon
temps. Si vous m'auriez ennuyŽe je vous l'aurez dit.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
rŽflŽchis É il est encore temps.
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
BRIGITTE [ˆ Lolita] : Ñ Quand je pense qu'apr�s demain tu seras mariŽe ! GENEVIEVE : Ñ RŽflŽchis. Il est encore temps...
�a ne fait rien du tout voyons É j'ai le temps. 1
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 338
Elle, si pressŽe tout ˆ l'heure, maintenant, et parce qu'elle trouvait sans doute que les
baisers impliquent l'amour et que l'amour l'emporte sur tout autre devoir, disait, quand je lui
rappelais son d”ner . Ñ Ç Mais �a ne fait rien du tout, voyons, j'ai tout mon temps.
È
je ne suis pas pressŽ É j'ai tout mon temps
¥ 1967 La mariŽe Žtait en noir, film de Fran�ois Truffaut
Ñ C'est lui que je veux voir et lui seul. Je ne suis pas pressŽe, j'ai tout mon temps.
allez plus vite que �a É je n'ai gu�re de temps ˆ perdre.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : Ñ D'abord, qu'est-ce que vous fichez lˆ ? Montrez-moi vos papiers !
BƒRENGER : Ñ Mais oui, comme vous voulez, Monsieur l'AgentÉ C'est votre droit ! LE DEUXIEME AGENT :
Ñ Allez, plus vite que �a. Je n'ai gu�re de temps ˆ perdre !
je n'aime pas attendre É je n'ai pas de temps ˆ perdre.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 15
BŽrenger : Ñ Excusez-moi. Vous m'attendez depuis longtemps ? Jean : Ñ Non. J'arrive, vous
voyez bien. BŽrenger : Ñ Alors, je me sens moins coupable, puisqueÉ vous-m�meÉ Jean : Ñ Moi, c'est
pas pareil, je n'aime pas attendre, je n'ai pas de temps ˆ perdre.
allons, dŽp�chons, É nous n'avons pas de temps ˆ perdre.
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 24
H. 1 : Ñ Tu nous for�ais ˆ nous tenir devant �a [= le paysage], en arr�t, que nous le
voulions ou non... Alors je n'ai pas pu rŽsister. J'ai dit: Ç Allons, dŽp�chons, nous n'avons pas
de temps ˆ perdre... Tu pourras trouver en bas, chez la papeti�re, de jolies cartes postales...
È
petit malheureux É tu as bien le temps de penser ˆ �a.
¥ 1965 Viva Maria, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 57, 1966]
[Juanito, surpris ˆ boire de lÕalcool, re�oit une gifle de sa m�re] Mme Diog�ne : Ñ Petit
voyou! Juanito, protestant : Ñ Mais, maman..., j'ai dix-sept ans et demi ! Mme Diog�ne, confisquant
la bouteille. Ñ Petit malheureux..., tu as bien le temps de penser ˆ �a !
t'es pressŽ É tu n'as pas le temps ?
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
Jean-Paul : Ñ Je te ram�ne ? Rapha‘l : Ñ T'es pressŽ, t'as pas le temps ? Jean-Paul : Ñ Si... Rapha‘l : Ñ J'aurais bien ŽtŽ sur le chantier.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
il est encore temps. É tu n'as pas changŽ d'avis ?
¥ 1975 L'argent de poche, film de Fran�ois Truffaut
[Le p�re ˆ sa fille qui veut emmener un sac ˆ main sale au restaurant] Ñ Tu sais, Sylvie, il est encore temps hein ! Tu n'as pas changŽ d'avis ?
j'ai tout mon temps É je ne suis pas pressŽ
¥ 1982 Le beau mariage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 294, 1982]
SABINE : Ñ Vous lui dites que je suis lˆ. LA SECRETAIRE : Ñ Et vous �tes... ? SABINE : Ñ
Sabine. LA SECRETAIRE : Ñ Ah, je regrette, il ne veut �tre dŽrangŽ sous aucun prŽtexte. SABINE : Ñ
Eh bien, j'attendrai qu'il sorte. LA SECRETAIRE : Ñ Mais... Il en a pour un bon moment. SABINE : Ñ
Eh bien moi, j'ai tout mon temps, je ne suis pas pressŽe.
je n'ai pas le temps. É c'est trop tard
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
[Henri fait ses valises] Pauline. Ñ Attends au moins qu' [=Marion] elle rentre. Elle arrive ˆ
midi. Henri. Ñ Non, j'ai pas le temps, c'est trop tard. Et puis, franchement, j'aime pas les
adieux. Pauline. : Ñ Dis plut™t que tu ne veux pas t'expliqueravec elle !
je n'ai pas le temps. É faut que je m'habille
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
Voix d'homme (au tŽlŽphone) Ñ All™, Maryl�ne ? Maryl�ne. Ñ All™. (Un temps.) Tu viens
maintenant ? L'homme. Ñ Oui. Maryl�ne. Ñ Mais je ne suis pas pr�te du tout. O� tu m'emm�nes ?
L'homme. Ñ Surprise ! Maryl�ne. Ñ Tu veux que je devine ? L'homme. Ñ Oui. Maryl�ne. Ñ Ecoute,
j'ai pas le temps ! Faut que je m'habille.
je n'ai pas le temps. É il faut que je parte
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 18
F. : Ñ Moi non plus, je ne peux pas suivre... du reste je n'ai pas le temps, il faut que je parteÉ
je n'ai pas le temps. É il faut que j'y aille
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche. Ñ Tu viens d”ner avec moi ? LŽa. Ñ Ah non, je n'ai pas le temps, maintenant, il faut que j'y aille.
nous avions tout le temps É et rien ne pressait plus
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 116
Je disais ˆ Albertine que j'aurais des questions ˆ lui poser relativement ˆ l'Žtablissement
de douches de Balbec et ˆ une certaine blanchisseuse de Touraine, mais je remettais cela ˆ plus tard
puisque nous avions tout le temps et que rien ne pressait plus. Elle me promettait qu'elle ne
faisait rien de mal et qu'elle avait seulement la veille embrassŽ sur les l�vres Mlle
Vinteuil.
tu as tout le temps de penser ˆ �a. É ce n'est pas de ton ‰ge
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
CATHERINE. Ñ Il a un fr�re [ton fiancŽ] ? SUZON. Ñ Non. CATHERINE. Ñ Dommage ! SUZON. Ñ Arr�te, t'as tout le temps de penser ˆ �a. C'est pas de ton ‰ge...
tenir
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu y tiens beaucoup ? 1 É Ñ plus qu'ˆ tout
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
IRƒNƒE. Je puis donc vous dire, en toute sincŽritŽ, qu'il est nŽcessaire que je vous Žpouse.
C'est m�me intŽressant, parce que, d'�tre votre mari, ce ne sera peut-�tre pas le Paradis, et je
n'ai aucune envie de vous embrasser. Mais de ne pas �tre votre mari, c'est un gros inconvŽnient.
Donc, nous faisons un mariage de raison. FRAN‚OISE. De raison ? Oh, non, �a fait triste. Moi, si je
me marie un jour, �a sera un mariage d'amour. IRENƒE. Vous y tenez beaucoup ? FRAN‚OISE. Plus
qu'ˆ tout.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je te croyais moins empruntŽ É faut-il que je te m�ne par la main ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 128
Ç HŽ bien, voyons, tu as peur parce qu'il y a un couloir, bougre de truffe, je te croyais moins empruntŽe. Faut-il que je te m�ne par la main ? È
merci É je n'y tiens pas. 1
¥ 1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 157, 1975]
ERNA WOLFGANG : Ñ Vous �tes quoi, ici ? ALEXANDRE : Ñ Tout. Tout est ˆ moi. C'est mon Empire [=le thމtre]. Je peux vous offrir Paris. ERNA WOLFGANG : Ñ Merci. Je n'y tiens pas.
non merci É je n'y tiens pas. 1
¥ 1968 Je t'aime, je t'aime, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 92, 20 ]
[Moyens emm�ne Ridder dans un Centre de Recherches pour une expŽrience] Moyens Ñ Vous ne voulez pas passer chez vous d'abord ? Ridder Ñ Non merci, je n'y tiens pas.
oh je t'en prie dis oui É j'y tiens absolument. 2
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Ga‘lle : Ñ ‚a te ferait plaisir de venir avec nous au restaurant samedi soir ? Jeanne : Ñ Samedi soir, je ne sais pas si je serai libre. Ga‘lle : Ñ Oh, je t'en prie, dis oui : on y tient absolument.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
puisque tu y tiens É je ne peux pas te refuser �a
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
RenŽe : Ñ Je voudraisÉ je voudrais revoir la chambre [de la tentative de suicide]. Louise : Ñ
Le 16 ? RenŽe : Ñ Oui, le 16. Louise : Ñ Comme pŽlŽrinage, y a mieux [É] Enfin, puisque vous y
tenez, je peux pas vous refuser �a. Mais vous avez tort.
tiens bon ! É on arrive
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
AURƒLIE (en proie ˆ une crise de coliques nŽphrŽtiques) : Ñ Il faut de l'eau ! DIDIER: Ñ De l'eau ! de l'eau ! elle souffre ! Tenez bon, tenez bon, on arrive.
tenter
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas que �a ne me tente pas. É mais je n'ai pas les moyens
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
MARTINE. Ñ Quand j'aurai du trois [= taille de bas], je vous les apporterai. MARION. Ñ Et
vous, Nadine, vous n'en prenez pas ? NADINE. Ñ Oh, c'est pas que �a me tente pas, mais j'ai
pas les moyens. MARION. Ñ Mais vous plaisantez, ou quoi ? NADINE. Ñ Oh, non. Je mets de la teinture.
MARTINE. Ñ Oui, moi aussi c'est de la teinture.
terminer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
affaire classŽe É terminŽ.
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Bernard : Ñ Cette fille et moi, on n'a jamais ŽtŽ faits pour �tre ensemble, tu comprends ? On
avait le don d'�tre nŽfastes l'un ˆ l'autreÉ Arlette (moqueuse) : Ñ NŽfastes, rien que �a ! Bernard
(piquŽ) : Ñ Oui, nŽfastes, nŽfastes ! Je pensai que �a ne valait pas la peine d'en parlerÉ
D'ailleurs, on n'en parlera plus : affaire classŽe. TerminŽ.
c'est fini É terminŽ.
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 75
LUI, ton ferme : Ñ C'est fini. TerminŽ. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Ñ QuÕest-ce que tu as ? LUI : Ñ J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
allez, terminŽ ! É on n'en parle plus
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Ñ Je sais pas de quoi tu parles... Disons que j'ai oubliŽ... D'accord ? Je t'ai un peu fait chier ; maintenant, on n'en parle plus... Allez, terminŽ !
terminŽ. É pouce
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 75
LUI, ton ferme : Ñ C'est fini. TerminŽ. Pouce. Je ne veux plus jouer. ELLE : Ñ QuÕest-ce que tu as ? LUI : Ñ J'ai que tu as commis une erreur. Une erreur fatale.
terre
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ j'aurais voulu rentrer sous terre. É Ñ moi aussi, je ne savais pas o� me mettre
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 125
YVONNE : Ñ J'aurais voulu rentrer sous terre. LUCIE : Ñ Moi aussi. Je ne savais pas o�
me mettre. SIMONE : Ñ Oh ! On mourait. JACQUES : Ñ Je n'en croyais pas mes oreilles. Styvers. J'ai
cru que je r�vais. Prononcer ce nom. Devant Madeleine.
t�te
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
j'aurais dž te le dire mais É �a m'est compl�tement sorti de la t�te.
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Jeanne : Ñ Ton p�re est passŽ. Natacha : Ñ Pour chercher ses costumes ? J'aurais dž te le dire, mais �a m'est compl�tement sorti de la t�te.
dis-donc toi É �a va pas la t�te ? !
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Gardien de square: Ñ Dites-donc vous ! ‚a va pas, la t�te ? Qu'est-ce que c'est que ces cochonneries que vous me faites lˆ ? Alors on vide les poubelles par terre, maintenant ?
qu'est-ce qui se passe ? É �a va pas la t�te ? !
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LE PéRE : Ñ Alors la caille., t'as pas trop froid ? Il pleut plus, c'est dŽjˆ pas mal. LA MéRE : Ñ DŽgage, t'approche pas. Je veux plus te voir. LE PéRE : Ñ Qu'est-ce qui se passe ? ‚a va pas la t�te ?
tu ne veux pas changer d'avis ? É c'est un coup de t�te insensŽ.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 49
L'ARCHITECTE, ˆ Dany : Ñ Vous ne voulez pas changer d'avis, n'est-ce-pas ? C'est un coup de t�te insensŽ ! DANY, ˆ 1'Architecte : Ñ Non, Monsieur.
qu'est-ce que nous avons ? É nous perdons la t�te.
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 44
H 2 : Ñ 0ui, le voir agir et ne pas bouger. La tolŽrance. On est pris lˆ-dedans... pieds et
poings liŽs... Quel mot, hein ? Une vraie camisole de force... (Silence accablŽ.) HŽ mais,
dites-moi.. . mais qu'est-ce que nous avons ? Mais nous perdons la t�te. Mais je ne me
laisserai pas ligoter comme �a.
tu es fou É qu'est-ce que tu as ŽtŽ te mettre dans la t�te ?
