mˆj :
24/01/25
lexicau : autres expressions, lettre S
SANS, .
sans, prŽp.
Ñ Litt. : Ils avaient fabriquŽ un bonguieu ˆ la guimauve qu'on pouvait lŽcher sans se r‰per la langue. R. Queneau, Les enfants du limon, 1938, p. 310
sans (- É il n'y a pas de), prŽp.
Ñ Radio : Sans fait, il n'y a pas de commentaire. Fce-Cult.150693
sans (- quoi), conj. sub.
Ñ CinŽma : - C'est dommage que je suis pressŽ, sans quoi je t'aurai bien invitŽ au restaurant. LV 74
Ñ CinŽma : -C'est dommage que je suis pressŽ sans quoi je t'aurais bien invitŽ au restaurant. LV 74
sans (ne caP - cŽVinf), prŽp.
Ñ Droit : A partir de mars 1986, le prŽsident n'aurait pu, sans paralyser le fonctionnement des
institutions et provoquer une crise grave, conclure les dŽbats dans un sens opposŽ ˆ celui voulu par
le gouvernement et parla majoritŽ parlementaire dont celui-ci est l'Žmanation. LD024
sans (ne pas pouvoir INF -), p.
Ñ Litt. : Si cette comŽdie de sŽparation allait aboutir ˆ une sŽparation ! On ne peut en envisager la possibilitŽ, mme invraisemblable, sans un serrement de coeur. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 322
SAPER, v.
sape, v.
Ñ Litt. : Mme Chamber. ne lisait pas ; elle essayait de. Les frŽmissements de la colre sapaient toutes ses tentatives. R. Queneau, Les enfants du limon, 1938, p. 84
Ñ MŽdec. : La dŽnutrition protŽique est la consŽquence immŽdiate d'une insuffisance nutritionnelle
qui, trs rapidement sape le jeu normal de toutes les fonctions, altre les dŽfenses
anti-infectieuses et inhibe les processus de cicatrisation. LM076
SATISFAIRE, v.
satisfaire, v.
Ñ Litt. : [É] cette intonation [É] avait une valeur vraiment intelligible et aurait dž par lˆ
satisfaire ˆ mon dŽsir de trouver des raisons irrŽfutables d'admirer la Berma. Mais c'est ˆ cause de
sa clartŽ mme qu'elle ne le contentait point. M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p.
133
Ñ Litt. : Mais mon souvenir, n'Žvoquant d'elle que des moments, demandait de la revoir telle qu'elle
n'aurait dŽjˆ plus ŽtŽ si elle avait vŽcu ; ce qu'il voulait c'Žtait un miracle qui satisf”t aux
milites naturelles et arbitraires de la mŽmoire, qui ne peut sortir du passŽ. M. Proust, ALRDTP,
Albertine disparue, p. 91
SAUF, prŽp.
sauf, prŽp.
Ñ Div. : Accs interdit, sauf nŽcessitŽ de service.(M -INC -a) (a=sortir). SNCF
SAUVER, v.
salutaire, adj.
Ñ Litt. : [É] comme si l'‰ge Žtait un de ces remdes dont il n'admettait pas, quand ils avaient fait du bien ˆ Mme de Gaucourt, qu'ils ne me fussent pas salutaires. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 226
Ñ Litt. : [É] elle ne restait jamais longtemps, mme seule, sans dire quelque chose, parce qu'elle croyait que c'Žtait salutaire pour sa gorge [É] M. Proust, ALRDTP, Du c™tŽ de chez Swann, p. 54
sauve (- É de), v.
Ñ Litt. : Les ftes remplissent ce qui sera peut-tre, si les Allemands avancent encore, les derniers jours de notre PompŽi. Et c'est ce qui le sauvera de la frivolitŽ. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 109
sauve (caN - pcŽN de pcŽN), v.
Ñ Droit : La jurisprudence qui vient d'tre citŽe a seulement pour effet de sauver de la nullitŽ des procŽdures dans lesquelles on a omis de mentionner l'interrogatoire du prŽvenu. LD049
SAVOIR, v.
savoir (quand É on - [=sait]), v.
Ñ Entretiens : Si on fait de la tapisserie si on fait de la peinture si on fait de la maonnerie, quand on conna”t un petit peu on sait le rŽsultat qu'on obtiendra. FRA80(280)Hr3
savoir (vous - ce que c'est), p.
Ñ CinŽma : - Je voulais toujours aller vous voir [=ˆ l'h™pital] mais vous savez ce que c'est, je remettais, remettaisÉ HDN 38
savoit (je - [=sais] É, mais), v.
Ñ CinŽma : -Vous restez encore un moment ? Je sais, c'est samedi soir, mais j'ai un travail ˆ finir. APLE 57
SECONDAIRE, adj.
secondaire (tre - ˆ), v.
Ñ : PŽritonite. Inflammation du pŽritoine. C'est une infection grave [É], presque toujours provoquŽe par une infection bactŽrienne secondaire ˆ une autre affection intra-abdominale. DOC SP
Ñ MŽdec. : L'origine de ces douleurs rhumatismales est mŽcanique, secondaire ˆ des accidents de la circulation. ThŽrapeutiques nat., oct. 94
secondaire cŽN - ˆ caN), adj.
Ñ MŽdec. : L'insulinorŽsistance est le phŽnomne primitif, l'hyperinsulinisme lui est secondaire
puisque, en diminuant l'insulinorŽsistance par l'exercice physique ou par la restriction pondŽrale
par exemple, l'hyperinsulinisme diminue. LM084
SECOURIR, v.
secours, n.
Ñ Litt. : [É] le souvenir Ñ non encore du lieu o j'Žtais, mais de quelques-uns de ceux que j'avais
habitŽs et o j'aurais pu tre Ñ venait ˆ moi comme un secours d'en haut pour me tirer du nŽant d'o
je n'aurais pu sortir tout seul ; [É] M. Proust, ALRDTP, Du c™tŽ de chez Swann, p. 13
SƒLECTIONNER, v.
sŽlection (Le r™le de caN est de faire une - pcŽA), p.
Ñ Biol. : Le r™le de l'inhibition exercŽe par la substance noire sur le colliculus supŽrieur est non
seulement de faire un blocage temporel de la saccade [É] mais aussi une sŽlection spatiale en
rŽgulant l'orientation du mouvement de l'Ïil. La Rech.,VI-1996
sŽlection (pca constitue un systme de - temporelle de cŽN), v.
Ñ Biol. : Les neurones pauseurs constituent donc un systme de sŽlection tempo relle de la saccade situŽ au niveau im mŽdiatement prŽmoteur. La Rech.,VI-1996
SELON, prŽp.
selon, prŽp.
Ñ Litt. : [É] ces mouvements du train [É] leurs bruits que j'accouplais [É] tant™t sur un rythme
tant™t sur un autre (entendant selon ma fantaisie d'abord quatre doubles croches Žgales, puis une
double croche furieusement prŽcipitŽe contre une noire) [É] M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p.