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Denise : Ñ Et Laura ? J'oubliais LauraÉ Dr Germain Ñ Oublie-la ! Laura et le Corbeau ne font qu'un. Denise Ñ Tu es fou ! Qu'est-ce que tu as ŽtŽ te mettre dans la t�te ?
qu'est-ce que tu racontes ? É tu as perdu la t�te ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
AUGUSTINE. Ñ Mais tu sais bien, elle t'a accusŽe d'avoir assassinŽ papa. AUGUSTINE. Ñ Mais
pourquoi �a te fait rire, ta fille ose te dire des horreurs etÉ MAMY. Ñ Mais ce ne sont pas des
horreurs, ma chŽrie, c'est la vŽritŽ. AUGUSTINE. Ñ Qu'est-ce que turacontes ? Tu as perdu la t�te
! Pourquoi est-ce que tu aurais tuŽ papa ?
qu'est-ce qui t'arrive ? É tu as perdu la t�te ?
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
MAMY. Ñ Ah! Mais quelle bande de voleurs! Au voleur! Elle hurle. Ñ Ë l'assassin ! Au voleur !
GABY. Ñ Mais enfin maman, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as perdu la t�te ! MAMY. Ñ Pas la t�te,
non ! SUZON. Ñ Mamy vient de m'apprendre qu'on lui a volŽ ses titres, il y a deux
jours...
n'essaie pas de comprendre É tu as une trop petite t�te.
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : Ñ N'essaie pas de comprendre, tu as une trop petite t�te.
tu n'es pas bien ! É tu es tombŽ sur la t�te !
¥ 1986 Le rayon vert, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 355, 1986]
Manuella : Ñ Ecoute, il y a un type qui aimerait bien partir avec toi. Delphine : Ñ C'est qui
? Manuella : Ñ Eh bien, il te propose des vacances dans une grande maison... Delphine : Ñ C'est qui
? Manuella : Ñ Raoul. Delphine : Ñ Raoul ! Tu n'es pas bien! Tu es tombŽe sur la t�te ! Raoul
!
qu'est-ce qui te prend ? qu'est-ce que tu as ? É tu perds la t�te !
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 40
H. 2 : Ñ ‚a vous agace ? Hein ? Eh bien, je vais vous agacer. Vous serez forcŽe de l'Žcouter.
Je le ferai entrer que vous le vouliez ou non. (Crie des mots qu'on distingue mal. Elle se bouche
les oreilles. Il lui Žcarte les mains.) ‚a entrera... M�me ici, dans cette... cette (il lui
frappe le front)É il n'est pas possible que �a ne puisse pas entrer, dŽmolir ce qui est lˆ,
cette imbŽcillitŽ. F : Ñ Mais dites donc... qu'est-ce qui vous prend ? mais qu'est-ce que vous avez
? Vous perdez la t�te.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne fais pas cette t�te ! É c'est pas grave
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LA MéRE : Ñ ‚a m'emb�te... Tu sais, je garde souvent les petits quand ta sÏur travaille le soir... Alors, comme tu viens pas souvent, on a remis les lits superposŽs. FRANK : Ñ Fais pas cette t�te ! C'est pas grave.
tu en fais une t�te ! É qu'est-ce que tu as ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ T'en fais une t�te ! Qu'est-ce que tu as ? Djamel : Ñ Ben je trouve que la vie, et ben, elle est mal faite...
tu en fais une t�te ! É qu'est-ce qui ne va pas ?
¥ 1998 L'ennui, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 481, 1999]
Sophie : Ñ T'en fais une t�te ! Qu'est-ce qui ne va pas, tu ne te sens pas bien ? Martin : Ñ Je sais pas, je me sens oppressŽ.
tirer
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu t'en est tirŽ ˆ bon compte. É Ñ oui, je l'ai ŽchappŽ belle
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ J'ai dŽjˆ connu une fille qui a tuŽ un type. Mais elle s'est suicidŽe apr�s.
Elle a fait un tr�s joli coup. Ils sont allŽs ˆ l'h™tel. Ils ont fait l'amour. Elle a attendu qu'il
s'endorme. Et elle lui a tirŽ une balle dans le cÏur. Apr�s, elle s'en est tirŽe une dans la bouche.
[É] RŽtrospectivement j'ai eu peur, parce que quelque temps avant, elle Žtait avec moi. L'ami : Ñ
Tu t'en es tirŽ ˆ bon compte. ALEXANDRE : Ñ Oui je l'ai ŽchappŽ belle.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne t'en tire pas comme �a ! É rŽponds-moi
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Mais est-ce que cela veut dire que tu ne reviendras jamais ? Dans trois mois,
dans... je ne sais pas. Tu ne me dis pas que tu ne reviendras pas. Tu dis que tu ne sais pas. Tant
que tu ne sauras pas, j'attendrai. Dis quelque chose. GILBERTE: Ñ J'ai envie de te dire de ne pas y
compter. ALEXANDRE : Ñ Ne t'en tire pas comme �a. RŽponds-moi.
toi
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
quel langage ! É ce n'est pas de toi !
¥ 1973 Rude journŽe pour la Reine, film de RenŽ Allio [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 144, 1974]
RODOLPHE-JULIEN : Ñ En tout cas, j'ai compris une chose [en prison]. Si on veut pas
d'emmerde, il faut pas dŽconner. Se tenir peinard dans son coin... IMPERATRICE-JEANNE : Ñ Rodolphe !
quel langage ! Ce n'est pas de toi ! ‚a ne te va pas ! C'est comme... C'est comme... un ver
dans un beau fruit.
ne m'abandonne pas É je n'ai plus que toi.
¥ 1941 Volpone, film de Maurice Tourneur [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 190, 1977]
VOLTORE [offrant une coupe ˆ Volpone, mourant]. Ñ Ah ! si je pouvais vous faire cadeau de ma
santŽ. VOLPONE (se lamentant). Ñ Oh ! �a vaudrait mieux... ˆ quoi me sert tout mon argent... [É] Ah
! ne m'abandonnez pas, je n'ai plus que vous !
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas toi, �a. É rŽveille-moi
¥ 1983 Gar�on !, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 320, 1984]
ALEX : Ñ Je me suis trompŽ, hein. GLORIA : Ñ Comment �a, tu t'es trompŽ ? ALEX : Ñ De Gloria. Ah, c'est pas toi, �a, rŽveille-moi. C'est pas ma Gloria, c'est pas la Gloria que j'ai connue. Ah, non.
je n'ai que toi au monde. É je ne te quitterai jamais
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 156
Alors je crus me rappeler qu'un peu apr�s sa mort, ma grand-m�re m'avait dit en sanglotant
[É] Ç Tu me permettras bien de te voir quelquefois tout de m�me, ne me laisse pas trop d'annŽes sans
me visiter. Songe que tu as ŽtŽ mon petit-fils et que les grands-m�res n'oublient pas. È En revoyant
le visage si soumis, si malheureux, si doux qu'elle avait, je voulais courir immŽdiatement et lui
dire ce que j'aurais dž lui rŽpondre alors : Ç Mais, grand-m�re, tu me verras autant que tu voudras,
je n'ai que toi au monde, je ne te quitterai plus jamais. È
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ gauche :
mentalitŽ d'ingŽnieur pressŽ de la sorte de ceux qui quand on les salue croient comme il faut de dire : É merci et vous ?
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 116
En partant d'eux, je ne serais jamais arrivŽ ˆ ce nez en colima�on; mais en partant de ce nez
qui n'avait pas l'air de s'en inquiŽter, faisait cavalier seul et "fantaisie", j'allais dans une
toute autre direction que l'Ïuvre de Bergotte, j'aboutirais, semblait-il ˆ quelque mentalitŽ
d'ingŽnieur pressŽ, de la sorte de ceux qui quand on les salue croient comme il faut de dire:
"Merci et vous" avant qu'on leur ait demandŽ de leurs nouvelles et si on leur dŽclare qu'on a
ŽtŽ enchantŽ de faire leur connaissance, rŽpondent par une abrŽviation qu'ils se figurent bien
portŽe, intelligente et moderne en ce qu'elle Žvite de perdre en de vaines formules un temps
prŽcieux : Ç ƒgalement. È
tomber
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a va É �a tombe bien.
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
[Gaspard a rendez-vous sŽparŽment avec deux filles. Sur quoi Thierry l'appelle pour lui
proposer une affaire urgente.] Voix de Thierry : Ñ Seulement dans ce cas tu comprends faut... faut
faire vite. Il faut absolument que tu sois lˆ demain matin ˆ La Rochelle. Gaspard : Ñ Demain matin ?
Ah mais heu !É Non, finalement �a va. ‚a tombe m�me tr�s bien... Ben, je pars tout de
suite.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
�a tombe mal. É j'ai ˆ faire
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
GILBERT : Ñ Papa ! On t'emm�ne. Josyane t'a prŽparŽ un petit d”ner comme tu les aimes. FRAN‚OIS : Ñ Oh, �a tombe mal. Ce soir, j'ai ˆ faire.
je tombe ˆ pic. É laisse-moi faire
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
Mme D. (elle est ruinŽe ; sa fille vient de lui dŽclarer Òje suis une grueÓ. Ë son amie
HŽl�ne.) Ñ Ah ! quelle horreur, quelle horreur. C'est fini. Tout est fini. HELENE. Ñ Qu'est-ce que
vous dites ? Rien n'est fini: je suis lˆ. Mme D. Ñ Personne ne peutplus rien pour nous. HELENE. Ñ
Je tombe ˆ pic. Laissez-moi faire. Mme D. Ñ Ma pauvre chŽrie, il n'y a plus rien ˆ
faire.
tu tombes bien. 1 É j'ai ˆ te parler
¥ 1987 Au revoir les enfants, film de Louis Malle [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 374, 1988]
Pessoz. Ñ Je ne suis pas d'accord avec toi. [É] (lls regardent Julien qui arrive.) Fran�ois. Ñ Pur sophisme... [É] (A Julien.) Tiens, tu tombes bien toi ! J'ai ˆ te parler.
t™t
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
ah c'est �a ? É il fallait le dire !
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 167
BƒRENGER : Ñ Ce ne sont pas les documents [cherchŽs]. Ce ne sont que des jeux de l'oie !
ƒDOUARD, ˆ BŽrenger : Ñ C'est un jeu amusant. (Au Vieillard.) Vous ne trouvez pas ? LE
VIEILLARD : Ñ Je n'y ai plus jouŽ depuis longtemps. BƒRENGER, ˆ ƒdouard: Ñ De quoi vous
prŽoccupez-vous ! Il s'agit de la servietteÉÊDe la serviette avec les documents. (Au
Vieillard.) Les preuves, pour arr�ter le malfaiteur. LE VIEILLARD : Ñ Ah, c'est cela, il
fallait le dire plus t™t.
tout s'explique É il fallait le dire !
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
VALƒRIE : Ñ Je me demande ce qui m'a plu en lui. MARTINE : Ñ Son physique... L'amour, tu sais
!... VALƒRIE : Ñ Eh hien non, justement. Physiquement, il ne me dit rien. MARTINE : Ñ Ah ! bon...
Tout s'explique ! Fallait le dire plus t™tÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu pouvais le dire plus t™t ! É au lieu de faire la gueule
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
[Les deux filles avec qui Chris a couchŽ sont parties.] CHRIS (agressif) : Ñ T'es content ?
LEON : Ñ Et toi, t'es content de ce qui est arrivŽ ? [É] Tu trouves pas que tu exag�res ? CHRIS : Ñ
Tu pouvais le dire plus t™t ! Au lieu de faire la gueule pendant un quart d'heure, t'Žcraser
dans ton coin, comme une merde !
toucher
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
merci É �a me touche beaucoup. 2
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Oh tu as achetŽ des fleurs. C'est gentilÉ [É] Merci d'en avoir mis aussi dans ma chambre, �a me touche beaucoup.
c'est tr�s gentil É je suis touchŽ.
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Romaine, je vous fait une promesse solennelle. Vous avez droit ˆ une sŽance... ˆ
une vraie sŽance de musique chez moi, l'apr�s-midi, le jour qu'il vous plaira. A la seule condition
de me prŽvenir la veille ! Romaine : Ñ C'est tr�s gentil, et j'en suis
touchŽe.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je suis tr�s touchŽ. É je te remercie
¥ 1938 H™tel du nord, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 375, 1988]
Prosper : Ñ Oh quelle surprise ! Vous me remettez ? (Il salue RenŽe, le doigt ˆ la
casquette) Prosper Trimault. RenŽe (ne comprenant pas) : Ñ EnchantŽe. Prosper : Ñ (...) Mon sang
circule dans vos veines. RenŽe : Ñ Je suis tr�s touchŽe, je vous remercie.
toujours
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
aussi sourit-elle d'un air bienveillant et Žbloui et comme si elle disait : É toujours le m�me ! 1
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 21
Fran�oise, avec la fatigue de ses yeux de femme dŽjˆ ‰gŽe et qui d'ailleurs voyaient tout de
Combray, dans un vague lointain, distingua non la plaisanterie qui Žtait dans ces mots, mais qu'il
devait y en avoir une, car ils n'Žtaient pas en rapport avec la suite du propos, et avaient ŽtŽ
lancŽs avec force par quelqu'un qu'elle savait farceur. Aussi sourit-elle d'un air bienveillant et
Žbloui et comme si elle disait : Ç Toujours le m�me, ce Victor ! È
Ñ avec glose d'un geste, ˆ gauche :
haussant gaiement les Žpaules d'un air de dire : É il est bien toujours le m�me. 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 57
Ç ‚a doit chauffer, notre vieux Joffre est en train de leur tirer des plans sur la com�te. È
Fran�oise ne comprenait pas trop de quelle com�te il s'agissait, mais n'en sentait que davantage que
cette phrase faisait partie des aimables et originales extravagances auxquelles une personne bien
ŽlevŽe doit rŽpondre avec bonne humeur, par urbanitŽ, et haussant gaiement les Žpaules d'un air de
dire : Ç Il est bien toujours le m�me È, elle tempŽrait ses larmes d'un
sourire.
tour
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
par ordre d'arrivŽe É chacun son tour. 1
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 70
LE VIEUX : Ñ Du calme, messieurs, mesdames, on va s'occuper de vousÉ Chacun son tour, par ordre d'arrivŽeÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
chacun son tour. 1 É ne sois pas si pressŽ
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 207
La grossiŽretŽ de M. Verdurin [contre Saniette] eut pour effet que les hommes du vestiaire
firent passer d'autres personnes avant Saniette et quand il voulut tendre ses affaires lui
rŽpondirent : Ç Chacun son tour, monsieur, ne soyez pas si pressŽÉ È
tournŽe
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
laisse laisse É c'est ma tournŽe.