214
Ñ Litt. : Les mŽdecins qui cherchent ˆ se rendre compte si tel mŽdicament diminue ou augmente
l'aciditŽ de l'estomac, active ou ralentit ses sŽcrŽtions, obtiennent des rŽsultats diffŽrents, non
pas selon l'estomac sur les sŽcrŽtions duquel ils prŽlvent un peu de suc gastrique, mais selon
qu'ils le lui empruntent ˆ un moment plus ou moins avancŽ de l'ingestion du remde. M. Proust,
ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 260
Ñ Litt. : Sa mŽmoire, la mŽmoire de ses c™tes, de ses genoux, de ses Žpaules, lui prŽsentait
successivement plusieurs des chambres o il avait dormi, tandis qu'autour de lui les murs
invisibles, changeant de place selon la forme de la pice imaginŽe, tourbillonnaient dans les
tŽnbres. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 260
selon (- que), conj. sub.
Ñ Litt. : Les organes s'atrophient ou deviennent plus forts ou plus subtils selon que le besoin qu'on a d'eux cro”t ou diminue. M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 213
selon (cŽP - caN), prŽp.
Ñ ƒcon. : Les actions peuvent tre introduites en Bourse. Elles y sont alors cotŽes selon l'offre et la demande auxquelles elles donnent lieu. LFFIN05
selon (P - N), prŽp.
Ñ Sc. et techn. : Ces navires sont classŽs selon leur longueur, mesurŽe en coudŽes ; mais l'on
constate que le classement varie d'un article ˆ l'autre et qu'en fait c'est en fonction du produit
transportŽ que les navires sont classŽs. DOC SP
SEMBLER, v.
semble, v.
Ñ Litt. : La mauvaise rŽputation maintenant connue de M. de Charlus faisait croire aux gens peu
renseignŽs que c'Žtait pour cela que ne le frŽquentaient point les gens que de son propre chef il
refusait de frŽquenter. De sorte que ce qui Žtait l'effet de son humeur atrabilaire semblait celui
du mŽpris des personnes ˆ l'Žgard de qui elle s'exerait. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ,
p. 70
semble (- tre l'effet de), v.
Ñ Litt. : La mauvaise rŽputation maintenant connue de M. de Charlus faisait croire aux gens peu
renseignŽs que c'Žtait pour cela que ne le frŽquentaient point les gens que de son propre chef il
refusait de frŽquenter. De sorte que ce qui Žtait l'effet de son humeur atrabilaire semblait celui
du mŽpris des personnes ˆ l'Žgard de qui elle s'exerait. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ,
p. 70
SENSIBLE, .
sensible (tre - ˆ), v.
Ñ : L'Žmotif est sensible ˆ des sollicitations insignifiantes. DICO
sensible ˆ, n.
Ñ : L'Žmotif est sensible ˆ des sollicitations insignifiantes. DICO
SENTIR, v.
sent, v.
Ñ Litt. : Sans se le dire prŽcisŽment on sent que c'est une douce et souriante dame qui vous rŽpond
et qui para”t maniŽrŽe parce qu'elle se donne pour un homme et qu'on n'est pas habituŽ ˆ voir les
hommes faire tant de manires. M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 340
sentiment (dont on a le - que), v.
Ñ Radio : Un alexandrin dont on a le sentiment qu'il n'est lˆ que pour mieux faire ressortir le texte. Fce-Cult.170693 (ˆ propos d'Alcools d'Apollinaire)
sentir (on - que), p.
Ñ Litt. : Et puis, c'est un homme qui cause bien, on sent qu'il a de l'instruction. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 123
sentit, v.
Ñ Litt. : Ë l'air mŽlancolique qu'avait pris en parlant de la princesse de Calignan, M. de Charlus,
j'avais bien senti que cette nouvelle ne le faisait pas penser qu'au petit jardin d'une cousine
assez indiffŽrente. M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 422
Ñ Litt. : [É] le ciel Žtait tout entier fait de ce bleu radieux et un peu p‰le comme le promeneur
couchŽ dans un champ le voit parfois au-dessus de sa tte, mais tellement uni, tellement profond,
qu'on sent que le bleu dont il a ŽtŽ fait a ŽtŽ employŽ sans aucun alliage [É] M. Proust, ALRDTP,
La Prisonnire, p. 368
Ñ Litt. : Ainsi, au dŽbut, il [=Charlus] ne voulait pas venir par le train avec mes autres habituŽs.
Moi, je lui avais trs gentiment proposŽ une chambre dans le ch‰teau. Eh bien non, il avait prŽfŽrŽ
habiter Doncires o il y a ŽnormŽment de troupe. Tout a sentaait l'espionnage ˆ plein nez. M.
Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 72
sentit (- ˆ É que), v.
Ñ Litt. : D'ailleurs je sentis tout de suite, ˆ la faon peu enthousiaste dont ils parlrent de lui, que Saint-Loup avait produit une mŽdiocre impression sur Franoise et sur le ma”tre d'h™tel. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 141
sentit (- ˆ plein nez), v.
Ñ Litt. : Ainsi, au dŽbut, il [=Charlus] ne voulait pas venir par le train avec mes autres habituŽs.
Moi, je lui avais trs gentiment proposŽ une chambre dans le ch‰teau. Eh bien non, il avait prŽfŽrŽ
habiter Doncires o il y a ŽnormŽment de troupe. Tout a sentait l'espionnage ˆ plein nez. È M.
Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 72
sentit (- lˆ que), v.
Ñ Litt. : [É] La princesse n'hŽsitait pas ˆ Žlever la voix : Ç Madame de Villemur, M. Detaille, en
grand peintre qu'il est, est en train d'admirer votre cou. È Mme de Villemur sentait lˆ une invite
directe ˆ la conversation [É] M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 399
sentit (- que ce qui É est), v.
Ñ Litt. : Car je sentais que ce qui l'avait rendu hŽsitant et embarrassŽ [=pour commander que l'on
serve] Žtait la crainte de me laisser voir qu'on n'attendait que moi pour d”ner et qu'on m'avait
attendu longtemps [É] M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 399
SƒPARER, v.
insŽparable (tre - de), v.
Ñ Litt. : [É] cette vieille plaisanterie [É] qu'il dŽbita avec cet excs de spontanŽitŽ et d'assurance qui cherche ˆ masquer la froideur et l'Žmoi insŽparables d'une rŽcitation. M. Proust, ALRDTP, Swann, p. 251
SƒQUELLE, n.
sŽquelle (- de), n.
Ñ MŽdec. : Les dŽnutritions trouvent leur origine dans les carences d'apport, d'absorption, ou par
fuite. 1) Carences d'apport [É] 2) Carences d'absorption Ñ [É] Ñ [É] Ñ Suites chirurgicales :
sŽquelles de gastrectomie, courts-circuits digestifs. LM076
SERVIR, v.
sert (- ˆ), v.
Ñ Entretiens : Moi je regrette pas d'tre en seconde, mme si y en a qui disent le bac a sert ˆ rien, a sert peut-tre ˆ rien mais quand on l'a pas a sert encore, on peut rien faire alors É FRA80(101)(PR15)Fj8
sert (ˆ quoi - [=sert] de É ?), v.
Ñ : A quoi sert d'engager la discussion ? DICO
sert (ne - ˆ rien), v.
Ñ Entretiens : Vivre pour souffrir, a sert ˆ rien. autant arrter. FRA80(151)(MO17)Hj14
service (rendre -), v.
Ñ Entretiens : Y a des hommes qui ne s'abaisseraient pas ˆ passer la serpillire ou ˆ passer
l'aspirateur a j'en suis sžr, moi non a me dŽrange pas, au contraire, si a peut rendre service y
a pas de raison on travaille tous les deux. FRA80(593)(SE69)Ha7
servir (a - [=sert] toujours ˆ qch), p.
Ñ Entretiens : Le latin le grec a sert toujours ˆ quelque chose, ne serait-ce que pour l'orthographe, puis dans les professions docteur avocat tout a, c'est indispensable. FRA80(208)(EC23)Hr24
servit, v.
Ñ : Des pics et des pelles qui avaient servi ˆ creuser des trous. CIT
Ñ GŽol. : Elaborer les hypothses de dŽpart qui serviront ˆ orienter les premires recherches. DG
Ñ GŽol. : Ces techniques de diagraphie des sondages servent ˆ dŽfinir des horizons-repres complŽmentaires ou ˆ effectuer des corrŽlations prŽcises entre diffŽrents sondages. DG
Ñ : A quoi a sert, cet outil ? DICO
Ñ Litt. : Mais ˆ une maladie chronique, le moindre prŽtexte sert pour rena”tre [É] M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 20
servit (- ˆ), v.
Ñ : Si la sympathie en ces occasions pouvait servir ˆ quelque chose ? CIT
SI, conj.
si, conj. sub.
Ñ Entretiens : Si on a des convictions autant les dŽfendre. ER
Ñ Presse Žcrite : Je lui ai dit que si je le revoyais je le mettrais ˆ la porte. Journal
Ñ Entretiens : Je vous le passerai si j'arrive pas ˆ joindre Franoise. ER
Ñ Entretiens : Son mari menaait de lui ™ter les allocations si elle votait pas comme il le dŽsirait. ER
Ñ (exemple construit) : Si tu as soif, il y a de la bire au frigidaire (exemple de Ducrot (1972a : 176-78) (INC) : "Il y a de la bire dans le frigidaire (- je te dis a) pour si tu as soif". Ducrot (1972a : 176-78)
Ñ Litt. : Une femme dont on me parle et ˆ laquelle je ne songerais pas un instant, je dŽrange tous
les rendez-vous de ma semaine pour la conna”tre, si c'est une semaine o il fait un de ces temps-lˆ,
et si je dois la voir dans quelque ferme isolŽe. M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p.
224
Ñ Litt. : [É] le point exact jusqu'o le bluff peut rŽussir est difficile ˆ dŽterminer ; si l'un va trop loin, l'autre qui avait jusque-lˆ cŽdŽ s'avance ˆ son tour [É] M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 330
si (- É que), conj. sub.
Ñ Litt. : [É] mes actes, si peu en rapport avec elles [=mes paroles], lui donneraient si souvent l'impression d'Žtranges revirements qu'il me croirait ˆ peu prs fou. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 316
Ñ Litt. : Longtemps, je me suis couchŽ de bonne heure. Parfois, ˆ peine ma bougie Žteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire : Ç Je m'endors. È M. Proust, ALRDTP, Du c™tŽ de chez Swann, p. 11
si (il va de soi que - É,), prŽp.
Ñ : (É) un rŽchaud (É) qui est sans doute d'un type assez primitif, ˆ en juger par le temps que met la bouilloire ˆ siffler, c'est-ˆ-dire l'eau ˆ bouillir.
Ñ Litt. : Il va de soi que si un fait nouveau se produisait [=dans l'affaire Dreyfus], une procŽdure de rŽvision serait entamŽe. M. Proust, ALRDTP, Le C™tŽ de Guermantes, p. 225
SIéGE, n.
sige (tre le - de), v.
Ñ Sc. et techn. : La prŽsence en leur sein [celui des galaxies bleues] d'une ou plusieurs nŽbuleuses
gazeuses extrmement brillantes et leur fort flux ultra-violet montrent bien qu'elles sont le sige
d'une intense formation d'Žtoiles. La Rech.
SIGNIFIER, v.
significatif (tre - de N), v.
Ñ Polit. : La dŽfaite de quatre ministres que le prŽsident de la RŽpublique avait engagŽs dans la bataille, [É] sont significatives de la volontŽ du peuple de changer de mŽthodes et de renverser la politique suivie jusqu'ici. DP
significatif (tre - de), adj.
Ñ : Cette remarque est significative de son Žtat d'esprit. DICO
signification (prŽsente D -), v.
Ñ Polit. : Dans ce cas [rŽgime ˆ exŽcutif tout-puissant] l'Žlection des dŽputŽs ne prŽsenterait ni importance ni signification politiques. DP
signifie, v.
Ñ Litt. : Qu'elle se fžt employŽe aussi ˆ dŽfaire, avec une industrie persŽvŽrante et naturelle, la
situation qu'elle tenait de sa grande naissance, ne signifie d'ailleurs nullement que [É] Mme de
Villeparisis n'attach‰t pas un grand prix ˆ sa situation. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p.
172
Ñ Litt. : Dans certaines familles menteuses, un frre venu voir son frre sans raison apparente et
lui demandant dans une incidente, sur le pas de la porte [É] un renseignement qu'il n'a mme pas
l'air d'Žcouter signifie par cela mme ˆ son frre que ce renseignement Žtait le but de sa visite
[É] M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 100
Ñ Litt. : [É] des gens sans perspicacitŽ spŽciale, voyant deux hommes qu'ils ne connaissent pas,
tous deux ˆ moustaches noires ou tout rasŽs, disent que ce sont deux hommes l'un d'une vingtaine,
l'autre d'une quarantaine d'annŽes. Sans doute on se trompe souvent dans cette Žvaluation, mais
qu'on ait cru pouvoir la faire signifie qu'on concevait l'‰ge comme quelque chose de mesurable.
M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 330
signifie (ne - pas), v.
Ñ Litt. : Mais ces jours-lˆ, c'est sans tristesse que j'entendais le vent souffler, je savais qu'il
ne signifiait pas l'abandon de mes projets, la rŽclusion dans une chambre [É] et je montais gaiement
[É] dans le coupŽ qui nous attendait sous l'averse. M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p.
353
Ñ Litt. : Du reste si du matin au soir je ne cessais de souffrir du dŽpart d'Albertine, cela ne signifiait pas que je ne pensais qu'ˆ elle. M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 49
SIMPLE, adj.
simple (c'est -), p.
Ñ Oral : Si on coince les portes, c'est simple, on va rester lˆ ! Conducteur de RER, Paris, 1995
SIMPLIFIER, v.
simplification (tre une - de), v.
Ñ Litt. : Car toute mort est pour les autres une simplification d'existence, ™te le scrupule de se montrer reconnaissant, l'obligation de faire des visites. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 268
simplifie, v.
Ñ Litt. : Je ne me sentais plus la force de faire face ˆ mes obligations avec les tres, ni ˆ mes
devoirs envers ma pensŽe et mon oeuvre, encore moins envers tous les deux. Pour les premires,
l'oubli des lettres ˆ Žcrire, etc., simplifiait un peu ma t‰che. M. Proust, ALRDTP, Le Temps
retrouvŽ, p. 325
SINON, conj.
sinon, conj. sub.