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 71
Au bistrot, BŽrenger fait mine de vouloir payer. L'ARCHITECTE, posant la main sur le bras de BŽrenger pour I'en emp�cher : Ñ Laissez, laissez, c'est ma tournŽe !
tout
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
et tout �a pourquoi ? É pour rien, comme �a, pour s'amuser.
¥ 1944 Le ciel est ˆ vous, film de Jean GrŽmillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 277, 1981]
Pierre : Ñ On Žtait heureux. Et puis, de nous-m�mes, on... on s'est prŽcipitŽs dans tous ces
ennuis, lˆ... Et pourquoi, hein, je te demande ? Pense qu'on s'est privŽs de tout ce qui pouvait
nous faire plaisir [É] Et tout �a pourquoi ? Pour rien, comme �a, pour
s'amuser.
Ñ avec glose du contenu de l'expression, ˆ droite :
On peut s'attendre ˆ tout. É la profondeur de cette maxime pessimiste
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 42
[É] elle avait depuis peu entendu dire par une femme sculpteur : Ç On peut s'attendre ˆ tout de la part des hommes, ils sont si muflesÈ, et frappŽe par la profondeur de cete maxime pessimiste, elle se l'Žtait appropriŽee [É]
tout de suite
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
oui É tout de suite. 1
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 87
[Coup de sonnette.] La bonne : Ñ Oui. Tout de suite. [Deuxi�me coup de sonnette. ] Patience. J'arrive.
tout le monde
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
elle rŽpondit parfois d'un ton irritŽ parfois indulgent : É ah ! tu ne seras donc jamais comme tout le monde ! 2
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 303
Maintenant, ˆ toutes les paroles de Swann elle rŽpondit parfois d'un ton irritŽ, parfois indulgent : Ç Ah ! tu ne seras donc jamais comme tout le monde ! È
tragique
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
il ne faut pas prendre la chose comme �a É ce n'est pas tragique.
¥ 1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 106, 1970]
(IrŽnŽe s'est fait ridiculiser par une bande de farceurs. Il se cache pour pleurer. Les
farceurs le dŽcouvrent.) ASTRUC. (hŽsitant). Ñ Oh ! dites donc, mon vieux, humÉ Il ne vous a pas
frappŽ ? HumÉ Il ne faut pas prendre la chose comme �a ! Dites donc, ce n'est pas tragique
!
tranquille
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ il ne faut pas [faire �a] É Ñ tu peux �tre tranquille.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 227
Ñ Mais il ne faut pas les laisser m'emmener ˆ l'h™pital, Momo. A aucun prix, il ne faut pas. Ñ Vous pouvez �tre tranquille, Madame Rosa.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu veux ? 3 É laisse-moi tranquille !
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
[Ils sont f‰chŽs.] Alexandre entre et marche de long en large. MARIE : Ñ Qu'est-ce que vous voulez ? Laissez-moi tranquille. Partez.
tu m'emb�tes É laisse-moi tranquille !
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
MéRE : Ñ Ouvre-moi, tu veux !... Ecoute, je sais que tu es lˆ... (s'Žnervant). Tu vas
me rŽpondre ? (elle essaie d'ouvrir). Eric, �a suffit maintenant... ouvre ! ERIC : Ñ Fichez-moi la
paix ! MéRE : Ñ Je m'en irai pas avant que tu aies ouvert. ERIC : ÑVous m'emb�tez !...
Laissez-moi tranquille !
va-t-en É laisse-moi tranquille !
¥ 1977 La communion solennelle, film de RenŽ FŽret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 186, 1977]
JOSETTE : Ñ Jacques, buvez cette coupe... Buvez ˆ ma santŽ. Je veux qu'tout le monde soit
heureux ! Il faut que nous soyons comme des amis, comme un fr�re et une sÏur... J'suis tellement
heureuse ! JACQUES : Ñ Va-t'en, laisse-moi tranquille.
tu auras de mes nouvelles É sois tranquille. 2
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 165
Ñ Personne d'autre [que moi] ne pourra te le [un collier] donner, car je l'ai retenu chez
Boucheron et j'ai sa parole qu'il ne le vendra qu'ˆ moi. Ñ C'est bien cela, tu as voulu me faire
chanter, tu as pris toutes tes prŽcautions d'avance [É] Mais tout n'es pas fini, sois-en sžr. Une
parole donnŽe dans ces conditions n'a aucune valeur. Tu as agi par tra”trise avec moi. Boucheron le
saura et on lui en donnera le double, de son collier. Tu auras bient™t de mes nouvelles, sois
tranquille.
absolument pas É tu peux �tre tranquille.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 133
Ñ Mais c'est le cancer, n'est-ce pas ? Ñ Absolument pas. Tu peux �tre tranquille.
je te le jure É tu peux �tre tranquille de ce c™tŽ.
¥ 1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 137
Ñ Tu es un beau petit gar�on, Momo, et c'est dangereux. Il faut te mŽfier. Pomets-moi que tu
vas pas te dŽfendre avec ton cul. Ñ Je vous promets. Ñ Jure-le-moi. Ñ Je vous jure, Madame Rosa.
Vous pouvez �tre tranquille de ce c™tŽ.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
laisse-moi tranquille ! É je t'en prie, va-t-en
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Edouard : Ñ ThŽrŽsa... Ecoute, ThŽrŽsa, je suis venu te chercher, je veux que tu descendes ˆ ce cocktail. ThŽrŽsa : Ñ Laisse-moi tranquille, je t'en prie, va-t-en.
laisse-moi tranquille ! É ne dis pas de b�tises
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
BOUVIER : Ñ Si vous ne voulez pas me donner Louise, donnez-moi sa sÏur... Qu'est-ce que �a peut faire ? Mme LESUEUR : Ñ Laissez-nous tranquilles. Ne dites pas de b�tises.
tu peux �tre tranquille. É j'ai l'habitude
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
ChloŽ : Ñ Et bon euh... pour le chat alors y a pas de probl�me ? Mme RenŽe : Ñ Pour votre chat y a pas de probl�me. J'ai l'habitude d'en garder. Vous pouvez �tre tranquille.
travers
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
chacun a ses petits travers. É que veux-tu ?
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Ñ Oui, je prŽf�re les filles. Les gar�ons sont ingrats, oublieux de leurs
devoirs, prompts ˆ dŽsobŽir. (Ce disant, il regarde la place vide de Gilles. Avec bontŽ.) Je ne suis
pas mŽchant, bien sžr, mais.. (Brusquement mŽchant et glacial.) j'ai horreur, oui, j'ai horreur
qu'on me dŽsobŽisse ! (Redevenanf bonhomme.) Chacun a ses petits travers, que voulez-vous
?
tromper (se)
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu crois ? É eh bien, tu te trompes.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Dr Germain (ŽtonnŽ) : Ñ Mais vous n'aviez pas besoin de prŽtexte [=pour me parler]. Laura : Ñ
Vous croyez ? Eh bien, vous vous trompez. C'Žtait peut-�tre vrai hier, �a ne l'est plus
aujourd'hui. Et par votre faute ! Dr Germain : Ñ Je ne comprends pas.
impossible É tu dois te tromper.
¥ 1976 La Marquise d'O, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 174, 1976]
LEOPARDO [Il annonceÉ] : Ñ Le lieutenant-colonel russe, le Comte... PERE (stupŽfait) : Ñ Le
Comte ! LEOPARDO : Ñ Oui, le Comte. PERE : Ñ Impossible ! Tu dois te tromper. LEOPARDO : Ñ
J'ai bien vu et bien entendu. Il est dans l'antichambre.
tu en est bien sžr ? É tu ne te trompes pas ?
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 161
Fr�re Tarabas : Ñ Ne restez pas ˆ genoux pour manger. A qui croyez-vous, monsieur Tripp ?
Tripp : Ñ Je crois en Dieu. Laissez-moi ma soupe. [É] Troisi�me fr�re : Ñ Vous en �tes bien sžr ?
Vous ne vous trompez pas ? Tripp : Ñ Je crois ˆ ma soupe.
tu n'y penses pas É tu te trompes compl�tement.
¥ 1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 197, 1977]
JEAN. Ñ Elles sont tr�s pauvres ? HELENE. Ñ Elles ont passŽ sans transition de l'opulence ˆ
la g�ne, ou presque. Et elles y trouvent le bonheur. Elles m'Žtonnent. JEAN. Ñ Je les admire.
Croyez-vous que je puisse essayer de les voir, de les distraire ? HELENE. Ñ Vous n'y pensez pas.
Vous vous trompez compl�tement sur le genre de cette petite, mais compl�tement. Vous n'y �tes
pas du tout ! C'est le type de la jeune personne inaccessible. On ne l'approche pas. On ne la tente
pas. On n'arrive ˆ rien.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je me suis trompŽ. 2 É pardon
¥ 1995 Nelly et M. Arnaud, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 459, 1997]
[Vincent dit avoir trouvŽ un appartement.] Nelly : Ñ ƒcoute, VincentÉ je ne sais pasÉ Je
trouve qu'on est bien comme �a. Vincent : Ñ Mais tu ne veux pas qu'on vive ensemble ? Nelly : Ñ Non.
Vincent : Ñ Bon, je me suis trompŽ, pardon.
tu ne te trompes pas ? É tu es bien sžr que [p] ?
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 333
Ce nom, murmurŽ d'un air modeste, trompa M. de Cambremer qui crut qu'il s'agissait d'un
autre. Ç Cottard ? vous ne parlez pas du professeur Cottard ? È [É] Ñ Ah ! si, justement, il est
professeur, dit M. Verdurin. Ñ Quoi ! le professeur Cottard ! Vous ne vous trompez pas ! Vous
�tes bien sžr que c'est le m�me ! celui qui habite rue du Bac ! Ñ Oui, il demeure rue du Bac, 43.
Vous le connaissez ? Ñ Mais tout le monde conna”t le professeur Cottard. C'est une sommitŽ !
[É]
trop
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
inutile É tu as trop ˆ faire.
¥ 1957 Ascenseur pour l'Žchafaud, film de Louis Malle
Ñ Je vous accompagne jusqu'ˆ votre voiture. Ñ Non non, inutile, vous avez trop ˆ faire. Au revoir, Monsieur, ˆ demain.
je ne peux pas É tu m'en demandes trop.
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 158
F. 4 : Ñ Un seul truc : ne pas faire attention. H. 1: Ñ Ne pas faire attention ? Vous �tes
bonneÉ F. 4 : Ñ Oui, je sais (plus bas), c'est lˆ-dessus qu'il compteÉque vous nÕy arriverez pas. Il
le sait parfaitementÉ c'est par lˆ qu'il vous tient. Et il s'amuse. Tandis que vousÉ [É] Voilˆ ce
qu'il faut, tenez: Ç Vous savez que j'ai rencontrŽ Bonval. Il m'a demandŽ si je vous voyaisÉ il m'a
chargŽ de ses amitiŽs pour vousÉ Je l'ai trouvŽ tr�s changŽ, il a beaucoup vieilli. Sa femme, par
contre, elle est toujours si belleÉ È (Tout bas.) Allons, allez-yÉ H. 1, voix tremblante: Ñ Oui,
elle est tr�s belleÉ Mais si vous l'aviez connueÉ Non (pleurnichant), je ne peux pasÉ Vous m'en
demandez trop, c'est impossible. Vous voulez que je coure et je ne peux pas metra”ner, �a p�se
cent tonnesÉ Je suis ŽcrasŽ, j'ŽtouffeÉ
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu m'en demandes trop. É c'est impossible
¥ 1967 N. Sarraute, Le silence, Thމtre, p. 158
F. 4 : Ñ Un seul truc : ne pas faire attention. H. 1: Ñ Ne pas faire attention ? Vous �tes
bonneÉ F. 4 : Ñ Oui, je sais (plus bas), c'est lˆ-dessus qu'il compteÉque vous nÕy arriverez pas. Il
le sait parfaitementÉ c'est par lˆ qu'il vous tient. Et il s'amuse. Tandis que vousÉ [É] Voilˆ ce
qu'il faut, tenez: Ç Vous savez que j'ai rencontrŽ Bonval. Il m'a demandŽ si je vous voyaisÉ il m'a
chargŽ de ses amitiŽs pour vousÉ Je l'ai trouvŽ tr�s changŽ, il a beaucoup vieilli. Sa femme, par
contre, elle est toujours si belleÉ È (Tout bas.) Allons, allez-yÉ H. 1, voix tremblante: Ñ Oui,
elle est tr�s belleÉ Mais si vous l'aviez connueÉ Non (pleurnichant), je ne peux pasÉ Vous m'en
demandez trop, c'est impossible. Vous voulez que je coure et je ne peux pas metra”ner, �a p�se
cent tonnesÉ Je suis ŽcrasŽ, j'ŽtouffeÉ
trouver
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
qu'est-ce que tu veux, É �a s'est trouvŽ comme �a.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 169
Ñ Tout de m�meÉ [�tre amoureuse d'] un flicard. Moi, �a me dŽbecterais. Ñ Je te comprends. Mais qu'est-ce que tu veux, �a s'est trouvŽ comme �a.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu trouves ? 2 É rŽpondait-elle ravie
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 99
Ç Comme ils ont l'air bien ŽlevŽs, comme ils ont de jolies mani�res, Žtait en train de dire M. de Charlus. Ñ Vous trouvez ? È rŽpondait Mme de Surgis, ravie.
tuer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je me tuerais plut™t. É tu ne me connais pas
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
(Fran�ois ne veut pas �tre mariŽ ˆ la riche Gilberte.) JŽr™me. Ñ Silence ! [É] Allez ! Gilberte Brunot est un parti admirable. Elle sera ta femme. Fran�ois. Ñ ‚a, je me tuerais plut™tÉ Tu ne me connais pas !
tutoyer
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne vous permets pas de me tutoyer. É on n'a pas ŽlevŽ les cochons ensemble
¥ 1995 Oral, vendeuse ˆ vendeur
Ñ Je ne vous permets pas de me tutoyer. On n'a pas ŽlevŽ les cochons ensemble.
urgence
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je n'ai pas eu le choix É il y avait urgence.