Ñ : Ouvrez ! sinon, j'enfonce la porte (="si vous n'ouvrez pas j'enfonce la porte").
Ñ CinŽma : Le policier -[Vous irez au commissariat faire viser votre passeport] aujourd'hui, sinon vous courrez le risque d'une amende et peut-tre d'une expulsion. LBA 35
Ñ CinŽma : Le patron -Il faut que tu payes, sinon tu prends tes affaires et dehors! LBA 35
Ñ ƒcon. : A ne prendre [un crŽdit revolving] que si vous avez des revenus suffisants pour rembourser rapidement le capital : sinon, c'est l'escalade des intŽrts. LFFIN04
SITïT, conj.
sit™t (- que), conj. sub.
Ñ Litt. : [É] Mme de Guermantes ežt volontiers continuŽ ˆ raconter des histoires de Mme de Varambon
[É] mais nous sentions bien que ce nom n'Žveillait dans la mŽmoire ignorante de Bloch aucune des
images qui se levaient pour nous sit™t qu'il Žtait question de Mme de Varambon, de M. de brŽautŽ, du
prince d'Agrigente et, ˆ cause de cela mme, excitait peut-tre chez lui un prestige que je savais
exagŽrŽ mais que je trouvais comprŽhensible [É] M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p.
296
SOIT, conj.
soit (- É soit), conj. co.
Ñ Litt. : [É] la concierge, toujours les yeux rouges, soit chagrin, soit neurasthŽnie, soit migraine, soit rhume, ne vous rŽpondait jamais [É] M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 252
Ñ Litt. : [É] la concierge, toujours les yeux rouges, soit chagrin, soit neurasthŽnie, soit migraine, soit rhume, ne vous rŽpondait jamais [É] M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 146
SOLLICITER, v.
sollicite, v.
Ñ : Des effets lumineux sollicitent l'attention des passants. IND
Ñ : Ces livres qui sollicitent sans cesse ma curiositŽ. CIT
Ñ : Les plaisirs nous sollicitent. Robert
SOLUTION, n.
solution (tre la - pour), v.
Ñ Entretiens : Le travail ˆ mi-temps on pense que c'est la solution pour une femme qui a des enfants. FRA80(93)Fa2
solution (y a une - :), p.
Ñ Entretiens : Entre les gla•euls et les pois de senteur peut-tre qu'il aura du mal ˆ se dŽvelopper comme il voudrait [le persil qui sÕest semŽ tout seul]. Y a une solution je devrais le transplanter. FRA80(287)Hr3
SOMME, n.
somme (en -), adv.
Ñ CinŽma : Barny -Tu comprends, elle me fait penser ˆ ces Žphbes de l'Ecriture [É] qui sont des
anges. Elle ressemble ˆ une amazone [É] Quand elle se penche sur mon travail, je me sens ˆ l'ombre
d'un palmier. Betty -En somme, tu voudrais coucher avec elle! LMP 61
SORTE, .
de (- sorte que), conj. sub.
Ñ Litt. : Mais elle avait continuŽ le soir ˆ m'embrasser de la mme manire nouvelle, de sorte que j'Žtais furieux. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 367
de (caP - telle sorte que cŽP), conj.
Ñ ƒcon. : Ces politiques, d'inspiration keynŽsienne, ont consistŽ essentiellement ˆ rŽguler la demande finale, de telle sorte que l'Žquilibre entre l'offre et la demande globales soit obtenu dans une position voisine du plein emploi. LE046
sorte (de - que), conj. sub.
Ñ Litt. : [É] seule Žtait ouverte une petite fentre rectangulaire encadrŽe de chvrefeuilles [É] ;
de sorte que l'atmosphre de la plus grande partie de l'atelier Žtait sombre, transparente et
compacte dans sa masse [É] M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p. 377
SOUCI, n.
souci (sans - de), adv.
Ñ Litt. : L'action gouvernementale doit s'exercer sans souci des surenchres, d'o qu'elles viennent. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 227
SOUFFRIR, .
souffre (- de), .
Ñ : Les atatistiques du commerce extŽrieur souffrent de l'absence de critres uniformes. xxx
souffrit (ne pas - de), v.
Ñ : Cette affaire ne peut souffrir de retard. DICO
SOULAGER, v.
soulage, v.
Ñ Entretiens : Il y avait deux pŽriodes dans l'annŽe qui Žtaient trs pŽnibles, c'Žtait le mois de
mars et le mois de novembre o ma mre avait des crises d'asthme terribles et o il n'y avait
pratiquement rien pour la soulager. FRA80(350)(MO7)Fa13
soulagement (produit un -), v.
Ñ : Ce mŽdicament produit un soulagement immŽdiat, mais passager. DICO
SOULEVER, v.
souleve, v.
Ñ : Des dŽtails propres ˆ exciter l'intŽrt et ˆ soulever l'enthousiasme. DICO
Ñ : L'augmentation des imp™ts a soulevŽ de tous c™tŽs de violentes protestations et il a fallu trouver d'autres ressources. DICO
Ñ : Ces mots soulevrent une tempte de protestations. DICO
Ñ Litt. : Mais le nom de Poussin, sans altŽrer l'amŽnitŽ de la femme du monde, souleva les protestations de la dilettante. M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 201
Ñ Litt. : Le cas de Saintine ne soulevait aucune discussion, il Žtait clair qu'en faisant le mariage qu'il a fait, il s'attachait un poids mort, et mettait sa flamme sous le boisseau. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 211
Ñ Litt. : Tant™t c'Žtait ma mŽmoire, rendue plus claire par une excitation intellectuelle, par
exemple si j'Žtais en train de lire, qui renouvelait mon chagrin ; d'autres fois c'Žtait au
contraire mon chagrin, soulevŽ par exemple par l'angoisse d'un temps orageux, qui portait plus haut,
plus prs de la lumire, quelque souvenir de notre amour. M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue,
p. 115
SOUMETTRE, v.
soumettre (- ˆ), v.
Ñ GŽol. : PhŽnomnes dont sont le sige certaines rŽgions lorsque ces rŽgions ont ŽtŽ soumises pendant un temps plus ou moins long ˆ l'action des eaux mŽtŽoriques. DG
Ñ GŽol. : Cette pastille [d'uranium], soumise aux rayons ultra-violets, Žmet une fluorescence jaune-verte. DG
Ñ : ExpŽriences tendant ˆ montrer des variations de gožt pour le ClNa et le ClK chez des rats ayant ŽtŽ soumis ˆ l'adrŽnalectomie et ˆ des chocs convulsifs. DOC SP
Ñ : Communiquer est une action [É], qui est la consŽquence d'intentions et qui est soumise ˆ des critres pragmatiques de condition de satisfaction. DOC SP
Ñ GŽol. : Quelques roches, incapables de se dŽformer ˆ l'air libre, peuvent le faire si, en plus de fortes pressions, on les soumet ˆ des tempŽratures suffisamment ŽlevŽs. DG
soumis (cŽN est - ˆ caN), v.
Ñ ƒcon. : L'Žmission d'actions est soumise ˆ un certain nombre de procŽdures administratives et fiscales [É]. LFFIN05
SOUP‚ONNER, v.
soupon (du - que), conj. sub.