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
JULIETTE : Ñ On va voir un film, on va pas au bal... Et puis quel film d'ailleurs... C'est le
film serbe, c'est �a ? DIDIER: Ñ Bosniaque. JULIETTE : Ñ Je croyais que c'Žtait une merde. Pure
propagande fasciste, c'est ce film-lˆ ? DIDIER: Ñ Justement, jeveux vŽrifier. JULIETTE : Ñ Tu veux
vŽrifier, vŽrifier quoi ? Que tu as eu raison ? De toute fa�on tu as eu tort. On n'Žcrit pas sans
avoir vu. DIDIER: Ñ J'ai pas eu le choix. Il y avait urgence.
urger
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a presse É �a urge.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 134
Le monde entier se h‰te, le monde entier est en libertŽ provisoire entre midi et deux heures,
le temps d'avaler un remontant, de faire semblant de manger, le regard rivŽ ˆ la montre, �a presse,
�a urge, on va bouffer la vie qu'on gagne si mal.
usage
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
on peut toujours essayer É on verra ˆ l'usage.
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Ñ Non, mais on est contents quand m�me que tu sois lˆ. Enfin, moi je suis content !
Faut demander. LŽon, qu'est-ce qu'on en fait de celle-lˆ ? LEON : Ñ Je sais pas, moi. On peut
toujours essayer, on verra ˆ l'usage. CHRIS : Ñ Bon, on essaye.
utile
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ si je puis t'�tre utileÉ É Ñ non, tu es gentil
¥ 1994 Le fils prŽfŽrŽ, film de Nicole Garcia [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 452, 1996]
La standardiste : Ñ Tu as des probl�mes, Jean-Paul... Si je peux �tre utile... Jean-Paul : Ñ Non, tu es gentille...
vache
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ne sois pas vache. É Enfin quoi, allons, tout de m�me !
¥ 1979 SŽrie noire, film de Alain Corneau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 234, 1979]
STAPLIN : Ñ Alors, vous l'avez retrouvŽ ce Tikides ? FRANK : Ñ Ah non, ah non ! Non non !
Non, pas encore, mais Žcoutez �a... Attention ! (Il sort des billets de sa poche et les froisse
devant l'Žcouteur.) [J'ai vendu] une robe de chambre molletonnŽe.Comptant. STAPLIN : Ñ C'est
tr�s bien , mais �a serait encore mieux si vous mettiez la main sur ce mauvais payeur. FRANK : Ñ
Mais enfin, patron, laissez-moi le temps, quoi ! Soyez pas vache. Enfin quoi, allons, tout de
m�me !
valoir
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
prends-le pour ce que �a vaut. É le mot n'est pas de moi
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 38
"Si c'est �a que vous trouvez spirituel!" "Mon Dieu, ma i�re Oriane, rŽpondit BrŽautŽ qui,
se voyant contredit, commen�ait ˆ l‰cher pied, le mot n'est pas de moi, je vous le rŽp�te tel
qu'on me l'a dit, prenez-le pour ce qu'il vaut.
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
�a n'en vaut pas le coup. É comme dit, Dieu me pardonne ! notre Bossuet
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 272
[Brichot, ˆ Charlus qui "taxait d'inversion la grande majoritŽ de ses contemporains"] [É] si
vous vouliez prŽsenter ˆ la postŽritŽ le tableau que vous nous dites elle pourrait la trouver
mauvaise [É] on s'indignerait fort dans le camp des belles ‰mes et vous passeriez pour un
calomniateur ou pour un fol. Apr�s avoir, au concours des ŽlŽgances, obtenu le maximum et le
principat, sur cette terre, vous conna”triez les tristesses d'un blackboulage d'outre-tombe. ‚a
n'en vaut pas le coup, comme dit, Dieu me pardonne ! notre Bossuet.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ droite :
cela en vaut la peine. É il me conseillait (É) :
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 447
[É] quand il [M. de Chevregny] allait passer quelques semaines ˆ Paris, il n'y avait pas un
seul jour de perdu pour tout ce qu'Çil y avait ˆ voir È [É] il connaissait les choses de Paris avec
ce dŽtail particulier aux gens qui y viennent rarement. Il me conseillait les Ç nouveautŽs È ˆ aller
voir (Ç Cela en vaut la peine È), ne les considŽrant du reste que du point de vue de la bonne
soirŽe qu'elles font passer [É]
vaste
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
cherche ailleurs É le monde est vaste.
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Adrienne. Ñ Comme ce sont les deux seuls mecs ˆ peu pr�s baisables ici ... cherche ailleurs ! Le monde est vaste !
venir
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ �a y est ? É Ñ �a vient, �a vient !
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Michel: Ñ Magne-toi, elle [=bŽbŽ] a faimÉ ‚a y est ? Pierre: Ñ ‚a vient, �a vient !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais qu'est-ce que tu insinues encore ? É j'aimerais bien savoir o� tu veux en venir.
¥ 1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 393, 1990]
Natacha : Ñ Peut-�tre que mon p�re t'a dit qu'il m'avait tŽlŽphonŽ pour me confirmer qu'il
viendrait. Mais c'est pas pour �a que j'Žtais forcŽe de le croire. Jeanne : Ñ Eh bien je suis pas
forcŽe de te croire non plus, mais je te crois, voilˆ. Natacha :Ñ Mais qu'est-ce que tu insinues
encore ? J'aimerais bien savoir o� tu veux en venir. Je sais, tu t'imagines que j'ai tout
organisŽ pour que tu restes seule avec mon p�re.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
c'est gentil d'�tre venu. É �a me fait plaisir
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
DIDIER : Ñ ‚a va ? AURƒLIE (hospitalisŽe) : Ñ ‚a va. C'est gentil d'�tre venu. ‚a me fait plaisir. Plus que plaisir.
que c'est gentil ˆ toi d'�tre venu ! É comme vous �tes aimable !
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 203
BŽrenger : Ñ Oh ! ch�re mademoiselle Daisy ! Que c'est gentil ˆ vous d'�tre venue, comme vous �tes aimable.
Ñ avec glose de l'acte de parole, ˆ gauche :
elle remerci[ait] en disant : É c'est gentil d'�tre venu.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 44
[La princesse de Guermantes re�oit] Mais comme [É] elle n'avait ˆ leur parler de rien, d�s
qu'ils arrivaient devant elle, elle se contentait, sans se lever, d'interrompre un instant sa vaine
conversation [É] et de remercier en disant : Ç C'est gentil d'�tre venu È, non qu'elle
trouv‰t que l'invitŽ ežt fait preuve de gentillesse en venant, mais pour accro”tre encore la sienne
[É]
vent
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tire-toi É du vent !
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Forster : Ñ C'est la premi�re fois de ma vie que je sympathise avec quelqu'un ! Claude : Ñ
Avec une morte ? Ah, c'est intŽressant. Et �a te m�nera o� ? Forster : Ñ C'est comme une Žpreuve. Il
faut que je la rŽussisse. Claude : Ñ Oh, Forster, faut te ressaisir. Forster : Ñ Oh lˆ, lˆ ! Mais
j'en ai marre de tes sermons, ˆ toi ! Allez, allez, allez, tire-toi, du vent
!
ver
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu as les vers, ou quoi ? É qu'est-ce qui t'arrive ?
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
LA MERE : Ñ Yvon m'a envoyŽe aux salades, pourquoi ? LE PéRE : Ñ Pourquoi ? Pour savoir si on travaille ici, quand je suis pas lˆ ! LA MéRE (piquŽe au vif) : Ñ Eh oh! Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as les vers ou quoi ?
vŽritŽ
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ pourquoi dis-tu �a ? É Ñ parce que c'est la vŽritŽ.
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ Et si je te disais que ce sont des malfaiteurs ? B: Ñ Et pourquoi dites-vous �a ? A: Ñ Parce que c'est la vŽritŽ.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
dis-moi la vŽritŽ. É qu'est-ce qui s'est passŽ ?
¥ 1979 Il y a longtemps que je t'aime, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 237, 1979]
FRAN‚OIS : Ñ Dites-moi la vŽritŽ : qu'est-ce qui s'est passŽ avec Nathalie ? ROGER : Ñ On se sŽpare... Enfin, moi je la quitte.
vexer
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
excuse-moi É je ne voudrais pas te vexer.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 99
Botard : Ñ Moi, je travaille aussi le dimanche. Je n'Žcoute pas les curŽs qui vous font venir
ˆ l'Žglise pour vous emp�cher de faire votre boulot, et de gagner votre pain ˆ la sueur de votre
front. Monsieur Papillon, indignŽ : Ñ Oh ! Botard : Ñ Excusez-moi, je ne voudrais pas vous
vexer. Ce n'est pas parce que je mŽprise les religions qu'on peut dire que je ne les estime
pas.
ne dis pas non É tu me vexerais.
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 136
A prŽsent, nous voulons vous dŽlasser,vous amuser. Que diriez-vous si nous vous proposions un spectacle distrayant ? Ne dites pas non. Vous nous vexeriez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
je ne veux pas te vexer. É mais je dois te dire que (É)
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 44
BŽrenger, ˆ Jean : Ñ Vous avez de la force. Jean [ˆ BŽrenger, qui a bu] : Ñ Oui, j'ai
de la force. [É] J'ai aussi de la force parce que je ne suis pas alcoolisŽ. Je ne veux pas vous
vexer, mon cher ami, mais je dois vous dire que c'est l'alcool qui p�se en
rŽalitŽ.
je ne voudrais pas te vexer. É c'est g�nant de te dire �a
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 58
H. 2 : Ñ Pardonnez-moi, je ne voudrais pas vous vexer, c'est g�nant de vous dire �a, ˆ vous... vous avez ŽtŽ si bon, si patient... et j'ai tant abusŽ... Mais maintenant, voyez-vous, je n'ai plus besoin d'aide...
vice
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
tu aimes �a ? (É) É c'est du vice.
¥ 1967 N. Sarraute, Le mensonge, Thމtre, p. 129
ROBERT : Ñ Moi ils m'amusent. Je vous avouerai m�me que j'aime �a. J'adore les observer. JULIETTE : Ñ Vous aimez �a ? Qu'on vous mente ? Mais c'est du viceÉ
vie
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ dommage É Ñ c'est la vie !
¥ 1983 Vivement Dimanche, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Le dragueur : Ñ Ben alors, vous allez par lˆ ? Barbara : Ñ Oui, je pars par-lˆ. Le dragueur : Ñ Dommage. Barbara : Ñ Eh, c'est la vie !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est comme �a É c'est la vie !
¥ 1987 Grand guignol, film de Jean MarbÏuf [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 358, 1987]
Le patron : Ñ Vous pouvez me garder la boutique ? J'ai une course [galante]. Sarah : Ñ Non, n'y allez pas ! La cliente : Ñ ‚a sert ˆ rien de les r'tenir... Ils y vont toujours... C'est comme �a, c'est la vie.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
quelle vie de con É je te jure
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
Philippe : Ñ Ah, quelle vie de con, je te jure ! La m�re : Ñ Je connais beaucoup de gens qui aimeraient bien l'avoir, ta vie deÉ comme tu dis.
un peu de vie, voyons, un peu de vie !É É remuez donc !
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 142
BƒRENGER : Ñ Allons, fermez bien maintenantÉÊfermez ˆ clefÉ (ƒdouard, un peu bousculŽ,
essaie vainement de fermer, avec une petite clef, la serrure de la serviette ; il s'arr�te un peu
pour touser.) A double tour !É Ce n'est pas le moment de tousser !(ƒdouard s'efforce de ne
pas tousser, tout en continuant son jeu.) Ah, lˆ, lˆ que vous �tes maladroit, vous n'avez aucune
force dans vos doigts. Un peu de vie, voyons, un peu de vie !É Remuez donc !
Ñ avec indication de notoriŽtŽ de l'expression, ˆ droite :
il faut bien gagner sa vie. É ˆ la sueur de son front, comme dit le proh�te
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 83
VOIX D'UN HOMME : Ñ Ce n'est pas pour Žcrire, c'est pour les envoyer [mes lettres] que je
dois penser. VOIX DE LA CONCIERGE : Ñ Dame ! il faut savoir ˆ qui on les envoie ! On ne peut pas les
envoyer ˆ n'importe qui ! Il faut pas non plus que ce soit les m�mes personnes ! VOIX D'UN HOMME : Ñ
Il faut bien gagner sa vie, ˆ la sueur de son front, comme dit le proph�te.
vip�re
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais tais-toi donc, É langue de vip�re !
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
PIERRETTE. Ñ Si je m'en souviens bien mon cher fr�re vous a ŽpousŽe lorsque vous aviez dŽjˆ un peu de ventre, non... ? GABY. Ñ Mais taisez-vous donc, langue de vip�re !
vite
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
allez, plus vite que �a. É je n'ai pas de temps ˆ perdre
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 181
LE DEUXIEME AGENT : Ñ D'abord, qu'est-ce que vous fichez lˆ ? Montrez-moi vos papiers !