Ñ Litt. : Et le vŽlo au point lŽger qu'il avancera presque sans moi, du soupon de l'envie que je l'enfourcheÉ CŽline, FŽŽrie, p. 116.
souponne (pour que N ne - pas que), v.
Ñ Litt. : [É] il prenait mille prŽcautions pour que sa femme ne souponn‰t pas ce nouvel amour. M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p. 95
SOURCE, n.
source (avoit sa - dans), v.
Ñ Droit : Une distinction se dessine en jurisprudence, selon que l'ŽlŽment (du contrat de travail) modifiŽ a sa source dans une disposition ˆ caractre normatif ou qu'il rŽsulte du contrat individuel. LD088
source (tre - de), v.
Ñ MŽdec. : L'accouchement peut tre la source de problmes vertŽbraux. ThŽrapeutiques nat., oct. 94
SOUS, prŽp.
sous, prŽp.
Ñ Litt. : Heureusement le journaliste qui, trŽbuchant sous la violence du coup, avait p‰li et hŽsitŽ un instant, ne riposta pas. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 166
Ñ Litt. : [É] je me dŽtournais violemment, sous la dŽcharge d'un des mille souvenirs invisibles qui ˆ tout moment Žclataient autour de moi dans l'ombre [É] M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 62
Ñ Litt. : [É] je voyais Albertine ressuscitŽe par ma jalousie, vraiment vivante, se raidir sous les caresses de la petite blanchisseuse [É] M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 106
Ñ MŽdec. : L'intervention s'effectue sous anesthŽsie gŽnŽrale ou pŽridurale. LM066
SOUTENIR, v.
soutenit (caN - cŽN), v.
Ñ ƒcon. : la variation des avoirs en or de la Banque de France [É] compense dans une large mesure l'effet restrictif de la chute du crŽdit interne ; ainsi entre 1930 et 1935, le crŽdit interne diminue de 40 % et M2 de 17 % seulement. LE014
Ñ ƒcon. : En revanche, entre 1901 et 1913, le dŽveloppement des crŽances sur l'Žconomie soutient la crŽation monŽtaire ; LE014
Ñ Biol. : Ces observations soutiennent l'idŽe d'une implication du cortex prŽmoteur dans la relation entre le mouvement en train d'tre exŽcutŽ et les donnŽes de la mŽmoire. La Rech.,VI-1996
SOUVERAIN, n.
souverain, adj.
Ñ : un remde souverain
SPƒCIFIQUE, .
spŽcifique (- de), adj.
Ñ Litt. : [É] une LŽda qu'on voit dans toute la palpitation spŽcifique du plaisir fŽminin [É] M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 106
spŽcifique (le - pour É c'est), p.
Ñ Litt. : Le spŽcifique pour guŽrir un ŽvŽnement malheureux [É] c'est une dŽcision ; car elle a pour
effet, par un brusque renversement de nos pensŽes, d'interrompre le flux de celles qui viennent de
l'ŽvŽnement passŽ et dont elles prolongent la vibration, de le briser par un flux inverse de pensŽes
inverses, venues du dehors, de l'avenir. M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 30
SPƒCULER, v.
spŽculation (-s suggŽrŽes par), v.
Ñ GŽol. : Cette Žtude de la rigiditŽ de la crožte et du manteau est Žvidemment en rapport avec les spŽculations suggŽrŽes par l'Žtude gŽologique de l'Antarctique [É]. DG
STABLE, adj.
stabilitŽ (altre la - de), v.
Ñ Litt. : Son interlocuteur s'intŽressa ˆ l'Žtat-civil desdits parents, justifiant sa curiositŽ par
une connaissance approfondie du quartier et par l'intŽrt qu'il portait ˆ tous incidents [É] qui
pouvaient altŽrer la stabilitŽ de son Žtat, au quartier. R. Queneau, Les enfants du limon, 1938,
p. 234
STIMULER, v.
stimulation, n.
Ñ : Stimulation de l'Ïil par la lumire. DICO
stimule, v.
Ñ : On dit que le grand air stimule l'appŽtit. DICO
Ñ Sc. et techn. : Un autre facteur va stimuler la prolifŽration des lymphocytes. La Rech.
Ñ : Les espŽrances É stimulrent son amour-propre sans lui donner l'orgueil. CIT
stimule (caN - cŽN), v.
Ñ Chim. : Pendant longtemps, on acru que les propriŽtŽs particulires de la matire vivante Žtaient dues pour une large part ˆ cet Žtat,ce qui a stimulŽ lÕŽtude des propriŽtŽs des collo•des. MANUEL ENST SUP,199?
stimule (PcaN - cŽN), v.
Ñ ƒcon. : L'union Žconomique stimule les Žchanges intra-communautaires par suite de l'Žlimination
interne des droits de douane et transforme peu ˆ peu ces Žchanges en relations commerciales
intŽrieures lorsque la libertŽ d'Žtablissement permet aux hommes et aux capitaux de se dŽplacer ˆ
l'intŽrieur du nouvel ensemble Žconomique. LE002
Ñ ƒcon. : Les unions Žconomiques stimulent aussi les Žchanges avec les pays tiers parce que l'intŽgration accŽlre la croissance des nations associŽes et accentue de ce fait leurs importations en provenance du reste du monde. LE002
SUBIR, v.
subit (- É par suite de), v.
Ñ GŽol. : (É) des sols dŽgradŽs, c'est-ˆ-dire des sols qui ont subi une Žvolution diffŽrente de l'Žvolution normale par suite d'une modification de la vŽgŽtation. DG
subit (- É sous l'action de), v.
Ñ GŽol. : Squelettes chitineux ayant subi la carbonisation sous l'action de bactŽries anaŽrobies. DG
subit ( cŽN - D influence de caN), v.
Ñ ƒcon. : La pensŽe contemporaine subit l'influence de deux conflits mondiaux et celle d'une division idŽologique du monde LE002
subit (ne - É qu'avec), v.
Ñ GŽol. : Un banc de roches dures, ˆ faible profondeur, ne subira de dŽformation qu'avec des compressions latŽrales trs fortes. DG
SUBORDONNER, v.
subordonne, v.
Ñ Sc. et techn. : [Chez l'Žpinoche] le combat, la nidification, l'accouplement et la couvaison sont des activitŽs instinctives d'ordre infŽrieur subordonnŽes ˆ l'instinct gŽnŽral de reproduction. La Rech.
Ñ Litt. : L'indŽcision du geste [=de servir le d”ner] ne nuisit pas pour moi ˆ l'effet du spectacle qui lui Žtait subordonnŽ. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 399
SUBSTITUER, v.
substitue (- ˆ), v.
Ñ Litt. : Pour que la vie ait pu arriver ˆ donner ˆ la valseuse ce corps Žnorme, pour qu'[É]elle ežt pu substituer ˆ la lŽgre blonde ce vieux marŽchal ventripotent [É] M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 233
Ñ Litt. : [la lanterne magique] substituait ˆ l'opacitŽ des murs d'impalpables irisations, de
surnaturelles apparitions multicolores, o des lŽgendes Žtaient dŽpeintes comme dans un vitrail
vacillant et momentanŽ. M. Proust, ALRDTP, Du c™tŽ de chez Swann, p. 16
SUFFIRE, .
suffisant (- pour), adj.