BƒRENGER : Ñ Mais oui, comme vous voulez, Monsieur l'AgentÉ C'est votre droit ! LE DEUXIEME AGENT :
Ñ Allez, plus vite que �a. Je n'ai gu�re de temps ˆ perdre !
allons, plus vite que �a ! É grouille-toi
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 67
Ç Cours donc faire du feu dans ma chambre, dit-il ˆ un soldat qui passait. Allons, plus vite que �a, grouille-toi. È
vivre
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a ne m'intŽresse pas É je vis tr�s bien sans.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(241)(DR15)Fj12 : Ñ qu'est-ce que �a m'apportait? pas grand chose de plus. j'ai senti (?)
qu'il y avait un petit quelque chose mais c'est tout. puis j'ai pas envie d'y toucher �a m'intŽresse
pas. je vis tr�s bien sans hein (rire)
vocation
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
j'ai manquŽ ma vocation. É je suis nŽ pour �tre [agent]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 268
[É] tout en me mettant son paletot, il [=Charlus] me le collait contre les Žpaules, me le
mettait le long du cou, relevait le col, et de sa main fr™lait mon menton, en s'excusant. Ç Ë son
‰ge, �a ne sait pas mettre une couverture, il faut le bichonner, j'ai manquŽ ma vocation,
Brichot, j'Žtais nŽ pour �tre bonne d'enfants. È
voir
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu arrives maintenant [=tard] ? É Ñ ben tu vois. 1
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
FRAN‚OIS : Ñ Tu arrives maintenant [=tard] ? LUCIE : Ñ Ben, tu vois. FRAN‚OIS : Ñ Vous �tes allŽs au cinŽma ? C'Žtait bien ? LUCIE : Ñ Nul.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu ne vois pas que [p] ? É Ñ ahÉ excuse-moi
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La m�re, ˆ Betty : Ñ Que tu le veuilles ou non, tu es une femme, et une femme ne dit pas de
grossi�retŽs, hein ! C'est pas moi qui l'ai inventŽ. [É] Denis : Ñ Ben moi si je peux me permettreÉ
La m�re : Ñ On vous a rien demandŽ, ˆ vous ! Vous voyez pas qu'on parle entre nous ? Denis :
Ñ AhÉ Excusez-moi.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
mais qu'est-ce qu'[elle] vient faire ici ? É �a n'a rien ˆ voir. 1
¥ 1977 La dentelli�re, film de Claude Goretta [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 267, 1981]
Marianne (militante, ˆ Fran�ois). Ñ Toi, en dehors des cours et de tes bouquins, rien ne te
concerne ! GŽrard. Ñ Tu oublies l'amour ! (En fait Fran�ois vient de rompre avec BŽatrice.)
Marianne. Ñ Parlons-en de l'amour ! Tu te conduis avec BŽatrice comme un patron, justement. Elle ne
va plus, alors tu la congŽdies. Fran�ois. Ñ Mais qu'est-ce-qu'elle vient faire ici ? ‚a n'a rien
ˆ voir !
qu'est-ce que tu deviens ? É il y a longtemps qu'on ne te voit plus.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ Qu'est-ce que tu deviens ? Il y a longtemps qu'on ne te voit plus. JESSA : Ñ J'Žtais aux ƒtats-Unis. Mais je suis de retour depuis six mois dŽjˆ.
ne [fais] pas [�a] É je n'aime pas te voir [faire a].
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 170
Nous ne nous mettons pas assez dans le cÏur de ces pauvres femmes de chambre qui ne peuvent
pas nous voir pleurer, comme si pleurer nous faisait mal ; ou peut-�tre leur faisait mal, Fran�oise
m'ayant dit quand j'Žtais petit : Ç Ne pleurez pas comme cela,je n'aime pas vous voir pleurer
comme cela. È
c'est son probl�me É je n'ai rien ˆ voir lˆ-dedans.
¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiath�que, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
BŽrŽnice : Ñ [Tu as vu] le titre ? Julien : Ñ Ç L'instituteur prŽf�re l'arbre ˆ la biblioth�que. È ‚a, c'est son probl�me, hein, moi, je n'ai rien ˆ voir lˆ-dedans.
bon, maintenant �a va comme �a ! É je ne veux plus te voir.
¥ 1981 Les annŽes lumi�re, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 271, 1981]
LE PATRON : Ñ Tu Žtais malade ou tu n'avais pas envie [de venir travailler] ? JONAS : Ñ Les
deux, c'est ce que j'essaie de te dire. L'idŽe de laver des verres �a m'a rendu malade. ‚a m'a fait
dŽgueuler. LE PATRON : Ñ Bon maintenant �a va comme �a. Je neveux plus te voir
ici.
barre-toi ! É je t'ai assez vu.
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
MARC : Ñ Allez, �a commence ˆ bien faire les petits meetings dans ma chambre... Barre-toi, je t'ai assez vu. Mais barre-toi, je te dis !
dŽbine-toi É je t'ai assez vu.
¥ 1937 PŽpŽ le Moko, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 270, 1981]
PŽpŽ (ˆ In�s ; hurle) : Ñ ‚a suffit, toi, hein! rentre ˆ la maison. Allez... Et
dŽbinez-vous, vous autres. Je t'ai assez vue ! (A Carlos) Et fous le camp toi aussi. J'en ai
assez, je veux plus vous voir ni les uns ni les autres. Elle m'avait pourtantdit qu'elle
reviendrait.
fiche le camp, va ! É je t'ai assez vu.
¥ 1983 Vivement Dimanche, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
Bertrand : Ñ Le journal voudrait bien une vieille photo de ton patron. Alors, si tu pouvais... Barbara : Ñ Et puis quoi encore ? T'as qu'ˆ faire son portrait robot. Allez, allez, fiche le camp, va, on t'a assez vu ! File !
fous le camp ! en vitesse ! É je t'ai assez vu.
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 209
Et aujourd'hui j'aurais le toupet de lui soutirer de l'argent, de l'escroquer, de la faire
chanter, et puis quoi encore ? Ah ! �a, jamais ! Petit salaud. Pas un radis. Pas un centime. Que je
foute le camp en vitesse. M'a assez vu. Me trouve puant.
va-t-en É je t'ai assez vu.
¥ 1969 R. Sabatier, Les Allumettes suŽdoises, p. 99
Il s'esuya la bouche du revers de sa main et la remercia en l'assurant qu'il n'avait jamais
rien mangŽ de si bonÉ Alors, elle lui caressa la joue et lui dit : Ç Grand bandit, va ! È mais elle
ajouta aussit™t : Ç Tu as assez fait le pitre, va-t'en, je t'ai assez vu ! È
inutile de te cacher, je sais que tu es lˆ É je t'ai vu.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Dans la for�t.) TISANE. Ñ Tonkin ? Tu es lˆ, Tonkin. Oh, inutile de te cacher, je sais que tu es lˆ. Je t'ai vu.
je ne sais pas encore É je vais voir.
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
CATHERINE : Ñ Mais qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? VINCENT : Ñ Je sais pas encore. Je vais voir... J'ai plein de trucs en vue, lˆ... Je sais pas, je vais souffler un peu quoi !... Je vais repartir...
tu bouges pas É je vais voir ce que je peux faire.
¥ 1979 Buffet froid, film de Bertrand Blier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 245, 1980]
(Alphonse congŽdie lÕAssassin qui sÕest rŽfugiŽ chez lui pour la nuit parce quÕil a peur de
rentrer. LÕAssassin sÕen va.) ALPHONSE Ñ Une seconde, s'il te pla”t, une seconde ! L'ASSASSIN Ñ
Qu'est-ce qu'il y a ? ALPHONSE Ñ J'ai dit: Ç Une seconde È ! (Alphonse ram�ne l'assassin, chez lui,
sans douceur, par la peau du cou.) ALPHONSE. Ñ Tu restes lˆ, tu bouges pas, je vais voir ce que
je peux faireÉ
je ne sais pas É je verrai.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Je crois que Marie est revenue. VƒRONIKA : Ñ Vous ne saviez pas ? ALEXANDRE : Ñ
Non. Aujourd'hui... demain... Je ne savais pas au juste. VƒRONIKA : Ñ Elle va s'apercevoir que je
suis venue. ALEXANDRE : Ñ Ah �a. je crois qu'elle le sait dŽjˆ.VƒRONIKA : Ñ Qu'allez-vous lui dire ?
ALEXANDRE : Ñ Je ne sais pas, je verrai.
attends É nous verrons cela plus tard.
¥ 1961 AmŽlie ou le temps d'aimer, film de Michel Drach [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
LE VALET : Ñ Dois-je prŽparer la chambre de Mlle Fany ? ELISA, hŽsitante : Ñ Oh ! attendez... Nous verrons �a plus tard. ELISA (ˆ Elisa) : Vous comprenez, je ne m'attendais pas du tout ˆ vous voir arriver.
attention É on peut nous voir.
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Laura [au Dr. Germain qui lui baise la main] Ñ Attention, on peut nous voir. Dr Germain Ñ Et quel mal y a-t-il ? Laura Ñ Rien, bien sžr. Mais il faut prendre garde !
tais-toi, tu dis n'importe quoi ! É on t'y verrait !
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
SYLVIE (gravement) : Ñ PŽpŽ va plus travailler... OLIVIER : Ñ Non mais attendez, c'est pas
non plus la peine de faire cette t�te d'enterrement ! Il ne sera plus obligŽ de se crever la
paillasse pour ce boulot de merde ! SYLVIE : Ñ Oh arr�te ! Tais-toi ! Tu dis n'importe quoi ! On
t'y verrait toi si tu perdais ton boulot !
je ne sais pas É on verra. 1
¥ 1991 Conte d'hiver, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 415, 1992]
FŽlicie : Ñ Et puis, il y a une preuve, non plut™t un signe que je ne l'aime pas. C'est que je n'aimerais pas avoir d'enfants de lui. Alors que je pourrais en avoir de Maxence. Enfin, je ne sais pas, on verra.
faut pas s'en faire É on verra bien
¥ 1960 Tirez sur le pianiste, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 363, 1987]
LŽna : Ñ Ils ont dit : Ç A bient™t È [=menace]. Charlie : Ñ Faut pas s'en faire. On verra bien. LŽna : Ñ C'est �a, faut pas s'en faire. Le revolver, il marche sžrement avec des bouchons.
ce n'est pas le moment É on verra �a une autre fois.
¥ 1969 Un fils unique, film de Michel Polac [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 100, 1970]
ERIC : Ñ Je voulais te demander si... si t'avais pas un peu d'argent. PéRE : Ñ Ecoute... hum... non... C'est pas le moment. On verra �a une autre fois.
qu'est-ce que vous voyez ? É qu'est-ce que tu vois ?
¥ 1981 Garde ˆ vue, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 289, 1982]
MARTINAUD : Ñ Venise. L'h™tel d'AmŽrique. C'est lˆ que tout s'est dŽtraquŽ. La jeune mariŽe a
commencŽ ˆ avoir des migraines ˆ rŽpŽtition, ˆ trouver que... j'avais des idŽes fixes. Ma soi-disant
perversitŽ l'Žtonnait, para”t-il. Mais l'Žtonnement n'a pasdurŽ longtemps. Il y a eu le dŽgožt,
la... la rŽpugnance. ‚a s'est gangrenŽ... tout doucement. Bref, quand je suis rentrŽ boulevard
de-Lattre, je me suis retrouvŽ au fond du couloir, avec ma... brosse ˆ dents. Vous voyez �a...
GALLIEN : Ñ Je vois, oui... MARTINAUD : Ñ Voyons, voyons... Qu'est-ce que vous voyez ? Qu'est-ce
que vous voyez, monsieur Gallien ? Rien ! Rien de rien ! Et vous savez pourquoi ? Parce que vous
poursuivez votre histoire... Pendant que je vous en raconte une autre !
tu es compl�tement fou ! É si on nous voit !
¥ 1989 Noce blanche, film de Jean-Claude Brisseau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 388, 1989]
Fran�ois : Ñ Tu es folle ! Qu'est-ce que tu fais lˆ ? Mathilde : Ñ J'ai envie de faire l'amour. On se dŽp�che. [É] Fran�ois : Ñ Tu es compl�tement folle ! Si on nous voit !
tu me connais É tu me vois, [faire L] ?
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LE PéRE : Ñ Au fait, tu connais la derni�re ? Le chef du personnel est venu me voir, il a dit
qu'il voulait me changer de poste. FRANK : Ñ Quand est-ce qu'il t'a dit �a ? LE PéRE : Ñ Cet
apr�s-midi. Il m'a dit texto que l'atelier c'Žtait trop fatigant pour un vieux Ç shnock È comme moi.
Il veut me trouver un truc plus Ç lŽger È. FRANK : Ñ Et toi, qu'est-ce que tu lui as rŽpondu ? LE
PéRE : Ñ Attends, tu me connais, j'ai rŽpondu que je n'Žtais pas d'accord... Tu me vois ˆ la
vŽrification... ?
je ne t'ai rien dit É tu ne m'as pas vu
¥ 2012 Cherchez Hortense, film de Pascal Bonitzer
Lobatch, ˆ Damien : Ñ Je ne t'ai rien dit, tu ne m'as pas vu., hein, allez !
qu'est-ce que tu fais ? 2 É tu ne vois pas que [p] ?