Ñ ƒcon. : Le commerce intra-communautaire change progressivement de caractre lorsque commence ˆ
poindre entre les agents Žconomiques des nations intŽgrŽes un sentiment de solidaritŽ suffisant pour
justifier l'instauration d'une politique Žconomique communautaire. LE002
suffit, v.
Ñ Litt. : Les costumiers de thމtre savent qu'il suffit d'une perruque poudrŽe pour dŽguiser trs suffisamment quelqu'un et le rendre mŽconnaissable. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 232
Ñ Litt. : [un] homme excellent mais singulier, chez qui, para”t-il, un rien suffisait parfois pour interrompre les Žlans du coeur, changer le cours de la pensŽe. M. Proust, ALRDTP, Du c™tŽ de chez Swann, p. 21
suffit (- pour), v.
Ñ Litt. : C'Žtait pourtant lui, blanchi seulement et engraissŽ, mais il avait rasŽ ses moustaches, et cela avait suffi pour lui faire perdre sa personnalitŽ. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 237
suffit (il - que É pour que), v.
Ñ ƒcon. : Il suffisait tout simplement que la nation vendit ˆ l'Žtranger plus de marchandises qu'elle ne lui en achetait pour que cet excŽdent de la balance commerciale fžt rŽglŽ par une entrŽe d'or dans le pays. LE002
suffit (il - que), v.
Ñ Litt. : Pour que la jalousie de Swann renaqu”t, il n'Žtait pas nŽcessaire que cette femme fžt
infidle, il suffisait que pour une raison quelconque, elle fžt loin de lui, ˆ une soirŽe par
exemple, et ežt paru s'y amuser. M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p. 94
Ñ Litt. : [É] il a suffi que les recherches de Swann sur les Templiers [É] l'aient conduit ˆ l'histoire des Chevaliers de Rhodes [É] pour qu'aussit™t Oriane veuille voir les ttes de ces chevaliers. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 524
Ñ Litt. : [É] quand je croyais prŽfŽrer celle-ci, il suffisait que celle-lˆ me laiss‰t attendre, refus‰t de me voir, pour que j'eusse pour elle un commencement d'amour. M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 85
suffit pour, v.
Ñ ƒcon. : Peut-on dire qu'une reprise de la croissance suffirait pour retrouver le plein emploi ? LE076
SUGGƒRER, v.
suggre, v.
Ñ : Son silence suggre un grand mŽpris.
suggre (- que), v.
Ñ : Le mŽpris qu'il lui porte suggre qu'il n'ouvrira pas la bouche.
Ñ ƒcon. : Ces quelques chiffres semblent suggŽrer que, durant la pŽriode d'avant guerre, les inflexions de la masse monŽtaire sont assez bien reliŽes avec celles des prix LE014
Ñ MŽdec. : Plusieurs travaux ont tentŽ d'analyser les mŽcanismes responsables de la tolŽrance de
transplantation spŽcifique des antignes du donneur aprs allogreffe de foie chez le rat. [É]
Certainstravaux [É] suggrent que les lymphocytes T cytotoxiques spŽcifiques des antignes du
donneur prolifrent en effet transitoirement dans le greffon, et dans lui seul, avant d'y tre
dŽtruits. LM023
Ñ MŽdec. : Plusieurs travaux ont tentŽ d'analyser les mŽcanismes responsables de la tolŽrance de
transplantation spŽcifique des antignes du donneur aprs allogreffe de foie chez le rat. [É]
QuelquesexpŽriences de transfert de la tolŽrance par le sŽrum et la rapiditŽ de l'effet
immunosuppresseur observŽe aprs transplantation hŽpatique suggrent qu'un mŽcanisme humoral
pourrait tre aussi impliquŽ. LM023
SUGGESTION, n.
suggestion (exerce D -), v.
Ñ Litt. : [É] la suggestion que les minutes anciennent exercent sur nous quand nous nous retrouvons dans un milieu accoutumŽ, restŽ quelque peu le mme [É] M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 255
SUITE, .
suite (- suite de), prŽp.
Ñ ƒcon. : L'union Žconomique stimule les Žchanges intra-communautaires par suite de l'Žlimination
interne des droits de douane et transforme peu ˆ peu ces Žchanges en relations commerciales
intŽrieures lorsque la libertŽ d'Žtablissement permet aux hommes et aux capitaux de se dŽplacer ˆ
l'intŽrieur du nouvel ensemble Žconomique. LE002
suite (ˆ la - de), prŽp.
Ñ Litt. : Les potes prŽtendent que nous retrouvons un moment ce que nous avons jadis ŽtŽ en
rentrant dans telle maison [É] o nous avons vŽcu jeunes. Ce sont lˆ plerinages hasardeux et ˆ la
suite desquels on compte autant de dŽceptions que de succs. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p.
84
Ñ Litt. : [É] de ces hauts et bas purement personnels qui de temps ˆ autre amnent dans une mme
sociŽtŽ, ˆ la suite de spŽculations de bourse, une ruine retentissante ou un enrichissement
inespŽrŽ. M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 139
Ñ Litt. : [É] je me demandais si, sans que je m'en fusse aperu, elle n'avait pas eu, ˆ la suite de quelque crise de colre, une petite attaque. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 328
Ñ Litt. : [É] quand des impressions vraiment esthŽtiques m'Žtaient venues, 'avait toujours ŽtŽ ˆ la suite de sensations de ce genre. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 213
suite (ˆ la -), v.
Ñ Litt. : On pourrait croire, avec le caractre terrible de M. de Charlus, les persŽcutions dont il
terrorisait jusqu'ˆ des parents ˆ lui, qu'il allait ˆ la suite de cette soirŽe dŽcha”ner sa fureur
et exercer des reprŽsailles contre les Verdurin. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p.
294
Ñ Litt. : On pourrait croire, avec le caractre terrible de M. de Charlus, les persŽcutions dont il
terrorisait jusqu'ˆ des parents ˆ lui, qu'il allait ˆ la suite de cette soirŽe dŽcha”ner sa fureur
et exercer des reprŽsailles contre les Verdurin. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p.
294
SUIVANT, prŽp.
suivant, prŽp.
Ñ Sc. et techn. : [C'est un schŽma thŽorique] essentiellement dŽformable, pour chaque sociŽtŽ,
suivant le niveau atteint par chacun de ces quatre facteurs dŽterminants et le type original
d'interaction qui s'Žtablit entre eux. Colloque Urbama, Tours, juin 94
SUIVRE, .
suite (est D - nŽcessaire de), v.
Ñ : Le courant orgiaque, c'est un courant purement mystique, c'est le contrecoup, la suite nŽcessaire d'un mysticisme qui n'est pas contenu. CIT
suite (par - de), prŽp.