¥ 1976 La meilleure fa�on de marcher, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 169, 1976]
GERARD : Ñ HŽ, les m™mes !... Qu'est-ce que vous foutez ?... Vous voyez pas qu'il pleut, non ? ...
tu peux parler É tu t'es vu ? 2
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
BŽatrice : Ñ Tu joues la comŽdie. Tu veux avoir l'air de quelqu'un d'extraordinaire. C'est facile d'�tre mŽchant. Forster : Ñ Tu peux parler ! Tu t'es vue, avec ton bonhomme ?
c'est clair É tu vois bien ! 1
¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
Didier se prŽcipite vers AurŽlie qui se tord par terre. UNE FEMME : Ñ Mais qu'est-ce
qu'elle a ? DIDIER: Ñ Coliques nŽphrŽtiques ! Coliques nŽphrŽtiques ! FEMME: Ñ Vous �tes mŽdecin ?
DIDIER: Ñ Non mais c'est clair, vous voyez bien, vous n'avez jamais vu une crise de coliques
nŽphrŽtiques ?
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ah ! tu vois ! 2 É je ne suis pas fou
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 102
Monsieur Papillon : Ñ Dites donc, BŽrenger, vous aussi vous avez vu des rhinocŽros ? [É]
BŽrenger : Ñ Mais oui, bien sžr, je l'ai vu ! [É] Daisy [qui vient de prŽtendre l'avoir vu, et qui
n'est pas crue] : Ñ Ah ! vous voyez, je ne suis pas folle.
enfin, voyons ! 3 É soyez raisonnable
¥ 1975 Le juge et l'assassin, film de Bertrand Tavernier [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 171, 1976]
JUGE : Ñ Ecoutez, Bouvier. Les juges d'instruction sont obligŽs de faire raconter aux
inculpŽs toutes les circonstances des crimes qu'ils ont avouŽs. C'est la loi. Je n'y peux rien...
Saperlipopette !... Enfin, voyons, soyez raisonnable, aidez-moi.
j'aimerais te voir, É est-ce possible ?
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ J'aimerais vous voir, Commissaire, est-ce possible ?
je n'ai rien ˆ voir avec vous. É je ne vous connais pas
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
[Le patron vire un employŽ.] SYNDICALISTE : Ñ Excusez-.moi. Je suis dŽlŽguŽ syndical de la boulangerie, je voudrais vous parler. PATRON : Ñ Non non, je n'ai rien ˆ voir avec vous. Je ne vous connais pas.
on ne te voit jamais. É il faut sortir un peu
¥ 1996 Y aura-t-il de la neige ˆ No‘l ?, film de Sandrine Veysset [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
INSTITUEUR : Ñ [Vos enfants] vous ont dit qu'il y avait la tombola de No‘l, samedi apr�s-midi
ˆ l'Žcole... Vous viendrez ? LA MéRE : Ñ Je ne pense pas. INSTITUTEUR : Ñ Mais pourquoi ? On vous
voit jamais ! Faut sortir un peu !
si NÉ nous voyait, 2 É il serait f‰chŽ
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Muguet rend visite ˆ Monsieur, sequestrŽ dans lÕŽcurie.) MUGUET. Ñ Tenez. MONSIEUR. Ñ Des
cigarettes ! MUGUET. Ñ Je les ai achetŽes au bourg. Mais pourquoi me regardez-vous comme �a ?
MONSIEUR. Ñ Il est tr�s beau votre pays. MUGUET. Ñ Ah c'est votre pays aussi. MONSIEUR. Ñ Si peu, et
il me re�oit si mal. [É] MONSIEUR. Ñ Si Tonkin nous voyait, il serait f‰chŽ. MUGUET. Ñ
Pourquoi ? MONSIEUR. Ñ Il pourrait se faire des idŽes. MUGUET. Ñ Quelles idŽes ? MONSIEUR. Ñ Il
n'est pas jaloux ? MUGUET. Ñ Il n'apas ˆ �tre jaloux. MONSIEUR. Ñ Ah ? Pourtant il m'avait semblŽ
que É MUGUET. Ñ Mais Tonkin est mon cousin, c'est tout !
t'as pas vu NÉ ? É je le cherche partout
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
MARC. Ñ T'as pas vu Raymond ? Je le cherche partout. BERNARD. Ñ Non.
t'as vu ? É regarde !
¥ 1980 Le dernier mŽtro, film de Fran�ois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 304, 1983]
LA DAME. Ñ T'as vu, regarde, c'est Marion Steiner.
tu vas voir. 2 É ne t'inqui�te pas
¥ 1974 Vincent, Fran�ois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 154, 1974]
VINCENT : Ñ Tu vois, rien que d[e t]'en avoir parlŽ, lˆ... Je sais pas comment je vais faire,
mais c'est pas possible que... Non... et puis, et puis... tu me vois un peu mal fichu parce que...
Bon, avec toi, je ne me g�ne pas... mais tu vas voir, t'inqui�te pas, va [je vais m'en
sortir].
voyons ! 3 É calme-toi
¥ 1958 E. Ionesco, Les Chaises, Folio p. 40
LE VIEUX : Ñ Je suis orphelin dans la vie, tu n'es pas ma mamanÉ LA VIEILLE : Ñ Voyons, calme-toi, ne te mets pas dans cet ŽtatÉ
voyons ! 3 É tu es ridicule
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 181
BŽrenger : Ñ Ce n'Žtait pas une toux [la mienne] Žtrange ? C'Žtait bien une vŽritable toux
humaine ? Dudard : Ñ Qu'allez-vous chercher ? C'Žtait une toux humaine. Quel autre genre de toux
cela aurait-il pu �tre ? BŽrenger : Ñ Je ne sais pasÉ Une toux d'animal, peut-�treÉ Est-ce que �a
tousse, un rhinocŽros ? Dudard : Ñ Voyons, BŽrenger, vous �tes ridicule, vous vous crŽez des
probl�mes, vous vous posez des questions saugrenues.
Ñ avec glose d'un geste, ˆ gauche :
souriant, elle haussa lŽg�rement les Žpaules, comme pour dire "vous �tes fou, É vous voyez bien que �a me pla”t"
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 225
- "Sinc�rement je ne vous g�ne pas? Voyez, il y a un peu... je pense que c'est du pollen qui
s'est rŽpandu sur vous, vous permettez que je l'essuie avec ma main? Je ne vais pas trop fort, je ne
suis pas trop brutal? Je vous chatouille peut-�tre un peu? mais c'est que je ne voudrais pas toucher
le velours de la robe pour ne pas le friper. Mais, voyez-vous, il Žtait vraiment nŽcessaire de les
[=les catleyas de votre corsage] fixer, ils seraient tombŽs; et, comme cela, en les enfon�ant un peu
moi-m�me... SŽrieusement, je ne suis pas dŽsagrŽable? Et en les respirant pour voir s'ils n'ont
vraiment pas d'odeur non plus? Je n'en ai jamais senti, je peux? dites la vŽritŽ"? Souriant, elle
haussa lŽg�rement les Žpaules, comme pour dire "vous �tes fou, vous voyez bien que �a me
pla”t".
vouloir
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ j'ai un service ˆ te demander É Ñ oui, ce que tu veux
¥ 1985 Trois hommes et un couffin, film de Coline Serreau [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 356, 1987]
Paul: Ñ Je dois partir mais j'ai un service ˆ te demander. Jacques: Ñ Oui. Ce que tu veux, mais dŽp�che-toi, j'ai quelque chose sur le feu, lˆ.
Ñ je peux voir NÉ ? É Ñ qu'est-ce que tu lui veux ?
¥ 1974 Les doigts dans la t�te, film de Jacques Doillon [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 158, 1975]
CHRIS : Ñ Bonjour madame ! On peut voir Rosette [=votre fille] ? MERE : Ñ Qu'est-ce que vous lui voulez ? CHRIS : Ñ On est des amis ˆ elle, on est venus de Paris pour la voir. On a travaillŽ ensemble.
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ que veux-tu dire par lˆ ? É Ñ tu comprends tr�s bien
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 16
Jean : Ñ Ce n'est pas d'eau que vous avez soif, mon cher BŽranger. BŽrenger : Ñ Que
voulez-vous dire par lˆ, mon cher Jean ? Jean : Ñ Vous me comprenez tr�s bien. Je parle de
l'ariditŽ de votre gosier. C'est une terre insatiable.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
oh et puis apr�s tout, É fais ce que tu voudras.
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
Ñ Oh et puis apr�s tout, faites ce que vous voudrezÉ
je suis chez moi É je fais ce que je veux.
¥ 1997 L'autre c™tŽ de la mer, film de Dominique Cabrera [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 467, 1997]
Djaffar : Ñ Excuse-moi, mais t'Žl�ves ta fille comme tu veux, mais ˆ moi elle me parle pas comme �a ! Belka : Ñ Elle est chez elle et elle fait ce qu'elle veut !
pardonne-moi É je n'ai pas voulu.
¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 239
BŽrnger : Ñ De l'Žnergie ? Tu veux de l'Žnergie ? Tiens, en voilˆ, de l'Žnergie ! (Il lui
donne une gifle.) Daisy : Ñ Oh ! jamais je n'aurais cruÉ BŽrenger : Ñ Oh ! pardonne-moi, ma
chŽrie, pardonne-moi ! (Il veut l'embrasser, elle se dŽgage.) Pardonne-moi, ma chŽrie. Je
n'ai pas voulu. Je ne sais pas ce qui m'est arrivŽ, comment ai-je pu me laisser emporter
!
tu sais ce que je t'ai dit É maintenant, fais ce que tu voudras.
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 113
[Swann refuse que Gilberte aille au concert] Il appela Gilberte et la prit ˆ part dans la
pi�ce ˆ c™tŽ. On entendit des Žclats de voix. [É] Enfin Swann sortit en lui disant: "Tu sais ce que
je t'ai dit. Maintenant, fais ce que tu voudras." ./. La figure de Gilberte resta contractŽe
pendant tout le dŽjeuner, apr�s lequel nous all‰mes dans sa chambre.
qu'est-ce qu'il attend ? quest-ce qu'il croit ? É qu'est-ce que tu veux, au juste ? 4
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 65
Ñ C'est [=les "lunettes antisolaires"] en prime pour tout acheteur de bloudjinnzes, dit le
colporteur qui voit l'affaire dans le sac. ./. Zazie en est pas sžre. Alors quoi, i va pas se
dŽcider ? Qu'est-ce qu'il attend ? Qu'est-ce qu'i croit ? Qu'est-ce qu'il veut ? C'est
sžrement un sale type, pas un dŽgožtant sans dŽfense, mais un vrai sale type.
comment �a ? É qu'est-ce que tu veux dire ?
¥ 1982 Pauline ˆ la plage, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 313, 1983]
Pierre. Ñ J'en ai la preuve ! La preuve photographique ! MatŽrielle ! Tiens si j'avais eu un apareil de photo ˆ ce moment-lˆ... Marion. Ñ Comment �a ? Qu'est-ce que tu veux dire ? O� ?
explique-toi É qu'est-ce que tu veux dire ?
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 139
La bonne : Ñ Ne vous mettez pas dans cet Žtat, Monsieur, gare ˆ la fin ! ‚a vous m�nera loin,
�a vous mŽnera loin, tout �a. Le professeur : Ñ Je saurai m'arr�ter ˆ temps. La bonne : Ñ On le dit
toujours. Je voudrais bien voir �a. L'Žl�ve : Ñ J'ai mal auxdents. La bonne : Ñ Vous voyez, �a
commence, c'est le sympt™me ! Le professeur : Ñ Quel sympt™me ? Expliquez-vous ? Que voulez-vous
dire ?
quoi ? É quoi ? Qu'est-ce que tu me veux ?
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
LE PLOMBIER (menacŽ par les dŽtenus ˆ qui il a volŽ des cigarettes en leur absence). Ñ Quoi ? Qu'est-ce que vous me voulez ?
oui É si on veut.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 342
Ñ Mais est-ce que l'endroit n'est pas tr�s joli ? Ñ MmmmouiiiÉ Si on veut. Moi j'avoue franchement que j'aime cent fois mieux la vue d'ici sur cette vallŽe.
oui É si tu veux. 4
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 81
LE FILS : Ñ C'estÉ mais �a me g�ne de vous le direÉ je vais vous choquer. ELLE : Ñ Non, non,
je t'en prie, dis-le. LE FILS, hŽsitant : Ñ Eh bien, c'est cette expression Ç C'est beau È. �a me
dŽmolit toutÉ il suffit qu'on plaque �a sur n'importe quoi et aussit™tÉ tout prend un airÉ ELLE : Ñ
OuiÉ je crois que je vois. LE FILS : Ñ Oui, tu vois. ELLE : Ñ Je comprendsÉ �a devient convenuÉ
n'est-ce pas ? LE FILS : Ñ Oui, si tu veux.
oui É si tu veux 4
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT. Tiens, mon argent. GABI. Notre argent. ALBERT. Oui, si tu veux. Eh ben, tu le
vois ? Je perce un trou. Je passe une ficelle. (Albert se met le porte-monnaie en sautoir autour du
cou.) Eh ben, venez me le prendre si vous l'osez, hein ?
oui É si tu veux. 4
¥ 1960 Le trou, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 14, 1962]
MONSEIGNEUR. Ñ Quels Žtaient tes Ç moyens d'existence officiels È (il rit.) Au tribunal,
c'est ceux-lˆ qui comptent. GASPARD, avec dignitŽ. Ñ Je vendais des voitures, mon vieux. MANU. Ñ En
somme, tu vivais avec l'argent de ta femme ? GASPARD, souriant assez cyniquement. Ñ Oui ! Si tu
veux.
tu aurais pu [rester encore un peu] É si tu voulais. 1
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 363
Ç Albertine, lui dis-je, je n'ai aucun sommeil. Si vous-m�me vous n'avez pas envie de dormir, vous auriez pu rester encore un peu, si vous voulez, mais je n'y tiens pas, et surtout je ne veux pas vous fatiguer. È
je m'en fous É tu fais ce que tu veux.
¥ 1991 Bar des rails, film de CŽdric Kahn [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 417, 1992]
Richard : Ñ Je peux vous prendre une cigarette ? Marion : Ñ Tu fumes ? Richard : Ñ BenÉ des fois. Marion : Ñ Tiens, moi je m'en fous, tu fais ce que tu veux.
je te dis �a É tu fais comme tu veux.
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
Mme RenŽe : Ñ C'est cher, un cafŽ dix francs [au Pause-CafŽ], vous imaginez ? Dix francs !
Vous �tes folle [de le frŽquenter], tandis que le petit cafŽ, lˆ, quatre francs, c'est aussi bien,
enfin je vous dis �a, vous faites comme vous voulez.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ah ! que veux-tu ! 3 É c'est normal
¥ 1980 N. Sarraute, C'est beau, Thމtre, p. 74
LUI : Ñ Moi ˆ cet ‰ge-lˆ, j'Žtais idiot. Un peu arriŽrŽ. Toujours dans les livres. Dans les
musŽes. Mais luiÉ ah oui, pour �a oui, lui, ces choses-lˆ, �a l'ennuieÉ il n'aime pas �aÉ lui, c'est
les bandes dessinŽesÉ la tŽlŽ. Voix : Ñ Ah que voulez-vous,il est de son tempsÉ c'est normal,
il est comme tout le monde.
c'est bien ce que tu voulais. 2 É c'est ce que tu cherchais
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 20
H. 2 : Ñ Allons, dis-le, j'Žtais quoi ? H. 1 : Ñ Tu Žtais jaloux. H. 2 : Ñ Ah nous y sommes, c'est vrai. C'est bien ce que tu voulais, c'est ce que tu cherchais, que je sois jaloux... Et tout est lˆ.
maintenant, tu feras ce que tu voudras. É tu es prŽvenu
¥ 1943 Le Corbeau, film de Henri-Georges Clouzot [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 187, 1977]
Denise Ñ Tous les hommes que j'ai voulus, le les ai eus, moi, l'infirme ! (É) Maintenant, tu feras ce que tu voudras. Tu es prŽvenu, tu sais ˆ qui tu as affaire.
pour qui veux-tu que ce soit ? É pour le Pape ?
¥ 1946 Un revenant, film de Christian-Jaque [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 399, 1991]
Genevi�ve (entrant). Ñ Oh, les jolies fleurs ! Elles sont pour moi ? Edmond. Ñ Pour qui veux-tu que ce soit ? Pour le pape ?
qu'est-ce que tu veux ? 2 É faut ce qu'il faut !
¥ 1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 251, 1980]
ALBERT (le patron). Mais c'est pas une pŽtaudi�re ici. Je vous assure moi, que je tiens en
mains et j'ouvre l'Ïil. Parce que j'aime mieux passer pour une vache que pour un ballot. D'ailleurs,
ils savent bien quÕavec moi y a rien ˆ faire. ‚a mÕemp�che pas dÕ�tre juste, seulement qu'est-ce
que vous voulez, hein, faut ce qu'il faut ! L INSPECTEUR. ‚a doit pas �tre dr™le ici toute la
journŽe.
qu'est-ce que tu veux ? 3 É �a s'est trouvŽ comme �a
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 169
Ñ Tout de m�meÉ [�tre amoureuse d'] un flicard. Moi, �a me dŽbecterais. Ñ Je te comprends. Mais qu'est-ce que tu veux, �a s'est trouvŽ comme �a.
qu'est-ce que tu veux ? 3 É je ne peux pas appeler �a [de la peinture]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 201
Au nom du ciel, apr�s un peintre comme Monet, qui est tout bonnement un gŽnie, n'allez pas
nommer un vieux poncif sans talent comme Poussin. Je vous dirai tout nžment que je le trouve le plus
barbifiant des raseurs. Qu'est-ce que vous voulez, je ne peux pourtant pas appeler cela de la
peinture.
qu'est-ce que tu veux ? 3 É je n'y peux rien
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 280
Ç HŽ bien ! ce pauvre Dechambre ! È dit-il, mais ˆ mi-voix [É] Ç C'est affreux, rŽpondit
allŽgrement M. Verdurin. Ñ Si jeune È, reprit Brichot. AgacŽ de s'attarder ˆ ces inutilitŽs, M.
Verdurin rŽpliqua d'un ton pressŽ et avec un gŽmissement suraigu, nonde chagrin, mais d'impatience
irritŽe : Ç HŽ bien oui, mais qu'est-ce que vous voulez, nous n'y pouvons rien, ce ne seront
pas nos paroles qui le ressusciteront, n'est-ce-pas ? È
qu'est-ce que tu veux ? 4 É laisse-moi tranquille
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
[Ils sont f‰chŽs.] Alexandre entre et marche de long en large. MARIE : Ñ Qu'est-ce que vous voulez ? Laissez-moi tranquille. Partez.
qu'est-ce qu'il veut, lui ? 4 É qu'est-ce qu'il cherche ?
¥ 1993 Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, film de Laurence Ferreira Barbosa [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 433, 1994]
Martine : Ñ Bon Žcoute Germain, arr�te maintenant. Viens. Fr�re (mena�ant) : Ñ
Attends, il y a quelque chose qui te dŽrange, lˆ ? Germain : Ñ Mais �a va ! L‰che-nous, regarde tes
bagnoles tourner en rond [ˆ la tŽlŽ] et fais pas chier. Martine : Ñ Bon Žcoute Germain, tu gardes
ton sang-froid ! Fr�re : Ñ Attends qu'est-ce qu'il veut lui ? Eh ! qu'est-ce qu'il cherche
?
que veux-tu ? 3 É c'est humain
¥ 1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel CarnŽ [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Ñ HŽlas ! Les meilleurs d'entre nous se rŽjouissent du malheur des autres. Que voulez-vous ? C'est humain !
que veux-tu ? 3 É excusez-moi
¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 158
[Est-ce "L'homme" qui a volŽ la serviette d'ƒdouard ? VŽrification faite, elle ne contient
pas des documents mais des bouteilles.] ƒDOUARD, ˆ BŽrenger : Ñ Mais alors, o� est votre serviette ?
L'HOMME : Ñ Je vous disais bien que c'Žtait la mienne. [É] ƒDOUARD, toujours indiffŽrent et
immobile : Ñ Comment savoir ? Je la cherche, vous voyez bien. [É] BƒRENGER, ˆ ƒdouard : Ñ
Vous �tes impardonnable [de l'avoir perdue] ! ƒDOUARD, ˆ BŽrenger, pleurnichant : Ñ Oh, vous
m'offensez ! Je suis malade. BƒRENGER : Ñ Excusez-moi, que voulez-vous ! Comprenez mon
Žtat.
que veux-tu ? 3 É les femmes, tu saisÉ
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 304
Odette n'aime pas que je prenne LorŽdan [=cocher], elle ne le trouve pas bien pour moi; enfin que veux-tu, les femmes, tu sais ! je sais que �a lui dŽplairait beaucoup.
que veux-tu ? 3 É [les morts] sont [les morts]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 172
Ñ Il n'est pas possible qu'elle ne m'aime plus. J'aurai beau l'embrasser, est-ce qu'elle ne me sourira plus jamais ? Ñ Que veux-tu, les morts sont les morts.
que veux-tu 3 É [l'histoire] est [l'histoire]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 322
Mais que voulez-vous, l'histoire est l'histoire, nous n'y pouvons rien et il ne dŽpend pas de nous de la refaire.
que veux-tu, que veux-tu !É 3 É c'est terrible
¥ 1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
La femme : Ñ Je ne m'y attendais pas. Tout lui rŽussissais. Il s'en sortait toujours au
dernier moment. L'ami : Ñ Dans l'Žtat de fatigue o� il Žtait ! Vous n'auriez pas dž le laisser. La
femme : Ñ Que voulez-vous, que voulez-vous !É C'est terrible.
si l'on veut, oui. 4 É oui
¥ 1954 E. Ionesco, La Le�on, Folio 236, p. 141
Le professeur : Ñ Regardez [le couteau], allons, vite , rŽpŽtez : cou. L'Žl�ve : Ñ Ah,
si vous y tenez. CouÉ couteau. (Un instant lucide, ironique.) C'est du nŽo-espagnol. Le
professeur : Ñ Si l'on veut, oui, du nŽo-espagnol, mais dŽp�chez-vous.
si on veut, oui. É oui
¥ 2000 Ressources humaines, film de Laurent Cantet [dialogues publiŽs par Arte Editions / Editions 00h00.com, coll. ScŽnars, Paris, 2000]
LA MéRE : Ñ Alors, qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ? Tu n'as pas travaillŽ du tout ?
FRANK : Ñ J'ai pas vraiment eu le temps. Je me suis installŽ dans mon bureau. J'ai mis de l'ordre
pour me faire de la place. LA MéRE : Ñ Tu as un bureau ˆ toi ? FRANK : Ñ Si on veut, oui.
C'est pas vraiment le grand luxe, mais j'ai un bureau.
si tu veux. 3 É pour te faire plaisir
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ Il faudrait tout de m�me prŽvenir la policeÉ B: Ñ La police ? si vous voulez mais ce sera bien pour vous faire plaisirÉ
si tu veux. 4 É oui
¥ 1966 E. Ionesco, La soif et la faim, Gallimard, p. 124
Jean : Ñ Je comprends : vous tenez une auberge ˆ l'ancienne mode ; un relais pour voyageurs.
Fr�re Tarabas : Ñ Si vous voulez, oui, un relais pour voyageurs. Vous pouvez appeler cette
maison l'auberge, c'est le mot juste. Vous n'avez pas vu l'enseigne, dehors ?
si tu veux, oui. 4 É oui
¥ 1970 Charles mort ou vif, film de Alain Tanner [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 109, 1970]
Reporter: Ñ Vous pensiez, peut-�tre, �tre mieux en mesure de la contr™ler de cette fa�on ? Charles: Ñ Si vous voulez, oui.
tu fais ce que tu veux. É mais ne me raconte pas d'histoires
¥ 1997 Western, film de Manuel Poirier et Jean-Fran�ois Goyet [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1997]
PACO : Je t'assure Nino, j'ai pas fait l'amour avec. NINO : Tu fais ce que tu veux, mais ne me raconte pas d'histoires. Pas ˆ moi... PACO : On s'est juste amusŽs, c'est tout.
tu fais ce que tu veux. É tu ne veux pas [aller ˆ l'Žcole], tu ne [vas] pas [ˆ l'Žcole]
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj23
(273)(PR69)Fj23 : Ñ mais comme dit ma m�re [ˆ ma sÏur] : {tu fais ce que tu veux/ tu veux pas aller ˆ l'Žcole tu vas pas ˆ l'Žcole/ moi je te trouverai pas de patron/ tu te dŽbrouilleras toute seule}
tu feras comme tu voudras. É comme cela t'arrangera le mieux
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 346
Votre ami serait ici en pays de connaissance et �a l'amuserait peut-�tre de voir la maison.
[É] Enfin vous ferez comme vous voudrez, comme cela vous arrangera le mieux È conclut-elle
sans insister pour ne pas avoir l'air de chercher ˆ conna”tre de la noblesse, et parce que sa
prŽtention Žtait que le rŽgime sous lequel elle faisait vivre les fid�les, la tyrannie, fžt appelŽe
libertŽ.
tu ne veux pas [faire a] ? 1 É �a ne t'engage pas
¥ 1949 Man�ges, film de Yves AllŽgret
La m�re ˆ la fille: Ñ Tu ne veux pas faire sa connaissance ? ‚a ne t'engage pasÉ I't'plairait ! Fille: Ñ Pas maintenant, j'ai pas envieÉ
tu veux ou tu veux pas ? É faudrait s'entendre !
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 194
Ñ Alors, dit Turandot d'une voix non moins ferme, je vous dŽclare unis par les liens du
mariage. Ñ Amen, dit Gridoux. Ñ C'est idiot, dit Madeleine furieuse, c'est une blague idiote. Ñ
Pourquoi ? demand Turandot. Tu veux ou tu veux pas ? Faudrait s'entendre.
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
qu'est-ce que tu veux dire ? É hurla-t-il
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 241
Ç C'est bien rendu, hein ? demanda M. Verdurin ˆ Saniette. Ñ Je crains seulement, rŽpondit
celui-ci en bŽgayant, que la virtuositŽ m�me de Morel n'offusque un peu le sentiment gŽnŽral de
l'Ïuvre. Ñ Offusquer, qu'est-ce que vous voulez dire ? È hurla M.Verdurin tandis que des
invitŽs s'empressaient, pr�ts, comme des lions, ˆ dŽvorer l'homme terrassŽ. Ç Oh ! je ne vise pas
seulement ˆ lui. Ñ Mais il ne sait plus ce qu'il dit. Viser ˆ quoi ? [É] È
Ñ avec glose d'une mimique, ˆ gauhe :
avec cette esp�ce d'Žgarement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent ˆ se ma”triser et disent : É que veux-tu ? 3
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 311
(avec cette esp�ce d'Žgarement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent ˆ se ma”triser et disent : Ç Que voulez-vous ! È)
vouloir bien
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
admettons É admettons, je veux bien. 2
¥ 1978 N. Sarraute, Pour un oui ou pour un non, p. 23
H. 2 : Ñ Je te rŽp�te que je n'ai pas pensŽ ˆ Verlaine. H. 1 : Ñ Bon. Admettons, je veux bien. Tu n'y avais pas pensŽ, mais tu reconna”tras qu'avec le petit mur, le toit, le ciel par-dessus le toit... on y Žtait en pleinÉ
je n'ai rien dit É je veux bien. 3
¥ 1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le c™tŽ de Guermantes, p. 153
"Ce ma”tre d'h™tel est tr�s intŽressant, ZŽzette ?" demanda-t-il ˆ sa ma”tresse apr�s avoir
renvoyŽ AimŽ assez brusquementÉ "On dirait que tu veux faire une Žtude d'apr�s lui. Ñ Voilˆ que �a
commence, j'en Žtais sžre ! Ñ Mais qu'est-ce qui commence, monpetit ? Si j'ai eu tort, je n'ai rien
dit, je veux bien. Mais j'ai tout de m�me le droit de te mettre en garde contre ce larbin que
je connais de Balbec (sans cela je m'en ficherais pas mal) et qui est une des plus grandes
fripouilles que la terre aitjamais portŽesÉ"
vouloir dire
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ �a veut dire quoi ? É Ñ �a dit bien ce que �a veut dire. 2
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Je cherche simplement une fille pour l'ŽtŽ... [É] Margot : Ñ Ne sois pas
cynique, �a ne te va pas. Gaspard : Ñ Mais, je plaisante ! Margot : Ñ Au fond, pas tant que �a.