Ñ Litt. : [É] la duchesse, tombŽe dans la misre, venait m'implorer, moi qui Žtais devenu par suite de circonstances inverses riche et puissant. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 63
Ñ GŽol. : Sols qui ont subi une Žvolution diffŽrente de l'Žvolution normale par suite d'une modification de la vŽgŽtation. DG
Ñ : Par suite du mauvais temps, le match est remis. GLF
Ñ Div. : Par suite d'une erreur d'affichage, avis aux voyageurs montŽs en gare de Conflans ; ce train dessert toutes gares jusqu'ˆ Mantes-la-Jolie. SNCF 100289
Ñ Litt. : Cette irritation [contre Charlus] alla mme plus tard, par suite de la faiblesse qui
poussait M. de Charlus ˆ pardonner ses inconvenances d'attitude ˆ Morel, jusqu'au point que le
violoniste ne cherchait pas ˆ la cacher, ou mme l'affectait. M. Proust, ALRDTP, Sodome et
Gomorrhe, p. 424
Ñ Litt. : [É] une personne qui par suite d'une erreur de localisation consŽcutive ˆ certains acciodents mais tenace, s'est logŽe dans notre propre corps [É] M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 78
Ñ Litt. : [É] la jeune fille qui Žtait venue vers mon lit [É] n'Žtait plus la mme que j'avais
connue ˆ Balbec, soit simple explosion de la femme qui appara”t au moment de la pubertŽ, soit par
suite de circonstances que je n'ai jamais pu conna”tre. M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p.
83
suivi (est - de), v.
Ñ Litt. : [É] leur [=les jeunes filles] rencontre possible Žtait pour mes journŽes le seul ŽlŽment
dŽlicieux, faisait seule na”tre en moi de ces espoirs o on briserait tous les obstacles, espoirs
souvent suivis de rage, si je ne les avais pas vues. M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p.
375
suivre, v.
Ñ Litt. : [É] ceux qui sont le plus persuadŽ que leur terme est venu sont nŽanmoins persuadŽs
aisŽment que s'ils ne peuvent pas prononcer certains mots, cela n'a rien ˆ voir avec une attaque,
l'aphasie, etc., mais vient d'une fatigue de la langue, d'un Žtat nerveux analogue au bŽgaiement, de
l'Žpuisement qui a suivi une indigestion. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p.
327
SUJET, n.
sujet (- ˆ), n.
Ñ : Avoir sujet ˆ se plaindre. GLF
sujet (ˆ ce -), adv.
Ñ : cf. ˆ propos.
sujet (ˆ quel -), adv.
Ñ Litt. : Il y a quelques annŽes, j'aurais ŽtŽ bien heureux de dire ˆ Madame Swann "ˆ quel sujet" j'avais ŽtŽ si tendre avec M. de Norpois, puisque ce "sujet" Žtait le dŽsir de la conna”tre. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 250
SUPERFLU, adj.
superflu (rend -), v.
Ñ MŽdec. : Reproduire le mŽcanisme qui induit cette tolŽrance est une idŽe sŽduisante pour celui qui
rve, pour les malades, d'un Žtat de tolŽrance de transplantation spŽcifique des antignes du
donneur qui rendrait superflu letraitement immunosuppresseur. LM023
SUPPLƒER, v.
supplŽe (- ˆ), v.
Ñ Litt. : Il trouvait, chastement sans doute, ˆ vivre ˆ la belle Žtoile avec des SŽnŽgalais qui
faisaient ˆ tout instant le sacrifice de leur vie, une voluptŽ cŽrŽbrale o il entrait beaucoup de
mŽpris pour Ç les petits messsieurs musquŽs È, et qui, si opposŽe qu'elle lui semble, n'Žtait pas si
diffŽrente de celle que lui donnait cette coca•ne dont il avait abusŽ ˆ Tansonville et dont
l'hŽro•sme Ñ comme un remde qui supplŽe ˆ un autre Ñ le guŽrissait. M. Proust, ALRDTP, Le Temps
retrouvŽ, p. 50
Ñ Litt. : Je ne dŽdaignerais pas cette seconde muse, cette muse nocturne qui supplŽerait parfois ˆ l'autre. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 209
SUPPOSER, v.
suppose, v.
Ñ : PrŽparer ce concours, cela suppose un travail Žnorme. DICO
Ñ Polit. : Il ne suffit pas d'avoir conscience de la nŽcessitŽ d'une mutation. Encore faut-il tre capable d'y prŽparer le pays et d'oser le faire. Cela suppose des mŽthodes nouvelles, des sacrifices impopulaires et un plan d'action. DP
Ñ : Si vous voulez qu'on parte demain, cela suppose que vous soyez prts de trs bonne heure. DICO
Ñ Polit. : Tous les partis sans exception ont approuvŽ ce recours au suffrage universel comme la seule issue normale, ce qui suppose que les Žlections se dŽroulent dans l'ordre et le respect exigŽs par une consultation nationale. DP
Ñ Radio : Un engagement suppose une date ("si l'on s'engage ˆ faire quelque chose, il faut dire quand on le fera"). Radio
suppose (- faussement dž ˆ ce que), v.
Ñ Litt. : [É] elles n'aiment pas les d”ners en ville o on ne les voit jamais, ce qu'on suppose faussement dž ˆ ce qu'elles n'auraient pas ŽtŽ invitŽes [É] M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 141
suppose (Ceci - que), v.
Ñ Biol. : Nous venons de voir que la saccade ne peut tre dŽclenchŽe que si la surface du colliculus
est libŽrŽe de l'action inhibitrice de la substance noire. Ceci suppose que les neurones de la
substance noire soient eux-mmes inhibŽsÉ La Rech.,VI-1996
suppose (quand É on est induit ˆ - que), v.
Ñ Litt. : [É] quand on a beaucoup changŽ, on est induit ˆ supposer qu'on a plus longtemps vŽcu [É] M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 166
suppose (si É veut É je - que c'est pour), v.
Ñ CinŽma : - Si vous voulez reconna”tre un enfant naturel, je suppose que c'est pour lui donner votre nom. TEDLD 66
supposer (fait - É dans), v.
Ñ Litt. : De mme qu'on dŽcouvre souvent un avare vaniteux dans un homme connu pour ses charitŽs, sa forfanterie de vice nous fait supposer une Messaline dans une honnte fille pleine de prŽjugŽs. M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p. 474
supposer (fait -), v.
Ñ Litt. : [É] le feutre gris qu'elle portait invariablement ˆ chaque repas me la rendait plus douce,
non parce qu'il s'harmonisait avec son teint d'argent et de rose, mais parce qu'en me la faisant
supposer pauvre, il la rapprochait de moi. M. Proust, ALRDTP, Jeunes Filles, p. 246
Ñ Litt. : [É] ses fautes, quelque volontŽ qu'elle ežt de me les cacher Ñ ce qui me faisait supposer qu'elle se jugeait coupable ou avait peur de me faire de la peine Ñ [É] M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 96
supposer (induit ˆ - que), v.
Ñ Litt. : C'est sans doute l'existence de notre corps, semblable pour nous ˆ un vase o notre
spiritualitŽ serait enclose, qui nous induit ˆ supposer que tous nos biens intŽrieurs, nos joies
passŽes, toutes nos douleurs sont perpŽtuellement en notre possession. M. Proust, ALRDTP, Sodome
et Gomorrhe, p. 152
supposer (laisse -), v.