Gaspard : Ñ ‚a veut dire quoi ? Margot : Ñ ‚a dit tr�s bien ce que �a veut
dire.
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
je me suis mal exprimŽ É c'est pas du tout ce que je voulais dire.
¥ 1996 Conte d'ŽtŽ, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 456, 1996]
Gaspard : Ñ Tu as raison, je suis con, je me suis mal exprimŽ, c'est pas du tout ce que je voulais dire.
qu'est-ce que c'est ? É qu'est-ce que �a veut dire, �a, hein ?
¥ 1934 Lac aux Dames, film de Marc AllŽgret [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 285, 1982]
ERIC (ma”tre-nageur, apprend ˆ plonger). Ñ On va pouvoir y aller. Allons, allons... (Il la
pousse lŽg�rement mais elle rŽsiste. Au moment de plonger, elle crie, effrayŽe, en se raccrochant au
cou d'Eric qui ne semble pas troublŽ par son comportement.) Quoi ? Qu'est-ce que c'est ! (Il la
repousse gentiment.) Qu'est-ce que �a veut dire �a, hein ?
vouloir (en)
Ñ dialogue, ajout ˆ gauche :
Ñ tu m'en veux ? É Ñ pourquoi je t'en voudrais ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ñ Bon, on ne va pas faire comme l'autre jour dans la rue ! Fabien Ñ Non, je ne crois
pas, non. Tu m'en veux ? Blanche Ñ Pourquoi je t'en voudrais ? Fabien Ñ Je ne sais pas.
Blanche Ñ Au contraire ! Tu vois bien que tout s'arrange !
Ñ dialogue, ajout ˆ droite :
Ñ tu m'en veux ? É Ñ pourquoi je t'en voudrais ?
¥ 1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 367, 1987]
Blanche Ñ Bon, on ne va pas faire comme l'autre jour dans la rue ! Fabien Ñ Non, je ne crois
pas, non. Tu m'en veux ? Blanche Ñ Pourquoi je t'en voudrais ? Fabien Ñ Je ne sais pas.
Blanche Ñ Au contraire ! Tu vois bien que tout s'arrange !
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a n'a pas d'importance É je ne t'en veux pas du tout. Au contraire.
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE : Ñ All™ ? VƒRONIKA : Ñ Je voudrais parler ˆ Alexandre. ALEXANDRE : Ñ Oui, c'est
moi. VƒRONIKA : Ñ C'est VŽronika Osterwald ˆ l'appareil. Je vous prie de m'excuser, je suis dŽsolŽe
pour hier mais je n'ai pu me libŽrer. J'ai ŽtŽ retenue par uneurgence. ‚a n'a vraiment pas ŽtŽ
possible. Vous �tes furieux ? ALEXANDRE : Ñ Non pas du tout. Je dirais m�me que je suis tr�s
content. VƒRONIKA : Ñ Vous vous moquez de moi. ALEXANDRE : Ñ Je vous assure que �a n'a aucune
importance. Je ne vous en veux pas du tout. Au contraire.
excuse-moi É tu ne m'en veux pas ?
¥ 1996 Chacun cherche son chat, film de CŽdric Klapisch [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 482, 1999]
(Djamel tente de l'embrasser sur la bouche. ChloŽ le repousse gentiment.) ChloŽ : Ñ Ah non, non, Djamel, excuse-moi, excuse-moi, mais non... M'en veux pas hein ?... Djamel. Non... comment... j't'en veux pas...
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
tu ne m'en veux pas ? É je suis dŽsolŽ
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Vous ne m'en voulez pas pour hier ? Vous savez que je suis dŽsolŽe. Vous n'avez pas trop attendu j'esp�re ?
tu ne m'en veux pas ? É oublie ce que je t'ai dit
¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite biblioth�que des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
VƒRONIKA : Ñ Vous ne m'en voulez pas pour hier ? J'ai dit un maximum de conneries, non ? Oubliez ce que j'ai dit.
vrai
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
c'est vrai É c'est vrai
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 140
Ñ [É] M. de Norpois est tout ce qu'il y a de plus gentil, mais il n'est pas toujours tr�s bienveillant, surtout pour les gens qui ne sont pas de son bord. Ñ C'est vrai, je l'avais aussi remarquŽ, rŽpondit mon p�re.
Ñ monologue, ajout ˆ droite :
ce n'est pas vrai. 1 É tu exag�res
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 17
Le mŽdecin : Ñ Il tombe de la neige au p™le Nord du soleil. La Voie lactŽe a l'air de
s'agglutiner. La com�te est ŽpuisŽe de fatigue, elle a vieilli, elle s'entoure de sa queue,
s'enroule sur elle-m�me comme un chien moribond. Marie : Ñ Ce n'est pas vrai, vous exagŽrez.
Si, si, vous exagŽrez.
c'est pas vrai ? É avoue !
¥ 1981 Garde ˆ vue, film de Claude Miller [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 289, 1982]
MARTINAUD : Ñ Un raton ou un n�gre a violentŽ une petite fille, c'est une affaire quelconque.
Par contre, si c'est moi, Ma”tre Martinaud, notaire, alors lˆ, c'est inespŽrŽ dans une carri�re de
flic. Hmm ? Les journaux, les interviews.. La tŽlŽ, si tout va bien... Hm, c'est pas vrai, �a
? Hm, hm, avouez !
c'est vrai. 1 É je n'avais pas pensŽ ˆ �a
¥ 2002 Huit femmes, film de Fran�ois Ozon [dialogues publiŽs par les Editions de La Martini�re, Paris, 2002]
PIERRETTE. Ñ Mais pourquoi vous me regardez toutes avec un air aussi mŽfiant ? GABY. Ñ La
raison, la voici... Ce revolver trouvŽ dans votre sac ! PIERRETTE. Ñ On l'y a mis ! je le jure !
AUGUSTINE. Ñ Evidemment ! PIERRETTE. Ñ Ce sera facile ˆ prouver ! Quand la police l'examinera, on ne
trouvera pas mes empreintes ! Tandis que vous, vous l'avez toutes tripotŽ! GABY. Ñ C'est vrai
! J'avais pas pensŽ ˆ �a !
c'est vrai 2 É je n'y pensais pas
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 240
Ç Crois-tu, ce pauvre Swann [=dŽcŽdŽ] qui dŽsirait tant que Gilberte fžt re�ue chez les
Guermantes, serait-il heureux s'il pouvait voir sa fille devenir une Guermantes ! Ñ Sous un autre
nom que le sien, conduite ˆ l'autel comme Mlle de Forcheville ? crois-tu qu'il en serait si heureux
? Ñ Ah ! c'est vrai, je n'y pensais pas. Ñ C'est ce qui fait que je ne peux pas me rŽjouir
pour cette petite "rosse" ; cette pensŽe qu'elle a eu le cÏur de quitter le nom de son p�re qui
Žtait si bon pour elle. Ñ Oui, tu as raison, tout compte fait, il est peut-�tre mieux qu'elle [=la
grand-m�re du Narrateur] ne l'ai pas su. È
non, ce n'est pas vrai ! 2 É ce n'est pas possible
¥ 1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 9, 1961]
LAURENT : Ñ Eh bien ! moi, les enfants, j'ai choisi [laquelle de vous va jouer le r™le].
GUILLAUME : Ñ Oui, moi aussi. [Laurent se dirige vers Dani�le en se grattant la t�te : ce n'est pas
elle.] DANIELE : Ñ Non, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas moi qui fais
le r™le. Tant pis, je regrette. Mais faut pas pleurer ! (Aux autres.) C'est vrai, �a
!
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ droite :
tu es un vrai [nom]. É disait-il avec mŽpris
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 312
Je compris que ce qu'il reprochait surtout aux jeunes gens d'aujourd'hui, c'Žtait d'�tre trop effŽminŽs. Ç Ce sont de vraies femmes È, disait-il avec mŽpris.
Ñ avec indication d'un motif d'Žnonciation typique de l'expression, ˆ droite :
c'est vrai ? 2 É des rŽponses ˆ des "Vous savez que je n'ai jamais trouvŽ personne si joli que vous" (É)
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 20
Mais par instants certaines mani�res de parler d'Albertine me faisaient supposer Ñ je ne sais
pourquoi Ñ qu'elle avait dž recevoir dans sa vie encore si courte beaucoup de compliments, de
dŽclarations, et les recevoir avec plaisir, autant dire avec sensualitŽ. Ainsi elle disait ˆ propos
de n'importe quoi : Ç C'est vrai ? c'est bien vrai ? È Certes si elle avait dit comme une
Odette : Ç C'est bien vrai ce gros mensonge-lˆ ? È je ne m'en fusse pas inquiŽtŽ, car le ridicule
m�me de la formule se fžt expliquŽ par une stupide banalitŽ d'esprit de femme. Mais son air
interrogateur : Ç C'est vrai ? È donnait, d'une part, l'Žtrange impression d'une crŽature qui
ne peut se rendre compte des choses par elle-m�me, qui en appelle ˆ votre tŽmoignage, comme si elle
ne possŽdait pas les m�mes facultŽs que vous (on lui disait : Ç Voilˆ une heure que nous sommes
partis È, ou Ç Il pleut È, elle demandait : Ç C'est vrai ? È). Malheureusement, d'autre part,
ce manque de facilitŽ ˆ se rendre compte par soi-m�me des phŽnom�nes extŽrieurs ne devait pas �tre
la vŽritable origine de Ç C'est vrai ? C'est bien vrai ? È. Il semblait plut™t que ces mots
eussent ŽtŽ, d�s sa nubilitŽ prŽcoce, des rŽponses ˆ des : Ç Vous savez que je n'ai jamais trouvŽ
personne si joli que vous È, Ç vous savez que j'ai un grand amour pour vous, que je suis dans un
Žtat d'excitation terrible È, affirmations auxquelles rŽpondaient, avec une modestie coquettement
consentante, ces Ç C'est vrai ? c'est bien vrai ? È, lesquels ne servaient plus ˆ Albertine
avec moi qu'ˆ rŽpondre par une question ˆ une affirmation telle que : Ç Vous avez sommeillŽ plus
d'une heure. Ñ C'est vrai ? È
Ñ avec glose du contenu de l'expression, ˆ droite :
c'est bien vrai ce gros mensonge-lˆ ? É le ridicule m�me de la formule se fžt expliquŽ par une stupide banalitŽ d'esprit de femme
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonni�re, p. 20
Ainsi elle disait ˆ propos de n'importe quoi : Ç C'est vrai ? c'est bien vrai ? È Certes si
elle avait dit comme une Odette : Ç C'est bien vrai ce gros mensonge-lˆ ? È je ne m'en fusse
pas inquiŽtŽ, car le ridicule m�me de la formule se fžt expliquŽ par une stupide banalitŽ d'esprit
de femme.
y
Ñ monologue, ajout ˆ gauche :
�a y est É j'y suis !
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Sc�ne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Florence : Ñ Vos provocations, �a suffit, vous entendez : �a suffit ! Flavius est un critique
d'art infiniment plus respectable que vous. Il a fait beaucoup pour la bonne peinture. Et en plus,
c'est mon oncle. Forster : Ñ On se conna”t ? Florence : Ñ Vous n'�tes vraiment qu'un pauvre type !
Forster : Ñ Ah, �a y est, j'y suis, j'y suis ! Vous �tes la personne qui faites si mal votre
mŽtier !
zut
Ñ monologue, avec geste, mimique ˆ droite :
zut alors ! 2 É [qch] m'avait fait crier (É) en sautant de joie
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouvŽ, p. 186
Mais Žtait-ce bien cela, la rŽalitŽ ? Si j'essayai de me rendre compte de ce qui se passe en
effet au moment o� une chose nous fait une certaine impression, soit comme ce jour o�, en passant
sur le pont de la Vivonne, l'ombre d'un nuage sur l'eau m'avait fait crier Ç Zut alors ! È en
sautant de joie, soit que [É]
Ñ monologue, avec indication de voix, de ton, ˆ gauche :
je m'Žcriai dans mon enthousiasme : É zut, zut, zut, zut ! 2
¥ 1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du c™tŽ de chez Swann, p. 151
Et voyant sur l'eau et ˆ la face du mur un p‰le sourire rŽpondre au sourire du ciel, je
m'Žcriai dans mon enthousiasme en brandissant mon parapluie refermŽ : Ç Zut, zut, zut, zut. È
Mais en m�me temps je sentis que mon devoir ežt ŽtŽ de ne pas m'en tenir ˆ ces mots opaques et de
t‰cher de voir plus clair dans mon ravissement.
introduction
mots-vedettes
table TAUL
table pragmalex
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