Ñ Litt. : Cette fois-ci encore, je n'avais pas le temps de garder un trop long silence qui ežt pu lui laisser supposer de l'Žtonnement. M. Proust, ALRDTP, Guermantes, p. 154
Ñ Litt. : Cette fois-ci encore, je n'avais pas le temps de garder un trop long silence qui ežt pu lui laisser supposer de l'Žtonnement. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 307
SUPPRIMER, v.
suppresseur (- de), adj.
Ñ MŽdec. : Le conflit entre mŽcanismes suppresseurs et activateurs de la rŽaction de rejet voit Žgalement son rŽsultat influencŽ par des facteurs non spŽcifiques qui tiennent ˆ la trophicitŽ du foie, et sans doute ˆ [É]. LM023
suppression (assurer la -), n.
Ñ : Une rŽvolution ne vaut la peine qu'on meure pour elle que si elle assure sans dŽlai la suppression de la peine de mort. CIT
supprime, v.
Ñ : Mme un mauvais sommeil, s'il ne supprime pas la douleur, la dissimule. CIT
Ñ Sc. et techn. : Pour supprimer le pouvoir allergŽnique d'un mŽlange complexe dont on ne conna”t pas l'exacte composition, on peut imaginer une approche chimique [É], ou une approche physico-chimique [É]. La Rech.
Ñ Litt. : [É] chaque cour fait pour le voisin de la maison, en supprimant le bruit par son
intervalle, en laissant voir les gestes silencieux dans un rectangle placŽ sous verre par la cl™ture
des fentres, une exposition de cent tableaux hollandais juxtaposŽs. M. Proust, ALRDTP,
Guermantes, p. 523
Ñ : Un couvre-lit supprime des couvertures. Oral, 22.2.96
Ñ Litt. : DŽjˆ d'avance, je craignais que le 14 juillet elle me demand‰t d'aller ˆ un bal populaire et je rvais d'un ŽvŽnement impossible qui ežt supprimŽ cette fte. M. Proust, ALRDTP, La Prisonnire, p. 368
Ñ Litt. : D'ailleurs, dans l'histoire d'un amour et de ses luttes contre l'oubli, le rve ne
tient-il pas une place plus grande mme que la veille, lui qui ne tient pas compte des divisions
infinitŽsimales du temps, supprime les transitions, oppose les grands contrastes, dŽfait en un
instant le travail de consolation si lentement tissŽ pendant le jour et nous mŽnage, la nuit, une
rencontre avec celle que nous aurions fini par oublier ˆ condition toutefois de ne pas la revoir ?
M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 116
Ñ Litt. : [É] la mŽmoire, en introduisant le passŽ dans le prŽsent sans le modifier, tel qu'il Žtait
au moment o il Žtait le prŽsent, supprime prŽcisŽment cette grande dimension du Temps suivant
laquelle la vie se rŽalise. M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 316
Ñ Biol. : Le neurone cible dans le noyau subthalamique est excitateur et se projette vers un neurone
inhibiteur dans la substance noire qui supprime l'activitŽ dans le colliculus comme le font les
neurones de la premire voie. La Rech.,VI-1996
Ñ Biol. : D'aprs notre hypothse les mmes structures neuronales devraient tre utilisŽes pour les
mouvements imaginŽs et les mouvements exŽcutŽs. Il est en effet possible de verrouiller l'exŽcution
ˆ diffŽrents niveaux sans supprimer lefonctionnement des boucles intemes o les mouvements du regard
peuvent tre ŽlaborŽs et simulŽs. La Rech.,VI-1996
SUR, prŽp.
sur, prŽp.
Ñ Entretiens : J'ai sautŽ du train sur un coup de cafard. Regard
Ñ : sur demande de.
Ñ Droit : Un procs-verbal est rŽdigŽ par le greffier sur la dictŽe du juge [É]. LD049
SóREMENT, adv.
possible (c'est pas -), p.
Ñ CinŽma : - Sžrement il doit y avoir une poule dans sa vie, c'est pas possible, il voit plus les copains. APLE 57
SURPRENDRE, v.
surprend (ne - pas), v.
Ñ Litt. : Franoise, imaginez-vous que Mme Goupil est passŽe plus d'un quart d'heure en retard pour
aller chercher sa soeur ; pour peu qu'elle s'attarde sur son chemin cela ne me surprendrait point
qu'elle arrive aprs l'ŽlŽvation. M. Proust, ALRDTP, Du c™tŽ de chez Swann, p. 58
SUSCITER, v.
suscite, v.
Ñ : Susciter des ennuis. DICO
Ñ Polit. : Le danger de susciter le courroux prŽsidentiel. DP
Ñ : Susciter l'admiration, l'enthousiasme. DICO
Ñ : L'Žchec de M. Cuve de Murville, qui suscite de quasi-unanimes regrets. DICO
Ñ : L'intŽrt suscitŽ dans le public par la parution de ce livre est extraordinaire. DICO
Ñ Polit. : Cet amendement Vallon dont personne ne veutÉ et qui suscite au sein mme de la majoritŽ une vive opposition. DP
Ñ : L'affaire suscitait un intŽrt profond. CIT
Ñ Entretiens : L'appel de Franoise qui disait [É] a continue ˆ susciter des rŽactions vives (= les auditeurs tŽlŽphonent pour exprimer leur rŽprobation). ER
Ñ Polit. : Peu importe qu'elle [la sociŽtŽ industrielle] ne connaisse chez nous qu'un timide
commencement de rŽalisation ; ce qu'elle annonce, sous sa forme marchande, consommatrice ou
technicienne, a suffi pour susciter sa condamnation. DP
Ñ ƒcon. : La crise, depuis 1972-1973, a provoquŽ un double mouvement dans l'horizon de la politique
Žconomique. Elle a suscitŽ selon l'esprit de la dŽmarche employŽe par le Club de Rome, une extension
de certaines projections sectorielles LE046
Ñ ƒcon. : La crise, depuis 1972-1973, a suscitŽ le thme du Ç redŽploiement industriel È, impliquant l'abandon dŽlibŽrŽ de certaines productions et l'encouragement tout aussi dŽlibŽrŽ donnŽ ˆ d'autres. LE046
Ñ ƒcon. : Ce perfectionnement analytique, loin de susciter une relance de la politique Žconomique, s'est accompagnŽ d'un dŽclin progressif des politiques des revenus mises en place durant les annŽes soixante. LE046
SUSPECT, adj.
suspect (rendre -), v.
Ñ Polit. : Peut-tre le procŽdŽ du rŽfŽrendum n'Žtait-il pas encore assez entrŽ dans les habitudes politiques des Franais, et sa proche ressemblance avec le plŽbiscite le rendait-il suspect ? DP
SYMBOLISER, v.
symbole (est le - de), v.
Ñ Litt. : Certes, mme ce changement extŽrieur dans les figures que j'avais connues n'Žtait que le symbole d'un changement intŽrieur qui s'Žtait effectuŽ jour par jour ; [É] M. Proust, ALRDTP, Le Temps retrouvŽ, p. 247
SYMPTïME, n.
sympt™me (- de), n.
Ñ Litt. : Il y a dans ces paroles le sympt™me et lÕannonce dÕun grand bouleversement de consciences. E. et J. de Goncourt, Journal, 1859
table des autres expressions
table lexicau
table du site
lexicau © Michel Martins-Baltar et Jean-Luc Descamps 2000-2006, mmartinsb@neuf.fr